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- A vous de choisir - Episode 2
Histoire ajoutée le
28/05/2018
Épisode ajouté le
28/05/2018
Mise-à-jour le
03/07/2021
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koko672 - il y a 8 ans
Ça a l'air sympa comme concept ,par contre j'hesite je ne sais pas si on peut voter pour plusieur victimes a la fois en tout cas si cest le cas ,pour ma par ce sera leïli et marie😊en revanche si tu tien a ce que l'on choisissent qu'une seul victime je choisit leïli parce que je suis curieux de savoir ce que ton imagination va sortir avec la réalité virtuelles 😂
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Tickler confiné - il y a 8 ans
Merci Koko :)
Mon idée de départ était de ne prendre qu'un vote à la fois. Mais après tout, ça irait bien plus vite avec plusieurs noms. Encore une fois, à vous de choisir : vous pouvez n'en proposer qu'un seul ou en proposer deux maximum :)
J'enregistre donc un vote pour Leïli et un vote pour Marie !
Le compteur sera remis à 0 après la publication du premier one-shot.
Bilan après le vote de Koko :
Leilï : 1
Alicia : 0
Léa : 0
Marie : 1
Sophie : 0
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Madania - il y a 8 ans
Très bon concept, c'est interactif donc pour nous en tant que lecteur, ça rend la chose encore plus ludique, et pour toi ça te permet d'écrire sans te sentir enfermé, bravo :)
Pour les votes, je vais également en choisir 2, mais pour moi ça sera Leïli et Léa
Au plaisir de te lire alors ;)
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Tickler confiné - il y a 8 ans
Si je fais bien les comptes, nous sommes à 2 votes pour Leïli, Léa et Marie !
Le prochain à voter peut donc avoir le privilège de choisir ! En revanche ce serait assez sympa de nous éviter une égalité, donc il n’y a plus de double vote possible, sauf pour les victimes qui n’ont encore eu aucun vote ;)
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Tickler confiné - il y a 8 ans
C’est donc Marie qui l’emporte ! Merci pour vos votes :) je m’y mets dès que possible !
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Tickler confiné - il y a 8 ans
Pour vous remercier de votre enthousiasme, j'ai décidé de scinder en deux le premier one-shot avec Marie et de vous donner dès ce soir la première moitié que je viens d'écrire ! Bonne lecture !
Le prix du succès
Où pouvait bien être ce foutu téléphone ? Marie le cherchait depuis plus d’un quart d’heure. Et elle avait déjà dix bonnes minutes de retard quand elle s’était rendue compte de son absence au moment de passer la porte de son appartement. Elle avait cherché partout : dans le creux du canapé, sous la table, dans son armoire à chaussure… Elle était même allée jusqu’à inspecter minutieusement le frigo. Elle l’y avait oublié une fois déjà après avoir été chercher son déjeuner et l’appareil avait mis plusieurs heures avant d’accepter de s’allumer à nouveau après ce brutal séjour au froid. Elle courait en tout sens dans ses 30m2, espérant soudain recevoir une illumination divine pour le retrouver. « Marie ! Tu n’es pas possible ! », se reprochait-elle à voix haute.
Son agitation était vaine. Elle finit par se figer au milieu du salon. « Faites qu’il sonne ! S’il vous plaît ! », supplia-t-elle en murmurant. Son vœu fût exaucé. Elle entendit un faible bruit de vibration. Cela venait de sa chambre ! Marie se rua dans la pièce. Dans les draps ! Elle aurait dû commencer par là… Elle saisit le tissu et le releva d’un coup sec. Le téléphone prit son envol lui aussi et termina sa course contre le mur. « Oh non ! Oh non ! », s’écria la jeune femme. Elle se précipita pour le ramasser. Ouf ! Il fonctionnait toujours ! Mais l’écran en était quitte pour une belle fissure. Ça devait être la cinquième fois cette année. Et nous n’étions qu’au mois de juin…
Marie eut tout juste le temps de décrocher avant la fin de l’appel. « Marie ? Vous êtes en route ? », l’interrogea une voix féminine. « Euh oui… Enfin non… Je pars à l’instant », balbutia-t-elle en réponse. « Dépêchez vous un peu ! Sinon vous n’aurez pas le temps de passer par le maquillage ! ». Elle claqua la porte, sans prendre le temps de vérifier que ses clés étaient bien dans son sac à main. Elle repoussa le problème à plus tard. Il fallait se dépêcher. Par chance, elle habitait en face de l’arrêt de tramway. Elle sortit en trombe… et vit les portes de la rame se fermer. Le suivant était prévu dans quinze minutes. La poisse ! Elle hélât un taxi et lui donna l’adresse du studio à la volée.
Enfin elle était au calme, installée confortablement à l’arrière d’une luxueuse berline noire. Ses premiers instants de répit depuis la sonnerie du réveil signifiant la fin de sa sieste. Elle avait vingt bonnes minutes devant elle, peut-être trente avec la circulation de ce début de soirée. Ses amis avaient décidément raison. « Marie tu es trop maladroite ! Marie tu es tête en l’air ! Marie fais un peu attention enfin ! » Ces phrases la poursuivait depuis son enfance et il ne se passait pas une journée sans qu’elle leur donne un sens.
Heureusement pour elle, ça n’avait eu aucun effet sur sa carrière. A 29 ans, elle était déjà une brillante journaliste et était pressentie pour devenir le joker de la présentatrice vedette du JT d’une grande chaine de télévision. Sans être particulièrement jolie, Marie séduisait par sa simplicité et l’éclat de son sourire, qui illuminait la caméra. Ajoutez à cela de grands yeux, qui exprimaient une profonde naïveté, des cheveux châtains bouclés, comme ceux d'une petite fille, et une voix à la douceur satinée, et vous obteniez le cocktail parfait pour faire fondre les cœurs des téléspectateurs. Sa cote de popularité avait décollé à vitesse grand V et cela lui valait son invitation du jour. Depuis un an et demi maintenant, Marie était conviée à toutes sortes d’émission. Elle avait même participé à Fort Boyard l’été précédent, où elle avait dû affronter scorpions et mygales. Mais étrangement, elle ne se souvenait pas d’avoir autant redouté la proximité des bestioles que ce qui l’attendait ce soir. Il faut dire que le concept de l’émission n’était pas fait pour lui donner confiance.
« Le prix du succès ». C’était le titre. Elle n’aurait aucun présentateur avec elle. C’était le public et les téléspectateurs qui décideraient de tout. Chaque mois, une célébrité était élue et se voyait imposer plusieurs épreuves en direct et en prime time, pendant près de deux heures. Tout au long de l’émission, les gens votaient pour décider de la suite. Le mois dernier, une jeune athlète avait dû résoudre une série d’énigmes, suspendue la tête en bas, les pieds reliés par un long câble à une grue qui la faisait se balancer en permanence. Marie ne voulait pas y aller. Dans l’optique d’une épreuve sportive, on lui avait demandé de s’habiller d’une brassière et d’un short de sport. Elle avait toujours été nulle en sport, elle allait se ridiculiser… Mais elle avait été élue et si elle refusait de répondre aux attentes du public, sa carrière pouvait s’arrêter très vite…
L’angoisse atteignit son paroxysme quand elle sentit le taxi ralentir et le moteur s’arrêter. Ils étaient arrivés. Elle paya d’un air absent et se dirigea vers l’entrée destinée aux invités. Sa montre indiquait 19h52. Elle était en retard de près d’une heure ! Marie n’eut même pas le temps d’esquisser un mouvement vers la poignée de la porte que celle-ci s’ouvrit à la volée, laissant passer une petite femme blonde d’une cinquantaine d’année. « Ah bah c’est pas trop tôt ! », lui lança-t-elle en plein visage. « L’émission commence dans 10 minutes ! Oubliez le maquillage et allez tout de suite vous changer ! » Elle tourna les talons aussi sec et repartit d’un pas rapide. Marie la suivit au pas de course jusqu’à une loge exiguë tout près de l’escalier menant au plateau. « Voilà ! Et dépêchez vous ! Vous ne devez garder que le short et la brassière. Vous enlevez tout le reste, y compris les chaussures et les chaussettes ». La jeune femme n’eut pas le temps de répliquer que l’autre claqua la porte. Elle poussa un soupir de soulagement : si on lui demandait de se mettre pieds nus, elle n’aurait sans doute pas à courir. On lui demanderait peut-être de plonger dans des bassins remplis de choses peu ragoutante, mais cela ne lui faisait pas peur. Après les scorpions et les araignées, elle pouvait tout affronter.
Elle avait à peine terminé de se mettre en tenue que la porte s’ouvrit brutalement. Cette fois, la femme blonde ne prit même pas le temps de lui parler et lui indiqua de la suivre d’un signe de tête. Elles gravirent quatre à quatre la série de marches menant au plateau. Marie sentit le stress monter en même temps que l’escalier. Elle connaissait ce sentiment, mais cette fois, elle n’était pas sûre qu’il allait disparaître de lui-même après quelques minutes. Le plateau était plongé dans l’obscurité, mais Marie entendit que les spectateurs étaient déjà en place. Ce soir, une centaine de personnes lui feraient face, et plusieurs dizaines de milliers la regarderaient dans leur écran de télévision pour décider de son sort.
La salle était immense. Un chevalet trônait au milieu. Cela faisait partie des règles : au début de l’émission, la célébrité choisie apparaissait poignets et chevilles liés à un grand X de métal, puis on lui dévoilait quels allaient être les épreuves qui lui seraient imposées. Le public avait le choix entre 5 défis. Elle devrait relever tous ceux qui auraient dépassé 30% des suffrages. Si un seul allait au-delà de cette barre fatidique, elle devrait s’y plier toute la soirée, mais ce cas ne s’était jamais produit jusqu’ici.
Deux hommes habillés en noir l’accueillirent près du chevalet et l’installèrent. Leurs gestes étaient rapides et précis. Il le fallait : la diffusion devait débuter dans moins d’une minute. Ils eurent à peine le temps de s’écarter qu’un spot blanc éclaira Marie, ligotée sur son chevalet. « Bonsoir à tous ! », lança la traditionnelle voix off, une voix métallique censé imiter un droïde de la saga Star Wars. « Ce soir, vous avez désigné Marie pour affronter le prix de son succès. Sans plus attendre, découvrons quelles épreuves vous lui avez réservées ! »
Un écran de contrôle s’alluma près de la jeune femme, tandis qu’un autre, bien plus grand, s’affichait derrière elle. Elle lut rapidement les cinq épreuves : « nager dans la vase », « plonger avec des requins », « peindre un tableau enfermée dans une camisole de force », « traverser un plan incliné en marchant sur les mains », « subir le supplice des chatouilles attachée ». Marie ouvrit de grands yeux en lisant cette dernière phrase. Des chatouilles ? Il n’en était pas question ! Elle était bien trop sensible ! Supporter ça en direct serait une horrible torture !
« Et voici le résultat des votes », reprit la voix, insensible. Des barres apparurent sur les écrans et progressèrent doucement. La vase s’arrêtât presque immédiatement, à 5%, à peine moins bien que la peinture, à 7%. Les requins atteignirent 20% et le plan incliné 22%. Mais Marie avait les yeux rivés sur la dernière barre, dont la course ne semblait jamais devoir s’interrompre. Elle se figea finalement à 46%. « C’est une première ! lança la voix métallique d’un air qui semblait enjoué. Vous n’avez choisi qu’une épreuve pour Marie : ce soir, elle devra subir le supplice des chatouilles attachée ». Le visage de la jeune femme se décomposa devant la caméra.
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bill2222fr - il y a 8 ans
Excellent début d'histoire! C'est très bien amené. L' enchaînement rapide des actions est bien rendu et la tension palpable. Quant au choux du public on ne peut qu'être d'accord lol!
:D
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Neotk - il y a 8 ans
J’ai aussi hâte de lire la suite! Une écriture fluide et un scénario simple mais efficace franchement bravo!
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Tickler confiné - il y a 8 ans
Merci :D J'ai ajouté un peu d'interactivité supplémentaire : rendez-vous à la fin du passage ;)
Marie avait la sensation que le sol du plateau venait de s’effondrer sous elle. C’eut été préférable dans sa situation. Car elle était belle et bien attachée, vulnérable, face à des dizaines de milliers de personnes qui avaient décidé de la soumettre à la torture. Elle allait être chatouillée sans merci, filmée sous tous les angles par les caméras, et ses tortionnaires pourraient assister à son supplice tranquillement depuis leurs canapés, choisissant d’un claquement de doigts le sort qui allait lui être réservé dans les minutes suivantes. « Nous allons marquer une courte pause, reprit la voix off dans les haut-parleurs. Vous n’avez que quelques minutes pour choisir quelle sera la première épreuve de Marie pour payer le prix de sa célébrité. Vos deux premiers choix seront retenus ! ».
L’éclairage retomba et l’écran s’alluma à nouveau. Cinq propositions étaient écrites. La jeune femme leva des yeux où se disputaient le désespoir et la terreur. « Bander les yeux de Marie », « Chatouiller les pieds de Marie avec des plumes », « Faire lécher les pieds de Marie par des chèvres », « Chatouiller Marie sous les pieds et les aisselles », « Libérer Marie ». La jeune femme reçut un second coup de massue derrière la tête. Elle était effroyablement chatouilleuse de la plante des pieds. Le simple contact d’une plume à cet endroit hyper sensible suffisait à la faire craquer en quelques secondes. Elle n’osait même pas imaginer l’effet des autres propositions… Et c’était visiblement là que la production avait décidé de débuter le jeu
Les barres commençaient déjà à progresser à vive allure. Toutes… sauf la dernière, qui avait bien du mal à atteindre le premier pour cent. Marie voulait pleurer. Marie voulait supplier. Elle savait qu’elle finirait par le faire, mais elle devait tenir au moins quelques minutes. Elle devait absolument montrer qu’elle pouvait affronter cette épreuve. L’intendante revint, un sourire narquois sur le visage. « Vous savez que vous avez le droit d’abandonner, lui lança-t-elle d’une voix ou perçait le sarcasme. Personne ne vous en voudra, à part vos milliers de fans… » Marie serra les dents et secoua la tête. La femme blonde tourna les talons.
Le spot blanc s’éclaira à nouveau, baignant Marie de lumière. Sous cet éclairage, sa peau nue légèrement bronzée, largement visible en dehors des parties recouvertes par la brassière et le short, ressortait comme un phare dans la nuit. Elle imaginait sans peine les regards avides de ses bourreaux derrière leurs écrans. Marie n’était certes pas aussi jolie que les autres bimbos de la télévision, mais elle savait prendre soin de son corps. « Merci de votre participation, reprit la voix. Découvrons quel sera le contenu de la première épreuve de Marie ! ». La journaliste ne tourna pas la tête. Elle regarda la caméra qui lui faisait face droit dans les yeux, déterminée à ne pas ciller quand la sentence serait annoncée. « Vous avez donc choisi : ‘chatouiller les pieds de Marie avec une plume’ et ‘bander les yeux de Marie’ ! » Elle cilla.
Le chevalet se mit à vibrer et commença à s’incliner. Marie sursauta et réprima un petit cri. La structure métallique s’abaissait et sa prisonnière se retrouva bientôt à l’horizontale, allongée sur le dos. Elle eut à peine le temps de distinguer deux formes humaines derrière elle qu’un épais bandeau de tissu noir fut appliqué sur ses yeux et noué derrière sa nuque. La barrière était efficace : même les lumières puissantes des spots disparurent en un instant. Elle était désormais seule avec sa terreur. Elle ressentit néanmoins une forme de soulagement. Au moins, les caméras ne capteraient pas son regard suppliant sous l’effet des chatouilles. Une consolation bien maigre.
« Il est temps pour Marie de payer le prix de sa célébrité ! » lança la voix robotisée dont le volume avait été augmenté considérablement. La jeune femme crispa tous ses muscles, redoutant plus que jamais le premier contact sous ses pieds nus. Au début, il n’y eut qu’une plume dont les barbes lui taquinèrent les deux premiers orteils de son pied gauche. Marie ne put se retenir de les crisper et se rendit compte que c’était impossible. Une barre métallique froide retenait leurs extrémités, empêchant tout mouvement au-delà de quelques millimètres. Sa stratégie de défense annihilée, Marie n’eut d’autre choix que de laisser la plume parcourir la base de ses doigts de pied.
Son visage se tendit de plus en plus, traduisant l’effet irrésistible des doux attouchements à l’écran. La production avait choisi de river une caméra sur la tête de Marie et une autre sur ses pieds nus pour que les téléspectateurs ne ratent pas une miette du spectacle. Ils pouvaient sans peine voir le résultat de chaque mouvement de plume sur leur victime. Marie avait de plus en plus de mal à résister aux terribles démangeaisons. Précise comme un scalpel de chirurgien, la pointe de la plume caressait la base des cinq orteils, s’infiltrait entre la peau nue et la barre métallique, jouait de sa souplesse pour s’insinuer entre deux doigts de pied sensibles. Marie lâchât de petits gémissements, agrémentés ça et là d’un « non ! non pas là ! » prononcé à voix haute. Mais elle ne riait toujours pas. Le supplice n’était pas aussi horrible qu’elle l’avait imaginé. Peut-être parviendrait-elle à limiter la casse… Elle avait tort.
Soudain, une autre plume se mit à chatouiller directement le creux de la plante de son pied droit. L’instrument ne lui avait accordé aucun préliminaire et s’attaquait aux points les plus sensibles au cœur de la cambrure. A l’écran, la plume glissait avec grâce et volupté sur la peau nue, laissant aux téléspectateurs le soin de constater tout le potentiel chatouilleux qu’elle détenait sur la victime. Marie, qui avait poussé un cri de surprise, ne put se retenir plus longtemps et laissa échapper un éclat de rire aux sonorités timides, dont le volume grimpa de secondes en secondes et monta en flèche quand la première plume imita sa voisine dans le creux du pied gauche.
« Arrêtezhéhéhéhéhé ! Pitiéhéhéhéh ! Ça chatouhouhouhouille ! Pas mes piedshéhéhéhé ! » Marie avait perdu sous les chatouilles toutes la belle contenance qui faisait sa force dans son métier. Irrésistiblement chatouilleuse, elle ressentait avec une acuité décuplée chaque variation de pression sur son épiderme ultra-sensible. A l’écran, les spectateurs purent remarquer les premières larmes rouler sous le bandeau, tandis que les plumes entamaient un long mouvement de va-et-vient sous les pieds de Marie. Privés de marge de manœuvre, ceux-ci tentaient comme ils pouvaient de se soustraire à l’horrible supplice sans jamais y parvenir.
Ils étaient parfaitement en accord avec leur propriétaire. Ni trop grand, ni trop petits, avec leur pointure 38. Une plante délicieusement creusée et des orteils fins et arrondis, accentuant leur timidité. Ceux-ci reçurent à nouveau la visite des plumes, qui alternaient les petits attouchements nerveux à la base des doigts de pied avec de longs frôlements pour épouser la courbure des plantes. Marie riait comme une possédée. Ses longs cheveux bouclés semblaient en transe autour de son visage scruté par la caméra. Ses éclats de rire inondaient les micros, accompagnés de suppliques le plus souvent inintelligibles.
Le ballet des plumes s’interrompit finalement. L’influence des chatouilles ne quitta pas Marie avant plusieurs secondes, offrant la scène surréaliste d’une victime qui continuait à rire malgré l’arrêt de son supplice. Le chevalet se remit en marche et revint à sa position initiale. Le bandeau noir fut enlevé et les téléspectateurs purent découvrir les yeux embués de larmes de la journaliste. « Marie, avez-vous quelque chose à dire avant de demander au public le contenu de la deuxième épreuve ? », l’encouragea la voix métallique. Elle aurait voulu faire bonne figure et se montrer forte. Mais elle craqua, suppliant la caméra : « Pitié ! Libérez moi je vous en prie ! C’est horrible ! Pitié ! Pitié ! » Le micro fût coupé et les lèvres de la jeune femme continuèrent de se mouvoir en silence.
« Cher public, voici les choix ! »
À vous de voter chers lecteurs ;) le premier choix qui recueille trois votes sera retenu !
A. enfermer Marie dans une camisole de force et lui faire lécher les pieds par une chèvre
B. bâillonner Marie et lui chatouiller le ventre, les côtes et les aisselles
C. bander les yeux de Marie et lui demander de deviner quel instrument lui chatouille les pieds et les aisselles
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Neotk - il y a 8 ans
Je sais pas combien de choix faut donner alors j’en donne avec un ordre de préférence:
1er-A
2eme-C
C’est une très bonne histoire, bien écrite mais je trouve que ça manque un peu de rires et de suppliques j’espère que ça viendra!
Courage
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Tickler confiné - il y a 8 ans
Et bien c'est ce qu'on appelle un vote unanime ^^ Ce sera donc la A !
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Tickler confiné - il y a 8 ans
Hello les amis !
La fin de l'épreuve de Marie arrive (très) vite. Et il va falloir choisir qui sera la prochaine héroïne. Je prends un peu d'avance et vous propose d'ores et déjà la seconde liste, avec une nouvelle victime proposée :rouleyeux: Même règles : vous pouvez voter pour deux victimes. La première à recueillir trois votes l'emporte !
Lauraine
21 ans - 1,59m - pointure 35
Point le plus chatouilleux : les pieds et les aisselles
Ne la jugez pas par sa petite taille ! Déterminée et inflexible, Lauraine ne laisse personne entraver sa route lorsqu'elle est lancée vers un objectif et déjoue tous les pronostics. Elle n'a qu'une seule faiblesse. Une toute petite faiblesse...
Leïli
26 ans – 1,70m – pointure 39
Point le plus chatouilleux : les côtes
Avec son physique longiligne, Leïli passe le plus souvent pour une grande sportive. Sa passion, c’est plutôt les jeux vidéo . Elle a même réussi à en faire son métier en devenant testeuse professionnelle. Ses vidéos sur Internet font des dizaines de milliers de vue. Mais gare au développement un peu trop rapide de la réalité virtuelle...
Alicia
25 ans – 1,67m – pointure 38
Point le plus chatouilleux : le ventre
Dans une autre vie, Alicia aurait pu être mannequin, avec ses courbes parfaites, ses longs cheveux bruns et ses yeux verts. Mais la jeune femme se débat au milieu d’une vie parfaitement banale de banlieusarde. Elle égaye son quotidien grâce aux réseaux sociaux, où elle n’hésite pas à se mettre en scène, sans trop prendre garde aux prédateurs qui y rôdent…
Léa
27 ans – 1,58m – pointure 37
Point le plus chatouilleux : les pieds
Souriante et pétillante, Léa fait le bonheur de sa famille, de ses amis, de ses collègues… Une bonne humeur et un rire très communicatif. Voire même un peu trop addictif pour certains.
Sophie
23 ans – 1,65m – pointure 38
Point le plus chatouilleux : le nombril et les aisselles
La cigarette, l’alcool, voire même un peu de drogue de temps en temps… Sophie ne recule devant rien et justifie tous ses écarts par son jeune âge. Mais cela n’empêche pas les mauvaises rencontres. Signe particulier : les chatouilles sous les pieds la laisse de marbre.
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SweatyGirlySoles - il y a 8 ans
Alors déjà premièrement ta oublier de préciser l'âge de lauraine j'espère que se sera pas trop haut mdr y a trop de 27 ans je préfère genre 23 22 equelque mdr mais sinon si Sophie avait été chatouilleuse sous les pieds je l'aurai sûrement choisi mais puisque ce n'est pas le cas elle m'intéresse pas vraiment même pas du tout mdr Alicia est intéressante mais pareil que Sophie m'intéresse pas trop car son point le plus chatouilleux à rien à voir avec les pieds leili pareil y reste que lauraine et Léa de vraiment intéressante ( pour moi du moins) je dirai Léa car se que sa dis sur elle m'intéresse vraiment beaucoup sa a l'air super mais le seul truc c son age pour moi il est un peu trop élevé donc après cela dépendra de l'âge de lauraine je pense si lauraine a entre 18 et 23 ou 24ans je sais pas peut être que je prendrai lauraine mais pour le moment je choisi Léa je préfère le profil de Léa
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Tickler confiné - il y a 8 ans
Bien vu Jeff ! Désolé pour l’oubli !
21 ans pour Lauraine. Je te laisse réfléchir à ton vote du coup ;)
Par ailleurs, à part Sophie, rien ne dit que les autres ne sont pas chatouilleuses des pieds :p
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koko672 - il y a 8 ans
lauraine et leili pour ma part je toujours aussi curieux par rapport a la realité virtuelle XD
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Tickler confiné - il y a 8 ans
Grrr vous avez réussi à me faire une égalité !
Prime au plus rapide : Léa ou Lauraine, le prochain qui me donne l’un des deux prénoms gagnera une avant première sur une des histoires.
Ça marche aussi pour ceux qui ont déjà voté, une sorte de deuxième tour quoi !
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Tickler confiné - il y a 8 ans
Ce sera donc Léa qui succédera à Marie ! La dernière partie de l’episode 1 arrivera d’ici ce week-end ;)
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Tickler confiné - il y a 8 ans
Comme promis, la fin de l'épreuve de Marie :D
Cette fois, l’écran de contrôle ne s’alluma pas et Marie ne put voir quelles étaient les propositions pour la suite de la torture. Les larmes coulaient le long de ses joues. Même dans ses pires cauchemars, elle n’aurait pu imaginer subir un tel supplice devant des millions de gens. Abandonner la soulagerait des chatouilles, mais elle deviendrait aussitôt la trouillarde qui avait été incapable de résister à l’épreuve. C’était là tout l’inconvénient de la télévision : sachant que tout ce qu’ils voyaient était rigoureusement encadré, les gens étaient prêts à tout accepter. De fait, Marie avait été informée qu’un médecin était là, quelque part, pour intervenir en cas de problème. Elle en venait à penser qu’il valait mieux pour elle que ce problème arrive, qu’elle perde connaissance, si cela lui permettait d’interrompre la torture sans qu’elle ait besoin d’y mettre elle-même un terme.
Ces sombres pensées ne cessaient de traverser son esprit quand l’intendante revint, accompagnée des deux hommes qui l’avaient attachée et d’une jeune assistance encombrée d’un plateau en métal. Marie fut presque surprise quand la femme demanda à ce qu’on la détache. Malgré le soutien procuré par les deux techniciens, elle chancela au moment de poser les pieds sur le sol glacial. L’assistante lui tendit immédiatement le plateau, sur lequel trônait un grand verre d’eau que Marie avala d’un trait. La journaliste nota au passage le regard compatissant de la toute jeune femme, qui semblait avoir compris toute l’horreur de sa situation, comme si elle voulait lui dire qu’elle-même ne pourrait résister. Elle lui en fut immédiatement reconnaissante.
« Vous êtes sûre de ne pas vouloir abandonner ? » La voix de l’intendante était toujours aussi sèche. Marie sursauta avant de secouer la tête. « Non, je dois aller au bout », s’entendit-elle dire d’une voix affaiblie. « Comme vous voudrez", reprit l’autre.
Une autre assistante, un peu plus âgée celle-là, fit son apparition. Elle tenait un épais morceau de tissu dans les mains, agrémenté de nombreuses boucles métalliques. « Vous allez devoir enfiler ça », poursuivit l’intendante avec un sourire presque imperceptible. Elle venait d’étendre le morceau de tissu et Marie comprit d’un seul coup : c’était une camisole de force, de celle que l’on voyait dans les films sur des asiles de fous. Un frisson lui parcourut l’échine. Elle avait envie de fuir à toutes jambes, de rentrer en courant, pieds nus s’il le fallait, à son appartement où elle serait en sécurité, loin de ces millions de bourreaux qui avaient décidé de l’enfermer là-dedans pour la rendre plus impuissante encore face aux chatouilles.
« Je vous rappelle que nous n’avons pas toute la nuit », glissa la voix froide de la femme. L’électrochoc fut suffisant. Marie tendit les bras et les deux hommes s’empressèrent de lui passer le vêtement et de verrouiller solidement toutes les boucles de métal. La journaliste se retrouva prisonnière, les bras croisés juste au-dessous de sa poitrine. La position était horriblement inconfortable, pire que ce qu’elle imaginait. La camisole enserrait ses bras, ses épaules et tous le haut de son torse. Elle était en revanche assez courte pour laisser son ventre à nu.
« Bien allons-y, il ne nous reste que trois minutes », ordonna l’intendante. Les techniciens conduisirent Marie au fond du plateau. La jeune femme découvrit avec stupeur un lourd carcan de bois, style Moyen-Âge, qui avait été jusqu’ici maintenu dans l’ombre. Avec un ménagement tout relatif, elle fut installée sur un siège relié à un poteau. Ses jambes furent tendues vers l’avant et ses pieds passés dans les trous aménagés dans le bois. Une fois en place, le carcan fut verrouillé et cadenassé.
Les deux hommes revinrent vers elle et entreprirent d’arrimer le dos de la camisole au poteau. Dans cette position, elle ne pouvait même plus se pencher et son visage resterait quoi qu’il arrive dans le champ des caméras. Tandis qu’elle testait sa marge de manœuvre, elle sentit ses gros orteils être titillés par un élément inconnu. « Eh ! Qu’est ce que vous faite ? » Protesta-t-elle. L’intendante et la plus âgée des deux assistantes étaient en train de passer des cordelettes autour de ses premiers doigts de pieds qu’elles relièrent ensuite au carcan. Malgré l’air interrogateur de Marie, aucune d’elle ne prit soin de lui expliquer le but de la manœuvre.
Une fois leur mystérieux travail accompli, elles s’éclipsèrent rapidement. La journaliste eut à peine le temps de constater l’immobilité forcée de ses pieds nus que les projecteurs s’allumèrent de nouveau. « Nous sommes de retour ! Marie n’a pas encore fini de payer le prix de sa célébrité », lança la voix robotisée. « Vous avez été unanime. Pour sa deuxième épreuve, Marie va se faire lécher les pieds par une chèvre ! »
« Oh non ! » Le cri aigu de Marie avait claqué comme un fouet dans les micros. La caméra se figea sur le visage de la jeune femme dont les yeux exprimaient une terreur sans nom. « Non ! Pitié ! Pas la chèvre ! C’est de la torture ! Pitié ! Pitié ! » « Voulez-vous abandonner ? », questionna la voix métallique.
Marie allait dire oui. Elle ne pouvait pas faire autrement. Le supplice de la chèvre… Elle ne pourrait pas le supporter Elle allait craquer, pleurer, crier, supplier, se ridiculiser devant ces millions de gens qui avaient décidé de la plonger en enfer. C’est alors qu’un autre projecteur s’alluma, éclairant le public. L’esprit accaparé par les chatouilles, Marie avait presque oubliée la présence de cette centaine de témoins directs, les yeux braqués sur elle, attendant fébrilement sa décision. Elle imaginait déjà les sifflets qui tomberaient de la tribune pour sanctionner son abandon. Elle ne pouvait pas s’infliger ça. Son orgueil de journaliste ne s’en remettrait jamais. Elle ravala les larmes qui prenaient d’assaut ses pupilles. « Non, je continue… » souffla-t-elle. « Vous devez le dire plus fort », ordonna la voix. « Non ! Je continue ! » cria Marie.
A peine avait elle prononcé ces mots qu’un roulement de tambour retentit sur le plateau. Un homme s’avança. Il était grimé comme un bourreau du Moyen-Âge, couvert d’un gilet de cuir marron et le visage dissimulé derrière une grossière cagoule noire. Mais le regard de Marie s’était figé sur la corde qu’il tenait dans ses mains et qui se dévoilait de plus en plus à mesure qu’il progressait dans le cercle de lumière des projecteurs. Elle ne put réprimer un gémissement de désespoir lorsqu’elle la vit. La démarche incertaine, tractée doucement vers le carcan, une chèvre blanche avançait vers ses pieds vulnérables.
La journaliste sursauta quand une femme, habillée en courtisane, entra brutalement dans son champ de vision, un seau de bois à la main. Elle devança la chèvre et s’agenouilla face au carcan. Le pinceau qu’elle sortit du seau était brillant d’humidité, recouvert d’une substance visqueuse et translucide. D’un geste habille, elle fit courir l’instrument sur les plantes de Marie, qui sursauta à ce contact. La femme recouvrit consciencieusement de saumure l’épiderme de la prisonnière. Le visage crispé, Marie se mit à danser dans sa camisole au rythme des attouchements, laissant échapper de petits rires, qui se transformèrent en un nouveau cri quand les poils du pinceau s’insinuèrent entre ses orteils.
La journaliste poussa un soupir de soulagement quand la femme se releva et recula doucement dans l’ombre. Mais son répit fût bref. La chèvre n’était plus qu’à un mètre de ses pieds nus et l’homme tirait de plus belle. « Non ! Non ! Non ! Non ! », psalmodiait Marie d’une voix paniquée.
La chèvre arriva finalement au contact du carcan. Son museau chercha la saumure. Marie sauta sur son siège lorsqu’elle sentit le contact chaud et humide contre la plante de son pied droit. L’animal huma encore quelques secondes l’épiderme de la jeune femme, puis se mit à lécher.
Rapide et précise, la fine langue s’attaqua à la surface de ses plantes de pied. « Hahahahaha nonhonhonhonhonhon ! », hurla la prisonnière, électrisée par les contacts répétés sur sa peau nue et vulnérable. La chèvre changeait continuellement de cible, chassant la moindre goutte de l’eau salée qui s’étaient écoulée naturellement au coeur des doux creux. Marie avait perdu tout contrôle et se débattait furieusement dans la camisole, qui, soudée au poteau métallique, ne bougeait pas d’un pouce. « Hahahah ! Arrêtezhéhéhéhé ! Enlevez la chèèèèèèvre ! ça chatouhouhouhouhouille ! Hahahahahaha ! Pitiéhéhéhéhé ! »
L’animal poursuivit son ouvrage, guidée par l’odeur de la saumure. Les plantes laiteuses furent rapidement épuisées. La langue râpeuse remonta vers la zone d’appui des deux pieds collés l’un à l’autre, insensibles aux supplications de Marie. Puis l’odorat de la chèvre fut attiré vivement vers le haut.
Longuement visités par le pinceau, les orteils de Marie avaient retenu une grande partie de la saumure. Des gouttes pures et salées s’étaient lovées entre les fins doigts de pieds. La chèvre ne résista pas à ce trésor. La langue s’insinua entre les orteils de la jeune femme, goutant chaque millimètre carré de peau chatouilleuse. Marie poussa un cri perçant, suivi d’un flot ininterrompu de suppliques.
« Nooooooooon ! C’est de la tortuuuuuuuuure ! Pas entre les orteeeeeils !Pitiéééééééééé ! Arrêtezhéhéhéhéhéhéhéhé ! » La journaliste secouait la tête en tout sens, rendue folle par la sensation qui irradiait de ses pieds nus soumis aux irrésistibles chatouilles. Un temps effrayée par les mouvements désespérés de la victime, la chèvre releva la tête. Marie profita de l’occasion pour fixer la première caméra qu’elle remarqua : « Pitié ! Je ne peux plus ! Libérez mouhahahahahahahahaha ».
La langue de la chèvre avait repris son ouvrage, léchant le bout arrondi des orteils. Marie ne parvenait plus à prononcer une parole entre deux éclats de rires. L’épuisement la gagnait. Le visage rougi, elle avait de plus en plus de mal à reprendre sa respiration, tandis que l’animal parcourait ses pieds à la recherche des dernières gouttes de sel.
Quand la chèvre recula, rassasiée, Marie était à bout de souffle et aspirait de grandes goulées d’air. « Félicitations Marie ! Vous avez atteint la toute dernière épreuve, lança la voix off. Dans quelques minutes, vous aurez payé le prix de votre célébrité ! »
Les projecteurs s’éteignirent. Marie s’effondra, maintenue dans sa position par la camisole. L’intendante revint et approcha un verre d’eau de ses lèvres. La journaliste bût avec avidité. La jeune assistante fit elle aussi son apparition et entreprit d’essuyer les pieds de la prisonnière à l’aide d’une serviette humide. Ce contact fit du bien à Marie, qui se détendit un peu. « La dernière épreuve est pour le public dans les tribunes », lui glissa l’intendante.
Trop épuisée pour répliquer, la jeune femme accueillit la nouvelle sans un mot. La femme blonde entreprit de dénouer lentement les courroies de la camisole. Marie sentit l’étreinte du tissu se desserrer progressivement. Lorsqu’elle fût entièrement libérée, des millions de fourmis invisibles assaillirent ses bras. Elle eut à peine le temps de les étirer que l’intendante attrapa ses poignets pour les entraver à l’aide de menottes rembourrées. « Désolé, fit-elle, je dois les attacher au-dessus de votre tête. » En une fraction de seconde, la journaliste se retrouva les bras tendus le long du poteau, les poignets retenus par un épais mousqueton d’escalade. Ainsi attachée, elle pourrait être chatouillée n’importe où : de ses pieds enfermées dans le carcan à ses aisselles vulnérables en passant par son ventre, aucune zone de peau nue n’était inaccessible.
« Vous avez trois minutes pour récupérer. Profitez en bien ». L’intendante et l’assistante se retirèrent et Marie se retrouva seule dans le noir. Elle percevait au loin les murmures dans le public. C’est donc de là que viendraient ses derniers bourreaux. Marie ferma les yeux et se concentra sur sa respiration, usant d’une technique apprise à ses débuts comme présentatrice.
Les trois minutes s’écoulèrent en une fraction de secondes. Un claquement retentit et le plateau fût à nouveau illuminé. « Nous sommes de retour pour la dernière épreuve de Marie ! », reprit l’infernale voix off. « Comme vous le savez déjà, notre courageuse candidate sera livrée au public. Mais avant cela, voyons ce que vous lui avez réservé. Vous avez décidé… » Le roulement de tambour reprit puis s’interrompit brutalement : « … qu’elle doit être bâillonnée et chatouillée sur tous le corps ! »
Marie n’eut même pas le temps de pousser un cri de surprise. Cachées dans l’ombre derrière elle, l’un des techniciens avait réagi en un éclair pour la réduire au silence à l’aide d’un épais adhésif collé sur sa bouche. « Que les volontaires s’avancent ! » reprit la voix.
Ils étaient six. Marie les vit s’approcher d’elle telle une armée de zombies avides de sang frais. Sauf qu’il n’était pas question de la dévorer. Il y avait de tout : des hommes et des femmes, des jeunes et des moins jeunes, mais tous semblaient partager la même excitation à l’idée de titiller son corps chatouilleux.
La panique gagna Marie à mesure que ses bourreaux s’approchaient. Bientôt, elle fut totalement encerclée. Partout où elle détournait le regard, elle tombait sur un visage inconnu, les yeux brillants. La journaliste jetait des « Mmhhmmhmh ! » épouvantés. Elle sursauta quand elle sentit un visage s’approcher de son oreille gauche et une voix féminine lui souffler à l’oreille : « On ne t’a chatouillé que les pieds pour l’instant, mais je parie que tu as d’autres point faible : les aisselles ? Ou peut-être le ventre ? » Marie tourna la tête vers la voix et découvrit une jeune femme qui ne devait pas avoir plus de vingt-ans. Celle-ci gigotait ostensiblement ses doigts dotés de longs ongles vernis de rouge à quelques centimètres de l’aisselle vulnérable, prête à passer à l’action. Le regard de la prisonnière se fit suppliant et ses gémissements redoublèrent d’intensité.
« Vous êtes prêts ? » reprit la voix. « Que la dernière épreuve de Marie commence ! »
L’enfer se déchaîna. Le hurlement poussé par Marie sous l’intensité des sensations franchit sans peine la barrière d’adhésif. Les chatouilles venaient de partout à la fois. Deux hommes s’étaient arrogés ses pieds nus et les gratifiaient de vifs attouchements du bout des doigts. Une femme lui pinçait les cuisses, juste au-dessus des genoux. La fille aux longs ongles s’était ruée dans le creux de son bras, gratouillant délicatement la fine peau offerte. Mais le pire venait d’ailleurs. Les deux derniers bourreaux, un homme et une femme, avaient pris pour cible ses côtes et son ventre. Si Marie reconnaissait volontiers que le creux de ses pieds nus était son plus grand point faible, ces deux points suivaient de près sur la liste des zones hyper-sensibles.
La technique des deux bourreaux était imparable. Placé derrière elle, l’homme pinçait ses côtes avec frénésie, lui arrachant des soubresauts à chaque contact. Ses doigts se déplaçaient sans cesse pour parcourir le plus de surface chatouilleuse, s’insinuant dans chaque interstice pour la mettre plus encore au supplice. La femme, elle, gratifiait son ventre de longs frôlements du bout des ongles. Découvrant une zone plus sensible sous le nombril, elle y concentra son attaque, usant d’un seul doigt pour titiller sans pitié ce point faible, arrachant à Marie une nouvelle série de « Mmmhhh ! Mmhhhm ! » épouvantés au travers du bâillons. « Guili guili guili ! ça chatouille ? », lança-t-elle d’une voix espiègle.
La prisonnière n’en pouvait plus. Après les plumes, après la chèvre, elle n’imaginait pas subir des chatouilles plus terribles encore. Elle jetait des regards désespérés autour d’elle et partout elle tombait sur des doigts torturant son corps vulnérable. Elle bondit dans le carcan quand les deux bourreaux suppliciant ses pieds se coordonnèrent pour concentrer leurs attouchements dans le creux de ses plantes. Elle cria de nouveau quand la fille aux longs ongles s’attaqua à son aisselle gauche. Marie n’en pouvait plus. Ses suppliques se faisaient de moins en moins audible. Elle sentit sa conscience dériver malgré les constantes décharges chatouilleuses sur son corps vulnérable.
« C’est terminé ! » lança la voix robotisée. « Nous pouvons applaudir Marie bien fort, elle a payé avec courage le prix de sa célébrité ! »
Il fallut plusieurs secondes à la journaliste pour se rendre compte que les chatouilles s’étaient arrêtées. Elle s’effondra d’un seul coup, comme si quelqu’un venait de débrancher la prise qui maintenait ses muscles en tension.
***
Un black-out sans avoir bu une seule goutte d’alcool. C’est comme ça que Marie percevait la suite des événements. Elle se souvenait vaguement d’avoir été détachée puis raccompagnée dans sa loge, où elle s’était rhabillée avant d’être amenée à un taxi. Mais sa conscience n’était plus là pour l’accompagner, vaincue par le supplice des chatouilles.
La nuit ne l’avait pas aidé à remettre ses idées en place. Assise autour de la table de rédaction, elle tentait de préparer son JT du midi tant bien que mal. Son regard scrutait les réactions de ses collègues, qui semblaient partagés entre l’amusement, l’excitation et l’indignation de la torture qu’elle avait subie en direct. Marie se recroquevilla sur sa chaise. Sous la table, ses pieds qu’elle laissait toujours nus pendant ces longues réunions battaient la mesure, en équilibre sur le bout des orteils.
Soudain, elle sursauta et laissa échapper un cri. Un ongle vicieux grattait la plante cambrée de son pied gauche. Marie se retourna d’un bloc pour découvrir le visage de son assistante, qu’elle n’avait pas entendue arriver. « Il paraît qu’on est chatouilleuse ? », lança-t-elle d’une voix goguenarde, déclenchant un éclat de rire général dans la pièce. L’émission était terminée, mais Marie sentit qu’elle n’avait pas fini de payer…
Au tour de Léa... :rouleyeux:
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bill2222fr - il y a 8 ans
Excellente histoire très bien écrite. Un régal
Bravo. On en redemande... :)
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Tickler confiné - il y a 8 ans
L’histoire de Léa ne va pas tarder à arriver mais avant je voudrais vérifier que le forum n’est pas aussi mort qu’il n’en a l’air cet été ! Qui est là pour la suite ? 😁
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Revan - il y a 8 ans
J'ai beaucoup aimé l'histoire de Marie et j'ai hâte de découvrir celle de Léa !
Tu peux compter sur moi pour lire la suite ! 🙂
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Neotk - il y a 8 ans
Pareil! Toujours présent et j’attends aussi la suite d’autres histoires dans le forum! Je serais là
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Tickler confiné - il y a 8 ans
Merci ! Je vous donne le tout début de l'histoire de Léa, qui je l'espère donnera aussi envie à d'autres de me dire ce qu'ils en pense. Neotk, pour le Professionnel, je ne l'ai pas abandonné : la suite viendra mais plus tard ;)
"Tu vas rire pour nous Léa !"
« Léa ! Réveille-toi ! Tu vas nous mettre en retard ! » La voix de sa meilleure amie lui parvint dans un demi-sommeil. Léa ouvrit un œil. La chambre était baignée d’une douce lumière bleutée, provoquée par les rideaux traversés par les rayons du soleil. Le réveil indiquait 8h15. Bien trop tôt pour se lever. La jeune femme se lova dans la couverture, profitant du cocon de chaleur qu’avait créé son corps au cours de la nuit, et enfonça la tête dans son oreiller.
Des pas s’approchèrent de la porte. Celle-ci s’ouvrit sans ménagement. Nina pénétra dans la pièce. Les yeux clos, Léa devina au bruit de respiration que son amie s’était arrêtée au bout du lit. Elle devait la fixer d’un air dépité, constatant le peu d’entrain que la dormeuse mettait à s’extraire des draps. « Allez ! Bouge toi ! », lança-t-elle d’une voix autoritaire. En guise de réponse, Léa s’enroula encore plus dans la couette. Elle savait quelle était la prochaine étape. Nina tira sur le tissu d’un coup sec, mais elle tint bon. Seules ses pieds se dévoilèrent furtivement. Elle tenta de les rabattre à l’abri. Pas assez vite.
Une main ferme attrapa sa cheville gauche. Le pied droit rentra sous la couette, abandonnant son jumeau derrière lui sur le champ de bataille. Nina tira doucement sur celui-ci. « Allez ! On se bouge ! » Un grognement se fit entendre sous la grotte de tissu mais aucun autre mouvement n’indiqua une quelconque volonté d’obéir. « Bon, si tu le prends comme ça… » Léa sentit son ami s’asseoir sur le lit, bloquant sa jambe sous ses fesses pour empêcher tout mouvement. Nina s’assura que le pied était bel et bien immobilisé, la plante tournée vers le plafond. Elle ne put s’empêcher d’éprouver un léger sentiment de jalousie. Les pieds de Léa étaient magnifiques, à tous points de vue. D’une pointure 37, en accord avec le petit 1,58 mètre de son amie, ils étaient d’une pureté incomparable. La peau satinée ne présentait aucun défaut, allant du rose mate du talon, de la zone d’appui et du bout des orteils, à un rose très pale au creux de la plante et à la base de fins doigts de pied légèrement turbulents, donnant un côté espiègle qui collait bien au caractère de leur propriétaire.
Elle glissa un index sous la plante exposée, laissant son ongle caresser doucement l’épiderme. Elle entendit pouffer sous la couverture. « Alors madame la rebelle, on est chatouilleuse ? », lança-t-elle en se tournant vers la tête de lit. Sous le tissu, Léa se concentrait pour résister à l’infernale sensation de ce doigt chatouillant son pied nu, changeant continuellement de trajectoire pour la prendre par surprise. Elle crispa les orteils, plissant au maximum la peau au creux de sa plante. Loin de se décourager l’ongle vicieux se mit à suivre chaque sillon de peau, suivant les virages et s’insinuant dans les creux pour aller trouver les points les plus sensibles. Léa allait éclater de rire, elle le savait. Déjà de petits gloussements filtraient de sa bouche et traversaient l’oreiller.
« Tu ne pourras pas résister indéfiniment, tu sais ? » glissa Nina. Celle-ci changea de stratégie. Usant de ses deux mains, elle se mit à gratouiller les bords du pied offert, partant du talon pour remonter lentement, très lentement, vers la zone d’appui. La couverture se mit à danser et la tension de la jambe sous les fesses du bourreau s’intensifia par à-coups. Ses doigts titillaient la peau sans relâche, insistant sur les points qui provoquaient des réactions plus vives. Elle en trouva un particulièrement chatouilleux au bord du petit orteil. Elle saisit le petit rebelle entre le pouce et l’index de sa main gauche, le forçant à se relever. Elle sentit la tension s’accroître encore, trahissant l’appréhension de Léa. « Tu te rends ? » questionna-t-elle à haute voix. Aucune réponse. Nina mit la menace à exécution. Du bout d’un ongle, elle gratta la base tendre du doigt de pied captif, partant de l’extérieur pour se diriger vers la jointure avec son voisin toujours replié. Un gémissement sonore s’échappa de la couverture, secouée de mouvement furieux. Puis ce fut l’éclat de rire. « Hahahahahaha ! Arrête ! T’as gagnéhéhéhéhéhé ! »
Léa avait rendu les armes, se débattant comme une possédée et gratifiant son ami de son rire tellement mignon, qui tirait de plus en plus dans les aigus à mesure que les dernières barrières tombaient sous la torture. Mais Nina voulait punir cette petite effrontée. Profitant de la déconcentration de sa victime, elle empoigna tous les orteils dans la paume de sa main gauche et se mit à chatouiller du bout de ses cinq doigts libres le creux de la plante désormais tendue comme un arc. Léa poussa un cri strident, suivi d’un flot de rires mêlés de suppliques. « Nonhonhonhonhon ! Stooooop ! Ça chatouhouhouhouhouille ! Arrêêêêête ! Pitiéhéhéhéhéhéhéhé ! »
« Tu te lèves ? » lança Nina d’une voix suffisamment forte pour couvrir ce déballage sonore. « Ouihihihihihihi ! »
Léa mit une bonne minute à retrouver ses esprits après que son pied, duquel irradiait toujours une vive sensation de chatouillement, fût libéré. Elle finit par se redresser pour s’asseoir au bord du lit et masser sa plante suppliciée. Elle jeta un regard noir à son amie, qui se tenait debout à l’entrée de la pièce, puis éclata de rire. « C’est Léa toute crachée ça… » se dit Nina.
Il en fallait effectivement beaucoup pour faire perdre à la jeune femme sa bonne humeur. Même un réveil aussi brutal n’avait pas pu l’entamer. Toujours souriante, prompte à rire de tout, Léa était adorée de tous. Ses amis, sa famille ou ses collègues profitaient pleinement de cette énergie positive qu’elle savait si bien communiquer autour d’elle. Ajoutez à cela des traits harmonieux, avec ses yeux bruns en amande, son petit nez vif et ses lèvres fines, sa peau vierge de toute impureté, le tout encadré par de longs cheveux noirs, et vous aviez le parfait mélange pour vous égayer une journée.
« Allez prépare toi », lui lança Nina, qui sortit de la pièce pour la laisser tranquille. « Tu sais que tu me le paiera ? », lui rétorqua une voix dans son dos. Elle sourit de cette bravade. Si seulement elle savait…
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Neotk - il y a 8 ans
Toujours aussi sympa hâte de voir comment ça va évoluer! Et pour Le professionnel c’est génial que tu l’aies pas abandonné c’est une histoire que j’aime beaucoup
Bonne écriture
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Tickler confiné - il y a 8 ans
Merci ! Ça encourage toujours ! Par ailleurs vous pouvez commencer à réfléchir à qui sera la prochaine. Les choix sont les mêmes que ceux proposés avant le dernier chapitre de Marie (sans Léa of course) !
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Kim - il y a 8 ans
Belle histoires, pour la suite je verrais bien Sophie en première position ainsi que Lauraine en deuxième position
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Revan - il y a 8 ans
Je verrai bien Leïli pour la suite en ce qui me concerne ^^
Impatient d'avoir la suite de l'histoire de Léa aussi ! :)
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Revan - il y a 8 ans
Je verrai bien Leïli pour la suite en ce qui me concerne ^^
Impatient d'avoir la suite de l'histoire de Léa aussi ! :)
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Tickler confiné - il y a 8 ans
Vous êtes trois pour Lauraine, ce sera donc elle la suivante ! J’essaye d’avancer ce week-end sur l’histoire de Léa !
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Tickler confiné - il y a 8 ans
Voilà la deuxième partie, vos commentaires sont les bienvenus !!!
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Elles avaient bien failli rater leur train et n’avait dû leur salut qu’à la magnanimité du contrôleur qui, les voyant courir comme des dératées sur le quai, avait retardé de quelques secondes la fermeture des portes. A bout de souffle et en nage, elles avaient mis plusieurs minutes à trouver leur place et furent agréablement surprise de trouver un wagon quasiment vide. Une demi-heure après le départ, elles étaient confortablement installées dans un carré de sièges, dont elles avaient chacun investi un côté. Placées en diagonale, les deux femmes s’étaient déchaussées et leurs pieds reposaient sur le siège d’en face.
« Alors, c’est quoi cette épreuve ? questionna Léa d’un air enjoué.
- Ah ça, je ne peux pas te le dire maintenant !
- S’il te plaît ! Je ne dirai pas aux autres que je sais ! »
Léa comprit à l’air sévère de son amie qu’elle n’obtiendrait rien et n’insista pas. Elle était bien trop heureuse d’enfin intégrer le cercle rapproché de Nina ! Depuis cinq ans qu’elles se connaissaient, elle n’avait jamais rencontré les amies d’enfance de sa meilleure amie. Alors quand celle-ci lui avait proposé un week-end dans sa maison de famille, dans les Landes, elle n’avait pas hésité une seconde. « Pour intégrer notre groupe, tu devras passer une épreuve », l’avait prévenue Nina. Mais jamais elle n’avait pu savoir en quoi pouvait consister cette épreuve. Elle avait tout de même accepté de s’y soumettre et avait même montré un certain entrain à l’idée de faire de nouvelles connaissances.
Alors que le train filait à vive allure vers Bordeaux, elles discutèrent encore quelques minutes puis se retranchèrent chacune dans leurs pensées. Nina se plongea dans un roman épais, tandis que Léa s’installa confortablement, casque sur les oreilles. Bercée par la musique et les mouvements de la rame, elle ne tarda pas à somnoler, puis à s’endormir tout à fait. Quand elle fut sûre que son amie dormait, au bruit régulier de sa respiration, Nina posa son livre sur la tablette et contempla les deux pieds nus posés sur le siège à sa droite, chevilles croisées.
Ils étaient incroyablement fins et la cambrure délicieusement prononcée des plantes leur donnait un côté élancé malgré sa petite pointure. Cette impression était encore renforcée par les gros orteils, qui rentraient légèrement vers l’intérieur, sans pour autant briser l’harmonie. Léa avait verni ses ongles de noir, offrant un contraste alléchant avec sa peau. C’est alors que Nina remarqua quelque chose qui lui avait échappé le matin. Les deuxièmes et troisièmes orteils étaient littéralement collés l’un à l’autre, laissant un infime espace entre eux, tandis que les deux derniers prenaient plus leurs aises. Elle nota mentalement ce détail pour plus tard.
Sortant son téléphone, elle se pencha pour prendre ces deux merveilles en photo, jetant un œil furtif vers la tête de son amie pour vérifier qu’elle était toujours endormie. Elle prit des cliches sous tous les angles, zoomant sur la plante, puis les orteils. Elle choisit finalement une photo où les deux pieds étaient bien éclairés par la lumière du soleil provenant de la fenêtre, qu’elle envoya sur une conversation Whats’app, accompagnée de quelques mots :
Nina : Regardez ce que je vous amène pour ce soir !
La réponse ne se fit pas attendre.
Manon : Oh mon dieu… ils sont superbes !!!
Emmy : Ils sont chatouilleux ?
Nina : Encore plus que les tiens !
Emmy : La pauvre ! Elle va souffrir…
Manon : J’aurais le droit de les lécher ?
Nina : Seulement si tu es sage !
Satisfaite, Nina rangea son téléphone dans sa poche. Elle ne voulait pas que Léa aperçoive des notifications malencontreuses. La fatigue la gagnait, elle aussi. Cinq minutes plus tard, elle accompagnait son amie dans le sommeil.
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La maison familiale de Nina était perdue au milieu d’une forêt de pins, à la sortie d’un village à environ deux kilomètres de la mer. Léa, qui n’avait que peu d’occasions de quitter la banlieue parisienne, était émerveillée par tant de calme et de verdure.
C’était Manon qui était venue les chercher. C’était la jeune sœur de Nina. Blonde comme elle, mais plus grande. Ses traits étaient aussi plus fins pour lui donner un air presque enfantin. A peine étaient-elles sorties du wagon qu’elle s’était proposé de porter la valise de l’invitée, se penchant ostensiblement pour saisir la poignée. Léa avait eu l’impression qu’elle s’était arrêtée quelques secondes sur ses pieds, chaussés de mules largement ouvertes, mais elle avait vite chassé cette idée.
Emmy les avait accueillies sur le pas de la porte. L’amie d’enfance de Nina faisait à peu près sa taille. De longs cheveux châtains s’écoulaient en cascade sur ses épaules, qui semblaient bien frêles. Ses traits étaient un peu plus grossiers que ceux des deux sœurs, mais elle gardait un certain charme grâce à des yeux vert émeraude.
Les deux filles étaient adorables et Léa était très heureuse de se voir offrir la possibilité d’intégrer leur clan. Elles passèrent la journée entre la piscine et la terrasse, discutant de tout et de rien, mais évitant soigneusement de parler de la fameuse épreuve promise à la nouvelle venue. Ce n’est que bien après le repas du soir que Nina lança les hostilités, d’un ton qui se voulait cérémonial :
« Léa, c’est l’heure. Es-tu prête pour passer l’épreuve ?
- Je suis prête », répondit-elle d’une voix ferme, jouant le jeu.
Son amie lui demanda de la suivre vers la lisière de la forêt. Manon et Emmy lui emboitèrent le pas. Elles avancèrent dans l’obscurité sur un petit chemin qui s’enfonçait parmi les pins. Au bout de quelques minutes, Léa entendit le bruit des vagues et imagina qu’elles se dirigeaient vers la mer. Mais Nina obliqua d’un coup sur la gauche et la jeune femme devina un peu plus loin les contours d’une bâtisse de bois.
Son amie s’arrêtât devant la porte et se retourna vers elle : « Quand tu seras rentrée, tu devras subir l’épreuve jusqu’au bout. Il n’y aura plus de retour en arrière possible. Tu peux renoncer maintenant si tu veux et je te reconduirais à la gare demain à la première heure et on se verrait lundi comme prévu. » Léa ne put s’empêcher de frissonner. Qu’avaient-elles prévu de lui faire subir de si terrible pour qu’elle la mette en garde de cette façon ? Prenant son courage à deux mains, elle regarda Nina droit dans les yeux et rétorqua : « Je veux le faire ». Son amie hocha la tête. « Très bien. Attends nous ici quelques minutes, nous t’appellerons quand ce sera prêt ». Elle ouvrit la porte, qui grinça sur ses gonds rouillés, et entra, suivie d’Emmy et Manon. Léa se retrouva bientôt seule devant la porte close. Pour remplir cette attente et atténuer la tension qui commençait à la gagner, elle étudia la bâtisse. Celle-ci était plutôt construite en longueur et devait mesurer six mètres de long pour seulement trois de large. Les planches de bois avaient l’air récentes et il s’en dégageait une douce odeur de pin fraichement coupé. De la résine suintait ça et là.
« Tu peux entrer », ordonna une voix étouffée.
Léa pénétra à l’intérieur. La pièce n’était éclairée que par deux spots de jardin tirant sur le jaune, qui visaient quelque chose dans le fond qu’elle ne pouvait pas distinguer. Nina, Manon et Emmy faisaient barrage, alignées face à la porte. Elles avaient revêtu de longues capes noires et leurs têtes étaient couvertes par de grandes capuches. Léa déglutit devant ce spectacle. Ce fut cette fois Manon qui prit la parole :
« Tu as souhaité subir l’épreuve pour devenir l’une des nôtres. Chacune de nous l’a déjà affrontée et s’y soumet à nouveau régulièrement. A l’aube, tu seras pour nous une sœur. »
Léa resta silencieuse face à ce cérémoniel, se contentant de hocher la tête. Emmy enchaîna : « Tu vas devoir te déshabiller et ne garder que ton maillot de bain ». Elle obéit sans broncher. Elle ne portait de toute manière pas grand-chose de plus, à part un short léger un petit gilet. Léa était absolument renversante. Son bikini noir, assorti avec son verni à ongles, soulignait ses formes et s’accordait parfaitement avec le tain légèrement hâlé de sa peau. Visiblement satisfaite, les trois filles s’écartèrent. Léa eu un vif mouvement de recul. Ce qui lui était caché jusqu’à présent était une croix de bois massive, qui avait la forme d’un crucifix, surélevée à environ un mètre du sol par de lourdes chaînes accrochées au plafond. D’un geste, Nina l’invitât à s’avancer et à s’installer sur la croix.
« Ça fait très rite satanique votre truc », lâcha Léa. « Silence », lui imposèrent les trois filles d’une seule voix.
Gagnée par la peur, elle se mit à trembler. Mais elle s’assit tout de même au milieu de la croix, qui ballotta légèrement en faisant cliqueter les chaînes, puis s’allongea. Nina et Manon entreprirent d’attacher ses poignets à chaque bras de bois à l’aide de lanières de cuir prévues à cet effet, tandis qu’Emmy liait ses chevilles ensemble. Bientôt, la jeune femme se retrouva immobile et vulnérable. Nina s’approcha de son visage.
« Léa, l’heure de ton épreuve est arrivée. Jusqu’à l’aube, tu vas rire pour nous. »
La fin de la phrase fit l’effet d’un électrochoc. « Rire ? Mais qu’est-ce que vous allez me faire ? », interrogea Léa d’une voix où transpirait la panique, tout en tirant sur ses liens. Son amie lui répondit par un sourire carnassier : « Nous allons te chatouiller bien sûr ! »
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Revan - il y a 8 ans
Wow les choses sérieuses commencent !
Sinon c'est toujours aussi bien, continue !
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Tickler confiné - il y a 8 ans
« Me… Me chatouiller ? »
L’esprit de Léa dansait encore sur le fil de l’incrédulité, penchant de plus en plus dangereusement vers l’abyme de la panique. Nina, qui s’était déplacé pour venir se placer derrière la tête de sa prisonnière, qu’elle surplombait désormais pour la regarder droit dans les yeux, reprit d’une voix très douce. « Oui ma chère, nous allons te chatouiller jusqu’à l’aube. Te chatouiller partout et surtout sous tes mignons petits pieds. Tu as de la chance, le soleil se lève tôt en ce moment, ce qui veut dire que nous n’avons qu’un peu plus de quatre heures devant nous ! » Comme pour répondre à cette urgence, Manon et Emmy s’étaient elles aussi approchées, chacune se plaçant dans un angle à 45° formé par l’un des bras et le torse de Léa, ligotée sur sa croix. Partout où se posait son regard effrayé, la jeune femme tombait sur un visage où elle lisait l’excitation de la mettre au supplice. Submergée par la peur, elle craqua. « Non ! Arrêtez ! Je ne veux plus ! Ne me chatouillez pas ! Pitié ! C’est de la torture ! Vous ne pouvez pas ! Pitié ! Libérez moi ! »
« Allons, allons, un peu de courage, lui glissa Nina qui posa délicatement ses deux mains de chaque côté de la tête de son amie, glissant sur ses long cheveux soyeux. Nous t’avons prévenu, en entrant ici tu renonçais à la possibilité de revenir en arrière. »
Manon et Emmy avaient elles aussi avancés leurs mains, où brillaient le même vernis rouge sur de longs ongles parfaitement taillés pour le délicieux supplice qu’ils s’apprêtaient à pratiquer. Les deux femmes visaient le cou de la prisonnière. Leurs doigts fins atteignirent leur cible et se mirent à remuer sur la peau tendre. « Non ! Non ! Non ! Pitié ! Non ! » se mit à gémir Léa, tout en se contorsionnant dans tous les sens pour échapper aux chatouilles. Mais elle ne pouvait rien faire. D’abord très douces, les mains de Nina étaient devenues un étau enserrant sa tête pour l’empêcher de fuir cette première attaque. Du bout des ongles, Manon et Emmy titillaient son épiderme sensible, alternant de longs frôlements délicats et de frénétiques attouchements.
Léa avait de plus en plus de mal à résister à l’atroce démangeaison qui irradiait de son cou. « Guili guili guili ! Ça chatouille non ? », glissa Manon tout en poursuivant son délicieux ouvrage. « Mmmh ! Non ! Arrêtez ! », parvenait encore à articuler la victime, qui s’interdisait toujours de rire. « C’est qu’elle résiste dis donc ! lança Emmy. Voyons voir si elle craint sous les bras ! » Léa ouvrit de grands yeux paniqués. « Non ! Non ! Pas sous les bras ! Ahhhhhh ! Nonhonhonhonhonhonhonhon ! » Elle avait craqué dès les premiers attouchements. Les ongles d’Emmy s’étaient précipités sous son aisselle gauche, rapidement imités par ceux de Manon sous la droite. Les deux bourreaux avaient opté pour de vicieux grattements au cœur des doux creux, là où la peau satinée de Léa virait au rose très pale, concentrant le supplice sur ce point irrésistiblement chatouilleux. La prisonnière avait l’impression de devenir folle sous l’intensité des sensations, auxquelles s’ajoutèrent les dix doigts de Nina dans son cou. « Hahahahahaha ! Nonhonhonhonhonhonhoh ! Ça chatouille trophohohohohoho ! »
Les trois filles penchées sur son corps sans défense affichaient un sourire démoniaque, tandis qu’elles la torturaient sans faiblir, cherchant continuellement les points les plus sensibles. Si ses pieds étaient de loin la zone qu’elle redoutait le plus de voir chatouillée, Léa était également très réceptives sur le haut de son corps. Tandis que Manon et Emmy maintenaient ses aisselles sous une tension chatouilleuse extrême, traçant de leurs ongles acérés des arabesques invisibles sur la peau nue, Nina abandonna son cou et contourna les deux autres bourreaux pour venir se placer au niveau de son torse. Elle ne prit même pas la peine de prévenir et s’attaqua directement aux côtes. Léa hoqueta entre deux éclats de rire et poussa un cri strident. La croix se mit à trembler sous les furieuses contorsions de la prisonnière, qui sembla soudain être branchée sur un courant électrique, faisant tinter les chaînes. Nina pinçait frénétiquement ses flancs, n’oubliant aucun espace de peau entre ses os bien dessinés. « Ça te plaît ? », lâcha la blonde. Il n’y eut pas de réponse. La prisonnière alternait rires et cris avec une intensité redoublée et peinait de plus en plus à reprendre son souffle. Les trois bourreaux maintinrent la pression pendant quelques minutes encore, puis écartèrent presque à regret leurs mains.
« Alors, comment as-tu trouvé notre introduction ? », questionna Nina.
« Pitié… Arrêtez… C’est de la torture… Relâchez-moi… Je vous en supplie… », répondit Léa entre deux respirations. La jolie brune était en nage, ses longs cheveux dispersés par ses furieuses tentatives pour se libérer masquaient en partie son visage et plusieurs mèches s’étaient collées sur son front et ses tempes.
« Non, non, non ma chérie ! », reprit son amie. « Nous n’en avons pas terminé avec toi ! Sortez les plumes les filles ! »
Emmy l’avait devancée et proposa aux deux autres bourreaux une sélection des plus belles plumes de leur collection. Il y avait là de longues plumes de faisan, d’autres plus classiques de corbeaux ou de pigeon et d’autres encore d’origine indéterminées. Nina opta pour deux des plus petites, qui avaient l’avantage d’être suffisamment rigide pour infliger une pression insupportable à la peau nue. Manon s’empara de deux plumes artificielles colorées, effilées, avec une pointe très souple. Emmy choisit deux plumes de corbeaux, très élargie en leur centre mais dotées d’une extrémité à la fois fine et dure.
Les trois filles avaient déjà choisi leurs cibles. Elles s’agenouillèrent de part et d’autre du torse de Léa, qui suivait leur manège de ses yeux apeurés.
Ce fut Nina qui ouvrit les hostilités. Guidées par des mains visiblement expertes, ses deux plumes se mirent à tracer de longues courbes sur la surface plane du ventre de la prisonnière. La blonde utilisait pleinement les capacités de ses deux instruments, faisant varier continuellement la pression pour distiller des frôlements furtifs et des contacts plus appuyés.
Ses défenses vaincues par la première partie de son supplice, Léa ne tenta même pas de résister et se mit immédiatement à rire. Se faire chatouiller par des plumes n’est certainement pas aussi atroce que les violentes décharges provoquées par de longs ongles acérés sur la peau nue ou des pincements vicieux sur des zones vulnérables. Mais la douce sensation provoquée par les doux instruments devenait très vite tout aussi insupportable. La plume était l’instrument rêvé pour jouer sur le paradoxe des chatouilles, entre plaisir et douleur, faisant monter en flèche la frustration de la victime.
« Hahahahaha ! Hihihihihi ! Non ! Pas là ! Pas les pluhuhuhuhumes ! Aaaaahahahahahaha ! »
Nina venait de trouver un point particulièrement sensible, juste sous le nombril, là où la peau était la plus ferme et n’était quasiment jamais soumise à un contact extérieur. Elle changea de stratégie, augmentant le rythme des attouchements pour infliger de petits contacts rapides et appuyés du bout des plumes. Électrisée les éclats de rire de leur victime, Manon entra elle aussi en scène. Les pointes fines de ses deux plumes touchèrent les bords du petit nombril, qui ornait tel un bijou le ventre de Léa. Les doux instruments restèrent quelques instants sur la crête, avant de plonger simultanément dans le creux, tournoyant sans cesse pour ne rater aucun millimètre carré d’épiderme sensible.
Dès le premier contact, Léa s’était tendue comme un arc, poussant un cri de surprise. Mais le manège des plumes au coeur de son nombril furent plus redoutable encore, lui arrachant des éclats de rire désordonnés. « Hahahahah ! Houhouhouhouhou ! Ça chatouhouhouhouhouille ! Pas le nombrihihihihihihil ! »
Accaparée par les attouchements assaillant son ventre, la victime avait oublié la présence du troisième bourreau. Emmy avait choisi une stratégie originale. Attaquant la base du cou, elle redescendait lentement vers la poitrine de la prisonnière. Elle arriva rapidement à la destination voulue. Utilisant le bord des plumes, elle soumis à d’interminable frôlement la petite partie des seins qui n’était pas couverte par le haut du bikini noir. Léa crût défaillir sous cette nouvelle offensive. Les milliers de barbes chatouillaient irrésistiblement la peau blanche de cette zone ultra sensible. Ses éclats de rire se mêlèrent de cris de protestation, qui redoublèrent quand l’une des plumes, poursuivant sur sa lancée, plongea dans le creux de son aisselle gauche pour en gratifier le creux de frénétiques contacts.
La torture semblait venir de partout à la fois. Tout le haut du corps de Léa était soumis aux doux assauts. Chaque contact lui était de plus en plus insupportable. Sa peau irradiait de chatouilles. A chacun de leurs passages, les plumes distillaient d’atroces démangeaisons qui persistaient encore plusieurs secondes après qu’elles aient changé de cible. Ses aisselles, son ventre, son nombril et même une partie de ses seins… C’était trop pour Léa, qui ne parvenait plus évacuer la frustration. Des larmes se mirent à couler sur ses joues et ses suppliques se firent de plus en plus désespérée. « Nooooooon ! Pitiééé ! Je vous en suplihihihihihie ! C’est insupportahahahahahahahable ! Ça me chatouille trohohohohohop ! »
Les trois bourreaux, qui avaient senti ce soudain changement dans les rires et les cris de leur prisonnière, se relevèrent, mettant un terme au supplice.
« Bien, fit Nina, je crois qu’elle est prête. Il est temps d’aller visiter ces petits pieds si alléchants. »
A la simple évocation du mot « pied», Léa trouva un surcroît d’énergie, qui fit trembler la croix de bois. « Non ! Non ! Pas les pieds ! S’il vous plaît non ! Je suis trop chatouilleuse des pieds ! C’est horrible ! Ne me chatouillez pas les pieds ! »
Son amie la regarda droit dans les yeux : « Ce n’était pas une question. »
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Tickler confiné - il y a 8 ans
Toujours armées de leurs plumes, qu’elles glissèrent à leur ceinture pour les avoir toujours à portée de main, Nina, Manon et Emmy se dirigèrent vers l’extrémité de la croix, sourdes aux suppliques de Léa, qui tentait de négocier la grâce pour ses pieds nus. Comme animés d’une vie propre, ceux-ci ne cessaient de se masquer l’un l’autre dans une tentative de défense désespérée. Les trois bourreaux se placèrent face aux plantes vulnérables.
« C’est vrai qu’ils sont craquants ! », commenta Emmy.
« On en mangerait ! », rétorqua Manon en passant la langue sur ses lèvres.
Les trois jeunes femmes s’approchèrent et entreprirent d’améliorer le bondage de leurs prochaines cibles. Luttant pour obliger Léa à se laisser faire, elles attachèrent le plus gros et le plus petit orteil de chaque pied à l’aide d’une cordelette spécialement étudiée pour cet usage : d’une assez grande longueur, elle se divisait en V à l’une de ses extrémités, chaque branche permettant d’immobiliser un doigt de pied. Une fois ceux-ci soigneusement ligotés, les bourreaux lièrent l’autre extrémité aux chaînes qui reliait la croix de bois au plafond.
Elles reculèrent pour admirer leur œuvre. Elles avaient pris soin de tendre les cordelettes au maximum et de les accrocher très bas sur les anneaux de métal de part et d’autre. Ceci avait eu pour effet, non seulement d’étirer vers l’arrière les orteils de la prisonnière, mais aussi de faire en sorte que chaque pied soit dévié vers l’extérieur pour les éloigner le plus possible l’un de l’autre. Ceux-ci ne se touchaient plus désormais qu’au niveau des talons, formant un V. Ils étaient entièrement à la merci des trois filles, qui les dévoraient à nouveau du regard, profitant du spectacle avant de se jeter dessus. Léa, qui avait relevé la tête autant qu’elle le pouvait pour suivre l’étrange manège autour de ses orteils, s’était elle aussi rendue compte qu’elle ne pouvait plus compter sur aucune défense pour protéger ses extrémités sensibles.
« Pitié ! Je ferai tout ce que vous voulez mais ne me chatouillez pas les pieds ! Je vous en supplie ! Pitié ! Je suis trop chatouilleuse des pieds ! »
Cette fois, c’est Manon qui prit l’initiative. S’approchant de la tête de la prisonnière d’un air désinvolte, elle la regarda comme si elle n’était qu’un petit animal apeuré : « Je crois que tu n’as pas bien compris ce que nous avons prévu de te faire. Nous allons te faire découvrir des choses que tu n’aurais jamais imaginées possibles. Des chatouilles si terribles que tu auras l’impression de devenir folle. Mais tu as de la chance, il ne nous reste que deux petites heures avant l’aube. »
« Noooooooon ! » cria Léa. « Libérez moi ! Vous êtes folles ! Vous êtes complètement fohohohohohoholles ». La suite fut noyée dans un torrent de rires. Nina et Emmy avaient profité de la diversion pour lancer le supplice. Du bout des plumes, elles chatouillaient directement la fine peau des plantes de pieds. La première traçait de petits cercles sur l’épiderme sensible. La seconde avait opté pour de longs frôlements, partant du coussinet sous le gros orteil pour redescendre dans le doux creux, qu’elle parcourait sur toute sa longueur avant d’entreprendre le chemin inverse.
Frustrée de ne pas pouvoir se faire une place près des pieds de leur victime, Manon se dirigea vers la table de matériel et s’empara d’une brosse à dent électrique. Elle revint vers la prisonnière, qui laissait échapper dans la pièce un rire éclatant au gré des mouvements des plumes sous ses pieds, et se positionna près de son ventre. Léa releva la tête, affichant un visage aux yeux embués de larmes, quand elle entendit le bref « clic » suivi du vrombissement du moteur. L’embout tournoyant fut apposé au creux de son nombril vulnérable. La brune poussa un cri strident.
Au bout de la croix, Nina, bercée jusqu’ici par le rire mélodieux de son amie, sortit de sa rêverie et se souvint d’un détail qu’elle avait noté plus tôt dans la journée. Elle glissa d’abord la plume entre les deux premiers orteils du pied droit de Léa qu’elle avait à sa charge, usant d’un très classique mouvement de scie. Ils tentèrent de se crisper mais ne gagnèrent que quelques millimètres. Satisfaite de ce premier test, Nina partit à l’opposé et entreprit de chatouiller les deux derniers orteils, s’insinuant entre eux, torturant les jointures de la pointe de son doux instrument. Ils essayèrent eux aussi de se protéger, mais les rires de Léa ne changèrent pas d’intensité. Puis elle se dirigea vers sa véritable cible. Elle dût mobiliser son autre main pour écarter les deuxième et troisième orteils, si étroitement proches. Entre eux, la peau était plus blanche que partout ailleurs sur le corps très largement dénudé de Léa. Nina passa sa langue sur les lèvres, excitée à l’idée de l’effet qu’elle allait produire sur sa victime. La plume se faufila délicatement entre les deux doigts de pied jumeaux et reprit un lent mouvement de va et vient, laissant à chaque barbe le soin de chatouiller irrésistiblement cette zone qui n’était jamais vue ni touchée par personnes.
L’effet fut radical. Léa rua si fort dans ses liens que la croix fut projetée en avant et manqua de peu le nez d’Emmy. « Aaaaaaaaaaaah noooooooooooooooon ! », hurla la prisonnière après un hoquet de surprise. « C’est horrihihihihihihihihihihihible ! Hahahahahahahahahahahah ! » Ce cri désespéré se transforma en hurlement de terreur quand Emmy, imita sa voisine et se mit à torturer les deux mêmes orteils du pied gauche. La jeune femme aux yeux verts adopta une technique redoutable. Elle fit tourner la pointe rigide de la plume du bout de ses doigts, faisant pivoter au même rythme les doux poils entre les doigts de pieds de la pauvre Léa.
Nina avait abandonné sa chère plume pour gratouiller le minuscule espace de peau hypersensible du bout d’un ongle, faisant encore grimper d’un cran l’intensité des rires et des cris de son amie. Toute entière concentrée sur sa trouvaille, elle sursauta quand elle sentit l’embout d’une brosse à dent électrique passer sur sa plante gauche exposée par sa position à genoux. Abandonnant son terrain de jeu, elle tourna la tête et tomba sur Manon : « Moi aussi je veux jouer », lui lança celle-ci, en prenant sa place.
« Attention, ça va bouger ! », prévint elle. Emmy s’écarta vivement, tandis que Nina, qui avait compris ce que préparait Manon, décida de lui prêter main forte. Du pouce et de l’index de chaque main, elle saisit les deux orteils si chatouilleux du pied droit et les écarta autant que possible, laissant le champ libre à sa petite sœur. Celle-ci ne se fit pas prier et glissa la brosse à dent vrombissante dans l’espace créé pour elle. Tournant à 180° avant de rebrousser chemin à un rythme effréné, les centaines de poils appliquaient une pression redoutable entre ses doigts de pied. Pour Léa, ce fut comme si le temps s’arrêtait et que les secondes se transformaient en heures. Ses trois bourreaux pensèrent un instant que les chaînes allaient céder sous les tremblements que la prisonnière imprimait à la croix et Nina avait toutes les peines du monde à maintenir écartés les petits orteils torturés, qui tentaient de se dégager par tous les moyens. Submergée par une sensation de chatouille d’une intensité folle, Léa se débattait en tout sens, mettant ses liens à rude épreuve. Plus aucun mot n’était intelligible au milieu de ses cris, rires et suppliques. « Aaaaaaaaaaaah ! Ça chatou… Hahahahahahahahahahahaha ! Hiiiiiiiiiii ! Arrêt… Héhéhéhéhéhéhéhéhéhéhéhé ! Pit… Aaaaaaaaaaah ! »
Il était évident que ce supplice ne pourrait pas être maintenu très longtemps sans que la victime perde connaissance, mais Manon le prolongea jusqu’à l’extrême limite. Quand la brosse à dent laissa ses doigts de pied en paix, Léa s’affaissa comme si quelqu’un venait de débrancher une prise de courant. Elle n’était plus capable de parler et se contentait d’un seul mot qu’elle répétait comme un leitmotiv : « Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! »
« Tu as été très courageuse », lui lança Manon, qui était toujours agenouillés devant ses pieds nus. « Il est temps de t’offrir un petit répit ».
Une fois encore, Nina avait saisi ce qui allait se passer et se dirigea d’un pas décidé vers la table aux instruments. Manon avait approché son visage du pied gauche de Léa. Sa langue rose et fine jaillit et gratifia la plante d’un long passage, partant du talon jusqu’à la zone d’appui, infléchissant sa trajectoire pour suivre la courbure délicieusement creusée. « Mmmmmmmmmh », protesta Léa, encore essoufflée de son précédent supplice. Manon se délectait avec extase de ce pied nu, qu’elle parcourait sous toutes les coutures. Elle alternait les passages lents et prolongés aux creux de la plante ou sur les bords avec de petits contacts frénétiques du bout de la langue. Gigotant autant que les liens le permettaient, les petits orteils venaient lui caresser le front ou le nez. Léa était perdue dans un océan de sensations nouvelles. Elle geignait, gémissait, riait quand la pointe humide s’attaquait à un point particulièrement sensible. « Hmmmmmm ! Non ! Hihihi ! Arrête ! Mmmmmmh ! Ça chatouille ! Ahahahahaha ! C’est affreuuux ! »
Le rythme de ses lamentations s’accéléra quand elle sentit la langue de Manon remonter vers ses orteils. Celle-ci s’attaqua d’abord aux plus petits, léchant leurs bases, s’insinuant entre eux pour finalement les prendre en bouche un par un. Léa cria quand les dents entrèrent délicatement en contact avec la peau sur les bords du quatrième. Son cerveau lui envoya soudain des signaux d’alerte : Manon se décalait vers le points le plus chatouilleux de son pied nu. « Non ! Arrête ! Pas ça ! », tenta de l’en dissuader la prisonnière. En vain. La blonde goba les deux orteils en même temps et insinua immédiatement sa langue entre eux. « Aaaaaaaaaaaaaahahahahahahahahahahaha ! C’est horrihihihihihihihihible ! »
Le contact chaud et humide sur cette zone divinement sensible faisait disjoncter l’esprit de Léa, qui hurla de plus belle quand Manon les abandonna pour aller s’attaquer directement aux confrères de son pied droit, laissant derrière elle un pied trempé de salive. Le bourreau avait aperçu sa sœur revenir auprès d’elle. Nina s’agenouilla à ses côtés, lui adressant un clin d’œil. « La pause est finit », lâchât-elle à haute voix.
Léa n’eut même pas le temps de réagir. La brosse à cheveux frotta énergiquement la plante de son pied gauche. Glissant sur la peau humide, les centaines de pics terminés par de petites boules de plastiques rigides chatouillaient sans merci chaque millimètre carré d’épiderme. La prisonnière se cambra sur sa croix, poussant un cri qui dépassait tout ceux qu’elle avait émis jusque-là.
Le suivant fut plus puissant encore. Manon, qui avait consciencieusement humidifié le pied droit de Léa, s’était elle-même saisi d’une brosse que lui avait apportée sa sœur pour supplicier la plante. Les deux instruments changeaient constamment de trajectoires, passant de frottements verticaux sur toute la longueur des deux pieds à des attaques horizontales pour se concentrer sur un point précis. Jamais les hurlements de Léa ne furent aussi intenses que lorsque les brosses torturaient le creux de ses plantes. La brune avait perdu tout contrôle sur son corps et se débattait furieusement sur sa croix de bois. Il n’y avait plus de rires, seulement des cris dont l’intensité faiblissait de plus en plus. Quand Emmy, qui était restée jusque-là spectatrice, s’attaqua à ses aisselles, usant de ses longs ongles sous l’une et d’une brosse à dent électrique sous l’autre, la jeune femme crût défaillir sous l’atroce démangeaison qui semblait venir de partout à la fois. Mais son corps n’avait pas encore épuisé toutes ses réserves et n’était pas encore prêt à lui accorder le havre de paix de l’inconscience pour la libérer des chatouilles.
Soudain, un rayon de soleil perça au travers d’une lucarne et inonda la pièce de lumière. L’aube était là. Instantanément, les trois bourreaux arrêtèrent le supplice et vinrent se placer près de la tête de Léa, brillante de sueur et de larmes salées. « Félicitation Léa, lui glissa Nina. Tu es l’une des nôtres maintenant. » La jeune femme de répondit pas, à bout de souffle. Seul ses yeux furent encore assez incisifs pour la fusiller du regard.
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Le retour avait pris une éternité. Léa tenait à peine sur ses jambes lorsque les trois filles l’avaient détachée et l’avait remise debout. Elles avaient dû finalement la porter à travers la forêt, trébuchant sur les racines presque invisibles dans la pénombre du début du jour.
Léa s’éveillât dans une chambre qu’elle ne connaissait pas, dans un grand lit dont les draps blancs étaient en désordre, comme si elle avait continué à se débattre contre les terribles chatouilles de la veille. D’un pas encore chancelant, elle sortit dans le couloir. Elle se trouvait à l’étage de la maison de Nina. Dans la chambre attenante, Emmy dormait sur un lit étroit. Des cordes enserraient encore ses chevilles, preuve que les deux sœurs s’étaient encore amusées après l’avoir couchée. Léa fût frappée par la blancheur des deux pieds attachés au bord du matelas. Ils étaient plus petits que les siens et la peau au creux des plantes très cambrées se confondaient presque avec les draps.
Elle poursuivit son chemin dans le couloir. Nina et Manon étaient plongées dans un profond sommeil, côte à côte dans le lit parental, leurs cheveux blonds se mélangeant sur les oreillers. Elles aussi étaient pieds nus. Elle connaissait déjà ceux de son amie et leur pointure 39. Ceux de la petite sœur semblaient plus grands encore, très élancés avec des orteils longs et fins. Léa restât interdite quelques secondes puis un sourire démoniaque se peignit sur son visage. Elle avait là une occasion en or d'assouvir sa vengeance.
L'histoire de Léa est terminée. J'attends vos commentaires avant de me lancer dans celle de Lauraine, qui sera la dernière de la série !
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Neotk - il y a 8 ans
C’est dommage j’aurais bien aimé avoir la vengeance mais bon c’est pas grave comme d’habitude c’etait un plaisir de te lire c’était bien détaillé et bien amené, bien joué!
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Revan - il y a 8 ans
Très bonne histoire, j'ai beaucoup aimé !
J'aurai bien aimé avoir la vengeance de Léa aussi mais bon tant pis, ça laisse libre cours à l'imagination. ;)
On attend impatiemment l'histoire de Lauraine maintenant !
