Histoire : Histoires d'en rire !

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Histoire


Histoire ajoutée le 08/12/2025
Épisode ajouté le 08/12/2025
Mise-à-jour le 08/12/2025

Histoires d'en rire !

Je travaille actuellement à la rédaction d'un petit livre, recueil d'une suite de plusieurs histoires courtes de chatouilles.
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 Je vous en procure en exclusivité un petit extrait de l'une d'entre elles.
 Bonne lecture.

Trop tard. Je l’attrape avant qu’elle ne puisse se rétracter. Elle sursaute, rit déjà, parce qu’elle sait très bien ce que ça signifie.

Sa cheville est fine dans ma main, chaude, vivante. Elle tente de la retirer d’un mouvement sec, mais je connais déjà cette esquive-là. Je la retiens juste assez pour lui faire comprendre que la fuite sera difficile dans un espace aussi réduit.

Et cette fois, je laisse glisser mes doigts sous son pied.

Son rire éclate immédiatement, franc, brutal, comme si un interrupteur venait d’être actionné. Elle se plie en deux, se cambre, cherche un coussin à presser contre sa bouche pour ne pas réveiller le wagon entier.

— « Non ! Non, pas ici ! Pas ça ! »

Elle dit non, mais son pied s’agite dans tous les sens, lutte, revient vers ma main sans le vouloir, comme attiré par le danger. Je l’effleure à peine — la voûte plantaire, le bord, le talon — et chaque zone déclenche une note différente dans sa gamme de rires, un son plus aigu, un souffle coupé, un « arrête ! » qui ressemble plus à « recommence ».

Elle se tord, tente de s’échapper, mais ses mouvements sont maladroits dans l’espace réduit. Et plus elle bouge, plus ses pieds deviennent accessibles, comme s’ils cherchaient malgré eux à revenir vers mes mains.

Alors elle change de stratégie. Au lieu de fuir, elle attaque. Elle tente d’attraper ma main, de repousser mes doigts loin de sa voûte plantaire. Mais je pare facilement, j’esquive, je la laisse croire qu’elle prend l’avantage… jusqu’à ce que mes doigts reviennent par surprise sur le bord externe de son pied.

Elle hurle de rire, se recroqueville, perd immédiatement tout semblant de stratégie.

Elle essaie pourtant. Un coup de talon maladroit, une tentative de me repousser avec les deux pieds en même temps, une roulade désespérée, qui l’amène directement contre moi, ce qui n’arrange rien à son cas. Parce que désormais, ses pieds sont coincés entre mon bras et mes genoux.

— « Non… non, non, attends ! Pas les deux, c’est interdit ! »

Juste le fait qu’elle dise ça est une reddition involontaire.

Je relâche un pied, je reviens sur l’autre, je trace juste du bout des doigts un chemin au niveau de la voûte. Je caresse le creux de ses talons, pique les orteils un par un.

Les mouvements du train amplifient chaque secousse,  parfois c’est moi qui manque de lâcher prise, parfois c’est elle qui retombe contre moi en riant trop fort pour respirer.


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