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- Noir
Histoire ajoutée le
10/01/2012
Épisode ajouté le
10/01/2012
Mise-à-jour le
03/07/2021
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SQUALL - il y a 14 ans
Beuark... C'est glauque, malsain et triste. Beuark beuark, je lirais pas la suite ^^ Bien écris ou pas, c'est pas la question. Et pourquoi ENCORE Nanjii ^^ Mais le pauvre, laisse le en paix. En tout cas c'est cool, cette histoire m'a tellement traumatisé que le M/M c'est finis pour un moment et les histoire glauque aussi XD
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chatouillesdu92 - il y a 14 ans
Mais c'est parce que je l'aime mon Nanjii ^^ (en gros, pour un perso, faut mieux que je l'aime pas). Merci à tous pour vos commentaires ! Ils sont très encourageant, et j'espere vous faire encore plus d'effet avec la suite ! Je suis très inspirée (il faut dire que ça change que Meine SchattenWelt = =) Bonne lecture (dans la mesure du possible) (Squall !! lis pas tu vas faire des cauchemars ! ^^ lol) Chapitre deuxième Nanjii n’avait pas dormis. Après le départ de son bourreau, il avait mis du temps à se calmer. Il avait attendu, sans bouger, près d’une heure, avant d’enfin rampant lentement vers un mur contre lequel il s’était allongé. Epuisé, il n’était pas parvenu à s’endormir. Alors il avait patienté, des heures semblaient-ils. Une fois que son esprit avait quitté un état d’ébullition, il avait réfléchis. Comment en était-il arrivé là ? Il ne s’en souvenait plus, il avait beau creuser dans ses souvenirs, il ne s’en rappelait pas. Les dernières images qui lui venaient en tête avant le noir étaient celles d’une après-midi au travail. Alors, théoriquement, il s’était fait enlever sur le retour au foyer, il n’y avait pas d’autre possibilités, car il n’était jamais seul quand il travaillait, de plus. Le fait qu’il portait son uniforme prouvait qu’il n’était pas encore rentré chez lui. Pourtant, le trajet, il le faisait en voiture de fonction, alors comment avait-il bien réussi la prouesse de se faire enlever ? Aucune de ses hypothèses ne semblaient convenir. D’un autre côté, ce n’était pas forcément le problème le plus important. Nanjii, une fois sa peur calmée, avait fait le tour de la salle, glissant ses mains jointes partout où il pouvait atteindre. Mais rien. Les murs étaient lisses, sans aucune incongruité. Et à l’endroit où était censée se tenir la porte, il n’y avait que l’ouverture de la porte qui se dessinait en relief au beau milieu du mur. La porte était blindée, et elle ne s’ouvrait que de l’extérieur, alors ce n’était pas la peine de chercher à s’enfuir par ses propres moyens. Il était coincé dans ce carré de fer. Mis à part son aveuglement, la pièce était plus qu’oppressante. Il n’y passait aucun bruit, comme s’il était seul sur terre. De plus, aucun courant d’air ne passait sur lui, signe qu’il n’y avait aucune aération. Déprimer de ne rien trouver, Nanjii s’était assis. Malgré son épuisement, il lui semblait improbable de trouver le sommeil. Non, il voulait être là si son bourreau revenait. Nanjii ne parvenait pas à le cerner. Etrange, sadique, et silencieux. Et sa voix, il la connaissait, il en était certain. Il avait beau la répéter en boucle et en boucle dans sa tête, persuadé qu’il ne pourrait de toute façon jamais l’oublier, il n’en trouvait pas la source. Quelqu’un du travail ? Une ancienne connaissance ? Un de ses ennemis durant la guerre ? Il ne le savait pas. Et il pensait au « à demain » que l’inconnu lui avait balancé. Et que ce passerait-il ce lendemain ? Ce ferait-il torturer encore ? Et comment ? S’étant rendu compte que la grande imagination de l’homme, Nanjii n’arrivait à espérer que ça puisse bien se passer. Nanjii avait froid, la sueur dans son dos l’avait fait frissonner chaque minute, mais il n’espérait pas trouver de douche rapidement. Il avait faim et soif aussi, mais heureusement nul besoin de se soulager, ce parce qu’il avait été séquestré avant d’avoir mangé. La peur, la faim, la fatigue, tout cela lui donnait mal au ventre. Nanjii s’attela à trouver la raison de tout cela. Pourquoi s’était-il fait maltraiter sans explications ? Seule une haine féroce de l’inconnu à son égard pouvait rendre la situation logique, mais Nanjii ne voyait pas de qui il aurait pu attiser ainsi la rage. Peut-être avait-il autrefois tué quelqu’un de sa famille ? C’était la vague seule raison qu’il pouvait trouver, mais c’était assez idiot, pourquoi lui plutôt qu’un autre ? Il attendit encore longtemps, dans un silence oppressant qui le rassura. L’oreille tendue, il entendit aussitôt qu’ils se manifestèrent les pas de quelqu’un approchant. Pour l’avoir tant attendu la veille, Nanjii sut que c’était le même homme qui revenait : la même démarche, la même fermeté. L’homme attendit devant la porte avec une infinie patience, désespérante. Enfin, il entra. Nanjii n’eut pas peur, il releva la tête même si c’était idiot vu qu’il ne pouvait rien voir. L’homme s’approcha de lui, et Nanjii lança d’une voix calme : - Est-ce qu’on pourrait parler ? Son bourreau s’arrêta dans son mouvement. Il sembla réfléchir, puis finalement décida d’aller s’asseoir en face de lui, ou tout du moins, ce fut ce que Nanjii devina de ces bruits étouffés d’un corps se posant. Au vue des grincements de ses chaussures, Nanjii imaginait son agresseur comme possédant de grosses semelles noirs, et sinon, le reste du corps, il l’imaginait comme une sorte de fantôme, en une silhouette toute noire. - J’ai tout mon temps, Nanjii. Le militaire attaché saisit que l’autre connaissait son prénom, il n’avait donc pas été enlevé au hasard suite à un coup de pas de bol comme il en avait eu beaucoup. Ce n’était pas forcément une bonne nouvelle. - Je peux vous poser une question ? demanda-t-il calmement. - Vas-y, vas-y, pose autant de question que tu veux. Nanjii réfléchit. - Qui êtes-vous ? - … tu ne me reconnais pas ? - Je reconnais votre voix. - … intéressant. Nanjii se calma, l’inconnu ne souhaitait pas répondre à la question, et Nanjii n’était pas vraiment en bonne position pour insister. Il hésita un instant à demander cash si l’autre voulait le tuer. Mais, ne souhaitant pas mettre de mauvaises idées dans la tête de son tortionnaire, il demanda plutôt : - Que me voulez-vous ? L’individu énigmatique ricana. - C’est une vraie question ? - Je veux savoir ce que vous comptez faire… et pourquoi moi ? L’autre inspira, reprenant le sérieux qu’il avait un instant perdu. - Je veux juste te torturer… autant que je le voudrais… - Pourquoi ? - Tu veux le savoir. - Oui, je veux le savoir. Nanjii bloqua sa respiration. Chaque seconde devenait pesante, mais il l’avait la douce impression de gagner du temps, de créer un lien, aussi étrange soit-il, avec son bourreau. - Parce que j’aimerais que tu répondes à une question… avoua l’agresseur. - Laquelle ? L’homme soupira, puis se leva. Nanjii en déduisit que la courte conversation qui n’avait pas mené à grand-chose était terminée. Il s’affola en comprenait que l’autre approchait. Comme la veille, il l’attrapa par le col, et Nanjii sentit son cœur s’agiter de peur. Sans aucune forme de ménagement, l’inconnu le tira hors de la pièce. Nanjii cherchait désespérément un moyen de faire quelque chose. Mais il ne pouvait rien faire, ses liens de métals, nécessitant une clef pour lui rendre la liberté, ne pourraient pas s’enlever seuls. Il fut envoyé au sol. Nanjii serra les dents, tous ses muscles se tendirent de peur. Les sentiments qu’il avait pu ressentir la veille réveillèrent en lui une crainte viscérale. Son bourreau lui attrapa les cheveux et lui plaqua le visage au sol. Le militaire lâcha un râle de rage, s’agitant. - Lâchez-moi ! Son agresseur se fit silencieux, comme si les quelques mots qu’il avait aligné seraient les seuls avant un moment. Nanjii continua à se débattre, quelles étaient les chances qu’il se passe une chose utile ? Faibles, pitoyablement faibles. Nanjii remplaçait la peur de la veille par un sentiment d’injustice qui grandissait à chaque instant. Il sentit alors que son agresseur lui saisissait les chevilles, cela le fit bouger davantage. Mais la liberté de mouvement de l’inconnu eurent raison de ses mouvements et il sentit ses jambes être attaché légèrement en hauteur, à une quinzaine de centimètre du sol peut-être. Bougeant dans tous les sens, il se fatigua à remarquer que ses pieds étaient coincés sur le socle en hauteur, comme s’ils y étaient attachés. - Détachez-moi ! fulmina le militaire. - LA FERME ! hurla alors le tortionnaire. Une vive douleur traversa Nanjii alors qu’on lui envoyait un coup de pied dans le ventre. Nanjii se recroquevilla sur lui-même, protégeant son ventre de ses jambes. Il se tut et cessa tout mouvement. Sa respiration était déjà saccadée, et Nanjii se sentait déjà proche de perdre toute forme de courage. Il s’immobilisa, et cela sembla inciter son bourreau à ne plus le frapper. Nanjii vérifia encore une fois qu’il ne pouvait pas se libérer de l’enclave qui le retenait, au niveau des chevilles, plaqué face contre terre, avec la seule possibilité de se tourner vers la droite ou la gauche. Comme quoi était-il attaché ? Au barreau d’une chaise sur laquelle son bourreau serait assis ? Sur un marche pied ? Quoi d’autre ? Il entendit un craquement d’articulation, et il en déduit que son agresseur s’était pensé. Il sentit qu’on lui attrapait le pied. Nanjii avait de fines chaussures, nécessaires pour pouvoir faire les mouvements de combat qu’il connaissait. On les lui retira lentement, une à une, le laissant en chaussette. Nanjii avait tous les sens aux aguets, bien trop d’ailleurs, ça ne ferait que décupler les sensations qui l’envahiraient. Nanjii sentit les doigts avides de le faire souffrir glisser rapidement sur sa plante de pied offerte. Le militaire, hors de lui, gémit de détresse, incapable de maîtrise l’éclair qui le traversa. « pas ça »… souffla-t-il de façon inaudible. Il se terra plus encore contre lui-même. Son agresseur attrapa sa cheville et glissa ses ongles dessus. Mais il ne fit qu’attraper le bord de la chaussette qu’il retira, faisant immédiatement de même avec l’autre. Nanjii sentit un courant d’air passer sur ses pieds. Il lui semblait qu’il faisait encore plus froid dans cette pièce que dans l’autre. Pourtant, il avait chaud, chaud comme en enfer. Il paniqua lorsque qu’il entendit une bassine, ou tout autre récipient en plastique, d’eau être posée près de ses pieds. Enfin, il sentit qu’on lui saisissait le pied avec ce qui semblait être un gant humilité d’eau chaude. Cela lui fit un peu de bien. Nanjii était crispé, le sens en alerte. Il ne voulait pas être chatouillé, il ne le voulait pas ! Mais la situation montrait bien qu’il allait l’être, et ce aussi longtemps que l’autre le voudrait, comme il l’avait si bien dit. Le gant lui nettoya les pieds. C’était fait sans délicatesse, juste avec le simple désir de le laver, et Nanjii ne savait pas s’il avait les pieds sales ou pas, et il s’en moquait. Le gant fit de petits cercles vigoureux sur sa plante et sur ses orteils. Nanjii souffla fort, ne cherchant pas à montrer qu’il trouvait rien que cela difficilement supportable. Enfin, le gant fut replongé sans la bassine, le bourreau avait terminé sa préparation. Nanjii crispa fort les doigts de pieds, comme si cela pourrait empêcher son agresseur d’atteindre certaines zones sensibles. Le militaire ne croyait pas en dieu, mais il se surprit à supplier des forces supérieures à lui venir en aide. Les ongles de son bourreau se posèrent sur sa plante, et Nanjii ne cacha pas un gémissement d’angoisse. C’était inutile. Il savait qu’il montrerait vite qu’il ne supportait pas cette pourtant si puérile torture si celle-ci durait plus d’un court instant. Les doigts du bourreau commencèrent à glisser sur sa plante. S’il avait été doux la veille en caressant son ventre, ce ne fut pas le cas là, il appuya fort ses ongles contre la chair, glissant dans le creux de la plante, montant de bas en haut sans aucune interruption. Nanjii serra les dents une petite minute, à peine. Il sentit un frisson diabolique lui remonter le long du dos pour venir irradier son cerveau, le paralysant. Enfin, il poussa un cri aigu, n’en pouvant déjà plus. Puis il se perdit en mains gémissements mêlés à des ricanements incontrôlables. Nanjii ne parvenait à respirer normalement, contraint par l’excès de ressenti que le forçait à évacuer ses sensations par des cris plaintifs qu’il aurait pensé pouvoir maintenir plus longtemps. La torture s’intensifia, s’accéléra, et les réactions du jeune militaire étaient proportionnelles. Les doigts du bourreau passèrent sur les côtés du pied de Nanjii qui se montra très sensible partout où son tortionnaire voulait bien le chatouiller. C’était impossible, Nanjii ne parvenait pas à se rendre compte de sa propre réaction. Mais il ne pouvait pas se calmer. Il chercha à atténuer les horribles sensations, bougeant ses pieds bien coincés qui ne pouvait se mouvoir que d’un centimètre ou deux sur le côté. La main chatouilleuse se déplaça, lui titillant le dessus du pied. Nanjii, pour se débarrasser de cette démangeaison, déplia les orteils pour les protéger. Le jeune homme ne se rendit compte de son erreur que lorsque la main de son bourreau lui attrapa les orteils pour les tordre en arrière, délaissant son autre pied pour venir glisser ses ongles sur la base des orteils de son supplicié, se glissant parfois sur ceux-ci, gratouillant de façon appuyée leurs coussinets. Nanjii hurla, et il sentit que ce premier cri, début d’une nouvelle crise de gémissements et de rires forcés, avait fait sursauter son bourreau. Le jeune homme, sentant que l’homme restait sur cette zone apparemment plaisante à châtier, hurla de nouveau. Il avait recommencé à se débattre, tirant sur ses liens comme un forcené, les implorant de se rompre. Il avait mal au ventre et à la poitrine, tous ses nerfs étaient en ébullition. Son bourreau allait bien finir par se lasser ! Il allait bien finir par en avoir marre ! Il ne pouvait pas continuer encore longtemps ! Il ne le pouvait pas ! L’homme lâcha ses orteils pour venir de nouveau se glisser au creux de sa plante de pied. Nanjii poussa un gémissement d’affliction qui retentit dans toute la pièce. Il se passa alors un temps important, Nanjii s’était totalement déconnecté de la réalité, ses forces et ses cris diminuant à chaque passage sur chacune de ses terminaisons nerveuses. Il sentait les larmes monter doucement à ses yeux, et perler aux coins de ses paupières. Sa respiration était rapide, ça lui fit mal au cœur, et il tourna un peu de l’œil. Mais les affreuses chatouilles se s’arrêtèrent que lorsque Nanjii cessa tout mouvement de défense, qu’il avait cessé de crisper les pieds pour empêcher les doigts sadiques de venir titiller ses orteils, et ses bras lui étaient trop douloureux pour qu’il continue de tirer encore dessus. Il ne remarqua que peu lorsque son tortionnaire s’arrêta. Son souffle complètement désordonné était la seul brisant le silence. Nanjii avait très mal à la gorge d’avoir tant gémit et rit, il profita de cet arrêt pour se tapir sur lui-même de façon pitoyable, ce qui n’arrangea pas le rythme de ses poumons. - Respire, ordonna le bourreau. Nanjii chercha à se calmer, mais il n’y arrivait pas. La peur rendait inutilisable chacun de ses muscles. Il se savait pas depuis combien de temps il était dans cette position, longtemps en tous cas, trop longtemps ça c’était sûr, il était couvert de support, ce parce qu’il avait encore sa chemise, et par-dessus la veste. - Respire ! fit durement son tortionnaire en glissant un ongle dans le creux de son pied sensible. Non ! Nanjii aurait donné tout pour que l’autre arrête. Alors il se redressa un peu et respira plus profondément. Ce fut difficile, mais il y parvint. Sa respiration fut loin de revenir à la normal, mais ses poumons en feu allaient un peu mieux. Nanjii entendit son bourreau fouiller dans… quelque chose qui ne pouvait voir. Nanjii remercia un instant de bandeau d’avoir caché ses larmes, c’était bien la seule chose qu’il avait pu faire. Le jeune retint sa respiration alors que son bourreau saisissait délicatement son pied droit. Pas encore ! Ce n’était pas possible ! Nanjii sentit qu’on frottait vigoureusement quelque chose contre son pied. Il hurla de détresse. Des dizaines de piques souples venaient glisser contre chaque terminaison nerveuse de sa voute plantaire. Ca semblait être une brosse à cheveux, ou un truc qui ressemblait en tout cas. Nanjii hurla sans interruption, il lui semblait qu’il n’avait jamais ressentie une telle sensation, que l’ensemble des minutes qu’il avait passé à rire, gémir et supplier, étaient concentré en une seule seconde de torture avec cet objet. Il poussa un cri, encore un, et ignora ses muscles douloureux pour continuer à tirer sur ses liens comme un dément. Il serra alors les dents, ne produisant plus que de faibles gémissements. Il devait tenir, sinon il allait perdre la tête. Mais seules trois secondes furent nécessaires pour le faire sombrer en enfer. - N… Pitié ! PITIE ! hurla Nanjii, désespéré. La brosse, en réponse à sa supplique, se déplaça sur ses orteils, et Nanjii poussa un cri défiant tout autre. - Enfin… soupira son bourreau, montrant en un ton dédaigneux qu’il était content de la réaction de son supplicié. Nanjii n’eut le loisir de placer aucune autre supplique tant chaque parcelle de son cerveau était occupé par les chatouilles. Ses réactions impulsives et désespérées n’arrêtaient pas le bourreau. Quelques minutes furent nécessaires à Nanjii pour perdre l’ensemble de ses moyens et l’homme devait bien voir qu’il venait de briser ses toutes dernières défenses. Il se mit à sangloter. Lorsque Nanjii, accablé par tant de sensations incontrôlables, cessa de réagir, le bourreau changea de pied, obtenant de nouveau la réaction exagérée du supplicié soumis aux pourtant seuls attouchements sur ses pieds. Nanjii redouta chaque seconde prochaine, et fut déchiré par chaque instant qui s’ajoutait à son supplice. Son bourreau irait-il jusqu’à le tuer ? Non ! Il allait s’arrêter… il devait… s’arrêter… Ce n’est qu’après que Nanjii cessa de bouger que le bourreau cessa ses caresses avec la brosse dévastatrices. Nanjii gémit et ricana encore un peu, même si son tortionnaire c’était arrêter. Il reprit sa respiration, tellement épuisé qu’il n’était plus inquiet. Pourtant, il paniqua lorsque ses orteils furent tirés en arrière. - N… non… minauda-t-il, au bord des larmes. - Encore ? questionna son bourreau. - Non… non… pitié… arrêtez… supplia Nanjii, d’une voix faible entrecoupée de sanglots. Le silence de son bourreau terrorisa Nanjii qui se replia sur lui-même. - Je… ne… s’il-vous-plait… je… chercha-t-il à arrêter l’homme qui le torturait avec une avidité proche de l’inhumain. Nanjii entendit un claquement fort, et il sentit ses pieds être libérés. Aussitôt, il les rabattit contre lui, collant ses petons ensembles, seule faible et inutile protection qu’il pouvait leur apporter. Il entendit les lourdes semelles de l’homme s’approcher le lui, le rendant fou de peur, et se fit soulever de force et pousser dans sa cellule initiale. L’inconnu devait presque le porter pour le déplacer. Il le plaqua face contre un mur en face d’eux et le choc réveilla un peu Nanjii. Alors, son bourreau fit une chose étrange : il l’enlaça. Pourquoi ? Pourquoi ?! Nanjii, ayant cru un instant que son tortionnaire le désirait, se rendit bien compte qu’il ne cherchait qu’à placer ses mains au niveau de ses flancs. Le cœur de Nanjii se souleva. Il hurla alors que son bourreau se mit à lui chatouiller vivement les côtes au travers de sa chemise blanche. Nanjii se cabra, mais son bourreau put alors le coller davantage au mur froid. Son esprit fut parcourut par d’intenses chocs électriques. - AU SECOURS ! hurla Nanjii. Cette supplique eut l’effet inespéré : son bourreau s’arrêta. Nanjii avala sa salive, qui glissa à travers sa gorge douloureuse. Il sentit l’homme se pencher sur lui pour placer sa bouche à quelques millimètres de son oreille. - Personne ne viendra te sauver ici, Nanjii Saade. Nanjii paniqua car l’inconnu gardait les doigts crispés sur ses côtes, le maintenant debout malgré ses forces réduites à néant. Il remonta alors ses mains, lui caressant le torse un court instant. - Quant au reste… ce sera pour un lendemain… Alors il le lâcha. Nanjii donna tout ce qu’il avait pour se maintenir debout, tremblotant. Il entendit avec un soulagement sans norme les pas de son bourreau s’éloigner. - A demain… lâcha celui-ci avant de fermer la porte avec force.
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Doigts de fée - il y a 14 ans
Que dire? Pour les mêmes raisons que Squall, j'aime pas cette histoire. Je me suis arrêté dès qu'il à commencé à utiliser la sire. Le SM, pas pour moi.
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chatouillesdu92 - il y a 14 ans
Merci beaucoup pour tous vos coms ! Ca m'encourrage vraiment !
(meme les négatifs ! ça me fait plaisir de voir que j'ai réussi à choquer des gens ^^)
En effet, les commentaires mon toujours beaucoup aidés ! Des très droles (je vise surtout ceux de MSW de mister Squall ^^ mais beaucoup d'autres aussi). il y a aussi des coms sérieux. Bref, de tout et n'importe quoi.
Mais rare sont les coms que je trouve magnifiques et vraiment puissants. Et ceux là je les note bien précieusement dans ma tete
Donc merci Satori pour ça : je l'oublierais jamais !!!
"Si Nanjii redoute le lendemain et la suite, nous on l'attends avec impatience !"
Bref sur ce !! La suite !!!
Chapitre troisième
Dès que l’homme était sorti, Nanjii s’était laissé tomber au sol. Il n’arrivait à se rendre compte de ce qu’il s’était passé. Il avait très mal à la tête, et n’arrivait pas à faire cesser ses tremblements. Ses yeux lui piquaient sous son bandeau d’avoir versés des larmes qu’il ne pouvait essayer.
Nanjii ne parvint pas à se calmer. Chaque parcelle de son corps le faisait souffrir, et ce même si sa respiration s’était améliorée. Le militaire ne savait pas combien de temps il avait passé en compagnie de son bourreau dans la pièce d’à côté, plus d’une heure en tout cas, mais peut-être bien plus.
Le temps n’avait plus aucune mesure. Faisait-il nuit ? Jour ? Quelle était l’heure et où était-il ? Il désirait le savoir, il désirait se raccrocher à quelque chose, quoi que ce soit. Alors il pensa à sa famille, et espéra fort qu’eux allaient bien, il espérait aussi qu’ils ne s’inquiétaient pas trop. Bon ce n’était certainement pas le cas, mais Nanjii, qui d’habitude préférait que tout le monde aille bien quitte à mentir et quitte à ce que lui aille mal, se mit à être réconforté par l’idée que l’on s’inquiétait certainement pour lui.
Nanjii rampa jusqu’au mur contre lequel il se recroquevilla. C’était idiot mais il se sentait plus en sécurité contre un mur qu’au centre de la pièce. Son souffle restait toutefois bruyant et, bien que le militaire le remarqua, il ne parvint pas à l’atténuer. Il avait peur. Déjà, peur de souffrir, il ne pouvait imaginer ce que son bourreau pourrait lui faire subir.
Enfin si, le chatouiller, encore et encore. Et cette douce torture ne rassurait pas Nanjii, car le but de l’homme qui le séquestrait était de le faire crier le plus possible. Et le temps qu’il y passait, long pour que ce fut horrible, mais ne durant pas non plus toute la journée, prouva à Nanjii que son bourreau considérait qu’il avait tout le temps devant lui, et donc la possibilité de le torturer encore des jours durant.
De plus, Nanjii avait peur de mourir. Que se passerait-il à la fin ? Nanjii ne pensait pas qu’il allait être torturé à vie, alors son bourreau avait deux solutions, le libérer, ce qui était inespéré, ou le tuer, ce qui lui serait facile.
Nanjii avait énormément de mal à se concentrer sur la recherche d’une solution. Il avait beau ne pas baisser les bras, il était si fatigué qu’il ne parvenait à aligner deux pensées cohérentes. Mais il devait faire un effort : déjà, son bourreau connaissait son nom, et il avait affirmé vouloir lui poser une question.
Soit c’était une question à la con pour lui donner un genre. Soit c’était une vraie question qui valait la peine de le torturer ainsi. De toute façon, Nanjii n’avait absolument rien à cacher, il ne connaissait pas d’information qui puisse compromettre qui que ce soit. Nanjii soupira, il sentit qu’il avait mal à la tête et perdait un peu connaissance. Tant mieux d’un côté, ça lui permettrait de dormir, de rassembler les forces nécessaires pour affronter le lendemain.
Nanjii était obsédé par l’avant goût que lui avait donné son tortionnaire de la torture qui lui réservait. A cette pensée, il se terra davantage. Nanjii savait qu’il ne pourrait rien faire pour éviter d’être chatouiller longuement et de façon intense, et il le redoutait. Il ne voulait pas être chatouillé, il ne le voulait pas, et il répétait sans cesse cette phrase pourtant stupide dans sa tête, se qui décuplait sa crainte.
Nanjii chercha à se relever, pensant que ça l’aiderait à réfléchir, mais ce changement de position acheva ses dernières forces, et il perdit connaissance. Et sa nuit fut des plus affreuses qui furent. Cet état de demi-sommeil était sans cesse interrompu par des cauchemars. En fait, Nanjii n’avait jamais vraiment fait de cauchemar, il ne savait pas pourquoi, et donc ce n’était pas vraiment les cauchemars qui le réveillait.
En effet, souvent, il était pris d’une quinte de toux qui durait quelques minutes. Ou alors parce qu’il crevait de froid, ou qu’il se sentait mal.
Nanjii, dans un éclair de lucidité, comprit qu’il était tombé malade d’épuisement. Sa gorge était sèche comme du sable, et il avait tellement faim que son ventre ne gargouillait plus, non, il se crispait, et Nanjii s’en tordait de douleur. Il n’avait rien but ni mangé depuis ses deux jours de séquestrations, plus une demi-journée puisqu’il avait été enlevé avant l’heure de repas théoriquement.
Et il avait très froid. La pièce n’était pas chauffée, il était à même le sol de métal qui refusait de se réchauffer. Ses pieds étaient dénudés, ce qui empirait le tout. En plus, ses vêtements étaient humides de sueur, ce qui était affreusement désagréable et le congelait. Il se serait bien frictionner le corps s’il l’avait pu. Nanjii se rendit compte qu’il risquait d’y rester s’il ne faisait pas quelque chose. Alors il avait pris son courage à deux mains et s’était levé. Il avait fait plusieurs fois le tour de la pièce, avant de s’évanouir de nouveau.
Il avait tellement soif. Ne pas manger pendant encore un peu de temps, ça pouvait aller, même si les épreuves physiques qu’il endurait rétrécissait significativement le temps qu’il pouvait passer sans se nourrir. Mais boire… il était desséché, et ça lui vrillait les oreilles.
Enfin, il parvint à s’endormir.
A son réveille, il allait un peu mieux. Il se releva et s’assis contre un mur. Lequel ? Il ne savait même pas de quel côté il était. Il attendit, et entendit encore une fois, une troisième fois, les pas de son bourreau approcher. Il se mit à trembler sans pouvoir s’en empêcher.
Lorsque la porte s’ouvrit, il saisit le souffle de son bourreau. Fort et puissant. Nanjii ne comprenait pas son bourreau, il était avec lui sadique et méchant… mais pas extrêmement : il avait arrêté de lui faire du mal lorsque Nanjii le lui avait ardemment demandé. Nanjii leva les yeux et, une fois de plus, maudit son masque. Il aurait aimé pouvoir tout exprimer d’un regard, surtout que ses pupilles claires marquaient souvent, mais c’était impossible. Et qui était son tortionnaire ? Il aurait tant voulu le voir.
Nanjii était mort de peur, mais il était calme et annonça tranquillement :
- Est-ce que vous pouvez me donner à boire ?
Son bourreau garda le silence. Peut-être qu’il réfléchissait à la réponse, ou peut-être gardait-il tout simplement le suspense.
- Non, lâcha-t-il.
Le cœur de Nanjii se serra.
- S’il-vous-plait… je n’ai rien pu ni manger depuis trop longtemps.
- Tant pis pour toi alors.
- Ecoutez-moi, je…
- FERME-LA !
Nanjii obtempéra. Son bourreau s’approcha et l’attrapa par le col, une fois de plus, et le leva de force. Nanjii ne se débattit pas. Non, s’il lui restait aussi peu de force, autant la garder pour une occasion utile. Son bourreau l’amena dans la pièce annexe à sa cellule, celle dans laquelle il avait été maltraité la veille. On le poussa et il fut violemment plaqué dos contre le sol.
Nanjii serra les dents, et sentit comme il y avait deux jours son agresseur se poser lourdement sur ses hanches. Il ne se débattit pas, reprenant son souffle. Alors son bourreau passa ses mains derrière le dos de son prisonnier et lui attrapa un poignet. Nanjii entendit un déclic. Ses menottes… il venait de lui libérer une main…
Le bourreau attrapa le poignet qui tenait toujours la menotte et la dégagea de sous le dos de Nanjii. Le militaire saisit sa chance, son second poignet échappa de peu à la poigne de son agresseur et fusa vers son visage. Le cœur de Nanjii se bouffa d’espoir.
Mais il fut de courte durée alors que son poing lancé avec toute la vitesse qu’il pouvait rencontra le vide. Nanjii en déduisit que l’homme l’avait esquivé de peu. Son poignet fin fut saisi en plein vol et rabattut avec force au sol.
Nanjii couina de rage et de douleur. L’homme mit tout son poids sur les deux bras du supplicié qui chercha à faire un mouvement pour se libérer. Sans résultat. Il sentit avec douleur les doigts de son agresseur se resserrer autour de ses poignets. Le militaire serra les dents, et l’homme ne pencha sur lui, Nanjii sentit son souffle sur son oreille alors qu’on lui chuchotait très doucement :
- Tente encore une fois de t’enfuir… et je te tue…
Nanjii ignora instantanément la menace. S’il avait le moindre espoir de se libérer, il le saisirait à coup sûr. Il sentit la menotte qu’il venait à peine de quitter se fermer encore sur son poignet, il avait à présent les deux mains liées devant le corps, se qui lui donnait bien plus de liberté de mouvement, et lui permettrait de se défendre si son agresseur voulait le chatouiller.
L’homme lui lâcha les mains et se retourna. Nanjii l’entendit attraper quelque chose à ses côtés. Le militaire inspira un bon coup et leva ses mains liées.
- Que… commença l’inconnu.
Grâce à ce mot, Nanjii repéra la tête de l’autre et passa ses mains au dessus celle-ci. Il tira fort sur ses bras, coinçant la nuque de son agresseur avec les menottes qu’il ramena vers lui, voulant amener la tête de l’homme vers lui pour limiter ses mouvements. Mais l’agresseur ne se laissa pas faire, il lutta pour remonter sa tête. Nanjii ne faiblit pas, et, peu à peu, son agresseur perdit du terrain.
Nanjii reprit confiance, et cela multiplia ses forces. Ce fut pourtant avec horreur qu’il sentit les mains de son ennemi glisser sur sa gorge, pour la serrer sans ménagement. Nanjii tourna de l’œil. Privé de sa respiration, il lutta toujours, espérant que son ennemi lâcherait prise, ou se laisserait dominer par les menottes tirant sur sa nuque. C’était à qui lâcherait en premier.
Nanjii garda cette position aussi longtemps qu’il le put. Pour finir, sa tête se mit à tourbillonner. Il se rendit bien compte qu’il ne luttait plus, ses mouvements n’avaient plus aucun effet… il avait perdu.
Toutefois, son ennemi ne lâcha pas prise. Nanjii paniqua, il ne respirait plus depuis peut-être une minute, et son esprit menaçait de lâcher. Il baissa les bras et attrapa les poignets de son agresseur crispés sur sa gorge. Il chercha à les écarter, sans efficacité.
- …st…op…. ne parvint-il qu’à articuler en silence.
Son agresseur cessa de l’étrangler, et Nanjii reprit son souffle. Son cœur battait la chamade, tout était allé tellement vite et il ne se rendait compte qu’à présent que lui ôter la vie était aussi simple pour son agresseur que de cligner des yeux.
- Je t’avais prévenu que…
Rageur, son tortionnaire attrapa les mains de Nanjii et les rabattit au dessus de sa tête. Il se passa un instant. Nanjii crevait de peur, son cœur tambourinait contre sa poitrine sans interruption. Enfin, l’homme le lâcha. Nanjii chercha alors à baisser les bras, mais il remarqua bien vite que l’on les lui avait attaché à quelque chose, de façon à se qu’il ne puisse se dégager de cette position qui le rendait vulnérable.
Il y eut un instant de flottement, mais Nanjii sentait contre ses jambes son tortionnaire s’agiter d’excitation. Enfin, il sentit deux mains se poser sur son ventre pour venir soulever délicatement la chemise que Nanjii avait replacé sur lui pour avoir plus chaud. Le militaire se crispa, craignant chaque seconde qui passait, le rapprochant des chatouilles qui allaient certainement le submerger.
Lorsqu’il eut le plus possible remonté sa chemise, son tortionnaire posa ses mains sur ses flancs. Nanjii retint sa respiration : si l’autre s’attaquait directement à ses côtes comme il l’avait fait la veille, Nanjii craquerait immédiatement. Malgré lui, son souffle s’accéléra, traduisant sa pensée. Son tortionnaire caressa doucement ses côtés du bout des doigts. Quel salaud ! A chaque instant il pouvait commencer à le torturer, et cette attente était insupportable. Nanjii priait à la fois pour que ça ne commence jamais et à la fois pour que cette attente se termine.
Le bourreau exerça une petite pression sur le côté gauche de Nanjii. Celui-ci poussa un petit jappement et son corps svelte se déplaça sur le côté, par réflexe. Son bourreau profita alors de cela pour attaquer avec son autre main l’autre flanc de Nanjii qui s’échappa une fois de plus. Ce petit jeu dura quelques instants, mais jamais le militaire ne pouvait vraiment s’extraire des démangeaisons.
- A…arrêtez ! s’énerva Nanjii avec une voix paniquée.
Le bourreau obtempéra, il posa ses ongles sur le ventre de Nanjii et les fit glisser partout, très lentement. Nanjii respirait avec force, guettant le moment fatidique. Les doigts peu entreprenants pour l’instant glissèrent de ses côtes sensibles à ses abdominaux, jusqu’à sa ceinture, endroit encore protégé vers lequel Nanjii poussait un gémissement à chaque fois que les ongles y passait.
L’inconnu eut un temps d’arrêt. Puis il reprit, appuyant bien plus ses chatouilles, il chatouilla longtemps la zone entre son nombril et ses côtes, provoquant chez son supplicié des gémissements et ricanement entremêlés. Nanjii se cabrait et se posait de nouveau au sol, ou alors il bougeait de droite à gauche, mais ça ne servait à rien, si ce n’était qu’à lui donner un semblant de liberté.
Les ongles descendirent, chatouillant sans relâche pendant plusieurs minutes le bas du ventre. Nanjii était traversé par des éclairs électriques qui le faisait sursauter de façon incontrôlable. Durant sa torture, Nanjii parvenait de moins en moins bien à supporter ces attouchements, le temps jouait en sa défaveur, il le savait. Très souvent, il avalait sa salive pour calmer sa gorge.
Les doigts cessèrent de glisser sur sa peau chatouilleuse pour se mettre à pianoter dessus. Cela varia les effets, les rendant plus désagréables encore, augmentant de façon crescendo les petits rires de Nanjii et ses plaintes. Les ongles dévastateurs se déplacèrent pour se placer sur ses côtes. Le militaire paniqua, rien que ces passages encore assez gentils le rendaient fou, alors il n’imaginait pas pire, il ne voulait pas subir pire !
Pourtant, lui arrachant un soupire aigu de peur et d’angoisse, les doigts accélérèrent leur cadence.
- Tu es prêt ? questionna le bourreau d’une voix tellement neutre que Nanjii eut du mal à comprendre s’il prenait du plaisir à le torturer ou non.
Le supplicié inspira à fond et, à cause des chatouilles, énonça avec difficulté :
- Non… non… pas ça… pas les côtes ! … s’il… s’il-vous-plait…
- D’accord, répondit simplement de tortionnaire comme si sa question n’avait été qu’une simple formalité.
Il retira ses mains du corps tremblant de Nanjii. Celui-ci se mit à respirer de façon saccadée tant il avait peur. Nanjii laissa reposer ses muscles fatigués d’être crispés sans interruption depuis une quinzaine de minutes.
Le militaire ne savait plus quoi penser. Avait-il seulement le choix quand à ce qu’il allait lui arriver, sa supplique empêcherait-elle vraiment son bourreau de le torturer ? Il découvrit que non lorsqu’un ongle glissa sur le côté de son nombril. Tous ses membres se crispèrent à nouveau.
- Non ! Ne…
- Il fallait y réfléchir avant, le coupa son bourreau.
Celui-ci glissa un ongle sur le nœud de son nombril. Ce geste arracha à Nanjii un hurlement d’affliction. Sans lui laisser le temps de se calmer, le tortionnaire réitéra son geste diabolique plusieurs fois, comme s’il était surpris lui-même qu’un simple coup d’ongle au niveau de ce nœud puisse produire tant d’effet. De son autre main, il chatouilla furieusement le ventre de Nanjii près de sa ceinture.
Le militaire perdit le contrôle de lui-même. Il hurla à plusieurs reprises et se débattit violemment, prouvant que, sous la torture, il pouvait lui rester bien plus de force que ce qu’il lui semblait.
- ARRETEZ ! cria-t-il entre deux ricanements forcés.
Un flot ininterrompu de gémissements sortit de sa gorge douloureuse alors qu’en toute réponse l’inconnu appuya davantage le supplice. Alors Nanjii fut prit d’une crise de toux. Il s’étouffa, mélangé entre cette toux, ses rires et sa respiration anormale. Voyant qu’il était au bord d’y laisser la conscience, son bourreau s’arrêta, le laissant tousser.
La gorge de Nanjii lui faisait mal à en crier, les hurlements qu’on le forçait à pousser n’arrangeait en rien le desséchement de celle-ci. Le militaire eut du mal à calmer sa toux. Lorsqu’il y parvint, sa respiration s’accompagnait d’un crissement aigu. Nanjii priait pour que son bourreau attende avant de reprendre.
Un craquement l’informa que son bourreau se penchait sur lui. Et il sentit son souffle bruyant tout près de lui. Que faisait-il ? Qu’allait-il lui faire ? Le bourreau resta sans parler dans cette position pendant une minute, deux peut-être, puis il annonça :
- Embrasse-moi, Nanjii.
Le militaire déglutit. Son esprit était trop embrumé pour qu’il songe un instant que ça puisse être une blague. Le bourreau rapprocha leurs lèvres. Nanjii paniqua et tourna la tête sur le côté. Son agresseur lui attrapa avec une délicatesse mal placée le menton pour tourner son visage vers lui.
- Embrasse-moi, répéta-t-il.
- Je ne pourrais m’empêcher de vous mordre la langue si fort qu’elle s’arracherait… lâcha Nanjii.
Le militaire n’avait pas dit ça pour faire son rebelle, non, ça n’était juste que la simple vérité. Il ne s’imaginait pas une seconde, même si c’était pour gagner quelques instants de répit, embrasser celui qui était en train de le tuer à petit feu. Le jeune homme se prépara à subir une nouvelle attaque de chatouilles en réponse à sa réplique, mais il n’en fut rien.
Au lieu de cela, son ennemi attrapa quelque chose. Nanjii ouvrit son esprit, cherchant à comprendre les bruits qui l’entouraient malgré sa panique bien présente. C’était métallique certainement, à moins que ce ne soit le sol froid qui aie fait ce bruit. Son bourreau se pencha sur lui et lui attrapa la nuque.
Leurs nez se touchèrent et Nanjii sentit les lèvres de son agresseur se coller aux siennes. Il ne lui refusa pas ce baiser. Nanjii avait précisé qu’il allait par réflexe lui faire très mal, et il le ferait, même si cela causerait sa mort par sa suite.
La langue de son bourreau toucha la sienne, et Nanjii en frissonna de dégout. Surpris, le militaire sentit un liquide chaud couler dans sa bouche. Cela le fit paniquer, et il chercha à rejeter cette substance inconnue. Enfin, il se dit que si son agresseur en avait dans la bouche, c’était que ça n’était pas mortel, alors il avala ce liquide en plissant les yeux.
Ca n’était pas bon, amer et pétillant, peut-être était-ce de la bière, ou équivalent. Nanjii savoura pourtant cette substance aqueuse traversant son œsophage, chaque goutte lui donnant espoir de vivre un peu plus longtemps qu’il l’avait prévu. L’agresseur ne l’embrassait pas vraiment, il se contentait juste de donner à boire à son supplicié par cette méthode étrange.
De plus, à quoi cela pouvait bien servir ? A maintenir Nanjii en vie plus longtemps pour le faire souffrir davantage ? Le militaire ne pensait pas vraiment à ça, il avait soif, et ces simples gorgées lui permettraient de gagner quelques forces, alors ça suffisait à lui faire supporter ce contact.
Nanjii se fichait bien que ce ne soit pas une femme qu’il embrasse, il approfondit de lui-même ce partage d’habitude amoureux pour être sûr de ne pas laisser une goutte de boisson. Il sentit son bourreau frissonner un peu, puis enfin se reculer, laissant Nanjii reprendre son souffle. Le militaire réfléchit un instant, puis il serra les doigts et se força à demander :
- Embrassez-moi.
Silence, pesant et inutile.
- S’il-vous-plait… précisa Nanjii.
Son bourreau saisit de nouveau ce qui, du coup, devait être une canette et en but quelques gorgées. Puis il se pencha et mêla de nouveau sa bouche à celle de son prisonnier. Le contact était désagréable, mais nécessaire. Nanjii s’affaira à boire sans s’étouffer, laissant le loisir à son bourreau d’apprécier ce contact s’il le désirait. De toute façon, de plus en plus, Nanjii voyait bien que son bourreau n’était qu’un dégénéré mental.
Nanjii se sentit immédiatement un peu mieux, sa gorge enfin hydratée lui faisait moins mal, et son ventre aussi.
- Est-ce qu… commença le militaire.
- Non ! le coupa sans attendre la fin son bourreau.
Les ongles de celui-ci commencèrent à effectuer des passages encore superficiels sur le ventre de Nanjii. Ce dernier tira sur ses liens, mais ses menottes étaient solides, impossibles à enlever. Son bourreau s’arrêta assez vite, il entreprit de lui déboutonner sa veste et sa chemise, ce qu’il fit sans difficulté, sans pour autant écarter le tissu, le laissant encore sur le corps du soumis.
Le militaire paniqua, il était conscient que son corps était tendu, que chaque recoin chatouilleux serait exploré, sans pitié s’il s’avérait sensible, et le supplicié de se sentait pas prêt à supporter tout ça.
Les chatouilles sur son ventre reprirent. Et il sembla à Nanjii que son bourreau hésitait sur l’endroit à torturer. En effet, ses mains glissèrent d’abords sur les muscles ventraux, pour ensuite venir tournoyer autour de son nombril, pour enfin venir glisser sur ses côtes. Il avait le loisir d’hésiter, il avait le temps.
Les doigts, comme avides de découvertes, montèrent sur le torse de Nanjii, celui-ci soupira en remarquant que ses points faibles étaient délaissés pour l’instant. Les ongles avancèrent longtemps, et cela eut le don de faire paniquer Nanjii qui respirait de plus en plus fort. Plus les mains montèrent, plus le vêtement du jeune homme glissait sur les côtés de son corps.
Il fut chatouillé succinctement sur ses côtes hautes, et Nanjii eut un petit sursaut. Les ongles pianotèrent sur sa peau, se rapprochant peu à peu de son torse. Ils atteignirent ses tétons. Les paumes de son bourreau se posèrent en dessous de ceux-ci et ses doigts glissèrent sur cette zone, durant assez longtemps.
Nanjii se demandait se que fichait son bourreau. Ca ne le chatouillait pas, ça ne lui faisait rien tout court, c’était juste désagréable. Le bourreau se lassa bien vite et continua son exploration, montant dans son cou, encore protégé par son col et sa cravate, qu’il gratouilla avec légèreté. Nanjii émit un petit ricanement et haussa les épaules pour se protéger.
Alors l’inconnu descendit jusqu’à se glisser un peu dans ses manches, lui chatouillant légèrement les bras. Découvrant sa sensibilité en même temps que son tortionnaire, Nanjii poussa un petit gémissement. Ce fut comme un signal pour le bourreau qui décida qu’il avait trouvé un endroit idéal pour le soumettre aux chatouilles.
La vitesse et l’appui des ongles se firent plus intenses, et Nanjii répondit à cela par de petites plaintes prouvant qu’il était loin d’être insensible au traitement. Les doigts descendirent pour venir se nicher aux creux de ses aisselles, les chatouillant sans interruptions.
Nanjii ne put retenir une symphonie de gémissements de moins en moins contrôlables au fil du temps. Il maudit sa sensibilité, pourquoi donc était-il si chatouilleux ? C’était tellement injuste… tout ce qui lui arrivait était injuste, du début à fin !
Nanjii poussa un râle de rage, impuissant quant à sa situation. Il ouvrit grands les yeux, ayant oublié un instant qu’il ne pouvait rien voir. S’il n’y avait pas eut ce fichu bandeau, peut-être que son bourreau aurait lu sans ses yeux toute la détresse qui s’y trouvait, et qu’il aurait arrêté… peut-être…
Nanjii gigota dans tous les sens en essayant de se soustraire ne fusse qu’un peu à son insupportable supplice. Mais les ongles étaient bien logés au creux de ses aisselles et refusaient d’en bouger. Le jeune homme tira sur les bras pour les libérer, ce qui était inutile, et ses menottes le tenaient trop bien pour qu’il ait le moindre espoir de pouvoir baisser suffisamment les bras pour que ce soit efficace.
Le bourreau bougeait un peu, mais qu’il glisse ses ongles au dessus des aisselles ou en dessous, gratouillant les côtes hautes, Nanjii ne parvenait à trouver un endroit moins sensible que les autres, et la variation des lieux, faute de le soulager, faisait perdre l’esprit au supplicié qui pencha la tête en arrière, se cabrant pour atténuer les chatouillis.
Son cerveau était accaparé de douleur, pris d’assaut par les sensations dues aux chatouilles qui l’irradiaient. Nanjii se mit à hurler comme un dément, extériorisant l’afflux de décharges électriques qui le parcourraient. Ses cris duraient depuis un bon moment lorsqu’il sentit que ses pieds ne touchaient plus terre, au sens figuré.
Très vite exténué, il cessa de crier pour souffler bruyamment, lâchant de temps en temps lorsqu’il en trouvait la force un gémissement ou un petit rire. Désespéré et impuissant, il tenta de rassembler ses forces pour faire cesser l’homme :
- De grâce… ar… arrêtez ça…
Sa voix était sèche et tremblotante. Nanjii sentit une goutte de sueur glisser le long de sa tempe pour perler au sol. Son bourreau ne lui accorda pas la moindre attention, il continua les glissements de ces doigts insatiables sous ses bras. Nanjii ne savait plus quoi faire, il n’y avait rien à faire.
- Cela ne fait pourtant qu’une dizaine de minutes… fit l’homme d’une voix atterrée.
Nanjii serra les dents, il lui semblait que cela faisait des heures qu’il luttait contre la folie qui menaçait de l’emporter. Les ongles de son bourreau changèrent de tactique, pianotant, gratouillant parfois, la peau du militaire qui réagit par cette nouvelle attaque par un cri suivi de gémissements forcés.
Durant un nombre incroyable de minutes, de secondes, le bourreau ne s’arrêta pas, pas une seconde, et la perspective qu’il puisse continuer chaque seconde de plus faisait perdre la tête au jeune homme qui avait cessé de lutter. Seules les chatouilles l’obsédaient, il ne pouvait penser à autre chose tant son corps et son esprit étaient assaillis de sensations fortes, le forçant à crier de temps à autre ou poussant son corps à être parcouru un violent spasme.
- S’il… vous… pl… commença Nanjii sans trouver la force de finir.
Il sentit les larmes perler à ses yeux. Désespéré, il ne les retient pas, elles seraient de toute façon noyées dans le bandeau. Le bourreau, voyant décroitre les réactions de son supplicié, recommença à chatouiller par de simples glissements longs répétés dans le creux des aisselles de Nanjii.
Une longue plainte sortit de sa gorge en feu, il avait l’impression qu’il tournait un peu de l’œil. Pourtant, les chatouilles ne s’arrêtaient toujours pas, impitoyables, Nanjii savait que ses défenses étaient réduites à néant. Alors, sans vraiment s’en alarmer, il sentit une larme couler le long de sa joue pour venir atterrir misérablement dans son cou.
Et il entendit son bourreau pouffer. Nanjii retint un sanglot et explosa :
- Arrêtez ! Laissez-moi partir ! C’est… c’est injuste ! Je ne vous ai rien fait ! RIEN FAIT ! RIEN FAIT ! Alors lâchez-moi espèce de connard !
Les chatouilles ne changèrent pas. Alors Nanjii hurla de rage. Il pensa un instant que son bourreau avait ignoré la supplique, mais il se rendit compte qu’il s’était trompé lorsque les ongles appuyèrent davantage sur sa peau.
- Qu’est-ce que tu as dis ? fit son tortionnaire d’une voix sèche qui traduisait sans aucun doute une intense rage.
- Non… supplia Nanjii dans un cri alors que la torture devait plus insoutenable encore.
Il trouva la force de se débattre un peu, mais son corps, son propre corps, ne l’écoutait plus, et son cœur lui tambourinait les tempes.
- Pardon ! PARDON ! paniqua Nanjii.
La torture ne faiblit toujours pas, et Nanjii crut que son cœur allait exploser de douleur.
- Pitié… pardon… sanglota le militaire d’une toute petite voix.
Une seconde larme glissa sur son autre joue. Et au moment même où elle toucha le sol, son bourreau s’arrêta. Nanjii respira comme un fou, son souffle étant saccadé, entrecoupé de sanglots.
Son tortionnaire lui attrapa la nuque et, du pouce, essuya une nouvelle larme qui perlait sur sa joue.
- Je vais te poser la question, Nanjii Saade. Je te laisse trois secondes pour y répondre.
- Et... et… et vous… arrêterez…
- J’arrêterais pour aujourd’hui, uniquement si tu réponds rapidement.
- D… d’accords….
Nanjii sentit son bourreau se pencher sur lui, et il lui souffla à l’oreille :
- Ecoute bien…
-
-
chatouillesdu92 - il y a 14 ans
Et là, révélation finale : Le bourreau enlève le bandeau de Nanjii et.. "SEREIN ??? mais qu'est-ce que tu fou là?" Oui celui là surtout faisait un peu pavé. Mon pb étant que j'adore tellement cette histoire que j'ai pas envie qu'elle se finisse Courage, déja il reste plus qu'un chapitre, en plus lire en diagonale serait aussi utile que de pas lire du tout pour cette histoire ^^ Courage à vous ! Bientot la suite !
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Richard J. Williams - il y a 14 ans
Oh oh oh ! Une histoire sombre, un bourreau mystérieux et inconnu... Beaucoup de choses pour me plaire ici !
Concernant l'histoire en elle-même je dois avouer que ne suis pas très fan des relations M/M (quoique bien tourné, ça peut être marrant) mais ton écriture est en tout cas agréable à lire, et j'avoue m'être surpris à prendre plaisir à lire tes deux premiers chapitres (en fait je viens de les lire donc le commentaire est un peu écrit à chaud, mais peu importe
).
J'aime bien aussi le fait que malgré les rapprochements possibles entre nos deux histoires (personnages attachés contre leur gré et torturés sans fin, bourreaux sadiques, relations de domination un poil violente psychologiquement, etc...), tu développes les choses d'une façon que je n'aurais pas eu instinctivement, et c'est vraiment plaisant à lire. (Cela dit je dois reconnaître que ton histoire est bien plus violente que la mienne ahah)
A ce sujet, la fin du second chapitre est d'ailleurs vraiment brutale, moi-même je ne suis pas sûr de pouvoir faire plus "dark" comme genre de scènes.
Bref, curieux de voir où tout ça va mener !
Bravo pour cette histoire chatouillesdu92, je souhaite que tu ne perdes pas ton inspiration pour son écriture de sitôt
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chatouillesdu92 - il y a 14 ans
Je veux être ce Nanjii...
... t'es fou ou quoi ^^^^^^^^ ou maso ^^
Je paris que c'est pour etre embrassé par un inconnu avec de la bière !
c'est aussi par respect pour toi que j'ai fais l'effort

Merci c'est super gentil !!!!! ^^
Contente de te compter parmis mes lecteurs, JTW, ^^ J'avoue que moi aussi j'ai beaucoup comparé nos histoires, et ça m'amuse de voir comment on peut parler du même sujet avec tellement de différence ! On a pas le même style (tu es plus dans le cru et le poétique, et moi dans la finesse franche par exemple je trouve) donc c'est marrant !
Merci pour ton com !
Je vous écris la suite dès que je suis inspirée !
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chatouillesdu92 - il y a 14 ans
Voici la suite !!! Mais non la fin, il restera par la suite un petit épilogue. Pour cette partie, il faut vraiment s'inpregner de la précédente car c'est vraiment la suite, et la tension du chapitre précédent est cencé etre gardé pour celui-ci. Je vous conseille donc de lire vite fait la fin de l'autre pour vous remettre dans le bain. Bonne lecture !! N'hésitez pas à dire ce que vous en pensez ! [b:2cz566ko] Chapitre dernier[/b:2cz566ko] - Ecoute bien… Nanjii avala sa salive. Son cœur semblait près de lâcher, son esprit aussi. Il aurait donné quasiment n’importe quoi pour être loin d’ici, et il savait qu’une seule seconde de chatouille le ferait sombrer dans la folie. Alors il prit la résolution de répondre à la question de son tortionnaire, quelle qu’elle fut. Aucune information qu’il pouvait bien savoir ne valait sa vie, alors il avouerait tout. Mais ce n’était pas une pensée qui le rassurait. En effet, Nanjii savait que l’inconnu était fou, dégénéré, alors il était vraiment possible qu’il lui pose une question où il serait impossible que Nanjii réponde, et ce serait fait exprès pour le torturer encore, et ce serait jusqu’à la mort. Et le militaire avait peur de mourir, et peur de mourir dans la douleur en plus. Une autre larme glissa sur sa joue, passant sur la main du bourreau qui lui tenait fermement la nuque. Nanjii était cassé, brisé, réduit à néant. Il n’avait plus de force, plus de défense. Il tremblait violemment, son souffle se saccadant au rythme de ces tremblements : il avait mal, enfin froid malgré l’épuisement physique, et extrêmement peur. Nanjii souffla bruyamment. Sa vie était en jeu, et même si elle ne tenait qu’à un fil sur lequel il ne pouvait agir, elle restait la seule chose qu’il lui restait à protéger. Alors il rassembla son courage pour se calmer. Oui, Nanjii reprit espoir. On lui avait pris son corps, on l’avait forcé à supplier, certes, on l’avait fait hurler de douleur, peut-être qu’on lui avait pris sa dignité, il s’en fichait, ce n’était pas important. Mais son courage, il était toujours là. Son souffle toujours fort devint plus régulier. Il cessa un instant de trembler, concentrer à fond sur cette question salvatrice. Son agresseur était-il impressionné par sa capacité à redevenir calme ? Peut-être pas. - J’écoute. Ca y était, ils en étaient là. Ces trois jours de tortures pour cette question. Folle ou non, intelligente ou non, elle serait posée, et ce serait la raison, la raison de toutes ces folies… enfin seulement dans le cas où tout ceci avait un sens. Nanjii entendit dans le silence pesant son agresseur inspirer à fond. - Quelle est ton adresse ? Nanjii inspira… mais il ne répondit pas. Le militaire sentit à peine son agresseur se mettre à trembler de rage. - Un… commença ce dernier à compter. Nanjii paniqua. Il allait répondre docilement. Mais un détail l’avait arrêté. La question était loin d’être difficile à répondre, le jeune homme savait bien sûr la réponse par cœur. Mais pourquoi l’homme voulait-il savait cela ? C’était idiot. - Deux… Non. Il ne pouvait pas répondre. Si l’homme voulait son adresse, ce n’était pas pour voler quelque chose. Non. La seule chose qu’il pouvait bien désirer dans son appartement… c’était sa famille. Tout devenait clair, l’homme voulait savoir où trouver un membre de sa famille. Sa sœur Leike ? Son amie Youri… ou bien le frère de celle-ci… Karù ? Oh non ! Ou alors ex-coéquipière Akira… ou alors le petit-ami de Youri, nommé Fénix. - Tr… - Attendez ! Pourquoi voulez-vous savoir ça !? - La ferme… - Dîtes-le-moi ! paniqua Nanjii, perdant tout le calme qu’il avait assimilé, replongeant dans une panique. - LA FERME ! Nanjii sentit qu’on lui plaquait une main ferme sur la bouche, lui empêchant toute parole. - C’EST MOI QUI POSE LES QUESTIONS ! Petit con… Son tortionnaire semblait dans une rage folle. Nanjii savait qu’il allait passer un sale moment. Toutefois, il lui semblait bien que c’était la phrase la plus longue que son bourreau lui ait jamais dite, la première fois qu’il l’insultait aussi. Nanjii tremblait comme une feuille tant il avait peur. Il secoua la tête mais son bourreau le serra davantage. Le cœur du militaire hurlait dans sa poitrine, et ses larmes reprirent. Pas une seconde, il ne supporterait pas une seconde de plus de chatouille où de quoi que ce soit d’autre. Les minutes passèrent, lentes, et enfin la main du tortionnaire appuya moins sur la bouche de Nanjii. L’homme semblait s’être calmé lui aussi, il retira ses doigts de la bouche de son prisonnier. Leurs deux souffles étaient alors aussi forts l’un que l’autre. Noir, il faisait si noir en Nanjii. - S’il… s’il vous plait… je.. .j’ai… Il avala sa salive. - J’ai toute ma famille… chez moi… je ne peux pas… vous dire… où je… vous comprenez… - Je comprends. Les doigts fins du tortionnaire glissèrent dans le cou de Nanjii. Celui-ci frémit alors que l’autre tira lentement sur le nœud de sa cravate, la retirant lentement. Nanjii sentit son tissu glisser contre son cou. Il avait tellement peur. Son bourreau ne pouvait pas comprendre, un tel ignoble personnage ne pouvait pas comprendre que l’on puisse donner sa vie pour les autres après tant de douleurs. Nanjii avait mal au ventre de tant trembler, mais il ne parvenait pas à s’arrêter. Son tortionnaire disait comprendre, le comprenait-il vraiment tout compte fait ? Certainement pas. Sa cravate lui fut retirée, puis son bourreau lui attrapa fermement le menton. Alors, il enfonça le tissu dans la bouche de Nanjii. Le militaire, prit par surprise, s’étouffa un instant, avant de pousser un gémissement, inhalé par ce bâillon improvisé. Il sentit son agresseur, soufflant fort comme un lion, pousser d’un geste vif la veste de son prisonnier sur les côtés. Nanjii poussa un hurlement d’horreur. Il savait ce qu’il lui arriverait s’il décevait son bourreau, mais c’était impensable, inimaginable. Les yeux bandés, la parole interdite et les membres séquestrés, quel espoir lui restait-il ? Aucun, mais Nanjii ne voulait pas se laisser entrainer par la fatigue. Il ferma fort les yeux, sentant perler les larmes de désespoir aux coins de ses cils. Les doigts du bourreau pianotèrent sur ses côtés. Nanjii hurla de panique. Il donna tout ce qu’il avait pour se débattre, mais aucune fougue ne pouvait plus rien empêcher. Il était bien conscient qu’il pouvait crier tant qu’il le voulait, ça ne passerait que faiblement à travers son baillon. Enfin, son bourreau attaqua ses côtes, exerçant dessus de petites pressions rapides. Instantanément, Nanjii fut plongé en enfer. Il fut traversé d’horribles chocs qui le martyrisèrent. Ses muscles se tendirent d’un coup, lui faisant mal, de violents spasmes le parcoururent. Son cœur s’arrêta un instant, pour continuer à marteler sa poitrine. C’était insupportable, et Nanjii sentait qu’à chaque seconde supplémentaire, il perdait pied. Ses gémissements emplirent la pièce, entrecoupés de sanglots. Les ongles impitoyables de son agresseur le titillaient entre les os, et Nanjii parvenait à ressentir chaque mouvement, chaque glissement, et ceux-ci lui écrasaient le cerveau.
Nanjii n’eut pas le loisir de se surprendre par ses mouvements exagérément violents pour se libérer. Il serra les poings. Sa tête bougeait de droit à gauche. Il ne parvenait malgré ses cambrures à bouger son bassin maintenu fermement par son bourreau. Ainsi son ventre était parfaitement tendu devant le tortionnaire avide de sa souffrance. L’inconnu recula un peu, se plaçant sur les cuisses de son supplicié. Nanjii sentit alors un souffle chaud sur son ventre. Il pencha davantage la tête en arrière alors qu’il sentit une langue râpeuse venir glisser dans le creux de son nombril. La langue titilla le nœud, passant sur les côtés de ce petit creux sensible à souhait. Nanjii explosait, les insupportables démangeaisons le rendaient fou. Sa gorge le faisait souffrir, et il maudit son bâillon qui l’empêchait d’extérioriser. Il avait l’impression que tout le mal qui le traversait restait bloqué en son corps tellement chaque endroit névralgique de sa peau lui hurlait sa détresse. Nanjii était aux abois, aculé dans la souffrance. Alors, exténué de ses épreuves physiques, doublées d’une peur psychologique et d’une carence notable de nourriture et d’eau, il arrêta d’un coup de se débattre. Les larmes sur ses joues, il ne les sentait plus, ses membres douloureux, il ne les sentait plus, pas plus que le froid d’ailleurs. Non. Il ne restait que les chatouilles, vicieux enfantillages qui l’avaient réduit à néant. Chaque nerf de ses côtés titillé était comme une épine plantée directement dans sa tête. Les minutes passèrent, lentes mais affolées. Le supplicié sentait chaque glissement d’ongle, chaque fois gratouiller tantôt ses côtés de par et d’autres de son ventre, tantôt remonter pour chatouiller ses côtes hautes. Pas un seul instant, le bourreau ne changea d’endroit, presque aucune variance pour un rythme effréné. Comme il avait cessé de bouger, son bourreau n’avait plus à suivre ses pourtant faibles mouvements, il pouvait alors se concentrer uniquement à chatouille chaque endroit plus sensible que les autres. Son nez soufflait fort, et il s’étouffait un peu avec son bâillon. Il avait tellement mal… Les chatouilles cessèrent d’un coup. Nanjii sentait les doigts de son bourreau lui caresser la joue avant d’enlever lentement son bâillon. Nanjii tremblait de panique. Alors que sa bouche fut libérée, il ravala un sanglot et dit d’un coup : - Section 3, quartier 32C, immeuble 9, 24ème étage… le numéro 7 ! Il avala sa salive et, se rendant compte qu’il avait certainement livré sa famille, il se remit à pleurer. Il se maudit, il avait toujours pensé que protéger sa sœur et ses amis étaient la seule chose qu’il avait toujours souhaitée. Mais là, il avait complètement perdu ses sens, il y avait à peine une minute, il aurait fait, donné, n’importe quoi pour une seule seconde de répit. - Par pitié… minauda-t-il. Par pitié ne leur faîte pas de mal… je ferais tout ce que vous voulez… Nanjii tira un peu sur ses poignets ligotés. Il avait tellement peur. - Je vous en prie… je vous en prie… ne… ne leur faîte pas de mal… Le bourreau ne dit rien. Et Nanjii respira à fond. Il n’avait plus la force de se débattre. Plus la force de rien. Un long silence s’installa. Nanjii soufflait de façon saccadée, mais il se fichait bien de reprendre des forces. Il avait indiqué la route à un bourreau certainement bourré de mauvaises attentions droit chez lui, pourtant il n’arrivait pas à s’en vouloir, ce n’était pas sa faute. Soudain, Nanjii sentit son bourreau se mettre à trembler. Il ne comprit pas. Pleurait-il ? Etait-ce encore cette rage qui prenait parfois le tortionnaire aux tripes ? Ou la peur, le froid, ou autre chose ? Nanjii sentit l’inconnu se pencher en arrière. Tous ses muscles se tendirent alors que les ongles se mirent à glisser sous sa plante de pied. Un ricanement, un seul, s’échappa de sa bouche alors qu’il crispait les orteils pour se protéger. Les chatouilles se firent plus appuyées. Nanjii paniqua. Ce n’était pas possible… - Non ! Je… vous… vous aviez promis d’arrêter ! sanglota le jeune homme. En toute réponse, le bourreau se dirigea vers son ventre qu’il chatouilla, gratouillant ses muscles, glissant rapidement entre ses côtes, frôlant son nombril par moment, pianotant sur ses abdominaux près de sa ceinture. Ses gestes étaient tantôt appuyés, tantôt léger. - Vous… vous… pitié ! Vous n’avez pas le droit ! Vous n’avez pas le droit ! fit Nanjii d’une voix plaintive. Il poussa un hurlement alors que ses côtes étaient de nouveau impitoyablement chatouillées. - Pi… pit… bafouilla Nanjii. Il ne dit plus rien et ne se débattit pas. Son esprit ne ressentait plus que les chatouilles. Il ne réagit pas, physiquement parlant, lorsque son agresseur chatouille simultanément ses côtes, ses aisselles tirées et vulnérables, le creux de son nombril. Les attouchements variaient, puissants, insoutenable, puis légers, désespérants, calmes, puis frénétiques, les ongles glissaient, les doigts furetaient, sa langue vint même à un moment se glisser encore dans son nombril pour lui faire perdre la tête. Nanjii sentit des dizaines de plume chatouiller son corps. Non. Non ce n’était pas des plumes, c’était toujours ces ongles horripilants. Combien de personne le chatouillaient en même temps pour que tant de sensations soient possible. Trois sans doute… quatre… cinq… non… Non, il était seul. Nanjii sentit tout son corps geler, ses orteils en premiers. Puis sa tête fut chauffée, son cerveau bouillait, au point que s’en était gênant. Alors enfin, il retrouva la vue. Tout était blanc autour de lui, à l’exception d’une silhouette. Il fit un zoom vers cette personne. C’était lui, habillé, seul, et avec un visage serein. Il se mit à avancer, d’une démarche calme. Il vit alors à travers ses yeux. A travers ses propres yeux du coup. Et il vit une lumière blanche. C’était grâce à elle qu’il voyait si bien. Elle le réconfortait, douce chaleur. Pourtant, alors qu’il avançait lentement vers cette source d’éclairs, il entendait hurler autour de lui. Ce n’était pas des cris humains, mais plutôt un bourdonnement continu, qui vrombissait, grandissant de plus en plus. Mais Nanjii les ignorait, il avançait. Soudain, il tangua et tomba au sol. Il y avait eut un tremblement de terre. Un second, plus fort encore, eut lieu. Alors Nanjii ne se releva pas. Il eut d’un coup horriblement mal à la tête. Et la source des vrombissements se firent voir. C’était une nuée impressionnante de papillon qui lui fonça dessus. Il ne voyait plus rien à part ces bêtes. Son mal de tête augmentait et il fut parcourut d’un frisson de chaleur alors que les bêtes se dispersaient le laissant sans plus aucune vision. Alors, peu à peu, de nouveaux sons lui parvinrent. C’était un souffle, puissant et rauque, rapide comme s’il était en panique. Ce n’était pas sa propre respiration. Alors Nanjii reprit conscience. Son bourreau, ses liens, cet horrible noir présent depuis plusieurs jours, la torture. Son souffle s’était calmé. Peu à peu, il rassembla ses pensées, ignorant une douleur monumentale à la tête. La sensibilité revint à lui, il sentit le froid sur ses pieds et dans son dos, il sentit les gouttes de sueur plisser sur ses tempes et sa peau. Il entendit quelqu’un se pencher sur lui. Ah oui, c’était son bourreau c’était vrai. Celui-ci lui attrapa le poignet. Nanjii était totalement déboussolé. Pourquoi était-il là ? Un cliquetis lui parvint, et il sentit son bourreau se lever. Immédiatement, le supplicié rabattit ses membres contre lui. Ses bras aussi, ses poignets étaient toujours menottés, mais ils étaient libres. Nanjii se terra dans cette position fœtale. Il avait plus chaud, et il put glisser ses mains gelées contre ses joues humides de larmes. Ses glandes lacrymales étaient desséchées. Il tremblait, et pour se calmer, il posa lourdement sa tête au sol. Et, lentement, il se sentit pris par le sommeil. Non ! Il ouvrit d’un coup les yeux sous son bandeau. Nanjii avait si faim, soif, froid, que s’il s’endormait, il mourrait à coup sûr. Alors, désespéré, priant pour sa tentative de survie, ne soit pas prise pour un affront qu’il le mènerait à une nouvelle torture, Nanjii prit appuie sur ses deux bras pour se relever un peu, pour bouger, avoir plus chaud, ne pas s’endormir. De toute façon, Nanjii savait que, à part le faire s’évanouir à nouveaux assez rapidement, les chatouilles ne parviendraient plus à le faire réagir. Si son tortionnaire décidait de le soumettre au supplice une fois de plus, le militaire ne trouverait plus la force de lutter pour sa vie. Nanjii entendit les lourdes semelles suinter contre le sol. Exactement le même bruit que la première fois où il les avait entendus, et comme les deux autres fois où son tortionnaire était venu lui faire du mal. Alors se bruit fit cesser tout mouvement à Nanjii. Il entendit un craquement, signe que son bourreau se penchait sur lui. - Je fais quoi ? demanda son bourreau extrêmement doucement. Nanjii fut totalement surpris. Pour la toute première fois, son bourreau lui posait une question. Sa voix avait souvent été calme, mais jamais douce à ce point. Et quelle était cette question ? Attendait-il vraiment une réponse. C’est alors que Nanjii eut une illumination. La tête de son agresseur était juste au dessus de la sienne. Il se rappela alors une mission qu’il avait eut, un combat comme Karù, un combat où le seul moyen de gagné avait été de fermer les yeux. Comme maintenant… et il se souvenait comment il avait gagné. Il rassembla la totalité des forces qu’il lui restait et posa ses deux mains à plat contre le sol. Avec toute la violence possible, il poussa d’un coup sur ses bras, relevant son torse, et sa tête penchée en avant se releva en même temps, prenant de l’élan. Et son geste parfaitement calculé eut l’effet escompté, son crâne dur percuta le menton de son agresseur, et ce avec tant de force que celui-ci fut projeté en arrière. Nanjii eut très mal à la tête à cause du choc, mais cela ne l’empêcha pas d’entendre son tortionnaire chuter en arrière dans un bruit mat. Nanjii attendit, conscient que si son bourreau se relevait du coup, lui-même allait mourir. Mais ce ne fut pas le cas, l’autre resta au sol. Quelques secondes passèrent dans le silence. Nanjii se laissa un instant gonfler par l’espoir. Il jubila deux secondes. Mais il devait se calmer, réfléchir, agir de façon intelligente. Il tâta le sol et trouva la jambe de son bourreau. Il parvint avec difficulté à se placer sur lui. Nanjii ne fut pas satisfait par cet échange de rôle soudain, il s’en fichait, il était concentré sur ce qu’il faisait. Ses doigts atteignirent la gorge de son bourreau. Il la caressa pour sentir ses veines. Il plaça bien ses doigts et appuya sur deux veines de par et d’autre de son cou. Cinq seconde assez appuyés ferait perdre connaissance à l’autre pendant au moins une heure, largement le temps de filer. L’idée de rester appuyer plus longtemps, d’empêcher l’oxygène d’atteindre son cerveau… le tuer, traversa Nanjii. Au fond, il avait bien failli être tué, lui, et d’une façon bien plus immonde que celle-ci. Mais la rancœur n’était pas un défaut dont avait hérité le jeune militaire. Il allait déjà se libérer, il verra ensuite quoi faire. Ce ne serait pas la justice qui l’aiderait, le monde avait, après la guerre, déjà suffisamment de mal à se reconstruire pour être déjà doté d’une Justice adaptée. Nanjii retira ses mains. Il se poussa un peu sur le côté et se posa un instant. Sa tête le tournait follement. Premier objectif : trouver la clef, se rendre la liberté de mouvement et la vue. Il aviserait ensuite. Il fouilla méticuleusement son agresseur, et Nanjii eut du mal car il lui fallut un instant avant de remarquer que celui-ci portait une tunique par-dessus un pantalon. Nanjii fouilla ses poches, et il trouva la clef. Son cœur eut une bouffée de bonheur, et ça lui fit mal à la poitrine tellement ça avait été rare ces derniers jours. Nanjii glissa les doigts sur ses chevilles et leurs grosses menottes, trouvant l’interstice. Il y glissa la clef et la tourna. Un cliquetis se produisit et Nanjii put dégager ses pieds. Avec joie, il écarta les jambes, et ça lui fit mal de courbatures. Pour libérer ses mains, ce fut une autre paire de manche ! Ce fut une vraie galère car ce n’était pas pratique. Mais il y parvint avec concentration. Il éjecta au loin les menottes et s’étira. Mauvaise idée, sa tête tourna encore plus. Il attendit un instant sa vue cesse de se troubler, ce qui de fait ne changeait pas grand-chose. Alors il leva les bras. - Aïe… ne put-il s’empêcher de lâché, ses muscles étaient froissés par une position identique depuis quelques heures. Il trouva un trou de serrure derrière sa tête, et il y glissa la clef. Enfin, ça y était, le moment qu’il souhaitait tant. Retrouver la vue était signe de la délivrance, la fin de tous ses malheurs, de toutes ces souffrances ! Et pourtant… et pourtant il eut beau tourner et retourner la clef dans tous les sens. Il ne parvint à retirer le bandeau. Il poussa une plainte de rage, mais garda son calme pour ranger la clef dans sa poche. A l’aveuglette, il avança, cherchant un meuble, n’importe quoi. Voilà ! Il allait faire le tour de la pièce, chercher une porte de sortir. Il trouver de quoi se nourrir, de quoi boire. Si son agresseur vivait là, alors il trouverait de quoi subsister. La première chose qu’il rencontra fut une table. Il en attrapa le bord et se leva. Ses jambes eurent du mal à le soutenir. Il parcourut la surface plane. Et il renversa un truc liquide. Zut… Cela s’avéra être une canette. Il la releva mais un truc métallique l’empêcha de remettre la boisson droite. Nanjii tâta cette chose qui faisait pencher la canette. Peut-être qu’il avait connu beaucoup de malheur depuis plusieurs jours, mais toute sa chance perdue depuis lors était revenu en cet instant. Une clef ! D’un geste rapide, Nanjii la porta à son bandeau. Oui ! Il s’ouvrit. D’un mouvement peu précautionneux, le militaire dégagea le tissu qui l’avait tant fait rager. Noir. Il faisait toujours noir car il gardait les yeux fermés. Il se les frotta un peu. Il allait avoir mal à cause de la lumière, et des larmes séchées sur ses paupières. Lentement, battant des paupières, il les ouvrit. Cela lui prit bien deux minutes avant que ses iris s’habituent à l’éclat de se qui sembla être une lampe. Enfin ! Des couleurs ! Des éclats !... du blanc. Quelques minutes encore furent nécessaires à Nanjii pour cesser de voir flou. La pièce était assez étroite, blindée, de mur gris-blanc. Il avait une table en métal avec une chaise de bois, et un petit meuble, unique meuble sur lequel était posée une lampe de chevet à batterie rechargeable. Nanjii ouvrit le meuble sans rien regarder d’autre. Elle était vide, mise à part une lampe de poche, mais aucune nourriture. Nanjii parcourut la salle du regard. Il remarqua un tuyau à l’aspect solide, il aperçut au pied de cela des gouttes d’eau éparses, il en déduit que c’était là qu’il avait été… Nanjii secoua un peu la tête. Sur la table il vit la canette, elle n’était pas seule, la table en était jonchée. Alors Nanjii, dont la gorge hurlait, en saisit une et la vida. Il avait encore très soif, mais comme c’était de l’alcool, il décida de ne pas boire davantage pour rester lucide. Entre les canettes, il repéra un cercle de métal, un anneau dont les bords faisaient quelques centimètres. Il le saisit délicatement entre ses doigts. Les abords étaient tranchants comme un rasoir, le fil en brillant sous les éclats de la lampe. Cette arme… il l’avait déjà vue… Et il se souvenait où. Lâchant l’arme, il fit le tour de la table et osa enfin regarder son bourreau. Il portait une tunique bleue avec une capuche qui cachait son visage. Mais sous le cou de Nanjii, la capuche était partie en arrière. C’est bien lui, Marek. Nanjii se frappa mentalement. Comment avait-il pu l’oublier ? Marek avait été durant la guerre un compagnon de combat. Ca avait été court, trois jours peut-être, mais ces trois jours avaient été suffisants pour que Marek en vienne à le haïr. En effet, Akira, leur autre compagne de combat engagée par l’armée où était Nanjii, était l’amie, comme la sœur, de Marek, et elle avait approché Nanjii au point que Marek en avait été jaloux. Tout devint évident, Marek voulait retrouver Akira, et la jeune fille blonde vivait en ce moment même chez lui, avec les autres. Nanjii passa la main sur sa nuque humide de sueur. Ce qu’il s’était passé par la suite ? Marek, Akira et Nanjii, avec leurs autres compagnons, avaient été attaqués par un groupe de l’armée ennemi. Marek avait tué l’un des leurs, alors un autre s’était vengé, tuant Marek. Enfin il le l’avait pas vraiment tué, il l’avait lacéré jusqu’à la mort. Nanjii lui-même avait constaté sa mort, son visage n’était même plus un visage, et son cœur ne battait plus. Il aurait du être mort. Nanjii ne sut plus quoi faire. Il avait menti à Akira, lui disant que Marek était simplement parti. Que faire à présent ? Et pourquoi Marek avait-il fait tout cela ? Pour retrouver Akira ? Il savait bien que jamais Nanjii ne l’aurait empêché de la voir ? Donc pourquoi ? Parce qu’il le haïssait ? Nanjii ne devait pas se poser tant de question. Il repéra la porte de sortie, sur laquelle était fixée une grosse clef. Le militaire ouvrit la porte, près à s’enfuir. Mais il s’arrêta. Il sortit clef de sa serrure et vérifia que cette pouvait aussi ouvrir l’autre salle. Autre salle ans laquelle on l’avait laissé mourir des heures durant dans laquelle il avait désespérément cherché un moyen de s’enfuir. Noire. La pièce était toute noire. Même sans bandeau. Aucune fenêtre, rien, jamais il n’aurait pu s’enfuir. Et il avait dans la main la clef qui permettait d’ouvrir la porte de l’extérieur seulement. Nanjii la mis dans sa poche. Il resta un instant figé. Puis il entreprit, se laissant un temps pour réfléchir, de refermer sa chemise et sa veste. C’était humide et donc très désagréable. Il retrouva sa cravate pliée au sol, et il la mit dans la poche de sa veste. Alors enfin, il prit son courage à deux mains et se rapprocha de son tortionnaire. Il saisit Marek sous les bras et le tira jusqu’à la salle ou il l’avait enfermé. Il ne fit très attention à ce que la porte ne se referme pas sur eux en la bloquant avec la chaise, sinon ils seraient obligés de mourir tous les deux là-dedans. Nanjii se demanda si c’était au barreau de cette chaise où ses pieds avaient été attachés. Une fois son ancien bourreau placé dans la prison de fer toute noire, Nanjii posa la main sur la porte pour la fermer. Ses doigts tremblaient. Il ne ressentait pourtant rien, ni rage, ni plaisir, ni rien. Mais il devait protéger sa famille, ce avant tout, il reviendrait se charger du cas de son agresseur plus tard. Mais Nanjii ne ferma toujours pas la porte. Il avait le regard fixé sur Marek, évanoui au sol. Il méritait ce mauvais traitement au centuple. Pourtant Nanjii ne ferma pas encore la porte. Il attrapa la lampe à batterie et l’éteignit, pour la garder allumée ensuite le plus longtemps possible, et il la plaça dans la cellule de son agresseur, gardant allumée dans sa main la lampe de poche qu’il avait trouvée. Ensuite, il attrapa les quelques canettes non ouvertes et les balança dans la cellule, ainsi son tortionnaire pourrait subsister à ses besoins pendant un petit moment. Enfin, Nanjii ferma la lourde porte. Il ferma à clef et prit la porte de sortie. Ses pas le guidaient. Il devait se dépêcher, ses forces s’amenuisaient, et il avait mal à la tête, voyant encore des petits papillons danser devant ses yeux quand il fatiguait. Il parcourut un couloir très long, et remarqua intelligemment qu’il avait oublié de remettre ses chaussures. Mais il s’en moquait bien, pas question de faire demi-tour. A un moment, il arriva à un vieil ascenseur. Cette épave était-il vraiment utilisable ? Il entra dedans et regarda l’étage. Il était au -.37ème. L’endroit était tellement silencieux qu’il était sans doute désaffecté. Il aurait pu crier tant qu’il l’aurait pu que personne ne serait venu à son aide. Il appuya sur le bouton zéro, espérant que ça marcherait, sinon il serait bon pour monter ces 40 étages par l’escalier, et il doutait d’avoir la force nécessaire pour y parvenir. Mais non, l’ascenseur se mit en marche. Nanjii souffla. Ses jambes ankylosées avaient de plus en plus de mal à le soutenir. Le militaire se posa contre le mur de l’ascenseur. Il ferma les yeux et se sentit perdre conscience. Non ! Il devait lutter ! Un craquement retentit. Nanjii remarqua qu’il était au -2. Les portes s’ouvrirent, cassées, à moitié. Il se faufila à l’extérieur. Deux étages. Deux étages jusqu’à la sortie. Il prit l’escalier. Il haletait, mais tint bon, souffrant davantage à chaque marche. Mais quelle torture qu’il avait subit pouvait-elle valoir quelques marches d’escalier ? A bout de souffle, Nanjii atteignit le rez-de-chaussée. Son cœur battit dans sa poitrine. Il voyait la lumière du jour. A moins que ça ne fut celle d’un lampadaire, étant donné que le soleil ne filtrait plus à travers les épais nuages depuis des années. Il sortit. Il faisait nuit. Nanjii sortit. Il était dans une petite ruelle. Il ignora un homme, qui dormait dans la rue, qui le toisa avec incompréhension, et se dirigea au hasard. Il tomba sur une grande rue. C’était une grosse blague. C’était juste à côté de chez lui, il voyait son immeuble d’ici. Connaissant la route, il la fit à pied, ignorant le trottoir qui lui brûlait les plantes et les orteils. Il parvint à son immeuble, saisit le code, entra. Il devait être très tard, ou très tôt au choix, car il ne croisa ni ceux qui rentraient tard du travail vers 2h, ni ceux comme lui qui partaient tôt vers 5h. Il entra dans l’ascenseur, et ceux à peine cinq minutes après être sorti de l’autre. Exténué, ne réfléchissant plus, il appuya sur le 24ème bouton. L’ascenseur tangua, Nanjii s’évanouit un instant, mais tint bon. Il était si près du but, ce n’était pas le moment de lâcher. Les portes s’ouvrirent, et il marcha, usant ses dernières forces, jusqu’à son pallier. Il n’allait plus les clefs. Il sonna. Il attendit 10 secondes, sans résultat. Alors, peu patient, il appuya sur la sonnerie sans interruption pendant maintes secondes, jusqu’à ce que des pas bruyants et énervés ne se fassent entendre. Alors il arrêta d’appuyer. - Si je tiens le… con qui fait ça… je le… entendit-il pester de l’autre côté de la porte. Celle-ci s’ouvrit en grand. Karù ! Nanjii eut une bouffée au cœur que de voir le petit ami de sa sœur. Il eut une envie, alors que ce n’était vraiment pas le moment, que celui-ci le prenne dans ses bras, qu’il le serre pendant des heures. Nanjii avait tellement froid. - QUOI ?! … .. NANJII ! Mais tu es complètement con ! Tu nous as… Mais Nanjii n’entendit pas la fin. Ses forces n’existaient plus, il vit de nouveau les papillons. Ses jambes s’affaissèrent et il s’évanouit.
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Richard J. Williams - il y a 14 ans
Oh mon... Mais ce dernier chapitre est terriblement oppressant et... et... oppressant ! Je comprends SQUALL lorsqu'il disait ne pas vouloir continuer à lire cette histoire ! Cela dit j'ai lu ce chapitre d'un bout à l'autre et je n'ai qu'une chose à dire : wow. Une écriture forte et angoissante, un supplice désespérément long et qui prend à la gorge, trois jours de torture qui trouvent leur résolution dans cette révélation du bourreau et de ses intentions... Ce qui est amusant - et on peut s'amuser à extrapoler à ce sujet - c'est qu'étrangement et bien que les personnages soient tous masculins, on ressent parfois et dans des moments bien précis, l'écriture et le regard d'une fille. Je ne sais pas si c'est volontaire ou si tu vois précisément ce que je veux dire par là, mais c'était un constat assez intéressant à faire. Concernant le style, je dois dire que j'ai du mal à trouver un véritable érotisme dans ton texte (peut-être que ce n'était pas le but, en même temps). J'ai vraiment plutôt eu de la compassion et ressenti même la peur du personnage principal tout le long du récit. Je parlais d'un chapitre oppressant tout à l'heure ; je trouve que ce mot définit bien l'ambiance qui transpire de ton histoire, et qui ne donne qu'une envie c'est de faire irruption dans la pièce pour simplement refaire le portrait de cet insupportable individu qui torture le personnage principal avec une telle absence dans le dialogue. On aurait presque envie de s'écrier "ordure !" toutes les quatre lignes. Bref, j'ignore quelle était ton idée de départ, mais l'histoire est en tout cas rondement bien menée, et sans entrer dans le commentaire détaillé de tous les passages qui m'ont plu - ou même déplu - dans ton histoire, pour éviter de pondre une brique, je n'ai qu'un mot à te dire : félicitations ! C'est du beau travail, et qui a dû de surcroît te demander un investissement de temps conséquent. Je ne te garantirai pas que je lirai forcément ta prochaine histoire si elle se déroule dans la même ambiance (lourde et angoissante), mais j'en serai en tout cas si elle adopte une autre ligne directrice. Bien amicalement.
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chatouillesdu92 - il y a 14 ans
JTW merci pour ton long commentaire qui m'a fait très plaisir ! Je vais avec joie y répondre ! Déjà, j'ai pas très bien compris ton idée : que parfois on voit la scène avec des yeux féminins, est-ce que tu aurais un exemple ? Sinon tu as tout à fait raison tout au long de ton commentaire ! C'est tout dans la tête de Nanjii qui est un personnage extremement interressant à écrire avec car très posé et réfléchi, et donc pas du tout adapté à ce type de situation. Le texte n'est en effet pas très érotique car, comme toi d'ailleur, je trouve qu'il est génial de faire naitre de la panique sans que les chatouilles soient plus intimes. De plus, il est clair que Nanjii n'a aucun désir en ce qui se passe, et c'est ça que j'adore écrire. En plus, comme on est dans la tete de celui-ci, et que les deux persos n'étant pas tres causant, ils ne parlent presques pas, on ne sait pas ce que pense le bourreau, ce qui laisse libre cours à l'imagination, mais on sent bien tout de meme qu'il évolue au long du texte. Et moi aussi j'ai eu envie de frapper le bourreau en mode "prend une batte de baseball" et SPLATCH ! Mophete : merci beaucoup ! Ca me fait très plaisir ^^ Et sacha que meme dans les histoires à choix c'est moi qui choisit ce qu'il se passe, en fait j'ai réalisé que je suis incapable de ne pas choisir ce qu'il va se passer. Mais mettre des choix est très motivant car j'ai l'impression qu'on m'aide à écrire ^^
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chatouillesdu92 - il y a 14 ans
Non non mais les lis pas ^^ MSW n'est pas bien écrite, elle ne vaut pas Noir en qualité. Mais elle la surpasse en sénar ^^
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chatouillesdu92 - il y a 14 ans
Non mais dans Noir aussi on se poil toute les deux minutes... ... attendez... En plus Squall il peut pas faire de commentaire, sinon il dégueulerait ^^ L'épiloge avance bien
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chatouillesdu92 - il y a 14 ans
Epilogue Nanjii ouvrit d’un coup les yeux. Un mal de tête affreux l’avait pris et l’avait réveillé. Il ferma un instant les yeux. Tout lui revint en tête, les immondices qu’il avait vécues, les douleurs, et les… non, ça lui revenait, il était parvenu à arrivé jusqu’à chez lui. Il s’appuya sur un bras pour se relever doucement. Il était allongé sur son lit, à savoir un canapé du salon, avec sur lui deux couvertures chaudes. Pourtant, il mourrait de froid. Levant sa main, il l’apposa sur son front. Il brûlait. Nanjii se sentait en effet extrêmement malade, poussé à bout. Il lui revint en tête qu’il n’avait pas mangé depuis plusieurs jours, et ça n’irait pas mieux s’il ne mangeait pas. Il prit alors conscience que s’endormir risquait de l’envoyer dans la mort. Pourtant, rien que l’idée de se relever le détruisait. Il serra les dents et se redressa sur le canapé. Il put alors remarquer que Leike, sa sœur, dormait à ses côtés, la tête dans ses bras, posée sur l’accoudoir. Nanjii avait beau être au plus mal, il eut tout de même le réflexe idiot de ne faire aucun bruit pour ne pas la réveiller. Et puis non, Nanjii avait été au plus mal, mais ce n’était plus le cas. Le militaire, assis sur le canapé, ne chercha pas à se lever, il savait qu’il manquait cruellement de force. - Nanjii ? Et mince, il l’avait réveillée. Leike se leva, endormie, et rabattit ses longs cheveux colorés derrière ses oreilles. Elle enlaça son frère si fort qu’il en eut mal. Il eut du mal à lui rendre son étreinte. - J’ai eu tellement peur ! s’exclama-t-elle. Elle attrapa sa tête et lui embrassa le front. Nanjii eut d’un coup bien plus chaud, mieux réconforté par une embrassade fraternelle que des couvertures en laine. - Tu as besoin de quelque chose ? Nanjii toussa. - Il est quelle heure ? - … Cinq heure, tu es arrivé il y a peu près deux heures. - Tu pourrais m’amener de l’eau, et… n’importe quoi à manger ? Il était enroué, et il s’étonna de pouvoir parler. Il avait tellement la gorge sèche, déshydratée et lassée d’avoir hurlé des heures durant. Leike acquiesça d’un bref mouvement de tête. Nanjii se sentait perdre connaissance, mais il lutta contre ça. Sa sœur apporta d’abord une bouteille d’eau qu’elle posa à ses côtés. Puis elle alla faire bouillir de l’eau. - Des pâtes, ça te va ? - Parfait, merci. Nanjii attrapa la bouteille d’eau et la leva. Ces simples gestes l’épuisaient, mais il tenait bon, ce n’était pas le moment de baisser les bras. Il but comme jamais il ne l’avait fait, en savourant chaque gorgée tant elle était salvatrice. Il se força à s’arrêter car trop boire n’était pas vraiment une bonne solution non plus. Il attendit donc que sa sœur fasse à manger. Ce… furent… les… quinze… minutes… les… plus… longues… de… sa… vie. Le jeune homme vit enfin avec joie, après avoir lutté chaque minute pour ne pas s’endormir, sa sœur apporter deux assiettes. En un silence total, ils mangèrent tous les deux ensemble. Sa sœur avait découpé en lambeaux des tranches de jambon et les coquillettes au jambon étaient délicieuses. Mais Nanjii ne parvint pas à les savourer correctement, il lui semblait avoir perdu tout goût. Il remarqua alors qu’on lui avait mis des chaussettes. Lorsqu’il arriva au bout de son assiette, il dit lentement : - Excuse-moi Leike, je dois dormir. Merci beaucoup. - Tu m’expliqueras plus tard. - Oui, fit Nanjii. Il mentit, il savait très bien qu’il ne lui expliquerait rien du tout. Il s’allongea. Ses vêtements étaient toujours humides, et ça lui était très désagréable. Mais il ne se sentait pas le courage de se lever pour se changer. Il ne parvint pas immédiatement à dormir. Il avait froid, et à chaque fois qu’il parvenait à sombrer un peu dans le sommeil, d’horribles pensées le ramenaient à la réalité. Il se recroquevilla un peu, serrant ses pieds ensemble pour les réchauffer. En plus, il avait du mal à fermer les yeux, car il faisait alors de nouveau noir, et ça l’horrifiait, en plus, ça lui faisait mal à cause des pleurs qu’il avait précédemment versés. Il serra les dents, il était loin de son bourreau mais avait la peur stupide de le retrouver à son réveil, attaché, près à subir tout ce que l’autre voudrait. Nanjii secoua la tête, il devait oublier ça, c’était loin. Et mince, en plus il faudrait qu’il aille le trouver… Marek. Il l’avait enfermé, et s’il n’y allait pas, l’autre mourrait de faim. Etrangement, Nanjii s’en ficha éperdument. Et c’est sur des pensées qu’il n’aurait jamais pensé pourvoir avoir qu’il s’endormit. Lorsqu’il se réveilla, il faisait clair. C’était jour. Il n’y avait personne dans la pièce. Nanjii se leva un peu. Il remarqua qu’il avait toujours très froid, mais que ça allait déjà beaucoup mieux. Alors qu’il se redressait, sa tête ne lui tourna pas, et c’était déjà ça de gagné. Il se leva et fit trois pas, histoire de doser son équilibre. Quand ce fut fait, le jeune homme se dirigea vers la salle de bain, tanguant un peu. Il ferma la porte derrière lui à verrou, et entra directement dans la douche, il tourna à fond la poignée et l’eau froide lui tomba dessus en trombe, avant de se réchauffer peu à peu. Nanjii sentit les larmes monter à ses yeux. Tout était fini, ça n’avait servit à rien de pleurer sous la torture, ce n’était pas maintenant que çà allait être utile. Nanjii leva une jambe et retira sa chaussette droite, puis l’autre, avant de déposer le vêtement trempé hors de la douche, et se déshabilla complètement, se sentant toujours frissonner sous l’eau chaude. Il attrapa le savon et se lava, mais il avait peur, peur de savonner son torse, ses membres, comme si jamais les traces invisibles laissées par les doigts avides de Marek ne pourrait s’enlever. Il pensa alors à la facture d’eau que l’on n’omettrait pas de lui envoyer, alors il sortit de la douche. Ils étaient six dans ce petit appartement, et leurs moyens étaient plus que limités. Seulement alors il regarda l’heure. C’était le début d’après midi, il avait bien dormi, c’était bon signe. Nanjii avait encore froid, et tant sommeil. De toute façon, à cette heure-ci il n’y avait sans doute personne qui était là. Il sortit de la douche, entra dans le salon qui faisait également office de cuisine et d’entrée. Il s’approcha de la commode des garçons. En fait chez eux il y avait une armoire pour les hommes, et une pour les trois filles (où c’était le bordel national). Il enfila un pantalon sombre et un pull clair très chaud, il avait besoin de chaleur. - Bonjour ! fit une voix dans son dos. Nanjii eut un sursaut et fit volte face. Alors il tomba nez à nez avec Akira. La jeune blonde le gracia d’un petit signe de la main en guise de bonjour. Nanjii ne parvint pas à lui sourire. Akira… toutes ses souffrances par sa faute. Enfin non, ce n’était pas la faute de la jeune fille, même si elle ne avait été la cause, et Nanjii se saurait lui en tenir rigueur. - Il t’es arrivé quoi ! J’étais morte d’inquiétude ! - … je… Elle n’y allait pas de main morte, pas de bonjour ni rien mais paf, Nanii avait à fournir une explication. Elle voulait la vérité ? Non… Nanjii ne serait jamais prêt à la lui avouer, car cela signifierait à la fois expliquer qu’elle avait été la cause de ce drame, et aussi qu’il lui avait menti en disant que Marek était mort. Et d’ailleurs, qu’est-ce qu’ils allaient faire maintenant que Marek était au courant de où ils habitaient ? Déménager semblait la solution la plus sûre, mais pour ça, il allait falloir qu’il explique pourquoi. Nanjii soupira, d’un autre côté, Marek, trop occupé à le torturer sans doute, n’avait pas pensé à noter la dite adresse, qui n’était certainement pas facile à retenir de tête. - Je… je me suis perdu… Nanjii se demanda un instant s’il était lâche ou pas, à force de mentir, mentir pour toujours protéger les autres. Peut-être devrait-il faire comme Karù, être plus honnête en général. Nanjii coupa la jeune fille qui commençait une nouvelle phrase en disant qu’il allait dormir. Il en avait grandement besoin et n’avait pas envie de parler, surtout que son excuse, la meilleur qu’il ait pu trouver, n’était pas des meilleures et qu’on lui poserait sans doute des questions. Le jeune homme s’allongea donc sur le canapé. Bien qu’il fût bercé de tourments, il s’endormit très rapidement. Lorsqu’il se réveilla, il faisait nuit. Nanjii se leva d’un coup. Karù était à ses côtés, dormant sur le canapé voisin, il ronflait paisiblement. Ils n’avaient pas échangé un mot depuis que Nanjii était revenu en fait. Le militaire se leva doucement, prit d’un élan de motivation à bouger. Marek était à présent enfermé depuis plus d’un jour, bientôt deux peut-être, alors Nanjii devait choisir : le laisser, ou le libérer, il n’y avait pas 36 000 autres solutions. Et comme il l’avait déjà épargné et qu’il lui semblait tout à fait impossible d’assassiner son tortionnaire, il se dirigea vers la commode. Il en sortit son arme de fonction. Enfin, son ancien arme, car les armes avaient été interdites depuis la révolution contre le gouvernement. Mais cela était stupide vu que la plupart des combattants avaient frauduleusement gardé leurs pistolets ou fusils pour se protéger dans les rues qui n’étaient pas plus sûres. A pas feutrés, se dirigea vers la porte d’entrée. Laisser Marek pourrir dans sa cage de fer n’était pas une mort convenable, et Nanjii refusait d’en être la cause. Le jeune homme avait vraiment très faim, toujours autant, mais se servir un morceau dans le frigo serait aussi discret que d’hurler tant la porte du frigidaire grinçait. Il attrapa son porte monnaie, le fourra dans sa poche et sortit. Il ne prit pas l’ascenseur, lui aussi grinçait. Sans aucun bruit, il descendit les escaliers, et fut content que quelqu’un dans leur haut immeuble appela l’ascenseur, cela fit beaucoup de bruit, et cacha complètement le son de ses pas. En fait, c’était idiot, son meurtrier n’était pas là, Nanjii n’avait nulle besoin d’être discret, une vieille habitude peut-être. Après avoir franchi le palier du premier étage, il tomba nez à nez avec Karù. Celui-ci avait l’air sérieux des mauvais jours, et Nanjii maudit que son ami ait un sommeil aussi léger. - Tu vas où dans cette tenue ? Nanjii ne baissa pas les yeux. Il avait toujours un pantalon noir très serré et un gros pull, il savait pertinemment que ce n’était pas vraiment une tenue appropriée à une sortie nocturne, et qu’en plus ça faisait bizarre parce que ça lui moulait le cul tout en étant trop duveteux en haut. - Je t’expliquerai. - Alors explique-moi maintenant. - J’ai quelque chose à faire, alors laisse-moi passer… soupira Nanjii. Son ami fit non de la tête, et cela fit balancer ses cheveux sombres contre ses épaules. Karù était calme, mais Nanjii sentait bien qu’il bouillonnait à l’intérieur, et crevait d’envie de lui en mettre une. Le militaire avança, mais l’autre lui attrapa l’épaule pour le retenir. Nanjii serra les dents, réchauffé par le contact des doigts de Karù sur lui. - Laisse… moi… PASSER ! Nanjii avait beau chercher, il ne lui avait jamais semblé avoir déjà crié sur son ami. Mais il ne s’en voulut pas. Karù haussa les épaules, le lâcha, et fit un pas sur le côté, l’invitant à passer. Le militaire aux yeux blancs le regarda de la tête aux pieds, puis, Karù étant désarmé, il lui passa devant. - Tu m’expliqueras ? - Oui, répondit simplement Nanjii en sortant dehors. Expliquer quoi d’abords ? Qu’il avait été torturé par des chatouilles ? Sa famille ne le prendrait-elle pas immédiatement pour un imbécile fini ? D’un autre côté, leur dire à quel point ça avait été horrible empêcherait certainement les trois filles plus ou moins friandes de guilis de glisser leurs ongles sous leurs plantes réciproques devant lui, ce qui ne manquerait pas de créer une gêne. Rien que d’y penser, ça rendait Nanjii nauséeux. Mais aucun mot ne saurait décrire ce qu’il avait vécu, et il n’avait pas du tout envie de le raconter. Mais personne chez lui ne se satisferait d’une piètre excuse, ils n’étaient pas naïfs, et s’il fallait déménager, une explication s’imposerait d’elle-même, si Nanjii tenait à leur sécurité. Non. Nanjii savait que jamais il n’en parlerait, ça lui serait impossible. Alors que se passerait-il ? Nanjii marchait plus vite dans la rue. Il souffla fort. Un instant, il imagina Karù s’énerver, le menacer peut-être. Non, ce n’était pas son type, sauf si ça menaçait la sureté de sa sœur ou de Leike sa petite amie. Que se passerait-il alors ? Peut-être que Karù l’attacherait… et le chatouillerait jusqu’à ce qu’il craque… Nanjii secoua la tête. Il allait passer un mauvais moment, ce n’était pas la peine de devenir paranoïaque. Pourquoi cette vision stupide lui mit la boule au ventre, un peu bas. Soudain, il s’arrêta, une camionnette fluo se tenait au bout de la rue, juste à quelques mètres de l’entrée de l’immeuble, ce lieu affreux où il ne lui tardait pas d’aller. Le militaire esquissa un sourire et s’approcha de la camionnette. Ces échoppes étaient ouvertes presque tout le temps, et leur propriétaire vivait dedans, travaillait dedans, et se déplaçaient dans les rues qui ne craignaient pas trop pour vendre ce qu’ils pouvaient. Mais à cette heure, il n’y avait pas foule. Nanjii trouva le vendeur affalé sur un comptoir de verre, barrière entre lui et le client. L’homme dormait. - Excusez-moi… l’interpella Nanjii. - Hum ? Hein ? Ah ! Pardon, bien le bonjour, Monsieur l’insomniaque, que vous serve-je ? - Quelque chose de très nourrissant, deux portions, s’il-vous-plait. - Madame est enceinte ? questionna le vendeur en s’essuyant le nez. - Excusez-moi ? fut surpris Nanjii. - Non mais à cette heure-ci… souvent… enfin bref attendez ! Je vais trouver de quoi vous chatouiller les papilles. Nanjii se demanda si un dieu quelconque n’était pas en train de se foutre de sa gueule. Il paya le vendeur, se rendant compte que la nourriture n’était pas donnée, et s’éloigna. Accélérant le pas pour être sûr de ne pas changer d’avis en cours de route, il s’enfonça dans l’immeuble. Il descendit les maints étages qui le séparaient de son bourreau, et tout était incroyablement sombre. Et, au bout milieu du chemin, il s’arrêta. Il aurait du continuer, mais il n’y parvint pas. Alors il s’assit, et mangea en entier l’espèce de pain garni qu’il avait acheté (Bouarseilles). Il eut moins mal au ventre, mais cela n’atténua pas sa peur qui grandissait. Au fond, pourquoi aller le revoir, pourquoi ne pas le laisser crever comme un chien. Nanjii n’était ni lâche, ni un salaud, lui, alors il se leva et continua sa route. Mais plus il se rapprochait, plus ses hurlements, ses suppliques endiablées, lui revenaient en tête. Il s’entendait lui-même crier de détresse, et ça lui fit monter les larmes aux yeux. Enfin, il trouva le couloir par lequel il avait fui, et il s’y engouffra. Une fois arrivé dans la pièce, il s’arrêta. Elle était comme il l’avait laissée, presque vide, la table bancale toujours poussée sur le côté. Nanjii évita du regard la chaise où le tuyau auquel il avait été attaqué, et il se posa devant la porte. Son tortionnaire l’avait-il entendu ? L’attendait-il ? Le militaire sortit son arme, la chargea, et d’un coup, sans réfléchir, il ouvrit la porte. En même temps, il recula d’un pas rapide, au cas où Marek lui sauterait dessus. Mais non, l’homme était docilement assis dans un coin de la pièce, il avait allumé la lampe que Nanjii avait eu la bonté de lui laisser. Et celle-ci clignotait, montrant que dès son réveil, l’homme l’avait allumé sans jamais l’éteindre, apeuré par le noir, et la batterie serait bientôt à plat. Nanjii était très calme, et revoir son bourreau ne lui fit pas peur. Sans le quitter une seule seconde des yeux, il attrapa la chaise présente dans l’autre pièce et s’en servi pour caler la porte, pour qu’elle ne se referme pas. Mais le militaire resta quand même à côté, histoire que l’autre dégénéré ne se jette pas sur la chaise pour les enfermer tous deux à l’intérieur. Nanjii déglutit, l’arme toujours pointée sur sa cible. Marek savait que Nanjii tirait parfaitement bien, et ne le manquerait pas. - … comment ça va ? commença Nanjii. Marek avait remis sa capuche sur sa tête défigurée. Il pencha le cou en arrière et explosa de rire. Nanjii parcourut la pièce du regard : son bourreau avait vidé les boissons que le torturé lui avaient lancées avant de partir, soit de l’alcool. Cela expliquait l’état alcoolisé de l’homme. - Pitoyable ! Pitoyable ! lança-t-il. - Pourquoi m’avez-vous chatouillé ? demanda Nanjii. L’homme mit du temps à répondre, et Nanjii évita d’avaler sa salive afin que son ancien bourreau ignore que le mot qu’il avait prononcé l’avait dégouté. Marek ne répondit rien, il se contentait de faire tanguer une canette dans sa main, dans un geste soupesé. Le torturé aurait aimé comprendre, mais il n’y avait sans doute rien à comprendre. Alors autant dire ce qu’il y avait à dire, et s’en aller. La main de Nanjii ne tremblait pas sur son arme. - Akira va très bien. Je lui ai dis que tu étais parti en voyage. Le bourreau sembla s’en ficher, pourtant Nanjii avait pensé que Marek voulait son adresse pour retrouver la jeune fille. - Et ça ne sert à rien d’aller à l’adresse que je t’ai donné, on a déménagé. - Je ne l’ai de toute façon pas retenue, j’étais trop occupé par quelque chose de bien plus délectable. Sur ce, son ventre gargouilla, et l’homme émit un grognement. Nanjii se rappela ce qu’il avait acheté et se dit que l’autre aurait besoin de manger, à la fois pour étancher sa faim, et pour trouver la force de rejoindre la sortie. Ainsi, naturellement, il envoya à l’homme la nourriture qu’il avait achetée. L’homme l’attrapa et mordit immédiatement dedans. Nanjii fut satisfait de constaté qu’il venait d’accorder à son bourreau de la compassion et de la pitié, ce que l’autre ne lui avait pas accordé un seul instant, même sous les suppliques. Ainsi il y avait un grand fossé entre eux deux. - Tu es un imbécile, cette bonté te fera crever. - Dis-moi ce que tu voulais, sinon je te tue ! menaça Nanjii en levant un peu son arme, mettant en joue un point invisible entre les deux yeux de Marek. C’était du flan, et Marek le savait certainement. Il se contenta d’hocher la tête, mais ne répondit pas. Nanjii aurait voulu savoir, il aurait voulu trouver une réponse à cette folie, mais il soupira en remarquant qu’il ne l’obtiendrait pas. Alors il baissa son pistolet, tout en restant sur ses gardes, et il recula doucement, pour partir sans tourner le dos à l’homme. - Me libérer, ce n’est pas juste… Nanjii. - Il n’est pas question de justice, mais d’humanité. - J’aurais pu continuer des heures à te torturer, des heures et des jours. Au début, je recherchai la vengeance, mais tu attises les convoitises tant tu es sensible. Chacun de tes cris était délicieux, et si je le pouvais je t’attacherais et titillerais tes côtes… si longtemps que tu en perdrais la tête… Il se mit à rire et, levant les bras, il crispa et décrispa ses doigts, comme s’il chatouillait un corps invisible. Nanjii frissonna, et il tourna les talons, partant en marchant de ce lieu de folie, d’enfer, et surtout, de noirceur. J’espère vraiment que cette histoire vous a plus dans son ensemble ! J’ai vraiment pris énormément de plaisir à l’écrire dans tous les cas. Dsl pour le retard de l’épilogue ! J’espère qu’il saura répondre à vos attentes. N’hésitez pas à faire des remarques, négatives ou non, surtout si elles sont constructives ^^ A bientôt pour une nouvelle histoire !
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Sanji - il y a 10 ans
J'ai lu il y a peu de temps ton histoire , j'ai beaucoup aimé cette idée de ne pas dévoilé le visage du bourreau , dans ma tête c'était une femme ^^ . Tu nous plonge directement dans ton personnage qui endure beaucoup , la fin m'a laisser perplexe simple bémols . Mais à part ça revient refaire une histoire !!!
