Histoire : Hilda

Vous utilisez un bloqueur de publicités

Ce site diffuse uniquement des publicités non-intrusives et sont vitales pour son développement.
Auteur
Histoire
  • Hilda


Histoire ajoutée le 12/05/2014
Épisode ajouté le 12/05/2014
Mise-à-jour le 03/07/2021

  • Chinow Avatar
    Chinow - il y a 12 ans

    Je commente largement après la bataille, mais ce poème-là, j'avoue ne pas l'avoir vu passer. (^-^')

    J'aime bien la façon dont l'image de est très clairement présente à l'esprit lorsqu'on te lit. Il y a presque une dimension filmique dans tes poèmes, dans le sens où ils me font vraiment l'impression de scènettes mises en vers.

    Mais ! Le dernier vers, ah, le dernier vers, il titille ma fibre de lectrice. C'est en effet une sacrée bonne idée au départ, prendre une expression très connue et la modifier de manière à ce qu'elle marque les esprits... Et pourtant, bien que je trouve l'idée géniale, ça ne marche pas, du moins, à mes yeux. C'est une question de goût, après, et je vais bien évidemment te dire ce qui me dérange.
    Les deux derniers vers sont des alexandrins, donc en douze syllabes. Et là, seulement dix syllabes, ça fait une grosse cassure dans le rythme, mais qui paraît du coup un peu maladroite. C'est sans doute voulue, mais je trouve que cette très grosse volonté de rupture est un peu trop démesurée, et paraît du même coup trop artificielle.

    Après, cela ne m'empêche absolument pas de continuer à aimer tes poèmes, au contraire ! C'est juste une question de goût, bêtement personnelle. Mais tes écrits sont vraiment marqué d'un sceau de qualité, qu'on aime ou qu'on aime pas. Et pour un seul vers, crois-moi, cela ne m'empêche pas de bien aimer ton poème. :)


  • mickle Avatar
    mickle - il y a 12 ans
    Salut Chinow, je me fais un plaisir de répondre à ton intéressant message. En fait, je crois que c'est toi qui es dans l'erreur au sujet du dernier vers : il s'agit bien d'un alexandrin si tu comptes les "e" muet, qui constituent, dans la prosodie classique, des "pieds" à part entière : "Rira la dernièrE cel-LE qui rira bien". Et du coup, je respecte la règle de la césure à l'hémistiche (alors que cette règle, je l'ai allègrement enfreinte dans le quatrième vers, si tu remarques bien). Ah! j'adore parler de prosodie et de métrique! J'en profite pour faire plusieurs autres remarques sur ce poème, et je me réjouis que mes écrits te plaisent (surtout n'hésite pas à me critiquer, j'adore ça). Le titre, "Hilda" : Hilda est un personnage de BD du dessinateur Kovacq, une BD vraiment trash dont l'héroïne passe son temps à rêver et se fantasme en princesse du Moyen Age qui doit subir les pires dépravations à cause de la reine, sa rivale, en étant livrée à la lubricité de ses gardes. Cette BD est vraiment dégoûtante, d'esprit très sadien, mais émoustillante, je trouve, et bien dessinée. Pas à mettre entre toutes les mains... En tout cas, le côté médiéval de la chose m'a tout de suite fait penser à la scène d'anthologie du film "François premier" (1937), avec Fernandel dans le rôle de notre princesse. La formule "rira la dernière celle qui rira bien" m'a été inspirée par un épisode de "Black Scorpion" (2001), intitulé "He who laughs last", où le personnage d'Argyle est attaché sur une table et chatouillé avec un "pendule à plume" très moyen-âgeux sous le regard sadique de son frère et de ses complices, dont une superbe femme aux traits asiatiques particulièrement amusée par ce supplice... Ben voilà, d'ailleurs je posterai bientôt d'autres poèmes, dont un consacré à Fernandel, justement... A +

  • mickle Avatar
    mickle - il y a 12 ans
    Variante de ce poème (meilleure, à mon avis): Hilda, hélas, est en fort mauvaise posture, n'ayant rien prévu de son malheur sur la table où les sangles serrées la tiennent incapable de se soustraire à l'inévitable torture et au rire échappé de ses lèvres hilares pour la plus la grande joie des bourreaux de la reine qui répandent sur elle une fétide haleine en titillant ses seins aux rondeurs peu avares car tout la condamne à se livrer, corps et bien, et c'est en vain qu'elle tâche de remuer, imbibés d'une odeur de lie âpre ô combien, ses doigts de pieds qu'on a salés à l'eau de mer et qu'une vieille chèvre à présent doit lécher... Oui : rira en dernier celle qui rira bien !