Histoire : Dans un autre monde 1 : premières missions

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Histoire ajoutée le 27/03/2021
Épisode ajouté le 27/03/2021
Mise-à-jour le 03/07/2021

Dans un autre monde 1 : premières missions

Bien voici le premier 'vrai' chapitre de l'histoire. Il est un peu long mais je souhaitais continuer à bien poser les bases de l'histoires. J'ai des idées pour la suite mais n'hésitez pas à me soumettre les votres.


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C’était le matin. Une journée avait passé dans ce nouveau monde étrange et inquiétant. Une situation étrange, effrayante, troublante… Ça ne suffisait pas à perturber le bon sens de la maisonnée qui avait enfermé Matt dans une pièce à l’arrière de la maison pour l’empêcher d’avoir la moindre vue sur la petite rivière qui bordait la maison alors que les femmes prenaient leur bain. Les plus sensibles et effrayées d’entre-elles avaient bien entendu gardé leurs chaussures bien près afin de ne pas rester pieds nus plus longtemps que possible. Le mage les avait averti après tout que rester pieds nus pouvait attirer des invités indésirables alors elles ne voulaient prendre aucun risque. Sous le soleil c’était une bonne ambiance générale qui régnait après l’atmosphère délétère de la veille, c’était un nouveau jour, le jour du départ et des premières missions, le jour de l’adaptation.

 

En parlant de mission, le mage revint à la maison juste après déjeuner. Avant de pouvoir parler de choses sérieuses, Matt l’enjoint à chauffer de l’eau dans une casserole pour faire du café. C’était certes indolent mais autant profiter des derniers conforts de leur vie moderne avec les fonds de placard. Le café coulé, tous prirent place dans le salon pour écouter Malazaz.

 

« Bonjour à mes Dame et au jeune Maitre. Je suis aujourd’hui de retour comme convenu. Avant que je n’énonce mes demandes, avez-vous des questions ? »

 

« Oui, j’en ai une. » dit Matt. « Où vivez-vous et comment venez-vous ici ? »

 

« Jeune Maitre, je vis approximativement trois kilomètres en amont de votre ruisseau, derrière les collines, il vous sera facile de me trouver. Je viens moi-même à pied. Autre chose ? »

 

« Oui, comment ça se passe ? Vous désignez pour vos missions où c’est volontaire ? » demanda Elina d’un air sûr.

 

« Cela dépend jeune dame. Aujourd’hui par exemple j’ai deux missions à vous proposer. Une désignée pour le jeune Maitre et une volontaire pour l’une d’entre vous. Avant que je n’en parle y-a-t-il d’autres questions ? Non ? Bien. Voici mes deux demandes. Tout d’abord pour trois jours de nourriture, une d’entre vous devra me remplir cette fiole de venin d’araignée. Enfin de femme-araignée. Une créature mi-femme mi monstre vit dans une grotte près d’une sorte de bosquet crépusculaire que vous devriez repérer en aval du ruisseau. L’endroit parait angoissant mais à part cette créature peu de choses y vivent. »

 

« Pourquoi ne pas y aller vous-même ? » demanda Andrea.

 

« Pour plusieurs raisons. La raison première étant que je suis de sexe masculin. Ces créatures n’ont aucun intérêt à approcher les hommes, encore moins ceux qui sans faire exprès ont incendié leur nid une centaine d’année auparavant et qui les a transformés en espère en voie d’extinction. N’en demandez pas plus, il en reste peu en vie et je vous ai dit où l’une d’entre elle vivait et c’est tout ce dont vous avez besoin. »

 

« Bien, la deuxième mission. Pour avancer dans mes recherches, une de mes bases alchimiques principales m’est habituellement fournie par un ami... Qui vient de décéder. Une espèce rare : le gobelin alchimiste. Les gobelins sont courants, de petites créatures viles et soumises à leur instinct toutefois il y a rarement un membre de leur espèce qui manifeste une intelligence rare. Ce gobelin spécial a tendance à s’isoler de ses pairs afin de perfectionner son savoir et c’est ainsi qu’ils deviennent naturellement alchimiste. En bref l’un d’entre eux habite pas loin, lui aussi en aval si ce n’est qu’il faudra continuer plus loin que pour le bosquet, à environ 2h de marche d’ici. Votre mission sera de sécuriser cette base alchimique. Et cette mission est pour vous Maitre Matt. »

 

« Pourquoi moi ? Et ensuite pourquoi encore une fois ne pouvez-vous pas y aller vous-même ? Et surtout, quelle est la récompense ?»

 

« Et bien Maitre Matt, cet alchimiste appelé Bog m’est très fortement antipathique, je ne l’ai rencontré qu’une seule fois mais ce gobelin m’a tellement exacerbé que j’ai failli le roussir sur place. Quant au fait que ce soit vous, je crains qu’envoyer une femme chez une créature sournoise et instruite le premier jour de son arrivée ne soit pas très intelligent. En tant qu’homme vous pourrez discuter et négocier avec cette bête sans éveiller ses bas-instincts. Quant à la récompense, elle sera de 2 jours de nourriture par fiole amenée jusqu’à annulation de la requête par mes soins. »

 

« Bien, dit Matt, j’accepte la mission. Qui pour la deuxième ? »

 

Après un grand silence le mage reprit la parole.

 

« Bien que ce ne soit pas à moi de désigner qui que ce soit, de par ce que j’ai jusqu’alors je désignerais Dame Marie pour cette mission. Quand tout sera accompli, venez prendre le thé Maitre Matt, vous me donnerez ainsi ce que je cherche et nous aurons une conversation d’homme à homme.»

 

*Un mécanisme de sélection facile* pensa Matt, *Mais pourquoi la prendre elle ? Je suis sûr qu’il préfèrerait largement faire sortir Carole de la maison pour se rincer l’œil, et encore, peut-il se rincer l’œil ?*

 

« J’accepte » dit Marie. Et le groupe se mit en branle.

 

Le magicien parti, Marie et Matt se mirent à suivre le cours de la petite rivière parlant de tout et de rien. Ils étaient inquiets, non par pour eux mais pour les filles restées à la maison. Le fait de partir, d’explorer était une bonne chose mais peu importe la distance parcourue, ils ne virent aucun poisson dans la rivière, aucune céréale poussant au loin, aucun fruit… Uniquement la grande et dangereuse forêt centrale au loin et les différents repères géographiques que leur avait donné le mage pour leur mission. Après un certain temps, La rivière qu’ils suivaient bifurqua et ce fut l’heure des séparations. Ce ne furent pas des séparations intenses avec des larmes et de la peur mais plus une promesse de se retrouver bien vite devant l’âtre de la maison entourés de leurs amis.

 

Matt avançait vers la maison de Bog et d’après les dire du sorcier, elle ne devrait plus être très loin. Il était sur ses gardes car après tout, si celle qu’il considérait comme sa mère était partie presque chasser un monstre de façon volontaire, lui devrait négocier après avoir été choisi en tant qu’homme. Il se demandait quelles horreurs pourraient commettre la créature s’il était une femme. C’est sur ces pensées rassurante qu’il vit une sorte de vieille bicoque fumante au loin, et la fumée puait. Plus il se rapprochait plus cela sentait les vieilles plantes moisies.

 

Matt toqua à la porte et il entendit quelqu’un ronchonner à l’intérieur. La porte ne s’ouvrant pas, il retoqua et il entendit alors une voix nasillarde.

 

« Oh Mal ! Si je ne t’ai pas ouvert c’est pas que je ne t’ai pas entendu mais que tu as plus de chances de rentrer chez toi avant que je ne t’ouvre vieux croulant ! »

 

« Ce n’est pas Malazaz, mais un autre humain » répondit doucement Matt. Vous voulez bien ouvrir ? »

 

La porte s’ouvrir alors sur une drôle de créature. Un gobelin c’est censé être petit non ? Celui-ci arrivait à la poitrine ce Matt ce qui lui donnait une taille plutôt respectable par rapport à l’imaginaire commun. Sa peau était grisâtre et sa tête repoussante toutefois, et il sentait les vieilles plantes moisies, une odeur atroce.

 

« Que fais-tu là, humain ? Qui es-tu ? Comment es-tu arrivé ici ? Veux-tu quelques choses à boire ?»

 

Matt déclina l’offre et entreprit de tout lui expliquer, commençant par sa mission. Au nom de Malazaz le gobelin se renfrogna et tenta de le mettre dehors mais en expliquant qu’il était venu ici avec cinq femmes (sur conseil de Malazaz) l’alchimiste changea son approche et se fit plus amicale.

 

« Écoute moi bien Matt, méfie-toi tout d’abord de ce vieux renard car s’il ne ment jamais il cache toujours des choses, ce vieux shnoque est plus vieux et plus rusé que feux mon ancien maitre. Il ne vous aidera pas sans en tirer quelque chose, un peu comme moi d’ailleurs. J’accepterais de te fournir pour le vieux magicien à deux conditions. La première étant que tu accomplisses une quête pour moi, moyennant récompense. La deuxième attendra que tu aies fini. »

 

« Très bien, quelle est cette quête ? »

 

« Tu dois me remplir cette fiole de venin de femme-araignée, il y en a une pas très loin et je sais exactement où elle se cache ! C’est l’une des dernières de sa race alors prends bien garde, elle va se montrer agressive. Et encore tu as de la chance d’être un homme, elles sont plutôt clémentes avec eux »

 

« Agressive ? Clémentes ? À quel point ? »

 

« Je ne suis pas ta bonne, si t’es si pressé de le savoir tu n’as qu’à y aller. Et tiens, prends cette fiole. »

 

Matt fila comme le vent, inquiet pour Marie qu’il avait quitté il y a quelques heures.

 

*

*

*

 

Quelques heures plus tôt, Marie marchait encore vers les arbres peu engageants. Elle réfléchissait. Ses pieds étaient chatouilleux, elle le savait. Elle le savait parce que, bien sûr, elle avait été chatouillée par ses amis et sa famille au cours de sa vie. La zone de son talon et de ses orteils était assez chatouilleuse, elle avait du mal à ne pas rire mais sa voute plantaire l’était beaucoup plus. Si elle pouvait se contrôler pendant quelques minutes lorsqu'elle la chatouillait, le frottement sur ses plantes de pieds lui fait perdre ce contrôle. Marie se considérait comme étant globalement assez chatouilleuse mais pas ultra chatouilleuse, pas après ce que sa meilleure amie Carole lui avait dit. Toutefois elle craignait de se faire chatouiller mais pour une tout autre raison.

 

Non, si Marie faisait très attention à ses pieds, c'est parce qu'une fois, des amis lui avaient bloqué les jambes afin de lui chatouiller les pieds. Ils ne l'avaient pas chatouillée brièvement juste pour jouer. Non, cette fois ils voulaient qu'elle les supplie d'arrêter et malgré ses suppliques ils avaient continué. 

 

C’était ce jour-là qu'elle s'était rendu compte qu'elle appréciait ça. Se faire chatouiller les pieds suscitait depuis lors des sentiments d'amour et de haine qu'elle n'avait conceptualisée que jusqu'à présent. Elle détestait que ses pieds soient sensibles, les chatouiller était déjà une torture en soit, mais elle se demandait désormais quels plaisirs cette torture pouvait lui apporter. 

 

Toutefois n’ayant eu qu'une seule autre expérience réelle du même genre qui était d'ailleurs bien trop honteuse, elle avait très fortement réprimé toute fantaisie de style. Le dernier à lui avoir fait sentir ces sentiments contradictoires était son propre fils alors âgé de 12 ans qui lui avait bloqué les jambes lors de ce qui s’apparentait à un jeu. Il lui avait alors chatouillé les pieds une dizaine de minutes durant suscitant de nouveau en elle désir et honte. Marie n'avait jamais soupçonné que son fils en avait profité de la même manière. Quoi qu'il en soit, cela allait à l'encontre de toutes ses valeurs.

 

Elle marchait depuis plusieurs dizaines de minutes dans le bois obscure, suivant les consignes du mage. Avec le temps, difficile à quantifier car très peu de lumières éclairaient la forêt, le paysage a quelque peu changé, les arbres sont devenus un peu moins garnis, les champignons plus nombreux. Marie se dit qu'elle avait pris la mauvaise direction, et qu'elle s'enfonçait dans cette forêt la glaçant de peur alors elle se retourna. Cependant, alors qu'elle continuait son chemin, elle trébucha sur une petite bûche de bois mort qu'elle n'avait pas vue et la brisa dans le processus faisant un grand bruit.

 

Elle entendit alors une sorte de rugissement ahurissant venant de la direction qu'elle prenait, venant du droit chemin. Des bruits se faisaient entendre dans les fourrés. Soudain, Marie remarqua que la forêt était pleine de vie. Terrifiée à l'idée de voir une bête, Marie se leva et se mit à courir dans la direction qu’elle prenait initialement, plongeant plus loin dans la forêt sombre. Elle courut aussi vite que possible, regardant à peine devant elle et luttant pour ne pas écraser une branche. Elle n’a pas vu qu’à côté du chemin on voyait de plus en plus une substance blanchâtre sur la végétation.

 

Après quelques minutes de course effrénée, Marie, essoufflée, s'arrêta. Elle décida de s'arrêter pour reprendre son souffle et vit un arbre épais avec de hautes branches. Se sentant au chaud sous son gros pull cachant sa silhouette, elle l'enleva et l'attacha à sa ceinture, révélant sa veste boutonnée, avant de se diriger vers l'arbre pour s'asseoir. C'est alors qu'elle marchait sur un fil de la substance blanchâtre, et sur un autre, et perdit l'équilibre pour tomber lourdement en avant sur une sorte de filet de molleton de la substance en question. 

 

Elle se débattait, hurlait et gémissait mais la toile restait collée, et elle se retrouvait immobilisée, dans un X presque parfait, face contre terre. Son menton coincé la forçait à regarder droit devant elle, et ce qu'elle vit était un fil distinct qui partait de son étrange prison de soie collante et qui vibrait chaque mouvement.

 

Après un moment qui lui parut une éternité, la toile vibra fortement à la droite de Marie qui ne put tourner la tête. Une voix féminine et envoûtante se fait alors entendre.

 

«Hoho, quelle belle proie est-ce là? "

 

Au mot « proie », Marie paniqua et se déplaça dans toutes les directions.

 

"Non, ne bougez pas comme ça, vous chatouillez mon instinct de chasse et croyez-moi que vous ne voulez pas, je ne peux pas, il y a trop est en jeu."

 

Marie cherchait d’où venait la voie. Puis elle la vit. Une femme, ou plutôt une demi-femme. Elle avait le haut du corps d'une femme, bien proportionné avec deux bras, jolie même si seule sa peau était d'un violet pâle. Le bas de son corps, y compris ses jambes, était celui d'une araignée.

 

Marie se tendit et haleta de terreur. 

 

«Une humaine, loin de chez elle, une proie si rare, une proie si parfaite. Je pourrai enfin sauver mon peuple. Ce doit être un cadeau de la déesse. "

 

Marie sauta sur l'occasion pour négocier, y voyant une lueur d'espoir.

 

"Pour sauver ? Je peux vous aider ? Détachez-moi et je vous aiderai autant que je peux le jurer !"

 

"Non non, je dois déjà te tester, voir si tu peux m'aider, seulement après que nous atteindrons mon antre"

 

A ces mots, Marie comprit une chose, elle ne devait jamais arriver au repaire de cette chose.

 

"Tester ? Comment?" Ou "Quoi? Que dois-je faire?"

 

"Rien du tout, voyons si tu es chatouilleuse."

 

Marie fut complètement décontenancée alors que l'araignée prenait place au-dessus d'elle.

Ses pensées ont été coupées par la créature se déplaçant au-dessus d'elle.  Elle sentit ses Huggs glisser, exposant ses pieds nus. Ses pieds étaient d’un parfaitement proportionnés. La plante de ses pieds était d'un blanc laiteux à l'exception de ses talons, la plante de ses pieds et les coussins de ses orteils, qui étaient plus rosés

 

«Oh la la! Comme ils ont l'air doux ! Je n’avais que rarement vu ça avant. Jolis pieds ! Orteils marrons et connection verte en plus, quelle chance. Tu feras largement l’affaire. Mais avant, c’est l’heure du fun <3. »

 

Marie ne comprit compris à cette histoire de lien, mais elle devint frénétique se rappelant de cette histoire de couleur, et de tout ce qui pouvait arriver.

 

«S'il vous plaît, ne me chatouillez pas les pieds !! S'IL VOUS PLAÎT! Je ne peux pas le supporter! » supplia-t-elle, en vain.

 

L'araignée commença alors à jouer avec ses orteils délicats.

 

"Hhhahahahahahahahah! Noooooo, hahahahahahahahahahah!"

 

L'araignée sourit un peu lorsqu'elle entendit les petits rires de Marie.

 

La créature fut toutefois déçue : ce rire est à peine correct bon pour un niveau marron. En réponse elle ajouta deux de ses membres d'araignée pour chatouiller ses talons.

 

"Paaaahahahahahahahahahttlàahha!" hurla Marie. "Paahahahahahahahahahahahahalà!

 

Marie hurlait et riait, secouant ses bras, essayant contracter ses orteils pour les protéger des chatouilles de la créature qui n'arrêtait pas de la chatouiller. Marie n'arrêtait pas de rire, essayant parfois de supplier, hurlant que cela chatouillait trop. Mais rien n'y fit. Les membres de l'araignée continuaient à bouger, parfois en petits cercles, parfois en grands. La toile vibrait, Marie commençait à lutter avec elle.  Marie riait à gorge déployait, et tandis que les rires asséchaient sa gorge, sa culotte elle commençait à être humide. Marie, emportée dans un tourbillon de sensation était une nouvelle fois au bord du gouffre si ce n’est que cette fois-ci elle voulait résister de tout son cœur à cette sensation.

 

*Ne t’excite pas. Pense à la maison.*

 

Les cercles continuaient sur ses talons et des orteils étaient tourmentés. Elle riait comme rarement elle avait ri. Mais elle s’accrochait à son unique pensée malgré sa culotte qui devenait de plus en plus humide.

 

Soudain, l'araignée s’arrêta. Marie pu reprendre son souffle, craignant le pire. Ses bras la brûlaient à force de tirer en se débattant.

 

"Bien bien bien. Comme tu le sais, la couleur de tes orteils montre la sensibilité de tes jolis petits pieds. Marron est une bonne couleur, tu es dans les 20% les plus chatouilleux de ton espèce. Mais-tu que ton talon vaut un vert ? Tes orteils valent un marron clair, mais cela ne donnerait pas un marron moyen à moins que tes plantes ne soient… »

 

"Quwahahaha" dit Marie, toujours en riant.

 

Marie sentit un seul toucher contre la voûte plantaire de son pied droit. Elle grimaça incapable de répondre.

 

«AAAAAAAAAAAAAH» hurla Marie longuement.

 

"Bleues"

 

Avec ces mots, l'araignée a utilisé 4 de ses pattes d'araignée pour chatouiller la plante des pieds de Marie dont les yeuxse fermèrent et sa mâchoire se serra resistant au mieux. 

 

*Réhéhéhéhésihihiihihste*

 

Avant qu’un rire sauvage ne s'échappe.

 

 

“ Eeeeeeeeeeeekhahhahahahahahhahaaahhaahhahawhahahahay!  Nnnnnnnnnooooooohahahahahahahahahahahahahaaahaha !! Nnnoooofffaaiirrhahahahahahahahahahahahahahahahaa !! "

 

Marie éclata de rire. Sa tête se balançait d'avant en arrière, ses cheveux pressés contre son front trempé de sueur et sa culotte trempée. Elle sentit un nouveau plaisir naître dans son entrejambe.

 

Stohohohohohohohohohhopoppppppp! Jvousuplihihiihihihihihihihiih !

 

C'est alors que l'araignée s'arrêta Marie soufflait, frustrée, fatiguée, mais aussi coupable du plaisir qu'elle ressentait et du peu de résistance qu’elle pouvait lui offrir.

 

"Tu es la meilleure chose me soit arrivée", a déclaré l'araignée. "Je t'emmène avec moi.".

 

*
*

 

Matt courrait depuis longtemps, suivant l’itinéraire que lui avait donné Bog, se fiant à ses points de repères. Marie était en danger et il se devait de speeder. Longeant une sorte de mont au fond de la forêt sombre, Matt finit par trouver l'entrée d'une grotte qui semblait briller de l'intérieur. Une fois dedans il se rendit compte qu’une étrange sorte de roche brillait le long des murs éclairant le passage couvert de toile. Matt s’aventura alors le long des tunnels. Il arriva au bout de peu de temps à une grosse cavité et ce qu’il vit là le choqua.

 

Une femme, sa belle-mère, Marie était enveloppée dans une fine couche de soie par la femme-araignée. Un bandeau de toile était sur ses yeux, l'empêchant de voir. Le bandeau s'est épaissi autour de ses oreilles et les avait complètement recouvertes de sorte qu’elle ne pouvait pas non plus entendre. Marie était de plus en plus enveloppée de toile, ses jambes en Y. Elle a fini entièrement enveloppée avec seulement sa tête, sa vulve nue et ses pieds nus exposés. Marie suppliait et pleurait doucement.

 

« Tiens donc, un invité», dit l’araignée en accrochant le cocon de Marie au plafond pour qu'il ne touche plus le sol.

"Tu as de la chance que je sois vieille, fatiguée et occupée, humain, sinon je t’aurais juste tué sur le champ." 

Elle accrocha les orteils de Marie avec de fins cordon de soie au cocon, les immobilisant complètement.

 

"Tu enveloppes ma belle-mère là-bas, je veux que tu la libères. Je suis aussi venu pour ton venin d’ailleurs"

 

"Ah bien sûr, tout le monde veut notre venin, c’est pour ça que mon espèce est morte, maudits gobelins, maudit Malazaz"

 

" Avec ma mère nous venons de la part des deux… Mais pourquoi vous tuer ?"

 

"Une femme-araignée ne mort que deux fois dans son enfance, la première fois à sa naissance et la deuxième la tue."

 

 "Cela ne change pas la situation, j'ai besoin de ton venin et tu as toujours ma mère."

 

"Eh bien, je vous propose une offre pour les enfants. Une nuit chatouilleuse pour ta mère et en échange vous aurez mon venin. Au nom de Maldazaz qui éradiqua les miens, son envoyé permettra notre renouveau"

 

"Quoi ?" Matt fut surpris par l'offre.

 

 "Je suis la dernière de mon espèce, et voici son avenir." Elle montra du doigt 2 sacs ronds faits de toile. 

 

"Tu vois, les œufs éclosent la nuit en réponse au rire d'une femme. Les enfants doivent alors mordre pour se débarrasser de leur poison juvénile et se nourrir de l'énergie magique contenue dans le rire féminin. Ce n'est qu'alors que les enfants pourront grandir dans de bonnes conditions. » 

 

Tout en racontant son histoire, elle déplaça un à un les sacs contenant les œufs et les a collés dans le cocon : un près de chaque pied.

 

« Ta mère est assez chatouilleuse et assez connectée pour permettre à mes enfants de vivre, c'est tout ce que je demande. Tu chatouilles ta mère jusqu'à ce que les œufs éclosent et tu laisses mes enfants se nourrir. Le matin je te donne mon poison et tu deviens le sauveur de ta mère, que dis-tu ? Le poison de mes enfants est volatil et devrait disparaître presque complètement de son corps avant le matin. »

 

« Connectée ? C’est quoi ça ? Et c’est quoi ce ‘assez chatouilleuse ?’ »

 

« Ah le mage dit toujours la vérité mais il ne la divulgue jamais en entier bien sur. Comme tu le sais l’anima reflète le degré sensibilité, pas que tu pieds d’ailleurs tu peux trouver des petites marques de cela un peu partout sur le corps des femmes, si les orteils sont colorés la marque de sensibilité sera en général un petit cercle coloré lui aussi. La connexion est différente, elle représente la sensibilité à l’orgasme sur la partie du corps donnée. Par exemple regarde bien les plantes de pieds de cette femme. »

 

L’araignée pointa du doigt un petit trait rectangulaire sur les plantes de chaque pied de Marie, ils étaient verts.

 

« Ça veut dire qu’elle peut jouir uniquement de chatouilles, mais le vert est très bas donc c’est très peu probable qu’elle y arriver en n’ayant que ses pieds de stimulés, encore moins s’ils ne sont que marron. Mais pour quelqu’un n’ayant jamais eu burst d’anima c’est énorme. »

 

« Burst d’anima ? »

 

« Ce que vous les humains vivez pour nous donner, pour nous faire vivre. Et puis ça te fera du bien aussi. »

 

"Un orgasme ? Je ne dois pas" dit Nate avec une haleine lourde.

 

Cette réponse exigeait de la volonté de la part de Matt dont la poitrine palpitait. Il lui était très difficile de détourner les yeux des pieds nus de Marie qui dépassaient du cocon. Il se rappelait encore la fois où il avait pu chatouiller les pieds de sa belle-mère il y a plus de 10 ans.

 

« Tu ne dois pas ? Tu sais que si tu ne le fais pas, tu n'auras pas mon poison. Pas même une fiole. Et puis je te tuerais, et ta mère aussi. Si tu te demandes pourquoi je fais ça, c’est uniquement pour embêter ce magicien de mes deux. Si tu ne protèges pas tes femmes c’est lui qui les aura. Où nous. En tous cas tu devras faire des concessions et des sacrifices. La seule différence c’est qu’aujourd’hui que tu te sacrifies ou non le résultat sera le même, mise à part ta mort bien sûr. Et tu peux être sûr qu’elles ne s’en sortiront pas sans toi. »

 

Avec ces mots, la femme-araignée tendit la main jusqu'au pied gauche de Marie et commença à taquiner la plante de pieds de la femme avec de légères égratignures causées par cinq longs ongles.

 

"Qwhhhhhahahahahahaoo? Heheehehehehahahahahahelp! Hahahahahahahahahah !!"

 

Marie se mit à se tordre et se tortiller dans le cocon. L'araignée et glissa ses ongles sans effort sur les plantes, chaque passage délivrant des vagues sur des vagues de chatouilles contre les nerfs les plus fragiles de Marie.

 

"Hahahahahahahahahahaaa !! Ssssttahahahahahahahahahapppp !! IIIIchahahahahahahahahahahnnnttttaakkeeeiitttthahahahahahahahahahahahahah !!". La tête de Marie tremblait à chaque nouvelle vague de rires.

 

Matt était fasciné par la vue de sa belle-mère chatouillée devant lui. Il sentit son excitation monter un peu plus à chaque instant. Il avait passé la majeure partie de sa vie à regarder des vidéos montrant ce genre de scènes : une femme ligotée, aux pieds chatouilleux, chatouillée impuissante. Ça l’avait toujours excité, et l'embarras qu'il ressentait à propos de l'identité de la femme en face de lui s'estompait à chaque fois que le sang pulsait dans son sexe. Pourtant, Matt était effrayé. Il ne voulait pas mourir, il ne voulait pas que sa mère soit piégée ici, il ne voulait pas que ce monde les change tous les deux.

 

L'araignée arrêta de chatouiller Marie et vint se positionner derrière Matt. Elle posa sa main sur son sexe, qu'elle commença à caresser à travers son pantalon et lui murmura à l'oreille.

 

"Tu sais quoi ? Ce n'est pas ta faute après tout, vous êtes mes otages. Tu ne peux rien y faire si tu veux sauver ta mère, n'est-ce pas ?" Elle a les yeux bandés, les oreilles bouchées, elle n'entend ni ne voit. Tu ne seras pas reconnu. D'ailleurs, mes petits vont tout faire, il suffit de démarrer un peu. Et puis tu n’as pas besoin de ça. »

 

L’araignée lui enleva pantalon et caleçon, alors que Matt de peur ne résista pas. À demi-nu il s'approcha du cocon et surtout des pieds nus qui en sortaient.

 

«S'il vous plaît, ne me chatouillez pas, je ne peux pas le supporter! »

 

 Les pieds de Marie se mirent à bouger frénétiquement alors que les pieds malgré le maintien des cordons de soie.  Matt en fut seulement plus excité. Des plaidoiries, des pieds essayant de s'échapper… Il se mit alors à chatouiller les deux pieds de sa belle-mère.

 

"Heeheeheeheeheehahahahahhahaheheeheehee!" Marie laissa échapper une série de rires pépiements. ”Heeheheheeheehahahahahahannnnnnnahahahahahaoooooooeheheheheheee! "

 

Elle se tordit et se tortilla dans son cocon alors qu'elle pouvait sentir la sensation d'excitation monter. Il semble que ses sens privés tout en étant chatouillés l'excitaient encore plus. 

 

L'araignée vint se positionner à côté de Marie, puis se mit à écarter ses lèvres et à masser son clitoris. 

 

Les sens de Marie étaient en feu lorsqu’un doigt pénétra son intimité. Des ongles griffaient ses talons ronds roses, jusqu'aux boules roses spongieuses de ses orteils, et le long de ses douces plantes. 

 

*Nohohoohohohn… Ne jouihihiihihihi pahahahahhahaha* pensait Marie

 

Marie aurait souhaité ne pouvoir bouger ses pieds que sur le côté et à l'écart, ne serait-ce que pour un moment de soulagement, mais les cordons de soie rendaient toute sorte de manœuvre impossible.

 

L’araignée continuait de doigter Marie d’une main, caressant son clitoris de l’autre. Marie remuait du bassin en riant comme une forcenée mais alors, Matt changea de zone. 

 

«N-non! S'il vous plaît! N-pas mes plantes! Tout sauf mes plarRCHAHAHAHAHAHAHAHAH !!! AAAAAAAAHHHHHHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAAA !!! "

 

La stimulation sexuelle exaspérante de son sexe durait depuis quelques minutes seulement, mais à cause des chatouilles, elle était au bord de l'orgasme depuis un certain temps. Et puis c'est arrivé.

 

«NOHOHON! JE * gémie* JE NE DOIS * gémie * STOP !! S'IL TE PLAÎT !! JE NE *gémie* PAS JOUIR*gémie* pas…. »

 

La sensation était incroyable pour Marie, un mélange de chatouilles et de sensations concentrées sur ses pieds remontant jusque dans son sexe. Et puis pour la première fois, la sensation l'a submergée. Elle a eu un orgasme, et l'un des plus forts qu’elle n’ait jamais eu.

 

Matt arrêta alors de chatouiller sa mère. Son attention, cependant, était concentrée sur la femme-araignée trépidant plus loin. Les œufs éclosaient.

 

C'est à ce moment que Marie sentit un seul chatouillement capricieux descendre le long de son pied gauche. Elle gloussa alors que la petite araignée continuait à danser sur son talon.

 

“Eeeeekkk !! Hahahahahahah !!! Marie, bien que fatiguée, rit. Lentement, de plus en plus d'oeufs se mirent à éclore, nourris par l’anima que venait de dégager Marie. Les nouveau-nés ont commencé à trouver leur chemin alors que d'autres émergeaient et rampaient déjà sur ses deux pieds piégés et exposés.

 

Peu de temps après, les coques entières se sont ouvertes. Des centaines de minuscules araignées poussent de chaque sac d'oeufs et commencent à écailler la peau chatouilleuse dans laquelle elles ont été présentées. En quelques minutes, ses deux pieds, ses semelles dodues roses et ses orteils courts étaient recouverts d'une couche dense de minuscules pattes griffonnantes, toutes attaquant chaque nerf.

 

"Allez mes petits, l'heure de manger." dit l'araignée et tout à coup les petites araignées mordirent toutes en même temps. Marie, qui riait déjà très fort, est devenue totalement hystérique.

 

Chaque nouveau-né qui explorait sa peau exposée la rapprochait de plus en plus d'une hystérie complète.

 

"AAAAAAAAAAAHHHHHHHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAH !!! HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHHA !!! NNNNNHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA !!! HEHEHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAH !!!

 

"WWWWWHHHHHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAH !!! HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHHAH !!!

 

Des centaines de petites araignées tremblaient et marchaient sur ses pieds doux et délicats sans se soucier de l'angoisse de la femme Les araignées se glissaient d'avant en arrière de talons en balles, tandis que la plupart se précipitaient autour, sous et entre ses orteils. 

 

"AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHHA !

 

Matt comprenait pourquoi sa mère était hystérique ses orteils avaient changé de couleur pour un rouge vif. Soit au-dessus de la limite naturelle. Mais il était dans une sorte de transe, comme si lui aussi était impacté par l’anima.

 

"Allez, je vais te récompenser, tu as fait du très bon travail. Ma race reprend vie." 

 

Matt ne résista pas quand l'araignée et l'amena au visage de rire tordu de sa mère et commença à le masturber. Puis elle l’enjoint de continuer seul alors qu’elle retournait s’occuper du sexe palpitant de Marie. Matt se lâcha complètement et très rapidement un puissant jet sortant de sa verge pour frapper la joue mais surtout l'intérieur de la bouche ouverte de Marie. 

 

Marie à moitié étouffée par le jet soudain, ses sens en feu. Le chatouillement semblait bien pire que les heures précédentes, elle criait comme un diable. Sa chatte était en feu, c'était de la torture. Son mantra s’effondrait.

 

Quand elle senti un liquide visqueux arriver dans sa gorge, elle avala forcée de reprendre son souffle. Cette sensation combinée au reste submergea à nouveau ses sens et elle fut dévaster par un orgasme puissant. Elle se cambra du mieux qu'elle put et gémit pendant de nombreuses secondes avant que son rire incontrôlé et fou ne reprenne. 

 

Quelques minutes plus tard, un autre jet mouilla son visage et sa bouche et la même sensation la reprit. L'odeur et le goût de la substance semblaient familiers à première vue, mais très lointains.

 

Son esprit et son corps altérés par l’anima décidèrent qu'ils aimaient ce liquide mystérieux. Marie associa les délicieuses sensations que cela provoquait au goût et commença à attendre que le jet mystérieux ne coule sur elle. Cependant, il ne vint jamais une troisième fois. Sans cette étrange stimulation, Marie sombra rapidement dans un état de délire induit par les chatouilles. Le monde tournait autour et autour de ses yeux bandés en larmes. Les gribouillages incessants se prolongeaient jusque dans la nuit.

 

Au matin, Matt se réveilla au pied du cocon contenant Marie, encore endormie. Il tenait à la main les deux fioles remplies du venin dont il rêvait. Il se souvint des derniers mots de l'araignée avant de le quitter : 

 

« Voici ton dû, maintenant je m’en vais mourir. Rappelle-toi que si cette femme revient un jour dans cette forêt, ce qu'elle vient de vivre ne sera qu'un échauffement par rapport à ce qui l'attend car aucun de mes enfants n’oubliera cette nuit et deviendront fous en sentant l’odeur de ses pieds. »

 

Il est allé inspecter Marie alors qu'il la sortait du cocon. Il vit alors les conséquences de la veille : Marie avait désormais deux traits marrons sur les plantes de pieds à la place du vert présent auparavant et ses orteils avaient virés au bleu, preuve de l’intensité de la nuit passée. Matt se sentit mal en repensant à la veille, il se sentait coupable, très coupable d’autant plus qu’il en avait tiré un plaisir sauvage. Sa culpabilité le réjouissait toutefois car cela signifiait qu’il était toujours lui-même. Il détacha Marie qui se rhabilla de ses vêtements éparpillés au sein de la caverne. Enfin presque tous : ses Huggs avaient été retirées et perdues plus tôt la veille.

 

« Je vais te prêter mes chaussures, il vaut mieux que tu ne rentres pas pieds nus. » proposa Matt. « Ah mais regarde, tes ongles ont changé de couleur ! »

 

« Merci… Oui j’ai passé une très longue nuit… Mais grâce à toi c’est fini merci beaucoup ! Et merci pour les chaussures. Et si tu pouvais ne rien dire aux autres ça m’arrangerait. Je préfère qu’elles n’en sachent rien, c’est déjà assez la panique. » 

 

Matt acquiesça et la paire partit ensemble en direction de la rivière. Ils se séparèrent ensuite, Matt annonçant qu’il devait retourner voir le gobelin mais qu’elle devait garder le secret. Il passerait ensuite lui-même chez Malazaz pour délivrer la précieuse fiole. Marie accepta et prit la direction de la maison. 

 

La vieille odeur émanant de la hutte de l’alchimiste n’avait vraiment pas manqué à Matt. 

 

« Bog, c’est Matt, j’ai ce que tu m’as demandé. » dit Matt en frappant à la porte. 

 

Tout un tas de bruit étranges sorti de la maison, puis un grand bruit sourd suivi de jurons provenant vraisemblablement de la bouche du gobelin. Celui-ci ouvrit la porte et sorti de chez lui en boitant, s’étant visiblement cassé la figure en allant à la porte. 

 

« Alors comme ça tu as réussi ? Montre-moi ! » Matt sortit la fiole. « Mmmh effectivement c’est parait ! » Le visage du gobelin était tordu par ce qui devait être une tentative de sourire. « Maintenant dis-moi jeune humain, vu ta tête hier j’ai déduit que Malazaz avait lui-même requis du venin ? Il a envoyé une femme seule pas vrai ? » Matt répondit par l’affirmative. 

 

« Haha le sournois, je pense deviner ce qui s’est produit par la suite, elle a dû en baver, m’enfin maintenant il sera plus simple de se procurer du venin si le nombre de femme-araignées augmente. Fais attention à toi jeune humain, ce magicien comme tous les habitants de ce monde feront des coups fourrés pour récupérer l’anima. Il faut dire que les humaines en sont un vecteur formidable, irrésistible même… Dans l’immédiat méfie-toi surtout du magicien, il est retord et fera tout pour, petit à petit, corrompre ton petit groupe. Encore que tu pourrais toi aussi participer si le cœur t’en dit. Enfin bon. Ne bouge pas.»

 

Sur ces mots Bog regagna sa maison et jura de nouveau tandis qu’un brouahah se faisait à nouveau entendre. Un ‘ Ha !’ victorieux résonna après quelques minutes de remue-ménage et sorti avec une fiole remplie d’un liquide violet.

 

« Tiens c’est pour toi, il s’agit d’une potion de mon invention. Elle est très précieuse car je ne peux moi-même plus en fabriquer, certains composants étant introuvables de nos jours. Si tu la fais boire à quelqu’un, prononce juste dans les minutes qui suivent une partie du corps suivie de ‘+2’ ou ‘-2’, comme tu t’en doute, tu pourras abaisser ou augmenter la sensibilité de la partie du corps souhaitée. »

 

« Merci Bog. Au fait pour ma mission, pour la substance alchimique du coup je fais comment ? »

 

« Ah ça, j’ai mes conditions. »  Un sourire carnassier apparut sur le visage de Bog. « Je pourrais t’en fournir dans deux jours car j’ai du travail. Toutefois, nous commenceront par cinq doses seulement, une dose par jour, cinq jours de suite sans interruption. Tu me suis ? »

 

« Oui parfaitement ».

 

« Bien, si tu manques un jour parmi les 5 de suite je romps notre marché et je ne ferais plus affaire avec ton groupe. Maintenant deuxième condition : une femme devra venir se charger de récupérer le paquet. Je suis désormais curieux de ton groupe et je veux rencontrer du monde intelligent. Réfléchis bien avant de t’engager, une femme unique, cinq jours de suite. On commence dès que tu veux à partir d’après-demain. »

 

Matt ouvrit la bouche pour commencer à discuter mais fut interrompu par le gobelin sèchement.

 

« Ce n’est pas discutable, je ne suis pas ton ami mais plutôt un partenaire commercial. Réfléchis avec ton groupe et ensuite agis en conséquence. Maintenant du balai ! J’ai fort à faire avec ce venin. » Bog rentra à nouveau dans sa maison et claqua la porte. »

 

Matt remontait la rivière depuis plusieurs heures lorsqu’il revit sa maison de campagne au loin. Parfait, il avait après tout bien mérité une pause. Une fois dans la maison, les occupantes lui sautèrent dessus afin d’entendre un récit de ses aventures et du monde extérieur mais avant qu’il ne commence à raconter son histoire Marie lui demanda de la suivre sous prétexte de lui rendre ses chaussures. Elle avait de son côté raconté au groupe qu’elle avait perdu les siennes dans la forêt sur le chemin du retour et que Matt lui avait prêté les siennes avant que quoique ce soit de dramatique n’arrive.

 

Une fois dans la chambre de Marie, celle-ci attrapa les chaussures rangées dans le placard et les lui donna. Elle portait désormais des chaussons voilant ses orteils et laissant libre le reste du pied. Elle annonça à Matt qu’elle n’avait plus que ça et des tongs et qu’elle ne pouvait donc plus sortir de la maison de peur de revivre la nuit précédant. Elle conclut en lui demandant de demander au sorcier s’il ne pouvait pas faire quelque chose à ce propos.

 

Matt reprit la route de la maison du sorcier. Il était affamé, comme l’ensemble de la maisonnée et il se hâtait donc pour atteindre sa destination. La drôle de hutte de forme circulaire était cachée derrière les collines, à trois kilomètres en amont de de la rivière. Matt mis relativement peu de temps à parcourir cette courte distance. La hutte en vue, Matt fut surpris de voir une table dressée à mi-chemin avec des tasses et un magicien apportant ce qui ressemblait à une théière.

 

« Pile à l’heure jeune Maitre, prenez place je vous prie » dit poliment le mage. Matt s’installa et déclina que le mage lui serve le contenu de la théière. Maldazaz n’en eu cure et se servi ce qui se révéla être du café bien chaud. Matt regretta alors sa décision.

 

« J’imagine que vous avez réussi vos missions n’est-ce pas ? »

 

« Oui dit Matt, du moins pour le venin. La substance alchimique devra encore attendre quelques jours, Bog est capricieux, j’espère que tous les gobelins ne sont pas comme lui ! »

 

« Non il n’y en a pas deux comme lui Maitre Matt, les autres sont relativement dépourvu d’intelligence d’où son exil. Maintenant puis-je avoir la fiole ? »

 

« Discutons avant, j’ai quelques questions. Primo, quelle est la substance que doit me fournir Bog ? Deuxio, vous saviez ce qui arriverait n’est-ce pas ? Pourquoi ne pas nous avoir prévenus ? Pourquoi l’avoir choisie elle ? Parce que c’était la seule à avoir un peu de connexion ? » Matt commençait à s’échauffer.

 

« Ah de ce que vous dites j’en déduis que Dame Marie a passé une nuit agitée dit le mage avec un sourire carnassier qu’il masqua vite par son air affable habituel. Dites-vous que ce qui compte c’est qu’elle s’en soit sortie saine de corps et d’esprit. Et effectivement jeune maitre je ne vous ai pas tout dit mais ce n’était pas contre vous ou votre groupe. Concernant Marie, je ne me souviens pas avoir désigné quique ce soit contrairement à l’affaire de Bog, si je l’ai suggéré elle c’est uniquement car elle semblait être la seule à être déterminée, on ne voudrait pas qu’une mission échoue et qu’une de vos compagnes disparaisse dans la nature n’est-ce pas ? Ce serait terrible pour vous, et plus encore pour elle. Enfin concernant votre première question. Il s’agit de semence de ce gobelin très spécial. »

 

Matt était abasourdi par ce qu’il venait d’entendre, il ne pouvait guère répliquer après l’explication logique du mage bien qu’il lui en voulait toujours. La dernière partie le laissait toutefois pantois.

 

« De… Ai-je bien entendu ? »

 

« Oui, jeune Maitre, comme je l’ai expliqué l’autre jour, l’anima est très concentré dans tout ce qui a trait à la sexualité. Et ce gobelin à l’intellect développé possède quelque chose d’indispensable à bon nombre d’expérience je le crains. J’ai bien conscience que ce soit incongru, c’est pourquoi je vous récompenserai grassement vous et votre groupe pour quelque chose de si simple à obtenir. Du reste je n’en ai cure et je ne veux rien en savoir, c’est entre votre groupe et lui. »

 

Une fois de plus, le mage avait coupé court à la discussion d’un air autoritaire. Matt abandonna l’idée de débattre plus longtemps à ce sujet pour le moment.Il tendit la fiole de poison au mage qui l’accepta volontiers.

 

« Maitre Malazaz, puis-je avoir la nourriture s’il vous plait ? »

 

« Elle sera chez vous avant que vous n’y arriviez. » le rassura le mage. 

 

« Une dernière chose. Ma belle-mère a perdu ses chaussures dans la forêt et comme vous vous en doutez, c’est un problème. Surtout qu’elle n’en a pas d’autres convenables. Pourriez-vous faire quelque chose à ce sujet ? »

 

« Maitre Matt nous sommes raccords, j’allais justement vous confier une tâche liée à cette affaire. Je voulais vous annoncer que vous pouvez tous venir me consulter pour vous fournir en équipements divers. Voyez en moi un humble marchand et donc oui, je peux fabriquer des bottes à votre mère mais ce ne sera pas gratuit. » Dit le magicien sous le regard devant énervé de Matt.

 

« Et quel sera le paiement ? » Demanda-t-il d’un ton froid.

 

« Voyons jeune Maitre, calmez-vous ! Je suis votre allié, pas votre ennemi ! Si le prix ne convient pas à ce moment-là je suis ouvert au marchandage, d’autant plus que rien ne vous force à venir me voir. Concernant le prix des bottes, je ne vous le dirais pas car Dame Marie le négociera elle-même et je refuse que les compensations d’une transaction soit partagée, par elle comme par moi. Tout comme je ne partagerais pas ce que je vais vous donner en échange de la retranscription de mes mots à votre groupe. »

 

Le mage fouilla alors dans sa robe peinturlurée et sortit un parchemin.

 

« Ceci est un parchemin dans lequel j’ai inscrit un sort basique d’hypnose. C’est une expérience réalisée il y a quelques siècles afin de… Enfin je digresse. Cette hypnose basique fait que la cible se mettra pieds nus dès qu’elle entendra le mot-clé choisi par l’utilisateur, et ce quelque soit la situation. Libre à vous d’en faire ce que vous voulez, il est à vous.

Pour l’utiliser, tenez le d’une main en étant près de la cible, dites « parchemin activé » puis le mot clé choisi et si la personne se met pieds nus c’est que vous avez réussi. Je vous fais désormais confiance pour faire ma ‘publicité’. »

 

« Mais enfin je ne me suis engagé à rien ! » répondit Matt l’air incrédule.

 

« Vous cacheriez-donc une information aussi importante à votre groupe jeune Maitre ? D’autant plus que ce serait uniquement une relation transactionnelle, je ne vois pas où est le mal. En tous cas j’espère bien voir Dame Marie avant la fin de la journée, un des éléments clés à la fabrication de bottes de bonnes factures sera bientôt inutilisable… »

 

« Bien, bien ! J’accepte. Je m’en vais donc chez moi maintenant. » Matt se leva et tourna le dos.

 

« Au revoir jeune Maitre. Faites bonne route. »

 

« Au revoir. » Matt ne se retourna pas, et parti rejoindre son foyer. 


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Concernant les parties suivantes j'ai pour le moment divisé 4 grands arcs d'histoires que voici.


Arc 1: Bog le gobelin. 2 chapitres principaux actuellement. Chapitre axé sur les chatouilles et le sexe oral. La cible standard pour le premier chapitre est Andrea.


Arc 2: La forêt centrale. 3 chapitres principaux actuellement. Chapitre se concentrant sur les chatouilles et seulement 1/3 touche au sexe. Julie est la cible standard du premier chapitre.


Arc 3: Le prix à payer. Cet arc sera distillé parmi les autres au fur et à mesure que les gens feront leurs achats chez Maldazaz en réponse au scénario. Quel en sera le coût? J'ai déjà des idées mais n'hésitez pas à envoyer les vôtres.


Arc 4: rencontres sauvages. 1 chapitre principal actuellement. Chapitre se concentrant sur la rencontre aléatoire de monstres et s'adaptera en fonction du personnage attaqué. La cible standard est Elina pour le premier chapitre.


En bref n'hésitez pas à me mp ou commenter pour me soumettre vos suggestions ainsi que l'ordre/la cible des chapitres que vous voudriez lire. Je serais bien entendu preneur de toute bonne idée que vous pourriez me soumettre :)

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