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Les chatouilles

Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

Edit : les raisons d'aimer sont abordées en page 2

Salut à tous !

Alors alors, j'ai une idée de nouveau topic. IL s'adresse dans un premier temps à ceux et celles qui n'aiment pas qu'on les chatouille. Je sais qu'il y a eu des gens sur le forum qui n'aimaient que chatouiller mais pas l'être. S'il n'y en a plus, il en reviendra sûrement dans le futur... Mais les autres vous pouvez donner votre avis aussi bien sûr. :)

Pour ceux qui ne veulent pas lire tout mon développement, voici ma question : pourquoi n'aimez-vous pas ça ? Est-ce qu'il y a le fait que vous n'aimez pas avoir malgré-vous les réactions que les chatouilles vous font avoir, lesquelles vous ne contrôlez donc pas ? Ou alors est-ce vraiment les sensations de chatouilles que vous n'aimez pas, comme une sensation de brulure qu'on n'aime pas pour ce qu'elle est en soi et pas pour ce qu'elle nous fait faire (enlever vite-fait la main d'une plaque chaude par exemple) ? OU est-ce pour une autre raison que vous n'aimez pas qu'on vous chatouille ?

Le développement pour ceux qui veulent lire...
En fait ça fait un petit temps que je me dis que le fait de ne pas aimer les chatouilles peut avoir 2 causes, que l'on pourrait sous-diviser pour la 2e mais bon :
1. physique: ne pas aimer les sensations que les chatouilles provoquent. Bref, ne pas aimer la sensation de chatouillement en soi. Un peu comme on n'aime pas, normalement, la sensation que provoque une brulure ou tout autre sensation de douleur ;
2. psychologique : surtout ne pas aimer la perte de contrôle que les chatouilles provoquent et donc ce qu’elles nous font faire malgré nous.

En tant que psy c'est bien sûr la 2e possibilité qui m'intéresse. Je me dis qu'il y a peut-être toute une série de gens qui n'aime pas qu'on les chatouille peut-être parce que les chatouilles leur font perdre le contrôle d'eux-mêmes, contrôle qu'il leur est désagréable de perdre. Du coup, lorsqu'on les chatouille, leur faire perdre le contrôle (c'est-à-dire les faire rire et gigoter malgré eux), ce serait comme leur faire perdre la face. Le contrôle que l'on souhaite avoir sur son environnement et sur soi-même est variable d'une personne à l'autre, et certaine on une envie de contrôle entre autres sur soi qui est assez forte.

Je me suis alors fait la réflexion que si cette hypothèse est correcte, pour ces gens qui aiment garder le contrôle et dont les chatouilles représentent du coup une menace, "l'entrainement" à accepter de se laisser aller, à ne pas vouloir à tout pris contrôler les chatouilles pourrait contribuer à les leur faire mieux vivre, voire apprécier alors qu'au départ elles détestaient ça. Ce serait par exemple intéressant pour une copine qui n'aime pas qu'on la chatouille et qu'on découvre que c'est parce qu'elle trouve désagréable le fait que les chatouilles soient un des rares trucs qui la font en fait perdre le contrôle... ;) D'ailleurs j'ai pulire ci et là que certaines personnes qui aiment être attacher pour les chatouilles ou même d'autre chose, utilisent justement ce moment pour ne plus être dans le contrôle, soit en se laissant aller volontairement dès le début, soit justement parce que le fait d'être attaché ne laisse plus le choix que de se laisser faire. Et avec les chatouilles en étant attaché, ça fait justement perdre ce contrôle dans la plupart des cas et il ne reste plus qu'à accepter d'être dans le non-contrôle, ce que certaines personnes recherchent apparamment avec les chatouilles justement.

Dans le domaine de la douleur chronique, qui implique une douleur pour laquelle en gros on ne sait rien faire d'autre que la diminuer mais pas la faire disparaître, un des traitements psychologiques efficaces pour augmenter la qualité de vie de ces gens consiste à leur apprendre à ne plus se "battre" contre la douleur mais au contraire à l'accepter vu que c'est quelque chose sur quoi on a un contrôle très restreint (appart prendre de bonnes positions, et avaler ses pilules qui ne vont faire que diminuer la douleur qui restera quand même à un niveau pénible, ils n'est possible de rien faire d'autre). Et ça marche. C'est pas instantané parce que c'est tout un apprentissage d'un état d'esprit, mais ça marche.

C'est entre autres de là que je suis parti pour me poser cette question, et qui est celle que je vous pose à vous qui n'aimez pas que l'on vous chatouille : pourquoi n'aimez-vous pas ça ? Est-ce qu'il y a le fait que vous n'aimez pas avoir malgré-vous les réactions que les chatouilles vous font avoir, lesquelles vous ne contrôlez donc pas ? Ou alors est-ce vraiment les sensations de chatouilles que vous n'aimez pas, comme une sensation de brulure qu'on n'aime pas pour ce qu'elle est en soi et pas pour ce qu'elle nous fait faire ? OU alors est-ce pour une autre raison que vous n'aimez pas ?

Sois béni(e) toi qui as été intéressé(e) par mon pavé jusqu'ici. :d

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

Tu plaisante, c'est tres precisement ce genre de sujet que j'aime :D

Alors personnellement, je suis dans le cas que tu as cite, c'est a dire que si j'adore en faire, je ne suis pas fan d'en recevoir... et ca tient du physique et du psychologique, avec un petit plus pour la premiere categorie.

Je developpe : j'aime beaucoup en faire, ca plait a l'autre, on s'amuse, et blablabla... mais c'est pas ca qui ici, nous interesse.

Jesupporte pas vraiment la sensation, et du coup, je me dis simplement que c'est pas tenable, surtout quand on sait qu'ici, on sous estime sa sensibilite, des qu'on exploite un peu ca en sachant s'y prendre.

Mais effectivement, de ce que j'ai vu, pas mal sont la pour cette perte de controle. Faut pas generaliser, mais il s'agit en majorite de gens ayant tendance a tout controler dans la vie "de tous les jours"... coincidence ?

Pour ce qui est de la douleur... vrai. Je fais un sport de combat, et au fil du temps, j'ai compris que le meilleur moyen de la supporter n'etait pas de la combattre, car tu perds en temps, en energie et concentration, mais plutot de la ressentir pleinement la ressentir, et de litteralement l'envoyer se faire foutre. Du coup, je ressens moins la douleur.

Focaliser aussi ses pensees sur autre chose, ca marche aussi. Mais a trop se focaliser sur une chose, on perd un peu en concentration. Exemple typique : un mec qui a bien les nerfs pour x raison et un mec tranquille de meme niveau, ou est la difference ?

Alors pourquoi ca marche pas en tickling ? Mauvaise humeur -> mauvaise seance :D (en gros)

Enfin, toujours est il, que, selon moi, il est interessant de comparer, dans le cas de la perte de controle, la raison precise du fait qu'ils n'aiment pas les chatouilles, et le rapport qu'ils ont au controle dans la vie de tous les jours.. :)

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

Je savais que ça allait te plaire, Ken. :D

Je pense comme toi que beaucoup de ceux qui aime les chatouilles attachés apprécient ça parce que ça fait perdre le contrôle. Est-ce que c'est parce qu'ils sont dans la maîtrise au quotidien ou pas forcémeent, c'est pas tellement important, en fait. Enfin pour moi, vu que ce n'est pas un problème.

Ici la question étant à l'envers, à savoir dans les gens qui n'aiment pas qu'on les chatouille, dans quelle mesure ils n'aiment pas ça parce que ça leur fait perdre le contrôle et peut-être avoir un sentiment de perdre la face, vs parce qu'ils n'aiment pas la sensation de chatouillement en soi. Il y a sûrement des 2 bien sûr, c'est pas blanc ou noir, mais l'idée étant de voir un peu si c'est plus pour une question de maîtrise, de sensation en soi, ou d'autre chose.

Et quand tu dis que ça ne marche pas avec les chatouilles pour l'histoire de la douleur, ne pas se battre avec la sensation de chatouilles et de perte de maîtrise n'aurait pas pour but ici de devenir insensible, mais justement de mieux profiter, de se laisser aller au lieu de vouloir résister. Quelqu'un qui veut lutter à tout pris pourrait entrer dans un système défavorable du genre :
- il faut que je maîtrise
- c'est trop fort, je n'y arrive pas
- je perds le contrôle, danger -->
- émotion négative (colère, voire peur) -->
- chatouilles = danger -->
- rien que la perspective d'être chatouillé met sur la défensive... Sans peut-être pouvoir expliquer pourquoi ("pourquoi t'aime pas? "Ch'pas j'aime pas ça m'touche pas c'tout !". :D

Alors qu'une personne qui se laisse aller, c'est-à-dire laisse tomber l'envie de maîtrise, ne va pas partir dans ce chemin. Il peut y avoir plein d'autres raison qui feront qu'on va peut-être quand même se mettre en colère ou avoir peur, ou... mais je ne parle ici que de l'envie de maîtrise.

Bon, tout ça n'est qu'un "modèle", une théorie, l'idéal serait de mettre ça à l'épreuve en le testant... Il "suffit" de trouver de telles personnes (facile à mon avis, j'ai le sentiment que même si la sensation en soi joue aussi, dans beaucoup de cas les gens n'aiment pas parce que ça les fait perdre le contrôle), volontaires, (tout de suite moins simple), leur apprendre à accepter les sensations de perte de contrôle quand on les chatouille plutôt que vouloir se battre avec ça, et voir ce qu'il se passe... Y'a plus qu'à, comme on dit ! :D

quoi qu'il en soit, vu le nombre de personne qui ont lu ce post et qui n'ont pas répondu, il semble ne pas y avoir beaucoup de monde qui n'aime pas qu'on les chatouilles, sur ce forum. Et c'est tant mieux !

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

Moi je suis un mixte je pense ^^ J'aime être chatouillée, mais je ne peux pas m'empêcher de garder le contrôle. Dans la vie en générale, je suis obliger de contrôler toutes mes émotions et je n'aime pas montrer se que je ressent volontairement ... Je ne peux pas me laisser aller, c'est pas possible ou faut attendre que je sois exténuée ^^

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

Et quand tu dis que ça ne marche pas avec les chatouilles pour l'histoire de la douleur, ne pas se battre avec la sensation de chatouilles et de perte de maîtrise n'aurait pas pour but ici de devenir insensible, mais justement de mieux profiter, de se laisser aller au lieu de vouloir résister. Quelqu'un qui veut lutter à tout pris pourrait entrer dans un système défavorable du genre :
- il faut que je maîtrise
- c'est trop fort, je n'y arrive pas
- je perds le contrôle, danger -->
- émotion négative (colère, voire peur) -->
- chatouilles = danger -->
- rien que la perspective d'être chatouillé met sur la défensive... Sans peut-être pouvoir expliquer pourquoi ("pourquoi t'aime pas? "Ch'pas j'aime pas ça m'touche pas c'tout !". :D

Rainbow



Hahaha, c'est juste trop ça ! Evidemment, bonjour pour l'expliquer à ceux qui ne cherchent pas à comprendre car "trop compliqué"...

Enfin. Personnellement, je pense qu'il serait intéressant de chercher une méthode dans le sens que tu nous propose, car au final, ca reviendrai à faire aimer ca a quelqu'un qui n'aime pas à la base... Faudrait voir pour des théories dans ce sens, je vais y penser :)

Mais personnellement, le nombre de personnes qu'ont pas répondu montrent malheureusement l'intérêt que portent les gens à la psychologie qu'il peut y avoir dans le tickling... >_>

Pour le cas de coco, c'est en effet être partagée entre une habitude de la vie courante, et les gouts en tant que victime... Ca peut créer un conflit dans ce que la personne peut penser vouloir, je pense. :)

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

En gros c'est sa ^^ Une envie de réussir à se lâcher mais en même temps une peur de se que sa va donner en quelque sorte

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

ah ben Coco, tu serais parfaite pour participer à cette petite expérience ! :p Dommage que tu sois en France et moi en Belgique. :'( Vive l'avènement de la téléportation. :)

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

Tu peux aussi visiter la France a l'occasion... En plus des paysages, de la faune et la flore locale, on a meme une faune humaine avec des specimens tres interessants a etudier, car pour certains, y a du niveau :lol:

Bon ben elle peut voir pour nous donner des resultats, si elle fait l'experience malgre tout avec quelqu'un... ^^

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

Oui j'aimerais bien aller en France un de ces 4. Pour l'instant c'est pas envisageable avec mes études mais pendant une période de vacances ou quoi, pourquoi pas. J'aimerais aussi beaucoup rencontrer des gens du forum, féminins pourquoi pas aussi tant qu'à faire :p , ici en belgique c'est mort et enterré.

Et bien sûr oui, si Coco a les moyens (une personne de confiance qui peut te chatouiller) et l'envie de tenter l'expérience d'essayer d'apprendre le lâcher-prise ben pourquoi pas ! Je peux essayer de faire un petit plan d'action pour y arriver, voir ça par MP (avec Coco ou une autre personne qui veut essayer), et voir ce que ça donne avec le temps avec un petit compte-rendu sur le forum pourquoi pas. Je dis par MP parce que le truc c'est que chaque personne est différente pour commencer, et aussi tout le monde ne voudra pas forcéement étaller certains pourquoi du comment directement sur le fofo... Mais bon... le mieux étant d'être sur place pour éliminer les différés. Un jour je l'espère. :)

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

Satori, j'ai l'impression que la réponse de ton questionnement est dans ce même questionnement... tu t'aperçois toi-même que ça ne marche au mieux pour toi que quand ce sont des gens avec qui tu te sens à l'aise affectivement. Au départ, quand tu es arrivé, peut-être que tu prenais ce qui venait, en quelque sorte et donc tu n'avais pas en main toutes les clés. Maintenant que tu l'as fait avec des gens avec lesquels tu te sens bien à l'aise, tu as l'occasion de te dire qu'avec celui qui te chatouille là maintenant ben... c'est pas si top que ça... Peut-être aussi que ton rapport aux chatouilles a changé, par exemple qu'au départ ça ait été juste la découverte d'un truc nouveau, un petit jeu comme ça, alors que tu as commencé à trouvé qu'il fallait plein de complicité, etc., ce que tu as peut-être davantage avec certains plus que d'autres, ce qui donnerait logiquement une sensation de ne pas être tout à fait à l'aise, voir en confiance comparé avec les autres...

Ce sont juste des idées comme ça, en vitesse. Dans tous les cas, c'est normal qu'avec le temps il y aient des préférences qui se créent, comme dans tous les domaines, finalement. Et qu'on ne garde que ce qui nous fait du bien.

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

Je me suis faits engrenée dans un truc là ^^

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

Mais Non Coco. Pas de soushi. :) C'était juste lancé comme ça.

Satori, tant mieux si je n'étais pas trop à côté de la plaque. :p

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?
Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

Plutôt intéressant comme sujet ça !
Moi qui suis un peu plus philo que psycho pure (bien que les deux se croisent), je chercherais plutôt une explication à ça du côté de l'existentialisme... Je pense que les "goûts et les couleurs" s'expliquent, contrairement à ce que l'on dit, rien n'est inné, et la psychologie que l'on se crée prend appui sur notre mémoire....

Je pense donc qu'il y a forcément quelque chose qui a fait qu'on aime ou pas se faire chatouiller ! Le processus doit être assez complexe puisque j'ai moi-même beaucoup de mal à comprendre, étant donné que j'ai commencé à aimer ça très jeune. Je pense que la toute première approche qu'on a eue des chatouilles influence sur l'idée qu'on en a aujourd'hui, même si on en a pas de souvenir clair.

Alors qu'est-ce qui fait qu'en temps que personnes construites qu'on est aujourd'hui on ressent du plaisir ou du déplaisir en se faisant chatouiller, d'un point de vue plus biologique c'est plus dur de se faire une idée puisque la sensation passe par les mêmes récepteurs sensoriels, qu'on aime cela ou pas. Je pense là encore que ça se joue du côté de la mémoire, et le cerveau va assimiler ça à un plaisir ou un déplaisir selon notre vécu, mais aussi selon le contexte. Moi qui aime être chatouillée, il m'est déjà arrivé de détester ça selon la personne, le moment...

D'un point de vue plus psychologique, je pense que la fierté peut jouer aussi, comme dit plus haut, certaines personnes aiment garder le contrôle sur leur corps, sur la situation... Je remarque de manière plus ou moins générale que certaines personnes plus fières que d'autres se laissent moins facilement aller, surtout en ce qui concerne le rire. La réaction peut même être un peu violente, je pense à ce genre de personnes qui disent détester ça et qui peuvent très vite s'énerver quand ça leur arrive x)
Certains peuvent aussi y voir quelque chose d'un peu humiliant, donc de désagréable... L'impression d'être complètement sous le contrôle de l'autre, "en son pouvoir" en quelque sorte, et en ressentir une sensation d'infériorité peut-être... (même si personnellement je n'ai jamais ressenti rien de tel, même en étant attachée, tout ça).

Enfin voilà, c'est une bonne initiative un sujet comme ça, la psychologie des chatouilles m'a toujours intriguée, la question du plaisir, la part de physique, la part de psychologie... ^^

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

salut Lilo !

Il y a bien sûr certainement une grande part de vécu, d'expérience derrière tout ça. C'est difficile d'imaginer que ce ne soit pas le cas, en fait. Nos expériences laissent en effet des traces, surtout si elles sont répétées. Mais ici, je parle juste de l'intuition que j'ai que dans beaucoup de cas, il pourrait s'agir d'un sentiment de perte de contrôle qui ferait que les gens n'aime pas.

Mais ce que tu dis est très intéressant, et surtout quand on pense à l'inverse, c'est-à-dire aux gens qui aiment ça : qu'est-ce qui a fait qu'ils aiment ça ? Et là, paradoxalement peut-être, je trouve que c'est plus compliqué de déterminer que pour ceux qui n'aiment pas... ON peut aussi se demander qu'est-ce qui a fait que ceux qui n'aiment pas pour une question de maîtrise sont arrivés à vouloir contrôler... Mais au final, c'est toujours cette question de la maîtrise qui m'intéresse, parce que j'ai l'impression que dans beaucoup de cas il y a beaucoup de cela, comme si les gens avaient l'impression de perdre la face quand on les chatouilles (enfin ce que tu as dit avec beaucoup de justesse, en fait). Mais loin de moi de penser que c'est la seule raison qui peut faire qu'on n'aime pas. Il y a des gens qui n'aiment pas effectivement parce qu'ils ont vécu quelque chose qui à provoqué des émotions désagréables (chatouilles forcées tro souvent étant petit, ou faire sourire quand fâché, ou que sais-je), puis plus tard, quand on chatouille, ça réactive ces mêmes émotions et donc forcément qu'on n'aime pas même si c'est le petit ami qui le fait.

Et puis tout bêtement, je crois aussi qu'il y a une certaine convention sociale qui dit que quand on te chatouille, la normalité des chose veut que tu réagisses d'une certaine façon quand tu es adulte. Faut aller à contre-courant des choses pour oser dire/montrer qu'on aime qu'on nous chatouille. Et alors attaché, n'en parlons même pas. :) Bref, tout ça m'intéresse aussi ! A quand le cours "psychologie des chatouilles" en fac de psycho ? :D Faudrait déjà qu'il y ait plus d'expériences sérieuses qui soient faites sur le sujet. :p

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

Un pure moment de réflexion qui fait du bien...

Je ne vais pas partir dans un laïus
car je risque de vous perdre en cours de route tellement mes réflexions partent tout zazimute...

Beaucoup d'entre vous le savent je suis bourreau, ce n'ai pas pour rien que je me sens bien dans ce rôle !

Comme Satori j'ai connu les chatouilles sur le tard, sachant maîtriser mon corps et mes émotions le lâché prise ne s’opère (ou plutôt ne s'opérera) pas en un claquement de doigts...
Heureusement que Mophete m'a fait venir avec douceur dans ce monde des chatouilles en me positionnant dans le rôle actuel de chatouilleuse ! Si sa avait du être le contraire il n'aurait rien obtenu de plus qu'un glaçon désagréable...

T'inquiète Coco tu n'es pas seul ;)

Pour ne pas partir dans tous les sens je vous laisse la possibilité de me poser toutes les questions qui vous passe par la tête ici même et que l'on essai de développer ensemble le pourquoi du comment ...
Sincèrement sa m'intéresse aussi de mieux me comprendre :)

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

Hum... je comptais sortir un pave la dessus, et sur la nature des gens en venant, mais tu m'as pris de vitesse... Amen :D


Bon, plus serieusement, on a les grandes lignes des raisons qui font que les gens n'aiment pas (je dirais 85-98% de la totalite).. mais evidemment, jamais tous, ca ne m'etonnerait pas qu'on decouvre un jour un nouveau cas qui ne rentre pas la dedans... en tout ca, merci d'avoir fait le listing. :)

Sinon, on a a peu pres tout dit sur ceux qui n'aiment pas (je pense que j'irais me faire un condense de toutes ces theories dans un rtf pour en tirer quelque chose), donc forcement, et en plus Rainbow en a deja parle : ceux qui aiment, pourquoi ? Un souvenir agreable des chatouilles ? Oui et non. J'ai deja lu sur le forum un topic ou un fetchiste des pieds disait qu'il s'etait casse le pied a plusieurs reprises, et que selon lui, c'est ce qu'il l'avait rendu tel qu'il etait aujourd'hui....



Mais rien sur les chatouilles. Et pourtant, il etait ici aujourd'hui. Donc je me demande si cela ne fonctionnerait pas par association, mais j'ignore dans quelle mesure. Puis les fetichismes autres que les chatouilles ont des raisons un peu plus complexes pour arriver que les chatouilles, il me semble.

Au final, bien que ce soit encore tres confus, je me demande aussi si la nature des gens ne serait pas imbriquees la dedans. Si tu pose une question ouverte, don avec beaucoup d'ouvertures, rare sont ceux qui repondront la meme chose. Le fait qu'on soit sadique ou pas,ici, pour moi ca releve plus de la nature que des experiences vecues.


Et je viens de constater en relisant tout ca que je viens de trouver un truc bien galere :lol:

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

Et qu'est-ce que c'est exactement pour toi, la nature des gens ? ^^

Il est très difficile d'assigner une origine à la "nature", parce que cette notion induit quelque chose d'inné, qui nous définit, comme si on naissait avec...
Je sais qu'il est très complexe d'établir des ponts entre la matière et l'esprit, mais on ne saurait nier que la seule chose qui nous définit à la naissance, ce sont nous gènes (de la matière...), ce qui signifie qu'à la base, à la naissance, notre esprit est neutre de toute "nature" et de toute "personnalité"...

Donc tout ce qui compose notre esprit aujourd'hui découle de notre expérience, et de notre vécu ! (à moins de supposer une essence transcendante, au delà du corps).

Je pense donc que ce qui fait qu'on peut aimer ou non se faire chatouiller, être sadique ou ne pas l'être, être fétichiste du pied, des chatouilles, du bondage ou de n'importe quoi d'autre découle de notre passé, même si celui-ci remonte à très très loin... N'ayant aucune idée de comment j'en suis venue à aimer ça, je suppose que ça doit remonter à ma petite enfance, que ça c'est gravé dans ma mémoire, inconsciente, difficile de comprendre...
Je trouve ça super déstabilisant, d'ailleurs, qu'on a absolument aucun souvenir de cette période, alors que c'est précisément la période ou on apprend le plus, ou on se définit, se différencie... Mais ça c'est un peu hors sujet xD (mais je crois que tout mon post l'est un petit peu, si on se fie au sujet initial xD)

Et je ne trouve pas que le fétichisme des chatouilles soit plus simple à expliquer que les autres, au contraire. C'est super intriguant d'aimer et de ressentir quelque chose de très fort vis-à-vis d'une sensation utilisant le même circuit que celui de la douleur ! Et pourtant je n'arrive pas à associer le fétichisme des chatouilles au masochisme (sans vouloir dénigrer les personnes le pratiquant !)
Le masochisme fait appel au plaisir ressenti par la douleur et le jeu de domination en général, alors que le fétichisme des chatouilles est vraiment fixé sur les chatouilles, allant parfois avec la fascination des certaines zones, de certaines pratiques associées (les pieds, les ventres, les aisselles, le bondage...). Même si personnellement, la plupart des choses allant avec les chatouilles ne m'intéressent pas sans les chatouilles en elles-mêmes. (ce qui n'est pas le cas de tout le monde, bien sûr...)

Je m'embrouille un peu en parlant, j'espère avoir été suffisamment claire quand même xD

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

:) C'est dommage, c'est toujours plus sympa quand quelqu'un trouve à redire ! ^^

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

Et bien, vas-y, j't'écoute moi... :p

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

Bon ben désolé de te contredire, mais je suis pas totalement d'accord avec certains points. :D

Et qu'est-ce que c'est exactement pour toi, la nature des gens ? ^^

Lilo



Ça définit, selon ma définition personnelle, ce qui explique le comportement des gens là où l'expérience personnelle n'intervient pas. Quand on dit qu'une personne est de telle ou telle nature, c'est qu'elle ne réagira pas pareil à une personne d'une autre nature. Alors oui, l'expérience influence ta nature, mais il y a un petit plus qui fait que chaque personnalité est unique. Et je suis complètement incapable de t'expliquer ce fonctionnement, je n'ai même pas de théorie à ce sujet. :)




Il est très difficile d'assigner une origine à la "nature", parce que cette notion induit quelque chose d'inné, qui nous définit, comme si on naissait avec...
Je sais qu'il est très complexe d'établir des ponts entre la matière et l'esprit, mais on ne saurait nier que la seule chose qui nous définit à la naissance, ce sont nous gènes (de la matière...), ce qui signifie qu'à la base, à la naissance, notre esprit est neutre de toute "nature" et de toute "personnalité"...

Donc tout ce qui compose notre esprit aujourd'hui découle de notre expérience, et de notre vécu ! (à moins de supposer une essence transcendante, au delà du corps).

Lilo



Comme je disait précédemment, je pense pas que l'expérience définisse totalement la personnalité d'une personne. Pour moi, ca suite ce schéma :

Personnalité = expérience (=~98% de la personnalité) + nature (=~2% de la personnalité).

Ne dit-on pas que les gens sont tous uniques ? Selon moi,en raison de la grosse part de l'expérience, on retrouve des gens aux personnalités "semblables", notamment à cause des codes de la société (faites ceci, faite pas ca = personnes quasi similaire). Cependant, quand on creuse la personne, on tombe sur ce qui est unique chez elle (ce qui est, selon moi, encore un mix, bien que moindre, de la nature et de l'expérience).

Mais définir un pont entre la matière et l'esprit...Oulah, on y est pas encore ^^

Je pense donc que ce qui fait qu'on peut aimer ou non se faire chatouiller, être sadique ou ne pas l'être, être fétichiste du pied, des chatouilles, du bondage ou de n'importe quoi d'autre découle de notre passé, même si celui-ci remonte à très très loin... N'ayant aucune idée de comment j'en suis venue à aimer ça, je suppose que ça doit remonter à ma petite enfance, que ça c'est gravé dans ma mémoire, inconsciente, difficile de comprendre...

Lilo



Absolument, ce n'est pas faux. Cependant, je ne suis pas totalement sur que tout fétichisme soit défini totalement par l'expérience. Par contre, ce serait un peu... inapproprié de développer les témoignages que j'ai pu entendre à droite à gauche ici :hum:


Je trouve ça super déstabilisant, d'ailleurs, qu'on a absolument aucun souvenir de cette période, alors que c'est précisément la période ou on apprend le plus, ou on se définit, se différencie... Mais ça c'est un peu hors sujet xD (mais je crois que tout mon post l'est un petit peu, si on se fie au sujet initial xD)

Lilo



Moi, je trouve ca plus chiant qu'autre chose, car du coup, je perds pleins de données intéressantes... Donc pleins de théorie que je perds, des conclusions, ect....

Au vu de la tournure, je crois qu'on pourrait en effet renommer le topic (Amen, Rainbow ^^), même si ca me semble pertinent, car on a quasi tout dit sur ceux qui aiment pas, et que là, y a à dire, et que ca donne une tournure intéressantes à la discussion :D

Et je ne trouve pas que le fétichisme des chatouilles soit plus simple à expliquer que les autres, au contraire. C'est super intriguant d'aimer et de ressentir quelque chose de très fort vis-à-vis d'une sensation utilisant le même circuit que celui de la douleur ! Et pourtant je n'arrive pas à associer le fétichisme des chatouilles au masochisme (sans vouloir dénigrer les personnes le pratiquant !)

Lilo



Que dire du masochisme... Associer la douleur en soi au plaisir ? Improbable à dire comme ca, mais loin d'être infaisable... La domination, on a assez de topics comme ca sur le forum pour ne pas développer, je pense. Ben on peut dire ce qu'on veut, y a pas que de ça, mais y a des similitudes indéniables avec le masochisme, c'est juste que le terme fait peur aux gens. Pour se rassurer, l'humain dénigre souvent un autre, c'est comme ça.


Le masochisme fait appel au plaisir ressenti par la douleur et le jeu de domination en général, alors que le fétichisme des chatouilles est vraiment fixé sur les chatouilles, allant parfois avec la fascination des certaines zones, de certaines pratiques associées (les pieds, les ventres, les aisselles, le bondage...). Même si personnellement, la plupart des choses allant avec les chatouilles ne m'intéressent pas sans les chatouilles en elles-mêmes. (ce qui n'est pas le cas de tout le monde, bien sûr...)

Je m'embrouille un peu en parlant, j'espère avoir été suffisamment claire quand même xD

Lilo



Qu'est-ce que je disais quand à la peur qu'inspire le masochisme ? xD
Sans vouloir te vexer, je trouve que tu vas chercher des différences entre la masochisme et le tickling sur des plans concrets alors qu'il était question des circuits de la douleur, ect... :)

Enfin, tout est une question de points de vue, si tu envisage les choses autrement, peut-être adhéreras tu à un truc auquel tu n'adhérais pas avant... :)

Bref, j'ai fait un gros pavé, je vais m'arrêter là, sinon on en a encore pour quatre ans, avec les cinq de ce message, ca va faire beaucoup... (et je sauve mophy en lui donnant plus de pistes de réflexion, accessoirement :p)

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

Ah non mais là c'est moi qui ne suis pas d'accord ! x)




Ça définit, selon ma définition personnelle, ce qui explique le comportement des gens là où l'expérience personnelle n'intervient pas. Quand on dit qu'une personne est de telle ou telle nature, c'est qu'elle ne réagira pas pareil à une personne d'une autre nature. Alors oui, l'expérience influence ta nature, mais il y a un petit plus qui fait que chaque personnalité est unique. Et je suis complètement incapable de t'expliquer ce fonctionnement, je n'ai même pas de théorie à ce sujet. :)

Kenshira



Donc toi tu penses plutôt à une essence transcendante ? Mmmmh... Moi je n'arrive pas à adhérer à ça, je suis trop scientifique pour pouvoir imaginer une nature qui ne serait ni inscrite dans nos gènes, ni quoi que ce soit.
Une personnalité qui existerait déjà en nous, comme ça ? C'est scientifiquement inenvisageable, tout ce que ton esprit est et fait aujourd'hui a une origine soit essentielle (les gènes, ce qui te définit avant même que tu sois né), ou ce que tu as accumulé pendant ta vie. Et crois moi, le cerveau humain est bien assez complexe pour, par un mélange de ces choses là, créer des humains tous différents, car il est IMPOSSIBLE que tout le monde ait exactement le même passé ! ^^



Comme je disait précédemment, je pense pas que l'expérience définisse totalement la personnalité d'une personne. Pour moi, ca suite ce schéma :

Personnalité = expérience (=~98% de la personnalité) + nature (=~2% de la personnalité).

Ne dit-on pas que les gens sont tous uniques ? Selon moi,en raison de la grosse part de l'expérience, on retrouve des gens aux personnalités "semblables", notamment à cause des codes de la société (faites ceci, faite pas ca = personnes quasi similaire). Cependant, quand on creuse la personne, on tombe sur ce qui est unique chez elle (ce qui est, selon moi, encore un mix, bien que moindre, de la nature et de l'expérience).

Mais définir un pont entre la matière et l'esprit...Oulah, on y est pas encore ^^

Kenshira



La encore, je ne vois pas en quoi l'existentialisme va à l'encontre de la diversité... ^^ Et les codes sociaux sont bien faibles face à tout ce qu'on vit enfant, avoir même de savoir parler, et tout ce qu'on vit même instinctivement avant même de savoir ce qu'est la honte, ce qu'est l'insertion sociale, ce que sont les codes...
Et je suis persuadée que c'est à ce moment là que l'humain se forge, qu'il découvre, et qu'il met en forme le futur adulte qu'il sera. Je ne crois pas en la magie, et je suis persuadée que si on essayait de conceptualiser deux jumeaux qui aient exactement le même génôme, et qui aient vécu exactement les mêmes choses, aux mêmes moments, et en ayant eu les mêmes ressentis, on obtiendrait des êtres humains égaux (ce qui est, bien entendu, impossible...)



Que dire du masochisme... Associer la douleur en soi au plaisir ? Improbable à dire comme ca, mais loin d'être infaisable... La domination, on a assez de topics comme ca sur le forum pour ne pas développer, je pense. Ben on peut dire ce qu'on veut, y a pas que de ça, mais y a des similitudes indéniables avec le masochisme, c'est juste que le terme fait peur aux gens. Pour se rassurer, l'humain dénigre souvent un autre, c'est comme ça.

Kenshira



La par contre je me vexe, j'ai beaucoup de respect pour les SM en général, que je ne considère en rien "pires" que nous ou quoi que ce soit dans ce genre là. Ce sont des gens qui tout comme nous, ne sont pas dominés par leurs envies hein, contrairement à ce que l'image colportée par la société essaie de faire croire. Et je n'en ai absolument pas peur. J'ai déjà lu des témoignages, j'ai déjà essayé de chercher des similitudes avec ce que moi je ressens en me faisant chatouiller, mais ma perception de mon fétichisme des chatouilles est différente, ce qui n'est peut être pas le cas de tout le monde, certes. Mais de mon côté, je me focalise sur la sensation des chatouilles uniquement, et même si dans ces situations je peux trouver de l'intérêt dans ce qui dérive des chatouilles, je n'arrive pas à assimiler ce que recherchent les masochistes, soit une libération totale de leur être de toute contrainte, un laisser aller à la douleur pour atteindre le plaisir.
Là je dirai qu'il n'y a pas de définition précise et universelle du fétichisme des chatouilles, et on ne recherche pas tous les mêmes choses là dedans. Faire une analogie avec le masochisme peut être pertinente ou non, à vous de faire une introspection ... ^^'


Qu'est-ce que je disais quand à la peur qu'inspire le masochisme ? xD
Sans vouloir te vexer, je trouve que tu vas chercher des différences entre la masochisme et le tickling sur des plans concrets alors qu'il était question des circuits de la douleur, ect... :)

Enfin, tout est une question de points de vue, si tu envisage les choses autrement, peut-être adhéreras tu à un truc auquel tu n'adhérais pas avant... :)

Bref, j'ai fait un gros pavé, je vais m'arrêter là, sinon on en a encore pour quatre ans, avec les cinq de ce message, ca va faire beaucoup... (et je sauve mophy en lui donnant plus de pistes de réflexion, accessoirement :p)

Kenshira



Là encore, je n'ai absolument pas peur du masochisme, il ne fait simplement pas partie des choses que j'ai envie d'expérimenter. Tout comme toi et le fétichisme des pieds, il me semble ? Je ne vois pas pourquoi la pratique SM devrait être placée à un degré supérieur, à un stade différent... ^^

Et la perception de la douleur est bien sûre régie par l'encéphale... Et là encore tout n'est que "traduction" des signaux reçus, en plaisir ou déplaisir. Et le seul moyen d'associer quelque chose de classiquement douloureux ou désagréable à quelque chose d'agréable est une sécrétion d'hormone, l'endorphine. Je t'avoue ne pas avoir les moyens d'expérimenter ça chez des sujets fétichistes des chatouilles (ça fait un peu barbare dit comme ça... xD) mais ça ne m'étonnerait pas que la sensation de plaisir en se faisant chatouiller soit due à cette fameuse hormone, comme chez les masochistes, bien sûr, mais la différence est qu'ils ne perçoivent pas le plaisir dans les mêmes conditions que nous, et là encore tout est une question de ressenti, et de vécu. Car la mémoire joue, ton cerveau anticipe, et je reste persuadée que cette décision inconsciente est basée sur notre vécu, nos envies qui se sont forgées au fil du temps et des circonstances (et qui font donc aussi partie de notre vécu !..)

Je ne crois pas aux recettes miracles de personnalité qui puissent être transcendante à notre corps, rien n'est inné, tout est acquis ^^

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

Oufti mazette ! J'ai de la lecture là ! :O :D Mon cerveau est en mode dodo donc j'ai pas le courage de tout lire en détail... Je répondrai à mon aise dans la semaine donc ne vous étonez pas si je disparais d'ici là. En fait au départ j'avais justement pensé à plus d'élément que la volonté de vouloir contrôler qui m'a fait ouvrir ce topic, mais pour pas saouler les gens avec un énorme pavé à lire (plus long que le premier que j'ai fait on va dire :D ), je m'étais limité à ça. Mais en voyant que peu de personnes ont finalement répondu, on peut faire un peu dévier le sujet original, parce que ce qui s'y dit reste vraiment intéressant. ;) Donc continuez en paix ! :)

Mais en effet, les autres éléments que tu cites Mophète sont autant de possibilités qui font qu'une personne pourra ne pas aimer. C'est super intéresant la façon dont tu as résumé ça et à vrai dire je n'ai rien à y ajouter, tu as mis en mots ce que j'avais en tête et que je maintenait là en attendant. :)

J'ai vu en diagonale la question de savoir quel pouvait êtr ele poids des associations pour créer le plaisir/déplaisir des chatouilles ou du fétichisme à proprement parler, je ne sais plus. ben il est énorme. Surtout que les associations se font de façon non-consciente. Pas dans un sens freudien avec un inconscient un peu mystique lol, mais on sait de façon tout à fait sérieuse que les associations se font sans qu'on ne se rende compte de pas grand chose. Puis il suffit que ça se répète queleus fois, puis qu'un des éléments apparaisse pour que ça active l'autre qui y est associé (action, émotion, pensée, image, etc.) sans qu'on sache trop pourquoi. Enfin bref, oui, il est fort probable dans dans pas mal de cas le plaisir/déplaisir pour les chaotuilles soit lié à une association quelconque à un moment donné de la vie. A forciori pour le fétichisme (j'utilise le mot dans son sens exact, le "fétichisme des chatouilles" étant en fait un non-sens), puisque là, il y a excitation sexuelle associé à l'observation ou la pensée d'un endroit du cors (ou d'un objet).

Puis, Lilo et Ken, vous ne vous comprendrez jamais parce que vous utilisez tous les 2 les termes de "nature" et "personne" dans des sens complètement différent, j'ai l'impression. enfin surtout Ken, tu utilises le terme de personnalité dans un sens inhabituel, du coup j'avoue que même moi quand je te lis, je ne comprends pas du tout ce que tu veux dire, en fait, ou alors c'est le mode dodo de mon cerveau qui fait ça et ça ira mieux quand je pourrai relire tout ça à l'aise.

Lilo, je vois ce que tu veux dire par l'expérience. Je suis d'accord avec toi dans le sens où effectivement, nos expériences peuvent favoriser le fait qu'on puisse avoir plus ou moins honte d'avoir certaines réactions, de vouloir plus ou moins avoir du contrôle, d'avoir plus ou moins de fierté à vouloir défendre, etc. Je ne crois pas que TOUT soit lié aux expériences uniquement, il y a des prédispositions dans toutes sortes de domaines et ça ne doit pas être l'exception ici. Mais il est vrai que nos expériences, rencontres, etc. peuvent contribuer à les activer/désactiver plus ou moins et qu'elles doivent donc jouer un rôle assez grand dans tout ça. Mais bon, au final, quand une personne dira "j'aime pas qu'on me chatouille", l'important ne sera pas de savoir son passé pour savoir le pourquoi du comment qu'elle n'aime pas ça, mais de pouvoir, dans le moment présent, être en mesure de mettre des mots plus précis sur ce sentiment de déplaisir (Honte ? "Douleur" ? etc. etc.), et pouvoir avoir un dialogue constructif. Voire, si la personne a envie, essayer d'expérimenter quelque chose de neuf (P.ex. se laisser aller, ou ne plus associer ça à une punition comme dans le cas de la personne dont j'ai d'ailleurs suivi admiratif l'évolution sur le forum ;) , ou que sais-je encore ).
Mais comme le dit Mophète, et c'est un truc qui me semble important aussi, c'est de ne pas non plus vouloir à tout pris vouloir faire aimer à tout le monde. Déjà je crois que c'est inutile, et ensuite impossible...

bon, finalement j'ai écrit pas mal, même si j'ai pas encore tout lu en détail. J'ai plus le courage de corriger mes fautes par contre... Et je compléterai dans la semaine au besoin quand je lirai à tête plus reposée. en tout cas, je suis vraiment contant que mon sujet vous ai plu et que vous le faciez vivre de cette façon, vous dites des trucs super intéressants ! Donc n'hésitez pas à continuer, même si ça dévie, du moment qu'on reste plus ou moins dans la veine du sujet, et sinon ben, nouveau sujet, ça fera vivre le fofo. :p Et les nouveaux contributeur(trice)s sont les bienvenu(e)s ! ;)

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

Bon, j'allais dire que j'allais continuer par mp, comme Lilo m'en avait envoyé un pour proposer de continuer ailleurs, mais bon... On continuera ailleurs si besoin est. En tout cas, je suis encore frais, et je suis parti pour mon dernier pavé, surement colossal, de la soirée. A dans trois heures, pour ceux qui seront encore là :D

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

Ah non mais là c'est moi qui ne suis pas d'accord ! x)

Lilo



Noooon, quelle coincidence... A vrai dire... moi aussi :lol:

Reprenons, donc..


Donc toi tu penses plutôt à une essence transcendante ? Mmmmh... Moi je n'arrive pas à adhérer à ça, je suis trop scientifique pour pouvoir imaginer une nature qui ne serait ni inscrite dans nos gènes, ni quoi que ce soit.
Une personnalité qui existerait déjà en nous, comme ça ? C'est scientifiquement inenvisageable, tout ce que ton esprit est et fait aujourd'hui a une origine soit essentielle (les gènes, ce qui te définit avant même que tu sois né), ou ce que tu as accumulé pendant ta vie. Et crois moi, le cerveau humain est bien assez complexe pour, par un mélange de ces choses là, créer des humains tous différents, car il est IMPOSSIBLE que tout le monde ait exactement le même passé ! ^^

Lilo



Transcendante... Non, je crois pas à la magie, ni rien de tout ça, je tourne pas ca comme ca, voyons :lol:

Dis moi voir pourquoi tu préfère les maths aux svt, ou vice versa ? (trop compliqué, gnagnagni, gnagnagna, ect...) Je pense pas que ca s'explique selon l'expérience, ce genre de chose, c'est dans ta nature, donc à défaut de parler d'inné, comme tu dis, on devrait parler de prédisposition; plutôt. Pourquoi, si tu aime la musique, tu préfère tel ou tel instrument ? Prédisposition, tout simplement. Ca peut pas venir d'une expérience (parlons de ce qu'on préfère car on aime, pas selon qu'on sait jouer ou pas). Jusqu'a preuve du contraire,si les gènes font ton cerveau, je pense pas que ce soit avec ca qu'on fait une personnalité...

La encore, je ne vois pas en quoi l'existentialisme va à l'encontre de la diversité... ^^ Et les codes sociaux sont bien faibles face à tout ce qu'on vit enfant, avoir même de savoir parler, et tout ce qu'on vit même instinctivement avant même de savoir ce qu'est la honte, ce qu'est l'insertion sociale, ce que sont les codes...
Et je suis persuadée que c'est à ce moment là que l'humain se forge, qu'il découvre, et qu'il met en forme le futur adulte qu'il sera. Je ne crois pas en la magie, et je suis persuadée que si on essayait de conceptualiser deux jumeaux qui aient exactement le même génôme, et qui aient vécu exactement les mêmes choses, aux mêmes moments, et en ayant eu les mêmes ressentis, on obtiendrait des êtres humains égaux (ce qui est, bien entendu, impossible...)

Lilo



Justement, c'est en effet très faible, mais il faut le faire, c'est comme cela qu'on obtient encore une facade à prendre en société. Ben justement, là où deux humains ont la même expérience, ici deux jumeaux, pour moi, c'est ce que j'appelle la nature qui fait la différence. C'est ça qui force, qu'importe l'accord, les divergences sur un sujet, plus on s'y immerge, à apparaître, tôt ou tard. Et ce qui fait en partie que chaque humain est unique, dans sa personnalité profonde. (biologiquement, ce sont les gênes, comme prouvé scientifiquement).

La par contre je me vexe, j'ai beaucoup de respect pour les SM en général, que je ne considère en rien "pires" que nous ou quoi que ce soit dans ce genre là. Ce sont des gens qui tout comme nous, ne sont pas dominés par leurs envies hein, contrairement à ce que l'image colportée par la société essaie de faire croire. Et je n'en ai absolument pas peur. J'ai déjà lu des témoignages, j'ai déjà essayé de chercher des similitudes avec ce que moi je ressens en me faisant chatouiller, mais ma perception de mon fétichisme des chatouilles est différente, ce qui n'est peut être pas le cas de tout le monde, certes. Mais de mon côté, je me focalise sur la sensation des chatouilles uniquement, et même si dans ces situations je peux trouver de l'intérêt dans ce qui dérive des chatouilles, je n'arrive pas à assimiler ce que recherchent les masochistes, soit une libération totale de leur être de toute contrainte, un laisser aller à la douleur pour atteindre le plaisir.
Là je dirai qu'il n'y a pas de définition précise et universelle du fétichisme des chatouilles, et on ne recherche pas tous les mêmes choses là dedans. Faire une analogie avec le masochisme peut être pertinente ou non, à vous de faire une introspection ... ^^'

Lilo




Je ne parlais pas dans ton cas, mais en général. Moi aussi j'ai beaucoup de respect pour eux, j'ai même discuté avec beaucoup d'entre eux, et son même bien plus sereins dans leur trip que beaucoup de vanilles sexuellement (la touche mdr :lol:). Et en dehors de ça, tu pourras pas dire qu'ils sont flippants.. car ils sont parfaitement normaux, contrairement à ce qu'on essaye en effet de nous faire croire. Après, les raisons d'aimer les chatouilles sont multiples... Et ca peut paraître bizarre dit comme ca, certains sm recherchent un type de douleur précis (provoqué par ceci ou cela, que ce soit cravache, électricité, ect...).

Et une "autre" douleur leur sera insupportable, bien loin du plaisir recherché.... fin bref. Tout est une question de point de vue, car j'appréhende les chatouilles dans sa globalité, non uniquement avec la sensation... On se mettra pas d'accord là dessus :)

Là encore, je n'ai absolument pas peur du masochisme, il ne fait simplement pas partie des choses que j'ai envie d'expérimenter. Tout comme toi et le fétichisme des pieds, il me semble ? Je ne vois pas pourquoi la pratique SM devrait être placée à un degré supérieur, à un stade différent... ^^

Lilo



Moi non plus, pas trop mon trip, tu sais x)
Fétichisme des pieds ? Dépend de ma partenaire. Vu que je suis moyen à la base dedans, si ma partenaire s'en tamponne, c'est sur que je vais pas chercher. Cependant, si elle est dedans, pourquoi pas, ça reste une possibilité, et vu qu'il s'agit de quelqu'un qui le saurait, elle serait forcément à même de casser les préjugés, et rendre le truc encore plus intéressant... Donc ca dépend, mais dans le cas là, oui, tu t'es bien plantée :p

Les gens estiment que les chatouilles sont, comme tu dis, une source de déplaisir, et pour nous c'est l'inverse. Les gens estiment que la douleur est source de déplaisir, et pour les masochistes, c'est l'inverse. Et comme chatouille est plus "gentil" que douleur... Cherche pas plus loin. Préjugés cons, mais là quand même x)

Et la perception de la douleur est bien sûre régie par l'encéphale... Et là encore tout n'est que "traduction" des signaux reçus, en plaisir ou déplaisir. Et le seul moyen d'associer quelque chose de classiquement douloureux ou désagréable à quelque chose d'agréable est une sécrétion d'hormone, l'endorphine. Je t'avoue ne pas avoir les moyens d'expérimenter ça chez des sujets fétichistes des chatouilles (ça fait un peu barbare dit comme ça... xD) mais ça ne m'étonnerait pas que la sensation de plaisir en se faisant chatouiller soit due à cette fameuse hormone, comme chez les masochistes, bien sûr, mais la différence est qu'ils ne perçoivent pas le plaisir dans les mêmes conditions que nous, et là encore tout est une question de ressenti, et de vécu. Car la mémoire joue, ton cerveau anticipe, et je reste persuadée que cette décision inconsciente est basée sur notre vécu, nos envies qui se sont forgées au fil du temps et des circonstances (et qui font donc aussi partie de notre vécu !..)

Lilo



Ca, c'pas moi qu'ira te contredire... Y a eu pas mal d'expérience pour montrer le rapport d'assimilayion d'une chose à une autre, et on voit régulièrement des gens le confirmant ici. Cependant, note bien que je parle de ce qui fait que tu aime les chatouilles, pas de ce que tu ressens quand tu en recois, où, là, il s'agit pleinement du vécu ;)

Je ne crois pas aux recettes miracles de personnalité qui puissent être transcendante à notre corps, rien n'est inné, tout est acquis ^^

Lilo



Moi, je crois déjà pas aux miracles, encore moins à la transcendance, donc bon. Par contre, suis pas d'accord quand tu dis que "rien est inné, tout est acquis". On montre forcément des prédispositions à telle ou telle chose, comme ce que j'avais dit plus haut.

Par contre, j'en viens à me demander : qu'est-ce qui t'oriente davantage dans le rôle de chatouilleur ou chatouillé ? :hum:

Et bien évidemment, j'attends le commentaire détaillé de mophete quand à tout ça... :D

Bon, sur ce, j'ai réussi à garder deux neurones intacts, donc je peux aller pieuter tranquillement. ^_^

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

Je suis moi aussi plutôt rationaliste x)



Transcendante... Non, je crois pas à la magie, ni rien de tout ça, je tourne pas ca comme ca, voyons :lol:

Dis moi voir pourquoi tu préfère les maths aux svt, ou vice versa ? (trop compliqué, gnagnagni, gnagnagna, ect...) Je pense pas que ca s'explique selon l'expérience, ce genre de chose, c'est dans ta nature, donc à défaut de parler d'inné, comme tu dis, on devrait parler de prédisposition; plutôt. Pourquoi, si tu aime la musique, tu préfère tel ou tel instrument ? Prédisposition, tout simplement. Ca peut pas venir d'une expérience (parlons de ce qu'on préfère car on aime, pas selon qu'on sait jouer ou pas). Jusqu'a preuve du contraire,si les gènes font ton cerveau, je pense pas que ce soit avec ca qu'on fait une personnalité...

Kenshira
"Lilo"



Dans ce cas je te laisse m'expliquer ce en quoi consiste cette prédisposition... Et surtout d'où sort-elle ? XD C'est ce que je voulais dire par magie, comme si on devenait musicien, fan de sciences, ou peintre d'un coup de baguette magique ^^ A la limite cette prédisposition un peu étrange pourrait venir de, comme le dit mophete, d'un stade encore plus avancé de la naissance de l'être... En tout cas je pense fermement que ça ne tombe pas du ciel, alors si tu pouvais me définir ce qu'est la prédisposition, ça éviterait un éventuel malentendu, peut-être juste qu'on devrait se mettre au point sur la définition des termes qu'on utilise ^^ (comme l'a suggéré Rainbow d'ailleurs xD)

Par contre j'avoue qu'en ce qui concerne la musique, c'est quelque chose qui m'a toujours fasciné, je sais que là encore le plaisir ressenti à l'écoute de musique est du à une sécrétion d'hormone (une hormone du plaisir dont je ne me souviens plus du nom... ), mais le grand mystère est de comprendre comment un enchaînement de sons d'une certaine fréquence peut nous faire ressentir tout ça, et ça fait partie des raisons pour lesquelles je me suis dirigée vers des études de médecine, l'étude du cerveau m'a toujours captivée.
Et je pense que ça s'explique, et qu'il y a un lien avec la mémoire.... L'association de son avec du plaisir peut-être ? En tout cas je sais que mes parents m'ont fait écouter beaucoup de musique étant jeunes (bien qu'ils ne soient pas musiciens), et c'est moi qui ai désiré faire de la musique étant plus jeune.
Donc il doit y avoir un lien entre les passions et le vécu.



Je ne parlais pas dans ton cas, mais en général. Moi aussi j'ai beaucoup de respect pour eux, j'ai même discuté avec beaucoup d'entre eux, et son même bien plus sereins dans leur trip que beaucoup de vanilles sexuellement (la touche mdr :lol:). Et en dehors de ça, tu pourras pas dire qu'ils sont flippants.. car ils sont parfaitement normaux, contrairement à ce qu'on essaye en effet de nous faire croire. Après, les raisons d'aimer les chatouilles sont multiples... Et ca peut paraître bizarre dit comme ca, certains sm recherchent un type de douleur précis (provoqué par ceci ou cela, que ce soit cravache, électricité, ect...).

Kenshira



Je n'ai jamais dit qu'ils l'étaient... ^^


Moi non plus, pas trop mon trip, tu sais x)
Fétichisme des pieds ? Dépend de ma partenaire. Vu que je suis moyen à la base dedans, si ma partenaire s'en tamponne, c'est sur que je vais pas chercher. Cependant, si elle est dedans, pourquoi pas, ça reste une possibilité, et vu qu'il s'agit de quelqu'un qui le saurait, elle serait forcément à même de casser les préjugés, et rendre le truc encore plus intéressant... Donc ca dépend, mais dans le cas là, oui, tu t'es bien plantée :p

Les gens estiment que les chatouilles sont, comme tu dis, une source de déplaisir, et pour nous c'est l'inverse. Les gens estiment que la douleur est source de déplaisir, et pour les masochistes, c'est l'inverse. Et comme chatouille est plus "gentil" que douleur... Cherche pas plus loin. Préjugés cons, mais là quand même x)

Kenshira



Je ne me suis pas plantée, je savais que tu n'étais pas fétichiste des pieds, c'est d'ailleurs pour cela que j'en ai parlé ^^
C'est pas trop mon genre de ne "pas chercher plus loin", mais là je t'avoue que je n'ai pas bien compris, "préjugés à la con, mais là quand même" what ?? ^^


Ca, c'pas moi qu'ira te contredire... Y a eu pas mal d'expérience pour montrer le rapport d'assimilayion d'une chose à une autre, et on voit régulièrement des gens le confirmant ici. Cependant, note bien que je parle de ce qui fait que tu aime les chatouilles, pas de ce que tu ressens quand tu en recois, où, là, il s'agit pleinement du vécu ;)

Je ne crois pas aux recettes miracles de personnalité qui puissent être transcendante à notre corps, rien n'est inné, tout est acquis ^^

Kenshira


Moi, je crois déjà pas aux miracles, encore moins à la transcendance, donc bon. Par contre, suis pas d'accord quand tu dis que "rien est inné, tout est acquis". On montre forcément des prédispositions à telle ou telle chose, comme ce que j'avais dit plus haut.

Par contre, j'en viens à me demander : qu'est-ce qui t'oriente davantage dans le rôle de chatouilleur ou chatouillé ? :hum:

Et bien évidemment, j'attends le commentaire détaillé de mophete quand à tout ça... :D

Bon, sur ce, j'ai réussi à garder deux neurones intacts, donc je peux aller pieuter tranquillement. ^_^
"Lilo"



Oui mais, les prédispositions peuvent être innées, ou acquises, mais je ne vois pas ce qu'elles peuvent être d'autres. Et étant donné qu'on a pas encore découvert de gène "fan de chatouilles", j'ai du mal à voir d'où ça peut bien sortir, étant donné qu'on naît neuf, comme l'a dit mophete :p

Je pense que ce débat sur l'origine des fétichismes/goûts/passions n'a pas lieu de continuer ici, étant donné que Kenshira comme moi avons donné nos points de vue, on risque de mettre longtemps à trouver un terrain d'entente, et j'ai peur de monopoliser la parole. Je continuerai bien sûr à donner mon avis, mais j'espère prendre moins de place sur les autres x)
Même si je n'ai pas l'intention de démordre, hein Kenshira ^^

On peut en effet orienter la suite sur ce qui nous amène à être plus chatouilleur que chatouillé, et là encore je pense que ce la position qu'on a eue pendant les chatouilles de notre enfance joue, et là je ne pense pas qu'il y ait de règle précise, quelqu'un ayant beaucoup été chatouillé jeune peut avoir envie de revivre ça, ou de passer de l'autre côté, au contraire, plein de choses influencent ça...

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

En effet, pour cette fois, on va s'arrêter ici, que ceux qui ont quelque chose à dire continuent, on vous fera peut-être part du résultat du débat (qui j'en suis sur, sera trèèès long^^) un peu plus tard. Bref, amusez vous bien sur ce topic, les gens ;)

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

Eh bien je crois que le principal a été dit sur le thème initial... :) En tout cas pour ma part je n'ai rien à ajouter. On a commencé à dévier sur la fin mais je trouve que ce topic a été super productif !

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

C'est toujours intéressant de se casser un peu la tête oui :)
En espérant que d'autres se sentiront intéressés après nous, sait-on jamais ! x)

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

Après ce long débat, j'ai bien peur de ne pas apporter une pierre d'une importance capitale à l'édifice, mais tant pis !

Je fais justement partie de ces personnes qui ne veulent pas être chatouillées, mais uniquement chatouiller. Je pense que les raisons pour lesquelles on peut refuser d'être chatouillées ont déjà été toutes évoquées, en tout cas, celles qui me sont venues à l'esprit. Je vais donc me contenter d'apporter mon expérience personnelle à ce qui a déjà été dit.

Tout d'abord, les chatouilles ne sont pas pour moi une sensation agréable. Je ne sais pas si c'est une question de sensibilité ou d'association avec un phénomène perçu comme négatif, mais je n'aime réellement pas la sensation, qui s'apparente pour moi à une violation de mon intimité, ainsi qu'à, oui, une forme de douleur, comme une brûlure.

Mais au delà de ça, je pense effectivement qu'il y a une question de refus de se laisser aller. En effet, quand je suis avec mon copain, la sensation est beaucoup moins insupportable, même si elle peut être désagréable si trop soutenue, car je n'ai pas peur de lâcher prise face à lui.

Par contre, accepter de me faire chatouiller attachée, je ne peux pas l'envisager. En tout cas, pas avec quelqu'un en qui je n'ai pas une totale confiance. Donc, pas avec quelqu'un rencontré il y a quelques mois sur un forum, par exemple, quel que soit le temps que l'on ai pu passer à parler.

Et même sans les attaches, simplement pour une bataille de chatouilles, j'aurai énormément de mal à le supporter. C'est beaucoup une question de sensation désagréable, je pense, alliée malgré tout, je le reconnais, au refus de perdre le contrôle dans certaines situations. Même si je n'ai non plus un besoin de contrôle pathologique (enfin, je crois), je n'ai pas envie de me laisser aller devant n'importe qui non plus.

Bon, ceci étant dit, je voulais revenir sur un sujet qui a été abordé dans ce débat, et qui m'a interpellé. Je serai justement très curieuse de savoir ce que peuvent rechercher les personnes qui, elles, aiment se faire chatouiller. De part ma (maigre, encore) expérience de bourreau, je sais que les attentes sont réellement différentes selon les victimes, et selon les situations. Du coup, je serai très curieuse de connaître celles-ci.

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

Je crois bien que la plupart des personnes qui aiment se faire chatouiller le sont pour les raisons inverses que tu évoques et que toi tu n'apprécies pas :)
La sensation de lâcher prise, de ne pas contrôler les choses. Ca doit être la même chose qu'en amour un peu :hum: Quand tu es attaché il faut mieux avoir confiance en la personne avec qui tu es car effectivement tu ne contrôles plus grand chose, si elle décide de faire si ou ça c'est à son bon vouloir finalement :hum2: Si tu avais dis n'insistes pas trop ici ou là où n'utilises pas tel ou tel instrument et qu'elle décide de s'attarder à l'endroit ou d'utiliser l'instrument ça ne dépend plus de toi :baillon2: Tu es juste convié à attendre et à subir le temps que ton partenaire le souhaite ... Après tu n'as rien à faire si je puis dire, c'est place à l'imagination de la personne en question :lol: Et puis pour pas mal le fait d'être chatouillé intensément ça te vide, tu n'as pensé à rien et tu es crevé après.
On est tous différents, certains aiment la sensation, d'autres nan. Après peut être que psychologiquement ya un blocage ou un ressentis différent si on appréhende ou pas, ça je n'en sais rien. Le fait d'être avec une personne que l'on connaît bien ou non doit par contre jouer une part importante, surtout chez ceux qui appréhendent un peu.
Enfin ce n'est que mon avis :D

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

Moi, ce qui me derange la dedans, pour etre un peu revenu au sujet initial, etant dans le meme cas que Chinow et Lelisa, c'est que plus que la question de confiance, c'est surtout que je trouve la sensation juste insupportable ET desagreable, et la, je pense que c'est pas que la question de la partenaire... ^^'

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

Je suis d'accord avec ST, la confiance est une chose qui se gagne.

Cela dit il ne faut pas oublier qu'on a une vraie déformation liée au support, on a tendance à se méfier énormément des gens sur internet qui se cachent sous un pseudo, alors que parfois quand un groupe d'amis ou l'entourage familial introduit une nouvelle personne dans notre sphère sociale il ne faut que quelques heures pour que le courant passe et qu'on se permette, par exemple, de danser, de se bagarrer, ou de faire un massage à ladite personne :)

Evidemment ça n'enlève en rien le fait qu'il faut faire attention aux personnes qu'on rencontre sur le net, mais il ne faut pas non plus poser trop de barrières, au risque de décourager des gens sympas et nous faire passer à côté de belles rencontres...

Mon conseil ? Surtout ne vous enfermez pas dans des relations virtuelles. Si vous pouvez vous rencontrer IRL pour boire un café, faites le au plus vite, ça permettra de se rendre compte d'autant plus rapidement si la "connexion" est là et si une séance est envisageable :)

Après pour la question d'être attachée, je pense que c'est uniquement lié à l'appréhension de la première fois. Se faire attacher n'est pas un geste anodin, certes, mais même dans un cadre intime une fois qu'on a passé le cap de la première fois tout est plus facile, et on se prends moins la tête ;)

Donc Chinow, si tu es curieuse, essaye de vivre ça avec ton copain :) je me reconnais dans ta définition de la "brûlure", puisque j'ai moi même une zone du corps si sensible qu'il est juste inenvisageable de la toucher avec quoi que ce soit (alors que pour d'autres zones je suis chatouilleux et très amateur de ça :) ). Pourtant avec ma copine on a beaucoup progressé là dessus, et petit à petit elle se rapproche de cette zone, qui finira certainement par lui appartenir comme le reste :p

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

Concernant la perte de contrôle c'est exactement ce qui est recherché quand on se fait attacher... Qu'on ressente l'envie de le faire ou qu'on ait une grosse appréhension, il faut se lancer pour savoir si ça plaît ou pas :) c'est ça qui est excitant, qui rend les choses plus intenses... c'est purement cérébral ;)

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

Mon conseil ? Surtout ne vous enfermez pas dans des relations virtuelles. Si vous pouvez vous rencontrer IRL pour boire un café, faites le au plus vite, ça permettra de se rendre compte d'autant plus rapidement si la "connexion" est là et si une séance est envisageable :)


Je suis tout à fait d'accord, Softboy ! Et que ce soit ou non pour une séance, d'ailleurs. J'ai fait de très belles rencontres par le biais de ce forum, ce que je n'aurai pas forcément imaginé lorsque je me suis inscrite ici.

Pour le fait d'être attachée ou pas, je pense que ça n'est pas du tout ça qui joue (je le confirme, même), mais surtout de la personne qui m'attache. Même si le feeling passe très bien, j'ai énormément de mal à accorder autant de confiance à quelqu'un. Je ne pense d'ailleurs pas être la seule, car se faire attacher signifie qu'on est totalement à la merci de l'autre. Je ne pense pas qu'on ne puisse ressentir aucune appréhension au départ, même si on apprécie réellement la personne en face. Du moins, la première fois ;)

Et pour ce qui est des chatouilles avec mon copain, j'y travaille ! Il commence d'ailleurs à y prendre un peu goût, ce qui me fait énormément plaisir (même si, du coup, il me chatouille plus aussi ><).

Oui, je pense qu'il faut essayer pour vraiment savoir si on aime ou pas. Mais si j'essaye un jour, ce ne sera pas pour tout de suite, car là, ce ne serait pas seulement avec appréhension, mais réellement vécu comme une contrainte. Je ne pense pas non plus qu'il faille se forcer, sinon l'expérience ne pourra qu'être négative, ce qui serait vraiment dommage !

@ Sérial : Merci pour ton message, tu m'as vraiment aidé à clarifier les choses. Effectivement, je crois que je comprends un peu mieux ce qui est recherché. Donc merci infiniment pour ton avis (et ça n'est pas "que" ton avis, il est précieux u.u).

@ Persona : J'ai un peu lu, en effet, ton évolution sur ce forum. Et sache que tu as réellement toute mon admiration. Mais une admiration sans borne. Ce que tu as entrepris t'a demandé à la fois un courage et une détermination énorme, et tu es finalement arrivée à un stade où tu peux aimer les chatouilles. Woah.

Cela tient en effet pour moi d'une réelle sensation de violation de mon intimité, et même si je ne fais pas de crise d'angoisse non plus, les chatouilles appuyées peuvent en effet finir par me faire réellement paniquer.


Avec tous vos messages, je pense qu'il s'agit énormément de confiance envers le partenaire, en fait. En tout cas, c'est ce que j'en retiens. Merci de toutes vos réponses, réellement.

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

Mais de rien Chinow si on peut rendre service ya pas de soucis :)

D'accord avec toi Softboy mais moi je dirais que je trouve ça plutôt normal ce genre de méfiance surtout chez une fille, yen à certains qui sont clairement lourds ... Après il ne faut pas tomber dans la peur de l'autre comme tu l'as expliqué.

Personnellement quand on me chatouille, je ferai n'importe quoi pour que ça s'arrête... mais quand ça s'arrête, je ferai n'importe quoi pour que ça recommence. Bref, c'est dur à définir. C'est LA phrase qui résume beaucoup de choses selon moi. On ne va pas se mentir je pense que la majorité est dans le cas ou la première fois que tu es attaché tu as une appréhension certaine (même si les plus habitués ne s'en souviennent peut-être plus :D ). Je n'ai pas suffisamment d'expérience mais je pense que la première fois n'est pas la mieux non plus de part cette appréhension qui gâche un peu la chose. Je pense que l'aspect psychologique joue un rôle énorme dans l'approche des chatouilles.
Moi-même, étant quelqu'un de plutôt timide et réservé, j'ai d'abord eu une séance auquel je ne m'attendais pas et pour laquelle je n'ai pas eu le choix et je suis d'ailleurs quasiment sur que si j'avais eu le choix de cette séance, j'aurai clairement refusé. Après coup c'est vrai que ça n'était pas déplaisant et je serais passé à côté.
Après chacun sait ce qu'il ressent, il faut garder en tête que s'il y a vraiment un blocage ce n'est pas la peine d'essayer, sinon faut faire comme tu l'entends et aller au rythme que tu le souhaites. Tu as la chance d'avoir ton copain en plus pour partager ça.
Et je pense que sur ce forum tu as des profils différents qui n'hésitent pas à faire part de ce qu'ils ont vécu ou ressenti (merci à vous au passage :) pour faire avancer les débats donc tu as les cartes en main si je puis dire :D

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

Les filles n'ont pas à être plus méfiantes que les mecs, quand j'étais plus jeune je me suis fait arnaquer par un profil de jolie nana québécoise, j'ai mis 4 mois à capter que c'était un mec... à cette époque là c'était pas si bizarre de ne pas avoir de webcam... Encore aujourd'hui je suis un peu parano avec les gens, d'où l'intérêt de lever les barrières de la cam ou de la rencontre IRL assez rapidement, ça évite de ne faire que fantasmer à l'écrit et d'être déçu, qu'il s'agisse d'un fake ou pas (oui pasque quand on idéalise une personne en parlant avec elle plusieurs mois, la rencontre se passe toujours d'une manière différente de ce qu'on a pu imaginer et la déception est d'autant plus grande !)

Par contre ce qui est certain c'est que les filles sont beaucoup plus sollicitées que les gars, et c'est d'autant plus important pour elles de se rendre compte qu'il suffit de faire le tri pour que ça se passe bien, et pas de dire "oh et puis merde fais chier les forums y'a que des cons dessus" :pascontent2:

Pour tout le reste tu as entièrement raison, la phrase de Persona est vraiment pertinente ;)

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

On a déjà eu l'occasion de débattre là-dessus avec la personne qui se reconnaîtra, mais je pense effectivement que certaines personnes n'aiment tout simplement pas la sensation de chatouille en soi. Je pense qu'il y a effectivement des raisons psychologiques qui peuvent faire qu'une personne ne va pas aimer la sensation parce qu'elle l'associe à quelque chose de désagréable, ou X ou Y raison qui font que la sensation lui est désagréable. Mais je pense aussi, qu'à côté de ces personnes, il y en a, qu'on le veuille ou non (que ça nous arrange ou pas j'ai envie de dire), qui tout simplement n'aiment pas la sensation comme on peut ne pas aimer le goût de tel ou tel aliment. Je pense que quand on ne l'aime pas pour une raison qui a fait qu'on en est venu à ne pas l'aimer (traumatisme ou que sais-je), on peut effectivement finir par déconstruire les choses et arriver à aimer ça. Par contre, si intrinsèquement on n'aime pas la sensation, comme on n'aime pas tel aliment, je pense que ça risque d'être plus difficile et qu'il faut vraiment le vouloir intensément, et encore. Perso, j'ai eu beau essayer d'aimer la betterave, mon système gustatif continue d'avoir la même opinion : c'est affreux ! :)

Mais je reste quand même persuadé que dans la plupart des cas ça vient d'une difficulté à au moins tolérer la perte de contrôle que ça amène. Soit parce que c'est la perte de contrôle en soi qui dérange (P.ex. parce qu'on la perçoit comme un aveu de faiblesse si ça arrive), soit parce qu'en perdant le contrôle la personne sait qu'elle va se retrouver dans un tourbillon de sensations fortes et d'émotions dont elle peut avoir peur (et qui sont celles-là mêmes que ceux qui y sont habitués recherchent), soit parce qu'on a peur des réactions qui arrivent parce qu'on les trouve gênantes (certains pourraient être simplement gênés d'éclater de rire et de se tortiller).

En plus, à mon avis, arriver à clairement faire la différence entre ne pas aimer la sensation et ne pas aimer ce qu'elles provoquent (perte de contrôle, etc.) est difficile, quand on a l'habitude de juste dire "j'aime pas les chatouilles !" sans aller plus loin.

Quant à ceux qui aiment être chatouillés, je suis aussi de l'avis de CéréalTickler (OK c'est nul je sors :D ), il existe plein de profile différent. Personnellement, voici les raisons que j'ai pu relever après mes années de balades dans ce forum et d'autres, et qui peuvent se mélanger ou non, en fonction des gens :
- la sensation même de chatouilles* (il suffit qu'elle soit perçue au minimum ambivalente et pas complètement désagréable, comme l'a très bien décrite Persona ;
- le rire ;
- la simple impression d'amusement (par rapport aux rires et réactions spontanées du corps) ;
- la sensation de perte de contrôle, partielle ou totale, pendant quelques secondes à chaque fois ou plus longues en donnant le contrôle total au bourreau;
- les sensations fortes et émotions plus ou moins constantes (pour ceux qui aimez ça, c'est un peu comme un saut en parachute à l'infini, non ? :) ) ;
- le bien-être sans forcément la recherche de perdre le contrôle. J'ai une amie comme ça, pour elle, les chatouilles c'est juste un moment de bien-être, rien de plus, rien de cérébral derrière, pour elle c'est un peu comme une cigarette ou un verre d'alcool occasionnel si on veut ;
- connaître/dépasser ses limites ;
- idem, envie d'aller loin, mais dans un but plus de défiance du bourreau (on pourrait dire qu'on est là dans l'exercices du contrôle sur soi justement, où d'autres cherchent à ne plus en être capables) ;
- impression de se donner à l'autre dans quelque chose qui nous est à la fois insupportable /irrésistible mais au minimum tolérable et voir l'autre prendre son pied ;
- de l'excitation éventuelle ;
- un petit côté maso ;
- et je suis sûr qu'on peut en trouver d'autres.

Tout ça m'a fait me dire que si j'ai l'occasion de faire une séance avec quelqu'un, outre de me préoccuper des considérations habituelles, j'essaierai de bien connaître les motivations de la personne (ce qu'elle recherche vraiment). Parce que je me dis qu'en fonction de ce qu'elle recherche, la séance pourrait se dérouler de façon différente.

* Au sujet de l'ambivalence des chatouilles (le fait d'avoir envie à la fois que ça s'arrête mais que ça continue), je pense qu'un premier pas pourrait être que la personne veuille bien commencer par réellement faire l'expérience de sincèrement s'autoobserver un peu quelques fois en étant chatouillée au lieu de se concentrer à fuir et/ou se mettre en colère comme à son habitude. Les réflexes de fuites seront là, ils sont là aussi chez ceux qui aiment, mais je parle d'une posture mentale où la personne accepte de tout observer sincèrement. Histoire de pouvoir éventuellement découvrir qu'au final "tiens, j'avais jamais remarqué mais y'a peut-être bien un petit côté un peu tripant en fait :o ", ce qui ouvre déjà un peu la porte. Un peu comme si quelqu'un qui dirait avoir peur des sauts en parachute passait sont temps à chaque fois à juste vérifier que le parachute fonctionne bien, que le moniteur est toujours vivant, qu'on ne dévie pas trop de la trajectoire, etc;, mais qu'il en oublie de ressentir les sensations autres que la peur qu'il pourrait éventuellement ressentir. Je pense qu'il faut à la fois un minimum de confiance envers celui qui va chatouiller, et une ouverture d'esprit de la personne qui va l'être, pour se dire qu'elle va se laisser chatouiller et prendre un rôle d'observateur d'elle-même et donc d'éventuelle découverte plutôt que de défense. Pour ceux qui voudraient essayer avec quelqu'un, oubliez la séance d'une heure attaché ! lol Je n'ai jamais essayé ce que je dis là, ça m'est juste venu en discutant avec quelqu'un.

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

Eh bien, tres beau recapitulatif.. Je suis parfaitement d'accord avec ce post, et pour le coup, je n'ai rien a rajouter... je crois que la quasi totalite des raisons faisant qu'on aime ou pas a ete citee, en tout cas, je ne vois rien de plus :)

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

J'ai apporté quelques modifications au topic :
- titre changé pour qu'il corresponde mieux au contenu ;
- edit du premier post pour signaler que les raisons pour aimer sont en page 2, sinon on ne se le dit pas forcément en lisant le début ;
- dans mon dernier post avec les raisons d'aimer l'être, j'ai oublié la possible excitation chez certains, voilà qui est réglé.

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

Eh bien moi, je me situe un peu des deux côtés de la barrière...
J'en ai pas mal parlé avec certains membres de ce forum (qui se reconnaîtront), et plus j'y réfléchis, plus j'ai l'impression d'arriver à commencer à pouvoir mettre les bons mots sur ce que je ressens.

J'aime qu'on me fasse des chatouilles, c'est pour moi un moment de complicité sans égal (amant, ami(e), peu importe me concernant), un peu comme une preuve d'affection par excellence, le moment idéal pour lâcher prise... A partir du moment où il s'agit d'une personne (ou plusieurs) en qui j'ai absolument toute confiance et avec qui j'ai déjà une certaine complicité.

Ça, c'est la théorie.

En pratique, ça donne ça :
J'ai tellement de mal à accepter d'être touchée sur certaines zones de mon corps (notamment le ventre et les côtes), la faute à de vieux complexes, que j'ai tendance à me bloquer, parce que la gêne est trop forte, si forte qu'elle prend le dessus sur tous les aspects positifs que j'ai cités plus haut.
Et je n'ai qu'une seule envie dans ces moments-là : enfouir mon visage dans mes mains.
J'ai vraiment énormément de mal à me lâcher...

Enfin voilà.
Certains trouveront sûrement que mon raisonnement est idiot, d'autres pas. Au moins j'ai répondu au sujet :)

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

Jadore le sujet des chatouilles, je my intéresse. Mais aussi sûrement car jai peur d’être chatouillée. Je suis mega chatouilleuse et je ne supporte pas beaucoup cela. 

Je pense que C’est avant tout physique et peut-être psychologique puisqie je deviens dingue hystérique en essayant de fuir la sensation. Cest un gros point faible.

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

Perso je suis exclusivement ler. C'est vraiment le lâcher prise qui me pose problème. Des chatouilles légères ça peut être agréable en séance je n'apprécierais pas du tout la perte de contrôle qui en découle 🤷‍♂️.

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

Wahou, le pavé. J'avoue ne pas avoir tout lu depuis le début.

Et bien Mad, je suis tout l'inverse de toi. Je ne suis presque qu'exclusivement Lee avec les demoiselles comme avec les messieurs. Et c'est justement ce "lâcher prise" que je recherche.

Je suis assez long à me libérer, à sortir de ma bulle, mes défenses tiennent un moment avant que je n'arrive justement à ce lâcher prise, cette perte de pieds, cet abandon complet à l'autre. Mais quand on atteint ce stade, c'est presque un nirvana.

Pour arriver à cet abandon complet, j'ai besoin de temps, mais j'ai aussi besoin de le faire sous la contrainte des cordes. Le fait d'être attaché me mets à la merci de l'autre. Je suis sous son contrôle, soumis à sa volonté, ses envies. 

C'est ce que je recherche et je ne peux plus rien gérer. Je ne suis plus maitre de la situation. Et c'est ce que j'aime.

J'aime également le fait de connaitre mes limites, les atteindre, les dépasser, ce que je ne pourrai pas faire sans être contraint.

Re: Aimer vs. ne pas aimer être chatouillé(e) : quelles raisons?

Il y a eu des discussions, sur des forums BDSM, concernant les motivations.

La conclusion est qu'il y en a beaucoup, ainsi que des associations de plusieurs motivations.

* Un contremaître ou un ouvrier peut chercher à se défouler, ce qu'il ne peut pas faire au boulot

* Un contremaître ou un ouvrier peut chercher à ressentir ce que l'autre ressent

* On peut chercher à garder son calme dans les jours ou les heures qui précèdent la séance. Sur des séances régulières, plus la précédente est trash, plus on travaille cette motivation 

* J’appellerais ça la motivation montagnes russes ou grands manèges: quand a fermé la barre de sécurité, c'est trop tard, il faut penser à l'après séance.

* Se dire qu'après la séance, on a réussi. On ne pouvait pas louper, on est attaché 😜

* etc ... etc ... etc ...

On pourrait en trouver d'autres pour les séances à 1 ler et 2 ou 3 lee.