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- Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire
Histoire ajoutée le
15/08/2019
Épisode ajouté le
15/08/2019
Mise-à-jour le
03/07/2021
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nosocks - il y a 7 ans
Chapitre 1
Ce sujet a d’ailleurs été à l’origine de notre toute dernière engueulade. Le week-end dernier, alors que je lui faisais comprendre que je ne serais pas contre une partie de jambes en l’air, elle me demanda quelques instants de patience. Elle part dans sa chambre, et je m’attendais à être appelé d’un moment à l’autre pour découvrir ma dulcinée dans une tenue très affriolante (elle fait cela aussi), mais quand je la vis revenir… c’était avec son dernier achat pour nos prochaines vacances : des mules très ouvertes, qui, c’est vrai, mettait bien en évidence toute la nudité de ses pieds, tant dessus que dessous au moindre de ses mouvements. Et là, drame, j’ai du dire un truc du style « ok, super, et sinon ? ». Elle s’est fichue en colère, en me reprochant de ne faire aucun effort pour essayer de rentrer dans son trip, que bien des hommes seraient fous de se voir présenter des pieds aussi beaux et aguicheurs, que je ne savais pas ce que je loupais (en fait, si, je sais, car j’ai déjà eu droit à une branlette avec les orteils, mais je dois dire que je préfère de loin une bonne pipe). Bref… ce soir là, j’ai été renvoyé chez moi pour terminer la soirée… et me terminer. Depuis, pas de nouvelles. Ce qui est embêtant, c’est que l’on part en vacances dans 10 jours. Pour ma part, je suis en congés dès ce soir, mais ce petit décalage ne doit pas nous empêcher de profiter de 2 semaines en tête à tête (ou toute autre position, à l’occasion).
Rentrant chez moi et enfin en vacances, je pensais justement à tout cela, au moyen de reprendre le contact en m’excusant si besoin (les femmes adorent recevoir des excuses, même si on n’a absolument pas le sentiment d’avoir commis quelque chose de mal), quand un mail arrivé sur mon téléphone attira mon attention. Il faut dire qu’ayant attribué une sonnerie spécifique aux mails arrivant de Jennifer, je savais sans même avoir regardé que cela venait d’elle. Tout en tournant la clé dans la serrure de ma porte, je découvrais le titre de son mail : « Nos vacances… ». Cela semblait bien partir, car j’imaginais immédiatement un simple point logistique, ou une déclaration d’impatience assortie de promesses de soirées coquines. J’oubliai la clé dans ma serrure pour lire le contenu de son mail.
… Sont annulées. Je ne digère pas l’affront que tu m’as fait subir l’autre jour, et à vrai dire je ne suis vraiment plus certaine que l’on puisse trouver un terrain d’entente dans nos vies si tu n’acceptes même pas de céder à un tout petit caprice de ma part. Je ne sais pas encore ce que je ferai des deux semaines que nous avions prévu ensemble, mais je ne crois pas que l’on doive les passer ensemble. J’ai besoin de réfléchir, et cela te laissera le temps d’en faire de même. Tu peux profiter de la location si tu veux.
Jenn
J’étais KO. Pour une simple petite vexation, elle voulait mettre fin à notre relation ? Je trouvais cela tellement infantile… Il me fallait un bon verre pour réfléchir à tout cela, et voir comment rattraper la situation. C’est alors qu’en m’installant mon verre à la main dans mon canapé, que je découvris sur la table basse une enveloppe sur laquelle était inscrit « A moins que ». Au dos, la mention « à n’ouvrir que si tu penses que j’en vaux la peine ». Aucun doute sur l’auteur de cette écriture que je reconnaitrais entre mille.
Eh oui, c’est trop bête, moi aussi je le pense. On a une chance de s’en sortir, et toi de me prouver que tu veux bien faire un effort pour moi. Puisque tu as une semaine devant toi, tu vas abandonner tes jeux vidéo, monter dans ta voiture, et te rendre aux coordonnées GPS que je t’indique en bas de ce courrier. Pars tout de suite, tu as juste le temps de prendre un café car tu as 2 bonnes heures de route. Ne t’encombre de rien d’autre, tu auras tout ce qu’il te faut sur place. Fais le si tu m’aimes, et si tu le fais (je le saurais), rendez vous dans 10 jours dans notre location.
J’ai l’air d’un dur depuis le début de ce récit, mais je l’aime comme un dingue, ma petit Jenn. Qu’est-ce-qu’elle a pu imaginer ? Elle m’attend là bas pour que l’on se réconcilie sous la couette. Bon, cette fois je ferai bien attention à ses pieds. Ce n’est pas un réflexe chez moi, mais avec un minimum d’effort, ça doit être possible. Elle vaut largement cela. Allez, le café conseillé, et j’y vais.
Je me trompais. Comme rarement j’ai pu me tromper.
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nosocks - il y a 7 ans
Chapitre 2
A peine les coordonnées entrées dans le GPS, l’information qu’il me manquait apparaissait : 230 km ! Effectivement, 2 bonnes heures, et à condition de ne pas trainer en chemin. Perdu dans mes pensées, à préparer mon meilleur accueil possible à ma chérie que j’allais retrouver, imaginer ce qu’elle avait pu me réserver, que je n’ai même pas cherché à regarder où j’allais. La carte du point d’arrivée laissait juste imaginer que la destination n’était pas en rase campagne, mais pas non plus dans un centre urbain. Peu importe à vrai dire, je n’y allais pas pour visiter.
Le trajet me parut assez rapide cependant. Le point GPS indiqué m’amenait directement sur la grille d’entrée fermée d’un parking en plein air. Mais alors que j’allais ouvrir ma vitre pour me présenter, la grille s’ouvrit. Tant mieux à vrai dire, car je me suis demandé un quart de seconde ce que je pouvais dire pour m’annoncer. Sans trop y réfléchir tant cela paraissait évident, je garai ma voiture, en sortait, et me présentait à la porte d’accueil, la seule éclairée d’ailleurs. Le bâtiment était d’allure moderne, et paraissait assez grand, bien que de plain pied. Je cru deviner à l’arrière une structure plus haute, sans réussir en déterminer sa nature.
A peine entré, une jeune femme à l’allure d’une hôtesse d’accueil me salua et me demanda de patienter quelques instants. Ce fut assez court à vrai dire. Un homme se présenta à moi et m’invita à le suivre. Nous allions manifestement dans son bureau. Je commençais à me demander ce qu’il se passait. De toute évidence, il ne s’agissait pas d’un rendez-vous coquin fixé par Jennifer. Cet endroit ne ressemblait à rien de connu. On aurait dit une sorte d’hôtel, mais sans bar, sans restaurant, sans réception. Je n’avais pas non plus croisé d’autre personne que l’hôtesse et ce monsieur que je suivais maintenant.
- Bonjour Monsieur. Nous attendions votre arrivée. Avez-vous fait bonne route ? Puis-je vous offrir une boisson ?
- Merci, non. Je vous avoue que je ne sais pas trop ce que je fais ici, et surtout si tard. Où est Jennifer ?
- Désolé, je ne connais pas cette personne.
- C’est étonnant, car vous semblez m’attendre, et elle était au courant.
- Je vous demande de patienter quelques instants. Le professeur Steiner va vous recevoir et vous expliquer.
Malgré sa stature, l’homme était donc un sous-fifre. Il semblait cependant en savoir bien plus que ce qu’il voulait bien me dire. Pour être franc, tout ceci commençait à être un peu inquiétant. Mais j’allais sûrement bientôt savoir ce que je faisais ici, et quel rapport avec Jenn.
Le professeur Steiner, du moins je compris qu’il s’agissait d’elle, se présenta quelque secondes plus tard. Car oui, si cette personne était le professeur Steiner, il s’agissait d’une femme. Un peu plus âgée que moi, peut être la quarantaine mais pas plus. Elle portait une tenue de ville tout à fait neutre. A vrai dire, je m’attendais à ce qu’un professeur ait une blouse blanche. Au minimum. A son arrivée, l’homme qui m’avait reçu se retira, non sans m’avoir salué d’un mouvement de tête.
- Bonsoir Monsieur. Désolée de vous avoir fait attendre, surtout que vous ignorez sans doute ce que vous faites ici. Je suis le professeur Steiner et je dirige cet établissement.
- Bonsoir Madame. En effet, je ne vous cache pas que j’ignore totalement la raison de ma présence ici. Je commence aussi à être un peu fatigué, et pour ne rien vous cacher, je n’ai même pas diné.
- Je comprends, et mes explications ne prendront que quelques minutes. Vous pourrez vous restaurer et vous reposer juste après.
- Parfait. Alors je vous écoute.
- Nous avons été contactés par votre petite amie…
- Jennifer
- Oui, c’est cela. Elle nous a expliqué le petit différent qui vous oppose, et il se trouve que nous pouvons le régler assez simplement grâce à un programme que nous avons mis au point.
- Régler notre différent ? Vous parlez de notre engueulade ? Vous savez, je ne crois pas que cela mérite plus de 200 km et une thérapie de couple…
- Il ne s’agit pas de cela, mais de ce qui provoque ces conflits. Nous pouvons supprimer cette cause.
- Vous parlez de son obsession pour ses pieds ?
- Oui, d’une certaine façon. Mais il faut voir le problème dans l’autre sens. Ici, nous ne cherchons pas à gommer ce type d’obsession, mais au contraire à les développer.
- Les développer ? Mais vous ne croyez pas que c’est suffisamment compliqué de lui donner satisfaction sur ce point ? Vous voudriez que ce soit le cas encore plus ?
- Non, non, par du tout. D’ailleurs, il ne vous a pas échappé que c’est vous qui êtes ici et non elle…
- Alors ? J’avoue que je ne comprends toujours rien.
- C’est pourtant très simple : nous voulons développer chez vous une sensibilité aux pieds de votre petite amie. Une sensibilité suffisamment forte pour que vous puissiez tirer profit de toute la dimension sensuelle et sexuelle que cela implique au sein de votre couple. Pour le dire en des termes plus directs, notre programme vise à développer chez vous un fétichisme des pieds.
Là, je dois avouer que s’il est généralement difficile de me surprendre, cette fois c’était bel et bien réussi. Je crois que je pouvais m’attendre à tout sauf à ça. A tel point que je restai sans réponse. C’est donc le professeur Steiner qui poursuivit.
- Oui, si votre petite amie vous a envoyé ici, c’est dans l’espoir que vous acceptiez de vous soumettre à notre programme de conditionnement. Vous devrez rester ici une semaine, et suivre toutes les instructions que vous recevrez. Le programme est intensif, mais il est entrecoupé de période de repos et de détente. Si tout se passe de façon satisfaisante, vous en sortirez fétichiste des pieds, et serez ainsi sensibilisé aux petits jeux qui excitent votre partenaire.
- Je vous avoue ma surprise. J’ai l’impression que l’on prend le problème à l’envers. Pourquoi ne pas la dé… je ne sais même pas comment dire ça ? J’ai l’impression que c’est elle qui a un problème avec ses pieds, pas moi ! En outre, je ne vois pas très bien comment vous pourriez parvenir à vous fins.
- Nous ne sommes pas là pour juger de qui a raison ou qui a tort. Le fétichisme n’est pas un problème, ni une maladie. C’est elle qui nous a contactés pour vous sensibiliser. Il vous appartient de refuser. Mais permettez-moi de vous conseiller de vous soumettre à notre programme, car votre petite amie a semblée très déterminée à ce que vous suiviez cette voie, pour le bien de votre couple.
Elle marquait un point. Si j’étais venu jusqu’ici, sans savoir ce que je venais y faire, c’était pour garder, je l’avais bien compris, ma petite amie. Le propos que l’on me tenait avait beau me paraitre surréaliste, j’avais beau ne pas croire un instant que tout cela puisse fonctionner sur moi, j’entrevoyais quelque chose de certain : si je le balayais d’un revers de main, cela signifiait la fin de ma relation avec Jennifer. Alors il fallait accepter. Après tout, n’y croyant pas, je ne pensais pas risquer grand-chose.
- Très bien. Je n’ai pas réellement le choix, donc. J’accepte votre proposition. On commence, pour en finir au plus vite ?
- Je me réjouis de votre décision. Votre programme commencera dès demain matin, car je vous devine fatigué et affamé. Il vous suffit juste de signer ces quelques documents. Pour vous résumer tout cela, vous vous engagez à ne pas révéler l’existence de notre établissement, et vous vous engagez à suivre ce programme jusqu’à sa fin. Ah oui, autre chose : nous sommes entre grandes personnes, et vous n’êtes certainement pas naïf : le fétichisme est une pratique liée au sexe, aussi nous avons besoin d’avoir accès à votre corps en entier… Rien de bien terrible, ne vous inquiétez pas, nous ne sommes pas un club BDSM, mais je préfère que vous ne soyez pas surpris une fois que vous aurez signé…
- Décidément, tout cela commence à éveiller ma curiosité et mon appétit… Oui, bien sûr que j’ai compris. Je pense que tout cela ne fonctionnera pas, mais si ma foldingue de copine est d’accord, alors je pense que je ne risque pas grand-chose. Voilà vos papiers signés.
- Merci et bienvenue. Clara va vous conduire à votre suite et vous servira à diner. Prenez tout le temps de vous reposer. Le programme début à 9h demain matin, après votre petit déjeuner.
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kokos - il y a 7 ans
Sympa comme histoire. Vivement la suite
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nahognas - il y a 7 ans
Dès le début, on croit à une histoire mais le coup de manoir caché avec le conditionnement de "Comment devenir fétichiste des pieds en 1 semaine" montre bien le côté fictif.
Seulement il est raconté de façon très réaliste, on est pris dedans ;)
J'ai hâte de lire la suite et savoir ce que tu as imaginé pour qu'une personne lambda puisse vouer une adoration aux pieds.
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nosocks - il y a 7 ans
Chapitre 3
Clara apparut. En fait je l’avais déjà vue, il s’agissait de l’hôtesse qui m’avait accueillie. Elle m’invita poliment à la suivre, ce que je fis après avoir salué le professeur.
Elle m’ouvrit une porte, qui donnait sur un petit appartement très confortable et entièrement neuf : un salon avec un grand canapé et une télévision géante, une table. Une chambre très spacieuse avec un lit king size, donnant sur une salle de bain équipée d’une baignoire à remous et d’une douche à l’italienne. Elle me pria de l’excuser un instant, le temps d’aller préparer mon diner.
A peine le temps de faire le tour de la suite, et de m’installer dans le canapé, Clara reparu avec une table roulante. Je remarquais immédiatement un changement chez elle : elle était pieds nus. Assez inhabituel dans un décor d’établissement luxueux, mais après tout, cela faisait peut-être partie du programme. Cela dit, Clara avait beau être une très jolie fille, ses pieds nus ne me procuraient absolument aucune émotion particulière. Elle prit la parole :
- Voici votre diner. Nous avons pris soin de vous faire préparer ce que vous aimez le plus à chaque repas, afin que vous passiez un très bon séjour. N’hésitez pas à me solliciter au moindre problème, la sonnette est sur la table basse. Après votre dinez, je vous suggère de vous détendre dans un bain chaud. Vous laisserez vos vêtements afin que nous les déposions à la lingerie. Une tenue spéciale est prévue pour tous votre séjour ici, comme tous nos patients.
- Patients ? Mais je ne suis pas malade…
- Pardonnez moi, je ne sais bien, mais c’est ainsi que le professeur appelle toutes les personnes qui viennent participer au programme.
- A ce propos, je n’ai vu personne d’autre que moi ici. Combien sommes-nous ?
- Vous êtes deux cette semaine. C’est une bonne chose de ne pas être trop nombreux à la fois, et pour autant avoir quelqu’un avec qui échanger.
- Merci Clara, vous êtes bien aimable et serviable.
- Je vous en prie, monsieur. Si vous ne me sollicitez pas d’ici là, je viendrai vous apporter votre petit déjeuner à 8h. Le programme commence à 9h.
- Ah oui, c’est vrai, le programme. Par quoi commence-t-on ?
- Je ne peux rien vous dire, malheureusement. Bonne soirée, monsieur.
Clara en savait manifestement plus qu’elle ne voulait bien en dire… Qu’importe. J’avais réellement faim, et pour tout dire, j’étais crevé. Le diner était absolument parfait, d’excellentes lasagnes maison dont je raffole, et un baba au rhum excellent. Ces gens étaient vraiment bien renseignés sur mes goûts. La suite étant équipée d’une machine à espresso à capsules, je pus également m’offrir un petit café avant d’aller tester la salle de bain.
Suivant les instructions de Clara, je laissais mes affaires et enfilait un peignoir particulièrement confortable. La tenue pour demain était là : on aurait dit une sorte de survêtement blanc, mais rien à mettre aux pieds. D’une certaine façon, c’était logique, et pour tout dire, je m’en fichais un peu.
Installé dans le canapé, je regardais machinalement mon téléphone : pas de réseau. Curieux, mais je n’allais pas demander un code wifi à Clara à 23h. Epuisé, je m’installai dans le lit et ne tardai pas à m’endormir profondément.
Je fus réveillé par un bruit dans le salon. 8h m’indiquait mon téléphone. C’était Clara, qui installait le plateau de mon petit déjeuner. Elle avait ouvert en grand les rideaux, faisant entrer dans la pièce une lumière très agréable. Elle portait la même tenue que celle qui m’était destinée, ses pieds toujours nus en dépassant. Je décidai de jouer l’humour.
- Bonjour Clara. Vous avez une belle tenue, et je constate que vous avez de très beaux pieds…
- Ah ah ! Merci Monsieur. Je sais que vous vous moquez pour le moment, sinon vous ne seriez pas ici. Votre petit déjeuner est servi. Avez-vous besoin de quelque chose ?
- Ah oui, j’y pense : auriez-vous un réseau wifi dans cet établissement ? la 4G ne passe pas du tout…
- Non, désolé monsieur, mais la coupure du monde extérieur fait partie du programme. Pas de 4G et pas de wifi. Néanmoins ne vous inquiétez pas, votre amie a fait en sorte de pouvoir surveiller la moindre urgence concernant vos proches. Détendez vous et profitez de votre séjour ici.
- Ah… OK. Merci Clara.
- Je reviens vous chercher à 9h et vous reprendrai en charge à 13h pour le déjeuner.
A 9h, en effet, Clara vint me chercher. J’avais repris une douche et enfilé la tenue que l’on m’avait laissée. Les choses sérieuses allaient commencer, manifestement. Elle m’emmena dans une pièce qui ressemblait à un vestiaire. Elle m’invita à m’installer sur une sorte de fauteuil articulé, particulièrement confortable, me salua, et sorti de la pièce.
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kokos - il y a 7 ans
Et bien, ça donne envie de découvrir la suite
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nosocks - il y a 7 ans
Chapitre 4
Je n’attendis pas longtemps avant qu’une autre personne rentre dans la pièce. Difficile de vous dire s’il s’agissait d’un homme où d’une femme, car elle était cagoulée, entièrement vêtue de blanc, jusqu’à une paire de gants. Je vis rapidement que ses pieds étaient nus également, mais sa présence à mes côtés m’empêcha de deviner son sexe rien qu’en les regardant. Cette personne me fixa les poignets et les chevilles à l’aide de bandes velcro, puis souleva mon t-shirt pour y installer des sortes d’électrodes. Bien que je trouvais que la scène commençait à ressembler à une exécution capitale, la douceur des gestes, imposés sans brutalité, m’incitait à me laisser faire. La curiosité commençait, je l’avoue, à me titiller. Sortant de la pièce, la lumière s’éteignit, et le siège pivota électriquement et s’inclina légèrement. Face à moi, un écran de télévision de très belles dimensions.
- Test de sensibilité n°1 : la télévision. Regardez attentivement l’écran s’il-vous plait.
Cette voix irréelle semblait synthétique. Je décidai de jouer le jeu. Voyons ce qu’on allait me montrer, et surtout tester quoi. A l’écran, se mirent à défiler des scènes qui semblaient filmées sur une plage. Des femmes sur la plage, en maillot de bain, et évidemment pieds nus. D’ailleurs, c’est un détail que je ne risquais pas de louper, tant la prise de vue faisait clairement un focus la dessus. Cela dura un bon quart d’heure de cette façon. Allongées à plat ventre ou sur le dos, agenouillées, parfois remuant les orteils… J’avais beau jouer le jeu et bien regarder, j’avoue que je commençais à trouver cela assez… ennuyeux… restons polis. Au moment où je pensais que j’allais mourir d’ennui, la scène s’interrompit, pour être remplacée par une autre ambiance. Nous étions maintenant au ras du sol, dans ce qui semblait être un magasin de chaussures. Rayon femmes, bien sûr. On aurait dit que la caméra était en plan fixe, posée au sol, peut-être sous un rayon. Evidemment, à un endroit pareil, facile d’imaginer le spectacle qui m’attendait. Des jeunes femmes se déchaussaient, enlevaient leurs chaussettes pour celles qui en portaient, et essayaient différentes paires de chaussures. L’angle de vue ne me laissait rien voir au dessus de la cheville. Pieds chaussés, pieds déchaussés, et ainsi de suite. Long, long, pas intéressant… Misère, je commençais à me demander où j’avais mis les miens, de pieds. La scène s’interrompit comme la précédente. J’espérais que le test était terminé, ou au moins qu’on allait passer à quelque chose d’un peu plus scientifique, mais une nouvelle scène commença. Un combat de judo, maintenant ! Bon, au moins un peu d’action, cela allait me changer. Le problème, une fois de plus, c’est que l’angle de vue faisait surtout en sorte de présenter les pieds des combattantes. Je n’avais jamais remarqué (et probablement parce que je ne m’étais jamais réellement intéressé au judo), mais les pieds se crispent, s’agrippent au sol et à l’adversaire. Bref, j’essayais de trouver un petit intérêt à tout cela. Décidément, ce n’était pas mon truc, les pieds. Même en essayant de faire un effort, je ne trouvais aucun intérêt à ce qui défilait sous mes yeux.
Je crois qu’à partir de ce moment, je perdis un peu le fil : scènes de natation synchronisée, yoga, gymnastique, danse moderne, pilates, … Les séquences succédaient aux séquences. Toujours le prétexte de pieds de femmes, à peu près dans toutes les positions, mais sans aucune émotion de ma part, si ce n’est un profond ennui. Je commençais même à m’interroger sur le sérieux de cet exercice. S’il s’agissait de tester ma sensibilité, ils allaient être servis… Je n’avais pas du user beaucoup les électrodes…
Enfin, l’écran s’éteignit. Le temps m’avais paru tellement long que je m’attendais à voir Clara arriver pour le déjeuner. Mais la voix synthétique repris :
- Test de sensibilité n°2 : l’exposition directe.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le nom des tests ne m’éclairait pas énormément. Le siège s’allongea alors comme un lit. J’étais maintenant à l’horizontale, et il pivota de nouveau puis avança, tout en se surélevant, jusqu’à atteindre une distance d’une vingtaine de centimètres du plafond. Celui-ci s’ouvrit, pour découvrir une sorte de vitre, d’environ un mètre carré, juste au dessus de mon visage. Cela ne ressemblait à rien de connu. Quelques gouttes d’eau sur la vitre, ou plutôt de petites flaques, m’intriguaient. J’essayais de deviner, quand deux plantes de pieds écrasées sur la vitre se fichèrent juste sous mes yeux. Elles restèrent là un instant, puis s’éloignèrent. Deux autres, plus furtives, mais toujours bien aplaties. On aurait dit que l’on marchait sur la vitre. Il s’agissait très clairement de pieds mouillés, comme le laissait deviner les traces d’eau persistant sur la vitre autour de l’emplacement des pieds. En essayant de regarder au delà, je devinais, mais c’était flou, des silhouettes en maillot de bain. Des orteils vernis recroquevillés contre la vitre me confirmèrent qu’il s’agissait de femmes, encore une fois. Cela me paraissait totalement manquer de sens, mais j’avais l’impression que la vitre qui me faisait face donnait directement sur le couloir d’une piscine, après les douches. En tout cas, j’ai vu défiler quantité de pieds, plantes écrasées sous mes yeux. A défaut d’être intéressant, il fallait reconnaitre une certaine originalité. Je n’avais jamais vu de pieds appuyés contre une vitre, et l’aspect était plutôt rigolo. Mais cela durait, et bien trop à mon goût, encore une fois. Je dirais même que cela a duré presque autant de temps que les séquences vidéo juste avant. Autant dire interminable, et ennuyeux à la longue.
Enfin, le plafond se referma, et le fauteuil repris sa position assise. En vérité, bien plus assise qu’au début. La voix synthétique se fit de nouveau entendre :
- Test de sensibilité n°3 : la knismolagnie.
Quel nom bizarre encore… Décidément, il me faudrait un décodeur, ici. Le siège faisait maintenant face à un mur. Je ne le compris que lorsqu’une sorte d’alcôve s’ouvrit juste sous mes yeux, car la pièce était toujours plongée dans le noir. Un éclairage très particulier était dirigé par une sorte de chevalet en bois, percé de deux orifices. Je vis deux chevilles s’installer dans ces trous, qui semblaient prévus à cet effet, puis une pièce de bois se refermer sur les chevilles. Deux plantes de pieds et dix dessous d’orteils me faisaient face, légèrement orientés de trois quart, à un mètre environ devant moi. Une paire de mains gantées s’approchèrent des pieds nus, et glissèrent du bout des doigts quelques chatouilles, qui déclenchèrent le rire étouffé d’une femme. Les pieds essayaient évidemment d’échapper à leur sort, bien qu’ils aient semblé s’être glissés dans le chevalet sans y être contraints. Après quelques minutes, les mains gantées saisirent les orteils un a à un pour les attacher avec de petites cordelettes fixées au sommet du chevalet, comme des lassos. Les plantes de pieds étaient maintenant tendues en arrière, bien immobilisés. Un spray vaporisé sous les pieds les rendit luisants, comme s’il s’agissait d’huile. On devinait une tentative désespérée des orteils attachés pour retrouver leur liberté, et leur propriétaire qui riait déjà, comme si elle savait ce qui allait se passer. D’ailleurs, elle faisait bien : cette fois, c’est une brosse à cheveux qui fut utilisée pour chatouiller ces pauvres petits pieds, déclenchant des rires francs chez la victime, de plus en plus forts. Bientôt, ce fut une brosse à dents qui attaqua la naissance de ses orteils, avec cette fois des hurlements hystériques. J’allais plaindre cette pauvre suppliciée, torturée un bon quart d’heure sous mes yeux, quand la brosse arrêta son action, et les orteils furent libérés des liens qui les entravaient. Cette fois, les mains se firent plus amicales, et massèrent les plantes de pieds, les talons et les orteils de la victime, qui du coup n’en était plus vraiment une. Le massage dura 5 minutes environ, rythmé par les soupirs de la bénéficiaire, mais dès son arrêt, les pieds se cabrèrent en arrière, les orteils bien en éventail. Les mains réappliquèrent le spray huileux sous les pieds, et une nouvelle série de chatouilles, mais cette fois sans que les pieds soient contraints, et toujours agrémentés de rires francs de la victime, qui pourtant ne bougeait pas. Curieux, décidément. Mais cette fois encore, long, et sans que j’y trouve un réel intérêt. A quoi tout cela rimait-il ?
- Fin des tests de sensibilité. Merci pour votre participation.
Le siège retrouva sa position normale, et la lumière s’alluma. C’est Clara qui entra dans la pièce, et me libéra des bandes velcro, dont je n’avais pas compris l’intérêt.
- Ca va monsieur ? Vous allez pouvoir déjeuner d’ici un petit quart d’heure.
- Enfin ! Ce n’est pas trop tôt. Pouvez-vous me dire à quoi tout cela servait ? Heureusement que j’étais attaché, je crois que je serais parti en courant dans le cas contraire…
- Il s’agissait de tester les réactions de votre organisme quand il est exposé à certaines circonstances, tout simplement. C’est très utile pour la suite du programme. Attendez, ne bougez pas, il faut encore retirer les électrodes. Vous pouvez les laisser sur le siège.
- Dites moi une chose. Cette pauvre fille chatouillée à mort, c’est une esclave ? Vous savez que c’est très limite de faire subir cela aux gens ?
- Non, ne vous inquiétez pas. Toutes les personnes ici adorent leur travail et le font de bon cœur.
- Incroyable… Vraiment incroyable. Et… La piscine ?
- Notre centre est accolé à la piscine municipale. Ce que vous avez vu sont les pieds des nageuses qui sortaient de la douche.
- OK, je vois. Des collaboratrices… à leur insu !
- Je vous reconduis à votre chambre, si vous voulez vous rafraîchir et vous détendre un instant, puis je passe vous prendre pour le déjeuner.
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nahognas - il y a 7 ans
Très sympa les suites.
j'ai beaucoup aimé le perso qui tente une petite pique et Clara qui répond sans être dupe en restant très polie et courtois.
Je sens bien venir la série de test avant et après pour montrer la différence de réaction. ^^
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nosocks - il y a 7 ans
Chapitre 5
Me rafraîchir pas forcément, mais de dégourdir les jambes, ce n’était pas de refus. La matinée avait été particulièrement ennuyeuse et m’avait parue sans fin. Rien que le retour à ma chambre me sembla plus divertissant que tout le reste de ce début de journée. M’affalant dans le canapé, je commençais à réfléchir à cette très longue semaine qui m’attendait. Je ne voyais vraiment pas quel était le but de tout ce cirque. Ni ce que j’avais fait ce matin, ni pourquoi Jennifer tenait tellement à tout ça.
Clara frappa rapidement à ma porte et entra sans attendre mon invitation.
- Etes-vous prêt pour le déjeuner ? Aujourd’hui je vous emmène à la salle à manger, où vous aurez de la compagnie pour le repas.
- Ah oui ? Le professeur ? Ou vous-même peut-être ?
- Non, il s’agit de l’autre personne actuellement en stage.
- Ah oui, c’est vrai qu’ici on est deux à s’ennuyer. Eh bien je ne suis pas mécontent de trouver quelqu’un à qui parler. Allons-y, ce déjeuner promet d’être la meilleure partie de la journée.
- Nous reprenons le programme à 14h, si cela vous convient.
- Dire que ça me convient serait exagéré, mais disons que je ferai avec. Ah, Clara, je dois avouer que votre sourire est un sérieux réconfort.
- Merci monsieur, je suis flattée.
Sans que je sache si c’était un hasard, Clara répondit à mon compliment par un mouvement de ses orteils nus sur le sol. Après tant de pieds nus depuis ce matin, les siens m’intéressaient encore moins qu’hier, mais il convient de noter que j’avais remarqué à cet instant son mouvement. Il faut dire que son vernis rouge vif tranchait avec le blanc immaculé de sa tenue. Je suivais ses pas dans le couloir, et je remarquais la perfection de ses plantes de pieds, parfaitement entretenues et bien proportionnées. Jenny en serait certainement jalouse. Bien que je me refusais d’y voir autre chose qu’un hasard, je devais aussi reconnaitre que j’avais justement regardé les pieds de Clara et eu une opinion dessus.
Dans un établissement aussi peu fréquenté, la salle à manger n’était pas immense, mais cosy. Sur un petit divan, une jeune femme d’environ 25 ans nous attendait et se leva à notre arrivée. Portant la même tenue que Clara et moi, je crus tout d’abord à une de ses collègues. Mais en fait…
- Je vous présente Victoria, la personne qui suit notre programme en même temps que vous.
- Oh, mais… vous êtes une femme !
- Oui ! Cela semble vous surprendre ? Déçu ?
- Non, bien au contraire, mais je pensais que les hommes étaient principalement concernés par ce que nous faisons ici. Dont je n’ai pas vu grand-chose d’ailleurs.
- Ah non, voyez, les femmes le sont également. Ravie d’avoir un peu de compagnie. Je suis seule depuis une semaine déjà, et je commençais à m’ennuyer, malgré les soins de Clara et de ses collègues.
- Enchanté également. On peut peut-être se tutoyer ? Tu es ici depuis une semaine dis-tu ?
Victoria était une fille très jolie et très avenante. On a souvent un jugement faussé sur les gens à cause de leur tenue vestimentaire ou des conventions sociales. L’intérêt de l’endroit était justement de gommer tout cela. Victoria n’était pas très grande, les cheveux châtains ramenés en chignon, et des yeux bleus clairs. Un visage assez juvénile et un sourire apaisé achevait de la rendre agréable à regarder. Elle semblait d’une nature très douce, et son approche amicale et sociable, malgré une semaine d’enfermement ici, était de bon augure. Puisque j’allais avoir Victoria pour seule compagnie pendant 7 jours, autant que tout se passe bien.
Le déjeuner était excellent, comme le diner le fut la veille. Nous avons parlé de choses et d’autre avec Victoria, mais durant les premières minutes, rien sur notre présence ici.
- Donc tu disais que ça faisait déjà une semaine que tu étais ici ? C’est bizarre, moi je dois y passer une semaine en tout. Ou bien tu vas partir très prochainement ?
- Non, il me reste encore 7 jours. Mais dans le cas des femmes, on m’a expliqué que le programme de conditionnement est plus long. Nous avons un terrain fétichiste moins favorable que les hommes à la base, et donc c’est plus long.
- OK, je vois. Et puis-je te demander ce qui t’a amené ici ?
- C’est un peu compliqué à expliquer. Disons une sorte d’introspection, du développement personnel si tu veux. J’ai eu plusieurs petits amis fétichistes, et j’avoue avoir été flattée que l’on s’intéresse à mes pieds, même si cela m’a surprise au début. Je voudrais mieux comprendre ce phénomène, et éventuellement en tirer parti.
- Mais avec pour conséquence de devenir fétichiste toi-même ?
- Oui, pourquoi pas ? Ca ne m’effraie pas, et je suis curieuse de nature. Jusqu’ici le programme me plait et je fais des découvertes intéressantes. D’ailleurs je dois te dire que tu as des pieds tout à fait attirants.
- Heu… Merci… Je crois que c’est la première fois que l’on me dit ce genre de choses.
- Que penses-tu des miens ?
- Eh bien je dois t’avouer que je ne les ai pas regardé… Tu sais, je ne suis là que depuis hier soir, et je pense que mon cas est assez désespéré.
- Et d’ailleurs, qu’est ce que tu viens faire ici ?
- Moi, c’est un ultimatum de ma petite amie. Soit je deviens fétichiste, soit elle me quitte.
- Ah, bah au moins elle sait ce qu’elle veut… Et du coup tu acceptes de faire cette démarche pour elle ? L’amour fait faire de drôles de choses…
- Oui, tu as raison. J’avoue que je suis encore assez surpris d’être ici, et que je ne comprends vraiment pas où ils veulent en venir avec leurs séances de vidéos. Qu’est-ce qu’il se passe après ?
- On m’a interdit de t’en dire plus. C’est vrai que j’ai un peu d’avance sur toi. Ne t’inquiète pas, c’est cool. Profite d’être ici, ils sont aux petits soins.
Je n’avais pas appris grand-chose, mais j’avais passé un très bon moment avec une fille sympathique et, je dois l’avouer, très jolie. Après le déjeuner, nous avons pris un café sur le divan. Je ne tardai pas à remarquer les coups yeux furtifs de Victoria en direction de mes pieds, et cette façon qu’elle avait de s’arranger pour me montrer les siens. Ils étaient tout à fait bien proportionnés, d’ailleurs, plutôt petits, et les orteils vernis d’une étrange couleur violine. Le dessous de ses pieds, qu’elle me montrait également, semblait très doux, certainement manucuré avec soin.
Clara reparu, et avant de m’inviter à la suivre, annonça à Victoria qu’elle était attendue dans une salle dont j’ai oublié le numéro. On se salua d’un hochement de tête. Je la reverrai probablement pour le diner.
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nahognas - il y a 7 ans
Couleur Violine? Première fois que je lis ça :O
Super chapitre en tout cas ;) Hâte de lire la suite
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nosocks - il y a 6 ans
Chapitre 6
- Je vous reconduis à votre chambre. Pour le programme de cet après-midi, vous allez devoir être en maillot de bain. Il y en a un et un peignoir qui vous attendent dans votre salle de bain. Je vous attendrai sur le pas de la porte.
Ah, tiens, baignade cet après midi ? j’allais peut-être faire connaissance avec les demoiselles de la piscine de ce matin. Bon, du moment que j’échappais aux vidéos, je crois que rien ne pouvait me contrarier. J’enfilai rapidement le maillot de bain et le peignoir par-dessus et je rejoignis Clara.
- Puis-je vous demander ce qu’il y a au programme cet après-midi, Clara ?
- Oui. Vous allez avoir droit à un massage complet. C’est très agréable et cela élimine les tensions. Notre masseuse à des doigts de fée. Il arrive assez souvent qu’elle nous détende après le travail.
- Oh, cela me semble mieux que ce matin, en effet. Mais… un massage ne va pas durer toute l’après-midi tout de même ?
- Celui-ci dure deux heures. Mais ne vous inquiétez pas, je resterai là pour vous divertir.
Je ne relevais pas immédiatement la phrase de Clara. J’imaginais avec peine qu’elle puisse me faire la conversation tant chacune de ses prises de parole semblait sous contrôle. J’allais bien voir, après tout.
Elle me conduisit, sans surprise, dans une salle dans laquelle une table de massage était installée. Emmanuelle, la masseuse, se présenta courtoisement, et m’invita à enlever mon peignoir et m’installer sur le dos sur la table de massage. Elle commença à enduire mon corps d’une matière huileuse, et entreprise de malaxer chacun de mes muscles. Bien que je craignais les chatouilles, l’huile faisait glisser ses mains de façon très douce sur ma peau, c’était très agréable.
C’est à peine si je remarquais la présence de Clara. Alors que j’étais toujours sur le dos, elle s’assit sur un fauteuil en hauteur, que la masseuse approcha à côté de mon visage. J’avais maintenant une vue imprenable – et surtout la seule– sur l’extrémité des jambes de Clara, qui était bien sûr toujours pieds nus. Après la séance du matin, je redoutais encore le coup fourré…
Clara remuait doucement ses pieds et ses orteils sous mes yeux. Son visage était souriant, détendu. Elle semblait très à l’aise avec ce qu’elle était en train de faire. De mon côté, je dois dire que je profitais tellement du bien être promulgué par le massage que la vue me semblait moins pénible que l’exercice du matin. En fait, l’ensemble était plutôt agréable, je dois l’avouer. Après quelques minutes de ce spectacle, Clara versa quelques gouttes d’huile de massage entre ses orteils. La substance dégoulinait lentement sur en sous ses pieds, qu’elle entreprit de frotter l’un contre l’autre afin d’étaler l’huile. Ses pieds étaient maintenant luisants, et elle continuait à leur faire prendre toutes sortes de postures, juste sous mes yeux. Je me surpris à penser que l’huile mettait bien en valeur sa peau. Pendant ce temps, Emmanuelle continuait son office, et moi j’étais totalement détendu. Ce massage était réellement des plus agréables. Et le spectacle de Clara qui pliait et dépliait dans de longues ondulation ses orteils et ses plantes de pieds était après tout très reposant.
Après de très longues minutes ainsi, Emmanuelle m’invita à me mettre sur le ventre. Mon visage pouvait reposer dans un trou de la table spécialement prévu à cet effet, si bien que mon corps était parfaitement horizontal, sans que je sois gêné. Clara changea à son tour de position. Elle s’installa à genoux devant moi, légèrement en dessus du niveau de la table de massage, si bien que j’avais à présent vue sur ses deux plantes de pieds immobiles. Elle entreprit de se les masser elle-même du bout des doigts pendant qu’Emmanuelle massait mon dos, l’arrière de mes cuisses et de mes mollets. Parfois Clara changeait de position pour se mettre en extension sur ses orteils.
Alors que je commençais à me demander si je n’étais pas en train d’apprécier le package global de cette séance, Emmanuelle descendit au niveau de mes chevilles. Me sachant chatouilleux, je commençais à me crisper quand elle déposa de l’huile sous la plante de mes pieds.
- Détendez vous, je ferai très doucement. De votre côté, profitez que vous avez les mains libres pour vous venger sur les pieds de Clara qui sont juste devant vous. Allez-y, elle y est habituée.
On me proposait de torturer l’intendante, maintenant ! Mais quelle maison bizarre ! Bon, il fallait reconnaître que Clara, bien qu’ayant parfaitement entendu la suggestion d’Emmanuelle, ne semblait pas chercher à s’y soustraire. Au contraire, elle redéposa de l’huile sous ses plantes de pieds, et remua légèrement ses orteils.
- S’il vous plait, monsieur. J’aime bien, vraiment. Chatouillez-moi sous les pieds.
Jusqu’ici, il m’était arrivé de chatouiller les pieds de Jennifer, à sa demande, et exclusivement pour lui faire plaisir. D’ailleurs, cela avait plutôt tendance à l’exciter. Mais là, une quasi inconnue qui me le demandait de façon si formelle, c’était véritablement étrange. Après tout, si c’est ce qu’elle voulait… Je dois dire que ce massage m’avait mis dans de très bonnes conditions mentales, et que je me sentais bien de faire plaisir à cette personne qui me formulait cette demande, bien qu’elle me parut plus que curieuse.
Je laissai donc doucement mes doigts glisser sur la peau des pieds de Clara, au début assez timidement. Je surpris chez elle un soupir de bien être. La situation était assez insolite pour être divertissante, je dois l’avouer. A mesure que mes gestes s’assuraient, Clara se mit à glousser légèrement. Alors que je ralentissais, elle m’encourageait au contraire à continuer. Je ne réalisai pas tout de suite que son rire était devenu assez franc, mais que pour autant elle ne bougeait pas d’un millimètre. Moi de mon côté, je tressaillais à chaque fois qu’Emmanuelle se trouvait un peu trop insistante. Imitant sans m’en rendre compte les mouvements que je ressentais sous me propres pieds, je glissai mes doigts entre les orteils de Clara. Elle gloussait franchement, mais encore une fois ne cherchait aucunement à esquiver. Un peu interloqué par son stoïcisme et sa maîtrise, je l’invitai alors d’un mouvement de main à s’agenouiller sur ses orteils, en me présentant ainsi ses plantes de pieds parfaitement tendues. Là, du bout des ongles, je continuais à appliquer la torture qu’elle m’avait demandée. Clara riait, mais ne bougeait pas.
Je dois l’avouer, je fus presque déçu lorsqu’Emmanuelle m’annonça la fin de la séance. Cela avait été vraiment agréable. Se faire masser, mais aussi le petit jeu de chatouiller Clara, et de chercher à la faire craquer, ce qui n’était pas arrivé. Emmanuelle m’invita à passer dans la pièce située juste à côté, pour aller me doucher, alors que pendant ce temps, Clara s’était éclipsée.
Ce fut pourtant elle qui m’accueillit à la sortie de la douche, toujours aussi souriante, et avec un visage qui semblait à la fois détendu et fatigué.
- Ah monsieur, vraiment merci pour vos chatouilles. C’était vraiment très agréable, vous avez des doigts d’or.
- Heu… Vraiment de rien, Clara. Je dois dire que c’était très amusant. Et j’avais raison, vous avez de très beaux pieds.
- Je suis confuse, monsieur, c’est vraiment gentil de me dire cela. J’ai passé un très bon moment, et je suis ravie si vous aimez mes pieds.
- Je crois que je ne l’ai pas souvent pensé, mais je dois vous dire que oui, vos pieds sont réellement charmants. Mais comment faites-vous pour supporter ces chatouilles ?
- C’est beaucoup d’entrainement, je dois dire. Mais vous savez, j’aime réellement être chatouillée sous les pieds. Cela me détend beaucoup.
- Mais cela fait partie de votre travail, donc ?
- Si l’on veut, mais en fait pour cela je dois dire que c’est plutôt volontaire de ma part. J’aime être chatouillée, et j’aime qu’on regarde mes pieds.
- Vous êtes fétichiste également alors ?
- Bien entendu. Cela fait partie de la formation d’embauche ici.
- Vous voulez dire que votre travail est d’être fétichiste ? C’est fou !
- Non, pas réellement. A la base, nous sommes à la fois là pour aider le professeur à expérimenter, et nous avons en plus chacune notre spécialisation. Je m’occupe de l’accueil des patients au quotidien. Emmanuelle quant à elle est masseuse. Mais nous nous livrons toutes à des expérimentations, et ce serait mentir de vous dire que cela ne développe pas le fétichisme. De plus, cela nous permet d’être parfaitement dans l’état d’esprit que nous voulons induire chez nos patients.
- Tout cela est vraiment incroyable. Je découvre quelque chose, Clara. Et je me prends à me demander si j’avais raison de penser que le professeur était une folle qui prenait ses rêves pour des réalités.
- C’est très sérieux, monsieur, et vraiment efficace, je vous l’assure. Voulez-vous aller vous détendre au spa ? Je vous amène une boisson si vous le souhaitez.
- Merci, Clara, vous être décidément un ange.
Je pensais ce que je venais de dire. Au-delà de tout, Clara était à elle seule un élément d’apaisement dans cet établissement. J’étais ici depuis moins de 24h, et sans avoir ressenti chez moi un quelconque changement dans le sens souhaité par Jennifer et le professeur, je dois dire que je m’y trouvais très bien. Le massage absolument divin d’Emmanuelle avait totalement effacé l’ennui de la matinée. Et quand me traversa l’esprit la question de savoir si j’aurais pensé la même chose sans la séance de chatouilles, je la chassai au plus vite, tant je refusais d’y répondre par la négative.
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nahognas - il y a 6 ans
Très bonne suite encore une fois ;)
Bien écrit et détaille, on partage les sensations du perso principal ;)
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polk - il y a 6 ans
Salut !
J' ai lu le début, mais pas encore les derniers chapitres, car l' histoire semble longue et je préfère attendre de voir si elle se finira. J' espère que oui parce que l' idée de départ est génial. Un récit dont le personnage principal n' est pas fétichiste mérite qu' on s' y arrête ! J' ai du mal à m' identifier à lui. Je ne dis pas que c' est un inconvénient, au contraire c' est intéressant cette distance que le lecteur fétichiste des pieds entretient forcement un peu avec le héros. Pour les lecteurs que nous sommes ce type est incompréhensible, sa copine doit le supplier pour qu' il la chatouille ! :D
La transformation que promet la cure me laisse un peu sceptique, ceci dit je vois un moyen pour que ça puisse être crédible. Je ne dis rien, c' est peut-être ce qui est prévu. Ou peut-être tout autre chose...Les possibilités de l' histoire sont nombreuses et je suis curieux de voir comment ça va se goupiller, notamment vis à vis de l' intrigue de fond : la relation amoureuse entre le héros non-fétichiste et sa copine fétichiste...
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nosocks - il y a 6 ans
Chapitre 7
La séance au spa compléta à merveille cet après-midi de détente. J’y restai une bonne heure avant de rejoindre ma chambre. Clara ne tarda pas à frapper à la porte.
- Oh, mais c’est ma victime préférée !
- Ah ah ! C’est très flatteur de votre part, j’espère que nous aurons l’occasion de recommencer.
- Mais, auriez-vous changé votre vernis à ongle ?
- Oui, il faut bien varier les plaisirs.
- Ce doré vous va très bien.
- J’en ai aussi profité pour faire un gommage du dessous de mes pieds. Regardez. Touchez, vous allez voir c’est tout doux maintenant.
Clara s’était agenouillée au sol. Cela sentait tellement l’invitation que, sans savoir pourquoi, je ne me fis pas prier. Mes doigts ne mire pas longtemps à courir tout le long des deux plantes nues de Clara. Celle-ci gloussait et soupirait gentiment. Quant à moi, j’étais totalement incrédule, comme spectateur de moi-même.
- Vous y prenez goût, on dirait !
- Heu… Je suis désolé, je n’ai pas pu résister quand j’ai vu le dessous de vos pieds. C’est vrai qu’ils sont très doux.
- Ne soyez pas désolé, vous vous doutez bien que je l’ai un peu fait exprès. C’est aussi l’occasion pour vous de constater déjà quelques changements.
- Je l’avoue, vos pieds sont tout à fait charmants, et le fait que vous réclamiez des chatouilles est tellement intrigant que je ne peux pas résister.
- Vous savez, vous pouvez parfaitement me demander à me chatouiller quand vous le désirez. Je suis là pour vous être agréable.
- Heu… Merci Clara, c’est noté. Mais vous savez, ce n’est pas du tout évident à demander, une chose pareille.
- Ca viendra. Et en attendant je vous aiderai. Voulez-vous aller diner maintenant ?
- Oui, bonne idée, allons-y.
Je suivis Clara jusqu’à la salle à manger. Victoria s’y trouvait déjà.
- Hé, Salut Victoria, ça va ?
- Oui. Une journée épuisante à vrai dire.
- C’est vrai que tu sembles crevée. Qu’est-ce qu’il t’est arrivé ?
- On m’a fait une séance de chatouilles sous les pieds.
- Décidément, c’est la journée des chatouilles... Moi j’ai chatouillé Clara à sa demande. Tu aimes ça aussi ?
- A vrai dire, c’est très dur à supporter pour moi, mais disons que je n’avais pas vraiment le choix.
- Comment ça ? Tu as été forcée ?
- Non… Pas vraiment… Tu verras, je ne peux pas trop te raconter.
- Je verrai… Ca veut dire que je vais y avoir droit aussi ? J’avoue que l’idée me fait flipper ! Je suis très chatouilleux, comme un gosse.
- Ca a l’air bête à dire, mais je ne regrette pas. Lâche prise, tout ce qui nous arrive va dans le bon sens, j’en suis sûre.
Victoria ne se déparait pas de ses pensées positives. Mais elle semblait effectivement sans force. Ses mouvements étaient fébriles. Nous dinâmes rapidement, avant de savourer un café dans le divan. Semblant retrouver un peu de forces, Victoria s’adressa à moi d’une façon plutôt autoritaire.
- Fais moi voir tes pieds s’il-te-plait.
- Heu…
- Remue tes orteils. Mmh… C’est mignon, tout ça. Tu vois, je commence vraiment à apprécier les résultats obtenus ici. Je crois que je n’aurais jamais kiffé les pieds d’un mec avant.
- Fais-moi voir les tiens ? Que j’essaie ?
Victoria n’attendait que cela. Elle sourit et me tendit à son tour ses pieds. Ils étaient largement aussi jolis que ceux de Clara. Elle tortillait doucement ses orteils pendant qu’elle massait les miens du bout des doigts. C’était difficile à avouer, mais au bout de 24h, sans dire que je faisais une fixette sur les pieds, je devais reconnaître que le fait que ce soir le sujet presque unique de la journée ne me posait pas de problème. Déjà Jennifer allait trouver ce changement tout à fait positif.
Nous avons passé une petite demie-heure à parler de choses et d’autres avec Victoria, puis elle pris congé, vraiment fatiguée. De mon côté, je regagnai ma chambre, et faute de réseau, je me mis à quelques parties de Candy Crush avant de sentir le sommeil me gagner. Il faut croire que la journée avait été tout de même fatigante, et, je suis bien obligé de le reconnaître, déjà riche d’enseignements.
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nahognas - il y a 6 ans
Superbe suite ;) La cure commence à faire effet apparemment ^^
Vivement la prochaine.
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Revan - il y a 6 ans
J'aime beaucoup ton histoire ! C'est très bien écrit et très prenant, vivement la suite !! ^^
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NoctisPulse - il y a 6 ans
Je trouve ça bien globalement, bien écrit, bonne histoire. Mon seul regret est que les dialogues ne sont pas crédibles, on dirait que ce sont systématiquement des mecs qui s'expriment.
