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- French domination (Chapitre 7)
Histoire ajoutée le
30/12/2011
Épisode ajouté le
30/12/2011
Mise-à-jour le
03/07/2021
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Richard J. Williams - il y a 14 ans
[center:1a4rws6b][size=150:1a4rws6b]French domination[/size:1a4rws6b][/center:1a4rws6b] [size=150:1a4rws6b]Cas n°1.[/size:1a4rws6b] Chapitre 1 - Par les liens du sang. Trois coups à la porte. Un moment d'attente, le silence. Quelques pas grinçant sur le plancher se font entendre derrière la porte qui s'ouvre sur un homme d'une cinquantaine d'années qui lui tendit la main, un sourire bienveillant sur le visage. - Bonjour Alex. Comment allez-vous depuis la dernière fois ? Le jeune homme entra dans le cabinet aux murs tapissés de tableaux, d'étagères remplies de bouquins, et aux canapé de cuir confortables, mais tellement clichés. - Bonjour Docteur ! Dit-il en s'asseyant dans un fauteuil face au quinquagénaire, nerveux. Bien, bien. L'homme en tout cas n'avait pas changé ; il avait toujours cette façon calme et posée de s'exprimer, et cette barbe, dont les poils fournis étaient bien taillés et entretenus. Avec ses larges épaules carrées et sa taille juste au-dessus de la moyenne, il faisait un peu ours, mais un ours respectable et propre sur lui. - Pas de nouvelles terreurs nocturnes ? Demanda-t-il, calme et parfaitement détendu. Cette attitude de l'analyste soulagea partiellement le jeune homme, qui se redressa un peu sur son fauteuil. - Non. Je vais mieux en ce moment. Se contenta-t-il de répondre, bien que tout dans sa posture et sa gestuelle montraient qu'il était stressé, voire angoissé. L'homme croisa les jambes, le regardant simplement. - j'ai fait un rêve, cette nuit. - Un rêve ? - Oui, de ma soeur... L'homme le regarda, d'un air neutre, mais qui signifiait clairement qu'il voulait en entendre plus. - Il y avait ma babysitter aussi... - Racontez-moi ça. Dit-il en le regardant attentivement. - Vous savez... on a beaucoup parlé de ma relation difficile avec ma soeur dans mon enfance, mais il y a plusieurs choses que je ne vous ai pas dit, notamment parce-que j'ai toujours été incapable de me rappeller d'une grande partie de mon enfance... Un moment de silence dans la pièce. - Vous savez que ma mère nous a forcé à avoir une babysitter jusqu'à l'âge de 18 ans... L'homme hoche la tête, sans rien dire. - En fait ce dont je voulais vous parler aujourd'hui ce n'est pas tellement le rêve, mais c'est tous les souvenirs qui me sont depuis revenus en mémoire. Le premier remonte à mon adolescence... Je devais avoir dans les 15 ans. A l'époque je me disputai constamment avec ma soeur et mes parents étaient absents, alors je passais le plus clair de mon temps avec ma babysitter. Ce qui suis, je vais tenter de vous le raconter à peu près comme ça s'est passé. ------ C'était une après-midi d'été, la fin des cours venait de sonner. Je traînais avec des amis dans la cour, regardant ma soeur un peu plus loin, en train de parler avec Benjamin, un type qui lui plaît depuis le début de l'année et dont elle n'arrête pas de parler à la maison. Il faut dire ici que je n'ai jamais été très proche de ma soeur ; d'aussi loin que je m'en souvienne, on s'est toujours détestés, elle et moi. De coups bas en coups bas, on eu vite fait d'irriter vertement nos parents qui ne supportaient plus nos enfantillages. Charlotte le savait et elle ne se privait pas d'en profiter pour me faire punir régulièrement. Encouragé par mes amis donc, je passai derrière elle et souleva sa jupe d'un geste avant de partir en courant, hilare. Tout le monde l'avait vue, et c'était bien fait pour elle ; elle le méritait, après tout. Je la regardai partir en pleurant, sous les commentaires blessants de mes camarades qui se moquaient d'elle ouvertement. En rentrant un peu plus tard, je tombai nez à nez, en entrant dans le salon, sur notre babysitter qui attendait à la maison que l'on rentre des cours. C'était une jolie fille de 18 ans, blonde, sûre d'elle et qui savait parfaitement se montrer sévère avec nous sans jamais nous disputer. Ses parents étaient des amis de la famille depuis longtemps, et elle se faisait de l'argent de poche en venant me garder ma soeur et moi tous les soirs. J'ai toujours été, je crois, et depuis mon plus jeune âge, amoureux d'elle, de sa douceur, de sa chevelure blonde éclatante, de sa voix douce... Mais aujourd'hui elle paraissait furieuse et, pour la première fois, me cria dessus. - Alex, qu'est-ce qui t'a pris de faire ça à ta soeur ?? Dit-elle immédiatement en s'approchant de moi, visiblement hors d'elle. Tu te rends compte à quel point tu l'as humiliée devant tout le monde ?! Me disputait-elle. Quel baratin... Si elle savait à quel point ma soeur était méchante et manipulatrice, elle ne prendrait pas sa défense... - Oh arrête, c'était juste pour rire... tentai-je de me justifier, devant l'air furieux de ma babysitter. Ses yeux bleus brillaient comme deux saphirs cristallisés dans un nuage sombre qui me foudroyait littéralement. - Juste pour rire ? Tu crois que ça l'a fait rire elle ? Je bougonnai en silence. Charlotte, sale raporteuse... - Tu dépasses les bornes Alex ! Je vais être obligé d'en parler à ta mère lorsqu'elle rentrera. La menace ultime... il fallait que je trouve une échappatoire. - Non, s'il te plaît ! Je ferai ce que tu voudras Alicia... Mes parents ne plaisantaient pas avec ça, surtout ma mère. La dernière fois, j'ai été frappé à coups de ceinture pour avoir poussé ma soeur dans une flaque d'eau. Plus jamais ça. - Je te laisse une chance Alex, tu peux choisir de faire ce que je te dis ou de t'expliquer avec ta mère. Je soupirai. - Qu'est-ce que tu veux ? Alicia me regarda, droit dans les yeux. . Viens sur mes genoux. Je restai dubitatif. - Pourquoi ? - Fais ce que je te dis, dit-elle sans sourciller. Je la parcouru des yeux un instant. Ses yeux bleus provocateurs, ses cheveux d'or rassemblés en queue de cheval derrière elle, sa silhouette... elle était vraiment jolie. Et je voyais bien qu'elle ne plaisantait pas. je détestais quand elle essayait d'être autoritaire, mais je devais avouer que je n'avais strictement rien à rétorquer... Je du m'exécuter à contre-coeur. A peine assis sur ses genoux, je sentis quelque chose tirer poignets avec force derrière moi. Avant de réaliser, j'entendis un cliquetis métallique, et senti des menottes de métal immobiliser mes poignets derrière mon dos. Je tentai de me retourner, furieux. - Quoi ?! mais qu'est-ce que tu fais ? - Ce que j'aurais du faire depuis longtemps déjà. Je sentis subitement les doigts de la jeune fille venir me titiller le ventre du bout des ongles. j'eus un hoquet de rire ; les chatouilles étaient douces et gentilles, mais suffisamment appuyées pour m'obliger à me tortiller légèrement pour m'en échapper ; mais les doigts de la jeune fille me collaient au corps et me forçaient à un léger rire forcé. - Alicia qu'est-ce.. ahah ! qu'est-ce que tu fais ?! Alicia me regarda sévèrement. - Ton comportement envers ta soeur est intolérable, tu ne peux pas te comporter avec les femmes de cette façon. Dit-elle sans accélérer le mouvement, me provoquant des petits hoquets de rire, sentant ma poitrine se soulever à chaque passage de ses doigts qui venaient me taquiner de partout. - Je vais te donner une bonne leçon pour t'apprendre le respect envers les femmes.
Ses doigts remontèrent vers mes aisselles pour les torturer. J'eu beau hurler instantanément de rire mais elle ne s'arrêta pas pour autant, au contraire. Elle laissa ses doigts redescendre vers mon ventre et mes hanches, laissant ses ongles glisser le long de mes muscles, me griffer doucement à travers mes vêtements, forçant mes muscles à se contracter, à rire. J'étais déjà rouge et l'implorait en me débattant dans tous les sens. - Alicia !! ARRÊTE !! Suppliai-je en explosant de rire. La jeune fille semblait s'en amuser et accélérait ses mouvements, en me murmurant à l'oreille, tandis que je me débattais furieusement. - Tu dois recevoir une punition dont tu te rappelleras, arrête de gigoter comme ça. Ses doigts s'attaquaient à mes côtes avec insistance, je sentais ses ongles s'enfoncer doucement dans ma peau pour torturer ma chair et mes muscles avec insistance, s'attardant sur chaque nerf pour m'arracher des hurlements de rire incontrôlables. Je me débattais furieusement mais avec mes poignets immobilisés dans le dos, elle qui était plus forte que moi n'avait aucun mal à me maitriser et à plaquer mon dos contre elle. Mes jambes battaient furieusement dans l'air, mais je n'arrivais pas à bouger d'un pouce. Les doigts de la jeune fille s'enfoncèrent sous mon pantalon pour me chatouiller au creux de la jonction entre les cuisses et le ventre, point généralement hypersensible chez le commun des mortels. La garce. Elle me senti me cambrer subitement avant de pousser un long hurlement de détresse. Mais avant que je n'ai eu le temps de m'habituer à ces stimulis, les doigts de la jeune fille remontèrent en papillonnant rapidement et aléatoirement sur tout mon ventre et mes côtes, pour finir par me chatouiller au niveau des tétons. Immédiatement un fou-rire hystérique s'empara de moi, mêlé d'une certaine sensation de plaisir qui m'électrifiait toute la poitrine. Elle me tortura comme ça quelques instants, me regardant me tortiller sur ses genoux, les larmes aux yeuxx. Ses doigts aux ongles longs et effilés insistèrent encore un instant sur mes tétons à travers mon t-shirt, puis resdescendirent, voraces, sur mes hanches, qu'elle papouilla sans la moindre pitié. - PITIEEEE ARRRETTE !! J'hurlai, appellai au secours, l'implorai en suffoquant de rire ; cela allait bien faire une dizaine de minutes qu'elle me chatouillait impitoyablement, et j'avais l'impression de vivre une véritable torture. La tête me tournait, je n'arrivais plus à réfléchir normalement. Soudain elle s'arrêta, voyant Charlotte entrer dans le salon, surprise, sûrement alertée par mes cris. Littéralement rouge comme un homard, je pleurais de rire en me tortillant sur les genoux de notre babysitter. La jeune fille se tourna vers ma soeur, arrêtant de me chatouiller. Elle me regarda, sévère. - Tu fais moins le fier maintenant, hein. Ne pouvant essuyer les larmes de rire qui coulaient sur mes joues écarlates, je reprenais difficilement mon souffle. - Pitié arrête Alicia, je recommencerai plus, je te le promets. La babysitter hocha la tête en signe de désapprobation. - C'est à ta soeur que tu dois présenter tes excuses. - Pitié Charlotte, je suis désolé, je recommencerai plus, je le jure ! Charlotte sembla réfléchir, mais Alicia fit non de la tête. - Ce que je t'ai fait n'est rien à côté de l'humiliation que tu as fait subir à ta soeur tout à l'heure. Charlotte, c'est le moment de prendre ta revanche. Je secouais frénétiquement la tête pour la supplier de m'épargner, désespéré, mais vis avec horreur le sourire de ma soeur lorsqu'elle s'approcha de moi en ignorant mes remarques. - Ca t'apprendra à être un gros con Alex ! Je sentis aussitôt les doigts de ma soeur venir me papouiller les aisselles, contre toutes mes suppliques. j'hurlai de désespoir en sentant les doigts d'Alicia me chatouiller le bas du ventre, pile à l'endroit sensible, puis remontant légèrement sur le ventre et des deux côtés du nombril, pour revenir me torturer à cet endroit. En même temps, Charlotte me papouillait sans pitié du ventre aux hanches, en passant par les côtes et les aisselles. Puni et chatouillé par deux jeunes filles, je me sentais assailli de partout, j'avais l'impression de tomber dans une spirale de chatouilles insupportable, sentant leurs mains courir, insister et gratouiller mes nerfs dans leurs moindres recoins, me tortillant avec impuissance pour subir encore et toujours les tortures des deux jeunes filles. Cela faisait bien maintenant un bon quart d'heures qu'elles me torturaient de la sorte, et Charlotte se pencha vers moi sans arrêter de me chatouiller, me murmurant à l'oreille : - Je ne t'en veux plus Alex, je veux juste m'assurer que tu souffres le martyr, comme ça je serai sûre que tu recommenceras plus. Elle me fit un bisou sur la joue avec un sourire salaud. J'hurlai d'un désespoir hilare et jaune, sentant les doigts des jeunes filles me papouiller de partout. Les putes ! Elles allaient le regretter quand je sortirai de là, mais alors sévèrement ! - CHARLOTTEE !!!! Parvins-je à articuler dans un hurlement de rire provoqué par les gratouillements incessants des deux jeunes filles. Les doigts d'Alicia remontèrent jusqu'à mes tétons et les titilla du bout des ongles. Je sentis encore une fois un plaisir aiguë innonder nerveusement ma poitrine, accentué encore par l'horreur des chatouilles de Charlotte qui devenaient insupportables. Je ne tiendrai pas une minute de plus. Et Charlotte le savait ; elle faisait courir ses doigts avec force sur mon ventre et mes hanches. Cette fille n'avait pas de pitié. Les sensations se mélangeaient dans une sorte de tourbillon incompréhensible ; mes muscles me faisaient souffrir mais quelque part, tout au fond de cette souffrance insupportable, il y a avait quelque chose d'un plaisir étouffé à se sentir ainsi torturé et forcé au rire, dans cette folie où les ongles, les doigts, les papouilles se mélangeaient pour ne former plus qu'une sensation floue et intenable, ne me laissant plus le loisir d'articuler le moindre mot ni de respirer normalement. Puis brusquement la torture s'arrêta, me laissant retomber dans un état d'étourdissement complet sur les genoux d'Alicia, mon corps convulsant encore nerveusement sous les petits hoquets de rire qui empourpraient mes joues baignées de larmes.
A travers les larmes de rire qui brouillaient mes yeux je vis le visage jubilant et vicieux de Charlotte qui me regardait, fière d'elle. Alicia passa ses mains sur mes joues et dans mes cheveux comme pour me rassurer et me montrer que la punition était finie. Je me laissais aller, épuisé, la douceur de ses caresses finissant par calmer mes hoquets de rire, et je sentis irrésistiblement mes paupières s'alourdir de plus en plus. J'étais exténué mais je me sentais bien contre elle. Petit à petit les sensations se faisaient plus lointaines, je me sentais presque cajolé par Alicia, et je sombrais lourdement dans le sommeil.
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Richard J. Williams - il y a 14 ans
Chapitre 2. Le silence, doux, agréable... je me sens comme porté par un silence enveloppant et protecteur, dans une sensation de bien-être intégral. Comme porté par des vapeurs douces et moelleuses, tranquillement... Puis progressivement, quelques bruits de voix au loin, et quelque chose de doux, de caressant qui glisse le long de mon cou. Je commence à émerger du sommeil doucement. Cette sensation duveteuse quoiqu'irritante à la longue commençait à me déranger dans le came paisible dans lequel j'étais, me titillant la peau tout le long du cou. Ouvrant alors les yeux complètement, Je tombai nez à nez sur le visage de ma soeur qui était assise à cheval sur moi, vêtue simplement d'une petite robe d'été, et agitant une plume de derrière une de mes oreilles à l'autre, en suivant, en la taquinant, la courbe de mon cou. Je tentai immédiatement de bouger, mais quelque chose retenait mes poignets et mes jambes immobiles. J'étais solidement attachés des deux côtés du lit. - Coucou Alex ! Me dit-elle avec un grand sourire, continuant de me titiller avec sa plume, qui commençait à devenir vraimant agaçante, chatouillant doucement les terminaisons nerveuses de ma peau... - Qu'est-ce que... Charlotte, qu'est-ce que c'est que ce bordel ? M'emportai-je en essayant de m'extraire de mes liens, bafouillant légèrement de rire à cause de sa plume diabolique. Elle lâcha la plume, un large sourire sur les lèvres. - Et bien, dit-elle en laissant ses doigts glisser doucement le long de mon ventre nu, dont les muscles se contractaient doucement en m'arrachant quelques gémissements aigus que j'essayais de contrôler. Deux amies viennent passer le week end à la maison, et les parents sont partis, alors... Les doigts de la jeune fille commençaient à se faire moins caressants et plus insistants sur les contours de mes muscles et de mes hanches, ne laissant pas la moindre chance à mon esprit tout juste sorti du sommeil d'émettre la moindre pensée limpide. Je commençais à rire doucement, malgré la rage à son encontre qui me dévorait. Elle ne m'avait donc pas suffisamment torturé hier... ?!! - Charlotte, arrête... espèce de sale... ! Tentais-je de crier malgré les hoquets de rire qui forçaient mes muscles à se contracter et ma respiration à s'accélérer. Les parents, une fois de plus partis pour le week-end ?? J'espérais très sincèrement qu'ils avaient bien prévenu alicia et qu'elle ne tarderait pas, autrement les jours à venir s'annonçaient très mal pour moi, au vu de la situation... Ma soeur sourit. Elle semblait prendre plaisir à me regarder me débattre dans mes liens serrés. Oh que je la haissais. Dès que j'aurai un semblant de liberté, ô je le jure, je lui ferai sa fête... Elle arrêta de me chatouiller un instant pour me regarder dans les yeux. - Les filles n'arriveront que dans l'après-midi. Mais ne t'inquiète pas, j'ai de quoi t'occuper en attendant, dit-elle en me faisant un clin d'oeil complice. Subitement ses doigts remontèrent le long de mes hanches pour me papouiller frénétiquement les aisselles, alors qu'un râle de rage s'étouffa dans ma gorge, j'explosai littéralement d'un rire forcé. Elle, pendant ce temps, me regardait avec un grand sourire, ne perdant pas une miette du spectacle que je lui offrais en me contorsionnant dans mes liens pour échapper à ses doigts inquisiteurs et sadiques. Elle continuait à me chatouiller, laissant ses doigts danser, creuser, virevolter le long de mes muscles, les gratouillant sans la moindre espèce de pitié, se réjouissant au contraire de me voir souffrir et de me perdre en hurlements de rire et postillons. Je n'en pouvais plus. Alors qu'une nouvelle déferlante de décharges électriques innondait mon ventre et mes hanches, je rejetais furieusement la tête en arrière dans mon oreiller, contraint par ces foutus liens à laisser ma soeur faire de moi sa poupée, à laisser ses doigts de fille fouiller et titiller le moindre de mes nerfs abdominaux. Le visage crispé et écarlate, je ne parvenais plus ni à reprendre mon souffle ni à rire ; seule une sorte de couinement aiguë étouffé parvenait encore à sortir de ma gorge sèche. Laissant ses doigts remonter le long de mon corps pour venir me chatouiller des deux côtés du cou et jusque derrière les oreilles, elle se pencha sur moi pour me murmurer à l'oreille, de sa plus douce et délicieuse voix de fille ; - Tu es à ma mercie, Alex. Je peux faire de toi touuut ce que je veux, dit-elle sans arrêter le moins du monde de me chatouiller, intensifiant au contraire son traitement, redescendant le long de mes côtes pour venir me papouiller diaboliquement les hanches. Je sentais son souffle chaud me chatouiller doucement l'oreille, tandis qu'elle me susurrait ces quelques mots du bout des lèvres, les laissant couler jusqu'au creux de mes tympans, en articulant grâcieusement chaque syllabe ; "tu m'appartiens corps et âme." Je sentis alors subitement et brutalement un désespoir presque total me submerger, tandis que ses doigts chahuteurs continuaient d'exciter sadiquement les terminaisons nerveuses de mon abdomen, innondant littéralement mon système nerveux de signaux électriques qui le submergeaient totalement. Elle ne mentait pas ; je ne pouvais rien faire, elle faisait de moi ce qu'elle voulait, et ses doigts continuaient avec une délectation vicieusement érotique de me plonger physiquement et mentalement au plus profond de l'enfer. Alors que mes poumons, brûlants et presque douloureux de ne pouvoir absolument pas respirer entre deux crises de rire, semblaient arriver à leur extrême limite, la torture s'arrêta brusquement. Comme ça, net. Le souffle court et la peau humide de sueur, je laissais ma tête retomber comme une masse dans l'oreiller, tremblant encore d'un rire nerveux que je ne parvenais pas à réprimer. Ma soeur, toujours à cheval sur moi, les mains encore sur mes côtes, s'était figée. La sonnette de la porte d'entrée venait de retentir dans la maison. Elle se tourna vers moi, m'engouffrant un collant à elle dans la bouche qu'elle noua derrière ma tête, serré, avant de m'avertir : - Reste là, je vais ouvrir. Elle se leva et je la vis disparaître d'un bond par l'encadrement de la porte de ma chambre. Quelle crétine... comme si je pouvais faire autrement que de rester là, me disais-je amèrement en tentant, de toutes mes forces, de m'extirper des liens qui retenaient fermement mes poignets et mes chevilles en I des deux côtés du lit. L'entendant dévaler les escaliers comme à son habitude, je tendis néanmoins l'oreille pour essayer de discerner la voix du mystérieux inconnu auquel je devrai peut-être ma délivrance prochaine. Mais manque de chance, tout ce que je parvins à entendre ne fut que des bruits de voix inintelligibles. Immobilisé et seul depuis plus d'une dizaine de minutes dans cette position, toujours attaché dans mon lit, j'entendis des pas précipités et des rires de filles monter dans les escaliers. Non, ne me dites pas que... brusquement, je vis ma soeur entrer dans la chambre accompagnée de deux autres filles de son âge ; une jolie brune en jean/débardeur qu'il me semblait avoir déjà vu au collège, et une blondinette en jean/t-shirt qui ne me disait rien en revanche. J'essayais d'articuler quelque chose, mais le bâillon improvisé par ma soeur ne me permettait malheureusement d'articuler que les voyelles. - Ce sont les amies dont je t'ai parlé Alex, dit-elle en me regardant avec un grand sourire, tandis que j'essayais désespérément de m'extraire de mes entraves. - Je te présente Julia, dit-elle en désignant la jolie blonde, et Justine, dit-elle en m'indiquant la brunette. On est dans la même classe au collège. Les deux jeunes filles gloussèrent en me regardant, avant d'éclater de rire en messes basses. Il faut dire que j'étais immobilisé dans une situation pour le moins ridicule ; ligoté dans mon propre lit avec pour tout vêtement un boxer noir qui ne laissait que peu de place à l'imagination dans ces circonstances, et un collant de ma soeur en guise de bâillon. Encore rouge et fatigué des chatouilles que je venais de subir, je devais avoir l'air fin ! Face au regard curieux et excité de ses amies, ma soeur s'approcha du lit pour s'assoir à côté de moi. Ne perdant pas de temps, elle vint me titiller une côte du bout d'un doigt, me provoquant un mouvement de recul nerveux. - Tu vas te montrer gentil avec mes amies Alex, d'accord ? Dit-elle en laissant les autres doigt de sa main venir me chatouiller les côtes. Bafouillant de rire en essayant de protester à travers mon bâillon, je vis les deux jeunes filles s'assoir sur le lit à leur tour. - Vous voulez essayer ? Demanda ma soeur, avant de me jeter un regard éminament salaud. Ses amies rirent nerveusement en me regardant. Julia paraissait un peu gênée, quoiqu'intéressée et curieuse. Justine, quant à elle, me regardait avec plus d'audace, ayant visiblement envie de me chatouiller, mais se retenant peut-être pour la forme ou par un peu de timidité. Moi je n'avais plus de temps à perdre, il fallait que je m'enfuie... je ne supporterai pas d'être torturé par trois filles en même temps... j'essayai de me débattre furieusement dans mes liens, il fallait que je m'échappe. Ma soeur était folle, si ça continue elle allait me tuer à force de me faire subir ses chatouilles impitoyables. Me voyant tirer de toutes mes forces sur mes liens, prenant mesure du danger qui me guettait, Charlotte s'amusa à me chatouiller les hanches aussi vite et fort qu'elle le pouvait, me forçant à pouffer brusquement de rire, avortant mes tentatives de fuite et de protestation. Ses deux amies me regardèrent en parlant entre elles en riant de me voir me débattre comme un fou furieux pour quelques chatouilles bien placées. Tandis que ma soeur continuait de me papouiller les hanches et les côtes, justine s'approcha de moi, encore un peu hésitante mais curieuse, pour me titiller le cou du bout des doigts, ce qui ajouta au supplice. Les chatouilles qui reprenaient une nouvelle fois faisaient mal à mes muscles courbaturés par les chatouilles que j'avais subies depuis hier. Et ces deux filles que ma soeur invitait à venir me chatouiller dans ma propre chambre, qui plus est dans une situation vestimentaire indécente et humiliante, me mettaient hors de moi. Les sales garces... Mais attaché et à trois contre un, que pouvais-je faire pour me sortir de là... ? Je continuais de me débattre furieusement, tentant de m'extraire de mes liens pour me soustraire à leurs chatouilles, mais les doigts vifs et précis de ma soeur étaient de véritables virtuoses, sachant exactement où et comment me chatouiller pour me faire regretter mon impertinence. Je sentais avec un désespoir et une haine croissante les doigts de ma soeur passer et repasser dans les moindres recoins de mon corps comme des petites danseuses cruelles et sans pitié. Justine, qui s'enhardissait à mesure qu'elle me voyait me contorsionner dans mes liens en hurlant de rire, donnait libre cours à sa curiosité en laissant ses doigts papillonner sur mon corps, sur mon torse, mes aisselles, mes hanches... elle me dévorait des yeux avec un grand sourire, apparemment satisfaite de l'effet qu'elle m'imposait. De moins en moins convaincu d'avoir en moi la solidité d'esprit nécessaire pour supporter ces chatouilles encore longtemps, ce fut avec un long et déchirant hurlement de détresse que je sentis les doigts de l'autre fille, Julia, venir me gratouiller la plante des pieds. Tandis que j'hurlais à la mort en innodant mon bâillon improvisé de bave, les doigts des trois jeunes filles s'affairaient sur moi, s'attelant à détruire en moi les derniers semblants de velléité qu'il me restait pour résister à leur torture. C'est avec un renoncement sans nom qu'épuisé psychiquement, je m'abandonnais totalement à leurs doigts légers et rapides, qui jouaient sur mes muscles et mes nerfs un concerto à six mains, me rendant fou de rire et de frustration. Julia, dont les ongles manucurés gratouillaient rythmiquement mes plantes de pied du haut vers le bas se mirent à s'accélérer, me provoquant de furieux hoquets de rire, tandis qu'écarlate, je me sentais embarqué dans un tourbillon infernal qui m'emportait à la dérive toujours plus loin dans la souffrance et la folie. Elle aussi, Julia, semblait prendre plaisir à me chatouiller. Elle riait doucement d'ailleurs en me regardant me débattre comme un pantin qu'on agiterait furieusement, et ses yeux noisettes semblaient captivés par le spectacle que je lui offrais. Charlotte et Justine, elles, s'étaient mises en devoir de me chatouiller consciencieusement sur tout le haut du corps, en n'épargnant pas le moindre nerf qui pu être titillé de leurs jolis doigts fins et gourmands. Etouffant littéralement de rire, je sentais mes muscles se contracter de force au rythme des passages de leurs doigts qui passaient tantôt furtivement sur ma peau, tantôt insistant cruellement sur un endroit sensible, le tout avec une rapidité infernale, ne me permettant même pas de comprendre réellement qui me chatouillait où et à quel moment... Tout se confondait dans une seule et unique sensation de souffrance et de rire, me dépossédant de toute possibilité d'agir ou de penser, pour me réduire à l'état de corps et de sensations, noyant mon cerveau dans une marrée de sensations électriques insupportables. Ce ne fut qu'au bout de plusieurs minutes de ce traitement infernal que les chatouilles s'arrêtèrent, me laissant faible, essoufflé et vaincu sur mon matelat que je sentais trempé de sueur sous mon dos. Tentant de reprendre diffficilement mon souffle, je les entendis échanger des remarques et des suggestions pour me chatouiller en riant ; elles semblaient surexcitées, et ces chatouilles qu'elles venaient cruellement de m'imposer n'avaient fait que décupler leur appétit. Tandis que, la vue encore brouillée de larmes hilares, je senti quelque chose couper la corde qui retenait mes liens à mon lit, je sentis immédiatement une poigne ferme maintenir mes poignets bien l'un contre l'autre pour les passer dans mon dos, et les attacher à mes chevilles, les maintenant reliés par une corde dans une position qu'on appelle couramment, il me semble, hogtie. Dans le même temps, je sentis quelque chose de chaud toucher mes oreilles, alors que Charlotte s'était agenouillée devant moi pour être à ma hauteur sur le lit, épongeant mon front rouge trempé de sueur à l'aide d'un mouchoir. Je ne compris que trop tard que cet objet mou et chaud que l'une des filles glissait dans mon oreille était une boule quiès, qu'elle compressa doucement dans le conduit tandis que la cire prenait la forme de mon oreille, ne me laissant plus entendre que d'une seule oreille. Tandis que le bâillon étouffait mes protestations, un bandeau noir vint couvrir mes yeux, que je sentis être noué solidement derrière ma tête. Alors que j'étais soudain plongé dans les ténèbres, je sentis une main caresser doucement ma joue, et le souffle chaud de Charlotte contre mon cou, et ses dents venir me mordiller doucement le lobe de l'oreille, avant de me murmurer sur un ton de confidence : - Je vais te faire regretter le jour de ta naissance, Alex... ♥ A peine ces mots glissés à l'oreille, je sentis la seconde boule quiès venir me priver de l'autre oreille, comme pour s'assurer que les mots qu'elle venait de me confier me restent bien en tête et ne ressortent pas... Immédaitement, une des filles me plaça un casque de batterie par-dessus les boules quiès, si bien que je n'entendais plus rien ; totalement coupé du monde. Mon seul contact avec elles était maintenant mon corps qu'elles allaient chatouiller et torturer sans la moindre pitié. L'une d'entre elles retira brièvement le collant de ma soeur de la bouche pour me mettre une de leurs petites culottes encore chaude à la place, et remirent le collant par-dessus pour renforcer le bâillon. Allongé sur le ventre en hogtie, je n'avais désormais plus aucune chance. Une des filles se mit à me chatouiller les hanches tandis qu'une autre me papouillait le cou, et la dernière me chatouillait la plante des pieds, en remontant jusqu'entre les orteilles pour me chatouiller véritablement partout.
Les chatouillles qui mettaient mes pieds au supplice me provoquaient de violents spasmes de rire, me forçant à me cambrer et à relever la tête, ce qui offrait littéralement mon cou, mes hanches et mes côtes aux doigts des deux autres filles qui ne se privaient pas pour me chatouiller aussi vite et fort qu'elles le pouvaient, mettant en commun leurs efforts pour me plonger toujours plus loin dans un enfer de chatouilles. N'entendant et ne voyant rien, n'ayant pour tout contact avec le monde extérieur que ces chatouilles qui me suppliciaient et me rendaient fou, je ne parvenais plus à articuler la moindre pensée cohérente. je n'essayais plus de me débattre depuis longtemps, m'abandonnant totalement à leurs doigts fougueux et indiscrets qui venaient grattouiller et titiller chaque recoin de mon système nerveux périphérique. Je me laissais aller, porté par cette déferlante de sensations, qui ne devenait bientôt plus qu'un océan de rires et de souffrance, et alors que je sentais les doigts et les ongles de ces filles venir creuser encore et encore dans mes muscles et mes terminaisons nerveuses, je pris soudainement conscience, derrière toute cette horreur et cette souffrance, d'un certain plaisir honteux et coupable à me sentir devenir une marionette incapable de penser ou d'agir, d'être réduit à l'état insupportable de petite chose gémissante et suppliante. Je n'étais plus qu'un jouet entre leurs mains comme si, par le fait même de cette frustration et d'impuissance, j'étais libéré de mon libre arbitre et de la responsabilité d'avoir à agir et exister. Ces dizaines de doigts, me rappellaient à chaque gratouille que je n'étais plus qu'un corps, un corps torturé et supplicié pour leur plus grand plaisir et pour ma plus grande damnation.
je ne sais pas combien de temps ce supplice dura, mais les filles durent sentir que j'arrivais à mes extrêmes limites mentales, car la torture s'arrêta, me laissant agonisant sur le lit, ne pouvant réprimer un rire nerveux irrépressible et des spasmes nerveux qui m'agitaient tout entier. L'une des filles coupa la cordes retenant less liens de mes poignets à mes chevilles, me permettant de me détendre, allongé mais toujours attaché, pour me calmer nerveusement. je sentis des mains retirer mes boules quiès et mon bandeau sur les yeux, ne me laissant que mon bâillon et mes liens. - Alors, qu'est-ce que ça fait d'avoir la culotte d'une jolie fille dans la bouche ? Me demanda Julia, en laissant ses ongles me chatouiller derrière les oreilles et la nuque, m'arrachant des gémissements et des tremblements de rire incontrôlés mais légers. Justine me regarda, pensive. - Je me demande s'il peut être encore plus sensible que ça... Ma soeur me regarda avec cet air de salope qu'elle savait parfaitement bien afficher, en s'approchant de moi derrière ma tête. - Je sais où il est sensible... Les deux autres filles s'écartèrent, laissant ma soeur leur faire une démonstration de ses talents de bourreau. S'asseyant derrière moi en laissant mon dos s'appuyer contre elle, elle passa ses mains sur mes hanches, caressantes, puis remonta le long de mes courbes pour arriver à mon torse qu'elle caressa doucement. Mince, qu'est-ce qu'elle... cette façon de me caresser... elle est folle ! C'est ma soeur tout de même !? Elle joua doucement, du bout des ongles, à me faire sursauter en me gratouillant une seconde à un endroit puis en laissant à nouveau ses mains douces caresser ma peau, puis une nouvelle gratouille... Elle me maintenait dans une tension nerveuse maximale en alternant douceur, caresses, et chatouilles éclair. Au moment où je sursautais en poussant un petit cri de rire, la chatouille était déjà finie, et ses mains étaient déjà ailleurs en me caressant doucement, et ainsi de suite. J'avais l'impression dérangeante, humiliante, mais quelque part délicieuse d'être totalement en sa possession, et elle constatait avec jubilation que son petit manège me faisait tant d'effet. Elle laissa ses mains remonter le long de mon ventre en effleurant ma peau du bout des ongles pour revenir à mon torse qu'elle caressa avec ses mains douces et hypnotisantes... A peine eu-je lâché un rire étouffé, que ses doigts vinrent, du bout des ongles, titiller le rose de mes tétons qui pointaient sur mon torse, m'arrachant un petit cri de surprise, alors qu'une décharge de plaisir envahit ma poitrine le temps d'une fraction de seconde. A peine la sensation avait-elle eu le temps de disparaître que ses doigts me travaillaient de nouveau les abdominos, m'arrachant un nouvel hurlement de rire étouffé. Une fraction de seconde après, ses ongles titillaient déjà de nouveau mes tétons, me provoquant une nouvelle décharge de plaisir, brutale, coupée l'instant d'après par un nouveau gratouillement au niveau du ventre. Alternant ainsi les chatouilles et les caresses coquines, le chaud et le froid, elle ne me laissait pas la moindre de chance de comprendre ce qui m'arrivait, et faisait naître en moi des émotions totalement contradictoires et opposées. A peine ses doigts chatouilleurs me pliaient en deux de rire, que ses ongles taquins étaient déjà en train d'assaillir mes tétons rendus hypersensibles par ce traitement provoquant et instoutenable. Elle laissa ses doigts titiller mes pointes roses un instant, me regardant haleter, complètement hagard et désorienté, ne sachant plus ce qui m'arrivait, si je souhaitais qu'elle arrête tout ou qu'elle continue... Après quelques secondes de ce supplice elle s'écarta pour me contempler avec un sourire satisfait ; j'étais en sueur, complètement vaincu et offert sur le canapé, tellement excité et épuisé nerveusement que les liens qui retenaient mes poignets et mes chevilles étaient devenus superflus, tant elle avait anéanti en moi la force et la présence d'esprit de me libérer. Elle se retourna vers ses amies, qui semblaient ébahies. - Wow, c'est génial ton truc... La jeune fille sourit narquoisement. - Le corps d'un ennemi est une arme qu'il faut savoir utiliser à notre avantage pour leur plus grand désespoir. Julia, elle, paraissait surexcitée. - On peut essayer sur lui hein ? Dis ! - Ne te gêne pas. Se contenta de répodnre Charlotte, en me regardant avec ce sourire séducteur et tellement salaud dont elle avait le secret. Les deux jeunes filles s'approchèrent de moi et se mirent en oeuvre de me chatouiller. Justine, espiègle, me chatouillait les tétons pendant que Julia m'embrassait langoureusement, pour écarter son visage de quelques centimètres du mien et me regarder dans les yeux. Une foule de sentiments contradictoires m'envahissaient alors que je ne pouvais détacher mes yeux des siens, magnifiques, tandis que Justine chatouillait toujours les tétons en inondant ma poitrine d'un plaisir coupable, nerveux et irrépressible. Julia laissa ses doigts glisser dans mes cheveux et dans mon cou, m'embrassant à pleine bouche, me caressant et me chatouillant très légèrement et de façon très agréable au niveau de la nuque. Ma soeur, qui était restée à l'écart pour contempler le spectacle dû remarquer mon sexe gonflé et tendu à son paroxysme en train de déformer mon jean, à en juger par son sourire machiavélique.
Alors que je m'abandonnais à l'extase dans les bras de ces filles, ma soeur leur fit signe et les chatouilles brutales reprirent plus fortes que jamais, m'arrachant à cet état d'extase pour me plonger dans un nouvel enfer de chatouilles, si opposé aux sensations que je venais de connaître. Je n'en pouvais réellement plus ; les chatouilles brutales et rapides m'envahissaient, me dépossédaient de toute volonté et de tout potentiel cognitif, m'emportant loin, toujours plus loin, jusqu'à ce que mes propres rires me deviennent lointains, et que tout devienne sombre et noir. La sensation de leurs doigts sur ma peau s'effaça progressivement et je sombrai dans l'inconscience.
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Richard J. Williams - il y a 14 ans
Hello Satori. Tout d'abord merci pour ton commentaire sympathique et plutôt perspicace

Concernant le contenu, je suis parti d'une première scène très soft comme tu l'as vu, pour intensifier et varier les tortures au fil des chapitres. Concernant l'histoire d'Alex, il reste deux chapitres qui seront tous deux plus poussés que les précédents, pour aller crescendo vers des scènes plus violentes et sexuelles. En ce qui concerne les scènes érotiques et sexuelles en revanche, elles n'interviendront que lorsque notre personnage aura atteint la majorité légale dans son récit évidemment (le récit dans le cabinet du psychologue étant, comme tu l'as compris, rétrospectif
).
En revanche tu mets le doigt sur un point qui m'a un peu gêné aussi à la rédaction du second chapitre bien qu'il reste plutôt bon enfant ; je réfléchissais justement à changer les quelques passages faisant mention de son âge pour le rendre majeur lors du déroulement des faits, histoire d'avoir plus de liberté dans le récit, mais je perdrais le côté un peu vicelard de la soeur qui s'amuse à pourrir la vie de son frère depuis des années, et aussi le côté dominant de la babysitter par rapport à Alex qui est elle, presque adulte.
Autrement, concernant les deux incohérences que tu as relevé dans le second chapitre, j'avoue n'y avoir absolument pas fait attention, c'est en effet une erreur de ma part
Je corrigerai ça dans les publications ultérieures.
J'en profite pour écrire une parenthèse concernant l'histoire ; étant plutôt habitué à écrire des scènes F/F je me suis essayé dans ce premier cas à une relation F/M en essayant de varier un peu les tortures (ça deviendra encore plus apparent dans les chapitres 3 et 4, et par la suite dans les cas suivants (le second comportera beaucoup plus de scènes de sexe)), aussi n'hésite pas à me faire part des points qui t'ont plus ou moins plu que d'autres ; j'avoue être, dans ce premier chapitre, en déblayage du terrain.
Bonne journée à toi et, je l'espère, bonnes futures lectures
J. T. Williams
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chatouillesdu92 - il y a 14 ans
Je viens de lire ton histoire en entière. Elle m'a subjugé, c'est vraiment bien écris ! Et il y a des choses exceptionnelles que je n'ai lue dans aucune autre histoire ! Toutes mes félicitations ! Bon par contre je les ai pas immaginé à 12 ans ! J'avoue Mais tout ce qu'il ressent et tout c'est vraiment génial, j'ai vraiment flippé pour lui, ce que ne m'est jamais arrivé dans un texte que je lisais je crois, vraiment bravo ! J'ai du coup hate hate hate d'avoir la suite ^^
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Richard J. Williams - il y a 14 ans
Ahah je te remercie pour ton commentaire sympathique et constructif ; ce genre de messages est une des plus belles récompense pour un écrivain amateur, c'est toujours plaisant d'avoir ce genre de retours sur ce qu'on fait !
Concernant l'âge des personnages je me suis rendu compte, en parachevant l'écriture du troisième chapitre, qu'en effet je les trouvais tout de même trop jeune, aussi ai-je changé l'âge de mes deux personnages dans les chapitres précédents pour leur faire atteindre l'âge de 15 ans (Alex) et 16 ans (Charlotte). Dans le prochain chapitre de toutes façons, ils seront majeurs
Pour le chapitre suivant le voici ; n'hésitez pas d'ailleurs, tous, à partager vos remarques et critiques, si quelqu'un aurait envie de voir telle ou telle chose apparaître à un moment donné dans l'histoire... je reste à l'écoute
Sur ce, en espérant que ce nouveau chapitre vous plaira, bonne lecture !
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Richard J. Williams - il y a 14 ans
Chapitre 3. - Oh mon dieu, ma tête... Je grimaçai de douleur en tentant de bouger, encore désorienté et aveuglé par la lumière qui pénétrait dans la chambre par les rideaux de la fenêtre, grande ouverte. Encore assommé par le mal de crâne lancinant qui me traversait les tempes, j'ouvrai les yeux difficilement. Un tintement de cloche. Puis quelques bruits de voix. J'avais l'esprit encore embrumé et je me sentais mal ; mes muscles me tiraient comme si je venais de courir un marathon, et ma tête enkylosée me pesait lourdement comme après une soirée trop alcoolisée. Je tentai de me calmer pour réfléchir calmement. Petit à petit, alors que je retrouvais mes esprit, le mal de tête s'évanouissait. Mais alors cette douleur aux poignets et aux chevilles... Qu'est-ce que... Ca me revenait. Les chatouilles, les cordes, ma soeur et ses amies... Je tentai une nouvelle fois d'ouvrir les yeux en battant des paupières, la lumière du jour m'agressant prématurément les rétines. Je tentai de regarder autour de moi. J'étais seul dans la chambre. Une couverture me couvrait le corps, mais je sentais toujours en-dessous, des liens retenir mes poignets et mes chevilles. J'étais solidement attaché en croix sur mon lit. Et pour couronner le tout, je mourais de faim. En prêtant l'oreille, je pouvais entendre des bruits en bas, provenant de la cuisine. Voyons... on était samedi matin, les parents ne seraient de retour que demain soir... bon sang. Par pitié, dites-moi que c'est Alicia. Je décidai d'appeller à l'aide.
- AU SECOURS !!!! M'époumonnai-je, reprenant mon souffle. ALICIAAAA !!! Rien. Toujours des bruits de vaisselle en bas, et un bruit de porte qui se ferme. J'entendis des pas monter dans les escaliers. J'aurais pu reconnaître cette façon arrogante et provocatrice de monter les marches avec une lenteur prétentieuse entre mille... - Coucou frérot. ♥ Charlotte venait d'entrer dans la chambre, un sourire radieux sur le visage, portant dans les mains un bol de céréales et une bouteille de lait sur un plateau. Je la vis s'arrêter un instant dans l'encadrement de la porte, me toisant de ses grands yeux noisettes et provocateurs. Elle était jolie, cette arrogante petite bourgeoise, me dis-je en la regardant elle et ses cheveux châtains, rassemblés et noués ensemble avec une broche à cheveux, et son corps mince, moulé dans un jean et un débardeur noir simples mais suggestifs. Ô comme je me damnerais pour parvenir à me détacher maintenant et la punir, lui faire regretter amèrement et sauvagement tout ce qu'elle m'avait fait endurer. Je la plaquerais sauvagement sur ce même lit sur contre lequel j'étais attaché, prisonnier de son bon vouloir... Je l'immobiliserais de toutes mes forces, en ne lui laissant pas la moindre chance, exactement comme elle, qui ignorait mes suppliques en me chatouillant durant des heures. Je l'attacherais solidement au lit ; quitte à lui couper la circulation du sang, elle ne s'échapperait pas. Oh non... Et je la torturerais à mon tour, je lui ferai expier ses crimes à mon égard à travers ses hurlements de rire désespérés... Sa voix me ramena brutalement à la réalité. - Ne fais pas cette tête, je t'apporte le petit déjeûner. Tu n'as rien mangé hier... tu dois mourir de faim. Me dit-elle avec un grand sourire, s'asseyant sur le rebord de mon lit, abaissant un peu la couverture pour poser le plateau sur mon torse. Cette façon désinvolte et amicale de se comporter comme si tout cela était parfaitement normal... Elle passa une main dans mes cheveux, dégageant mon front de quelques mèches qui s'étaient glissées devant mes yeux, en me regardant d'un air bienveillant et terriblement condescendant. - Tu ouvres la bouche ? Dit-elle en approchant une cuiller de céréales de mon visage. Je protestai. - Charlotte, arrête tes conneries. Détache-moi tout de suite !! Si t'arrêtes maintenant je te promets que je dirai rien aux parents ! ... d'accord ? Elle secoua la tête, visiblement contrariée. - Alex, ne fais pas l'enfant. Il vaudrait mieux que tu te fasses une raison et que tu acceptes ta situation, dit-elle en pressant la cuiller contre ma bouche. Tu auras besoin de forces, cet après-midi ! Dit-elle en tentant de lui faire franchir mes lèvres. Comme je gardai la bouche obstinément fermée, elle retira la couverture qui couvrait mon corps, passant une main sur mes hanches. - Tu l'auras voulu. Ses longs ongles au verni transparent me griffèrent avec une douceur infinie sur les côtés du ventre, descendant jusqu'au côté droit du pubis, pour se mettre à me chatouiller rythmiquement. Je pouffai de rire, ouvrant du même coup la bouche malgré moi, moment qu'elle saisi pour y enfourner sa cuiller, arrêtant du coup de me chatouiller. Elle me regardait, attendant visiblement que je fasse ce qu'elle attendait de moi. Je fulminai. Elle me traitait comme un gamin, et ça semblait la faire jubiler... Bon sang, la sale garce... ! Je dus me faire une raison et me décidai à obéir , puisque de toutes façons elle parviendrait à obtenir de moi ce qu'elle voulait à force de privations, de chatouilles et de torture psychologique. Et puis, honnêtement, je crevais de faim. Elle me regarda mâcher mes céréales d'un air satisfait, puis me tendit une autre cuiller. Tandis que je mangeai dolicement mes céréales, non sans lui jeter des regards inquiets du coin de l'oeil, je ne pouvais me demander ce qu'elle me réservait comme coup bas aujourd'hui. Comme elle achevait de me faire petit-déjeûner, elle m'ébouriffa les cheveux en se relevant. - Repose-toi, je reviens dans quelques minutes. Elle sorti de ma chambre en me laissant attaché dans mon lit, avec tout le loisir de regarder le plafond blanc au-dessus de moi. Mon esprit se mettait à tourner à cent à l'heure. Pourquoi faisait-elle ça ? Par jeu, par plaisir ? Par vengeance ? Il nous était déjà arrivé bien sûr de nous faire des coups bas, parfois même de nous battre ou de nous chatouiller pour nous faire céder, mais là, ce qui se passait maintenant était vraiment trop déloyal et malsain. Le pire, c'est qu'elle semblait prendre plaisir à me tourmenter, comme si je n'étais qu'un jouet pour elle. C'est ainsi qu'après une dizaine de minutes, je la vis revenir, munie d'une chaise et de cordes qu'elle tenait sous le bras. - Qu'est-ce que... Je n'eu pas le temps de finir ma phrase, qu'elle me plaçait déjà un chiffon dans la bouche qu'elle maintint d'une main, faisant le tour de mes lèvres avec du scotch. - MHHHH !! MJHFHIEFHFHFHE !! Fuliminai-je à travers mon bâillon, la regardant rapprocher la chaise du lit. Elle s'accroupit au-dessus de moi, pour me détacher un poignet mais suspendit son geste pour me regarder, sévère. - Qu'on soit bien clair : si tu tentes quoique ce soit lorsque je te détacherai, je peux te promettre que tu vas le regretter amèrement, Alex. Dans l'incapacité totale de parler, je me contentai d'hocher docilement la tête. Rassurée par ma bonne volonté, elle entreprit de défaire le noeud qui nouait la corde retenant mon poignet prisonnier contre les barreaux de mon lit. Erreur. A peine le lien de mon poignet droit défait, je me redressai d'un bond sur mon lit pour l'attrapper à la gorge, mais le lien retenant mon autre bras aux barreaux métalliques me rappella brutalement sur le matelat. J'eu beau tenter de la frapper comme une furie mais, libre de ses mouvements, elle n'eut aucun mal à me maîtriser et tordre mon bras pour le passer de force derrière moi. Ainsi neutralisé, elle fit de même en déliant mon autre poignet qu'elle ramena aussitôt derrière mon dos pour les attacher tous les deux ensemble. Ceci fait, elle coupa la corde qui reliait les liens de mes chevilles aux barreaux du lit, me forçant à me redresser et me poussa sur la chaise, où elle me ligota solidement, malgré mes efforts pour me débattre en me confondant en hurlements rageurs, à peine étouffés par mon bâillon. Une fois qu'elle fut bien assurée de la solidité des liens qui me retenaient fermement assis contre la chaise, elle entreprit de m'entraîner dans le couloir, jusque dans sa chambre. C'était bien une chambre de fille. Papiers pains roses, posters débiles sur le mur, fringues traînant partout sur le lit et le sol... Réduit à l'impuissance, j'attendais nerveusement la suite des évènements qui ne se fit pas attendre. Je la sentis passer derrière moi et, sans un mot ni le moindre avertissement, ses doigts vinrent s'attaquer violemment à mon ventre et à mes hanches qu'elle chatouilla frénétiquement et sans la moindre pitié, m'arrachant un rire nerveux et hystérique parfaitement incontrôlable. Avant même que je n'ai eu le temps de comprendre ce qui m'arrivait, ses mains couraient sur le haut de mon corps comme des petites bêtes agiles et diaboliquement rapides, n'épargnant rien ; hanches, côtes, abdominos, côtés du bas ventre et des cuisses... tout y passait, et je me confondais en une crise de rire qui me secouait violemment du bassin à la poitrine, tandis qu'elle me chatouillait furieusement à m'en faire rompre les cordes vocales. Sans s'arrêter le moins du monde, continuant de me chatouiller comme une bête, je l'entendis me susurrer à l'oreille, du bout des lèvres : - Tu n'aurais pas du essayer de t'échapper, Alex... A mesure que ses doigts allaient et revenaient en glissant et papouillant mes muscles contraints de se contracter au gré de ses chatouilles, sans la moindre espèce de pitié, mon rire s'étouffait dans ma gorge pour laisser place à un sifflement aiguë plaintif, signe d'un fou rire dont l'intensité me devenait parfaitement insupportable. - ... maintenant je vais te faire regretter ta désobéissance, dit-elle en me mordillant doucement le lobe de l'oreille, laissant ses paroles glisser en moi comme un vent froid et terrifiant. Ses doigts venaient me chatouiller les abdos et les deux côtés du pubis, et je continuai de rire, furieux contre cette garce et contre moi-même de ne pas avoir réussi à m'échapper quand j'en avais eu l'occasion. Et MERDE !! Pensai-je en hurlant des insultes étouffées systématiquement par mon bâillon. Alors que ses doigts continuaient méthodiquement et sauvagement de fouiller les moindres recoins de mon anatomie extra-cutanée, je commençai à comprendre cette manie qu'elle avait de me parler en me chatouillant aussi sévèrement, s'appliquant par ailleurs à me rendre fou de rire et de rage. En effet chacun de ses mots produisaient sur moi un effet projectif d'une efficacité rare, et tandis qu'elle continuait de me torturer allègrement à la jonction du bas-ventre et du haut des cuisses, mes cours de bio me revenaient soudainement en mémoire. D'une précision infernale, elle décrivait de petits cercles concentriques du bout de ses dix ongles en contournant tantôt mes abdominos, tantôt en les gratouillant rapidement, laissant ses lèvres effleurer ma joue pour remonter jusqu'à mon oreille, offerte. Ses ongles continuaient de me gratouiller de façon parfaitement ordonnée et réfléchie, me provoquant des spasmes de rire qui se répandaient comme une onde de choc dans tout mon corps. La garce... elle jouait avec les terminaisons nerveuses de ma peau comme une virtuose, et j'avais la dérangeante impression de me sentir moi-même trahi par mon propre corps, qui me plongeait une nouvelle fois dans un enfer de stimulations nerveuses électriques. En bourreau attentif, elle senti mon trouble et me chuchota à l'oreille, délicieusement sensuelle : - Je vais t'expliquer pourquoi tu ne peux pas me résister... Dit-elle en jouant du bout des doigts avec mes muscles abdominaux, qui se contractaient rythmiquement au gré du passage de ses doigts avides de chatouilles. Comme je riais franchement et de tous mes muscles derrière mon bâillon, je l'entendis poursuivre, articulant chaque mot avec une lenteur exaspérante, tout près du creux de l'oreille. - Tu sais sans doute que ta sensibilité aux chatouilles est un phénomène à la fois psycho et physiologique. Dit-elle en continuant de me chatouiller avec une nonchalance humiliante au regard des fou-rires hystériques qui me paralysaient tout entier. - Et bien en te chatouillant comme je le fais en prenant soin de chacun de tes muscles, je taquine tes nerfs sous-cutanés, ce qui veut dire que j'excite continuellement des réseaux nerveux qu'on appelle les corpuscules de Pacini, qui transmettent à intensité continue des messages nerveux jusqu'à ton cerveau, qui réagit d'ailleurs admirablement bien à mes traitements. Dit-elle en riant, tandis que je me pliais en quatre sur ma chaise. Elle me parlait en jouant du bout des doigts avec tous ces nerfs dont elle me parlait, innervant de signaux électriques ma peau excitée de force sous ses doigts agiles. Ignorant mes grognements de rire et mes gémissements hilares, elle continuait la leçon, imperturbable. - La zone de ton cerveau que je maltraite actuellement s'appelle le cortex sous-épinal, dit-elle en intensifiant ses chatouilles au niveau de mon ventre, me soutirant un rire gras, insupportable, me râclant au plus profond des entrailles. Je criais grâce et implorai à travers mon bâillon, mais seuls des "MHHFHFDHFL MMHMHHHHHHHDKGFJLJGJGH%%" parvenaient à sortir de ma gorge exténuée. La partie un peu technique, reprit-elle, c'est qu'en stimulant convenablement cette partie de ton cerveau, je le force à secréter de la sérotonine en grosse quantité, c'est-à-dire que j'innonde tes fentes synaptiques avec un neurotransmetteur servant entre autre d'anti-douleur et d'euphorisant, en baissant la réactivité de tes neuronnes. Ses doigts s'étaient faits d'une violence et d'une brutalité rare, m'arrachant des hurlements désormais à peine étouffés par mon bâillon. Alors que je me perdais en suppliques et en postillons, je la sentais me gratouiller, me gratouiller encore et encore à m'en faire perdre la tête, me condamnant à écouter docilement, hilare, ses explications terrifiantes. - Tu comprends donc l'intérêt de profiter de ces moments où ton cerveau devient magistralement vulnérable et offert aux stimulus extérieurs, pour te glisser quelques mots biens choisis à l'oreille, un peu comme un lavage de cerveau... Alors que mon cerveau n'assumait plus la surcharge d'informations qui lui venait de mon système nerveux périphérique, ses chatouilles ralentirent considérablement, me laissant espérer, complètement vaincu, que la punition allait s'achever. J'étais déjà en sueur. Ses doigts continuaient de me chatouiller mais plus doucement, juste pour s'assurer que je continue de gigoter en riant dans mes liens, et que je reste faible et vulnérable à ses paroles. Elle fit le tour de la chaise pour me regarder dans les yeux en essayant de faufiler ses doigts sous mes bras pour me chatouiller plus fort et plus vite. - T'es pire qu'une fille. me dit-elle, semblant parfaitement amusée de me voir me contorsionner dans mes liens sur ma chaise en hurlant, totalement impuissant. Ses doigts redescendirent en courant sur mon ventre avant de remonter pour me papouiller les deux hanches. Comme j'hurlai rageusement de rire, elle se mit à me chatouiller violemment l'intérieur des cuisses en me regardant, espiègle. Ses doigts redescendirent sur mes pieds qu'elle chatouilla sans pitié, de la plante aux orteilles en passant par les deux côtés des pieds, pour remonter encore sur les chevilles. J'avais beau hurler, hurler, HURLER, mon bâillon réprimait tous mes jurons en "MHHMMHHH" hilares, et mes liens m'interdisaient tout mouvement, à l'exception de ma tête qui battait furieusement dans l'air. Dix nouvelles minutes passèrent, au bout desquelles j'étais décidément épuisé et et trempé de sueur malgré ma nudité. Charlotte se releva pour se retrouver plus grande que moi, en me caressant la joue du bout de ses ongles manucurés. - Et voilà... Comme tu vois, ce n'est pas très difficile de chatouiller un garçon. Ses doigts vinrent me chatouiller le cou une dernière fois comme pour s'assurer que j'eu bien compris la leçon, puis elle se retourna vers sa table de chevet pour en sortir quelque chose. Elle se retourna, une trousse de maquillage à la main. - Puisque tu n'es pas capable d'endurer une punition comme un homme, laisse-moi te donner une leçon dont tu te rappelleras. Je voulu hurler en tentant de me débattre lorsqu'elle approcha un crayon de moi, mais elle me gifla alors de toutes ses forces, me laissant un instant ébahi. Elle prit une corde pour m'attacher solidement la tête à un coussin qu'elle mit sur la chaise, m'interdisant presque tout mouvement de la tête. Elle s'affaira alors à m'appliquer du fond de teint, du fard à paupière, me courbant les cils avec du mascara... Pomponné et maquillé comme une fille, je me sentais autant humilié que frustré, ce qui était évidemment une délectation de choix pour ma soeur. Elle finit, tournant la chaise vers le miroir pour se mettre derrière moi, observant ma réaction à travers le miroir. Profitant du temps de réaction vert de rage que je manifestai en me regardant dans la glace, elle arrangeait mes cheveux avec des élastiques roses pour en faire deux petites couettes châtain. Ce qui était sidérant c'était ce changement étrange dans la physionomie de mon visage à cause du maquillage, mais qu'on reconnaissait tout de même parfaitement dans la glace comme étant moi. Je tentai de protester à travers mon bâillon mais Charlotte me pinça la joue. - Arrête de râler, Alex. Tu sais, moins tu résisteras, mieux ça se passera pour toi. Il n'y a personne d'autre que nous deux dans la maison pour les prochains jours, alors pourquoi tu ne te laisses pas faire tout simplement ? Elle me regardait en train de fulminer dans mon bâillon, les cordes commençant à me couper la circulation du sang à force de tenter de les forcer pour m'enfuir. Elle sortit son portable, me visant avec l'objectif. Je tentai furieusement de m'arracher de mes liens, ne comprenant que trop bien ce qu'elle voulait faire. - MMHMHH mMMMHMHH !!! tentai-je d'hurler de rage. - Arrête donc de gigoter, tu sais bien que c'est inutile. Me dit-elle sèchement, me recadrant avec l'objectif de son téléphone. Le flash de l'appareil m'éblouit un instant, puis elle me regarda l'air apparemment satisfaite. - Voilà, t'es très bien, dit-elle en me montrant l'écran de son téléphone, où l'on me voyait dans une position ridicule, en boxer et attaché à ma chaise, maquillé comme une fille avec des couettes avec des élastiques roses dans les cheveux. Me voyant blêmir, elle eut un sourire narquois. - Maintenant tu vas devoir faire ce que je te dis ; tu n'as pas envie de voir cette photo finir sur facebook, j'imagine ? La sale petite garce... je du faire un effort dantesque sur moi-même pour calmer, pour lui montrer ma coopération. Elle sourit archivant la photo dans un dossier de son iphone, puis me regarda un moment des pieds à la tête. - Bon, ne bouge pas. Je sais ce qu'il te faut maintenant. Elle se retourna promptement pour fouiller dans un placard, et se retourna vers moi en tenant une robe de fille bleu ciel, qui ressemblait plus à un habit de poupée qu'autre chose. Je déglutis. Elle ne voulait tout de même pas... voyant à mon air soudain révolté que je n'étais plus disposé à coopérer, elle prit son portable, me montrant l'écran. Elle était en train d'envoyer la photo en pièce jointe à son amie Julia... Pris de panique, je tentai de toutes mes forces de tirer sur les liens pour sauter à la gorge de cette mégère, mais tout ce que je parvins à faire fut de renverser la chaise sur le côté, tombant lourdement par terre. Ma soeur me regarda d'un air sévère, posant son pied sur mon visage, commençant à appuyer sur ma tête avec, me mettant sa chaussette blanche sous le nez. - Ecoute-moi bien petit connard, ton problème c'est que t'as besoin d'êre matté, et je peux te dire que tu peux compter sur moi pour te soumettre comme il faut, dit-elle en continuant de m'écraser le visage avec son pied. Comme je tentais de crier grâce, elle retira le scotch qui me bloquait la bouche, pour me laisser recracher le bout de chiffon qu'elle m'avait imposé en guise de bâillon. Encore ligotté à la chaise jonchant le sol, je la vis s'accroupir et soulever mon menton de force pour me regarder droit dans les yeux. - Maintenant écoute-moi bien. Tu vas mettre cette robe, et laisse-moi te dire que si tu tentes ne serait-ce qu'une seule fois de t'en prendre à moi lorsque je t'aurai libéré les mains, Julia à qui j'ai envoyé la photo se fera un plaisir de la publier sur facebook. Tu n'as pas envie que tous tes amis se retrouvent tagués sur une photo aussi humiliante j'imagine ? Elle me faisait mal aux joues la garce, à m'écraser le visage comme ça avec sa main. J'hochai la tête en tentant d'articuler correctement. - D'accord c'est bon ! T'as gagné mais lâche-moi, tu me fais mal putain. Elle se pencha sur la chaise pour la redresser avec peine, et me regarda dans les yeux comme pour s'assurer que j'avais bien compris. Tournant la tête vers elle, je la regardai d'un air meurtrier. Elle n'y accorda pas d'importance, me jetant la robe au visage. - Maintenant Alex fais bien attention. Souviens-toi de ce que je t'ai dit. J'hochai la tête silencieusement, tentant tant bien que mal de contenir ma haine. Je sentis un lien se défaire, puis un second, puis ce fut au tour des chevilles. Je fus bientôt détaché, et entièrement libre de mes mouvements. Je me frottai les poignets endoloris par toutes ces heures à être resté attaché. Pour la première fois depuis la veille, je n'étais pas entravé par des cordes. Je restai un instant immobile, regardant ma soeur qui me toisait de son regard intransigeant, attendant que je m'exécute. Je pris le vêtement d'une main, alternant en regardant ma soeur, puis la robe, partagé entre l'envie dévorante de sauter à la gorge de cette harpie pour lui refaire proprement le portrait, et le dilemme de devoir lui obéir, pour préserver lamentablement ma réputation. Je serrai les dents. Et merde. Prenant la robe à deux mains, j'y jettai un oeil. Elle était bleu clair, avec des volants brodés de dentelle blanche, tombant jusqu'aux genoux, quelque peu bouffante, un ruban de soie orné d'un noeud bleu foncé enjolivant la taille. Elle avait des bretelles qui finissaient en chou de tissus au niveau des épaules, elles aussi bouffantes. Je relevai les yeux vers ma soeur qui me regardait, commençant à s'impatienter. On aurait dit un habit de poupée sage... n'y avait vraiment pas moyen que je porte ça. Voyant mon hésitation, Charlotte me regarda méchamment. - Tu te dégonfles ? Me lança-t-elle d'un air de défi, les mains sur les hanches. Elle jouait la carte de la provocation... Je voyais clair dans son jeu, elle voulait m'humilier de toutes les façons possibles, mais de toutes façons quoiqu'elle dise, qu'est-ce que ça pouvait bien faire ? Elle ne casserait pas ma confiance en moi, ni ma virilité avec ses jeux de gamine. Je décidai donc de m'exécuter, contraint. J'enfilai la robe, la sentant retomber contre moi, sentant la jupe un peu bouffante tombant autour de mes cuisses. C'était une sensation étrange. Je sentais le tissus de la jupe glisser contre mes cuisses, dans une sensation à la fois douce, inconnue, mais déplaisante. Charlotte tapa dans ses mains, jubilant. - Arrête ça ! dis-je, furieux. Elle se contenta de rire et me tira vers le miroir qui était resté à côté de la chaise. J'eus un léger choc en me regardant dedans. La robe était adorable, et le maquillage rendait le tout presque crédible. J'eus un léger frisson. Je me félicitai intérieurement que mes jambes quelque peu poilues et ma forme d'épaules qui commençaient à se dessiner me conservaient un semblant de masculinité. Même si avec la robe, ça faisait con. Charlotte, qui était derrière moi, posa sa tête sur mon épaule en posant ses mains sur mes hanches. - C'est génial, je vais pouvoir jouer à la poupée avec toi maintenant. Je me dégageai alors qu'elle riait en me regardant dans le miroir. - J'ai fait ce que tu voulais, laisse-moi tranquille maintenant !! Je serrai les poings, furieux. Elle eut un sourire énigmatique. - Pas tout de suite... maintenant mets ça. Dit-elle en me tendant une petite culotte blanche. - On avait dit que je mettais ta fichue robe et que tu me laissais tranquille, maintenant supprime la photo et barre-toi. Fulminai-je. Charlotte hocha la tête en signe de désaccord. - Oh non non non. J'ai dit que je ne mettrai pas la photo sur facebook si tu mettais ma robe. Mais je peux aussi le faire si tu ne mets pas ma culotte. Je serrai les poings de rage. La garce, elle ne me lâcherait jamais... Je pris la culotte d'une main, retroussant ma robe pour retirer mon boxer. Je me sentais terriblement humilié et rabaissé alors que mon boxer tombait le long de mes jambes. J'étais nu sous une robe de fille. J'avais tellement honte... Mais non, je ne devais pas lui faire ce plaisir... Face à son sourire narquois et ses encouragements hypocrites, j'enfilai la culotte et la remontait sous la robe. Je me sentais idiot et vraiment malsain en sentant la culotte me remonter doucement dans les fesses, tandis que la robe me caressait les cuisses. Bien que je n'éprouvais aucun plaisir à être ainsi travesti ainsi par ma soeur, je comprenais d'une certaine manière désormais les plaisirs personnels et égoïstes d'une fille, en découvrant par moi-même les sensations que leur procurent jupes et robes, et cette impression intime d'attirer tous les regards sur soi. Une sensation terriblement narcissiques que tout homme normalement constitué, me reprochai-je, ne devrait pas connaître. - Retourne-toi maintenant. Me dit-elle, se préparant à m'attacher les bras dans le dos. Non, il fallait que j'agisse, c'était maintenant ou jamais. Je ne réfléchi pas. Je me jettai sur elle sans prévenir, mais elle fit un pas de côté par réflexe, et je m'étalai par terre. Le temps de me relever, elle disparaissait en courant dans l'encadrement de la porte. Je la poursuivis dans les escaliers, fermement décidé à lui faire regretter violemment tout ce qu'elle m'avait fait subir jusqu'à présent. Oh oui, ça allait chier. En dévalant les marches de l'escalier de bois je sentais sa robe voler et s'affaisser au rythme de mes pas de course. Je me sentais décidément complètement ridicule. Mais au point où j'en étais, je n'en avais plus rien à faire. A la limite, seule sa culotte qui me rentrait dans les fesses en courant m'était inconfortable. De toutes façons, j'allais lui faire bouffer. On arrivait au bout de l'escalier, j'étais juste derrière elle. Je n'avais qu'à tendre le bras pour l'attrapper... Encore un pas et... Au moment où j'allais l'attrapper par l'épaule, elle arrivait au bout de l'escalier et tourna précipitamment. Je manquai de perdre l'équilibre en avant mais me rattrappai en trébuchant, repartant au pas de course vers la cuisine. Elle était là, plus que quelques pas... je m'élançai en l'attrappant au passage, et d'une même chute, je l'entraînai sur le sol en roulé-boulé. Je me retrouvai au-dessus d'elle, prêt à lui décocher un coup de poing dont elle se rappellerait magnifiquement, lorsque tout à coup la porte d'entrée s'ouvrit à la volée derrière nous. - MAIS QU'EST-CE QUE VOUS FAITES ??! Hurla une voix, que je reconnu sans effort. Charlotte sauta sur l'occasion. - C'est Alex, dit-elle en commençant à sanglotter comme une hypocrite. On jouait à dinette et... il s'est énervé et... il m'a frappé, dit-elle en fondant en larmes. La sale menteuse... J'allai répliquer, lorsque je sentis les mains d'Alicia m'attrapper sans retenue par les bras en les maintenant de force derrière mon dos, m'entraînant sur le canapé. Je n'eus le temps de rien faire qu'elle me couchait déjà sur ses genoux, m'administrant une fessée parfaitement mémorable. Alors que sa main s'écrasait sur mes fesses à travers la robe de Charlotte, je manquai de lâcher un gémissement de douleur. - MERDE mais laisse-moi t'expliquer !! Hurlai-je alors que la main de la jeune fille s'abattait de nouveau sur mon postérieur, m'arrachant un léger râle de douleur. Bon sang... Alors qu'elle continuait de me frapper du plat de la main sous les yeux encore faussement larmoyants de ma soeur, je sentis un sentiment d'injustice s'emparer de moi. Habillé en fille et battu sur les genoux de ma babysitter, je me rendais compte que je ne pouvais pas gagner face à Charlotte. Elle était bien trop manipulatrie pour moi. Tandis que la douleur des coups me rougissait les fesses sous ma robe, je sentis des larmes amères me monter aux yeux, et j'éclatai soudain en sanglots. C'en était trop. Alors que je lâchais la bonde à mon désespoir en subissant cette fessée humiliante et douloureuse, je vis du coin de l'oeil Charlotte qui était en train de me filmer, un large sourire sur les lèvres. Je tentai de m'échapper des genoux d'Alicia pour aller tuer cette sale petite garce, mais elle me maintenait toujours les bras fermement repliés dans le dos, continuant de me fesser jusqu'à ce que mon postérieur et mes joues eurent étés d'un rouge écarlate. Elle s'arrêta pour souffler un moment, et Charlotte cacha promptement son portable avant qu'Alicia ne la voit. Délaissant sa poigne pour me laisser m'asseoir, Alicia me réprimendait avec une de ces leçons de morale dont tout jeune déjà, on me rebattait les oreilles depuis mon plus jeune âge. - J'espère que tu m'as bien compris, Alex !! Tu es un gentleman de bonne famille, tu dois comprendre que la violence ne résoud rien. Tu ne pourras pas toujours te comporter comme ça plus tard, tu dois en être conscient. Alors que je fulminai intérieurement, séchant mes larmes de rage, Alicia prit un pan de ma robe pour me regarder dans les yeux. - Et puis qu'est-ce que tu fais habillé comme ça ?? Tu l'as prise à ta soeur ?? Je tentai de protester, indigné. - Mais c'est Charlotte qui voulait que... Voyant ma soeur hocher la tête en séchant ses larmes, Alicia me regarda d'un air ni moins calme, ni moins sévère. - Bien, puisque tu t'es laissé habiller en fille pour un jeu stupide, tu vas rester comme ça jusqu'au retour de tes parents, pour qu'ils sachent ce que tu as fait à ta soeur et qu'ils décident d'une punition appropriée. J'ai des consignes, et je ne tolérerai aucune violence sous ce toit ! Dit-elle en me regardant sans sourciller. Et puisque tu n'as pas compris la leçon hier... Sans me laisser le temps de réagir, elle m'empoigna les bras en les rabattant fermement derrière mon dos, invitant ma soeur, d'un signe de tête, à nouer une corde autour de ces derniers, puis ce fut au tour de mes chevilles d'être ligotées. Une corde passant de mes entraves aux poignets à celles de mes chevilles paracheva leur oeuvre, me maintenant fermement ligoté en hogtie, puis bâillonné. Le temps de boucler les noeuds, Alicia s'était assise sur le canapé devant la télé, mes pieds bloqués sur ses genoux, me gratouillant les plantes de pieds avec ses ongles sur toute la longueur, m'arrachant de furieux hurlements de rire. Charlotte, elle, avait ma tête posée sur ses genoux, me chatouillant partout dans les coups et les endroits qu'elle pouvait atteindre avec ses doigts voraces et gourmands. Je riais, encore et encore, tandis qu'elles me chatouillaient toutes les deux à m'en briser la voix. Je vivais un enfer mais, à travers mon bâillon, personne ne semblait prêter la moindre attention à mes gémissements, se concentrant totalement sur la télévision. Profitant de ce qu'Alicia était occupée à me chatouiller généreusement les pieds, Charlotte sortit son portable pour me montrer, un large sourire sur les lèvres, la vidéo mise en ligne sur Facebook et commentée par plusieurs dizanies d'amis, où l'on voyait Alicia en train de me fesser, et où l'on me voyait clairement en train de chialer dans une robe de fille. Elle me regarda rejeter la tête en arrière, désespéré malgré mon fou-rire forcé, vaincu sur absolument tous les plans. C'était fini, elle avait gagné. Ce jour fut le début de la victoire de ma soeur, qui réussi petit à petit à transformer ma vie en un véritable enfer ; elle parvint à monter définitivement notre babysitter contre moi, s'arrangeant pour me faire torturer systématiquement presque tous les soirs, passant parfois des week-ends et des vacances entières à hurler de rire, attaché et livré à la mercie de ma soeur et de ses amies qui me faisaient subir toutes sortes de traitement impitoyables et sadiques. ------- Alex releva les yeux vers le psychologue, qui avait écouté son récit sans l'interrompre, prenant ça et là quelques notes. [right:1pp4z61s]Prochain chapitre : la revanche d'Alex.[/right:1pp4z61s]
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chatouillesdu92 - il y a 14 ans
J'adore toujours l'originalité ! Et encore bravo pour cette écriture magnifique ! Par contre ce chapitre m'a fait bizarre ! ^^
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SQUALL - il y a 14 ans
Alors... J'allais faire un commentaire très long, retraçant qualité, et le peu de faiblesse que j'ai pu noté, pour essayé d'arriver à une synthèse de ce que m'a inspiré tout ce que tu as écris. Je t'avoue que j'ai sauté des passages, j'avais vraiment envie de te laisser un commentaire le plus tôt possible et je suis en pleine periode d'exam alors... Enfin bref, tout ça pour dire que si j'avais pris le temps de de le faire, je t'aurais sans doute expliquer longuement que c'est extremement bien écris et réaliste, même sure d'ailleurs, un réalisme dure et froid avec des mots assez difficile qui font ressortir tout le côté... je vois pas très bien d'autre mot que dure. Mon écriture à moi est souple, toujours, je ne sais pas écrire durement. Même la pire de mes scène aura toujours une souplesse qui la fera passer pour un cauchemar. Toi ce n'est pas le cas. Tu écris une réalité. Bref, c'est assez destabilisant. Renforcé par une alternance passé présent que j'ai rarement vu aussi bien maitrisé, moi qui est une sainte horreur de cette association, et également par la répétion de mot qui, pourtant au dépard agaçante, devient rapidement indissociable de cette ambiance...bah !!!! Autant le dire moi je deteste XD Cette ambiance est tellement réaliste qu'elle me fait peur, même coqui qui écrit des trucs franchement... bah presque du même acabi (comment ça s'écris ça...acabi...bref), me fait pas un effet aussi desagréable (et pourtant hein !) mais elle garde un côté irreel subtil. Toi pas. Berk ! C'est une perfection de ce style, mais pouaaaaah qu'est ce que ça me met mal à l'aise ^^
Ah...et dire que j'étais partis pour un tit commentaire...
Bref !!! Ce que je voulais dire au dépard c'est qu'elle m'a rendu FOU ton histoire !!! ALEX !!! ATTAQUE BORDEL !!! Griffe mord frappe !!!! FAIT QUELQUE CHOSE !!! Mes personnages sont des tanches, mais moi il leur arrive pas autant de merde !! Alors bouge toooooooooi !!! On s'en fou de Facebook CASSE LUI LA GUEULE A TA CONNASSE DE SOEEEEEEEEEEUR
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Excusez moi...là je m'emporte un peu mais...c'est vrai quoi... m'enerve cette histoire de fou XD
Bravo John T William
tu m'as fait ressentir quelque chose, et ça c'est pas facil, et c'est le but de tout texte que de declencher quelque chose dans le creux du ventre de ces lecteurs. Longue vie à l'écriture et aux textes bizarres 
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jeremyy - il y a 14 ans
vraiment une superbe histoire, bravo!!! ps, j'aurais trop aimé être à la place de la soeur, lol
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Richard J. Williams - il y a 14 ans
Bonsoir, et tout d'abord merci pour vos réponses. Voilà qui fait plaisir, de nouveaux lecteurs et quatre commentaires sympathiques ; c'est toujours plaisant pour un écrivain d'avoir un retour sur ce qu'il fait ; à l'écriture d'un chapitre j'avoue me demander souvent comment il sera lu et reçu, du coup, merci à vous tous.
Satori : Héhé, content que la partie neurobio t'aie plu, et content de te compter toujours parmi mes lecteurs. En espérant te retrouver au prochain chapitre !
chatouillesdu92 : Merci pour ton commentaire et tes compliments sur ma façon d'écrire, c'est un bel encouragement. J'imagine que certaines scènes ont en effet pu te "faire bizarre" (j'imagine la scène dans salon et de la vidéo de Charlotte, ou la scène dans la chambre ?) ; j'avoue que j'avais, en ayant l'idée d'écrire une histoire de ce genre, l'envie de teinter mes scènes d'une certaine touche de quelque chose de dérangeant, de décalé, et à lire vos commentaires, ce côté-là du texte semble plutôt réussi. Je ne sais pas pour toi, mais en ce qui me concerne j'avoue trouver un certain charme à ce qui se décale, donner forme à une certaine esthétique qui grince quelque part. A ce sujet n'hésite pas à me faire part dans les prochains chapitres, si tu le veux, de ce qui te plaît ou te gêne concrètement dans le récit ; j'avoue apprécier autant la critique négative que positive ; c'est un bon moyen d'avoir un autre regard que le sien sur ce qu'on fait, et d'avoir quelque part un certain point de repère qui ne soit pas purement subjectif.
SQUALL : Hé bien wow, quel long et magnifique commentaire Squall, je suis ravi que mon histoire t'ai ait tant d'effet ! Il faudra que je travaille je pense, dans les chapitres suivants, à varier les tonalités pour éviter l'effet de trop "insupportable", et éviter l'étouffement et l'oppressement dont tu me fais part. En tout cas je dois dire que ce genre de messages est une vraie récompense pour un écrivain amateur, et j'ai eu plaisir à lire ton commentaire. Rien de mieux pour se remotiver lorsque la motivation pour écrire flanche un peu
Il faudra que je jette un oeil à ce que tu fais d'ailleurs, je ne doute pas que ce soit aussi intéressant que la façon que tu as eu de décortiquer mon texte.
jeremyy : merci pour ton commentaire l'ami, en espérant que les prochains chapitres te plairont tout autant
De même, n'hésite pas à me laisser ton avis sur ce qui te plaît ou te déplaît dans les différents chapitres, histoire que je sache à peu près comment me situer aussi par rapport à vous.
Autrement pour en revenir à l'histoire, le chapitre 4 est en cours d'écriture et sera publié dans quelques jours, et satisferont, je l'espère, ceux d'entre vous qui attendent un juste retour des choses sur cette petite garce de Charlotte
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Richard J. Williams - il y a 14 ans
Bonsoir à tous ! Me voilà de retour des partiels avec un nouveau chapitre un peu plus long cette fois que les précédents, si bien que j'ai finalement décidé de le couper en deux ; voici la première partie, la seconde apparaîtra dans le chapitre 5 et clôturera ce premier cas.
Moins vicieux que mes précédents écrits dans cette publication, ce chapitre est paradoxalement celui qui m'aura pris le plus de temps et d'investissement. Comme quoi...
En espérant donc que sa lecture vous plaira, et satisfera ceux d'entre vous qui voulaient voir mes personnages à l'âge adulte et rebondir vraiment dans l'histoire.
Bonne lecture !
Chapitre 4.
- Votre soeur semblait plutôt dérangée, remarqua le quinquagénaire en regardant son jeune patient, encore étonné de la violence et de l'érotisme malsain dont son récit était empreint.
Alex attendait qu'il poursuive, parcourant un instant le cabinet du regard. C'était dans cette même pièce, à la fois relaxante et en soi quelque peu vieillote, qu'il se retrouvait chaque semaine, au milieu de ces grands meubles de bois massif. Sur l'un d'eux, un stradivari attendait calmement sur son reposoir, à l'abri derrière une vitrine. Dans les armoires et les étagères, des traités de psychanalyse remplissaient les meubles de leurs couvertures multicolores, ternies par le temps et l'usage. Le regard du jeune homme vagabondait sur le sol, suivant les tapis recouvrant le parquet pour s'arrêter sur les pieds de son thérapeute, chaussés de vieilles Santoni de cuir noir à lacets croisés. Marrant, pensa-t-il. D'aussi loin qu'il s'en souvienne, Alex avait toujours trouvé ces chaussures italiennes efféminées et partiellement prétentieuses. Il s'arrêta de fouiner visuellement en entendant le psychologue reprendre, interrogatif.
- Et vos parents ne se sont jamais rendus compte du manège de votre soeur ? Semblait-il s'étonner.
- Jamais, répondit le jeune homme, dont la physionomie parfaitement calme et sereine ne laissait rien paraître de ses émotions réelles, si ce n'étaient quelques mouvements inconscients de ses doigts qui s'entrelaçaient inconsciemment, de temps à autre. L'homme hocha la tête avant de reprendre.
- On peut dire que vous étiez seul dans une famille qui était complice des jeux de votre soeur...
Alex rendit son regard au thérapeute en jouant distraitement avec les boutons de manchette de sa chemise, sans trouver particulièrement quelque chose à lui répondre.
- Et vous n'avez jamais revu votre famille depuis toutes ces années ?
- Jamais depuis mes 18 ans... ça va bientôt faire dix ans, maintenant. Dit-il, un peu plat.
L'analyste croisa les jambes.
- Vous venez pourtant d'une famille aisée, vous deviez forcément avoir des moyens pour vous rebeller contre votre soeur ou vous venger de ses mauvais traitements... Pourquoi donc cette passivité durant toutes ces années ?
Un instant passa, silencieux. Comme le jeune homme ne répondait rien, le thérapeute imaginait bien qu'après ce long récit, qui avait visiblement remué des souvenirs douloureux, Alex ne semblait plus disposé à parler. Il jeta, ce faisant, un oeil à sa montre, remarquant que l'heure s'était de toutes façons achevée depuis un moment déjà. Malgré tout, il devait avouer qu'il était curieux d'en savoir un peu plus sur les projets de son patient.
- Qu'allez-vous faire maintenant, Alex ? Demanda-t-il en regardant, insistant, le jeune homme qui se levait à son tour. Ce dernier, qui regardait à travers la fenêtre qui donnait une vue plongeante sur les rues de paris, suivait des yeux les courbes des nuages qui commençaient à s'assombrir et s'effacer dans la pâleur du soir.
- Ce que j'aurais du faire depuis longtemps. Il rajusta son manteau, regardant son thérapeute d'un air ferme et décidé.
- Faire face avec le diable.
La porte se referma derrière lui, alors qu'il rajustait les manches de son manteau, s'ébouriffant les cheveux pour les laisser retomber anarchiquement devant ses yeux. Il se recoiffa devant la vitrine de la boutique qui lui faisait face en glissant ses doigts dans ses cheveux, qu'il lissa distraitement en arrière. Contemplant son reflet dans la glace, il se regarda un instant dans les yeux. Cet entretien avait remué beaucoup de souvenirs en lui, mais maintenant il savait qu'il n'était plus temps d'hésiter. De l'eau avait coulé sous les ponts et, il fallait le dire, à l'aube de ses vingt-sept ans, il était maintenant un jeune homme fort et fier, lancé dans le monde de la finance... Il n'avait plus à fuir. Ce soir, l'heure de sa vengeance avait sonné.
Il se remit en marche en jetant un oeil à sa montre bracelet. 21h15... Il lui restait encore un peu de temps, se dit-il en forçant légèrement le pas.
Accostant le trotoir voisin, il s'éloigna du métro pour passer devant les bars du quartier Saint-Germain, dont les terrasses animées s'étendaient sur les trotoirs où des serveurs s'affairaient, plateaux à la main, en naviguant d'une table à l'autre. Méthodique, Alex poursuivit sa route jusqu'au carrefour suivant pour prendre la jonction de droite et longer la rue. L'hiver avait repris ses droits et, regardant son souffle s'échapper dans une vapeur blanchâtre, il gardait chaudement ses mains dans les poches de son manteau, les protégeant ainsi du froid extérieur.
Ralentissant légèrement le pas alors qu'il arrivait devant l'immeuble de la HSBC, il s'arrêta un instant pour suivre des yeux une jeune femme qui en sortait d'un pas pressé. "Juste à temps", pensa-t-il avant de lui emboîter le pas à quelques mètres de distance, d'un pas calme mais décidé.
Elle ne fut pas longue à traverser la rue, tenant un parapluie à la main pour se protéger de la pluie qui tombait depuis un moment déjà en gouttes fines, mais suffisamment traîtres pour mouiller et s'infiltrer dans les vêtements.
Son sac à main pressé contre elle, elle marchait d'un pas visiblement pressé. Jetant un oeil à sa tenue, Alex continuait de la suivre sans un mot. Elle portait un tailleur-jupe noir et des escarpins à talons aiguille de même couleur, et un manteau de fourrure sur les épaules. Cette démarche de femme sûre d'elle, séduisante mais inaccessible... Pas d'erreur. C'était elle.
Alex, lui, était vêtu plus sobrement. Il portait un costume noir en lin, assorti d'une chemise blanche en coton classique, par-dessus laquelle il portait une cravatte de soie grise, agrémentée ça et là de rectangles noirs qui s'entremêlaient géométriquement. Ses cheveux, dont les courtes mèches avaient été recoiffées en arrière à l'exception d'une, qui retombait sur son front, ondulaient vaguement, donnant malgré tout un léger effet coiffé-décoiffé. Du reste, il avait un visage carré et rasé de près, et sous des sourcils plutôt bien dessinés, perçaient des yeux noirs durs et fiers. Parachevant sa tenue, il chaussait des richelieux en daim noir, dont les semelles de cuir foulaient les pavés de la rue précipitamment.
La nuit avait assombri les rues de Paris qui n'étaient désormais plus éclairées que par leurs seuls réverbères, projetant encore et toujours leur lumière électrique sur le goudron, qui se reflétait dans les quelques flaques d'eau qui jalonnaient, ça et là, la chaussée humide.
Marchant toujours derrière elle, il obliqua brusquement pour couper à travers une ruelle qui donnait directement sur le boulevard Saint-Germain où des voitures passaient en claxonant à cause d'un automobiliste un peu lent à redémarrer au feu.
Il finit sa route un peu plus loin, s'arrêtant au 71 de la rue pour faire mine d'attendre sous le porche de l'immeuble en regardant sa montre. Parfaitement dans les temps, se dit-il. Maintenant, il n'y avait plus qu'à attendre.
A peine cinq minutes passèrent, qu'une jeune femme arrivait à son niveau. Inutile de lever les yeux pour reconnaître ce bruit de talons sur le goudron, qui résonnaient comme des "poc" creux, un peu hâtifs. Elle lui jeta un bref regard, mais il était impossible de distinguer parfaitement le visage du jeune homme dans la pénombre de son parapluie. Elle s'arrêta, le regardant avec un sourire, parfaitement froid.
- Excusez-moi, j'habite ici. Dit-elle, refermant son parapluie en s'abritant à son tour sous le porche, pour l'égouter dans la rue. Prompt, Alex s'écarta pour la laisser passer, lui ouvrant la porte en bon gentleman.
- Pardon, je ne vous avai pas vu. Dit-il en la regardant de ses yeux foncés, dont elle soutint le regard, sa curiosité soudainement attisée. Elle avait un sourire un peu plus convaincu sur les lèvres et le regardait cette fois pour de vrai, bien qu'elle semblait visiblement ne pas le reconnaître.
- Merci... vous habitez ici ? Demanda-t-elle en regardant son interlocuteur, dont la tenue plutôt soignée et de bon ton indiquaient une certaine aisance sociale.
- Depuis peu, dit-il en la regardant avec un sourire poli. A vrai dire je viens d'emménager, et j'ai encore oublié mes clefs...
La jeune femme le regarda. "Et étourdi avec ça"...
- Je vais vous ouvrir, dit-elle en s'avançant près du digicode.
Les chiffres entrés, la porte s'ouvrit en déclenchant le classique bip sonore, indiquant qu'il fallait pousser la porte, ce qu'Alex fit en la devançant, courtois.
- Après vous, dit-il en posant une main derrière son dos.
Partiellement intriguée par cette nonchalance dont il faisait preuve malgré d'évidentes bonnes manières, elle décida de ne pas s'en formaliser. Alors qu'elle traversait la cour intérieure du bâtiment, le bruit de ses talons résonnaient au rythme de ses pas entre les murs extérieurs. Tout en marchant derrière elle, Alex regardait ses jolies jambes galbées dans ses collants de nylon, sa démarche fière et bourgeoise, son allure féminine et forte... Elle n'était pas seulement jolie, se disait-il en laissant ses yeux remonter le long de son corps qu'il devinait sous son manteau de fourrure, oh non. Elle était bonne, sensuelle, érotique. Et elle le savait, se disait-il en regardant ses cheveux, parfaitement bien coiffés. La jeune femme le tira d'ailleurs soudainement de ses pensées, alors qu'ils arrivaient devant le bâtiment C.
- Vous habitez ici ? Demanda-t-elle en s'arrêtant devant la porte du bâtiment, voyant qu'il l'avait suivie.
- Oui, au cinquième étage. Dit-il en improvisation totale, craignant qu'elle ne se doute de quelque chose.
La porte s'ouvrit, leur laissant l'accès au petit hall du bâtiment. Alex regarda la jeune femme appeller l'ascenceur. Tandis qu'il s'arrêtait au rez-de-chaussé, les deux jeunes gens montèrent dedans. Il devait voir précisément où elle habitait. Ensuite, il aviserait.
Le jeu de regard dans l'ascenceur, bien que classique, était embarrassant. Ils faisaient tous deux face à la porte, se jetant des regards en coin fugaces, sachant de toutes façons tous les deux qu'ils se regardaient discrètement l'un et l'autre, mais ne pouvaient pas s'en empêcher. C'était un de ces moments où l'on joue à un jeu d'adulte un peu hypocrite, juste un parmis tant d'autres. On se cherche discrètement, on attire le regard de l'autre d'un geste, d'une mimique bien placée, mais qui dupe-t-on ?
Le cadre en tout cas n'avait rien de déplaisant. L'ascenceur dans lequel ils se trouvaient était plutôt spatieux et parfaitement silencieux. Recouvert de bois, le panneau du fond offrait un large miroir tandis que les panneaux lattéraux possédaient deux lampes murales en cône, qui donnait une atmosphère de salon, plutôt agréable. Crurieuse, la jeune femme se risqua à observer son compagnon d'ascenceur plus en détail. Il faisait jeune héritier, fier et décidé. Très masculin, par ailleurs. Mais, quoi que ce pouvait être, quelque chose dans sa physionomie lui paraissait familier, une furieuse impression de familiarité, même...
Alex, quant à lui, tentait de deviner les courbes de la jeune fille sous son manteau, d'une façon parfaitement ostentatoire et involontaire. En relevant les yeux, il tomba sur les grands yeux noisettes de la jeune femme qui étaient en train de le regarder, pour lui signifier qu'il la dévisageait de façon insistante. Il se resaisit aussitôt en détournant le regard.
- Oh pardon, je ne vous regardai pas, je... j'étais perdu dans mes pensées...
Il se maudissait intérieurement.
- Bon sang quel con, je vais tout faire foirer...
Elle le regarda encore un instant, puis détourna le regard à son tour. L'ascenceur venait d'arriver au terme de sa course. Un léger tintement de cloche retentit tandis que les battants de la porte de bois coulissaient pour les laisser descendre. Quatrième étage... Alors qu'elle s'éloignait dans le couloir, Alex retint les portes de l'ascenceur pour les empêcher de se refermer. Il lui emboîta le pas hâtivement et le plus silencieusement possible, et la rattrappa au moment où la porte de son appartement allait se refermer sur elle, en train de retirer son manteau. Elle manqua de trébucher dans l'entrée alors qu'il refermait la porte derrière lui d'un cou de pied brutal.
Interloquée, elle resta immobile un instant à le regarder.
- Mais qu'est-ce-que...
Jetant un bref coup d'oeil autour de lui, Alex repéra la chambre à coucher. Il la pris par le bras pour l'y entraîner et, alors qu'ils pénétraient dans la chambre de la jeune fille, il la poussa sur le lit sans le moindre ménagement. Malgré ses protestations et ses efforts pour se dégager, elle chuta sur le matelat dans un couinement étouffé. Du haut de son mètre quatre-vingt cinq, le jeune homme la toisait sévèrement. Il était ferme et indéfectible.
- Mais vous êtes fou !! Dit-elle en se redressant sur le matelat, quelques cheveux ayant échappé à sa broche, devant son visage délicat et mutin. Ses yeux cherchaient dans ceux du jeune homme une réponse à cette soudaine intrusion, et à cette brutalité qu'il lui montrait parfaitement sans raison.
- Si c'est de l'argent que vous voulez, j'ai des bijoux dans la commode... Mais je vous jure que si vous osez me toucher, vous le regretterez amèrement. Dit-elle en le fusillant du regard, en rajustant ses mèches châtains derrière ses oreilles.
- Des menaces ? Alex en rit, s'avançant vers elle pour la plaquer contre le lit, rendant tous ses efforts pour se débattre complètement inutiles.
- Mais lâchez-moi espèce de brute, vous me faites mal !! Elle tentait de se débattre, mais le jeune homme ne montrait aucune difficulté à maintenir ses poignets fermement contre le matelat, sortant de sa poche une petite corde dont il se servit pour les lui attacher ensemble. Comme elle se débattait, il lui prit le visage sans ménagement pour la redresser et la forcer à le regarder dans les yeux, avec une fougue presque animal.
- Tu ne te souviens vraiment pas de moi, Charlotte ? Dit-il d'un ton menaçant, presque tremblant. Il vit les yeux de la jeune fille s'écarquiller, incrédules.
- Tu... Alex... ?
Il eut un sourire cynique. Enfin. Elle semblait interloquée.
- Non, c'est impossible...
Tandis qu'il la maintenait toujours contre le matelat d'une main ferme et décidée, il se pencha pour fouiller sous le lit. Il n'eut pas longtemps à chercher pour trouver un jeu de cordes qui attendait là, bien sagement. Il eut un petit rire, méprisant.
- Ca m'aurait étonné...
Lui plaquant une main sur la bouche pour l'empêcher de crier, il l'attacha solidement aux barreaux de son lit. Il acheva méthodiquement de nouer les derniers liens retenant ses chevilles et ses poignets au barreaux du lit, se retrouvant dans l'action presque allongé sur elle. Ils se regardèrent un moment dans les yeux, leurs visages se frôlant presque. L'homme eut un sourire carnassier.
- Oh, Charlotte... Si tu savais comme j'ai attendu ce moment...
Il ferma les yeux un instant, inspirant son odeur de femme dans son cou délicat et vulnérable, sa main toujours fermement plaquée contre sa bouche, étouffant ses cris suraiguës. Cette sensation de puissance, de la dominer complètement... Il sentait les poils de ses bras s'hérisser en la regardant se tortiller sous lui pour essayer de s'enfuir, terrorisée. C'était son tour, maintenant, de connaître sa fureur.
Alex se redressa sur le lit pour contempler son travail. Charlotte, impuissante, était allongée sur le dos et immobilisée dans ses liens en I, et malgré les efforts qu'elle faisait pour s'en dégager, rien ne semblait pouvoir la sortir de cette situation pour le moins inconfortable. Satisfait, il sortit une plume d'oie de sa poche de veste, qu'il vint agiter sous le nez de sa soeur.
- Je pense que vous allez avoir beaucoup de choses à vous dire, toutes les deux. Dit-il en faisant glisser la plume sur la joue de la jeune fille, pour redescendre le long de son cou. Subitement, elle semblait avoir perdu cette attitude insolente qu'elle affectait pourtant quelques minutes auparavant. Elle était piégée, et elle savait ce qui l'attendait... il n'y avait pas d'échappatoire.
- Non Alex, je...
Ne lui laissant pas le temps d'en dire plus, le jeune homme s'attelait déjà à lui retirer ses escarpins puis, s'asseyant au pied du lit, posa les petons de sa soeur sur ses genoux. Craquant ses collants pour dégager ses pieds nus et vulnérables, le jeune homme se mit en devoir de la mettre au supplice, faisant glisser lentement la plume le long de sa voûte plantaire, en suivant les courbes chatouilleuses de sa peau blanche et fine. Bien sûr, elle avait un peu de corne et ses talons n'étaient pas parfaits, mais il devait avouer qu'elle avait de jolis pieds, et de jolis ongles manucurés... mademoiselle prenait soin d'elle, apparemment.
la plume, duveteuse, continuait de glisser avec une lenteur exaspérante sur sa peau vulnérable et si sensible, lui arrachant des gémissements et de petits hoquets de rire.
- Alex, arrête ça TOUT DE SUITE !! Hurla-t-elle, outrée.
Mais rien n'arrêtait la course de la jolie plume qui continuait sa danse en accélérant doucement, progressivement, s'attardant méthodiquement sur le côté intérieur du pied, cette partie de la voûte plantaire légèrement creusée, qu'il découvrait extrêmement sensible et chatouilleuse chez la jeune fille, qui commençait à rire de plus en plus fort. Bon sang, ne pouvait-elle s'empêcher de penser, ces chatouilles régulières et dérisoirement simples étaient pourtant absolument irrésistibles... elle riait maintenant plus fort, sentant sa poitrine se soulever à chaque petite crise de rire, comme un ballon qui avait du mal à se gonfler. Alex la regardait subir ce traitement apparemment satisfait de l'effet qu'il lui produisait, voyant qu'elle ne pouvait absolument pas s'arrêter de rire. Elle avait beau protester, menacer, crier, ses paroles de vipère étaient hachées de rires nerveux qui la secouaient doucement mais irrésistiblement.
Naviguant d'un pied à l'autre, la plume produisait son effet, pour le plus grand bonheur du jeune homme qui s'attelait à lui frotiller consciencieusement les entre-orteilles en laissant la plume titiller, râper avec une sorte de douceur ulcérante la peau jeune et blanche de sa soeur. Méthodique, il lui faisait faire des zigzags rapides sur toute la longueur et la largeur de ses voûtes plantaires, en s'assurant de martyriser, autant que faire se peut, tous les nerfs à fleur de peau de sa jolie victime.
Elle riait maintenant d'un rire plus fort, plus prenant. Alors qu'elle se débattait de toutes ses forces pour permettre à ses chevilles et s'échapper de ses liens, Alex lui tirait fermemant les orteils en arrière, s'assurant de tendre sa peau chatouilleuse au maximum.
Il l'avait chatouillée d'abord doucement pour la provoquer mais, voyant l'effet que ce traitement lui faisait, il ne put s'empêcher de la chatouiller de plus en plus vite et fort. La queue de la plume se promenait maintenant en crissant sur les voûtes plantaires de la jeune fille, lui arrachant de véritables petits cris de rire qu'il essayait d'intensifier au maximum en la gratouillant de façon totalement erratique et rapide. Combien aurait-il donné, dix ans plus tôt, pour l'avoir eue à sa merci de cette façon ? Adolescente, elle ne s'était pas privée pour le supplicier de toutes les façons imaginables, invitant même ses amies et leur babysitter à venir le torturer avec elle. Aujourd'hui, c'était à son tour d'être la victime et, il s'en était fait la promesse, il allait lui faire regretter amèrement tous les mauvais traitements qu'elle lui avait fait subir.
Alex se releva pour s'assoir à cheval sur la jeune fille, lui papouillant les hanches et les côtes vigoureusement. Il la regardait avec un grand sourire en train d'hurler de rire, de se débattre furieusement, mais rien n'y faisait. Oh qu'elle était mignone à se débattre comme une folle, à subir bien malgré elle tous les supplices qu'il lui imposait. Il la dévorait aussi bien des yeux que des doigts, s'appliquant à la faire gémir, crier, hurler, dans de grandes crises de rire hystériques. Jamais il n'aurait cru sa que soeur, qui s'était révélée être un bourreau impitoyable et diablement doué dans leur enfance, pouvait être aussi sensible et chatouilleuse. Il sentait tous ses petits muscles se crisper et se contracter rythmiquement, et il devait avouer, à sa grande surprise, qu'il prenait du plaisir à la torturer de la sorte. Un plaisir décuplé par la haine qu'il éprouvait pour elle, et qui se matérialisait dans chaque seconde de ce supplice rigoureusement imposé.
Décidant de lui laisser une courte pause, Alex arrêta de la chatouiller un moment pour la laisser respirer. Encore secouée de légers spasmes de rire, qui lui secouent doucement la poitrine et les hanches. Il lui caresse la joue de sa large main, la regardant dans ses petits yeux embués de larme.
- Alex c'est bon, tu as eu ta revanche, laisse-moi partir maintenant s'il te plaît...
La main de l'homme qui passait dans le haut de la nuque et les cheveux de la jeune fille, redescendit dans son cou pour le chatouiller, laissant en même temps sa main gauche lui papouiller doucement les abdominos.
- Ooh non non non. Ce que je t'ai fait pour l'instant n'est rien comparé à ce que tu m'as fait subir toi. Jusqu'ici, je n'ai fait que te donner un avant-goût de ce qui t'attend, grande soeur.
- Espèce de fils de ...
La fin de sa phrase se perdit en un hurlement de rire alors qu'elle sentit les doigts de son bourreau lui papouiller vigoureusement les aisselles. Elle avait beau tirer sur ses liens, elle restait obstinément maintenue en I, offerte aux doigts de son frère, qui s'attelait à descendre et remonter le long du haut de son corps avec une vigueur et une détermination indéfectibles.
Tandis qu'elle hurlait de rire d'une crise de plus en plus jaune et rauque, Alex la chatouillait de plus en plus fort, la regardant s'étrangler de rire, écarlate. Elle devait vivre un véritable enfer, exactement comme lui l'avait vécu entre ses doigts à une époque. "Pas de pitié", pensait-t-il en laissant ses doigts redescendre le long de ses hanches, pour la chatouiller à travers sa jupe sur les deux côtés du pubis, endroit à peu près insupportable pour la plupart des gens normalement constitués. Comme il s'y attendait le traitement fit son effet, à en juger par les vigoureux spasmes de rire qui la secouaient comme une possédée, à mesure que ses doigts remontaient sur le ventre de sa jolie soeur, qu'il travailla du bout des doigts, labourant littéralement sa peau et ses nerfs de ses doigts avides. Intérieurement, elle se félicitait qu'il ne l'aie pas déshabillée, les chatouilles brutales qu'il lui imposait lui auraient probablement fait du mal à même la peau.
Néanmoins elle notait avec une sorte de frayeur le sadisme inattendu dont faisait preuve son frère, qui la chatouillait frénétiquement depuis déjà plus d'une quizaine de minutes, s'assurant consciencieusement de ne lui laisser absolument pas le moindre répit pour souffler. Alors qu'elle s'époumonnait littéralement en se cabrant dans ses liens avec une férocité qui n'avait d'égal que l'animosité de son frère à son égard, la jeune fille hurlait, hurlait en sentant ces doigts forts et rapides dévaster et supplicier ses abdominos qu'il papouillait copieusement.
Les doigts du jeune homme remontèrent, rapides et affamés jusqu'aux aisselles de Charlotte, qui sentit ses muscles la tirer et ses poumons la brûler à force de ne pas pouvoir respirer. La tête commençait à lui tourner, ses rires stridents la fatiguaient... elle allait craquer. "Pas maintenant..." pensait-elle, et alors que les doigts de son impitoyable bourreau remontaient le long de ses hanches pour la papouiller violemment à travers sa chemise blanche, elle senti une furie désespérée s'emparer d'elle. Elle hurlait à la mort en s'étouffant grossièrement de rire, si bien qu'Alex l'entendit craquer brusquement, s'abandonnant alors totalement à son supplice, vaincue.
- JE T'EN SUPPLIEEEEEEE !!! Hurla-t-elle chevrotante, hilare, désespérée, ses joues baignées de larmes de rire qui coulaient sur sa peau rouge, brûlante.
Le jeune homme eut un sourire de satisfaction. Elle s'épuisait, elle se perdait en postillons et en suppliques, son rire devenait totalement grotesque en poussant tantôt vulgairement vers les graves, tirant tantôt vers des aiguës qu'elle-même s'étonnait de pouvoir atteindre. Mais s'il arrêtait de la chatouiller ou lui accordait une pause maintenant, il la perdrait. Elle n'aurait rien appris de ses saloperies au cours de toutes ces années. Non, il fallait au contraire battre le fer pendant qu'il était encore chaud, et intensifier la torture jusqu'à son paroxysme. Jusqu'à ce qu'elle sente, comme lui à l'époque, ses limites mentales et physiques se repousser sans cesse, qu'il la bouffe jusqu'à ce qu'elle ait encore l'impression, encore des heures après, de sentir ses doigts courir sur son corps pillé et saccagé de rire.
Les doigts du jeune homme se mirent donc au contraire à courir encore plus vite, creusant avec un zèle démoniaque au plus profond de ses muscles bafoués et stimulés nerveusement, en l'écoutant avec un plaisir animal se confondre en cris perçants, en longues plaintes hilares et déchirantes. Oh que oui, il la chatouillerait passionnément jusqu'à lui en faire perdre la tête. Ca, elle pouvait y compter.
- J'ai pas très bien entendu, tu peux répéter ? Dit-il en remontant sur ses aisselles, sur lesquelles il s'attarda vicieusement, alors que son rire s'étouffait dans sa gorge et qu'elle partait dans un fou-rire silencieux, signe que la torture devenait véritablement insupportable.
Se cambrant une dernière fois dans ses liens en sentant ses muscles se tendre et se crisper de force, elle n'eut pas à beaucoup se contraindre pour hurler de toutes ses forces.
- JE T'EN SUPPLIE ARREEEETTE !!
Un nouveau pouffement de rire et elle repartait dans une crise de rire incontrôlable. En bon sadique Alex lui papouillait fortement les hanches, et elle défaillait sous ses caresses et et ses chatouilles, suppliant de tout son être pour que son supplice s'arrête. C'est marrant, pensa Alex, cette phrase était peut-être la seule phrase sincère qu'il lui avait entendu dire depuis sa naissance. Il allait se montrer clément mais, pour l'instant, il voulait pousser les choses un peu plus loin. Il se pencha sur elle pour lui murmurer à l'oreille :
- Et pourquoi devrais-je t'accorder une pause ? Dit-il en laissant ses doigts redescendre jusqu'à ses cuisses qu'il chatouilla violemment à travers ses colllants. Je préfère mille fois te voir souffrir en te tordant de rire sous mes chatouilles, Charlotte...
La jeune femme, la tête renversée dans son oreiller, sentait une rage incoercible monter en elle, à mesure que les doigts de son bourreau allaient et venaient sur son corps sans défense, la plongeant dans un état d'hilarité incontrôlable. L'espèce de fils de pute, pensa-t-elle, alors qu'il s'attelait à lui papouiller l'intérieur des cuisses en montant et en redescendant avec ses doigts. Elle riait si fort sans pouvoir s'arrêter, qu'elle commençait à s'étonner de pouvoir souffrir autant sans s'asphyxier véritablement. Maintenant qu'elle était à la place du supplicié, elle se rendait compte à quel point les sensations et la frustration de ne pas pouvoir se soustraire aux sévices de son bourreau étaient insupportables. Elle était faite pour être une tortionnaire, pas une victime ! Mais, alors qu'elle se perdait dans une crise de rire suraiguë et hystérique, elle se jurait en elle-même qu'il allait regretter ses actes amèrement. Oh oui... Mais pour l'instant, il fallait qu'elle se sorte de là... et il lui faudrait user de tous ses dons de persuasion et de manipulation pour convaincre son fou-furieux de frère de la libérer. Car pour l'heure, elle s'étouffait dans ses hurlements de rire et ses postillons.
Inhumain, et sans s'arrêter le moins du monde de la chatouiller, Alex se pencha sur sa jolie soeur pour lui souffler au creux de l'oreille, dans un murmure à lui glacer l'échine.
- Tu fais une très belle victime, Charlotte. Pourquoi tu ne passerais pas le restant de tes jours dans ce lit, à subir docilement mes tortures, mhh ?
Elle tenta de se débattre de toutes ses forces, comme une lionne, mais elle était beaucoup trop faible ; il la dominait totalement. Il lui chatouillait les hanches à travers sa chemise, la regardant se tortiller dans tous les sens d'un air satisfait.
- Oh non, ma petite Charlotte, Dit-il en lui papouillant les hanches encore plus fort, se délectant de son rire aiguë mais quelque peu nasal, à la fois excitant mais qu'on n'aurait pas pu dire joli en soi, ne t'attends surtout pas à t'en tirer comme ça... ton supplice vient tout juste de commencer, tu sais.
Hurlant de rage, la jeune fille tira sur ses liens de toutes ses forces, alors que les doigts de son frère lui ravageaient les nerfs au niveau de la ceinture, s'attardant méticuleusement sur tous les endroits hypersensibles qu'il connaissait désormais chez elle comme les côtés du pubis, les abdominaux en partant des hanches et des côtes, les aisselles...
Ce qui était étonnant, se rendait-elle compte, c'est que son esprit en soi restait parfaitement lucide, bien qu'elle était incapable de garder le contrôle de son corps ni d'articuler le moindre mot, tant les chatouilles qui lui étaient imposées aussi cruellement la mettaient dans un état second, la dépossédant de la quasi totalité de ses capacités motrices conscientes. Elle avait la sensation dérangeante et empiétante de sentir ses forces aspirées par ces doigts qui la rendaient faible, tant physiquement que psychiquement. Le pire, c'était lorsqu'elle croisait le regard de son bourreau, qui semblait prendre un plaisir infini à la mettre dans cet état, et qui ne montrait pas le moindre signe de compassion. Elle-même bourreau d'exception, elle devait avouer qu'elle découvrait bien malgré elle la position de suppliciée par toutes les fibres de son corps, et elle détestait ça.
Ne lui laissant pas la moindre once de répit, Alex la torturait maintenant depuis des dizaines et des dizaines de minutes, au point de la rendre complètement folle et implorante. Elle suppliait, suppliait, les yeux larmoyants et le visage pourpre, presque écarlate. Mais cet état de soumission total qui était le sien, loin de susciter de la compassion chez son bourreau, l'enhardissait au contraire dans sa tâche, l'encourageant à repousser encore les limites de sa victime, qui commençait à se demander si elle survivrait mentalement à ce supplice infernal avant de finir morte d'épuisement. Sa chemise entrouverte avec un bouton arraché, elle continuait de se tordre de rire en tirant sur ses liens, mais avec moins de conviction, subissant les chatouilles de son bourreau avec une fatigue physique et psychologique empreinte d'une certaine résignation. Animé d'un pur instinct de prédation, Alex posa une main ferme sur les jambes de la jeune femme à travers sa jupe de tailleur, la caressant doucement mais fermement en la regardant droit dans les yeux, des yeux terrifiés mais brilliants d'une certaine forme d'excitation...
Ce ne fut qu'au bout de nombreuses minutes que le jeune homme se décida à la laisser souffler. Il se redressa sur le lit en s'arrêtant de la chatouiller, la regardant tenter de reprendre difficilement son souffle. Elle était allongée sur le lit vaincue et écarlate, pleurant encore de rire, un filet de salive incontrôlé coulant de ses jolies lèvres, agitée encore de légers soubresauts nerveux, tentant visiblement de reprendre ses esprits. Profitant de cet instant d'abandon presque total chez sa victime, Alex saisit un cutter pour couper la corde qui retenait les liens des poignets de sa victime aux barreaux de son lit, avant d'en faire de même avec ceux qui retenaient ceux de ses chevilles au bas du lit. Lui saisissant fermement les poignets pour avorter toute tentative de fuite, il sectionna les cordages qui retenaient ses poignets l'un contre l'autre, avant de la faire pivoter, pour les lui rabattre dans le dos. L'état de fatigue physique et nerveuse de la jeune fille facilitant la tâche, il ne lui fut pas difficile de les lui lier dans le dos en attachant ses avant-bras parallèlement, l'un contre l'autre. Ignorant ses protestations, il la repoussa sur le lit, l'accompagnant dans sa chute.
Presque allongé sur elle, le jeune homme sentait le souffle chaud et encore hilare de la jeune femme, qui tentait encore de reprendre son souffle. Ils se regardèrent un instant dans les yeux. Ce petit nez mignon, ces grands yeux noisettes faussement innocents, et puis ces lèvres rouges... Elle était tellement provocante dans ce tailleur à moitié déshabillé, et ses jambes qui tentaient de se débattre sous lui. Ne réfléchissant plus, il passa une de ses larges mains sur les jambes de sa proie, remontant le long de ses cuisses sous sa jupe, lui faisant sentir sa chaleur d'homme à travers son collant... Elle ferma les yeux, ses lèvres tremblant légèrement.
- Arrête...
La main du jeune homme remonta le long de sa cuisse puis, effleurant peine son intimité, s'en alla l'attrapper par la nuque pour l'attirer à lui. Elle se senti brusquement tirée vers lui et, avant même qu'elle n'aie eu le temps de protester ni de faire quoique ce soit, elle sentit les lèvres du jeune homme se presser contre les siennes, tandis qu'il la maintenait fermement contre lui, un bras autour de sa taille, l'empoignant par les cheveux de l'autre main pour la contraindre à rester immobile. Surprise, elle tenta de croiser le regard de son bourreau pour essayer de comprendre ce qui se passait, mais il avait les yeux fermés. C'était étrange et insolite. Il l'embrassait avec une fougue et une passion terriblement convaincante, comme si, en la pressant contre lui comme il le faisait, il l'embrassait avec tout le corps et dans un seul mouvement. Elle avait beau tenter de lui résister, il gagnait sans cesse du terrain sur elle et, elle s'en rendait compte bien qu'elle n'eue su se l'expliquer véritablement, ces chatouilles qui l'avaient mise au supplice et qu'elle avait détesté, l'avaient, quelque part, excitée. En fait elle le réalisait, elle se sentait terriblement mouillée et, maintenant qu'elle était attachée dans ses bras à subir ses caresses fortes et sensuelles, elle ne parvenait plus du tout à résister, se laissant embrasser, laissant la langue du jeune homme passer la frontière de ses lèvres tremblantes.
Tandis qu'il attrappait les fesses de sa jolie victime à travers sa jupe de tailleur en lui caressant la joue de l'autre, Alex profitait largement du fait qu'elle était attachée et impuissante pour lui faire subir ce qu'il voulait. Il sentit non sans une certaine satisfaction la jeune fille se laisser embrasser docilement, se rappellant combien, la dernière fois qu'ils s'étaient vus, les rôles avaient été différents.
Continuant de l'embrasser chaudement, Alex vint faire glisser doucement quelques doigts sur une hanche de sa prisonnière qui se mit à gémir doucement de rire en gigotant. Pétrissant sa langue avec la sienne il continua de la chatouiller en laissant les doigts de sa main droite glisser sur son ventre à travers sa chemise, tandis qu'il la maintenait toujours fermement contre lui de son autre bras. Leurs lèvres se séparèrent, alors qu'elle commençait à rire un peu plus fort, quoique les chatouilles restaient pour le moment plutôt gentillettes et pas encore désagréables. Il la regardait gigoter contre lui en se tortillant légèrement, tandis que ses doigts remontaient, remontaient en la chatouillant, lui arrachant un rire léger entrecoupé par moments de petits cris aiguës, chaque fois qu'il gratouillait un point plus sensible. Il l'entendit alors protester, mais cette fois d'un ton plus doux, résigné et soumis, un ton qui n'avait plus rien à voir avec les menaces et les insultes virulentes qu'elle lui avait adressé jusque-là.
- Arrête Alex, articula-t-elle d'une voix chevrotante, ne parvenant pas à contrôler ses jolis abdominos qui se contractaient de force sous les chatouilles douces et précises de son bourreau.
- Chuut, tu sais aussi bien que moi que tu n'as pas envie que j'arrête...
Il continuait de lui chatouiller doucement le ventre et les hanches, la regardant gigoter en riant d'un rire cristallin. Difficile d'imaginer que cette fille si mignonne à cet instant abritait un véritable démon, capable des pires atrocités morales et physiques... Elle était un véritable danger public et il comptait toujours lui faire regretter ses actes.
- Non, arrête Alex ! Articula-t-elle entre deux hoquets de rire.
Il continuait de la regarder gigoter, un sourire aux lèvres. Ses doigts s'attardèrent un instant au niveau de son pubis, en la chatouillant toujours très doucement, la sentant se blottir contre lui en couinant.
- NOOOON !!!
Sa crise de rire qui s'intensifia lorsqu'il remonta le long de son ventre en appuyant un peu plus. Le jeune homme la regarda d'un air satisfait.
- Bien, puisque tu veux que j'arrête...
Charlotte haletait encore de rire, lorsqu'Alex le redressa subitement. La saisissant par les liens qui retenaient ses bras derrière son dos, le jeune homme la força à s'allonger sur le ventre, s'asseyant immédiatement sur ses jambes pour les lui immobiliser complètement. Inutile de chercher longtemps pour comprendre les intentions de son bourreau. Comme elle s'y attendait les doigts d'Alex vinrent se loger sous ses plantes de pieds pour les lui chatouiller brutalement. L'effet fut instantané. Elle se débattit en hurlant rageusement, sentant avec un désespoir furieux ces doigts sadiques lui soutirer des rires jaunes incoercibles.
- NOON OON !! Hurla-t-elle, les yeux écarquillés.
Mais L'homme ne s'arrêtait pas, il accélérait au contraire ses chatouilles sur les plantes de pied de sa jolie victime, apparemment prêt pour la torturer encore indéfiniment. Bon sang, jouer la docile n'avait donc servi à rien...
Alors qu'elle hurlait, ne voyant plus le bout de cette torture qu'il lui imposait dans son propre appartement, Charlotte sentait humainement ses dernières barrières céder. Avait-il gagné... ?
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SQUALL - il y a 14 ans
Alors alors alors, voyons voir... et bien pour etre franc, cette partie, je l'ai lu, et elle m'a moins touchée, dans le sens où elle ma moins choqué. Etrange non ? Je l'ai trouvé plus classique dans son déroulement même si ton coup de patte reste indéniablement présent. Stylistiquement c'est parfait rien à dire évidemment, là n'est pas la question. Non non non, mais...je sais pas...j'étais moins dedans. La psychologie des personnes me laisse un peu sceptique, j'ai du mal à les reconnaître, en même temps NORMAL, apres tous les années ont passé, mais du coup cela entraîne une frustration comme je n'en ai eu que rarement, car pour moi le alex des premiers chapitre est dés lors mort, détruis, remplacé par ce nouvel Alex qui est un autre personnage. De ce côté, Charlotte est tout aussi méconnaissable, et je n'ai pas sentis en moi la douce caresse de la vengeance faire son office en me faisant me dire, dans ta face espece de garce. Non... pour être, j'y ai vu une scène de chatouille, certes tout à fait bien écrite, avec un style propre, une évolution et tout ce qui s'ensuit, mais au demeurant relativement...creuse. Oui je sais, le terme est dur, et je pese chaque mot que je dis car un tel travail se doit de recevoir au moins un gros pavé pour en saluer l'auteur. Pourquoi est ce que j'ai trouvé ça creux, et bien parce que je n'ai pas retrouver mes personnages, et qu'à l'image de l'act sexuel entre deux inconnus, et entre un couple aimant, ça ne fait pas pareille, ça ne prend pas. Les chapitres précédents m'ont indéniablement fait ressentir plus d'émotion. Pourtant j'attendais vraiment la revanche d'Alex, et dire que j'en suis déçu serait tout à fait incorrect, la séance et tout à fait bien mené. Maaaaais... bon, peut être une élipse trop importante... Je ne sais pas, c'est plus realiste bien sur, je le conçois, mais moi ça m'a frustré autant le dire ^^ J'ai une sensation d'inacomplissement. ... Mmmmh, ça ne me plait pas, mon commentaire se fait negatif alors que j'ai la ici une histoire enfin interessente à commenter à tous les niveaux. Je sais pas, peut etre que je peux pas m'empecher d'avancer ce qui ne va pas, parce que tout le reste est tellement parfait, ambiance, style, mot employé. Ahhh si ! Je n'aime pas beaucoup le point de vu omniscient, et c'est vrai que parfois, l'esprit des deux personnages s'embrouille un peu et on ne sait plus ou donner de la tete. Ca ne m'a pas plus, mais là encore, ça c'est mon domaine, les psychologies tres complexes accentuées par un point de vu interne, mais c'est également le style que j'aime, donc c'est un parti pris, sache le. Bref, globalement une suite toujours aussi bien écrite maaaaaaaaaaais en deça pour ma part, les autres partis avaient vraiment...quelque chose que je ne saurais pas décrire avec des mots. La dureté est toujours présente mais...adoucie... Bon allez j'arrête ici, je continue de suivre ce que tu fais même si ton style réaliste n'a jamais jamais jamais été mon truc franchement ^^ mais tu écris avec un tel brillot qu'il est difficil de ne pas s'interesser à ton travail. Zouuuu, à poster, avec mon amitié !
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chatouillesdu92 - il y a 14 ans
Cette partie est géniale bien que tres différente des autres. Déjà, le style, l'écriture, et le vocabulaire sont parfaits ! Par contre moi, apres j'ai peut etre tort, mais je n'y ai pas vu de "creux", de "manque" J'ai trouvé au contraire que les deux personnages, contrairement aux parties précédentes, avaient des pensées plus "d'adulte" du côté de charlotte, si elle ressent pas grand chose, c'est qu'elle se créé une sorte de barriere pour ce proteger contre ce role qui ne lui plait pas. Quand à alex, on a l'impression qu'il n'arrive pas à liberer sa haine, ce qui est logique car on pense qu'il ne veut pas la libérer, soit parce qu'il aime quand meme sa soeur, soit parce qu'il veut garder cette haine parce qu'elle l'anime. ^^ Juste par contre, j'ai trouvé qu'elle était pas extremement surprise de retrouver son frere et je pense que le double point de vue est assez bizarre, fallait peut etre juste rester dans la tete d'alex, parce que du coup, contrairement aux autres parties, aucun des deux n'est réeellement approfondi dans le détail ! Sinon le côté inceste ma choquée ^^ positivement bien sur. On s'y attendait, mais ça frappe quand meme quand ça arrive (perso j'ai trop flippé qu'elle se fasse violée = =) J'ai vraiment hate de se que va donner ta suite ! jusqu'à maintenant c'est super ! Bravo encore ^^
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Richard J. Williams - il y a 14 ans
Salut à tous ! Tout d'abord merci pour vos commentaires très personnels et détaillés, je dois dire que j'ai toujours autant de plaisir à les recevoir

SQUALL : wow, c'est un commentaire très personnel et prolifique que tu as fait là, et je t'en remercie sincèrement !
Concernant tes critiques (constructives), je vois bien ce que tu veux dire quand tu parles d'un sentiment de frustration concernant la psychologie des personnages. Il est vrai que j'ai du prendre en compte les changements psychologiques et physionomiques après une ellipse de dix ans, ce qui a du coup beaucoup changé l'atmosphère et l'approche des personnages. En même temps c'est ce qui m'a permis, je trouve, de développer une autre ambiance avec des scènes plus osées, et quelque chose d'une relation qui serait plus adulte, et plus sensuelle au sens libidinal du terme. Je comprends donc parfaitement ta frustration concernant ce "changement" de psychologie des personnages ; c'est vrai qu'on ne retrouve pas vraiment l'Alex et la Charlotte des premiers chapitres, et l'inversement des rôles dans ce chapitre n'est pas fait pour arranger les choses (Alex passant de dominé à dominant, l'ambiance et les éléments de la scène s'en trouvent également changés). Cela dit c'était un positionnement à prendre que je ne regrette pas. Mais puisque tu soulèves le sujet, je dois t'avouer qu'à l'origine je voulais peindre une Charlotte adulte beaucoup plus rebelle et insoumise, et qui tiendrait tête avec insolence et hargne à son bourreau, mais à mesure que je pensais la revanche d'Alex, j'avais plutôt tendance à voir Charlotte d'autant plus démunie face aux chatouilles qu'elle s'est révélée être un bourreau fin et qui n'a jamais subi la moindre contrainte aux chatouilles.
Peut-être que dans le coup tu aurais préféré voir cette scène écrite à la même époque que les chapitres précédents plutôt qu'au moment de l'énonciation, et dans ce cas je pense que tu risques d'apprécier le cas n°2, bien qu'il s'agira très essentiellement de F/F.
Satori : Oh pour ça ne t'en fais pas, je compte bien permettre à Alex d'accomplir sa vengeance. J'essayerai de faire en sorte que le chapitre 5 vous satisfera, même si j'ai conscience qu'au vu de ce que Charlotte a fait subir à son frère - et de sang froid - au cours de plusieurs années, il sera difficile de satisfaire pleinement les désirs de vengeance de tout le monde. La fin fera d'ailleurs, à ce sujet, peut-être bondir certains d'entre vous d'indignation.
chatouillesdu92 : C'est avec grand plaisir que je reçois ton retour sur ma façon d'écrire ! Je dois dire que j'avais justement voulu travailler ce tournant dans l'écriture en voulant donner une autre dimension dans la couleur stylistique de ce chapitre, en prenant compte que nos deux protagonistes étaient devenus adultes, et ancrer cette vérité dans le texte autrement que par des mots.
Heureux en tout cas de voir que les avis concernant ce changement dans la psychologie des personnages ne sont pas unanimes, car je dois avouer que bien que différent des précédents, ce texte me convenait tout de même plutôt bien
A propos du problème du double-point de vue que SQUALL et toi pointez du doigt, il est vrai que ce genre d'oscillations dans la narration est effectivement assez perturbant et agaçant à la lecture ; il s'agit surtout d'une maladresse de ma part, dans ma volonté d'exprimer aussi le ressenti de la victime... Il faudra d'ailleurs que je fasse plus attention à ce genre de choses à l'avenir.
Autrement, heureux de voir que le côté "inceste" comme tu dis t'aie un peu choquée ; je dois dire que j'avais dans l'envie de base de teinter mes scènes d'une façon à les rendre systématiquement légèrement choquantes, tout en leur conférant une certaine dimension érotique. L'une des choses que je voulais développer dans cette histoire était précisément cet aspect où les personnages sont souvent contraints à accepter des choses qu'ils ne veulent pas, mais jamais de manière dégoûtante, et en laissant si possible une certaine ambivalence dans le traitement. On est révolté quelque part par ce qu'on lit et on se révolte par empathie des supplices corporels que le bourreau fait subir à sa victime, mais je trouve que c'est justement ça qui colore esthétiquement le supplice, et qui peut donner en même temps, peut-être, une certaine envie de se retrouver à la place du supplicié. Ce fait de ne pas avoir son mot à dire bien qu'il s'agisse pourtant de soi. Cela dit c'est un choix personnel et je conçois très bien qu'il ne plaise pas à certaines personnes (ce qui n'est pas ton cas jusque-là apparemment, et tant mieux
). Concernant notre vilaine Charlotte, ça t'aurait vraiment déplu de la voir haleter autrement sous les supplices d'Alex ? Car je ne te cache pas qu'il y aura parfois, au fil des cas suivants, des scènes physiques non consentantes - quoique sans violence - entre certains personnages.
je vous remercie en tout cas tous pour vos commentaires ; je travaille actuellement sur la suite, et sachez que je me donne entre autre aussi pour objectif de satisfaire certaines de vos attentes, puisque j'ai votre soutien
A bientôt donc !
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tk-revenge - il y a 14 ans
En M/F cest beaucoup moins choquant ^^ la pillule passe beaucoup mieux sans compté que cest une vengance et que Alex ne fait pas vraiment d'injustice
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Richard J. Williams - il y a 14 ans
Bonsoir à tous ! Me voilà de retour avec le chapitre que certains attendaient avec impatience - du moins je l'espère, et qui clôturera pour le moment ce premier cas, en donnant l'occasion à notre personnage principal de développer un peu plus sa vengeance. Avant cela permettez-moi d'ouvrir les hostilités en vous annonçant la création d'un sommaire que j'ai placé en en-tête du sujet, et qui vous permettra de naviguer d'un chapitre à l'autre sans avoir à vous brûler les rétines en cherchant la minuscule barre défilante sur la droite, ou à vous faire une ampoule sur la molette de votre souris. Je mentionnerai également le contenu de chaque chapitre à côté de leur titre avec un (+18) pour indiquer un contenu pour public averti, et ne mettrai rien lorsque le chapitre sera tout public. Voilà pour la petite innovation personnelle. J'en profite également pour te remercier tk-revenge pour ton retour sur cette histoire ; j'avais d'ailleurs prévu d'aborder le point dont tu fais part (à propos de ce qui est choquant/conforme à une norme d'acceptabilité, et de la justice/injustice) dans l'un des chapitres du second cas, dont je commence actuellement à poser les grandes lignes. Pour en revenir au sujet qui nous intéresse ; voici (enfin) le chapitre 5 qui aura, je le conçois, un peu tardé à sortir, mais dont j'espère malgré tout que les circonvolutions et le dénouement vous plairont autant qu'il m'a plu de les écrire. En vous souhaitant une agréable lecture.
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Richard J. Williams - il y a 14 ans
Chapitre 5. Apothéose. Le vacarme lancinant d'une sirène d'ambulance traversait la rue voisine pour retomber sur la pièce silencieuse comme une insulte. Alex, qui s'était relevé du lit pour déserrer sa cravatte et se mettre plus à son aise se retourna pour regarder sa soeur qui reprenait son souffle et son aplomb, les avant-bras encore menottés dans le dos et les chevilles liées ensemble par un simple jeu de cordes. Combien de mois, combien d'années avait-il ourdi cette vengeance, ruminant dans un coin de sa tête sa haine et sa rancune ? Aujourd'hui il la tenait à sa merci, elle, Charlotte Almont. Elle était là, vulnérable, offerte, attachée et sans défense. Mais il n'était pas dupe ; il avait beau la tenir momentanément dans son piège, il n'ignorait pas à quel point la partie était loin d'être gagnée. Il ne connaissait que trop bien la vilénie de sa soeur pour savoir à quel point elle pouvait se montrer surprenante de ressources et d'intelligence dès lors qu'il s'agissait de manipuler quelqu'un. Et dans l'affrontement psychologique, tile de tergiverser pour savoir qu'elle était reine. Mais ce soir, elle allait payer de sa chair pour tous ses crimes. Cette garce de soeur aînée, qui avait toujours trouvé le moyen d'être préférée de leurs parents à force de manipulation et de démagogie, et qui avait pour cette raison été pressentie de longue date par leur famille pour prendre la succession des affaires familiales dans le domaine du médical et de l'industrie pharmaceutique. Il faut dire qu'elle avait pris, durant de longues années, un soin machiavélique à dégrader constamment son frère aux yeux de leurs parents et de leur entourage ; ainsi jamais ni leur père ni leur mère ne lui auraient proposé de marcher sur leurs pas, raison pour laquelle il avait du travailler toujours plus dur que sa soeur, et se frayer son propre chemin dans la vie. Il travaillait maintenant comme directeur d'une banque réputée au coeur de Paris, dont le siège s'élevait non-loin de la Place de la Madeleine, dans le huitième arrondissement. Il avait d'ailleurs réussi plutôt jeune, mais ce n'était en rien comparable à sa soeur, et ça ne pouvait suffir à lui valoir la fierté de leurs parents. En particulier pour son père, qui dirigeait un laboratoire de recherche en biologie moléculaire pour l'armée. Sa mère, elle-même docteur en neurobiologie, avait également été très absente du domicile familial, toujours en déplacement ou épaulant son mari dans ses recherches. Oui... cette fille... elle lui avait pris sa vie. Et maintenant, elle qui avait toujours été injuste et intraitable avec lui, elle se trouvait là, attachée sur son propre lit et prête à recevoir la sentance qu'elle méritait. Charlotte, dont la tenue quelque peu débraillée à cause des mouvements frénétiques qu'elle avait du faire pour s'extraire de ses liens alors que son frère la chatouillait violemment, n'était pas dupe. Elle savait que son frère ne la laisserait pas partir aussi simplement, et que rien ne lui garantissait d'ailleurs qu'il la laisse partir tout court. Il pourrait très bien décider de la garder prisonnière jusqu'à ce que la police se mette à sa recherche et enfonce les portes de l'appartement ; mais combien de jours, de semaines cela prendrait-il ? Elle se débattait furieusement dans ses liens en réalisant qu'il lui fallait trouver un moyen de quitter ces lieux. Ou de prévenir quelqu'un. Un passant, un voisin, la police... Alex, qui venait de jeter sa veste de costume sur un fauteuil au coin de la pièce s'en retourna vers le lit, retroussant les manches de sa chemise d'un air menaçant. S'arrêtant brusquement de gigoter pour se faire tomber du lit, Charlotte lui lança un regard mauvais. - Je te conseille d'en profiter Alex, pour une fois que tu es en position de force... Mais tu peux compter sur moi pour te rendre la tâche impossible, dit-elle en le regardant d'un air de défi, incroyablement insolente et sûre d'elle. Le jeune homme lui rendit un regard empreint de haine. Elle révélait enfin son vrai visage, la garce. Elle allait payer. S'asseyant sur le lit, sans un mot, il la ramena à lui d'un bras pour la coucher sur ses genoux, sur le dos, la forçant du même coup à se cambrer. Pragmatique, Alex déboutonna la chemise de la jeune femme, qui tentait de se débattre sans succès, révélant son soutien-gorge et son corps, il fallait le dire, de déesse. Les liens empêchaient tout mouvement, et elle restait solidement attachée. Les doigts du jeune homme se mirent à caresser doucement le ventre de sa victime, remontant lentement vers ses côtes. Tandis que ses sens s'excitaient de plus en plus, Alex réalisait que depuis qu'il avait séquestré sa victime chez elle, la lutte se faisait pour la première fois à même la peau. Une peau d'ailleurs délicieusement douce, duveteuse... Se délectant de l'air frustré de sa soeur il laissa ses doigts glisser aux deux extrémités de son corps, pour ne la caresser plus que du bout des doigts, qui glissaient maintenant sur sa peau de façon autonome, réveillant des sensations életriques dans ses abdominos qui commençaient à se contracter au rythme des passages de ses doigts lents et précis. Incapable de se débattre, Charlotte faisait preuve d'une volonté et d'une concentration qu'il ne lui connaissait pas pour résister aux doigts taquins et chatouilleurs qui lui titillaient les abdos malgré elle. Le ventre à l'air, le fait qu'elle avait ses avant-bras menottés parallèlement dans le dos la forçait à offrir son ventre en évidence, bien en rond, offrant les contours de ses muscles qui se dessinaient à la lumière de la chambre, parfaitement bien dessinés sous sa peau tendue et veloutée. Elle n'avait pas une once de graisse, et le jeune homme se plaisait à laisser errer ses doigts entre chaque muscle, se faufilant entre tous les versants musculaires possibles, regardant ses petits abdominos se contracter de force au passage de ses doigts, sous sa peau blanche et chatouilleuse.
Inutile de regarder le visage de la jeune fille, devenu pourpre, pour voir qu'elle se contenait maintenant de toutes ses forces. Le sang affluait dans ses petites joues rouges qui contenaient son envie de pouffer de rire avec une rage évidente. Alex se plaisait à soutenir son regard haineux, qui commençait à se brouiller avec la montée de l'impérieux réflexe de rire, qu'elle combattait mentalement de toutes ses forces. Il laissa ses doigts remonter sur son petit ventre pour lui papouiller les hanches, lui arrachant un léger couinement qu'elle réprima aussitôt. Ses lèvres tremblaient, elle était obligée de se les mordre pour ne pas exploser de rire tout simplement. Alex, lui, n'était pas pressé. Il continuait de chatouiller le ventre et les hanches de la jeune fille avec une assurance et un calme qui masquaient l'état d'excitation qui grandissait en lui. Tandis qu'il descendait en s'attardant des deux côtés sur deux abdominos qui se contractaient un peu plus fort en déclenchant un léger spasme de rire. Il gratouilla encore un peu, regardant Charlotte devenir écarlate. Elle tenait sur ses derniers retranchements... Il vit d'ailleurs qu'elle se mordait la lèvre, et que de légers spasmes secouaient son corps par moments. Elle tint... encore... un moment... Et puis soudain, elle lâcha brusquement prise en hurlant d'un rire sonore et gras, lâchant la bonde aux réflexes nerveux qui secouaient son corps, explosant d'un rire aiguë et laid. Il continuait de la papouiller puis redescendit sur son ventre en insistant bien sur les contours de son nombril, de ses abdominaux, en caressant sa peau duveteuse. Elle riait forcément d'un rire jaune, nerveux et parfaitement inesthétique. Il savait qu'elle ne lui résisterait pas plus longtemps. Tandis qu'il continuait de la torturer, il la regarda rejeter furieusement la tête en arrière. Elle était hilare, et ses cheveux attachés par une broche derrière la tête dégageaient bien son visage écarlate. Alex la regardait rire en alternant quelques petits cris aiguës lorsqu'il titillait un point plus sensible. Il décida de remonter jusque sous ses aisselles pour venir la papouiller méchamment, profitant du spectacle de cette vipère en train de se tortiller sur ses genoux pour tenter de lui échapper. Mais non, ses doigts voraces ne la quittaient pas d'une semelle, et à peine sentait-elle les doigts de son bourreau lui papouiller un endroit, qu'ils se faufilaient déjà ailleurs, ne lui laissant pas la moindre chance de s'habituer ou d'anticiper ses mouvements. Mais, et contrairement à la stratégie qu'elle avait adopté au départ, elle ne capitulait pas. Elle endurait son supplice, bravement. Elle savait qu'il n'y avait pas d'échappatoire pour elle, et elle affrontait les choses sérieusement. Elle ne voulait pas lui faire ce plaisir. Surtout pas. Mais Alex, lui, était bien déterminé à le lui arracher. Il la forcerait à le supplier, lorsqu'il l'aura chatouillée depuis des heures, elle cèdera. Il arrêta alors de la chatouiller, laissant ses mains en suspend sur son corps. - Tu fais toujours la fière, maintenant ? La vue légèrement brouillée par quelques larmes de rire, Charlotte le regardait néanmoins d'un air mutin, provocateur. - Je te ferai regretter ça Alex, crois-moi. Imperturbable, il lui papouilla les hanches l'espace de quelques secondes. - Tu dis toujours la même chose ? Réprimant un couinement aiguë, elle le fusilla du regard. - Je t'emmerde, connard ! Qu'à cela ne tienne. Les doigts du jeune homme descendirent des deux côtés du pubis de la jeune femme, qu'il papouilla énergiquement à travers sa jupe. Encore une fois elle voulu résister, mais les sensations étaient trop fortes. C'était comme si ses nerfs, à cet endroit, se trouvaient précisément juste sous sa peau, presque à la surface... Juste impossible de résister... Elle pouffa en hurlant d'un rire saccadé, viscéral. Elle avait beau rire, les doigts de son bourreau s'acharnaient à la faire sortir d'elle à chaque instant. Il n'avait aucune pitié. Il la chatouillait maintenant avec une rapidité insupportable. En l'espace de quelques secondes il la dévorait de guillis aux côtes, au ventre, aux hanches, aux aisselles, au pubis... rien ne lui échappait, et rien ne pouvait lui laisser le temps de s'habituer à son tourment. Alex, lui, la regardait avec une véritable passsion où se mêlaient la haine, le désir, la vengeance, la pulsion, dans un tourbillon qu'il avait du mal à contenir. L'espace d'un instant il pensa même qu'elle devait sentir son sexe gonflé contre son dos, tant son érection commençait à lui devenir douloureuse dans son pantalon. Les chatouilles continuèrent un instant puis, subitement, s'arrêtèrent. Le jeune homme se tenait là, immobile, regardant sa soeur reprendre son souffle, silencieux. Au début, tout ce qu'il voulait et l'avait animé jusque-là, c'était se venger d'elle, lui faire payer de sa chair tous les coups bas, les brimades, les vexations qu'elle lui avait fait subir... Mais alors qu'il la toisait, il réalisait de plus en plus que cette haine qui avait grandit en lui au fil des années, ne pourrait trouver pleine satisfaction de cette manière, et qu'il ne pourrait jamais lui faire subir ce quelle lui avait fait subir, ni même rattraper le temps perdu. En fait, il se rendait compte que s'il se laissait vraiment à aller à la torturer aussi librement et fort qu'il le voulait, il allait la tuer... Reprenant son souffle, Charlotte releva les yeux vers lui, ses yeux noisette qui semblaient vouloir l'assassiner du regard. - Tu fais un piètre bourreau, mon pauvre Alex... Le jeune homme se releva, la laissant glisser de ses genoux sur le matelat, sans ménagement. Elle releva la tête, le regardant derrière quelques mèches qui s'étaient échappées de sa broche. - J'espère que tu sais ce que tu fais... Parce-que si tu me détaches, tu peux être sûr que je te ferai souffrir jusqu'à te faire regretter amèrement le jour de ta naissance... Enervé, le jeune homme se dirigea vers une commode de la chambre pour y chercher quelque chose. Charlotte ne manqua pas de remarquer la bosse qui déformait tout le devant de son pantalon. Agacée de ne pas avoir de réaction de sa part, elle tenta de le piquer dans son orgueil. - Ca te plaît de me faire souffrir, hein... ? Regardant ostensiblement vers son entrejambe. T'as envie de moi ? Elle était tellement obsène... Mais tellement convaincante... Alex revint vers elle en ayant pris une paire de chaussette dans sa commode qu'il lui foura de force dans la bouche, avant de les lui maintenir en place avec un collant qu'il trouva dans le même tiroir. Elle tenta de protester mais tout ce qui s'échappait de son bâillon improvisé n'étaient que des voyelles mal prononcées. La poussant sans ménagement pour la retourner sur le ventre, il posa les pieds de la jeune fille sur ses genoux pour les lui chatouiller. L'effet fut instantané. Charlotte redressa la tête en hurlant à travers son bâillon, explosant de nouveau d'un rire sonore. - AHHEX EHHPEHHE ENHULLEER !!! Il savait qu'elle aurait voulu qu'il épargne ses pieds, et il était loin d'en avoir fini avec elle. Insistant généreusement sur les plantes, il s'affaira à lui gratouiller chaque pied en partant du talon jusqu'aux orteils, regardant ces derniers frétiller et se crisper nerveusement, tandis qu'elle s'étouffait de rire, écarlate, le visage contre le matelas. Les doigts du jeune homme ne s'arrêtaient pas, au contraire, ils lui torturaient maintenant la plante des pieds d'une main, en lui maintenant les orteils bien tirés en arrière de l'autre, pour offrir sa voûte plantaire en la tendant au maximum. Charlotte poussait maintenant des grognements rauques de protestation en se tordant de rire. Peine perdue. Elle détestait ça par-dessus tout, et Alex prenait précisément un malin plaisir à lui torturer sa peau blanche et fragile, encore et encore. Elle aurait voulu battre des pieds et des poings sur le lit, mais les menottes l'empêchaient justement de bouger, ce qui aurait pu rendre le supplice supportable. Mais le jeune homme, quelque part, lui refusait cet exutoire. Privée de ses mouvements et de la possibilité de s'exprimer, les chatouilles devenaient véritablement intenables. Elle avait l'impression désarmante de sentir ces doigts d'homme la racler, raboter chacun de ses muscles et de ses nerfs pour la chatouiller à lui en faire perdre la tête. Comme si les réflexes nerveux qui lui secouaient le corps la confinaient quelque part au fond de sa tête, lui volant son corps et son libre-arbitre. Elle n'était plus maître de ce qu'elle ressentait ni des mouvements de son propre corps. Cet homme la possédait, totalement... Et ça, c'était insupportable. Mais alors qu'elle s'étranglait de rire, écarlate, dans son bâillon, elle senti soudainement et étrangement une sensation désarmante la titiller derrière cet océan de chatouilles qui la submergeait. Comme si, derrière toute cette horreur qui la poussait au rire, une sorte de plaisir, une jouissance à s'abandonner aux mains de son bourreau, à s'abandonner totalement, lui étreignait le corps, les sens, l'esprit... Jamais elle ne se serait imaginée ressentir ça un jour. Prendre plaisir à être soumise comme ça... Une nouvelle vague de chatouilles la ramena brusquement à la réalité. Alex venait de la tirer vers lui pour lui papouiller les hanches, furieusement, lui arrachant une nouvelle crise de rire incontrôlable. Etrangement, en regardant son visage écarlate qui se déformait en crises de rire, le jeune homme senti qu'elle y prenait une sorte de plaisir. Il l'empoigna par les cheveux, les tirant hors de sa broche, lui tirant la tête en arrière, et lui administra une fessée qui claqua sur ses fesses. Un instant surprise par le brusque changement de sensation, radicalement différent, Charlotte écarquilla les yeux, stoppant son hoquet de rire du même coup. Le jeune homme la regarda des pieds à la tête. Elle était si bonne, dans cette position désespérée, ses fesses serrées dans sa petite jupe de tailleur... Oh, Charlotte... Une nouvelle claque fit rebondir ses fesses, lui laissant échapper un léger couinement de douleur. Bien qu'elle fut trop fière pour laisser une larme perler au coin de son oeil, Charlotte sentait la douleur se répandre encore dans ses fesses puis, sans prévenir, les doigts du jeune homme lui attaquèrent les côtes et les hanches, la torturant de nouveau en lui arrachant de nouveaux cris de rire. Le pire, pensait-elle, c'est qu'elle était incapable de dire si ces claques, ces chatouilles, tout cela lui déplaisait ou non. Quelques heures encore auparavant elle aurait juré que oui... Maintenant, tout se fondait dans une sensation envahissante de surexctitation nerveuse... Elle bafouilla de rire dans son bâillon en le sentant l'attrapper par les aisselles, mais ce ne fut pas pour la chatouiller, non. Il la souleva à bout de bras, la plaquant contre le mur adjacent au lit en la tenant par les hanches pour lui mordre le cou comme un fauve. Encore rouge des chatouilles et des fessées elle ne put s'empêcher de gémir. Il lui faisait presque mal. Elle lâcha un léger râle étouffé dans son bâillon. Les mains d'Alex remontèrent le long de sa colonne vertébrale, l'aggrippant d'une main par ses menottes pour la maintenir contre le mur, son autre main dans sa nuque, se pressant contre elle, son visage explorant les courbes et les odeurs féminines de son cou... Alex était devenu comme fou-furieux, comme s'il dans était entré une sorte de transe sexuelle. Il ne se contrôlait plus. Dépassée par les évènements, Charlotte ne reconnaissait plus son frère. Il se révélait sous un jour dominateur violent et implacable dont elle ne l'aurait jamais soupçonné capable, et le pire était sans doute ces picottements envahissants qui se répandaient dans son bas-ventre et jusque dans sa poitrine. Non... Pourquoi donc lui faisait-il cet effet ? Elle gémit alors qu'il la retournait pour la forcer à lui tourner le dos. Passant ses mains sous le soutien-gorge de sa victime, Alex le remonta pour dégager sa poitrine qui se révéla à l'air libre. Bâillonnée, Charlotte ne pouvait protester, tandis que le jeune homme empoignait ses seins avec une douceur pleine de fermeté, entreprenant de les lui masser avec une aisance et une efficacité étonnante. Charlotte voulu protester en hurlant à travers son bâillon. S'il faisait ça, non... Il allait gagner... Ignorant royalement les gémissements de protestation de la jeune femme, Alex continuait de lui masser voluptueusement la poitrine à pleines mains, lui chatouillant seulement le bout des tétons avec deux doigts, qui les taquinaient avec une précision et une dextérité incroyable. Un plaisir chaud et coupable commençait à se répandre dans sa poitrine, se cristallisant dans la pointe de ses tétons avec une intensité électrique impressionnante. Elle haletait, fébrile, tandis qu'il continuait de lui masser les seins, lui pinçant les mamelons de temps en temps pour lui arracher quelques couinements aiguës. Alex la sentait contre lui, tremblante, chaude, vulnérable... Elle était beaucoup plus sensible qu'il ne l'aurait cru. Il était difficile d'imaginer qu'en cette fille vivait un véritable démon, froid et calculateur. Un démon avec un corps de diablesse. Après quelques minutes de ce traitement il la laissa retomber sur le lit toute décoiffée, haletante, humide. Etrangement, Alex s'était révélé être un bien meilleur bourreau qu'elle ne l'aurait cru. Le plus frappant, remarquait-elle, c'est que dans tout ça, il ne s'agissait pas uniquement de vengeance. Oh non. Comme elle, il avait ça dans le sang. La domination sauvage, violente, dénuée du moindre reflet de compassion. La différence entre eux deux était, remarquait-elle, ce tempérament animal et le manque de subtilité dont il faisait preuve, qui contrastait singulièrement avec sa propre façon de faire. Sans un mot, Alex sorti de la chambre, laissant sa victime dans cet état d'excitation haletante et déboussolée. Elle soupira. Au moins, elle avait quelques instants de répit. Mais que pouvait-il bien vouloir chercher chez elle ? Elle commençait à s'inquiéter. De toutes façons, attachée et bâillonnée comme elle l'était, il n'y avait pas grand chose qu'elle puisse faire pour le savoir. Prenant soudain conscience de l'occasion qui se présentait, elle ne perdit pas de temps pour mettre en oeuvre tout ce qui lui était humainement possible pour se déplacer et atteindre le téléphone sur la table de nuit. Mais en même temps, dans sa position, que pouvait-elle faire... ? Des bruits de tiroirs qu'on ouvre et qu'on referme en provenance de la cuisine, lui indiquèrent que son bourreau s'affairait à chercher quelque chose. Charlotte, dont les bras et les jambes étaient magistralement neutralisées, dû user de mouvements du bassin pour se décaler sur le matelat et atteindre le téléphone. Elle n'en était plus très loin. Encore un effort... - Besoin d'aide pour te tenir tranquille ? Merde. Alex se tenait dans l'encadrement de la porte, un bol rempli d'un liquide odorant et un pinceau à la main. La jeune femme tenta de s'échapper du lit mais Alex l'arrêta en l'empoignant par un bras pour la replaquer au centre du lit afin de l'attacher en X. Approchant le bol du visage de sa victime, il le passa doucement sous son nez pour lui laisser le loisir d'anticiper la prochaine étape de son supplice. - Cette odeur te dit quelque chose ? Il regardait sa victime d'un air de prédateur, faisant durer chaque instant pour qu'elle prenne bien la mesure de ce qui allait lui arriver. Comme la jeune fille ne semblait pas réagir, il reprit. - Il s'agit d'une solution saline presque inodore pour l'être humain, mais au contraire extrêmement odorante pour certains animaux dont les capacités olfactives sont supérieures aux nôtres. La regardant dans les yeux, il se mit en devoir d'enduire doucement les pieds de sa victime à l'aide du pinceau, non sans lui arracher quelques éclats de rire. Sans s'arrêter le moins du monde, il continua de badigeonner méticuleusement les plantes de pieds de la jeune fille en brossant avec les poils du pinceau, par pur sadisme. - Tu n'es pas sans savoir que le bulbe olfactif de certains animaux joue un rôle différent en fonction de ce que le stimulus-signal est perçu par voie nasale ou rétro-nasale, ce dernier déclenchant une irrésistible envie de lécher... En disant cela il ouvrit la porte, laissant deux jeunes chiens entrer dans la chambre, qui se précipitèrent en aboyant sur les pieds de la jeune fille. Elle venait de comprendre. Ses deux petits chiens qu'elle avait laissé dans le salon... la solution saline... Alex avait beau avoir arrêté ses études de neurologie il y a longtemps pour se lancer dans la finance, il gardait de très beaux restes ! Bon sang... Gourmands et excités, les deux jeunes chiens se mirent à lécher les plantes de pied de leur victime qui ne pu réprimer les hurlements de rire qui lui échappèrent en plaintes confuses. - MMHHHHHHHHH HNNNNNNN !!!! Hurlait-elle en tentant de se soustraire à ces léchouilles râpeuses et insupportables. Paralysée de rire, la jeune fille tirait sur ses liens de toutes ses forces. Dieu sait à quel point elle haïssait les chatouilles sous les pieds... ce que que son ordure de frère était loin d'ignorer. Tandis qu'elle s'époumonnait dans son bâillon, Alex la regardait d'un air satisfait. - j'ai tout mon temps pour t'éduquer en matière de chatouilles comme tu l'as fait pour moi à l'époque... Dit-il en caressant les cheveux de la jeune fille, d'un ton presque paternel, et terriblement condescendant. Alex révélait en réalité des intuitions de bourreau pour le moins machiavéliques et retorses. Mais il fallait dire qu'il avait été à bonne école, pensait-elle en tirant sur ses liens avec une rage hilare qui lui secouait le haut du corps comme sous l'effet de légers spasmes. - Il va falloir que tu apprennes à souffrir en silence, maintenant. Dit-il en prenant place sur le lit à côté de sa soeur, dont le visage commençait à reprendre des teintes rouges et virulentes, alors qu'elle s'étranglait dans son bâillon. Alex, qui regardait la jeune femme se tordre de rire dans ses liens avec un air pour le moins satisfait, sortit un bandeau de sa poche qu'il approcha du visage de sa victime pour lui bander les yeux. Subitement privée de la capacité de voir ce qui se passait autour d'elle, Charlotte se trouva subitement plongée dans le noir. Le coup du bandeau... Une autre chose qu'il avait appris des supplices qu'elle lui avait fait endurer... Une manière infaillible de forcer son attention à se focaliser naturellement sur les sensations, le mouvement et les bruits qui l'entouraient, le tout avec une certaine angoisse. Et Alex n'était pas sans savoir l'effet que produisait généralement la privation momentanée d'un sens aussi important que la vue sur le comportement et la perception d'un individu : mutisme, angoisse, aiguisement de la sensibilité cutanée, représentation cognitive de l'autre et de l'environnement spatial via une perspective hédoniste et régressive... Bref, une autre façon de rendre sa victime vulnérable aux traitements imposés... Laissant les chiens poursuivre leur travail de léchage, Alex posa la tête de la jeune fille sur ses genoux, laissant ses mains descendre vers sa poitrine, qu'il se mit en devoir de titiller une nouvelle fois. Il lui travaillait les tétons du bout des doigts dans des mouvements rapides, les laissant ainsi devenir rouges et gonflés d'excitation. Il aurait pu se dispenser de ce supplice supplémentaire, mais il devait convenir qu'il se plaisait à entendre sa victime hurler de rire et de plaisir dans son bâillon. Les langues rapeuses des deux chiots prenaient d'ailleurs un malin plaisir à s'attarder sur chaque recoin de la peau douce de la jeune fille, râpant malicieusement pour goûter le produit qui ne s'affadissait pas. Leurs papilles gourmandes et voraces râpaient sur ses plantes de pied avec une régularité soutenue et presque sadique. Hurlant de rire sous ces chatouilles énergiques, la jeune femme avait l'impression qu'on lui râpait les pieds avec une sorte de papier de verre, un peu plus doux peut-être, dans des frottements nerveux abominables. L'un des chiens s'attardait depuis quelques minutes maintenant à léchouiller énergiquement le talon de son pied droit, tandis que l'autre lui dévorait presque les orteils à force de les explorer en longues léchouilles fouineuses et rapides. Charlotte, qui riait maintenant à s'en rompre les cordes vocales, devait subir, en plus de ce supplice rondement bien mené, l'humiliation d'être torturée et léchée par ses propres chiens, et cela dans sa propre chambre. Tout cela aurait été néanmoins presque supportable si son démon de frère ne s'amusait pas à jouer avec ses nerfs et sa libido, en s'attelant à lui titiller tantôt les tétons, tantôt en lui chatouillant le dessous des seins avec une ferveur voulue. Charlotte faisait maintenant l'expérience désarmante d'un supplice où se mélangeaient des sensations parfaitement détestables et insupportables comme les chatouilles aux pieds, et des sensations de plaisir et de désir sexuel, au niveau de la poitrine, qui la désorientaient totalement. Alors que la jeune femme hurlait presque autant de rire que d'un certain désir qui se répandait en sourdine dans toute sa poitrine, Alex arrêta soudain ses gestes, sans le moindre mot. Charlotte, qui ne voyait rien, et qui hurlait toujours de rire dans son bâillon, était maintenant laissée aux seuls soins de ses chiens qui s'appliquaient involontairement à la mettre au supplice. Encore une fois, elle n'aurait su dire si ce qu'elle endurait maintenant était pire qu'avec les tortures mammaires. Alex prenait en fait un malin plaisir à varier les sensations dans toutes leurs combinaisons possibles pour épuiser sa victime nerveusement et faire atteindre à la torture son point culminant. Le pire, c'est qu'elle sentait que ce moment approchait. Rabattant la jupe de la jeune femme sur ses hanches, le jeune homme posa une main ferme et chaude à plat sur l'entrejambe de sa victime qui se tordait de rire dans ses liens. Du bout des doigts, il entreprit un mouvement circulaire appuyé et langoureux sur le bas-ventre de la jeune fille, qui sentit des sensations familières et quelque part terriblement attendues lui nouer la gorge. Il entreprenait de masser le clitoris de Charlotte à travers sa culotte tandis que les chiens continuaient de lui léchouiller les plieds. Partagée entre une furieuse envie de rire et ce plaisir insidieux qui commençait à naître dans son bas-ventre, elle ne savait plus où donner de la tête. En même temps, elle devait dire que ce plaisir lui permettait quelque part de s'échapper de son supplice. Mais elle avait beau se concentrer sur les sensations qui naissaient dans son bas-ventre, les chatouilles la rattrappaient toujours pour la faire hurler de plus belle. Puis, comme elle ne pensait plus, à cause des léchouilles sur ses plantes de pieds, aux doigts de son frère et aux sensations qui lui titillaient le clitoris, elle se surprenait à sentir les stimulations électriques de son bas-ventre s'intensifier substantiellement. Alex exerçait une pression répétitive et massante qui commençait à se répandre doucement dans ses nerfs, s'emparant de son bas-ventre comme des sensations qui restent en sourdines sous les chatouilles qui la noient littéralement. Alors que le plaisir montait, montait, et alors que la jeune femme se sentait défaillir et que ses poings se crispaient déjà dans leurs liens, la porte d'entrée s'ouvrit brusquement, coupant soudainement court au supplice qu'elle endurait. Alex s'arrêta net, guettant l'encadrement de la porte d'un air attentif et alerte, ce qui n'avait pas l'air pour autant de déranger le moins du monde les deux chiens dans leur travail.
La personne qui avait voulu entrer dans l'appartement avait d'ailleurs dû se précipiter vers la chambre en entendant les gémissements et les couinements de Charlotte, parce-qu'il vit très vite apparaître, alertée, une jeune femme d'une vingtaine d'années dans l'encadrement de la porte. A en juger par la robe noire et le tablier blanc qu'elle portait, et cette apparence quelque peu intimidée, il devait s'agir d'une femme de chambre. Affolée, elle allait crier en voyant le jeune homme, les chiens, et leur victime attachée sur le lit qui se tordait toujours de rire sous les léchouilles de ses bourreaux canins, lorsqu'Alex sauta sur elle pour la plaquer contre un mur, lui plaquant fermement une main sur la bouche. Il fallait qu'il l'empêche de crier et d'alerter les voisins. Comme elle se débattait furieusement en hurlant malgré la main du jeune homme qui étouffait ses plaintes à moitié, Alex perdit brusquement patience et, sous l'action de l'affolement sans doute, lui éclata violemment la tête contre le mur. Encore tremblant de ce qui venait de se passer, le jeune homme la regarda choir sur le sol, inconsciente. Charlotte, dont les bourreaux quadrupèdes avaient momentanément perdu leur intérêt pour leur gourmandise, au profit du spectacle qui venait de se produire devant leurs yeux, regardait son frère, horrifiée. L'homme qu'elle avait devant lui était un fou dangereux... et c'était à ses propres méfaits passés qu'elle devait s'en prendre. S'ébouriffant les cheveux comme pour se calmer de la catastrophe qu'il venait d'éviter, Alex se dirigea vers le mini-bar de la chambre pour se servir un verre. Une bouteille de Whisky qui trônait sur la table fit l'affaire ; Alex en profita d'ailleurs pour observer la bouteille en se servant. Un blend pure malt de douze ans d'âge... il ignorait que sa soeur avait ce genre de goûts, qui apparaissaient pourtant en société comme essentiellement masculins. En effet il était généralement de bon ton pour une femme de préférer des boissons plus douces, plus acceptables aux dîners et soirées mondaines. La faute de goût y était facile, et il fallait dire de surcroît qu'une femme qui manifestait trop ouvertement son intérêt pour ce genre de boissons était généralement perçue comme manquant de distinction. Cela dit, cette originalité de goût ne l'étonnait pas vraiment de la part de sa soeur, et il ne pouvait pas la blâmer d'apprécier cette précieuse boisson à sa juste valeur, si évidemment elle n'avait pas été posée là à l'attention d'éventuels invités nocturnes. Portant le verre à sa bouche il regarda Charlotte qui le regardait en retour, terrifiée. Il goûta l'alcool, sans quitter le moins du monde sa jeune proie du regard. - Tu devrais profiter de cette pause, ma chère Charlotte, dit-il en tenant le verre sans pied entre le pouce, l'index et le majeur, et faisant osciller doucement le liquide translucide à l'intérieur. Car je peux te garantir que tu vas connaître maintenant ton véritable supplice. Il n'en finirait donc jamais de se venger, désespérait-elle en voyant le regard haineux de son frère, qui n'avait jamais, elle le comprenait, digéré ces interminables supplices de chatouilles et d'humiliation qu'elle lui avait fait subir dans son enfance. Mais alors qu'il s'approchait d'elle pour en découdre, un choc violent lui assomma presque la tête, alors qu'il chutait lourdement sur le sol en renversant le verre et les bouteilles du mini-bar. La femme de chambre se tenait derrière lui, encore décoiffée, une casserole à la main, prête à se battre. Alors qu'il tentait de se relever difficilement la jeune femme le frappa de toutes ses forces ; coup qu'il déjoua en interposant son bras, qui en pâtit toutefois violemment. La douleur le lançait, infernale. La pute... Il se releva d'un bond, fou de colère, se jetant sur son assaillante pour lui décocher un coup de poing monumental, qu'elle évita néanmoins d'un pas de côté, pour tenter de s'enfuir. Tentant de se redresser dans le feu de l'action il parvint à lui attraper une cheville, la faisant basculer dans son élan, s'étalant elle-même de tout son long. Tout ce fracas, cette violence et ces cris avaient dû alerter les voisins, pensa Alex qui se relevait pour en finir, hors de lui. Il fallait qu'il parte d'ici, avant que tout le monde ne se mette à rappliquer... Mais la femme de chambre s'agrippa alors à lui de toutes ses forces, voulant l'empêcher de s'enfuir. Alors qu'ils se débattaient l'un et l'autre dans des grognements de rage, une détonation retentit, tandis qu'une brume rougeâtre vint souiller la robe de la femme de chambre. Alex regarda la regarda un instant, incrédule. Elle hurla d'ailleurs de terreur et d'effroi comme une vache qu'on égorge. Très distinguée... Et puis, le temps de réaction passé, Alex sentit soudain une douleur déchirante lui arracher la poitrine. En se retournant, il vit Charlotte qui était parvenue à se détacher et qui se tenait debout derrière eux, un pistolet braqué sur lui, le canon encore fumant. La balle était entrée dans son dos. Il lâcha la soubrette, titubant, regardant toujours Charlotte, perdu. Alors qu'il trébuchait maladroitement, heurtant le sol d'un genoux en maintenant un équilibre précaire, Charlotte s'approcha de lui. Elle était près de lui, l'attirant à elle en tirant sur sa cravatte en soie, sa chemise blanche tachée de sang, qui continuait d'imbiber son costume dans son dos d'une tache sombre. Elle le regardait dans les yeux, leurs lèvres s'effleurant tout juste, sentant leur souffle chauds l'un contre l'autre, ils ne voyaient plus rien d'autre. Elle releva les yeux sur les siens, ses grands yeux noisettes, sans se quitter du regard. - Je sais que t'ai toujours excité, avoue-le... je sais que tu as toujours voulu me baiser, Alex. De son autre main elle jouait avec une mèche des cheveux de l'homme en les tortillant dans ses doigts, caressant sa joue avec. Il réprima un gémissement de douleur dans sa gorge sèche ; il était encore lucide mais il se sentait défaillir, sentant son esprit tourner sous le coup de la douleur qui lui arrachait le poitrail. Bon sang, il avait une balle dans le corps ! Elle le regardait toujours de ses grands yeux, en promenant son regard sur lui, provocante, amoureuse, sensuelle, haïssable... - Au fond, notre plus grande drame c'est sans doute d'être nés frères et soeur, dit-elle en le regardant, lui dont le front humide de sueur et la crispation trahissaient la douleur déchirante. Elle posa ses lèvres sur les siennes, l'embrassant avec passion, laissant cet instant durer quelques secondes et puis, séparant ses lèvres de celles de son frère avec une lenteur affectée elle le regarda chuter, laissant sa cravatte lui échapper des mains. Le bruit s'estompait autour de lui alors qu'il chutait sur le sol comme endormi, désormais rendu sourd dans son propre sang qui se figeait. Le silence retombait maintenant dans cette pièce marquée par l'effroi comme une scène de crime. [right:1tkbzf0f]Fin ?[/right:1tkbzf0f]
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Doigts de fée - il y a 14 ans
Salut. Je trouve plutôt pas mal dans l'ensemble mais j'aime moins la fin que je trouve précipitée. De plus j'ai noté une incohérence. La fille est attachée en croix, et elle trouve le moyen de se libérer pour prendre un flingue.
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chatouillesdu92 - il y a 14 ans
Mis à part ce qu'à souligné Doigts de fée, ce qui n'est pas faux, c'est juste PARFAIT ! J'ai adoré la fin, elle est rapide mais comme les pensées des personnages ! C'est juste génial ! On est à fond dans la séance et BAM élément perturbateur ! Toutes mes félicitations pour cette histoire !!! Je suivrais toute tes prochains sans la moindre hésitation !!!
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Richard J. Williams - il y a 14 ans
Merci pour ce commentaire sympathique et encourageant

Petite parenthèse concernant le passage relevé par ton voisin du dessus : il ne s'agit pas vraiment d'une incohérence mais d'un raccourci. Il réside d'ailleurs dans cette phrase : "En se retournant, il vit Charlotte qui était parvenue à se détacher et qui se tenait debout derrière eux". J'aurais en effet pu m'attarder sur la façon dont elle aurait fini, à la longue, par se défaire de ses liens, mais j'avoue avoir obéi à un mélange de flemme et de volonté de ne pas trahir le coup de théâtre final, qui n'aurait plus été un choc s'il n'avait pas été un peu parachuté.
Concernant le cas n°2, j'ai commencé dernièrement la rédaction des grandes lignes et des thèmes qu'il m'intéresse de développer, j'espère trouver le temps de le publier d'ici une dizaine de jours.
A très vite !
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Richard J. Williams - il y a 14 ans
[size=150:2sp0d6bc]Cas n°2.[/size:2sp0d6bc] Chapitre 6. La famille Miller. Tic... Tic... Tic... Le bruit du balancier de l'horloge se répétait en écho dans un mouvement rythmique régulier, obsédant. Jenny réalisait qu'elle devait bien attendre maintenant depuis une dizaine de minutes dans cette antichambre silencieuse, et elle devait dire qu'étrangement, l'atmosphère calme et inerte de la pièce ne la détendait pas le moins du monde. Au contraire. Pour calmer son esprit, elle entreprit d'en faire une nouvelle fois le tour du regard. A en juger par l'arrangement du mobilier dans la pièce, le psychanalyste Jean Breuilly, outre ses compétences tant vantées par la mère de la jeune femme, semblait véritablement être homme de goût. La banquette de velours vert sur laquelle elle était assise semblait dater de l'Empire tout comme, observait-elle, les trois fauteuils qui étaient disposés autour de la table basse, sur laquelle étaient posés divers magazines. Elle laissa ses yeux vagabonder le long des meubles de la pièce pour suivre la surface du tapis qui s'étendait sous ses pieds. Elle s'attarda un moment sur les motifs dorés sur fond écarlate qui apparaissaient sur le tissage et qui lui faisaient deviner, stipulait-elle, que ce tapis devait probablement dater de la Restauration, ce que semblait confirmer la vieillesse apparente du tissus. Les murs, quant à eux, étaient recouverts de boiseries claires qui partaient du plancher pour s'arrêter à hauteur des dossiers de fauteuils et laissaient place à un papier peint clair, à motifs symboliques et répétitifs, sur lequel étaient accrochés deux tableaux de peintres qu'elle ne connaissait pas. Une table haute était adjointe au mur sur laquelle était posée une petite pendule qui ne fonctionnait plus. Ce fut sur cette considération passablement inutile que le silence céda sous l'écho de voix provenant vraisemblablement de la pièce d'à-côté. Des bruits de pas grinçèrent sur le plancher, les voix se firent plus discrètes et puis, subitement, sans discrétion, une porte s'ouvrit dans le couloir perpendiculaire à l'endroit où elle se trouvait. De là où elle était, il lui était donc impossible de distinguer les protagonistes mais, à en juger par la tonalité de leur voix, il devait s'agir de deux hommes adultes. - Bien, je vous revois jeudi prochain à la même heure, Monsieur Micherot. - Oui, je vous confirme ça par téléphone dans la semaine. Merci encore. - Je vous en prie, prenez soin de vous. La porte se referma, puis quelques bruits de pas grinçèrent sur le plancher en s'approchant de la porte qui se trouvait en face d'elle. L'homme sembla s'arrêter un moment dans la pièce puisqu'elle n'entendit soudainement plus rien. Il devait se préparer, pensa-t-elle, pour sa prochaine consultation. Elle inspira profondément. Il fallait qu'elle se calme. Elle était venue ici de son propre chef, il n'était plus temps de reculer... La porte s'ouvrit soudainement sur un homme qui se tint un instant dans son encadrement, un sourire sur les lèvres. Il semblait bienveillant, rassurant. Alors que la jeune femme se levait pour aller à sa rencontre, l'homme lui tendit la main en se décalant pour la laisser entrer dans le cabinet. - Bonjour Mademoiselle... ? - Miller... Jenny Miller, dit-elle en lui serrant la main avec un léger sourire. Tandis qu'elle entrait dans la pièce, elle ne pu s'empêcher d'éprouver une étrange sensation... Difficile à décrire, et évidemment irraisonnée... Elle frissonna en se dirigeant vers le fauteuil que l'homme lui proposait poliment. S'asseyant à son tour, l'analyste parcouru un instant sa jeune patiente du regard. Elle était jolie, avec des cheveux blonds mi-longs et de grands yeux bleus qui semblaient briller d'une certaine part de naïveté. Pour le reste, elle était vêtue d'un simple jean slim bleu, d'un caban noir et d'un sac à main noir lui aussi. Accordant un bref regard à ses pieds, l'homme remarqua les chassures à talon plutôt discrètes qui parachevaient sa tenue ; détail qu'il n'était jamais inintéressant de relever. S'asseyant sur le fauteuil qui faisait face au psychologue, la jeune femme posa son sac à côté d'elle. - Je suis venue ici sans en parler à ma mère, dit-elle, un peu intimidée. Elle ne comprendrait pas que je voie quelqu'un pour parler de certaines choses... surtout qu'elle n'est au courant de rien pour le moment. L'homme la regarda sans rien dire, l'invitant du même coup à développer sa pensée, mais sans la brusquer. Jenny, qui préférait néanmoins s'arrêter là, n'était pas très à l'aise, ce que remarqua le psychologue lorsqu'au lieu de poursuivre sur sa lancée, elle se mit à jouer nerveusement avec ses doigts. - Vous avez un accent... Vous avez des origines ? Demanda-t-il pour la détendre et la mettre doucement en confiance. - Oui je viens d'Angleterre, dit-elle, encore gênée. J'habitais à Londres avant, mais je vis en France depuis quelques mois maintenant. L'homme hocha la tête, attentif. - Changer de pays et apprendre une nouvelle langue peut s'avérer difficile au début.... Il la regarda plus attentivement. - Vous êtes venue en France pour des raisons professionnelles ? - Pas vraiment... En fait, je suis venue vivre en France pour mes études. Vous savez... d'aussi loin que je m'en souvienne, ma mère a toujours eu un grand respect pour la médecine française. Lorsque mon père est partit l'année dernière, c'est presque naturellement que ma mère a décidé que nous allions venir vivre en France avec ma soeur et moi... Il hocha la tête. - Vous êtes donc en médecine actuellement ? - Oui à Paris 6, Pierre et Marie Curie. Il acquiesça d'un signe de tête. Après une courte pause, il reprit. - Quel âge avez-vous si je peux demander ? Vous avez l'air très jeune. - Dix-huit ans... Je suis en deuxième année en ce moment. - Vous avez donc deux ans d'avance. - Oui... Mais je vous avoue que je ne suis pas vraiment intéressée par ces études, au fond... en tout cas moins que ma soeur. Et maintenant que nous sommes dans la même promo à la fac... ça crée pas mal de tensions... - Il y a des études que vous auriez aimé faire ? - Oui, histoire de l'art... Mais ma mère voulait absolument que nous fassions médecine... C'était sa lubie. Je n'ai pas vraiment eu le choix vous savez. L'homme hocha la tête. Il attendit un instant de voir si elle rebondirait sur le sujet, ce qu'elle ne fit pas. Un léger silence s'installa qu'il rompit bientôt, calmement. - Il y a une raison précise pour laquelle vous venez me voir ? - Oui... Elle joua nerveusement avec ses doigts. - En fait, c'est à cause de ma relation avec ma soeur, Jessica, qui est devenue extrêmement conflictuelle et malsaine ces derniers temps... - Votre soeur ? Dit-il en la regardant plus attentivement. - Oui... Je vais vous raconter comment tout ça a commencé. -------- Il était tard et nous étions rentrées des cours depuis quelques temps maintenant. Je me souviens encore du froid de l'hiver qui nous avait suivi toute la journée, rendant écharpes, gants et bonnets plus que nécessaires. Nous dînions dans la cuisine ma soeur, notre mère et moi. On mangeait d'ailleurs en regardant la télé, ce qui est chose rare dans notre famille. A un moment, maman monta soudain le son de la télécommande. "... trois soldats français ont été retrouvés morts ce matin sur le territoire irakien, l'enquête suit actuellement son cours. Sans transition, on nous annonce le décès d'Alexandre Almont, directeur d'une grande enseigne de la banque à Paris, qui aurait été retrouvé mort hier soir à son domicile. Les voisins de l'immeuble, qui déclarent n'avoir entendu ni dispute ni détonnation dans l'appartement de la victime, ont tenu à exprimer leur désarroi et leur incompréhension face à cette terrible nouvelle. - Je comprends pas comment on peut faire une telle chose... S'affligeait une vieille dame dans le micro qu'on lui tendait. On est pourtant pas dans un quartier mal famé ici, vous savez ! Mais on sait bien comment ça commence ! Ca porte des cagoules pour aller brûler des voitures à treize ans et puis arrivé à vingt... quand est-ce que que le gouvernement se décidera à agir ?! - C'est terrifiant ! On peut saluer quelqu'un un matin sans se douter un seul instant qu'il va mourir le soir même... Confessait un jeune homme dans le micro, visiblement affecté. A la télé, l'image revint sur la présentatrice. Selon un témoin occulaire, Alexandre Almont aurait été raccompagné tard dans la soirée par une voiture inconnue. Le commissaire en charge des affaires criminelles de Paris a appellé à la prudence dans un communiqué de presse ce matin, précisant que l'enquête ne permet pas encore d'expliquer les circonstances actuelles du meurtre ni le mobile du criminel. Cependant bien que l'acte n'aie pas encore été revendiqué, un examen balistique aurait révélé plus tôt dans la journée que la balle proviendrait d'une arme civile. Charlotte Almont, soeur de la victime et chef du service de neuropsychiatrie de la clinique Saint-François à Paris, a tenu à faire une déclaration publique. - Je tiens à dire que cet acte est d'une lâcheté et d'une monstruosité insupportable, et que nous chercherons les coupables de cet acte barbare et criminel jusqu'à ce qu'ils soient arrêtés et condamnés à comparaître devant un tribunal. Nous n'aurons de cesse de chercher tant que le coupable continuera de courir dans les rues de notre capitale !" Je regardais la jeune femme qui apparaissait à l'écran, dont l'apparence ne m'était pas inconnue, avec un certain sentiment diffus d'admiration. C'était un médecin français, et qu'est-ce qu'elle était belle ! Elle portait un tailleur bien coupé et sa coiffure, bien que simple, montrait une certaine distinction dans la tenue. Par-dessus tout elle avait l'air déterminée et son regard brillait d'une certaine forme d'intelligence. Il ne me fallu pas longtemps pour reconnaître Mlle Almont, qui donnait à l'occasion quelques cours dans notre fac comme maître de conférence. Elle venait donc de perdre son frère... ? Notre mère se tourna vers nous. - Jess, ce n'était pas ta prof de physio à la télé ? - Si... répondit-elle, visiblement surprise et choquée. Me souvenant du nombre de fois où ma soeur m'avait balancé gratuitement des piques sarcastiques dans ce genre de situations, je ne pu m'empêcher de répliquer, à l'attention de notre mère : - Oh si, c'est même la chouchoute de la prof, dis-je, provocatrice. Jessica, piquée, me regarda droit dans les yeux. - Quand j'aurai besoin de l'avis de notre dernière de promo crois-moi que je te sonnerai Jenny. Notre mère se tourna vers moi, soudain parfaitement sérieuse. - Qu'est-ce que ça veut dire, ça ? - Non elle... Jessica surenchérit : - Elle a eu 7 au dernier partiel de cardio... elle devra le passer au rattrappage... Hein soeurette ? Elle m'adressa un sourire malicieux, mauvais. Notre mère s'énerva. - Est-ce que c'est vrai Jenny ? - Oui mais je... - Très bien jeune fille, tu seras privée de sortie pour les deux prochaines semaines. Et j'espère que ça te laissera le temps de travailler ton épreuve, cette fois. Je me levai de table furieuse, jetant un regard meurtrier à ma soeur. Elle jubilait, et quelque part je savais que je l'avais un peu cherché cette fois. C'était frustrant de voir à quel point je ne pouvais pas l'avoir à ce jeu-là. Pourquoi est-ce qu'elle réussissait tout le temps à me mettre dans des situations embarassantes ou à ce point désavantageuses même lorsque je me battais avec ses propres armes ? Je quittai la pièce, furieuse, pour rejoindre ma chambre. Je m'allongeai sur mon lit, pensive. Il fallait que je trouve un moyen de fermer son clapet à cette petite garce. Pourquoi est-ce que c'était chose si difficile ? je regardai l'heure. 21h. Je décidai de me déshabiller pour me mettre en pyjama, vêtue d'un t-shirt blanc "I love Paris"et d'un pantalon de pyjama, puis je retournai dans le salon. Ma soeur était en train de taper sur son laptop, allongée sur le canapé, les pieds battant rêveusement en l'air. Probablement en train de traîner sur Facebook ou un truc du genre... Je m'approchai d'elle, tentant de me contenir. - Pourquoi t'as eu besoin de dire ma note au dîner ? Tu sais très bien que maman voudra pas que je sorte avec Jeffrey ce week-end si j'ai des sales notes... Jessica leva les yeux de son netbook, avec une moue daidaigneuse. - Oh, ton petit Jeffrey qui te regarde même pas, pour qui tu rembourres tes soutifs pour attirer l'attention au lycée... tu crois seulement que t'as une chance avec lui ? - Moi au moins je vois un garçon ce week-end, rétorquai-je sèchement. Jessica éclata de rire. - Et qu'est-ce que ça change que vous vous voyiez en ville ? T'oseras même pas l'embrasser et tu le sais. Peut-être que je devrais prendre les devants, et le séduire à ta place... Je sentai la colère monter en moi comme une bouffée de chaleur. - Espèce de sale garce ! Je m'approchai du canapé pour lui prendre son netbook des mains et la forcer à me regarder, mais elle se mit à crier avec sa voix de cresselle. - Maman !! Jenny veut me frapper ! Elle perd la tête !! Notre mère entra dans le salon pour me trouver à quelques centimètres de ma soeur, rouge de colère. - Jenny ! Cria-t-elle. Je fermai les yeux en serrant les dents. Elle avait gagné... La sale manipulatrice... elle avait fait exprès de me provoquer pour me faire punir. - Qu'est-ce qu'on avait dit avec les disputes ? Me réprimanda-t-elle en détachant froidement chaque mot. - De ne pas faire justice soi-même... - Alors qu'est-ce qui te prend ? L'avertissement de la dernière fois ne t'a pas suffi, je suppose ? - Mais maman, rétorquai-je, elle fait exprès de me provoquer et elle ment, je l'ai même pas touchée ! - Silence, jeune fille ! Me coupa-t-elle, d'une sévérité intraitable. Tu viendras me voir tout à l'heure devant la télé, c'est compris ? Je ne tolérerai pas ce genre de comportements sous mon toit. Je baissai les yeux, jugeant préférable de ne pas répliquer. Jessica se leva pour aller prendre quelque chose dans la cuisine, parfaitement impassible. Une fois sortie de la pièce, elle alla se servir un verre de jus de fruit, un sourire victorieux sur les lèvres. Il faut savoir que notre mère, qui nous avait toujours éduqué dans le respect de certaines valeurs et avec le désir de faire de nous des jeunes filles de bonne famille, s'était toujours refusée à employer la violence, aussi ni notre père ni notre mère ne nous avaient jamais frappés. A la place, ma mère avait toujours utilisé les chatouilles pour nous punir, exploitant savamment le fait que nous étions toutes deux très chatouilleuses et qu'elle savait parfaitement à quel point nous détestions ce traitement par-dessus tout. je savais donc à quoi m'attendre, malheureusement... - Jessica, le film va commencer ! Lança notre mère du salon. - J'arrive ! Dit-elle en refermant le frigo derrière elle. Lorsqu'elle revint dans la pièce, elle me vit assise sur les genoux de notre mère, les mains attachées dans le dos par les avant-bras liés par une corde parallèlement, le dos cambré par un coussin qui me forçait à offrir mon ventre bien en évidence. Jessica s'installa avec un coussin sur le tapis pour regarder la télé en m'adressant un clin d'oeil. J'allai l'insulter ouvertement, mais je n'eus pas le temps de protester. Un courant électrique traversa mes hanches, suivi instantanément par une vague de nouvelles impulsions qui remontaient le long de mon ventre et de mes côtes. J'étais complètement sans défense face aux doigts agiles qui me chatouillaient adroitement à travers mon t-shirt. Les yeux écarquillés, j'hurlai de rire en sentant les doigts de notre mère aller chercher mes muscles à travers le tissus pour les forcer à se contracter, à rire en cadence sous ses caresses inquisitrices. Je tentai de tirer sur mes liens mais rien n'y faisait, ses ongles continuaient de stimuler mes nerfs chatouilleux, les forçant à émettre massivement des décharges électriques insupportables qui me forçaient au rire, à me tortiller dans un rire hystérique et forcé. Ma mère, elle, regardait la télévision sans faire attention à mes suppliques, et je continuai de me tortiller sur ses genoux, le dos bien plaqué contre le coussin, sous ses doigts qui venaient chercher mes muscles, les gratouiller, les chatouiller, les papouiller sans la moindre pitié. Je sentai la chaleur me monter aux joues, envahir mon ventre qui continuait de se contracter par saccades, et faire sortir un rire haché de suppliques de mes poumons brûlants. - Maman s'il te plaît ! Mes mots étaient chevrotants et tremblants de rire, quand je parvenais à articuler quelque chose. Je recommencerai plus ! Je te promets ! Parvins-je à articuler en pouffant de rire, mes pieds battant furieusement l'air. Ma mère continuait de m'ignorer, les yeux rivés sur la télévision, accélérant la cadence de ses chatouilles qui remontaient le long de mes hanches et de mes côtes, pour revenir me papouiller le ventre sans la moindre pitié. Jessica me regardait avec un sourire de satisfaction en train de me tortiller sous les doigts de notre mère, devinant ma colère impuissante sous mon visage crispé par un rire incontrôlable. - Maman je t'en supplie ! Hurlai-je en sentant ses ongles me chatouiller les deux côtés du pubis à travers mon pantalon de pyjama, provoquant subitement un rire hystérique et jaune, presque nasal. Mais elle continuait de regarder la télévision, laissant ses doigts remonter le long de mes hanches pour les chatouiller sans la moindre espèce de pitié. - Tu m'as déjà dit ça la semaine dernière et tu as recommencé, Jenny. Jessica détourna son regard de la télévision pour me regarder me cambrer encore plus sous l'action des doigts de notre mère qui me papouillait le ventre et les hanches en variant les pressions avec ses doigts, obtenant un sursaut et un rire un peu plus jaune à chaque fois qu'elle touchait un point névralgique, autour desquelles elle s'attardait impitoyablement pour finir par gratouiller, creuser avec ses ongles entre chaque muscle, forçant mes abdominos à se contracter par saccades, secouant mon corps de spasmes nerveux hilares que je ne parvenais pas à contrôler. Jessica fit une moue faussement dérangée. - Maman, tu peux la punir ailleurs ? J'arrive plus à entendre la télé avec son rire de phoque...
La garce, pensai-je, elle le faisait exprès ! Notre mère se leva pour attrapper un foulard qu'elle approcha de mon visage. - Ouvre la bouche, dit-elle en agitant le foulard devant mon visage. - Non maman, je t'en supplie, je serai sage maintenant ! Imperturbable, elle me regardait une main sur les hanches, le foulard pendant au bout de ses doigts. - Jenny... J'allais répliquer, mais elle me colla le foulard au fond de la bouche, qu'elle noua derrière ma tête avant de me reprendre sur ses genoux, arrangeant mes cheveux blonds derrière mon dos. Jenny ferma les yeux, appréhendant le contact des doigts de notre mère qui reprendraient imperturbablement la punition, ce qui ne se fit pas attendre. Je poussai un cri aiguë de souris en sentant mon diaphragme se contracter sous l'action des doigts de ma mère qui me chatouillait au niveau de l'aine dans des mouvements rapides et terriblement efficaces. Jessica me lança un sourire salaud alors que je me tortillai en couinant de rire dans mon baillon et que je vivais, elle le savait, le supplice que je détestais par-dessus tout. Leur attention se reporta de nouveau sur le film, tandis que je ne pouvais plus focaliser mon attention sur autre chose qu'aux gratouillements qui me parcouraient le ventre, les hanches, le haut des cuisses, jusqu'aux côtés du pubis, hurlant de rire dans un flot de couinements et de suppliques étouffées par mon bâillon. Le film durait depuis déjà dix minutes, la chaleur me montait à la tête, et des larmes de rires qui mouillaient mes yeux se mirent à couler le long de mes joues rouges, tandis que les doigts de ma mère venaient de passer sous mon t-shirt, pour me gratouiller le ventre tout doucement et du bout des ongles, ce qui était beaucoup plus supportable que les chatouilles précédentes, mais qui me maintenait irrésistiblement dans un état d'hilarité très moyennement contrôlable, me forçant à pouffer de rire et pousser des couinements de souris toutes les cinq secondes. Je tentai de supplier à nouveau, mais le bâillon et les chatouilles m'empêchaient d'articuler le moindre mot. Ma mère tamponna mes joues avec un mouchoir pour essuyer mes larmes de rire et le filet de bave qui avait commencé à couler de mon baillon depuis un petit moment, continuant de me gratouiller une hanche de l'autre main, sentant mon corps se soulever dans de légers tremblements de rire. La pause fut de courte durée ; notre mère laissa ses doigts remonter jusqu'à mon cou qu'elle chatouilla du bout des ongles en n'épargnant rien de ma peau blanche et fragile, de la naissance des épaules au dessous du menton, en passant par la nuque et en redescendant jusqu'à mes aisselles, provoquant un sursaut à chaque fois qu'elle s'attaquait à ces dernières, avant de revenir au cou, puis à l'arrière des oreilles. J'hurlai rageusemenr de rire à travers mon bâillon, les yeux écarquillés sous les gratouillements de ma mère qui me torturait le cou dans de très doux et moyennement rapides passages des ongles sur ma peau nue. La colère montait en moi à mesure que des images du passé revenaient dans son esprit qui marchait, lui, à cent à l'heure, et dont les chatouilles n'empêchaient pas le fonctionnemment. Merde, je me retrouvai comme quand j'avais huit ans ! Punie et chatouillée comme une gamine ! Et puis Jessica qui jubilait sous ses airs de sainte-nitouche. Quelle sale garce ! Les doigts de notre mère venaient de s'attaquer à mes aisselles, qu'elle papouillait sans la moindre retenue, me provoquant un rire hystérique nerveux, alors que je commençais à sentir la fatigue, l'énervement et l'envie de faire pipi s'emparer de moi. Néanmoins, les chatouilles continuaient, parcourant tout mon corps, n'épargnant rien qui ne puisse me torturer encore un peu plus, à faire couler de petites larmes de rire sur mes joues rouges et brûlantes. Du coin de l'oeil, Jessica semblait se délecter de ma punition. C'était limite si elle ne me dévorait pas des yeux. Elle aurait sans doute aimé que notre mère me chatouille à m'en faire perdre la tête, sans s'arrêter de toute la soirée. Mais elle s'arrêta au bout de la fin du quart d'heure, la punition avait pris fin. Elle dénoua mon bâillon, me regardant en train de reprendre mon souffle, la tête renversée en arrière contre le coussin qui me maintenait le dos cambré, les joues encore rouges et baignées de larmes. - Tu as compris la leçon cette fois, Jenny ? - Oui maman... Soufflai-je la queue entre les jambes, le souffle encore court. - Excuse-toi auprès de ta soeur, alors. Je marquai une hésitation. Jessica me regardait, un air d'ange sur le visage. La sale hypocrite ! Elle jubilait, sa victoire était complète ! Si je le pouvais, je lui tordrais le coup ! Mais j'étais encore attachée et sur les genoux de notre mère, et la punition que je venais d'endurer ne me donnait absolument pas envie de risquer d'endurer quinze autres minutes de chatouilles. Je baissai les yeux, bafouillante. - Pardon, Jessica... Ma soeur eut un grand sourire, effrontément salaud. - T'es pardonnée, t'en fais pas. Notre mère me détacha les poignets de derrière le coussin, avant de me donner une petite tape sur les fesses. - Maintenant va te coucher, et tu pourras préparer tes zygomatiques si je vois de la lumière dans ta chambre, c'est compris ? - Oui maman... Je sortis du salon la tête basse, imaginant sans peine la jubilation de ma soeur qui regardait la télé allongée sur le ventre, la tête dans les mains, les pieds battant machinalement dans l'air.
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chatouillesdu92 - il y a 14 ans
Excellent ! Bon c'est un peu glauque (je vais de se pas sauter dans les bras de ma mere, parce qu'elle elle est sympa à côté ^^) Mais sinon j'adore vraiment, les premiers paragraphe avec les descriptions sont juste géniaux ! En plus j'aime bien ce chapitre car il m'a donné très envie d'en connaitre plus sur le psycologue, qui doit se dire que ceux qui viennent le voir sont timbrés ^^ Tres bon chapitre qui donne l'eau à la bouche, mais on t'attend au tournant pour un coup d'éclat ! ^^ Et attention parfois tu t'embrouilles entre la premiere et la troisieme personne ! ^^ BONNE CHANCE !!!
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Richard J. Williams - il y a 14 ans
Chers amis, avec - j'en suis conscient - beaucoup de retard (~5 jours), voici le chapitre 7 de cette saga qui saura, je l'espère, saura satisfaire ceux d'entre vous qui l'auront attendu impatiemment. Travail et vie personnelle m'ayant beaucoup occupé ces derniers temps, je vous présente ce nouveau chapitre comme un bébé qui m'aura nécessité un certain investissement de temps et d'effort pour son écriture, aussi j'espère que sa longueur saura justifier de l'attente occasionnée.
Autrement, je voulais savoir si le sommaire que j'ai rajouté en en-tête du sujet il y a quelques temps vous sert à naviguer entre les chapitres, ou n'est-ce pas la peine que je le tienne régulièrement à jour ?
Concernant le contenu des scènes en lui-même j'ai essayé d'écrire quelque chose qui saura aussi plaire aux fétichistes des pieds, en espérant avoir réussi à écrire quelque chose où chacun pourra se retrouver en partie.
Sur ce je vous souhaite une agréable lecture.
Chapitre 7. Chamailleries entre soeurs.
Si j'avais une allergie respiratoire et que mes poumons étaient une fac de médecine, je crois bien que je l'appelerais "neurologie". La neuro, bien connue des étudiants de seconde année pour avoir vocation à vous faire rater votre année et dans la lancée vos études entières, avec ses piles de cartes du cerveau pleines de subtilités, ses radios et leurs commentaires manuscrits griffonés en pattes de mouches, ses TD à boucler en quatre heures chrono en main et le binome qui vous tient le décompte précis de l'écoulement des quarts d'heures... De quoi vous passer l'envie de vivre pour une durée d'approximativement huit ans, et ce sans tenir compte des redoublements et des dépressions nerveuses.
Il faut bien voir que ce cours était pourtant l'un des plus intéressants et les plus mobilisants que nous avions cette année. Le problème, c'était le partiel que nous redoutions tous, et cette fichue manie chez la prof de faire intervenir régulièrement des élèves pour ses démonstrations. La dernière fois, elle avait choisi dix élèves en nous demandant de leur faire un prélèvement de salive et faire analyser en TP les microbes buccaux de tout l'amphi par souche, nature, famille...
A part ça il s'agissait d'une très belle femme qui touchait à ses 29 ans, et dont le physique particulièrement avantageux suscitait un véritable engoûment chez les garçons de notre promo. Inutile d'en dire d'avantage pour dépeindre Mlle Almont, notre séduisante maître de conférence et chargée de TD en physio.
Aujourd'hui en amphi, elle suscitait d'ailleurs l'attention des élèves plus qu'à l'accoutumée, ce qui était naturel dans un sens, vu ce qui était passé la veille aux actualités. Tout le monde devait avoir vu ou entendu parler du JT d'hier soir et de son intervention plus qu'explicite.
Je jetai un oeil sur les rangs du bas. Ma soeur était assise avec une amie à elle quelques marches plus bas, prenant distraitement des notes sur le cours. Sur la scène, Mlle Almont poursuivait son cours depuis bientôt deux heures, enchaînant des diapos sur le grand tableau noir, monté sur rails coulissants.
- Vous comprenez donc l'importance pour la survie de l'espèce et dans une logique d'évolution, de subdiviser comme ça progressivement le néocortex en différentes régions. Vous retrouvez ça bien sûr chez tous les mammifères, comme on vient de le voir avec le bonobo ou l'être humain, et vous voyez que ça suit des schémas extrêmement précis. Donc pas de surprise à l'examen, apprenez votre cours et ouvrez votre atlas du cerveau ne serait-ce qu'une heure par jour, vous verrez que ça vous paraîtra plus clair avec un peu de travail personnel. Et je m'adresse particulièrement à ceux d'entre vous qui rient au fond, messieurs. C'est pas la veille de l'examen qu'il faudra vous rappeller que vous avez un bon trois cent pages de cours à travailler. Alors réveillez-vous, et mettez-vous au travail !
Je regardai derrière moi, je connaissais les garçons qui riaient. Jeff, qui était assis un peu plus bas sur ma gauche, s'était retourné aussi. Nous échangeâmes un sourire amusé en imitant la prof avec une mimique. Il me sourit. Je rougis légèrement. La prof, elle, continuait en regardant l'amphi.
- En fait, il faut bien comprendre que la plupart des mammifères qu'on répertorie aujourd'hui comme étant les moins évolués dans le domaine du vivant, et qui ont justement développé un néocortex relativement épais, ces mammiphères vont avoir presque tout l'ensemble du cortex occupé par l'aire sensorimotrice, et attention, qui va se prolonger sur les projections corticales des noyaux sensoriels du thalamus. Et là vous voyez bien la différence avec l'être humain, puisque chez nous la plus grande partie du néocortex est occupée par une aire associative qui va se trouver intercalée comme ça entre les aires sensitives et motrices.
Elle fit le tour de l'amphi du regard.
- Ca va ? Vous suivez ?
Une rumeur générale s'éleva dans l'amphi.
- On peut donc en conclure ! Dit-elle en haussant subitement le ton, donnant une nouvelle intonnation au cours, et réveillant un peu les élèves qui n'écoutaient pas, tandis que ceux qui notaient relevaient la tête d'un air surpris. On s'accorde aujourd'hui pour penser que la base anatomique de l'évolution chez les mammifères est précisément le résultat de l'extension de cette subdivision du néocortex, qu'on appelle le cortex associatif.
Elle éteint la diapo, ramassant ses clefs et le micro de rechange qui traînaient sur le bureau.
- Voilà pour aujourd'hui. Vous trouverez plus d'infos sur ce cours dans les travaux de Diamond et Hall, et Elliot et Smith. Et les feignants là, ne vous contentez pas du cours. Soyez curieux ! Etonnez-vous un peu ! lisez J. Renaud et C. Quarti, lisez Henri Laborit, lisez La Neurobiologie de la douleur... Lisez ! On se revoit la semaine prochaine pour la suite du cours sur le lobe orbito-frontal et les stimulations des régions postérieures, d'ici-là travaillez bien ! Bon courage à tous !
Tandis que tout le monde se levait dans un brouhaha général, Julie, qui était assise sur le rang au-dessous du nôtre se retourna, apparemment agitée.
- Hey les filles, vous avez vu les infos hier ?
Valérie, une petite brunette à côté de qui j'avais l'habitude de m'asseoir pendant les cours de physio, répondit du tac-au-tac.
- Oui, à propos de son frère... J'ai lu ça ce matin dans le 20 minutes...
- C'est terrible cette histoire, répondit Clémence, visiblement choquée.
Tandis que je rassemblais mes notes éparpillées sur la table pour les ranger dans une pochette, je m'absentai mentalement de la discussion des filles qui s'agitaient autour de moi. En fait, mes yeux vagabondaient plutôt sur les rangées du bas, cherchant distraitement Jeff du regard. Je le trouvai en bas de l'amphi dans les premières rangées, en train de discuter avec ma soeur Jessica. Je ruminai intérieurement tandis qu'elle lui tapait sur le bras en lui soufflant quelque chose à l'oreille. Ils éclatèrent de rire tous les deux. Ils semblaient bien s'entendre, ça me dégoûtait. A un moment elle dû se sentir observée, parce-qu'elle leva les yeux vers moi pour me lancer un regard provocateur. Elle jubilait. La garce...
- C'est quand même drôle qu'elle n'aie pas demandé à se faire remplacer pour ce cours... remarqua Julie, à l'attention de Valérie qui venait de dire quelque chose que je n'avais pas écouté. Ca doit être dur pour elle...
C'est à ce moment qu'une fille que je ne connaissais pas personnellement, mais que je savais être une amie de Julie, se tourna vers nous.
- Y a un bruit qui court comme quoi ce serait elle la coupable... Une histoire d'héritage par rapport à la fortune des parents... ou une dispute personnelle, on sait pas vraiment.
- N'importe quoi Chloé, répondit Clémence, quel monstre abattrait de sang froid son propre frère... ?
- Encore une théorie du complot... renchérit Valérie, sûre d'elle.
- C'est dingue quand même cette histoire... ne pus-je m'empêcher d'observer, penaude.
C'est vrai que cette histoire de meurtre avait fait du bruit, et le fait qu'Almont était passée personnellement aux infos de la veille n'arrangeait ni les rumeurs qui couraient sur l'affaire, ni la discrétion des élèves. Alors que la prof montait les marches de l'amphi pour se diriger vers la porte, le silence se fit presque instantanément. Elle en redescendit calmement quelques-unes, devinant sans effort la raison de ce calme soudain. Elle joua distraitement avec une de ses boucles d'oreille, avant de déclarer dans le micro :
- Ah oui, j'ai eu une discussion avec le corps enseignant de la fac, et apparemment beaucoup d'entre vous ont manifesté le désir de discuter leur note de physio du premier semestre avec moi. Vous pourrez venir jeudi prochain dans mon bureau à la même heure, j'organiserai une heure de supervision. Pour les autres, je vous dis à dans sept jours !
Notre prof avait parlé en parcourant les premiers rangs des yeux en remontant vers le fond, comme pour être sûre que chacun l'avait bien écoutée. Je ne pus réprimer un frisson en repensant à ce qu'avait dit Chloé. Mlle Almont, coupable de la mort de son propre frère ? Ces rumeurs étaient stupides... Je la regardai néanmoins curieusement remonter les marches pour quitter l'amphi, ses talons foulant les marches de l'escalier de l'amphi, à peines audibles.
Le retour à la maison se fit dans le silence. En fait, le chauffeur de notre mère nous attendait dans la rue face à la sortie de la fac, comme elle venait de nous prévenir par texto interposé. Elle nous voulait à dîner pour une réception chez un ami de la famille, et avait expressément manifesté l'injonction que nous avoir à l'heure. J'étais assise dans la voiture sans rien dire, ma soeur à côté de moi ne disait rien également. Je fulminai intérieurement. Pourquoi s'acharnait-elle à me provoquer avec Jeff ? Elle regardait par la vitre, visiblement absorbée. Je regardai mon portable. 19h10. Nous arriverions probablement un peu avant de passer à table, calculai-je, ne pouvant m'empêcher de me demander la raison pour laquelle notre mère nous voulait à ce dîner. Chaque fois qu'elle nous demandait d'être présentes à l'une ou l'autre de ses soirées, je finissais immanquablement par regretter d'avoir accepté de m'y présenter...
La voiture s'arrêta devant un immeuble dont les façades étaient façonnées de sculptures de style Haussmannien, révélant cette architecture si typiquement parisienne que j'avais toujours admiré dans mon enfance. Le chauffeur nous laissa descendre avant de repartir avec la voiture, non sans nous avoir communiqué l'étage et le numéro de l'appartement où nous étions attendus. Nous nous retrouvâmes seules sur le trotoir, Jessica en train de rajuster un ourlet de son jean qui tombait sur ses chaussures à talon, et moi à fouiller dans mon sac si je ne retrouvais pas un petit flacon de parfum que j'y avais mis la veille. Nous finîmes par nous diriger côte à côte vers l'entrée, où un chasseur nous ouvrit la porte avec un sourire, non sans nous gratifier d'un "bonjour mesdemoiselles", que nous lui rendîmes d'un signe de tête, avec un sourire.
Alors qu'on traversait le hall étroit pour rejoindre l'ascenceur, ma soeur me regarda subitement.
- Tu sais qui sera là ce soir ? Me demanda-t-elle, apparemment aussi peu informée que moi.
- Non, pas du tout... Maman avait parlé d'une réception chez les Coleen's, mais je n'en sais pas plus...
- Fait chier, j'aurais bien aimé me changer pour le dîner... Dit-elle en se regardant dans son miroir de poche, en profitant pour se repasser un coup de rouge à lèvre.
- Moi aussi... En même temps je compte pas rester longtemps, dis-je en m'arrêtant devant l'ascenceur, pour appyer sur le bouton. Je viens juste pour faire plaisir à maman. Les Coleen's sont d'un ennui...
Jessica acquiesça, me regardant de la tête aux pieds.
- En même temps t'es pas trop mal sappée... je peux pas en dire autant, dit-elle en rajustant ses cheveux blonds dans sa broche, se repoudrant brièvement le nez devant son miroir.
Je regardai ma tenue. Je portais une jupe jaune froncée à plis religieuse qui m'arrivait environ aux trois quarts des cuisses, avec un haut noir, et mon habituel caban d'hiver noir par-dessus. C'est vrai que j'étais peut-être habillée un tout petit peu chic pour revenir de la fac. Mais à peine. Effectivement, j'étais présentable pour ce soir. En même temps il ne s'agissait que d'un dîner, fis-je remarquer à ma soeur, dont la coquetterie prenait parfois des proportions comiques. Elle eut un rire sarcastique en refermant son miroir de poche.
- Tu crois que le fils Coleen's essayera encore de me faire du charme comme la dernière fois ? Ce type est tellement imbu de lui-même...
Je ris.
- Il est pas mal pourtant.
Elle me regarda, provocatrice.
- Je préfère Jeffrey...
Je la regardai méchamment. J'allai répliquer quelque chose lorsque l'ascenceur sonna, coupant court à notre ébauche de discussion. Nous étions déjà au troisième étage. Les portes s'ouvrirent sur un couloir dont les lampes murales offraient une luminosité généreuse, qui tranchait radicalement avec la nuit qui était tombée comme un voile opaque sur les rues de la capitale. Un homme nous attendait sur le seuil de la porte d'un appartement d'où des éclats de voix et de discussion filtraient jusque dans le couloir. Je reconnus Andrew Coleen, un ami de longue date de ma mère et le trop attendu hôte de cette soirée. Personnellement, je dois dire que ne l'ai jamais apprécié plus que cela. C'était un homme d'une quarantaine d'années, à l'air jovial et paternel, mais dont les tempes déjà grisonnantes lui donnaient une certaine sévérité dans le regard. Par ailleurs homme de lettre et propriétaire d'une maison d'édition réputée, il avait toujours fait preuve d'un tempéramment autoritaire et foncièrement snob qui m'avaient toujours particulièrement agaçée. D'aussi loin que je m'en souvienne, j'avais toujours évité sa présence à Londres où il nous visitait alors régulièrement lorsqu'il venait pour le travail ou pour les fête. Etant néanmoins un ami estimé de notre mère, j'ai appris à le supporter et à le prendre dans le sens du poil. Divorcé depuis, il vivait maintenant avec sa nouvelle compagne et son fils, Antoine, un insupportable prétentieux qui manifestait régulièrement l'envie de sortir avec ma soeur depuis qu'on avait 10 ans.
Andrew nous fit entrer non sans nous gratifier joyeusement d'un : "Ah, voilà nos deux doctoresses en herbe !" s'acclama-t-il alors que toute l'assemblée présente nous regardait. Ils étaient tous debouts, un verre à la main, à parler en petits groupes dans le salon. Refermant la porte derrière nous, Andrew procéda aux présentations, nous faisant faire le tour du salon ma soeur et moi, en s'adressant à nous comme si nous étions des amies intimes, presque ses filles. Je le regardai. "Voici les Stanley's, que vous devez déjà connaître", dit-il en nous présentant deux personnes qui nous regardèrent avec un grand sourire. Il s'agissait d'un couple de vieux rentiers que je connaissais en effet, et qui avaient d'ailleurs un fils plutôt beau garçon mais malheureusement jeune parvenu, qui se prénommait Nick. Ce dernier me salua de la tête avec un grand sourire. Andrew continuait son tour du salon en nous promenant comme si nous étions ses protégées. "Voici mon associé et ami Steven et sa femme Rachelle, une française". Les deux personnes nous sourirent et nous serrèrent la main. "Enchanté", dit l'homme en nous regardant à travers ses lunettes rondes et noires. "Un couple de critiques d'arts", me dit Andrew à l'oreille sur un ton de demi-confidence, "ils sont férus d'objets datant de l'Empire et de la Restauration. J'ai pensé que tu pourrais t'entretenir avec eux de ta passion pour les vieilleries" dit-il en me donnant un coup de coude complice, se trouvant sur le coup très probablement drôle. Voilà pourquoi je ne l'appréciais pas...
Nous les saluâmes, alors qu'il se tournait déjà vers un groupe de jeunes personnes, à côté de laquelle notre mère se trouvait, souriante. "Voici Eliane et ses deux filles, Amy et Ashley. Deux jeunes filles très prometteuses dans l'industrie du cosmétique et du commerce international", dit-il d'un ton parternel. Nous les saluâmes à notre tour. Notre mère ne nous regardait pas, trop occupée à parler avec un homme à côté d'elle. Il s'arrêta devant une jeune femme brune, dont les cheveux rassemblés par une broche discrète nous sourit gentiment. "Voici ma femme Michelle, et je pense que vous devez connaître Antoine, mon fils unique". Le jeune homme nous fit la bise, un sourire confiant sur les lèvres. "Salut vous deux !" dit-il en regardant ma soeur, puis moi, puis ma soeur, pour finir par reporter ses yeux sur moi pour me dévisager avec insistance. Je détournai le regard.
Tandis que la maîtresse de maison, Michelle, invitait les convives à prendre place dans la salle à manger, nous fûmes invitées à nous joindre, ma soeur et moi, du côté des Stanley's. Je m'assis donc en face de ma soeur, me retrouvant par ce concours de circonstances à côté d'Antoine, ne pouvant refuser décemment l'invitation par politesse. J'avais les Stanley's à ma gauche, et le fils Stanley's en face d'elles, qui discutait avec ma soeur sur sa droite. La discussion s'engagea sur les dernières vacances des hôtes, tandis que les domestiques apparaissaient discrètement dans la salle à manger, apportant avec eux des plateaux contenant des petits feuilletés dorés et des toasts au foie gras, avant de quitter la pièce pour revenir avec des sauts à champagne remplis de glaçons. pendant ce temps, la discussion déviait sur le fait qu'après tout, ce début d'année avait été pour le moins indigeant en expos intéressantes dans la capitale, et qu'un peu plus d'investissement à ce niveau-là s'avérait nécessaire. Préférant ne pas m'engager dans la conversation, car ayant noté prudemment la dernière fois qu'Edvard Münch n'était pas le bienvenue dans les discussions d'art car manifestement trop mainstream pour cette petite assemblée, je jetai un oeil à ma soeur qui discutait avec Nick en jouant avec une de ses boucles d'oreilles, en le regardant dans les yeux. Etrangement, ça ne m'étonnait pas d'elle...
Andrew, qui s'était calé contre le dossier de sa chaise, avait dû lancer à sa voisine de table une plaisanterie que je n'avais pas entendue, parce-que je l'entendis partir d'un rire pudique, apparemment choquée par et pour la forme, le tout sous le regard faussement amusé de la maîtresse de maison, qui souriait néanmoins pour faire bonne figure. Steven se permit en passant une remarque sur une des relations de travail d'Andrew, chez qui il soupçonnait manifestement des penchants transalpin. L'assemblée féminine rit en écho, dont certaines se faisaient déjà remplir une seconde fois leur flûte de champagne.
Comme nous étions assises l'une en face de l'autre, ma soeur et moi, nous échangeâmes une oeillade en portant le toast. Officiellement il s'agissait d'un dîner intime, non d'une réception officielle et convenue, où la question de faire bonne figure revêtissait une importance sociale particulièrement marquante. Ce qui ne dispensait évidemment pas des règles de bienséances, mais ce qui s'avérait également moins oligarchique dans la discussion. Mais je devinais sous cape que ce dîner, pour une raison ou pour une autre, était important pour ma mère qui devait y trouver un intérêt personnel ou professionnel, aussi convenait-il, je le devinais, de faire bonne figure.
Alors que les domestiques débarassaient les assiettes d'amuse-gueules et les flûtes à champagne presque toutes vides des invités, la discussion s'orienta, je ne sais comment, sur la légitimité de John Cage comme représentant d'un mouvement conceptuel de la musique minimaliste américaine, sujet qui avait apparemment fait l'objet d'une virulente controverse à un dîner auquel Andrew avait été convié dernièrement, et qui lui avait laissé un goût amer dans la bouche. Il n'en fallait pas moins pour lancer Nick Stanley qui, en "fin" mélomane, ne pu réprimer une boutade sur sa "4'33", qu'il qualifiait élégamment de flattulence intellectuelle. Pour ma part, moi qui ne m'y connaissais ni en musique ni en niaiseries harmoniques, je ne pouvais qu'approuver le caractère inutile de cette "pièce" pour ego malade. Je glissai néanmoins dans un rire amusé, me souvenant de certaines pièces que j'avais entendu de notre vieille France, qu'en matière de mégalos ridiculement implicites et gourmands on avait de quoi faire en France, à commencer par Boulez et ses recherches dépensières menées à l'IRCAM, et tout un courant de la musique sérielle qui nous valait maintenant une toute aussi bonne réputation. Nick m'approuva, visiblement amusé par ma remarque, ce qui n'était pas pour arranger ma soeur, notai-je en remarquant son air jaloux.
Les domestiques revinrent dans la pièce, apportant, sur des plateaux, des coupelles garnies d'une brouillade d'oeufs au corail d'oursin, des têtes de champignons blancs farcies d'une mousse de canard, et des fines tranches de saumon roulées sur canapés tartinés de crème épaisse avec jus de citron, et quelques bouteilles d'un vin blanc sec, Les Bessards.
Andrew, pendant ce temps, s'était mis en devoir de raconter à la tablée une anecdote relatant son arrivée en France, alors qu'il travaillait comme biographe pour un sénateur français. Une histoire que j'avais entendue maintes fois dans ma jeunesse, et qui avait fini par me paraître totalement ridicule et pleine de cuistrerie.
Cette énumération d'anecdotes inintéressantes et vaniteuses auraient été tout de même supportables, si mon voisin de droite Antoine ne s'était mis, en bon phallocrate qu'il était, de sa propre personne. C'était sans fin. Ses diplômes, son avenir brillant à HEC, ses succès dans ses diverses activités sportives... Quoi de plus passionnant ?
Alors que mon esprit divaguait doucement en faisant semblant de l'écouter, je sentis soudain un pied frôler ma jambe. Après un instant d'immobilité, je le sentis remonter le long de mes mollets, les caressant à travers mes bas de nylon de couleur chair. Je frémis en regardant autour de moi. Qui cela pouvait-il être ? Dans la position où il était, à côté de moi, ce ne pouvait être Antoine. Nick était également trop éloigné, et ce ne pouvail être le père Stanley, vu l'angle de la table...
Tandis que le pied inconnu remontait en me frôlant la jambe, je sentis les orteils nus me chatouiller doucement la cuisse sous ma jupe. Je ne pus réprimer un léger couinement de rire. Antoine, qui venait de me faire une plaisanterie que je n'avais pas écoutée, dû prendre ce rire involontaire pour lui, puisqu'il s'enhardit dans son monologue avec une ferveur qui lui était habituelle. Je souris sans l'écouter le moins du monde. Le pied mystérieux continuait de fouiller adroitement sous ma jupe, m'effleurant le haut des cuisses et les côtés du pubis, partie de peau qui n'était pas couverte par mes bas, me papouillant de plus en plus. Je pinçai les lèvres. Je jetai un sale regard à ma soeur, en face de moi. Ce ne pouvait être qu'elle. Il n'y avait qu'elle pour faire ce genre de choses. Mais elle parlait avec Nick qui était assis à sa droite, et ne me regardait pas. Je serrai les cuisses sous la table. Le pied continuait de glisser partout où cela lui était possible ; le contact était doux, soyeux, mais ça me chatouillait terriblement et j'avais envie de m'extraire à ces caresses indiscrètes. Ne pouvant lâcher mes couverts pour regarder ce qui se passait sous la table, par convenance, je ne pouvais arrêter ces effleurements calculés et habiles. Antoine, qui devait visiblement croire que le sourire qui s'élargissait sur mon visage en faisant semblant de l'écouter lui était adressé, s'était maintenant totalement tourné vers moi pour me parler de ses projets d'avenir. Moi, je devais me concentrer pour éviter que ces chatouilles secrètes ne me fassent pouffer d'un rire inconvenant avec la discussion qui s'était engagée. Andrew, qui était écouté par la majorité de la tablée s'était embarqué dans un récit qui n'en finissait pas, et les gens ne semblaient d'ailleurs pas vouloir l'arrêter. Une belle famille de mégalo...
Pendant ce temps, le pied indiscret remontait sous ma jupe pour venir me masser doucement le clitoris, du bout du gros orteil, à travers ma culotte. Je rougis. Elle est folle ! Son orteil décrivait de petits cercles appuyés progressivement, faisant naître des sensations chaudes et déroutantes en moi. J'avais beau serrer les cuisses, ça n'empêchait pas son pied de venir me faire rougir de désir sous ma jupe. Je ne pu réprimer un léger râle, inaudible. Antoine, remarquant mon trouble, devait penser que cette rougeur était due à la discussion qu'on avait. Il posa sa main sur la mienne, me regardant dans les yeux. Je n'osais pas bouger. Ce fichu pied glissait le long de ma culotte, écrasant mon clitoris si sensible sous son orteil qui me prodiguait un massage secret sous la table, mais terriblement efficace. Je tentai de me dandiner sur ma chaise pour lui échapper, mais en vain. Je dégageai doucement ma main de celle d'Antoine en prétextant m'en servir pour couper ma viande. Je portai la fourchette à mes lèvres tremblantes, mettant le morceau de viande dans ma bouche, alors que le pied entre mes cuisses s'accélérait dans ses caresses, accélérant substanciellement ma respiration. Je sentais mes tétons pointer dans mon soutien-gorge, alors que le plaisir commençait à monter doucement en moi, se répandant dans mon bas-ventre et remontant jusqu'à ma poitrine. Je serrais maintenant mes cuisses de toutes mes forces. Si ce pied continuait... Je me mordis la lèvre inférieure, m'acharnant injustement sur ma tranche de viande avec mon couteau et ma fourchette pour me focaliser sur autre chose que ces sensations coupables, obsédantes.
Subitement, j'entendis Andrew, de l'autre côté de la table, porter un toast à la réussite des étudiants assis à la table, nous invitant à lever notre verre avec lui.
- A la réussite de la jeune génération, à qui je souhaite d'arriver à se faire une place dans ce pays malgré le ridicule du paysage politique actuel !
Je levai mon verre, un grand sourire mal assuré sur les lèvres. Les caresses du pied mystérieux sous la table s'étaient faites plus insistantes, il me massait maintenant résolument le clitoris en remontant et descendant le long de mes lèvres à travers ma culotte toute humide, en exerçant des pressions savantes et calculées. Au moment où ma soeur me tendit son verre avec un sourire pour m'adresser son toast, je sentis l'orteil écarter doucement ma petite culotte pour se presser contre mes lèvres trempées, fort. Ma respiration s'accéléra à mesure que mes joues s'empourpraient. Non... les sensations s'intensifiaient à mesure que son orteil poussait sur mes lèvres pour entrer dans la chair molle et chaude, doucement, sans se presser. Bon sang, tout se bousculait dans ma tête... Mes doigts se crispèrent sur les couverts alors que l'insidieux doigt de pied entamait un lent va-et-vient dans mon sexe tout humide et chaud, offert. Inconsciemment, je sentis mes cuisses s'ouvrir doucement. A cet instant, je n'aurais su dire si j'aurais voulu que ça continue ou non. Moi, je prenais du plaisir à ces caresses impudiques, en plein dîner ?! Non...
Mon bourreau, lui, continuait d'en faire à sa guise sous la table, bien à l'abri des regards indiscrets, s'affairant sous ma jupe à me rendre folle de désir. Je n'aurais su dire si le contexte publique me plaisait ou non, en tout cas je devais dire que je commençai à ressentir une excitation violente pour ce petit jeu... Au-dessus de la table, je gardai pourtant une contenance socialement acceptable. Il n'était pas question de la laisser gagner...
Antoine me regarda soudainement d'un air inquiet.
- Jenny, ça va ?
Je levai les yeux vers lui, incrédule. Mince... Il faut dire que j'étais toute rouge, tête baissé, serrant mes couverts de toutes mes forces. Je n'arrivai décidément pas à ignorer ce pied taquin et habile qui me pénétrait maintenant sans la moinre gêne. Je me ressaisis néanmoins, tentant de refouler en moi les sensations électriques qui me chatouillaient de l'intérieur, courant en flux continue sur les muqueuses de mon intimité trempée.
- Oui, ça va... J'ai juste un peu mal à la tête, dis-je, me mordant nerveusement la lèvre alors que l'orteil persécuteur me pénétrait maintenant plus fort, en frétillant doucement à l'intérieur de moi. Il fallait que ça s'arrête, il fallait que ça s'arrête, il fallait que ça s'arrête !!
Le jeune homme me regarda d'un air dubitatif. Alors que je faisais maintenant effort sur moi-même comme jamais pour cacher le trouble qui grandissait en moi, je sentis le second pied de mon bourreau venir me caresser l'autre jambe, en remontant le long de mon bas de nylon, tandis que son autre pied continuait de me masturber chaudement dans de longs mouvements de va-et-vient, me pénétrant jusqu'à l'articulation, et s'amusant à écarter mes lèvres dans de petits mouvements verticaux du doigt pied. C'était trop... l'autre pied remontait maintenant jusqu'à mes cuisses avec une douceur ferme qui dédoublait les sensations de mon sexe humide et brûlant... Je posai mes couverts sur la table, simulant une céphalée soudainement trop forte.
- Excusez-moi... je dois m'absenter un instant, je reviens.
Ecartant ma chaise de la table en faisant attention de ne pas me trahir, je sentis le doigt de pied glisser hors de mon intimité, réprimant de justesse un gémissement. Je lissai ma jupe avec mes mains en me relevant pour m'assurer que rien ne pouvait être visible par les autres convives, puis je quittai la table pour me diriger vers la salle de bain.
Une fois dans la pièce, je me passai de l'eau sur le visage. J'étais toute chaude, j'avais tellement envie, je sentais mes lèvres mouiller de désir dans ma petite culotte... Je me repassai de l'eau sur le visage. La sensation du pied dans mon intimité avait fait naître de tels désirs en moi... Ca me manquait déjà. J'avais besoin de plus. Je me sentais toute fébrile en serrant les cuisses, tentant d'étouffer le désir qui me brûlait sous ma jupe.
Alors que je reprenai progressivement mon calme et ma contenance, ma mère apparu dans l'encadrement de la porte, proposant de nous raccompagner ma soeur et moi, vu que je ne me sentais visiblement pas bien. Je répondis par l'affirmative, simulant un soudain malaise. C'était bas, mais je ne me voyais pas passer une minute de plus à ce dîner dans ces conditions...
J'accompagnai ma mère dans le salon qui s'excusa auprès d'Andrew et des autres convives pour moi, puis nous raccompagna en voiture. Alors qu'elle conduisait le long du boulevard Suchet, je repensai au dîner de ce soir et ce pied qui était venu me caresser sous la table. J'étais la seule à savoir... du moins l'espérai-je. Elle me jeta un oeil dans le rétroviseur. Je me sentais toute honteuse, mais je sentais encore le désir me titiller jusqu'au fond de l'entrejambe. Je croisai et décroisai d'ailleurs souvent les jambes... Jessica me jetai des regards par moments. Elle savait, j'en étais sûre...
Mais je n'avais aucune preuve.
J'appuyai ma tête contre la vitre de la voiture, regardant à l'extérieur pour m'occuper l'esprit. Les lumières de la rue défilaient devant mes yeux comme des traits de lumière jaune, dorés et evanescents. Ma mère me sermonnait en fond sonore, mais je n'écoutais pas. Je recroisai les jambes, serrant les mains sur mes genoux, regardant les passants défiler, flous, à travers les vitres de la voiture. Le reste du trajet se passa comme dans un rêve éveillé, un mauvais rêve.
De retour à la maison, je décidai de laisser ma mère se reposer. Elle était déjà bien assez tendue et énervée comme ça, et je jugeai bon d'éviter d'en rajouter pour ce soir. Je m'enfermai plutôt dans la salle de bain pour prendre une douche rapide, mais relaxante. J'en sortis en m'ébouriffant les cheveux avec ma serviette, les laissant retomber en longues mèches blondes mouillées sur mes épaules et dans mon dos. N'ayant pas le courage de chercher un soutien-gorge propre pour la nuit, je me contentai d'enfiler un simple débardeur gris, assorti avec un mini-short en jean qui m'arrivait au premier quart des cuisses.
Alors qu'allongée sur mon lit, je répondais à des sms reçus plus tôt dans la journée, Jessica entra dans la chambre, visiblement préoccupée. Visiblement prête elle aussi pour la nuit, elle portait un bas de pyjama et un t-shirt noir qu'elle avait gardé de son ex-copain, visiblement trop grand pour elle.
- Hey, je peux t'emprunter un jean ? demanda-t-elle pour la forme en commençant à fouiller dans mes tirors. J'en ai plus de sec pour demain.
Je la regardai méchamment.
- T'es sérieuse ? Démerde-toi un peu Jess...
Elle se retourna, me regardant d'un air de défi.
- Allez, tu vas pas me dire que tu fais encore la gueule parce-que je t'ai fait punir hier ? Tu l'avais bien mérité après tout...
Je me retournai, furieuse.
- Dis-moi juste... Pendant le dîner, c'est toi qui... ?
Elle me regarda d'un air innocent.
- Qui quoi ?
Comme je la regardai en fulminant, elle passa une main dans ses cheveux en me regardant d'un air faussement condescendant.
- Me regarde pas comme ça, c'est ta faute si tu fais pas assez attention aux dessous de tables, dit-elle en refermant mon tiroir, un jean à la main.
Cette allusion à peine cachée... C'en était trop. Je sautai sur Jessica pour la plaquer contre le mur, en l'immobilisant par les épaules.
- Espèce de... M'emportai-je, mais elle me repoussa alors sans ménagement, me faisant reculer de quelques pas au milieu de la chambre.
Elle me regarda, surprise.
- C'est quoi ton problème, t'es folle ou quoi ?
Elle allait répliquer lorsque ni une ni deux je la poussai par terre. Je me retrouvai à cheval au-dessus d'elle, lui maintenant fermement les bras au sol. On se regarda un instant dans les yeux. Mes cheveux blonds mouillés tombaient sur son visage, se mêlant aux siens, qui étaient, pour leur part, secs. Elle se débattait de toutes ses forces et réussi à se dégager une main pour venir me papouiller une hanche sans ménagement. Je lâchai un couinement aigu de surprise, lâchant prise d'un coup. Profitant de sa soudaine liberté retrouvée, elle en profita pour m'attaquer les hanches avec ses doigts, me renversant de rire sur le côté. Je tentai de retrouver un équilibre mais ses doigts qui me chatouillaient à travers mon débardeur faisaient preuve d'une voracité hors du commun. Je me débattai compulsivement en hurlant de rire, tentant d'attrapper ses poignets avec mes mains pour arrêter ces chatouilles. Ce ne fut que lorsqu'elle remonta à mes aisselles pour les chatouiller que je pus bloquer ses bras avec mes mains. Nous nous regardâmes quelques instants avec un air de défi dans le regard. Je riais encore un peu, nerveuse, mais outrée. Elle me regarda de son habituel air de défi.
- Alors, les chatouilles sont plus redoutables que les coups ?
Je fulminai. Je lui renvoyais l'ascenceur en lui chatouillant une hanche d'une main à travers son t-shirt. Elle couina de rire, me renvoyant la pareille en me chatouillant le ventre et les côtes. Formidable... On se chatouillait maintenant toutes deux en couinant et en roulant l'une sur l'autre.
Mais alors là oh jamais, jamais je ne la laisserai gagner.
Les doigts de Jessica remontaient le long de mes hanches m'arrachant des couinements de rire que je ne contrôlais pas. je continuais de la chatouiller furieusement et elle se pliait en quatre sous mes chatouilles curieuses et avides, mais je devais faire un effort de concentration et de volonté hors du commun, tandis que ses doigts titillaient mes muscles savamment, mettant tout en oeuvre pour me faire lâcher prise. Oh non, elle lâcherait avant moi, je le jurais. Elle me papouillait maintenant les côtes efficacement, me provoquant une crise de rire viruente qui manqua de me faire lâcher prise. Mince, elle était vraiment douée à ce jeu. Me refusant à rabattre mes bras vers moi pour me protéger, je continuai de la chatouiller comme je le pouvais pour la forcer elle à devoir se protéger, laissant mes doigts descendre sur ses abdominos inférieurs que je taquinai alors de toutes mes forces, tandis que ses doigts me papouillaient maintenant les aisselles avec une conviction insupportable. Je lâchai un cri aiguë en sentant ses doigts s'attarder méchamment sur cet endroit, avant d'exploser d'un rire nasal. Je serrai mes bras contre moi en lui chatouillant le ventre pour lui laisser le moins d'espace possible pour me torturer, mais ça ne l'empêchait pas de me papouiller quand même du bout des doigts. Nous étions maintenant allongées l'une contre l'autre en nous chatouillant de toute notre âme, nos visages rouges et hilares se frôlant presque.
- T'abandonnes ?? Lui lançai-je en hurlant de rire au moment où ses doigts excécrés venaient faire glisser leurs ongles rapaces sur mes hanches chatouilleuses à travers mon débardeur.
C'était horrible ; je sentais tous ses doigts me chatouiller partout où je détestais, et je ne pouvais pas m'en protéger un seul instant. J'essayais bien de protéger mes hanches et mes aisselles en gardant mes bras collés contre moi, mais je savais bien que si j'essayais de me défendre plus, je ne pourrai plus la chatouiller et elle prendrait l'ascendant sur moi. Et plus elle me chatouillait en me gratouillant côtes, hanches, aisselles et abdos, plus je la chatouillais fort en retour pour me venger et la faire souffrir plus que ce qu'elle me faisait.
- Toi abandonnes ! Dit-elle en pouffant dans une nouvelle crise de rire, alors que je lui chatouillais les abdos dans de grands gestes voraces. J'étais moi-même pliée en deux sous ses chatouilles, et nous nous roulions l'une sur l'autre en hurlant de rire.
Je me retrouvai maintenant au-dessus à cheval sur elle, échangeant chatouilles et crises de rire dans des gigotements hystériques partagés. Je pensai d'ailleurs gagner alors que mes doigts s'attardaient sur un endroit que je découvrais hyper chatouilleux chez elle, en faisaint rouler ses jolis petits abdos sous sa peau veloutée. Elle hurla brusquement d'un rire hystérique en manquant de lâcher prise, mais je ne sais comment, elle parvint à garder le courage mental de s'acharner à me chatouiller d'autant plus fort et efficacement alors que je la voyais clairement perdre pied sous mes chatouilles.
- SALOOOPE !! Hurlai-je en sentant ses doigts passer sous mon débardeur pour me chatouiller les hanches, avec une douceur qui était d'autant plus efficace et redoutable..
J'hurlai de rire en tentant de me débattre en me tortillant, sans arrêter de la chatouiller pour autant. Alors que mes yeux s'embuaient de larmes de rire à mesure que ses doigts remontaient sous mes vêtements, je commençai à lâcher prise. Elle n'était pas ma soeur pour rien, elle savait parfaitement comment me chatouiller pour me faire craquer... Ses doigts glissaient allègrement sur mes hanches et mes côtes, redescendant sur mon ventre plat pour le gratouiller tout doucement, mais avec quelle efficacité ! Les tremblements de rire qui me secouaient m'epêchaient de me concentrer sur autre chose que ses doigts qui couraient sur moi, et ses chatouilles semblaient m'aspirer toute force. Je me sentais toute faible et hilare contre elle, et elle devait être à peu près dans le même état que moi. Alors qu'elle rejetait la tête en arrière, toute rouge et littéralement morte de rire, ses ongles passèrent sur mes seins qu'elle chatouilla avec une délicatesse démoniaque. Elle ne devait pas avoir fait exprès sous le coup des chatouilles et des crises de rire qui la secouaient en entier, mais lorsqu'elle entendit le couinement aiguë et le rire tellement plus viscéral qui s'ensuivit, elle prolongea diaboliquement ses chatouilles en s'attardant bien exprès sur la peau blanche et fine de ma poitrine, me chatouillant tantôt en-dessous, remontant en papillon sur les côtés, pour me chatouiller sur le dessus et venir vers les pointes pour repartir vers la base, m'arrachant de véritables hurlements de rire compulsifs que je ne contrôlais plus du tout. Je lâchai donc prise en tombant sur le sol à côté d'elle pour lui attrapper les mains agiles qui s'affairaient à me chatouiller sous mon débardeur. Dans mes débattements de rires nerveux et approximatifs ce ne fut pas facile, mais lorsque je réussis à les immobiliser, nous restâmes un moment allongée l'une contre l'autre, mes mains tenant maladroitement les siennes à travers mes vêtements, nos jambes entremêlés et nos souffles se touchant. On se regarda un instant dans les yeux, reprenant notre souffle, encore hilares et nerveuses.
- T'as encore perdu, bouffonne. Me dit-elle avec un sourire moqueur et effrontément salaud.
Je lui retournai son regard avec une haine sincère
- Va te faire foutre !
- Ah oui ?
Malgré le fait qu'à travers le tissus, j'immobilisais ses poignets qui étaient restés sous mon débardeur, elle les gardait sur mes seins, se mettant en oeuvre de laisser glisser, terriblement doucement et avec une précision diabolique, ses ongles manucurés sur mes tétons roses qui pointaient sous ses légères chatouilles. Elle me regarda pousser un couinement aiguê irrépressible en sentant ses doigts me torturer délicatement la poitrine d'une façon totalement inédite et déplacée, alors qu'un plaisir inconnu et coupable se répandait dans ma poitrine. Je lâchai un gémissement aiguë en tentant de retirer ses mains, mais elle se maintenait de toutes ses forces, en titillant maintenant mes tétons d'un mouvement un peu plus rapide et appuyé, accentuant le plaisir qu'ils faisaient naître en moi.
- Arrête !! La réprimendai-je en haletant, décuplant mes efforts pour retirer ses mains perverses.
Elle se plaisait maintenant à me chatouiller les tétons en suivant l'auréole pour remonter sur la pointe d'un rapide coup d'ongle, redescendant sur l'auréole, et ainsi de suite. Je me mordai la lèvre et du relever moi-même mon débardeur pour atteindre ses mains et immobiliser ses doigts. Ce ne fut qu'après quelques instants de lutte au sol que je parvins à arrêter ses caresses perverses. Nous étions toutes deux allongées sur le côté, nous faisant face, mon débardeur relevé par-dessus ma poitrine, les mains de ma soeur sur mes seins, et moi qui lui tenais les mains. Ce fut ce moment que choisit notre mère pour entrer dans la pièce.
Elle s'arrêta sur le seuil de la porte, sidérée.
- Mais qu'est-ce que vous faites, toutes les deux ?!
Je tentai de répondre, mais avant même que le moindre mot n'aie pu franchir ma gorge, je senti ma mère nous attraper par le bras ma soeur et moi, nous redressant d'un coup sec avec une sévérité et un sérieux intraitable. Inutile de dire que je n'en menais pas large. J'étais consciente qu'elle était déjà énervée par cette soirée qu'elle avait du quitter prématurément par ma faute, et ces chamailleries entre Jessica et moi ne pouvaient pas tomber plus mal. Il ne lui fallu pas plus d'une minute pour nous jeter et nous immobiliser sur le lit. Attrapant une corde qui traînait sous le lit, elle nous attacha toutes les deux en I, l'une à côté de l'autre. Tandis que ma soeur et moi la supplions de se calmer et de ne pas nous punir, elle sorti des chaussettes de la commode pour les enfourner dans la bouche de ma soeur, qu'elle immobilisa avec un collant. Je suppliai de plus belle, mais elle s'approcha de moi et me força à ouvrir la bouche, puis me fourra de même les chaussettes dans la bouche.
Je tentai de me débattre de toutes mes forces, mais les liens étaient trop serrés. Je ne pouvais rien faire. Je sentais ma soeur, attachée juste à côté de moi, nos corps se touchant presque. Et puis, subitement, elle s'attela à faire glisser ses ongles sur nos plantes de pieds. Je ne pus réprimer un rire hystérique tout juste étouffé par mon bâillon. Non, plus de chatouilles ! j'en pouvais plus !
Elle nous regarda d'un air sévère. Ses ongles allaient et venaient comme de petites ballerines sur nos petons respectifs, nous chatouillant toutes les deux en même temps, tandis qu'on hurlait de rire, nos visages rouges juste l'un à côté de l'autre, nos cheveux blonds se mêlant dans un flot doré.
Je dois avouer que je n'étais pas mécontente d'entendre ma soeur rire et supplier en hoquets compulsifs dans son bâillon, mais mon propre sort me préoccupait en fait beaucoup plus. Je sentais les ongles de notre mère glisser avec une douceur et une précision acquises au fil des punitions qu'elle nous avait infligées au cours de toutes ces années. Ca gratouillait, ça chatouillait, c'était nerveux, irrépressible. Je n'en pouvais plus. Mais non, je ne voulais pas lui faire ce plaisir. Mais ces ongles qui me gratouillaient si secrètement au creux de ma plante, oh la garce, comme elle savait me faire souffrir... A force de nous punir, il fallait dire qu'elle savait parfaitement comment nous titiller pour nous faire perdre complètement la tête. Surtout moi, qui devais être la plus chatouilleuse des pieds de nous deux. Tandis que ses doigts remontaient vers mes orteils frétillants, je ne pus m'empêcher de rejeter la tête en arrière dans un accès de rage. J'hurlai confusément à travers mon bâillon.
- HNNNNNNNNNNN !!!
Ma soeur, qui était rouge de rire, tourna la tête vers moi, et nous échangeâmes un regard furieux, plein de haine, alors que les doigts de notre mère continuaient de nous ravager les plantes de pieds. C'était infernal. Je secouai la tête de droite à gauche, je sentais ma soeur contre moi trembler et couiner de rire. Ma seule consolation durant cette punition si délicatement infernale, c'était de la regarder rire. Oh elle souffrait, elle en était rouge et bavante. Au moins ça. C'était jouissif. Mais les ongles de ma mère qui raclaient avec une douceur diabolique sur la peau laiteuse de mes plantes de pieds me ramenaient constamment à la réalité, m'arrachant des hurlements de rire furieux et irrépressibles. Tandis que je m’arque-boutai dans mes liens en me confondant en rires nerveux et hystériques, notre mère nous regardait d'un air satisfait, empreint d'un sadisme à peine dissimulé. Elle semblait prendre plaisir à nous voir nous tortiller dans nos liens comme deux jeunes filles sans défense, et écouter nos rires cristallins, parfois dissonnants et nerveux se mêler dans un choeur féminin hilare.
Détaillant parfaitement le contour du talon en le gratouillant du bout des ongles avec une détermination qui s'accentuait à mesure qu'elle nous paralysait littéralement de rire dans nos liens, elle remonta sur le côté de la plante, jusque sous le gros orteil, qu'elle s'acharna à torturer du bout des ongles avec une dextérité alarmante. Alors que je me perdais en rires et en suppliques à peine étouffées par mon bâillon, je commençai à nourrir une haine viscérale contre ma soeur à cause de qui j'étais de nouveau punie et chatouillée injustement.
Ce ne fut qu'après dix bonnes minutes de ce traitement que notre mère se leva pour s'asseoir à cheval sur nos jambes, et s'attaquer à nos hanches à toutes les deux, remontant sur nos ventres à travers nos hauts, puis les côtes et les aisselles. Nous n'en pouvions tellement plus, épuisées à force de rire...
Alors que la tête me tournait de rire, je regardai ma soeur. Elle semblait presque pire que moi. Son rire était devenu nasal, presque disgrâcieux. Elle se contorsionnait dans ses liens comme une furie, à mesure que les doigts de notre mère remontaient le long de nos hanches à travers nos hauts jusque sous nos aisselles qu'elle travailla goûlument en nous arrachant des suppliques et des postillons supplémentaires, puis redescendirent jusqu'à nos côtes qu'elle papouilla amoureusement. Ma soeur et moi nous perdions dans une symphonie de rires et de suppliques aiguës, ce qui semblait ne faire qu'enhardir notre mère dans le tourment qu'elle nous infligeait.
Et puis subitement, sans le moindre avertissement, je sentis ma mère passer ses deux mains sous mon débardeur pour me chatouiller, délaissant ma soeur qui reprenait difficilement son souffle. Pour moi, la torture était deux fois plus insupportable. Ils couraient, décrivaient de petits cercles sur mes muscles, forçant mes abdos à se contracter. J'hurlai rageusement de rire dans mon bâillon, alors que ses doigts descendaient des deux côtés de mon pubis, les papouillant en les stimulant avec ses doigts experts. Elle savait comment nous faire perdre totalement pied, la sadique... ! Elle s'y attarda quelques instants, me regardant me débattre comme une lionne dans mes liens serrés.
- MNNHHHHH !!! Hurlai-je de désespoir à travers mon bâillon.
Tandis que je tournai au rouge pivoine, les doigts de ma mère remontèrent sur mes abdos inférieurs, glissant jusqu'au haut de mes cuisses sous mon short, me chatouillant les deux côtés du pubis du bout des ongles, m'arrachant de véritables convulsions hystériques. Je rejetai la tête furieusement contre mon oreiller. Non, je ne supportais plus !!
Alors que je pensais devenir folle sous ces chatouilles incessantes, les sensatiosn s'arrêtèrent brusquement. Elle passa à ma soeur qu'elle chatouilla copieusement à travers son t-shirt, malgré ses mouvements compulsifs de la tête et ses suppliques difficilement étouffées par son bâillon. Elle remontait le long de son corps à travers ses vêtements, lui papouillait les hanches des deux côtés, revenait rapidement sur ses aisselles, redescendait sur ses cuisses pour lui chatouiller à travers son pantalon de pyjama... Reprenant difficilement mon souffle, je la regardai s’époumoner de rire dans son bâillon. C'était tellement jouissif de regarder ma soeur, habituellement si fière et prétentieuse, se tortiller de rire dans ses liens en hurlant de rire dans son bâillon... voilà qui me consolait un peu pour toutes les injustices qu'elle m'avait fait subir.
Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, elle s'arrêta, comme pour moi, de la chatouiller subitement, nous regardant toutes deux dans les yeux, d'un air sévère.
- Bien, j'espère que ceci vous aura servi de leçon... je ne veux plus de violence sous mon toit ! Est-ce compris jeunes filles ?
Elle se releva, nous toisant d'un air sévère.
- Comme punition vous resterez attachées comme ça jusqu'à demain, au moins je serai sûr de vous avoir calmes pour la nuit...
Dit-elle en nous recouvrant d'une couverture et nous bordant des deux côtés du lit, faisant attention à nous laisser suffisamment de mou pour que nous n'ayons pas trop chaud, et que nous puissions respirer. Ceci fait elle s'approcha de la porte.
- Dormez bien, et plus de bruit maintenant. Dit-elle en éteignant la lumière, sachant pourtant pertinement que nos bâillons nous empêchaient tout moyen de communication.
La porte se referma, nous laissant dans le noir presque total. Je sentai ma soeur qui était juste contre moi en train de bouger, probablement pour tenter de trouver une position confortable pour la nuit. Je rageai intérieurement. Les liens qui me retenaient solidement attachée sous la couette m'empêchaient tout mouvement, et j'étais contrainte de dormir contre cette soeur que je détestais... c'était peut-être ça d'ailleurs, le pire.
Je tentai une dernière fois de bouger, mais décidément pas moyen. Le silence retomba quelques secondes, et puis les secondes devinrent des minutes. Je sentais la fatigue l'emporter sur la colère, et dans cette obscurité, mes papupières devinrent progressivement lourdes. Je me laissai aller.
Mais subitement, un choc électrique me fit sursauter. Je lâchai un couinement de souris suraiguë. Une main était en train de me chatouiller une hanche. Je gigotai dans mes liens en riant doucement. Je tentai de tourner la tête vers ma soeur, ignorant avec peine les chatouilles qui me parcouraient la hanche droite et le bas du ventre. Je pouffai brutalement de rire. Ma soeur me regardait, elle avait réussi à se détacher une main et à retirer son bâillon. Je pâlis. J'étais attachée et bâillonnée dans ce lit qui se révélait être un piège mortel. Ma soeur me faisait un grand sourire, me chatouillant allègrement tout le côté du corps, autant qu'elle le pouvait. Non, c'était vraiment dégueulasse ! J'étais épuisée nerveusement ! Les hoquets de rire me secouaient le corps tout entier, alors que ses ongles continuaient d'explorer ma peau sous mon débardeur.
Peinant néanmoins à me chatouiller, ma soeur devait forcer sur son bras pour atteindre des zones un peu plus éloigné. Un observateur qui nous aurait regardé de l'extérieur n'aurait pu comprendre ce qui se passait, mais s'il avait pu voir sous la couette, il verrait la main de ma soeur qui me chatouillait vicieusement tout le côté droit du corps. Attachées et bâillonnées toutes les deux, elle n'avait maintenant plus qu'à me chatouiller d'une main sans rien bouger d'autre et moi à rire désespérément dans mon bâillon. Je sentis soudain un plaisir aiguë se répandre dans ma poitrine.
Je sentais ses doigts me chatouiller doucement un téton, avec une dextérité résolument perverse. Je couinai doucement en mordant fort dans mon bâillon. Je protestai vainement, mais les chaussettes de ma soeur qui m'avaient été imposées en guise de bâillon étouffaient tout. Ses doigts continuaient de me titiller le téton, descendaient sur mon sein pour le chatouiller rapidement du bout des ongles en descendant jusque sur mes abdos pour m'arracher des cris de rire incontrôlés, puis remontaient sur mon téton, alternant le chaud, le froid, les chatouilles, le plaisir coupable...
Tandis que je me perdais dans toutes ces sensations contradictoires, je sentis un désespoir empreint d'une résignation révoltante m'envahir. La nuit promettait d'être longue...
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nahognas - il y a 14 ans
Pas mal, pas mal qu'elle famille vraiment. La perversité de la soeur qui reste sur le sein de sa soeur était bien trouvé et tout aussi sadique. Parcontre le tour de passe pass avec les pieds il faut les avoir assez longue et agile pour réussir ça !
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chatouillesdu92 - il y a 14 ans
Tres belle partie ! Oui pareil je me suis bien demandé si tu faisais pas medecine ^^ Sinon ma partie préférée reste le repas ! Chaque description est parfaite, on a tellement envie de ne pas y être ! Franchement ce moment est excellent, chaque personnage est détaillé, chaque pensée que Jenny est à la fois pertinente et originale, bref c'était génial !
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Cosquillador - il y a 14 ans
J'adore. Sadique jusqu'au bout, parfait. La soeur est tellement sadique, j'aime. Et la mère qui chatouille les deux filles (et leurs pieds surtout) pour les punir, génial. Le mieux est peut être le fait qu'en se croyant en sécurité toutes les deux attachées, elle se fasse avoir quand même et doive passer toute la nuit torturée par une main de sa soeur un peu baladeuse :P PARFAIT^^
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Richard J. Williams - il y a 14 ans
Bonsoir à tous, comme j'ai de nouveau un peu de temps depuis quelques jours, comme certains l'auront peut-être d'ailleurs remarqué, j'ai eu envie de me remettre à l'écriture de mon histoire, et à finir donc le chapitre 8 qui devrait paraître dans très peu de temps, je l'espère. (Le principal étant déjà écrit, il ne me reste qu'à le relire et détailler les passages survolés lors de la première rédaction). En attendant je voudrais écrire un mot pour remercier tous ceux qui suivent cette histoire et qui laissent régulièrement des messages d'encouragement qui, je dois l'avouer, me soutiennent particulièrement lorsque je ne trouve plus ni le temps ni l'envie de me consacrer à l'écriture d'une histoire qui m'est somme toute relativement personnelle. Un mot donc à Satori, Chatouillesdu92, Cosquillador, Mophete666, SQUALL (qui a cela dit un peu décroché semble-t-il), ainsi qu'à ceux que je ne cite pas et qui je pense se reconnaîtront, et qui comprendront sûrement pourquoi. Autrement, je viens avec une autre nouvelle qui fera peut-être plaisir à certains qui avaient manifesté un certain intérêt à la lecture du prologue qui avait été posté il y a quelques temps, celle de la parution prochaine d'une histoire de science-fiction à laquelle je réfléchis depuis un moment déjà. Je n'en dis pas plus pour le moment histoire de garder un minimum de suspens, mais l'annonce est faite et attendez vous à voir arriver, en plus du chapitre habituel de French Domination, le prologue et le premier chapitre de cette nouvelle histoire qui, bien que différente dans le fond et dans la forme, saura vous ravir autant que celle-ci, je l'espère. A très bientôt. [right:3kp7wa09]JTW.[/right:3kp7wa09]
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Chinow - il y a 12 ans
Woah ! Juste woah... Très bien écrit, très agréable à lire. Un petit côté malsain, cependant, mais qui finalement passe bien. Tu as une telle façon de poser une ambiance, de prendre ton temps, et de présenter tes personnages que je ne sais pas quoi dire à part : woah... Je n'ai vraiment pas été déçue par la fin de la première partie, au contraire. C'était inattendu, mais finalement très fluide et cohérent avec le reste. Et ça ancre à nouveau l'histoire dans le réalisme, quelque part. J'ai aussi adoré la façon dont tu lies tes deux histoires, avec Charlotte qui donne sa conférence. Concernant l'histoire des deux sœurs, j'avoue que j'ai un peu plus de mal, car le côté incestueux est doublé par le côté véritablement sadique de la mère. On sent que tu as une certaine connaissance du milieu dans lequel tu fais évoluer tes personnages, que ce soit la médecine ou le milieu bourgeois en général. Je ne sais pas si c'est un vécu ou un travail de documentation, mais dans tous les cas, on sent que tu prends réellement tes histoires à cœur et c'est un vrai régal de te lire. Sache que si tu continues un jour, je te lirais fidèlement, et si tu ne continues pas, merci pour ce que tu as déjà fait, car j'ai passé un excellent moment.
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