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- The legend of tickling, twilight princess
Histoire ajoutée le
01/06/2008
Épisode ajouté le
01/06/2008
Mise-à-jour le
03/07/2021
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chatouillesdu92 - il y a 18 ans
Lol Il y en a qui s'éclate J'aime beaucoup Link et j'ai hate de voir la suite de ses aventures
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skysole - il y a 18 ans
J'ai le regret de vous annoncer que komi a eu des problèmes avec son ordinateur
(Il est en réparation).
P.S: Link est mon personnage fictif favori et j'attend beaucoup de cette histoire.
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nahognas - il y a 18 ans
Plutot marrant le dialogue narrateur-Link! Ca promet! Enfin quand son ordi sera réparé!
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skysole - il y a 18 ans
J'ai réussi à parler avec komi, son ordi ne marche toujours pas et il devra surement le changer.
Cependant, il m'a dit qu'il va se débrouiller pour nous envoyer le premier chapitre ce week-end.
Je ne sais pas vous, mais moi j'ai trop hâte.
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komirtotickling - il y a 18 ans
Marre de ces ordinateurs qui vous lâchent quand vous en avez le plus besoin. Enfin, je vous poste, finalement, le premier chapitre de cette nouvelle histoire. Chapitre 1 : Le départ de Link Il y a bien longtemps, dans une contrée lointaine, un homme en compagnie d’un jeune adolescent était paisiblement assis dans un coin de la forêt appelé Firone. - Je me sens toujours mélancolique lorsque le crépuscule arrive, pas toi ? On dit que c’est le seulement moment où l’on ressent l’angoisse des âmes bannies dans ce monde sans lumière. C’est de là que vient cette solitude, ce désespoir qui nous déchire le cœur entre chien et loup. - Tu as un air très philosophique ce soir. Habituellement, tu sors quelques frivoles plaisanteries pour détendre l’atmosphère. Je suppose qu’il y a quelque chose d’assez important dont tu désires me communiquer pour m’avoir amené dans ces lieux, n’est-ce pas ? - Toujours aussi perspicace. En effet, tu as vu juste. J’ai une faveur à te demander Link. Le jeune homme détacha pour la première fois son regard du soleil couchant faisant face à son interlocuteur. Ses cheveux, d’un magnifique châtain clair, se laissaient paisiblement balancés par une agréable bise. Ses longues mèches ne parvenaient pas à cacher ses beaux yeux saphir. - Dans deux jours, je dois partir pour Hyrule pour remettre un objet à la famille royale. Le chef du village m’a désigné pour cette mission. Cependant, je souhaite que tu ailles à ma place. - Pourquoi cela ? Tu es pourtant mieux qualifier que moi pour accomplir cette noble tâche. - Dis-moi, tu n’es jamais allé à Hyrule, je me trompe ? Le jeune homme ne répondit pas, désirant connaître le fond de la pensée de l’homme portant une discrète moustache ainsi qu'un bandeau blanc au front. - Le château du royaume d’Hyrule est resplendissant et la citadelle à ses pieds est beaucoup plus vaste que notre village. Et ce monde crée par les déesses l’est encore plus. J’aimerais que tu découvres toutes ces merveilles par toi-même. C’est vrai, il avait raison. Il n’est jamais allé à aucun moment de sa vie au-delà de cette forêt. Il n’avait jamais vraiment envisagé cela avant, car il était très fortement lié à son village. Mais au fond de lui, il désirait connaître toutes ces merveilles dont Moï - l’homme qui se trouve actuellement avec lui - l’avait tant parlé. Ce monde créé par les déesses lui était encore totalement étranger. Qui sait ? Peut-être serait-ce une grande aventure pour lui que de partir à la découverte de ces nouvelles contrées. - Nous ferions bien de rentrer au village. Je vais tout expliquer à Bohdan, notre chef, de quoi il en retourne. Link prit sa jument, Epona, qui était chargée par un gros tas de bois qu’il avait coupé avec Moï plus tôt dans la journée afin d’alimenter toutes les cheminées du village. L’homme prit soin de bien fermer à clé le portail qui séparait le territoire de Firone et de Latouane et puis les deux compagnons marchèrent tranquillement en direction de Toal. Ils traversèrent un pont suspendu, passèrent à côté de la source sacrée et se trouvèrent au pied de la maison du jeune homme. En fait, il s’agissait d’un arbre auquel on avait construit de l’intérieur pour en faire une sorte d’habitation. Malgré cela, Link aimait bien cette maison qui se trouvait un peu à l’écart du reste des autres villageois. Elle était spacieuse, simple et possédait tout ce dont il avait besoin. - Bien, c’est ici que nos chemins se séparent. Je vais distribuer le reste moi-même. Dit-il en désignant les tas de bois. Je te ramènerai ta jument aussitôt que j’aurais fini. Merci pour tout, ton aide m’a été très précieuse. - Ce n’est rien, c’est toujours un plaisir. - Je te souhaite de passer une bonne nuit. Dors bien, tu l’as bien mérité. - Merci, toi aussi et à demain. Le lendemain matin, alors que les premières lueurs du jour venaient à peine de faire leur apparition. Une jeune fille se dirigeait vers la jument du jeune homme qui était attachée par une corde au pied d’une échelle en bois qui menait à l’entrée de la maison de Link. La particularité de cette jeune adolescente était qu’elle marchait tout le temps pied-nu. La raison à cela était très simple. Elle ne supporte pas de chausser quoi que se soit, car elle adorait ressentir chaque sensations que lui procuraient ses pieds à chacun de ses pas. Cependant, elle prenait toujours grand soin de ses magnifiques pétons dont la peau, d’un blanc laiteux, ne présentait aucune cambrure. - Bonjour Epona. Tu as bien dormi cette nuit ? La jument approcha sa tête et vint léchouiller le visage de la jeune fille. - HIHIHI TU ME CHATOUILLES, arrête ça ! Le bête secoua la tête d’un geste amical. - Tu es incorrigible. Toujours en train de me taquiner de si bon matin. Dit-elle avec un doux sourire en caressant la crinière de l’animal. Mais bon, au fond ça ne m’a jamais dérangé. La prochaine fois, je dirais même à Link de te laisser me lécher les pieds puisque tu aimes tant que ça. L’animal se frotta contre la jeune femme d’un air réjoui. - Ho ! Cela me fait penser, j’ai entendu que Fahd avait besoin de lui pour l’aider à rentrer les chèvres. Viens avec moi, je vais te préparer. Elle détacha la corde et marcha à côté du cheval en direction de la forêt. Quelques secondes après, un homme à l’air un peu niais couru vers la maison du jeune homme. - Héééého Link ! T’es là ? Une tête apparue à travers la plus haute fenêtre de l’arbre. - Bonjour Fahd, tout va bien ? - Désolé de te déranger de si bon matin, mais peux-tu me donner un coup de main pour rentrer les chèvres ? Ces temps-ci, elles ne font comme si je n’étais pas là. - C’est d’accord, je descends tout de suite. Sachant que le jeune homme aurait besoin de sa jument, le dénommé Fahd voulut la préparer. - Hein ? Mais où est donc passé Epona ? Quelques instants plus tard, le jeune homme joignit le berger. -Link ! Dépêche-toi de retrouver Epona. Elle est partie, elle n’est pas là. Dit-il d’un ton alarmé. - Ben forcément, si elle est partie, elle n’Epona. - Pardon ? - Non rien, c’était juste une blague. Link examina le sol et son cœur fit soudain un saut périlleux. Il distingua les empreintes de son cheval, mais également des traces de pieds justes à côté. « Iria, je reconnaîtrais ta gracieuse forme entre milles. » - Pars devant Fahd je te rejoindre plus tard, je sais où elle se trouve. Mais ce dernier n’avait rien entendu car il venait tout juste de comprendre la plaisanterie. - Hahaha ! Elle n’Epona … elle n’est pas là … hahaha, elle est bien bonne cela. Mais Link ne fit pas attention. Ses pensées étaient envahies par l’image d’une jeune et belle adolescente. Il courut en direction de la source de Latouane, le cœur battant à tout rompre. Peu de temps après, Link pénétra dans la source bien nommée où il trouva une jeune fille caressant la crinière blanche de sa jument aux poils verts. - Oh, Link. Epona est prête. Je l’ai brossée et étrillée pour toi. - Iria. Je te remercie, ça m’avance bien. La jeune femme lui fit un doux sourire. Link ne put s’empêcher de penser qu’elle était très belle avec le soleil qui lui illuminait sa merveilleuse chevelure aussi châtain que les siens et sa queue de cheval qui se laissait bercer par la bise matinale. - Tu vas encore aider Fahd avec les chèvres ? C’est tout toi ça, toujours en train d’apporter ton aide aux autres. - C’est rien, c’est rien. Ce village m’a offert bien plus que les services que je lui rends. Non seulement il m’a accueilli, mais il m’a aussi permis de te rencontrer. Le teint d’Iria vira légèrement au rouge et le regarda intensément avec ses yeux verts émeraude. - Allez, il faut que tu partes maintenant. On a besoin de toi à la bergerie. Evites seulement de trop fatiguer Epona, d’accord ? - C’est entendu. Il monta sur son cheval. Veux-tu que je te raccompagne au village ? - Non, j’aimerais rester encore un peu ici. J’ai quelque chose à faire avant de rentrer. - Très bien. On se revoit plus tard. Passe une bonne journée. - Toi aussi, et prend bien soin d’Epona. Répondit-elle pendant que Link partit avec sa jument dans l’autre sens. Il joignit rapidement le village de Toal qui se situait juste après le chemin qui séparait sa maison du reste des habitations. Le village en question était entouré de montagnes. La rivière, qui traversait les maisons en bois, prenait sa source dans une cascade située à l’est et se terminait par une mare remplie de poissons et de grenouilles. Le décor était très simple mais surtout pittoresque. Le jeune homme poursuivit sa route lorsqu’il vit une femme massive en compagnie d’un homme aux allures chétifs et d’une petite fille avec des taches de rousseur sur le visage. - Tiens Link, tu vas à la bergerie ? Je fermais justement le magasin. Ces derniers temps, il y a un singe qui entre dans le village et s’amuse à nos dépends. Alors je prends mes précautions. Dit-elle en vérifiant que la porte était bien bouclée- Et bien sûr, je ne peux compter sur mon bon à rien de mari. La petite fille, qui caressait ses cheveux aussi roux que ceux de sa mère, regarda subitement son père stupéfaite. - Dis papa. C’est vrai que tu n’arrives même pas à capturer un singe. - Heu…eh bien…je…non. Répondit-il affreusement gêné. - Evidemment, vu qu’ils ont la même capacité cérébrale. Oh mais excuse-moi, je ne voulais pas te retenir. Dit-elle au s’adressant au jeune homme. Allez va travailler. Le travail c’est la santé et certain d’entre nous devrait en prendre de la graine. Elle appuya son regard sur son mari qui préférait regarder voler un papillon plutôt que d’affronter le terrible regard de sa femme. - Ok, J’y vais. - Attend Link! Tu pourrais venir jouer avec nous après ton travail ? - Voyons Anaïs. Intervint sa mère. Laisse-le un peu respirer. Ce pauvre garçon se donne déjà assez de mal pour son jeune âge. - Non, c’est bon ça ira. Je viendrai jouer après. A toute à l’heure. Un peu plus loin, il aperçut Moï qui s’entraînait à l’épée sous les yeux attentifs de son fils et de sa femme enceinte. - Bonjour Ute, Salut Colin. - Oh bonjour Link. Répondit la mère de Colin. Belle journée que nous avons là. Tu es vraiment gentil de passer autant de temps avec mon mari. Cela me donne un peu de temps pour moi. Merci - Dis Link. S’exclama le petit garçon. J’ai presque fini de fabriquer ta canne à pêche. Dès qu’elle saura prête, tu voudrais bien m’apprendre à pêcher ? - Mais bien sûr. - Alors c’est d’accord. Oh merci, merci beaucoup. - Je vous laisse, je dois aller rentrer les chèvres. - Mais je t’en prie. Fit la femme enceinte en la saluant de la main. - Allons-y Epona. Il traversa un petit pont qui enjambait la rivière quand il entendit une voix l’appeler par son nom. Il se retourna et vit un homme, dont la corpulence était semblable à celle d’un lutteur de sumo, qui n’était autre que le chef du village. Il avait de petits yeux porcins et une moustache qui lui donnait l’air d’un vieux morse. Malgré cela, c’était un homme qui avait un bon sens de la justice et faisait preuve d’une grande tolérance envers les habitants. Il était très apprécié pour son autorité et son impartialité. - Ah tiens Link, tu vas aider Fahd à la bergerie, c’est bien ça. Continues ainsi et tu finiras par devenir le prochain chef du village. - Heu très bien, j’y travaille. Répondit-il sans savoir si Bohdan était vraiment sérieux. - Allez files maintenant mon brave garçon. Il faut finir le travail. - Très bien, bonne journée. Link arriva finalement comme convenu au rendez-vous. Il essaya de repérer Fahd parmi les chèvres qui broutaient sereinement dans l’espace qui leur étaient accordées. Le jeune homme aimait cette bergerie. Elle n’avait qu’une petite prairie entourée par un enclos mais qui offrait toute l’espace nécessaire aux animaux pour y gambader sans souci à longueur de journée. Il arriva souvent de se retrouver ici avec sa douce amie, Iria, pour se reposer après ses entraînements. Quelques secondes plus tard, Il finit par trouver le berger qui tentait de pousser sans succès une chèvre pour la faire rentrer dans la grange. - Excuse-moi de t’avoir fait venir aussi vite. Dit-il dès que le jeune fut assez près. Tu sais, les chèvres ne m’obéissent plus ces jours-ci. Désolé de te demander ça, mais tu peux les rentrer dans la grange avec Epona ? - Pas de problème. Allez, c’est parti. Link se mit à hurler et son cheval galopa à la poursuite des chèvres qui coururent paniqués dans tous les sens. Le jeune usa toute son habilité pour barrer la route aux animaux et les obligea à rentrer dans la grange. L’un après l’autre, il finit par avoir raison du bétail. - Link. S’écria le berger émerveillé qui s’empressa de fermer la clôture tout content. Merci beaucoup, c’était un travail remarquable. La jument frappa brusquement le sol avec violence. Oh, et merci à toi aussi Epona. C’est bon maintenant, je peux me débrouiller tout seul. Alors tu peux aller te reposer si tu le désires. - Très bien, à la prochaine. Le jeune homme repartit au galop. - Tu as vraiment un sacré caractère. Dit-il amusé en caressant la tête de l’animal. Bien, je crois que je vais suivre les conseils de Fahd. Rentrons à la maison. Je pense qu’une petite pause s’impose. Il traversa rapidement le village. Une fois arrivé à destination, il attacha sa jument et rentra dans sa demeure. A peine arrivé chez lui, il s’emmitoufla dans son lit et s’endormit aussitôt, satisfait de sa matinée. Le jeune adolescent était en train de rêver. Il voyait un guerrier qui portait une tunique et un bonnet vert armé d’une épée dont la lame étincelait les même ténèbres et d’un épais bouclier bleu à motifs ancestraux. Ce personnage, qu’il voyait de dos, était en train de combattre des sortes d’individus noirs dont on ne distinguait même pas le visage. Après une rude bataille bien menée, le guerrier parvient à vaincre ses opposants. Il se mit alors à marcher et se pencha sur une flaque d’eau. Link pouvait enfin distinguer le visage du combattant, seulement il vit son propre reflet dans la flaque d’eau. Il se réveilla en sursaut, le visage trempé de sueur. - Qu’est-ce que c’était ce rêve ? Il voulut s’essuyer le front, mais il s’aperçut que le dos de sa main gauche brillait d’un éclat doré. Il cligna des yeux, mais au moment où il les ouvrit, la source lumineuse avait complètement disparue. Il ne restait plus qu’un signe composé de trois triangles équilatéraux dont les bords étaient liés et formaient une sorte de grand triangle. - Qu’est-ce tout cela signifie. J’aurais juré qu’il y avait une espèce de lueur qui brillait. Le jeune homme observa attentivement cet étrange marque qu’il avait depuis sa naissance. Il conclut que c’était sûrement son cerveau qui lui avait joué un tour suite à son mystérieux rêve. - Hé Link ! Allez debout, ce n’est plus le moment de dormir. Il regarda à travers sa fenêtre et vit un garçon avec des cheveux bruns nommé Fénir qui lui faisait de grands signes de mains en compagnie des autres enfants du village. - Ok, je descends. Il décida de laisser cet énigme de côté et partit rejoindre les autres enfants. A peine fut-il arrivé en bas de chez lui que Fénir accouru vers lui, tout excité. - Link, tu ne devineras jamais qu’est-ce que j’ai vu dans le magasin de la mère d’Anaïs. Il y a un lance-pierre qui est en vente. C’est incroyable, tu te rends compte. - Je me demande si c’est puissant comme arme de jet. Il faudrait tester ses capacités. Ajouta Balder, le plus jeune enfant du groupe qui ressemblait en tout point à un bébé qui venait à peine d’apprendre à marcher sur ses pieds, mais qui était très réfléchit pour son bas âge. - Puisque vous avez tellement envie de l’avoir, vous n’avez qu’à vous l’achetez vous-même. Intervint Anaïs, la seule fille du groupe. - Avec ce qu’on reçoit comme argent de poche, le temps qu’on parvienne à réunir la somme nécessaire, on sera très certainement devenus adultes. Fit remarquer Balder. - C’est vrai, il est bien trop cher pour qu’on puisse se l’offrir. Allez Anaïs, tu pourrais nous l’emprunter juste pour quelques minutes, le temps qu’on le teste. - Tu sais parfaitement que c’est impossible. Mes parents ne voudront jamais que je leur prenne de la marchandise. Au lieu de me le demander, vous n’avez qu’à faire des économies ! Link décida d’aller acheter ce fameux lance-pierre. Après tout, c’était la première fois que quelque chose d’aussi intéressant se vendait dans le magasin. - Attend Link ! Il se retourna et vit Colin courir en sa direction. - Au fait, j’ai fini de fabriquer la canne à pêche. Je voulais te l’apporter moi-même, mais papa m’a dit qu’il était préférable que ce soit toi qui ailles le chercher. - Ce n’est pas grave. De toute façon je devais aller acheter quelque chose au village. J’en profiterai pour prendre également la canne à pêche. Dès que je serai de retour, on ira taquiner quelques poissons ensemble. Attends-moi bien sagement ici, d’accord ? - Oui. Répondit-il sans cacher sa joie. - Bien, alors à plus tard. Il reprit son chemin sans s’apercevoir que Fénir, Balder et Anaïs étaient en train de se réprimander derrière lui. - Moi je dis que si tu parles avec tes parents, je suis sûr que tu arriveras à les convaincre. - Combien de fois dois-je vous répéter qu’il est inutile que vous insistiez. Si voulez ce truc ridicule, payez-le mais laissez-moi en dehors de ça. - Je trouve que tu y mets un peu de la mauvaise volonté. Fit le plus garçon du groupe. - Laisses tomber Balder, je crois qu’il va falloir trouver d’autres méthodes de raisons et de persuasions. - Tu veux dire…utiliser « le » système qui va la permettre de coopérer avec nous afin de satisfaire nos exigences ? - Qu’est-ce que vous manigancez tous les deux ? Dit la fille en regardant sévèrement les deux frères. - Je vois qu’on a eu la même idée. À peine il eut fini phrase, Fénir sauta sur la petite fille et se retrouvèrent tous les deux au sol. Mais le garçon en profita pour s’asseoir sur le ventre d’Anaïs afin de lui bloquer tout mouvement et commença aussitôt à lui chatouiller sous les bras. - NOOON HAHAHAHAHA LACHE-MOI HIHIHIHI TU N’AS PAHAHAHA LE DROIT DE FAIRE CAHAHAHAHAHAHAHA. Elle poussa un cri strident au moment où elle sentit dix autres doigts lui titiller son pied droit. Balder avait immédiatement imité son grand frère en parvenant à bloquer un genou entre ses jambes. -LIHIHIHIHIBEREZ-MOI HAHAHAHA OÙ JE LE DIHIHIHIHIHIRAIS A VOS PARENTS ! - Ma parole, elle a encore l’audace de nous menacer. Tu en dis quoi petit frère ? - Que cela ne lui fera qu’aggraver son cas. Le plus âgé des garçons posa ses sandales sur les bras de la petite fille et les poussa le plus loin possible afin de l’empêcher de se protéger d’avantage de ses impitoyables assauts. Mais en faisant cela, Fénir avait rendu la peau d’Anaïs plus lisse et plus facile d’y accéder dû à la tension de ses bras. Mais le pire était que Balder tirait avantage de la petitesse de ses doigts pour se faufiler aisément entre les orteils de la petite fille. Pendant un instant, les deux complices se concentrèrent avec une redoutable précision sur les zones sensible. Voyant qu’elle ne pouvait plus rien faire, la supplicié n’opposa plus aucunes résistances et se laissa emporter par une avalanche de rires hystériques. Chaque gratouillement, chaque passage qu’elles ressentaient agissaient comme un intense courant électrique interminable qui lui parcourait tout le long du corps. C’était comme si une centaine de fourmis avaient décidé de danser sur chaque parcelle de peau sensible. - Alors Anaïs, t’es-tu enfin décidée d’assouvir notre demande ? - VOUS SAHAHAHAVEZ QUE HAHAHAHAHA C’EST IMPOSSIHIHIHIHIHIHIBLE. - C’est comme tu veux. Mais saches qu’on n’a pas l’intention d’arrêter. A moins, bien sûr, que tu ne changes d’avis. - PIHIHIHIHIHITIEZ TOUT MAIS CAHAHAHAHA JE SUIS TROHOHOP CHATOUILLEUSE. - Ca montre que tu es sur la bonne voie. Dit Balder. - Dites, vous ne croyez pas que vous exagérer un peu ? Intervint soudainement Colin avec sa petite voix. - Toi, je te conseille de te mêler de tes affaires si tu ne veux pas subir le même sort qu’elle. Ça ne te regarde pas. Me suis-je bien fait comprendre ? Répondit Fénir avec un air menaçant. Un peu plus loin, Link pénétra dans le village de Toal et dirigea ses pas vers la maison de Colin. C’est alors qu’il vit la mère de ce dernier courir en longeant la rivière. Le jeune homme pensa immédiatement qu’il y avait un souci. Après tout, une femme enceinte ne prendrait pas le risque de se fatiguer à ce point-là. - Bonjour Ute. - Oh bonjour Link. Si tu cherches mon mari, il est parti depuis ce matin. Mais dis-moi. Tu n’aurais pas vu un couffin tressé en écorce de bois vert sur la rivière ? Je l’avais posé au pied de la cascade et l’instant d’après, il a disparu. Me voilà bien embêtée. Je me demande jusqu’où a-t-il bien pu être emporté ? - C’est fâcheux en effet. Je vais voir ce que je peux faire. Je reviens tout de suite. N’écoutant que son cœur, il s’empressa de suivre le cours d’eau, bien décidé à trouver le couffin perdu. Mais à peine avait-il fait quelques mètres qu’une voix l’interpella. - Hé Link ! Regarde en haut. Il leva sa tête et vit une personne qui se trouvait au sommet d’un bloc de pierre que Link reconnu. - Bonjour Jaga. - Viens me rejoindre, il y a quelque chose dont je voudrai te montrer. - C’est que…j’ai une course à faire et… - Allez monte ! Ça ne prendra que quelques secondes. Je suis sûr que ça va t’intéresser. Le jeune homme se laissa convaincre et grimpe aux lierres. Parvenu en haut du bloc de pierre, il se tenait en face d’un petit homme avec des cheveux bruns frisés, un nez écrasé et le front bombé. - Tiens, regarde vers les rochers de là-bas. Il paraît que si on siffle dedans, ça appelle un faucon. C’est plutôt rare d’en trouver dans la région. - Ha…et bien, merci de m’avoir fait partager cette découverte. Cependant, je ne vois pas en quoi cela peut m’être utile un jour. - Oh ça on ne sait jamais, mais c’est toujours bon à savoir. Au fait, ce n’est pas le chat à Négocia près de ma maison ? Je l’observe depuis un bon moment et il n’a toujours pas arrêté de fixer la rivière. Crois-tu il veut pêcher un poisson ? HAHAHA, elle est bonne bien cela. Un chat qui pêche. On aura tout vu. - Et moi j’aurai tout entendu. Dit-il tout bas. - Hein ? - Non rien. Mais…Vous entendez - Quoi donc ? Tiens on dirait… Link tendit l’oreille et distingua des cris simiesques. Il regarda en aval et aperçut au loin un singe sur un rocher qui émergeait au milieu de l’eau. L’animal détenait le couffin qu’il cherchait au-dessus de sa tête et l’agitait comme s’il s’agissait d’un trophée. « Zut, impossible de l’atteindre. Que dois-je faire maintenant ? » Il se mit à réfléchir, quand ses yeux se posèrent sur l’herbe en forme d’oiseau dont lui avait parlait Jaga. « Pourquoi pas après tout. » Il arracha l’herbe d’un geste et siffla dedans. Aussitôt, un faucon plongea en piqué et se posa sur son avant-bras. - Allez, va me récupérer ce couffin que porte cet animal. Je compte sur toi. Le majestueux oiseau déploya ses ailes et fonça droit sur le singe qui ne c’était apparemment aperçut de rien. Il parvient à subtiliser le couffin à l’aide de ses pattes acérées et le déposa au pied du jeune homme. - Tu vois. Je te l’avais bien dit que cela pouvait être utile. Moi en tout cas je ne me lasse pas d’entendre ces sifflements. Bon, je crois que je vais continuer ma sieste, moi. - Continuer ? Cela fait combien de temps que tu roupilles ici ? - Je n’en sais rien. Dès que je me suis réveillé ce matin, je suis allé préparer un bouclier de bois et puis je me suis accordé une pause. Pourquoi cette question ? - pour rien, simple curiosité. Le jeune homme fit comme si de rien n’était. Auprès tout, il connaissait que trop e passant temps favori de Jaga. Il se contenta de prendre le couffin pour le rendre à son légitime propriétaire. Mais à peine est-il descendu que le père d’Anaïs vint à sa rencontre. - Link ! C’est incroyable d’avoir utilisé un faucon de cette manière. Moi je fais l’inventaire du magasin, sur ordre de ma femme. Tu sais, elle est un peu sur les nerfs parce que notre chat a disparu depuis ce matin. Alors j’espérai au moins lui amener ce joli petit nid d’abeille. Dit-il en pointant avec un doigt la branche d’un arbre. Cependant, je dois avouer que je n’ai aucune idée de la manière dont je devrai m’y prendre. Si seulement j’avais un oiseau sous mes ordres comme toi. Mais je ne sais pas comment faire. - Dans ce cas, laisse-moi te montrer comment on s’y prend. Il siffla une nouvelle fois dans l’herbe en forme d’oiseau. Une fois de plus, un faucon descendit du haut des cieux et atterrit sur l’avant-bras du jeune homme. - Peux-tu me faire descendre ce nid d’abeille ? L’oiseau s’envola aussitôt et percuta le nid qui tomba avant de se briser en plusieurs morceaux sur le sol. - Waouh ! C’est impressionnant. J’en reste bouche bée. Si seulement je pouvais faire pareil. - Tiens, prend-le. Ça te saura plus utile qu’à moi. Il lui tendit l’herbe qu’il avait ramassée. - Oh merci Link. - Ce n’est rien. Je vous laisse, je vais rendre cet objet à Ute. - Fais seulement et merci encore. Il partit à la recherche de la mère de Colin, tenant le couffin sous ses bras. Il la retrouva quelques mètres plus loin, toujours en train de chercher son objet. - Ute ! Regarde ce que j’ai en main. - Oh Link ! C’est mon…Et tu t’es donné la peine de le chercher pour moi ? Merci infiniment. Ah, mais j’allais oublier. J’ai quelque chose à te donner. Peux-tu me raccompagner chez moi ? - Mais avec plaisir. Répondit-il avec un large sourire. Ils marchèrent jusqu’à arriver à une maison qui se trouvait au pied de la cascade de Toal. - Tiens, prends cette canne à pêche. Moï et Colin se sont donné beaucoup de mal pour la fabriquer. Elle est à toi maintenant. - Wah ! Merci, elle est magnifique. Il s’attarda un moment pour admirer l’objet. Bien, je dois partir, j’ai encore une course à faire. - Très bien. Passe une bonne fin de journée. - Merci, à vous aussi. Passez le bonjour à votre mari. - Je n’y manquerai pas. Répondit-elle en le saluant avec sa main. Link partit en direction du magasin de Toal. Arrivé à mi-parcours, il se rappela que Négocia, la gérante du magasin, était sur le qui-vive. Il changea aussitôt d’avis et préféra plutôt aller chercher le chat qui s’était sauvé au lieu d’affronter directement la colère de la mère d’Anaïs. « Avec un peu de chance, il n’a pas bougé de place et se trouve toujours près de chez Jaga. » Pensa-t-il avec espoir. Il s’empressa de contourner une maison qui avait un moulin à eau et arriva près de la berge. Il vit avec soulagement que le félin se trouvait toujours sur la rive. Il s’en approcha en faisant le minimum de bruit possible. Le chat était enfin à portée. Il bondit, les bras tendus en avant, mais l’animal sentit sa présence et fila entre les doigts du jeune homme qui se met à glisser sur le sol. Il se releva avec peine, en crachant l’herbe qu’il avait dans sa bouche, et se hâta de chercher le chat de Négocia. Il finit par le retrouver, perché sur une branche d’un arbre. Ne trouvant aucun moyen de monter sans que l’animal fuie, il décida d’utiliser la ruse. « Je vais l’appâter avec un poisson. Il saura forcer de descendre. » Il se posa sur la berge et utilisa sa toute nouvelle canne à pêche. Par chance, il n’a pas eu à trop attendre qu’un goujon mordit à l’hameçon. Après une courte bataille, il extirpa le poisson hors de l’eau. Ravi de sa réussite, il voulut sans tarder, mettre son plan à exécution. Il prit le poisson par queue qui se débattait encore. Mais au moment où il se retourna, une masse de poil blanche et brunâtre sauta sur le goujon. Il l’arracha des mains du jeune homme et partit avec le poisson dans sa gueule. « Ce n’est pas croyable, ce chat se joué de moi. » Link se mit à poursuivre le félin. Cependant, l’animal était bien trop rapide pour lui et finit par entrer dans la chatière du magasin. « Bah. Au moins il est rentré chez lui. Le résultat est le même. » Il ouvrit la porte et pénétra dans le magasin. - Oh Link ! Il faut absolument que je te raconte ça. Mon chat a, par je ne sais quel miracle, amené un poisson qu’il a pêché tout seul. C’est vraiment incroyable cette histoire. Je me sens soudainement de bonne humeur. - Ben ça c’est rare. En faisant référence à la dernière phrase. - Pardon ? Tu as dit quelque chose ? « L’abrutie, j’ai parlé trop fort. » - Non rien. Je disais juste qu’on n’entendait pas ça tous les jours … À propos du chat. S’empressa-t-il d’ajouter. - N’est-ce pas ? Allez tiens, boit un petit coup toi aussi, c’est gratuit. - Ah non, sans façon, je ne bois pas d’alcool. - Qu’est-ce que tu me chantes là ? Tu crois vraiment que j’allais t’offrir ça ? C’est du lait de chèvre que je te propose. Tu penses que je suis le genre de femme à boire ? - Non, ce n’est pas ce que je voulais dire. Mais au fait, j’ai entendu dire que vous vendez quelque chose d’intéressant aujourd’hui. Dit-il en changeant de sujet. - Ah, tu parles sûrement des larves d’abeilles que mon mari vient de m’apporter ? - Heu non. Répondit-il en se demandant qui pourrait bien acheter des larves. Il me semble que vous avez un lance-pierre à vendre en rayon. - Effectivement, j’en ai bien un en stock. Mais je ne savais pas que tu portais de l’intérêt pour ce genre d’objet. - Et comment, pour une fois qu’il y a une arme de jet… - Je te demande pardon. Que comptes-tu en faire avec cet instrument ? Dit-elle avec un ton autoritaire. - C’est pour…J’en ai besoin pour…arracher les fruits des arbres qui sont hors de portée. - Ah. Fit-elle avec un ton un peu plus serein. Je me doutais bien que tu ne le désirais pas pour faire quelque chose d’irréfléchi. C’est bon à savoir qu’il y ait encore des gens qui ont un peu de bon sens. Link se caressa les cheveux d’un air gêné. Il avait bien évidemment d’autres projets pour cette marchandise, mais il préférait ne rien dire de plus. - Le lance-pierre coûte trente rubis. - Comment ?! Heu…on pourrait négocier Négocia ? - Je n’ai pas compris. - Je disais qu’on peut négocia, heu non, je voulais dire…Et puis zut, je m’emmêle sur les mots. - Donc, on est d’accord pour trente rubis ? - Ok, marché conclut. Dit-il en sachant pertinemment qu’il ne servait à rien d’insister plus longtemps. Merci pour le flacon de lait. Passez le bonjour à votre mari. - Ce n’est rien. Et surtout continues de montrer le bon exemple aux enfants. - Heu oui, j’y veillerai. Le jeune homme prit enfin la direction de la sortie du village, satisfait d’avoir acquis de beaux objets. Il se trouvait à mi-chemin entre le village et sa maison, lorsqu’il entendit des rires mélangés avec de petits cris hystériques. Il se mit alors à courir, trop impatient de découvrir de qui pouvait provenir ces magnifiques sons. C’est alors qu’il vit un bien étrange mais délicieux spectacle. La petite Anaïs était entièrement ligotée au pied d’un arbre. Ne laissant visible que ses pieds, ses aisselles et son ventre qui étaient mis au supplice par Fénir et Balder qui s’en donnaient à cœur joie pour arracher le moindre rire incontrôlé. Colin, pour sa part, était partagé entre le souhait d’aller aider son amie et l’envie de fuir pour éviter d’y passer aussi, lorsqu’il vit avec un grand soulagement quelqu’un de bien plus grand que lui qui pourrait intervenir. - Link ! Viens m’aider à arrêter ces deux-là. Depuis que tu es parti, ils n’ont cessé de chatouiller Anaïs comme des déments. Le jeune homme ne pouvait croire qu’il avait manqué une telle scène pendant la moitié de l’après-midi. Il s’approcha des deux autres garçons. - Attend un peu Link. Intervint le plus grand des deux frères. Laisse-nous finir le travail. Elle a presque craqué. Elle va enfin nous ramener ce qu’on souhaite. - LINK HAHAHAHAHAHA AU NOM DES HAHAHAHAHA DEESSES, JE T’EN SUPLIHIHIHIHIHI LIBERE MOI HAHAHAHAHAHAHA. Mais l’adolescent n’en fit rien et continua d’observer la scène. Ou plutôt, il admira Balder passer une fine plume entre les orteils d’Anaïs et gratouiller de haut en bas l’autre pied avec son autre main. De son côté, Fénir chatouilla tout autour du nombril avec une longue plume qui se terminait par une pointe et titilla une aisselle avec son autre main libre. D’après ses premières constatations, le plus petit des deux frères était plutôt doué. Il exploita à merveille les zones sensibles des pieds de la petite fille qui s’agitaient inutilement dans un torrent de mouvements désespérés pour fuir inutilement des impitoyables assauts. De plus, ses pétons avaient légèrement rougit, signe du remarquable travail accompli par Balder. En revanche, Fénir s’y prenait moins bien. Certes le corps d’Anaïs était trempé de sueur, signe de ce qu’elle avait éprouvée, mais le garçon ne parvenait pas à s’occuper pleinement du ventre et de l’aisselle. - Tu sais. Dit-il soudainement en s’adressant au plus grand des deux bourreaux. Tu devrais plus concentrer tes assauts au creux pour être plus efficace. - Ah merci pour le…mais, tu…tu as acheté le lance-pierre ! Cria soudainement Fénir en pointant du doigt l’objet encore dans la main de Link comme si un coffre à trésor venait d’apparaître. Aussitôt, les rires s’estompèrent. - Oh non ! Juste au moment où j’allais combiner la brosse à dent avec la plume. Se plaignit Balder. - Ouais ! C’est génial ! On va enfin pouvoir le tester. Link regretta d’avoir gardé son arme à la main au lieu de l’avoir mis dans sa sacoche. Voyant que la torture n’allait pas recommencer, il défit les liens qui retenaient encore prisonnière la petite fille. - Merci Link. Dit-elle le souffle court. Au début j’ai bien cru que tu allais t’y mettre toi aussi. Mais grâce à ton intervention, cette torture a enfin pris fin. Je n’en pouvais plus. J’allais faire n’importe quoi pour que tout s’arrête. Le jeune homme préféra ne pas mentir et ne donna aucune réponse. - HIIIII ! S’écria soudainement Anaïs. - Mais ça ne va pas ! Qu’est-ce qui te prend de crier comme ça. Dit Fénir en se massant les oreilles. - Il…il y une…araignée là-bas. Effectivement, une grosse araignée noire se baladait sur l’échelle en bois. - Parfait, je vais m’en débarrasser à l’aide du lance-pierre. - Doucement, tu n’as jamais utilisé d’arme de jet auparavant. Fénir va t’installer des cibles pour que tu puisses t’entraîner. Fit remarquer Balder. - Je n’ai pas besoin d’entraînement. Après tout, ça ne doit pas être compliqué de l’utiliser. Laissez-moi faire. Il arma le lance-pierre et tira, mais manqua la cible. - Ben bravo, quel exploit. Fit Balder qui ne paraissait pas étonné. - laisse tomber Link. Attend que je prépare le terrain d’entraînement pour toi. Ajouta Fénir. - J’ai dit que ce n’était pas nécessaire. Insista l’adolescent. Il fit une seconde tentative, mais le tir passa une nouvelle fois à côté. - Mais ce n’est pas possible ! Il se mit à tirer en rafale. Cependant aucun tir n’atteignit la cible et un coup passa même tout près d’Epona qui fit un saut de côté et regarda Link avec un air de reproche. - Je n’y crois pas, il ne cesse de bouger. - Ça y est, j’ai fini d’installer les cibles. S’exclama le plus grand des frères. Tout est en place. Essaye de toutes les détruire. - Il était temps, il allait manquer de munitions. Dit Balder avec un ton un peu narquois. - Comment pouvez-vous vous intéresser à ce point à ce…machin ? Dit Anaïs le visage désespéré. Allez Link, montre leur sinon on sera là jusqu’à ce soir. De son côté, Colin n’avait pas dit un seul mot de se contenta de rester dans un coin. Il voulut encourager Link, mais il n’osait dire quoi que soit. Le jeune homme tira une nouvelle fois et, à sa grande surprise, il parvient à faire voler en éclat une cible en bois. Il passa à la suivante et visa une seconde fois en plein centre. « Ça y est, j’ai saisi l’astuce. » Il s’amusa à détruire une par une toutes les cibles qu’ils avaient à disposition. - Super. Hurla le plus grand des garçons. - Incroyable. Ajouta la seule fille du groupe. - Humm, c’est pas mal, mais il ne semble que ce n’est pas une arme de jet très puissant. Fit remarquer le petit Balder. Cette fois, le jeune homme visa un pantin en ferraille qui avait une citrouille à la place de la tête et une casserole en guise de chapeau dont il s’en servait pour ses entraînements à l’épée. Le coup partit et explosa la citrouille et la casserole. - Waouh ! Dirent Fénir et Anaïs d’une même voix. Même Balder en resta bouche bée. Link, satisfait de son coup, se retourna pour voir l’expression du petit groupe. Cependant, ses yeux se posèrent sur une jeune femme qui venait de la forêt de Firone. - Iria ! Il courut immédiatement à sa rencontre. Dès qu’il fut parvenu à sa hauteur, la jeune adolescente planqua ses mains derrière son dos. - Oh Link. Est-ce que tout c’est bien passé avec Fahd ? - A merveille. Mais dis-moi, que faisais-tu pendant tout ce temps dans la forêt ? - Je me suis occupée de quelques affaires personnelles. - Je vois. Et que caches-tu derrière ton dos ? - Ça c’est un se-cret. Répondit-elle en accentuant chaque syllabe du dernier mot. - Tu sais pertinemment que tu ne peux rien me cacher. Alors, quel est ce fameux secret. Il passa lentement un doigt de haut en bas sur la surface de son ventre nu. La jeune femme trémoussa et se mit à glousser, mais parvint à garder ses mains derrière son dos. Link s’interrompit et Iria, qui ne semblait nullement gênée par le chatouillis qu’elle avait subi, repris avec un doux sourire. - Si tu as vraiment envie de le savoir, tu devras patienter un peu. Demain je te montrerai de quoi il s’agit. - A moins que je ne parvienne avant. J’ai des arguments très persuasifs. Il titilla cette fois autour du nombril de son amie, mais cette fois elle fit un mouvement de recul. - Je n’en doute pas un seul instant. Je dois te laisser, papa doit sûrement se demander où j’étais passée. - Très bien, on se voit tout à l’heure. - D’accord. Elle marcha à reculons, les mains toujours cachées derrière son dos. Le jeune homme la regarda partir, jusqu’à ce qu’il sentit le tissu de son pantalon lui tirer. - Dit Link, maintenant que tu as fini avec eux. Dit Colin en désignant d’un signe de tête les autres enfants. Peux-tu m’apprendre à pêcher ? Cependant, il n’eut le temps de répondre, car il entendit quelqu’un crier son nom derrière lui. Il se retourna et vit le père de Colin en train de descendre l’échelle en bois. Apparemment, il s’était également débarrassé de l’araignée que Link n’avait pu abattre. - Bonjour Link. Je vois que tu as récupéré la canne à pêche. Elle est facile à manier, n’est-ce pas ? Je voulais juste te dire que je viens de monter un coffre contenant une petit surprise dans ta maison. - Merci, c’est gentil. Mais depuis quand rentres-tu chez les gens qui ne sont pas chez eux et sans leur consentement ? - Et bien, je suis venu au moment où tu tirais sur les cibles en bois avec ton lance-pierre. Comme tu paraissais très occupé, je ne voulais pas t’interrompre et j’ai posé ça chez toi. - Je comprends. Dans ce cas tu as bien fait. - Au fait, tu ne te débrouilles pas trop mal. - Il fallait plutôt le voir à l’œuvre juste avant. Dit soudainement Balder. C’était plus intéressant. Mais je dois avouer qu’il s’en est très bien tiré. Plus que ce que je m’étais imaginé en tout cas. Conclut-il avec un ton sincère. - Bien, il est temps pour moi de rentrer au village. Amuse-toi bien avec tous tes petits copains Colin. Dit-il en caressant les cheveux de son fils. A peine l’homme partit, Fénir interpella Link. - Hé ! C’est vrai qu’il a déposé un objet dans un coffre chez toi ? - Oh Link ! Tu pourrais nous le monter s’il te plaît. Ajouta avec enthousiasme Anaïs. Voyant qu’il n’avait pas trop le choix et emporté aussi pas sa propre curiosité, le jeune homme entra chez lui. Il trouva effectivement le coffre en question en plein milieu de la pièce. Il s’empressa de l’ouvrir avec une pointe d’excitation. Mais tout ce qu’il contenait était une épée faite en bois. « Ah oui. Je me souviens que Moï voulait m’offrir une épée. J’aurais dû m’en douter que ce ne serait pas une vraie. Enfin, ce n’est pas si moche que ça. En plus, elle a l’air très solide. » Il sortit de sa maison, l’épée à la main, redoutant un peu la réaction des autres enfants. Cependant : - Hé mais…c’est une épée. S’exclama Balder - Ce n’est pas croyable. Tu sais t’en servir ? Ajouta Anaïs. - Ho oui, montre-nous ça. Dit Fénir en prenant la première branche taillée qu’il vit au sol. Ces derniers temps, il y a un singe qui nous cause pas mal d’ennuis et j’aimerais bien lui botter le … - Non mais tu ne penses vraiment qu’à ça ! L’interrompit la petite fille. Mais le jeune homme accepta, bien que cela. Après tout, il voulait tester ses capacités au maniement de l’épée. Même si d’habitude il maniait une lame en fer forgé – mais uniquement lorsqu’il s’entraînait avec Moï - Il se plaça en face du pantin en fer rouillé et exécuta plusieurs coups. Fénir l’imita avec maladresse, mais ne semblait pas s’en soucier pour le moins du monde. - C’est fantastique. S’enthousiasma la fille du groupe. Je ne pensais pas qu’agiter ce truc dans tous les sens pouvait être aussi amusant. - Tiens, je croyais que tu ne t’intéressais pas à ce genre de chose. Intervint Balder. - Je suis désolé de prendre ton temps Link, mais pourrais-tu faire une attaque tournoyante comme le fait Moï. - En plus tu as l’air d’en connaître long sur le sujet. Ajouta le petit frère de Fénir. Le jeune comprit de quoi il s’agissait. Il tint fermement le manche et tourna rapidement sur lui-même. Le pantin bougea dangereusement après avoir reçu le coup porté à l’abdomen de plein fouet. Une autre idée lui traversa soudainement l’esprit. Il avait déjà vu le père de Colin exécuter plusieurs fois ce coup et voulut le tester à son tour. Il fit un bon en avant et donna un violent coup d’épée depuis le haut qui fit fendre en deux l’armure en tôle du pantin. Tous les autres enfants le regardaient avec des yeux écarquillés. - C’était génial ! Je pense avoir appris un ou deux trucs. Enfin je crois. Mais maintenant, ce satané singe peut se pointer quand il veut. Il ne perdra rien pour attendre. Je vais lui montrer de quel bois je me chauffe. Tout à coup, tout le monde entendit un bruit de branche qui venait de se brisée. Ils se retournèrent et virent un singe, qui avait une fleur sur la tête, s’enfuir à toutes jambes. - C’est lui ! Reviens ici tout de suite! Hurla Fénir qui se mit à poursuivre l’animal suivit par son frère et Anaïs. - Non attendez ! Ne vous précipitez pas comme ça ! Leur cria inutilement Link. Mince ! Il faut absolument que je les rattrape avant qu’il ne soit trop tard. - Link, c’est terrible ! Ils se sont dirigés vers la forêt. - Je sais Colin. Va au village chercher de l’aide. « Désolé Iria, mais en fin de compte, je vais devoir fatiguer un peu Epona. » Il monta immédiatement sur sa jument et regarda la position du soleil. « Ça s’annonce mal. Le ciel ne va tarder à s’obscurcir. Je dois absolument les retrouver avant la tombée de la nuit ! » Il donna un coup sec sur les flancs du cheval qui se mit aussitôt à galoper. Quelques mètres plus loin, il vit deux enfants qui se tenaient entre la source de Toal et le pont suspendu. Il s’arrêta à leur hauteur. - Link ! Fénir a pénétré dans la forêt. Je ne pouvais plus le suivre avec mes petites jambes. Dit Balder en se massant les cuisses. - Il est bien trop rapide pour nous. On a rien pu faire. Se plaignit Anaïs - Très bien, retournez en sécurité au village. Je m’occupe du reste. - On s’en remet à toi Link. Conclut le petit frère avant de partir avec la fille de Négocia en direction du village. « Heureusement pour moi, je n’aurai pas à chercher ces deux- là. » Il jeta un œil sur le portail. « Une chance que j’ai envoyé Colin prévenir les habitants du village. Sinon Moï aurait fermé le portail à clé comme à chaque soir et on serait resté enfermé dehors. » - Allez en avant Epona. Ils traversèrent le pont, passèrent près de la source de Firone et arrivèrent un peu plus loin à une bifurcation où il y a un chemin menant à une grotte et une autre qui quittait la forêt de Firone. C’est alors que la jument devint nerveuse et partit subitement à droite. - Hoooo ! Epona, que t’arrives-t-il ? Le cheval continua à s’agiter comme si un monstre allait apparaître à tout instant dans la sombre cavité. - Très bien, je te laisse ici, je ferai le reste tout seul. Un peu plus loin, il vit un homme avec un nid d’oiseau posé sur sa tête. Ce dernier lui fit signe de venir. - Salut ! Tu es un gars de Toal, n’est-ce pas ? Moi je suis Kikolou, vendeur d’huile. - Enchanté. Auriez-vous vu un petit garçon passer par ce chemin il y a un instant ? - Ah non, tu es la première personne que je vois aujourd’hui. Il a sûrement dû emprunter le chemin qui mène au temple Silvestre. - Merci pour l’information. Il s’apprêta à partir mais le vendeur l’interpella à nouveau. - Attend un peu. Si tu veux aller par-là, il te faudra entrer dans une grotte, et même en plein jour, il est impossible d’y voir sans avoir une source lumineuse sur soi. Si tu souhaites passer par ce chemin, tu auras besoin de ça. Il lui tendit une vielle lanterne. - Ah merci. - Ce n’est rien. Je donne toujours gratuitement des lanternes à chaque personne qui passe par ici. Comme ça, dès qu’elles sont vides, je les remplis avec de l’huile que je vends. Cela fait marcher mon petit commerce. - Je vois. Je dois vous laisser maintenant, il faut que je parte. - Pas de problème. Si tu tombes à court d’huile, n’hésite pas à venir chez moi, d’accord. - J’y penserai. Répondit précipitamment Link qui était surtout pressé de partir. Link retourna à la bifurcation et prit l’autre direction. Il vit la grotte en question et s’y engouffra. Mais au moment où il s’apprêtait à rentrer, une plante surgit soudainement du sol dont la tige se terminait par une terrifiante gueule dégoulinante d’une immonde bave et qui laissait voir de terribles dents jaunes pointues. - C’est quoi ce truc ?! Je n’ai jamais vu ça auparavant dans ces lieux. La plante ouvrit grande sa gueule et fonça sur lui. Il l’esquiva sur la gauche et donna un coup d’épée sur la tête. Le monstre étant sonné, il en profita pour lui assener un autre coup au niveau de la tige et la plante fut tranchée en deux. - Mais que se passe-t-il ici ? Il n’y avait jamais rien eu de tel dans cette forêt. Le jeune homme regarda dans la grotte et vit plusieurs morceaux brisés étalés sur le sol rocailleux. « Cette branche…c’est celle dont Fénir se servait pour s’entraîner à l’épée ! » Il jeta un œil sur la gueule meurtrie de la plante. « Il lui est sûrement arrivé quelque chose. » Il alluma sa lanterne et pénétra dans la grotte, se laissant guider par la source lumineuse émise par l’objet qu’il venait d’acquérir. « Finalement, c’est bien utile. » Il marcha pendant plusieurs mètres, l’épée à la main et la lanterne dans l’autre. « Je me demande comment Fénir a fait pour avancer dans cette obscurité. On n’y voit rien. Mis à part ces quatre points lumineux qui bougent. » … - Des points lumineux qui bougent ! Il leva sa lanterne au niveau de sa tête et vit que les points lumineux étaient au fait les yeux de deux chauves-souris qui fondirent sur lui. Il donna plusieurs coups d’épée dans le vide, mais finit par abattre les deux animaux. Le jeune spadassin n’eut même pas le temps de se remettre de ses émotions. Un gros rat noir le mordit à la jambe. Après avoir poussé un juron, Link réussit à le transpercer avec un autre coup d’épée. « Qu’est-ce que tout cela signifie ? Depuis quand les animaux agressent les gens ? » Il poursuivit sa route tout en regardant au loin, près à utiliser son arme sur tout ce qui bougent. Finalement, il vit avec soulagement la lumière au bout du tunnel et s’empressa de sortir. Il arriva au milieu de la forêt, dans un coin où plusieurs colonnes de pierre émergeaient du sol. Il poursuivit ses recherches lorsqu’il vit quelque chose courir vers lui. C’était un monstre aux yeux jeunes dont la peau était bleue qui portait un bagne crasseux et des cheveux gris en chignon, armé d’une massue en bois à la main. Link s’équipa de son lance-pierre. Il visa en plein sur le front du monstre qui chancela en se frottant la tête. « C’est ma chance. » Il bondit sur la créature et lui donna un grand coup sur le crâne. Le monstre tomba inerte sur le sol. « Qu’est-il arrivé à la forêt ? Il n’y a jamais eu de pareilles bestioles avant. Depuis hier, tout a changé. » Le jeune bretteur était tellement envahi par les brusques changements des événements qu’il ne se rendit pas compte que son adversaire était revenu à lui. Le monstre lui donna un coup de massue sur l’épaule droite. Il renouvela son attaque, mais le guerrier parvient cette fois à contrer non sans ressentir une douleur à son épaule atteinte par le précédent coup. Il lui planta l’épée en bois dans l’estomac. La bestiole lâcha son arme et se contracta. Il l’acheva d’un coup sec sur la joue qui fit écrouler son opposant. - Ça va mal. Dit-il en massant son épaule droite encore endolorie. Si je me blesse maintenant, je ne serai plus en mesure de sauver Fénir des griffes de ces viles créatures. Il va falloir me montrer plus prudent pour la suite. Heureusement que ce monstre ne m’a pas frappé sur l’épaule avec laquelle je manie l’épée. Sur ses mots, le jeune homme longea les colonnes de pierre afin de ne pas attirer l’attention d’éventuels monstres et finit par passer sous un petit tunnel. Arrivé de l’autre côté, il vit deux nouveaux monstres. N’ayant autre choix que de les affronter, il partit à l’assaut. - Prenez ça ! Attaque circulaire ! Il fit une attaque tournoyante qui toucha les deux créatures. L’un d’eux répliqua, mais le jeune guerrier para le choc et lui infligea un autre coup. Seulement son acolyte en profita pour lui donner un coup à sa jambe gauche. Le spadassin lui rendit l’appareil en enchaînant ses attaques et se débarrassa du premier adversaire. Toutefois, il reçut un grand choc par le dernier monstre encore debout. Link esquiva un deuxième assaut en faisant un saut périlleux par-dessus la créature. - Prend ça ! Il acheva le monstre en le frappant dans dos. - A L’AIDEEE ! - c’est la voix de Fénir. Il emprunta un sentier étroit qui montait, ignorant la douleur des coups précédemment porté. Arrivé au bout du chemin, il vit le garçon et le singe enfermé dans une petite cage en bois entouré par deux autres monstres qui faisaient la garde. - Link ! Libère-moi ! - Relâchez-les ! Il fonça sur les deux créatures. L’une d’entre elle brandit sa massue, mais le bretteur parvint à esquiver l’assaut et lui donna un coup d’épée en retour. Le deuxième monstre tenta de l’attaquer, seulement l’habile spadassin se baissa pour éviter le coup. Par chance, la massue toucha également son acolyte. Link profita de cette erreur pour abattre l’une des bestioles. L’autre recula jusqu’à atteindre la cage en bois. - Je te conseille de fuir pendant qu’il est encore temps. Le monstre ricana et leva sa massue juste au-dessus de la tête de Fénir. - Non ! Arrête ! Link sortit son lance-pierre et tira. Le coup atteignit la main du monstre qui relâcha son arme. - Toi, tu n’aurais pas dû faire ça. Il sauta sur la créature et planta son épée sur le crâne de la bestiole qui tomba inerte sur le sol. - Link, ça va ? Tu n’es pas blessé ? - Baisses-toi Fénir, je vais te sortir de là. Il tint fermement le manche de son épée et la fit tournoyer sur lui-même. La cage se brisa en plusieurs morceaux. - Link, je...j’ai eu si peur. - Ne t’en fais pas, tout est fini maintenant. Rentrons chez nous. Le singe semblait reconnaissant d’être enfin libéré et s’en alla par-delà les arbres tout en faisant de grands signes en remerciement. Le trajet du retour se fit sans trop de difficultés. Et bien plus tard, après avoir effectué plusieurs détours pour éviter de mauvaises rencontres, ils finirent par sortir de la sombre grotte. - Link, je…enfin…merci pour tout. En fait le singe est très gentil. Il a voulu m’aider lorsque les monstres m’ont attaqué. Pour finir, on s’est fait capturer tous les deux. Heureusement que tu étais là. - Fénir, il faut que tu fasses preuve d’un peu plus de prudence. Foncer ainsi n’était pas la meilleure idée que tu aies eue. Ce n’est pas de cette manière que l’on devient un guerrier, il faut aussi de la discipline. - Dis Link. Tu pourrais ne rien raconter à mes parents. Ils n’arrêtent pas de me dire que je ne dois jamais trop m’enfoncer dans la forêt. Apparemment, le petit garçon n’avait pas vraiment écouté et semblait plus inquiété par la colère de ses parents plutôt qu’à une horde de monstres. Le jeune homme poussa un soupir et lui répondit d’un ton permissif. - Entendu. File au village maintenant. - Merci. L’enfant ne se fit pas répéter deux fois et prit la direction de Toal. - Hé Link ! Le jeune homme se retourna et vit Le père de Colin arriver de l’autre chemin. - Tu es parvenu à sauver Fénir à ce que je vois. Heureusement que tu étais là. Mon fils m’a prévenu à propos de sa disparition. - Moï, qu’est-il arrivé à la forêt ? Il y des monstres partout. - C’est vrai. La forêt a changé et pas en bien. Je n’ai jamais vu de pareilles créatures auparavant. J’espère qu’il ne faut pas voir ça comme un sombre présage pour l’avenir à venir. Répondit-il pensif. Mais laissons cela de côté. Demain c’est le grand jour. Tu devras donner un somptueux cadeau à la famille royale. Tu seras sûrement très surpris par la grandeur du resplendissant château d’Hyrule. Et qui sait, peut-être aurais-tu l’honneur de rencontrer la princesse Zelda. Hahaha ! Link reconnut bien là les bonnes vieilles frivoles plaisanteries du père de Colin et malgré ce qu’il avait traversé, il se mit à sourire. - Le soleil s’est presque entièrement couché. Il vaut mieux que nous rentrions au village. Les autres doivent nous attendre avec impatience. - Tu as sans doute raison. Par devant Link, je vais m’assurer que le portail soit bien fermé. Ainsi, nous pourrons passer la nuit tranquille. Le jeune homme monta sur son cheval qui avait attendu son retour sans bouger d’un poil et prit tout son temps durant le parcours qui le mena à Toal. Une fois arrivée, Link ne voulait pas rentrer chez lui. Après tout, c’était sa dernière nuit qu’il passerait à Latouane avant son grand départ. Emporté par un air nostalgique, il chevaucha à travers le village éclairé par la clarté de la pleine lune et se dirigea vers la bergerie. « C’est drôle, même de nuit, ce village garde toute sa beauté. Les habitants doivent tous dormir à présent. C’est bien. » L’animal sauta par-dessus l’enclos de la bergerie, puis il descendit de son palefroi qui en profita pour brouter parmi les chèvres. « Tiens, Fahd n’as pas réussi à rentrer les chèvres. Bah, il fait bon cette nuit. Elles seront bien dehors. » Il poursuivit son chemin et se rendit compte qu’il n’était pas seul. - Iria ? Mais que fais-tu ici à une heure aussi tardive ? - Oh Link. Je…je n’arrivais pas à m’endormir. Et comme je voulais contempler les étoiles, je suis venue ici parce que c’est un coin tranquille. - Je vois. - Et toi ? Pourquoi te trouves-tu dans ces lieux ? - Et bien…C’est la dernière nuit que je passe ici avant mon départ pour le château d’Hyrule. Je voulais revoir les endroits où j’ai passé de bons souvenirs. - Je comprends. Puisque nous sommes tous les deux, pourquoi ne pas regarder les étoiles ensemble ? Il n’y a aucun nuage dans le ciel et la lune brille de tout son éclat. Le jeune homme hocha la tête en signe d’approbation et s’allongea près de son amie. Pendant un moment, ils ne s’échangèrent pas un mot et se contentèrent de d’admirer le ciel étoilé. - J’espère que tout se passera bien pour toi. Après tout, c’est la première fois que tu vas aussi loin du village. - Pour être franc, j’ai toujours désiré voir à quoi ressemblaient les terres d’Hyrule. Je veux découvrir toutes les merveilleuses choses que cache ce monde. Mais plus je m’approche de mon départ, plus je sens que mon cœur me fait mal. Ce village m’a offert tant de chose. C’est comme si une partie de mon être voulait s’arracher de mon corps et rester ici. - Je comprends tout à fait ce que tu ressens. C’est un peu pareil pour moi. Dit-elle en détournant son regard. - Hein ? - Non rien, j’ai juste parlé à voix haute. - D … d’accord. - Mais avant que tu partes, je te laisserais un petit cadeau pour demain. - Serait-ce l’objet que tu cachais derrière ton dos cet après-midi ? Pourquoi me ne le donnes-tu pas maintenant ? Et quel est cet objet ? - Je te l’ai déjà dit, c’est un se-cret. Et de toute façon je ne l’ai pas sur moi en ce moment. - j’ai hâte de voir de quoi il s’agit. Mais je suis quand même rempli de curiosité. Iria se mit à sourire tendrement. - Le seul moyen d’obtenir cette information est de me faire parler. Et puis. Elle mit ses bras derrière sa tête laissant apparaître ses aisselles dénudées. Il me semble que tu voulais m’arracher mon petit secret. Link voyait parfaitement où elle voulait en venir, mais ne fit aucun mouvement. - je sais que tu as des arguments très convaincants. Mais. Elle arracha un morceau d’herbe. Je me demande si tu y parviendras cette fois. Elle passa un bout de l’herbe sous une aisselle. Elle fit des petits cercles, ses bras se contractèrent légèrement, mais restèrent parfaitement écartés laissant sa peau glabre complètement lisse. Parfois, elle accentua au creux qui la fit pousser quelques petits rires nerveux. Le jeune homme résista à l’envie d’utiliser ses mains à la place de cette ridicule chose. Cependant, il n’était pas du genre à céder docilement aux exigences de son amie et encore moins de se laisser manipuler. Mais plus le temps passa, plus il devait lutter contre lui-même et son désir de chatouiller Iria. C’est alors qu’une chèvre s’approcha des deux toaliens et se mit à brouter tout près des pieds de la jeune fille qui tortilla légèrement ses orteils en sentant le souffle de l’animal sur la plante de ses jolies pétons. - Ben tiens, même les chèvres ont un côté fétichiste. Ne put s’empêcher de dire Link. - Ce n’est pas juste ! Pourquoi s’acharne-t-on toujours sur mes pieds ? dit-elle avec un ton qui prétendait très clairement l’inverse. - Et dire qu’à une certaine époque, tu avais peur des chèvres. - C’est vrai. Mais maintenant je les aime bien car c’est grâce à l’une d’entre elles qu’on est devenu ami, tu t’en souviens ? Le jeune homme se rappela parfaitement de ce fameux jour qui restera à jamais dans sa mémoire. (Flash-back, quelques années plus tôt) - Yahaaa ! L’épée d’un petit garçon croisa le fer avec celle de Moï. Ce dernier contre-attaqua et l’épée de son adversaire fondit dans les airs avant de se planter verticalement sur le sol, juste devant ‘enfant. - Ton jeu de jambes n’est pas encore au point Link. L’équilibre joue un rôle important lors d’un combat. Si tes déplacements sont mauvais, tes adversaires ouvriront facilement une brèche pour t’attaquer. Autre chose, tiens plus fermement le manche de ton épée tout en restant le plus souple possible. Sinon tes opposants perceront facilement ta défense. - Oui. Dit le garçon en se relevant. Je ferai mieux la prochaine fois. - Brave petit. Dit-il avec un sourire satisfait. Assez parlé. Montre-moi si tu as compris. En garde ! Reprit-il avec un ton un peu plus autoritaire. Le petit Link prit son épée et se remit en position. - Yahaaa ! Les deux lames s’entrechoquèrent à nouveau dans un grand fracas métallique. Le naître et l’élève continuèrent l’entraînement sous le regard attentif de Bohdan. - Notre petit Link n’arrête pas de progresser au fil du temps. Ce garçon ne cessera de m’impressionner un peu plus chaque jour. Quand penses-tu ma chère Iria ? La petite fille, qui se tenait à côté de lui, leva sa tête en direction des deux bretteurs. Elle poussa un profond soupir et son visage se renfrogna. - Qu’il y a-t-il ? Pourquoi tires-tu cette mine sinistre ? - Père, je ne comprends pas à quoi cela peut bien servir. Nous sommes en situation de paix, pas de guerre. Alors à quoi bon apprendre à manier l’épée. C’est tout à fait grotesque et inutile. - Ma fille. Répondit-il un peu déboussolé. Le village a besoin d’hommes de trempe tel que Moï ou Link. - C’est ridicule. Je ne comprends pas en quoi cela peut servir. L’homme se mit à rire de bon cœur et s’agenouilla pour faire face à sa fille. - Ma petite Iria. Dit-il en la caressant les cheveux. Bien que tu aies pas mal mûrie ces derniers temps, il te reste encore bien des choses à apprendre. Crois en ton bon vieux père, tu le comprendras bien assez tôt. Mais pour cela, il te faut quand même un peu de patience. La petite fille décida de partir, légèrement irrité par la réponse assez bancale, du moins pour elle, de son père. - Faisons une pause Link. Tu t’es bien amélioré on dirait. Si tu continues dans cette voie, tu pourras facilement tenir tête à n’importe quel ennemi. - Moï ! Peux-tu venir un moment ? Je dois te parler d’une petite affaire. - J’arrive tout de suite Bohdan. Link, profites en pour te reposer un peu. On reprendra l’entraînement tout de suite après mon entretient avec notre chef. - Ça me convient. Répondit-il avec enthousiasme. Le petit garçon essuya la sueur de son front et remarqua la fille du chef qui se dirigeait vers la bergerie, il s’empressa aussitôt de la rejoindre. - Iria ! Iria attend-moi. - Qu’est-ce que tu me veux ? Rétorqua-t-elle légèrement oppressante. - Est-ce que je peux t’accompagner ? - Tiens donc, tu n’as pas encore quelques leçons à faire comme donner des coups d’épées dans le vide. - Heu…Non, Moï m’a donné un peu de temps libre. - Je peux savoir pourquoi t’obstines-tu à jouer les valeureux guerriers ? - C’est parce que je veux devenir très très fort. Et pour cela, je dois beaucoup m’entraîner. - J’en étais sûre. Elle augmenta sa cadence de pas. - Hé Iria ! Ralentis ! Elle s’arrêta net et le petit garçon faillit la percuter. - Je…Je déteste les gens qui se battent pour prouver qu’ils valent mieux que les autres. Ce ne sont que des narcissiques ! De telles personnes ne peuvent qu’être irresponsables ! Elle se mit soudainement à courir. - Iria ! Attend-moi ! Iria ! Cette fois, la petite fille ne s’arrêta pas. Link baissa sa tête et fixa le sol d’un air sinistre. Son visage s’était soudainement obscurci. À quelques mètres de là, dans l’enclos de la bergerie. - Pourquoi ? Pourquoi se donne-t-il autant de mal pour se battre à l’épée ? Pourquoi est-il aussi irresponsable ? Link tu n’es qu’un idiot ! Aveuglé par la haine, elle donna un coup de pied sur une pierre. Le caillou finit sa course contre les flancs d’une chèvre qui se trouvait à proximité. L’animal se mit à gratter le sol avec rage et fonça droit sur la petite fille, les cornes pointées en avant. Prise de panique, Iria tenta de fuir. Mais elle trébucha pendant sa course et s’écroula par terre. Par chance, la chèvre passa juste à côté d’elle. Seulement l’animal fit immédiatement demi-tour et repartit à l’assaut. La petite fille, paralysée par la peur, n’arrivait plus à faire le moindre mouvement. La bête furieuse n’était plus très loin. Elle n’osait pas regarder. Elle se rabattit sur elle-même, les mains plaquées sur sa tête, prête à subir le choc. Tout à coup, elle n’entendit plus les bruits de sabots effrénés de l’animal. Elle rouvrit les yeux et vit qu’un petit garçon s’était interposé entre elle et la bête qui avait été stoppé avec ses mains. - Iria ! Sauve-toi ! dit-il en maintenant sa prise sur les cornes de l’animal qui l’effleuraient le visage et semblait vouloir le transpercer. - Link ? La chèvre fit un mouvement violent avec sa tête qui projeta le garçon par terre. Puis il se mit à regarder d’un œil furieux les deux enfants. - Laisse-la tranquille et occupe-toi plutôt de moi ! dit-il en brandissant son épée. La bête se mit plus en colère et chargea le petit garçon qui mit sa lame par-dessus sa tête. C’est alors que le métal s’illumina dû au réfléchissement des rayons du soleil. Aveuglé, l’animal prit plusieurs directions à la fois, fit des mouvements désorganisés, s’entremêla avec ses pattes et finit par tomber sur le sol terreux. Link en profita pour plonger droit sur la chèvre. - Calme-toi ! Allez ! Reste tranquille ! Calme-toi ! Dit-il en maintenant l’animal avec tout son corps. Contre toute attente, la bête enragée finit par se calmer. - C’est bien. Allez, va. Fit l’enfant en lui caressant le cou. Le petit garçon rejoignit Iria qui avait assistée à la scène sans avoir effectuer le moindre mouvement. Elle regardait Link avec des yeux médusés et ne semblait pas encore remis de ses émotions. - Tu vas bien ? Tu n’es pas blessée au moins ? Elle ne donna aucune réponse et semblait frappée par les évènements. - Je suis désolé d’avoir utilisé mon arme contre un animal. Je ne voulais lui faire aucun mal. Tu sais, je ne l’utilise pas contre les innocents. Mais comme tu étais en danger et que je voulais te protéger… - Tes mains. - Pardon ? - Tes mains. Répéta-t-elle en lui pointant d’un doigt légèrement tremblant. Il les regarda. Il y avait plusieurs écorchures et même une petite coupure. - Ho ça. Ne t’en fais pas, cela ne me fait pas trop mal. L’important, c’est que tu n’es rien. Elle serra brusquement le petit garçon dans ses bras et fondit en larme. - Je suis désolée. A cause de moi tu…Oh Link ! J’ai eu si peur. Pardonne-moi. Link resta immobile sans savoir trop quoi faire, mais son teint vira au rouge vif. - HAHAHAHAHA ÇA CHATOUILLE ! Le jeune homme sortit de son souvenir et revint à la réalité. Il vit que la chèvre qui broutait près d’Iria était en train de lui lécher les pieds. Son amie les retira, ne pouvant en supporter davantage. Mais Link prit immédiatement les jambes de la jeune fille et les replaça devant l’animal qui recommença aussitôt ce qu’il avait laissé en suspens. - LINK ! HAHAHAHAHA QUE FAIS-TU ? - Il me semble que tu voulais me forcer à passer à l’acte, non ? Il bloqua la jambe dont s’occupait la chèvre avec ses genoux et plaça l’autre jambe à la hauteur de sa tête. - un petit mot avant que je commence ? Iria voulut répondre, mais seul des rires incontrôlés s’échappèrent de sa bouche. - Alors c’est partie. Link imita l’animal et passa sa langue de bas en haut, savourant chaque passage, chaque rire qu’il provoqua, chaque tentative désespérée de son amie pour se libérer de son étreinte, chaque supplice qu’il entendait. Les rires se percutèrent en écho en tout Latouane et ne donnait que l’envie de le faire perpétuer. Pourtant, la jeune fille semblait apprécier la torture. Car malgré que ses jambes tentèrent par réflexe de se dégager du chatouillement, elle faisait en sorte d’étirer au maximum ses orteils pour que la plante de ses pieds soit parfaitement lisse et donc plus sensible. Le bourreau pensa que sa tendre victime jubilait à chacun de ses attouchements. Il décida alors de rendre encore plus insupportable ses assauts. Il empoigna la cheville d’une main et lécha la base des orteils pendant que l’autre main vint chatouiller le talon du pied. L’effet fut immédiat. Il sentit la jambe de son amie se contracte avec plus de force. Forte heureusement, ses entraînement à l’épée lui ont procuré une certaine force dans l’empoignement qui s’avère être très utile pour cette circonstance. Après quelques minutes, Iria cessa de résister et succomba totalement à la sensation électrique qui lui parcourait tout le corps. Mais ses rires ne diminuèrent pas pour autant. De plus, le fait que ses bourreaux, attitré et l’autre improvisé, lui chatouillaient de manière diverse avait pour effet d’augmenter très nettement sa sensibilité. Les deux langues et les cinq doigts dansèrent inlassablement sur toutes les parties de ses jolies pétons. Les deux amis nagèrent dans le même nuage rempli de délice. Partageant le même plaisir qui les avait maintenus ensemble. C’était comme s’ils se trouvaient dans un lieu caché et sacré où aucun être de lumière n’avait accès. C’est alors que la chèvre, qui avait goûté toute la surface du pied d’Iria, s’arrêta net. L’animal s’en alla rejoindre les siens ayant visiblement trouvé une autre occupation. Le jeune homme s’interrompit également, bien qu’il voulut poursuivre encore un moment, rompant ainsi le charme et revenant dans la dure réalité. Il s’allongea à côté de son amie qui reprenait peu à peu son souffle, mais ne montrait aucun signe de désapprobation de ce qu’elle venait de subir. - C’était la première fois que tu me chatouilles de cette manière. - Disons que … cette nuit … c’était un peu spécial. - Alors, comment as-tu trouvé mes pieds, ils étaient à ton goût ? Le jeune homme ne sut trop quoi répondre. L’adolescente se mit à rire, ravie d’avoir mis son tendre ami dans l’embarras. - C’est bon, je te taquine. Dit-elle avec un doux sourire. Link se mit à la regarder. Il ne put s’empêcher de penser qu’elle était très belle. Son visage juvénile resplendissait sous la clarté de la lune qui réfléchissait sur les quelques perles de sueurs qui coulaient lentement sur ses joues écarlates. - Oh, tu es tout rouge. Le jeune homme détourna immédiatement son regard. Iria ria de bon cœur. Ce magnifique son transperça ses oreilles comme une douce mélopée qui annonçait que cette douce nuit allait toucher à sa fin pour lui et pour elle. Elle s’approcha et lui susurra tendrement. - merci pour cette fabuleuse nuit. Elle posa une main sur son épaule et l’embrassa sur la joue. - Bien, je crois qu’il est temps de dormir. Je suis exténuée. Elle s’allongea sur l’herbe et ferma les yeux. Le jeune homme caressa la joue qui avait été embrassé par son amie. Il s’étala sur le sol et se repassant la scène de cette douce nuit sans se rendre compte qu’il sombrait peu à peu aux pays des songes. Le lendemain matin, il sentit un souffle sur son visage. - Non, arrête Iria ! Dit-il en gardant ses yeux fermés. Mais rien ne se fit et il continua à sentir un souffle sur son visage. - Iria, laisse-moi dormir encore un peu. Il ouvrit les yeux et se trouva nez à nez avec une chèvre. - HAAAA ! Poussa dans un cri le jeune homme qui a fait fuir l’animal. Epona, qui se trouvait à côté, ricana. - Ne rigole pas, ce n’est pas si drôle. Une légère bise fouetta son visage et emporta le parfum de la jeune fille. Il respira à plein poumon en pensant aux évènements de la nuit précédente. - Héhoo ! Link ! Ce cri le fit sortir de son rêve. Il regarda qui l’avait appelé et vit Fahd courir vers lui. - Bonjours Link. Tu as dormi ici à ce que je vois. J’espère que tu as passé une bonne nuit. « C’est vrai. Aujourd’hui est le jour de mon départ. » Pensa l’adolescent. - Oui, c’était merveilleux. Répondit-il. - Puisque je t’ai sous la main, pourrais-tu rentré les chèvres avant que tu partes. Fit Fahd avec une lueur d’espoir dans les yeux. - Pas de problème. Il monta sur son cheval et se mit immédiatement au travail. Il ne lui fallut pas beaucoup de temps pour rentrer toutes les chèvres. - Merci pour ton aide. - De rien, c’est tout naturel. - Tu ferais bien de partir maintenant. Bohdan, notre chef, t’attends devant sa maison. - Ok, je pars de suite. - Je te souhaite un bon séjour à Hyrule. Ne tarde pas trop en chemin et reviens-nous vite. Link fit un signe d’approbation et partit. Il était en train de prendre le chemin qui menait au village, lorsqu’il vit Iria qui se tenait devant sa maison. - Papa, papa ! Link est là ! Viens vite ! Elle courut vers son ami pendant que son père franchit la porte d’entrée. Elle arriva à la hauteur du jeune homme et commencèrent à s’échanger des mots. Le chef du village se caressa la moustache d’un air ravi. « Tiens, tiens. A chaque fois qu’on parle de Link, ma petite fille s’enthousiaste. Il est vrai que ce jeune garçon est impétueux et remplis de talents. Qui sait ? Peut-être qu’un jour ces deux-là s’échangeront la bague au doigt. Ce ne serait pas une mauvaise chose que ce garçon devienne chef du village avec ma fille. » Bohdan se mit à sourire à cet idée. « Mais on en est pas encore là. Ils leur restent encore pas mal de chose à apprendre avant ça. Et puis Link a encore une tâche à accomplir maintenant. » Les deux jeunes arrivèrent à la hauteur du père d’Iria. - Link, tu as fini tes besognes avec Fahd. C’est bien, c’est très bien. Le jeune homme descendit de son cheval et Bohdan lui donna une tape amicale dans le dos. - J’espère que tu as terminé tous tes préparatifs. Tu comprends, il ne faudrait pas que le représentant de Toal n’arrive en retard devant la famille royale. - Epona, je compte sur toi pour veiller sur Link, d’accord ? Dit-elle en caressant la crinière de la jument. Mais soudainement, ses yeux se posèrent sur une patte arrière. - Que…? Les deux hommes se retournèrent brusquement. - Elle est blessée. Ses mots eurent pour l’adolescent le même effet qu’un coup de poing reçu en plein estomac. - LINK TU AS ENCORE FAIT L’IDIOT AVEC EPONA ! - Allons Iria, ce n’est sûrement pas si grave que ça… - PAPA ! L’interrompit sèchement sa fille. Tu te montres encore trop indulgent envers les gens. Tu es le chef après tout. Tu devrais faire preuve d’autorité. Elle regarda alternativement les deux hommes. Vous êtes trop irresponsable. Link et Bohdan baissèrent la tête comme si la foudre était tombée sur eux et s’échangèrent un regard en pensant qu’Iria est allée trop loin. - Ne t’en fais pas Epona, je vais t’emmener à la source qui guérit. - Attend Iria ! Si Link n’a pas son cheval, comment va-t-il faire pour amener le cadeau auprès de la famille royale ? Mais la jeune fille ne prit même pas la peine de répondre et poursuivit sa route. Le père poussa un profond soupir. - Qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire ? - Link, il faut absolument que tu parviennes à la calmer et que tu récupères Epona. De mon côté, je vais préparer le cadeau pour la famille royale. - Très bien. Lui répondit-il sans avoir la moindre idée de comment il allait s’y prendre. - Franchement, il ne peut rien nous arriver de pire. - Hééé ! Cria soudainement une voix derrière eux. Une chèvre s’est enfuie. Bohdan plaqua une main sur son front. - J’aurais mieux fait de me taire. Le jeune homme fonça aussitôt sur la bête qui courrait à vive allure. Il se plaça devant l’animal qui ne s’arrêta pas. Il la stoppa en empoignant fermement les cornes et la fit projeter sur le côté. - Merci Link. Je vais m’occuper de ça. Toi, tu pars retrouver Iria. Il leva le pouce et se dirigea vers la source de Latouane. Mais à peine sorti du village, il croisa Colin qui avait l’air abattu. - Link. Tu es venu pour aller voir Iria ? Il me semblait qu’elle était plutôt en colère. Elle est partie dans la forêt avec ta jument. Je voulais lui parler, mais ces deux-là. Il désigna les deux garçons d’un signe de tête. M’en ont empêché. Est-ce qu’on peut y aller ensemble ? - Suis-moi. Ils joignirent le petit groupe composé de Fénir et de son petit frère Balder. - Link, c’était super ce qu’on a fait hier. On a même attrapé un singe. J’te jure Balder, tu aurais dû voir ça. - En fait, je suis prêt à parier mon ruban attaché aux cheveux que c’est le singe qui t’a berné. Son grand frère ne donna aucune réponse, car il venait de remarquer la présence de Colin. - Toi ! Le menaça en le pointant du doigt. Je peux savoir ce qu’il t’a pris de tout raconter à ton père. Du coup, nos parents ont été au courant de ce qu’on a fait. - Je n’ai jamais vu mon père aussi furieux. J’ai cru que c’était la fin. - Je suis navré de te mettre aussi dans la même situation que ton grand frère, mais vous l’avez bien mérité. Il ne fallait pas foncer comme des demeurés sans avoir conçu un plan d’action. - Ouais, mais si seulement j’avais une épée comme la tienne, j’aurais pu capturer facilement le singe et on aurait oublié toute cette histoire. - Tiens, je croyais que toi et Link étiez parvenus à attraper un singe. Fit Balder d’un air suspicieux. - Allez Link ! Reprit Fénir en faisant mine de ne rien avoir entendu. Prête-moi l’épée, juste le temps de m’entraîner avec. - Et puis quoi enc… Il s’interrompit et se mit à réfléchir. - Allez tiens. Fénir prit l’épée en bois qui la regarda comme s’il possède le plus grand trésor des pirates à la main et ne put s’empêché de jubiler. - Avec ça, il va voir ce qu’il va voir ce satané singe. - Et ben s’il te faut autant d’entraînement pour combattre un vulgaire singe, qu’est-ce qu’il te faudrait pour vaincre un véritable adversaire. Fit remarquer Balder en partant avec son frère. - Link...Je…Enfin…merci. Merci pour tout. Ces deux-là n’arrêtent pas de m’embêter depuis hier. Je ne vois ce qu’il y a d’excitant à manier ce truc. C’est trop dangereux. Sinon, quand je serai grand, je veux être comme toi. - Colin, un jour arrivera où tu devras affronter un grand danger. Il se pourrait que je ne sois pas à tes côtés au moment où cela t’arriveras. Il se pourrait également que ta vie ou celle des autres soient menacées. Une seule question devra te traverser l’esprit à ce moment précis. « Qu’est-ce que je ne veux pas perdre ? » Quand tu aurais trouvé la réponse à cette question, peu importe les risques et les obstacles qui se dresseront sur ton chemin, tu devras agir quel qu’en soit le prix à payer. Le petit garçon semblait profondément frappé par les paroles qu’ils venaient d’entendre. Link posa sa main sur l’épaule de Colin et lui fit un sourire rassurant. Le petit garçon semblait ne plus être déboussolé et reprit : - Link, est-ce que tu pourras m’apprendre à monter à cheval ? Le jeune homme acquiesça d’un signe de tête. - Oh merci. Viens, allons voir Iria. Le petit garçon se mit à courir en direction de la forêt. Le jeune homme le regarda jusqu’à ce qu’il disparaisse après un virage. - Ce petit n’a vraiment pas de chance. Link savait bien de quoi il parlait. Depuis que le village l’a accueilli, sa garde avait été confiée à Moï et à Ute. Tous deux avaient pris grand soin de lui. Il les considérait d’ailleurs comme ses propres parents, bien qu’il ne sache pas vraiment s’il pouvait considérer cela de la même type de relation entre Iria et son père. Ute s’assurait de son éducation et Moï lui transmis tout son savoir. Et puis un jour vint Colin. Il avait les mêmes magnifiques yeux bleus et les cheveux jaunes canari que sa mère. A ce moment-là, les deux parents se trouvèrent dans une situation difficile. Il devait s’occuper de leur vrai fils, mais ne voulait pas l’abandonner. Link avait alors décidé de vivre un peu plus à l’écart du village afin de laisser Moï et Ute se consacrer pleinement à leur fils. Cependant, il garda de bonnes relations avec eux. Malheureusement pour Colin, son père attendait beaucoup de son fils et sa mère n’arrêtait pas de citer ses exploits. Le petit garçon avait une lourde pression qui lui pesait sur ses épaules et fit tout son possible pour ressembler à Link que ses parents espéraient tant. Voyant dans quelle situation il avait mis Colin, il décida de s’en occuper comme si s’était son petit frère. Au fil du temps, il s’aperçut que le petit garçon avait un grand potentiel que ses parents n’avaient pas constaté. « J’espère qu’un jour on te distinguera pour ce que tu es vraiment Colin. Et non ce que les autres souhaiteraient te voir. » Pensa-t-il en se mettant en marche. Peu de temps après, Link arriva devant la source. Cependant, l’accès était fermé par un portail. - Ah tu es là toi aussi. Heureusement que Colin est venu avant toi et qu’il m’a dit que tu le suivais. J’ai ainsi pu te bloquer l’accès à temps, je subodore que tu es venu récupérer Epona. Et bien je ne te la rendrai pas. Tu n’as qu’à réfléchir un peu plus sur tes actes. - Link. Dit soudainement le petit garçon qu’on pouvait voir à travers le portail. Je suis désolé pour ça. Iria n’est pas au courant de ce qu’il s’est passé hier. Je vais tenter de la calmer. Essaye de trouver un moyen de nous rejoindre. Le jeune homme revint sur ses pas. - Ce n’est pas possible. Qu’est-ce que je suis censé faire maintenant ? C’est alors qu’un souvenir lui traversa l’esprit. (Flash-back) Ce jour-là, il pleuvait des trompes d’eau et la nuit avait fait son apparition. Un petit garçon était en train de courir sur le chemin qui menait à la source. - Où est-elle passée ? Il regarda autour de lui, mais ne vit rien. - IRIA ! Cria-t-il à plein poumon en même temps que plusieurs éclairs tonnaient dans le ciel. - La pauvre, elle doit être morte de peur. Elle s’est sûrement cachée pour s’abriter de la pluie. Il fouilla dans les alentours et trouva un petit passage souterrain. Il dut marcher à quatre pattes pour s’y engouffrer. - IRIA ! Tu es là. - Link ? Entendit-il plus loin. C’est bien toi ? - Ne bouge pas, je viens vers toi. Arrivé près de la petite fille, cette dernière pris en premier la parole. - Mais que fais-tu par ici ? - Quelle question, j’ai entendu dire qu’on ne te trouvait plus nulle part depuis des heures. Alors je suis parti à ta recherche. - Si tu comptes me ramener au village, tu peux tout de suite t’en aller. - Qu’est-ce qui s’est passé ? Pourquoi t’es-tu soudainement enfuie ? - C’est à cause de mon père. On s’est disputé et je me suis réfugié ici. Je ne veux plus jamais le revoir ! Je ne mettrai plus jamais les pieds au village ! - Mais ton père t’a cherché partout. Il a même convoqué tous les habitants du village pour te retrouver. - Je m’en fiche ! Répondit-elle catégoriquement d’une voix colérique. Pendant un moment, ils ne s’échangèrent aucuns mots. Et puis : - Tu sais, je n’ai jamais vraiment connu mes parents. Donc je ne sais pas ce que c’est d’avoir un père. Je ne comprends as vraiment quelle type de relation c’est. Je pense que c’est un peu comme moi et Moï, mais je suis conscient que c’est bien différent. Toi au moins t’en as un. Un père qui t’aimes et qui s’inquiètes pour toi. La petite fille se calma et se mit à regarder le garçon comme si c’était la première fois qu’ils se voyaient. - Je suis ne suis pas venu ici dans le but de te ramener au village. Cette décision t’appartient. Je suis simplement parti à ta recherche pour m’assurer que tu te portais bien. Tu peux rester ici encore un peu si tu le souhaites. Iria acquiesça d’un signe de tête et baissa légèrement la tête, ses cheveux cachant une partie de son visage. - Au fait, tu es toute trempe. Il enleva le haut de son vêtement. Tiens mets ça sur toi, c’est un peu mouillé, mais ça te réchaufferas. - Mais tu es torse nu ! Je refuse de le porter, tu vas finir par attraper froid. - Ne t’en fais pas pour moi. Allez, revêts-le. La petite fille mit le vêtement par-dessus ses épaules, puis elle serra dans ses bras le petit garçon. - Hé ! Mais…Qu’est-ce que tu fais ? - Comme ça, on aura plus chaud tous les deux, tu ne trouves pas ? Link se mit à rougir et son cœur battit à un rythme anormal. - Serres-moi dans tes bras s’il te plaît. - Heu…D’accord. Il s’exécuta et Iria colla alors sa tête contre son torse. Son corps de mit à bouillir. Il respira le délicat parfum de la petite fille. Il ne savait pas pourquoi, mais il voulait rester éternellement ainsi. - Tu savais que ce passage mène directement à la source qui guérit ? - C’est vrai ça ? - Oui, je me réfugie toujours ici quand quelque chose ne va pas. Et de temps en temps, je vais à la source pour regarder les fées qui sortent la nuit. - Waouh ! Ça doit être merveilleux. - Si tu le souhaites, on pourra aller les voir ensemble après. - oui, je le veux bien. Pendant un instant, on n’entendit que le martèlement de la pluie. - Dis Link, quand je serai à nouveau triste, tu reviendras ici pour me tenir compagnie ? - Bien sûr. Je serai toujours là pour toi. Iria se mit à sourire et serra plus le fort le corps du garçon contre elle. - Merci pour tout ce que tu fais pour moi. Link ne pouvait le voir, mais une larme coula lentement sur la joue de la petite fille. - Il devrait être dans les parages. Le jeune homme fouilla les environs et trouva enfin ce qu’il cherchait. - C’est vrai, j’ai pas mal grandi depuis la dernière que je l’ai emprunté. Maintenant c’est un peu étroit pour moi, mais je devrais pouvoir passer. Il se mit à ramper et arriva après bel effort de l’autre côté. Il se releva et dépoussiéra ses vêtements, lorsqu’il entendit : - Je ne savais pas. Il regarda droit devant lui et vit son cheval au côté d’Iria et de Colin. Sa jument vint alors vers lui. Elle semblait heureuse de le retrouver. - Epona, tu as été blessé à cause de lui et c’est pourtant lui que tu préfères. Remarque que ce n’était sûrement pas son intention, il était trop occupé à jouer les héros téméraires. Ajouta-t-elle avec un sourire un peu forcé. - Ne t’en fais pas pour la blessure, elle n’était pas sérieuse. Reprit-elle. Tu pourras partir tranquillement à Hyrule avec Epona. Mais avant que tu nous quittes, j’aimerais que tu me fasses une promesse. Reviens sain et sauf quoi qu’il puisse t’arriver. Et puis. Elle s’approcha du jeune homme et parla tout bas. J’aimerais aussi que tu me chatouilles dès le retour de ton voyage. Chatouilles-moi comme tu ne l’as jamais fait avant. Ils s’échangèrent un regard plein de passion et qui voulait dire tant de chose. - Je te le promets. Link se sentit beaucoup mieux depuis l’annonce de son départ. Rien ne pouvait enlever le sentiment d’extrême bien-être qu’il ressentait. Tout à coup, il sentit le sol trembler sous ses pieds et entendit de grands bruits de sabots s’approcher. Le portail en bois vola ensuite en éclat. Il vit un féroce sanglier chevauché par des créatures mi-hyène, mi-monstre dont le visage le visage était dérobé par une cagoule qui ne laissait apparaître que d’épouvantables yeux verts lumineux. - Colin ! Iria ! Sauvez-vous ! Le sanglier fonça sur Link qui esquiva au dernier moment. Mais le monstre qui ne tenait pas les rênes tendit la corde de son arc. - NON ! Hurla-t-il en s’équipant de son lance-pierre. Les deux tirèrent au même moment. La noix de graine parvint suffisamment à dévier la tige de la flèche qui manqua de peu d’atteindre Iria. - Sale chacal ! Il tira une nouvelle fois et fit tomber l’archer. Seulement, le sanglier percuta la jeune fille qui la fit projeter dans les airs et finit par s’évanouir sur le sol mouillé. - Toi, tu ne vas pas t’en tirer comme ça ! Cette fois son coup atteignit les flancs du sanglier qui s’écroula sur le côté avec son cavalier. - LINK ! Hurla soudainement Colin. Le jeune homme se retourna et vit que l’autre monstre pointait son arc en direction du garçon. Il y eut un tir et la noix de graine finit sa course sur la main de la créature qui relâche son arme. - Je vais te faire regretter ton geste. Il tendit au maximum l’élastique de son lance-pierre et visa le front. Mais avant qu’il ait eu le temps de tirer, il reçut un grand coup sur le crâne et tomba inerte sur le sol trempé. Le première bête qu’il avait désarçonné du sanglier venait de l’assommer avec sa masse et s’approcha ensuite de Colin. C’est alors qu’un autre personnage fit son apparition. Il s’agissait d’un épouvantable sanglier bleu cuirassé aux allures démoniaques avec des yeux verts lumineux. Il était chevauché par un horrible monstre brun portant une armure de grande taille qui avait des cornes sur la tête. La créature leva son casque, laissant apparaître un terrifiant visage. Colin était complètement horrifié par ce qu’il voyait. Une des créatures mi-monstre, mi-hyène frappa le garçon d’un coup sec. Le sanglier s’avança et manqua de peu de marcher sur le corps de Link, mais le cacha également à la vue de tous. Le monstre, qui semblait être le chef, regarda aux alentours. Il fit un terrible sourire et paraissait satisfait. Il prit un cor qui se trouvait autour de son cou et souffla dedans. Une sorte de trou noir se forma dans le ciel, cependant la créature semblait ravie de son apparition. Il fit signe à ses acolytes de ramasser les deux corps et de le suivre. Quelques secondes plus tard, le jeune homme reprit connaissance et se releva péniblement. - Oh ma tête. Que s’est-il…Les monstres…Iria, Colin ! Il regarda autour de lui. - Non, ils se sont fait emprisonner par ces viles créatures. Il courut en direction de la forêt. Mais à peine avait-il traversa le pont suspendu, qu’il s’arrêta net. Link ne pouvait croire ce qu’il voyait. Une immense barrière noire avec d’étranges signes anciens se dressait devant lui. - Qu’est-ce que c’est que ça ? Il n’y avait ce truc hier. Il s’avança prudemment. « C’est étrange, je ressens une aura. Comme si quelque chose de maléfique se dégageait derrière cette chose. » Il approcha sa main, mais ne parvenait pas à traverser la barrière. - Non ! Laissez-moi passer ! Je veux sauver Iria et Colin ! Il donna plusieurs coups de poings en vain. - Rien à faire. Il faut que j’aille chercher de l’aide. Mais au moment où il s’apprêtait à partir, une gigantesque main noire traversa la barrière. Elle empoigna le corps du jeune homme et le suréleva du sol. - Non ! NON ! Il se fit engloutir par la barrière. - HAAAAAAA ! Voilà, j'espère que ce chapitre plaira autant que la difficulté que j'ai mise pour le rédiger. Je vous dis à bientôt pour le prochain chapitre (dès que j'aurais acheté un nouvel ordinateur) intitulé "Naissance d'un héros, la bête marquée par les ténèbres.
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skysole - il y a 18 ans
super, depuis le temps que j'attendais ça. Bon ben je plonge tout de suite dans la lecture.

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chatouillesdu92 - il y a 18 ans
OUA en tout cas ont peu pas se plaindre sur la longueur. Je me trompe ou tu t'es énomément inspiré du jeu ?
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skysole - il y a 18 ans
Non, ce qu'il essaye de faire, c'est quelque chose de ce genre là.
http://www.zelda-solarus.com/jeux.php?jeu=z5&zone=manga
il garde le scénario et le paysage du jeu, mais à partir du chapitre 3 il m'a dit qu'il va s'en écarté en gardant seulement le but. De plus, d'après ce que j'ai lu il y a une histoire qui se construit tout autour de Link. Le rêve, la triforce qui s'illumine, les souvenirs. Bref, il est en train de constituer peu à peu le personnage principal et les autres personnages secondaires.
Moi j'aime bien comment il est fait Link. Ce n'est pas un héros accompli qui est tout de suite fort et impétueux comme on a l'habitude de se l'imaginer dans le jeu.
Moi je pense qu'il y a du potentiel dans l'histoire. Il n'y a pas seulement de l'action, mais aussi des passges drôles (comme la scène où il essaye de viser l'araigné et qu'il n'y arrive pas alors qu'il parvient à battre des monstres).
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nahognas - il y a 18 ans
Magnifique chapitre ! On est tellement pris dans la lecture que on ne se rend même pas compte à quel point il est long, c'est du beau travail! On attend la suite avec impatience!!!
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Cornell - il y a 18 ans
Très beau chapitre ! En tout cas, bravo pour la longueur, je pense que ça va en impressionner plus d'un ! Il y a juste un truc qui me gêne, c'est que tu as trop pris les dialogues du jeu à mon avis, mais les parties rajoutées sont vraiment très bien. Iria et Link en fétichistes, ça fait vraiment bizarres, mais c'est cool ^^ Autrement, c'est très bien écrit et y a rien à redire mis à part quelques fautes, mais c'est franchement pas grand chose. Si après quelques temps, le scénario de ton histoire diffère de celle du jeu vidéo, ça peut devenir très intéressant !
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guiliboy - il y a 18 ans
Beau boulot! Continue comme ça... Je suis fan de la saga Zelda et j'ai bien apprécié! :-)
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skysole - il y a 17 ans
bon, j'ai une bonne nouvelle à vous annoncer. Komirtotickling à "finalement" terminé de construire son ordinateur. La raison pour laquelle ça a pris autant de temps est que c'était la toute première qu'il en construissait un lui-même et il a déménagé entre temps (donc forcément, ça n'aide pas^^). Il lui manque plus qu'à trouver un opérateur pour la connection internet (pas avant décembre malheureusement, snif). Mais dès qu'il l'aura, il m'a promit de reprendre la suite de ses deux histoires (ouaiiiis, trop bon, oups, j'en fais un peu trop là).
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nahognas - il y a 17 ans
Finally Komirto will be come back to ticklingfr.com Faudra que je relise le début pour me remettre dans le bain!
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skysole - il y a 17 ans
sinon à part ça, c'est moi ou il y a de moi moins en moins d'auteurs qui font la suite de leur histoire. Je trouve ça vraiment dommage en tout cas, d'autant plus que plusieurs d'entres elles sont superbes. Enfin, bon, bref, il y a quelqu'un qui peut me fournir une réponse (je ne pense pas que tout le monde a eu des problèmes d'ordinateur en mêe temps ^^ ).
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komirtotickling - il y a 17 ans
Bon, je vous annonce que j'ai bientôt terminé la suite de ce récit. Mais comme le chapitre est plutôt long, je vous le poste en deux parties. Je vais donc finir la première partie du chapitre et relire le tout (il est pas question que je poste un torchon); Si tout va bien, on aurez la suite en fin d'après-midi ou en soirée au plus tard. Sinon je ne vous est pas remercié pour tout le soutien que vous m'avez tous apporté.(bon, c'est vrai, j'avais pas d'ordinateur pour le faire^^)
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komirtotickling - il y a 17 ans
Voilà, comme je l'avais promis la suite de l'histoire. Bonne lecture. Chapitre 2 : Naissance du héros, la bête marquée par les ténèbres (partie 1) Cela faisait un moment qu’une créature avait senti la présence d’un être provenant du monde la lumière. Comme tous ceux de sa race, son œil ne pouvait déceler que l’aura que dégageait chaque être vivant. Elle poursuivit sa marche en direction des terres de Latouane. C’est alors qu’elle entendit que quelqu’un frappait la barrière magique qui était en train d’engloutir peu à peu le monde de la lumière. Il s’agissait d’un Hylien qui tentait désespérément de pénétrer de force la barrière mystique. « L’inconscient » pensa-t-il. Il ne comprenait pas ce qu’il essayait stupidement de faire, mais peu importe. Il devait poursuivre la tâche qu’on lui avait confiée et en fin de compte, cela ne lui faisait que faciliter les choses. Cet être de la lumière devait finir comme tous ceux de son espèce, baigné dans la chaleur des ténèbres. Sans perdre une seconde de plus, il allongea son bras, traversa sans aucune difficulté la barrière, empoigna l’Hylien et le fit entrer dans le monde plongé par le Crépuscule. Link se trouva nez à nez avec un monstre noir qui n’avait pas de visage, mais semblait posséder à la place un masque couvert de symboles avec une feinte en son centre duquel on pouvait voir un œil sombre et malveillant. De grands cheveux noirs, semblables à des tentacules, s’échappaient autour du masque et une main aussi grande qu’un épais bouclier le serra à l’en étouffer. Cependant, ce n’était pas la créature qui le préoccupait le plus. Depuis qu’il avait pénétré la barrière, l’air lui suffoquait et même temps, quelque chose en lui montait en puissance. Une force qu’il n’avait jamais sentit auparavant et qui le rongeait le corps. Malgré tous ses efforts, il ne parvenait pas à la contenir. Tout à coup, le dos de sa main gauche s’illumina d’une lueur éclatante. La créature lâcha prise, aveuglée par l’ardente lumière qui s’échappait du jeune homme. Mais ce dernier était pour autant loin d’être tiré d’affaire. L’atmosphère autour de lui était néfaste et lui dévorait l’esprit. De plus, il y avait cette chose qui voulait se libérer, comme si une bête sauvage se débattait furieusement au plus profond de son être. Il ne pouvait plus en supporter davantage. Son corps commençait à flancher. C’était bien au-delà de ses forces. Il voulut pousser un cri de douleur, mais un hurlement féroce et plaintif sortit à la place. Ses dernières forces l’abandonnèrent et son corps défaillit avant se pâmer. Il n’était plus humain. Il avait pris l’apparence d’un sombre loup au poil gris. Les sens du monstre noir étaient finalement revenus à la normale. Il ne savait absolument pas ce qu’il était survenu, mais il se trouvait à présent devant un animal gisant sur le sol qui dégageait la même aura que l’Hylien de tout à l’heure. Pourquoi ne s’était-il pas transformé comme tous ceux qui ont sombré dans les ténèbres obscures ? Et quelle était cette mystérieuse lumière qui lui avait brouillé ses sens pendant un instant ? Il ne connaissait pas la réponse à toutes ses questions. En temps normal, il aurait immédiatement terrassé l’animal. Seulement son maître devant sûrement s’intéresser à cet être hors du commun. Il devait l’emmener auprès de lui. Le monstre se mit à prononcer une incantation dans une langue étrangère en gesticulant ses membres. Tout de suite après qu’il eu fini, une sorte de trou noir se dessina parmi les sombres nuages obscurs. Il s’apprêtait à saisir le corps du loup, lorsqu’il sentit une autre présence non loin de lui. C’était bizarre. Il ne s’agissait pas de l’aura d’un être de la lumière, ni même d’un des siens. Pourtant, il ne devait y avoir personne d’autre dans ce secteur. Il se retourna et un grand fil de lumière verte-rougeâtre lui transperça le corps. Il explosa en une centaine de molécules noires qui se dissipèrent dans le néant. Le fils de lumière revint lentement en arrière jusqu’à se matérialiser en cheveux flamboyants. La créature qui s’était débarrassée du monstre se frotta les mains d’un air réjoui. - Ça y est ! J’ai enfin trouvé ce que je cherchais ! Elle contempla tout le long du corps du loup étendu sur le sol avec un sourire satisfait. - Il est parfait. Grâce à lui, je n’aurais aucun mal à accomplir mes objectifs. Je n’ai plus qu’à l’emmener au château. Des heures plus tard, l’animal se réveilla, l’esprit encore tourmenté. Ses yeux se posèrent sur un allochtone et il fit bond en arrière. Il se tenait devant une créature qui ressemblait à un lutin croisé avec un démon. Il avait un œil de félin qui l'observait d’un air acerbe. Sa peau était noire et blanche à quelques endroits, les bras étaient couverts de symboles singuliers, les mêmes que ceux de la barrière. Elle était coiffée d’une sorte de couronne grise, ornée d’étranges symboles, qui masquait son œil gauche. Mais surtout, une sombre aura se déferlait de son corps. Link hérissa ses poils de loup et se mit à grogner. La créature, quant à elle, se mit à ricaner avant de répondre : - Alors c’est ainsi que tu remercies celle qui t’a sauvé la vie ? Quelle ingratitude. Aurais-tu donc tout oublié ? L’animal rassembla petit à petit ses pensées. Puis tout se bascula dans sa tête. La barrière dans la forêt…la main noire qui l’avait saisie…l’effroyable monstre noir. Le loup devint alors plus calme. - Bien, je constate que tu es enfin raisonnable petit homme. Ho mais c’est vrai. Tu n’as plus rien d’un Hylien. Tu es maintenant recouvert de poils de toutes parts et tu as une jolie queue touffue qui t’est poussée. Mais au moins tu as gardé tes oreilles pointues, mon loup. Link la fusilla du regard. Il était très loin d’apprécier sa fâcheuse situation. Il tenta de mordre l'antipathique lutin, mais ce dernier se volatilisa dans les airs. Il regarda dans les alentours, mais ne la trouva dans son champ de vision. Il sentit un poids sur son dos. Il s'était assis sur lui comme un cavalier sur sa monture. "Que se passe-t-il ici? Où suis-je? Et puis comment cela fait-il que vous dégagez le même type d'aura que celle qu'il y a dans les airs?" - Tiens? Il semblerait qu'on puisse communiquer par la pensée. Et tu possèdes la capacité de ressentir les auras magiques de surcroît. Ce n’est pas commun. Mais cela doit s’expliquer par le fait que tu es un être de la lumière qui sort un peu de l’ordinaire. Malgré que ce soit assez dur à croire sous ta piètre apparence. L’animal ne fit pas attention au dénigrement qu’il venait d’entendre et regarda autour de lui. Il se trouvait dans sur un escalier en pierre dans un couloir circulaire. Au-dessus de lui, il y avait une fenêtre sans volets dans un mur en pierre où l’on pouvait distinguer de sinistres nuages noirs parsemés de lueurs blanches et spectrales. Il sentait toujours une obscure aura qui se répandait dans l’atmosphère, mais son esprit ne lui tourmentait plus. Apparemment, son nouveau corps semblait s’être adapté à ce type d’environnement. "On n’est plus dans la forêt de Firone. Cet endroit ressemble à une tour. Comment ai-je fait pour atterrir dans ce lieu ? Et puis pourquoi y a-t-il cette étrange aura ici aussi?" - On dirait que tu es loin d’être sot. Tu me plais. Je veux bien t’aider à épépiner ce mystère. Elle lui tira soudainement l’une de ses oreilles et lui susurra en un souffle : Seulement il te faudra suivre mes instructions à la lettre. Elle reprit à voix haute. Je vais te présenter à une personne. Elle saura mieux que moi répondre à toutes tes questions, puisse c’est elle qui tout basculé ce monde. A ces mots, le loup tressaillit légèrement. Il allait rencontrer le responsable qui avait causé tout ce désastre. - Si tu veux la voir, elle se trouve au bout de cet escalier. Je crois que tu tardes d’en connaître un peu plus sur ce qu’il se trame ici, non ? Alors ne traînons pas. Elle donna un coup sec sur les flancs de l’animal qui lui lança un regard assassin. "Sale petite…" - Inutile de me blasphémer. Je te rappelle que je lis toutes tes pensées. L’admonestant lutin se mit alors à rire. C’était un rire harmonieux et enjoué qui lui caressait allègrement l’oreille. En temps normal, Link aurait trouvé ce rire très beau s’il n'en était réduit à jouer les montures. Mais il n’avait pas d’autre choix. Il était totalement dépassé par les évènements. Il ne savait absolument rien de ce qu’il se passait et n’avait pas la moindre idée d’où il se trouvait. Il commença à monter une à une les marches de l’escalier. Il n’était pas du tout habitué à son nouveau corps de loup et marcher à quatre pattes, hormis être tout à fait nouveau, n’était pas une tâche aisée. Cependant, il finit par arriver au bout de ses peines. Il entra par une grande porte en bois ornée de fer qui était entrouverte. Il arriva dans une chambre alimentée par un faible feu de cheminé, qui se situait sur sa gauche, et qui ne suffisait pas à éclairer toute la pièce. Sur sa droite, il y avait un lit en baldaquin qui pouvant accueillir deux personnes et dont les tissus étaient d’un triste gris. Mais son attention fut attirée par la présence d’une personne vêtue d’un manteau noir avec capuche qui se tenait devant un bureau et observait par-delà la fenêtre. Il s’avança à pas feutrés vers elle, mais cette dernière détacha son regard de la fenêtre. Elle fit face à l’animal et ne put s’empêcher de pousser une exclamation de surprise. - Midona, tu es déjà de retour? - Oh, tu te souviens de mon nom? Me voilà flattée. Répondit la créature qui était assise sur le dos du loup. La singulière personne s’avança à leur rencontre. Cependant, l’animal resta, par instinct, sur ses gardes. C’est alors qu’elle abaissa sa capuche. Deux fines tresses de cheveux châtains foncés, lisses et soigneux tombèrent sur sa poitrine. Link ne pouvait croire à ce qu’il voyait. Il était devant une magnifique jeune femme. Elle avait les yeux bleus et pétillants. Sa peau était satinée et n’était embellit par aucun maquillage. Elle portait une discrète couronne d’or avec une agrémente pierre en son centre. Ses cheveux tombèrent gracieusement en cascade jusqu’à son dos et elle dégageait une aura de lumière. Ce décor contrastait totalement avec l’environnement ténébreux. - Serait-ce la personne dont tu étais à la cherche? - Ce n’est pas exactement ce à quoi je m’attendais, mais j’ai l’intime conviction qu’il peut m’être utile. Par contre, il n’a pas l’air de savoir ni où il se trouve, ni ce qu’il se passe. Tu pourrais lui faire un récit de ton fabuleux exploit. Tu lui dois bien ça. Après tout, c’est par ta faute si on se retrouve bloqué dans cette situation. O princesse du Crépuscule. "Princesse du Crépuscule?" La jeune femme hésita pendant un instant, puis elle posa ses mains sur les tempes de l’animal. - Je vais te montrer ce qu’il s’est déroulé depuis l’arrivée du roi des ombres. Le décor changea brusquement. Il ne se trouvait plus dans la chambre, mais sur un majestueux tapis rouge et au beau milieu d’une immense salle remplie de soldats armés de lances, d’épées et de boucliers. De colossaux piliers en marbre se dressaient autour de lui. Mais son regard fut attiré par trois grands triangles jaunes, le même symbole que celui qu’il avait au dos de sa main, placardés contre le mur du fond. Les triangles étaient entourés par trois statues qui représentaient les divines déesses, créatrices du monde d’Hyrule, habillées d’une robe avec des ailes d'ange dans le dos et dont les longues langues sortaient de leur bouche en colimaçon. Soudain, il entendit l’un des soldats crier : - Nos défenses n’ont pas tenu, ils sont parvenus jusqu’à nous. Que tout le monde se tient prompt à les accueillir! Protégez la Princesse à n’importe quel prix! Link ne l’avait pas remarqué avant. Il vit la jeune femme, qui n’était autre que la Princesse, vêtue d’une soyeuse robe blanche ornée de motifs, d’un simple corsage violet, d’égayants et de longs gants blancs ainsi que des épaulières dorées. Elle portait à la main une fine épée dont le manche était doré et se tenait devant un somptueux trône. - Qu’est-ce que… Le reste des mots d’un des soldats s’évanouirent dans les airs. Link se retourna et vit une épaisse fumée noire envahirent l’entrée de la salle. Puis des monstres noirs, les mêmes que celui qu’il avait empoigné, sortirent de ce brouillard. - Arrêtez-les! Ne laissez pas le château d'Hyrule tomber entre leurs mains! Hurlèrent plusieurs gardes en chargeant. Mais se furent les monstres qui portèrent les premiers assauts. Le reste de l’infanterie ripostèrent à coups d’épées et de lances. Cependant, la situation tournait vite en avantage aux créatures maléfiques. L’une d’entre elles parvint même à désarmer un soldat. Elle s’apprêta à lui donner le coup de grâce, lorsqu’elle reçut un jet de lumière doré de plein fouet avant de s'écrouler sur le sol. Link regarda qui était l’auteur de cet acte et constata que la Princesse était en train de lever son épée au-dessus de sa tête. La lame s’illumina d’un éclat doré. Elle baissa d’un coup sec son arme et un autre jet de lumière frappa deux monstres à proximité. Elle renouvela une nouvelle son attaque, mais cette fois le jet fut contré par une grande sphère rouge sang. Les deux faisceaux explosèrent sous l'impact. La bataille s’était brusquement interrompue. Les monstres noirs ainsi que les soldats semblaient figés dans le temps et regardèrent tous dans la même direction. Un nouveau personnage entra en scène. Il portait un casque en armure qui ressemblait à une tête de caméléon ainsi que des épaulières en fer qui masquaient complètement son visage. Il était vêtu d’une toge noire dont les manches, qui se terminaient par des bandelettes duquel on ne pouvait distinguer les mains, étaient ornés d’étranges symboles. Il avança d’un pas sûr et presque spontané vers le trône. Un soldat s’interposa devant le sombre arrivant et tenta de l’attaquer. Le sinistre personnage leva alors sa manche droite. Le garde semblait paralysé et suspendu dans les airs. Puis, il dirigea sa manche d’un geste vif en direction du mur de droite. L’homme vola à travers la salle et finit sa course contre un pilier en marbre. - Comme cela est fort pitoyable. Dit le nouvel individu sous son effrayant casque avec une voix dénuée de chaleur humaine. Un jet de lumière doré fut lancé, mais l’impitoyable personnage le dévia dans les airs d’un coup sec. Le jet s’évanoui dans le néant avant de percuter le plafond. - Je subodore que vous êtes le roi des ombres. S’exclama la Princesse. - Une princesse incapable de protéger son peuple ainsi que ses Terres ne mériterait pas le titre de souveraine. En particulier si cette dernière n’a pas l’habilitée de prendre les bonnes décisions au moment propice. - Le seul monarque indigne de diriger le saint royaume d’Hyrule se trouve au bout de mon épée. S’écria un autre soldat non loin du roi des ombres en le pointant avec son arme. Et je le ternirai de ma lame. Il courut vers le souverain, mais un monstre noir lui barra la route et le prit par le cou. Le garde laissa choir son arme et fut soulevé à quelques centimètres du sol. - Je vous somme de mettre fin au martyre de cet homme. Rétorqua la jeune femme à l’égard du sinistre personnage. - Comment osez-vous ? Vous, être du monde de la lumière, me parler de martyre. En particulier vous, cynique Princesse, qui vous cachez lâchement derrière vos frêles soldats. Savez-vous au moins ce qu’est la signification même de la souffrance. Répliqua le sinistre souverain avec une voix froide et acrimonieuse. Laissez-moi vous faire partager ce que peut endurer tout un peuple dénué de vie. Il pointa sa manche vers les trois statues. Celles-ci s’animèrent et descendirent vers la jeune femme qui fut rapidement encerclée. Elle tenta de donner un coup d’épée, mais l’une des sculptures animées lui bloqua fermement le bras et l’arme tomba par terre dans un bruit métallique. Puis, les deux autres statues l’immobilisèrent et la forcèrent à s’allonger sur sol. La Princesse essaya vainement de se débattre, mais en quelques secondes, les trois statues lui avaient empoigné les bras ainsi que les genoux et la forcèrent à rester étendue sur le sol. - La princesse d’Hyrule vaincu par les trois déesses qui l’avait désigné comme protectrice du monde de la lumière. Que tout cela est cocasse. Il leva une nouvelle fois sa manche vers les trois sculptures. - Commencez! Et soyez intraitables! La surface pierreuse des statues vola en éclats. A présent, c’étaient des femmes bien vivantes qui portaient des ailes d’anges dans le dos. Elles avaient toutes de longs cheveux or, un visage impassible et des yeux aussi rouges qu’un rubis qui brillèrent d’une malveillante intention. Celle qui avait tenu en laisse les deux genoux de la jeune femme enroula sa longue langue autour des chevilles et lui lécha les dos pieds pendant que ses ailes vinrent caresser les jambes. Mais il y avait un problème. Les plumes parvenaient à transpercer la robe comme si elle n’existait pas. Et pourtant, le vêtement était bel et bien là, mais la pointe des redoutables plumes semblaient passer au travers du tissu sans pour autant l'abîmer. Les rires commencèrent à envahirent la salle. Un son pur, mélodieux et cyclique qui percutait allégrement dans les tympans de Link malgré la sombre situation qu’il était en train d’assister. Les deux autres femmes imitèrent leur congénère. Elles avaient immobilisé chacun un avant-bras. Leurs langues s’enroulèrent autour des bras avant de se faufiler, tels des serpents avides de mordre une proie défaillie, sous les manches et elles s’attaquèrent aux aisselles tandis que leurs ailes vinrent titiller les côtes ainsi que le ventre. La Princesse se débattit avec force, mais ses bourreaux n’avaient même pas cillé et regardaient leur victime avec un sourire sadique devant ses piètres efforts. Seul le bassin parvenait à se mouvoir un peu sans pour autant s’extirper aux terribles plumes blanches. Et les pieds, chaussés de chaussons roses, gigotaient inutilement dans tous les sens. Jamais Link n’aurait pu imaginer un pareil spectacle. Comment était-il possible d’opposer la moindre résistance à autant de plumes qui chatouillent à tant d’endroits à la fois. Et encore, il fallait ajouter à cela trois langues démesurées. Tous les sens sensitifs devaient être en état d’alerte maximale. Impossible de prévoir, ni même de distinguer les mouvements des assauts. Il y avait de quoi en perdre la raison. Les soldats se mirent à foncer sur les monstres noirs. Mais ces derniers repoussèrent immédiatement leur tentative. Seulement la garde royale ne pouvait se résoudre de laisser leur souveraine être ainsi mise au supplice sous leurs yeux et refusèrent d’abandonner. Link ne percevait même plus le déroulement de la séance de torture à cause du tumulte provoqué par les deux camps adverses. Il voulait lui aussi intervenir, mais c’était impossible. Il était dans un souvenir et même s’il savait qu’il ne pouvait rien faire. Il ne pouvait s’empêcher de sentir impuissant face à la situation actuelle. La jeune femme ne pouvait absolument rien faire pour se soustraire de cette infernale torture, ni même espérer que cela allait diminuer. Ses trois bourreaux ne lui laissèrent aucun répit, ni même le plus pâle espoir que cela allait s’arrêter pendant un bref instant. Enchantés par un obscur personnage encore plus cruel que les trois statues qui les avaient ranimées. - Alors Princesse d’Hyrule, protectrice du monde et des êtres de la lumière. Je suppute que vous connaissez à présent une étincelle de ce que la souffrance. Mais le temps est venu pour vous de voir tous les préceptes de la souffrance. Vos sens, déjà rendu fou par votre actuel traitement, vont subitement atteindre un point d’embrassements que vous n’auriez jamais imaginé. Cela s’appelle…La démence. Après un temps incalculable d’intense torture, le roi des ombres plaça cette fois également son autre manche et le porta à la même hauteur que son bras. Puis, il les leva au-dessus de sa tête. Aussitôt, le mouvement des plumes changèrent. Au lieu de faire d’interminables fluctuations, elles se mirent à faire de petits cercles concentriques, s’occupant ainsi d’une zone précise. Cependant, aucune parcelle de peau sensible de fut oubliée. La femme qui avait bloqué les genoux de sa suppliciée passa sa langue dans une ouverture d’une des chaussons roses. Il la retira d’un geste et en fit de même avec l’autre. Puis, elle se mit à lécher toute la surface des deux pétons, en sans s’attardant au niveau du creux de la plante des pieds, et en passant même entre à la base des orteils. Ses deux autres congénères concentrèrent leurs coups de langues au creux des aisselles, plus petits, mais avec bien plus de célérité. La jeune femme émit un grand cri lorsqu’elle sentit ce changement soudain. Tous les récepteurs sensoriels avaient explosé au même moment. Le pire calvaire qu’une personne subissant le supplice des chatouilles pouvait en supporter. La Princesse n’arrivait même plus à se mouvoir, même si elle voulait, tant l’intensité électrique avait complètement désorganisé le flux de ses mouvements. Le cerveau ne pouvait plus rien suivre à cause du courant électrique qui venait de toutes les parties du corps. De toute son existence, jamais elle avait été tant chatouillée. Elle voulait supplier ses bourreaux, le roi des ombres, n'importe qui. Elle voulait que tout s'arrête même s'il fallait pour cela il fallait mourir. Cependant cela ne se terminait pas là. Les ailes s’étendirent et prirent plus d’ampleur. Les plumes chatouillèrent toute la surface du ventre, des côtes, du bassin et même de la poitrine. La jeune femme enchantée qui se tenait au bas du corps agitait les appendices de ses ailes comme si une scie coupait du bois et passèrent sur la totalité l'épiderme des genoux et des jambes. Cela sortait de toute logique humaine. Les rires étaient décuplés, mélangés par des grands cris stridents. Seule l’extrême intensité de l’épreuve qu’elle subissait avait empêché la jeune femme à forcer la prise de ses bourreaux, qui n’auraient sans doute pas tenu leur étreinte. Link était loin d’être assuré du sort de la Princesse et le fait qu’il n’assistait pas à la scène l’inquiétait encore plus. Il arrivait pourtant à voir le sinistre personnage qui manipulait les bourreaux. Et là il comprit ce qu’il tentait de faire. Il voulait torturer la jeune suppliciée jusqu’à ce que mort s’en suive. Même si en toute logique elle serait encore en vie après cette éprouvante scène, vu que c'est elle-même qui l'avait envoyé cet endroit, il était très inquiet de la suite des évènements. Il fallait qu’il fasse quelque chose, n’importe quoi. Seulement que pouvait-il faire? Il fallait agir vite. - Princesse! Hurlèrent plusieurs gardes qui voulurent la libérer, mais furent rapidement dissuadés par la présence des monstres noirs. - Relâchez immédiatement la princesse Zelda rebutantes femmes ensorcelées. Blasphéma un des soldats. Link ne pouvait croire à ce qu’il venait d’entendre. Ainsi donc, c’était elle la fameuse princesse Zelda dont tout le monde lui avait tant parlé. Et il la voyait en ce moment même en train de se faire torturer avec tant de dextérité. Comme s’il ce qu’il était en train d’assister ne suffisait déjà pas à le déconcerter. - Princesse Zelda. Hurla le soldat qui fut empoigné par le cou par un des monstres noirs. Vous devez absolument résister. Vous êtes le pilier du royaume d’Hyrule. Sans vous, ce monde créé par les déesses s’effondrera. Les rires s’évanouirent subitement. Le roi des ombres avait porté son attention sur le garde qui venait de parler. Les trois bourreaux avaient relâché leur victime qui avait la respiration saccadée. Cette dernière ramassa son épée et se releva à grande peine, sans même se chausser. Link se demanda comment était-il possible de se relever après le calvaire qu'elle avait éprouvé. - Les paroles de cet insignifiant huron sont dans le vrai. Reprit le perfide monarque. Le royaume d’Hyrule tombera par la perte ou la reddition de sa souveraine. L’assujettissement pourra alors débuter. Cependant. Il posa son regard sur le monstre noir qui avait empoigné par le cou du soldat et commença à l’étrangler. Le choix est votre. Dit-il en s’adressant à la Princesse. La mort ou la vie? Un dilemme qui en vaut pour tout le peuple du monde la lumière. Conclut-il en désignant le garde dont le teint avait dangereusement viré au violet, mais qui malgré tout parvient à dire : - Prin…cesse…Z…non…pas…ça…vous ne…pouvez… La jeune femme ne mit pas longtemps à réfléchir. Le choix était plus qu'évidant. Elle ne pouvait se permettre de laisser ses sujets courir un aussi grand risque. Elle jeta son arme, qui résonna comme une cloche annonçant la défaite, en direction du roi des ombres. Aussitôt, les trois femmes enchantées reprirent leur forme originale et retournèrent à leur place initiale. Toutes les créatures des ombres se regroupèrent derrière leur maître. - Sage décision. Acheva-t-il en levant ses bras en air. La salle fut soudainement plongée dans un écran noir de fumée qui s’épaissit à vue d’œil. Le décor changea à nouveau. Link se retrouva dans la chambre auprès de la princesse Zelda qui portait un manteau noir et Midona. "Qu’est-il advenu ensuite?" - De sombres nuages noirs envahirent la citée et Hyrule fut plongé dans le Crépuscule. Les habitants, privés de lumière, furent réduits en état d’êtres désincarnés. Seulement ils ignorent tout de ce qu’est venue leur existence. Ils continuent à vivre dans le mensonge. Elle marqua un temps d’arrêt et fixa sa main droite. Mais je refuse de laisser les choses ainsi. Je reste la Princesse de ce royaume, même dans sa chute. Dit-elle avec force en lançant un regard empli de détermination. - Ce n’est pas la peine de dramatiser pour ça. Pour moi, Hyrule est un lieu tout à fait plaisant. Le royaume est juste du monde de la lumière à celui des ombres, c’est tout. Répondit le lutin noir. "Et ce n’est pas déjà assez grave pour toi ça?" Répliqua le loup. - Autre chose Midona. J’ai ouï dire les créatures des ombres sont partout à ta recherche. Quelle en est la raison? - Ben ça, je me demande également. Je n’en ai aucune idée. Dit-elle en haussant les épaules. "Attendez! J’entends des bruits de pas. Quelqu’un approche." - Ho non! C’est la garde qui fait sa ronde! Fuyez! Fuyez vite! S’alarma la jeune femme. L’animal ne se le fit pas répéter deux fois. Il sortit de la chambre au pas course avec Midona sur son dos. Parvenu à la moitié de l’escalier en colimaçon, il entendit le grincement d’une porte qui s’ouvre. "Trop tard! Il est déjà là." - Suis-moi. La créature s’envola et passa à travers la fenêtre ouverte. "C’est bien trop haut pour moi. Jamais je ne pourrai te rejoindre." - Tu es un loup à présent. Tu devrais être capable d’arriver jusqu’ici. Mais je te conseille de faire vite avant que la garde ne rapplique. Voyant qu’il n’avait pas d’autre choix, il s’appuya sur ses pattes arrière et fit un grand saut. Il parvint à s’agripper sur le rebord de la fenêtre et se hissa à grands coups de griffes sur le mur. Il dut ensuite faire un bond en avant pour atterrir sur le sommet d’un toit. L’animal se mit à observer le ciel. Les tours qui l’entouraient s’élevaient tristement sous les nuages noirs du Crépuscule. C’était comme si le château se trouvait dans un monde ectoplasmique où il n’y avait plus aucune joie de vivre, plus aucun espoir. Link plaignit les habitants d’Hyrule qui devaient mener une existence pire que la mort, même s’ils ignorent encore. - Bien, bien, bien. Maintenant que tu sais tout, je suppose que tu veux retourner là d’où tu viens. Mais es-tu certain de vouloir tout de suite rentrer? "Que veux-tu que je fasse de plus ici?" Midona se mit à rire. - Il semblerait que tu aies oublié quelque chose de très important. Regarde attentivement. Elle tourna rapidement sur elle-même et prit l’apparence de Colin, puis cela d’Iria. Le loup eut l’impression d’avoir reçu une claque dans la figure. Comment avait-il pu oublier ses deux amis en péril. Certes il était occupé à comprendre ce qu’il se passait depuis son arrivé dans le monde des ombres, mais il ne pouvait s’empêcher de s’en vouloir. Que leur étaient-ils arrivés? Depuis combien de temps se trouvaient-ils dans les mains des monstres qui les avaient capturés? Etaient-ils seulement en vie? - Tu veux les sauver? Alors je subodore que tu seras ravie que je t’offre mon aide? "Tu peux faire ça pour moi?" - Bien sûr, seulement il te faudra devenir mon serf et en temps que tel, m’obéir au doigt et à l’œil. "Comment!" Le lutin noir se mit une nouvelle à rire. - Bah, rentrons. Tu auras tout le loisir pour réfléchir à tout ça. "Attends un peu, comment comptes-tu…" Tout à coup, il sentit son corps s’alléger et une lourde pression sur ses épaules, comme s’il était en train de décoller. L’instant d’après, les deux créatures disparurent. Au même moment, à l’intérieur de la tour où était détenue la Princesse Zelda. Un monstre violet et noir, portant un crane à son visage duquel on pouvait voir des yeux qui brillaient d’une lueur verte, pénétra dans la chambre. Il portait une corde enroulée autour de son épaule, une ceinture en cuivre et un carquois ainsi qu’un arc à son dos. - Que faites-vous ici ? Rétorqua la jeune femme. - Je m’assure que vous vous trouvez bien dans cette pièce qu’on vous a généreusement allouée. - Je suis bien présente comme vous pouvez le constater. - Certes oui. A moins, bien sûr, que mes yeux ne m’abusent. - Veuillez cesser vos salamalecs. Il est inutile de tarder votre présence ici, vous pouvez me laisser seule. - Ne soyez pas aussi arrogante à mon égard. Je sais que ce n’est pas toujours le cas. - Que voulez-vous dire par-là? - He bien j’ai eu vent qu’il serait possible que vous n’êtes pas toujours bien tenante en face de moi comme vous me parlez en ce moment. Il se trouve qu’on vous voit souvent étendue sur le lit. - C’est souvent ce qui arrive lorsque les personnes désirent dormir. L’effroyable créature se rapprocha de Zelda avec un sourire assez serein malgré l'admonestation qu’il venait de subir. - Je vous l'accorde, mais le problème est que votre corps était plutôt amorphe. De plus, votre teint était pâle et froid, un peu comme s’il était…mort. La Princesse n’avait pas cillé sur ses mots, mais elle appuya un peu plus son regard sur son interlocuteur. Voyant qu’il n’eut aucune réponse, ce dernier poursuivit. - Là est l’ennui. Serait-il possible que la jeune femme qui se trouve actuellement en face de moi soit la véritable princesse Zelda. Dit-il en empoignant le bras de la Princesse. Cette dernière se libéra de son étreinte d’un geste. - Veuillez cesser vos sottises insensées. - Apparemment cette pâle copie semble avoir de la consistance. Mais mieux vaut m'assurer qu’il ne s’agisse pas un acte magique. Il chercha quelque chose derrière son dos et sortit une plume noire. Et je connais un moyen très simple pour vérifier cela. Dit-il en brandissant l’objet comme s'il tenait une arme fatale. Un jet de lumière frappa le monstre qui fut projeté en arrière, tout près de la porte en bois orné de fer. - J’espère que je vous ai satisfait. Maintenant sortez immédiatement de cette pièce! Estimant que l’histoire était close, elle porta son regard vers la fenêtre. Soudain, une corde entoura son bassin. Elle se retourna et eut à peine le temps de voir la créature lui bondirent furieusement dessus en poussant un hurlement d’ire. Au même instant, à la source de Latouane. Link sentit ses pattes se poser lourdement sur un sol mouillé. Il se trouvait à présent dans un lieu qu’il connaissait bien malgré la que nuit fut tombée. "J’ai été…téléporté? Je suis de retour dans les terres de Latouane." - Ah, j’allais oublier, ce n’est pas parce que tu es sorti du monde des ombres que tu vas forcément reprendre forme humaine. Le loup regarda autour de lui, mais il ne vit la créature qui l’accompagnait. Pourtant il entendait très distinctement son rire. "Où te caches-tu? Montres-toi." - Bouh! Il eut un léger haut le cœur devant la soudaine apparition de Midona, sous forme d’ombre transparente, qui riait à plein poumon. "Tu penses que c’est le moment de faire de l’esprit. Colin et Iria sont en danger, je dois aller les sauver." Il s’apprêta à partir, lorsque le lutin l’interpella. - Attend! Cela ne sert à rien que tu ailles les porter secours maintenant. Je te signale que de l’autre côté du pont commence le Crépuscule. Rappelle-toi que tu ne peux traverser la barrière magique à moi qu’un des habitants de peuple des ombres, par exemple moi, ne t’apporte son aide. "C’est donc pour ça que je n’ai pas pu la traverser quand j’étais encore un Hylien." - Et puis je te fais également remarquer qu’on risque très certainement de rencontrer des patrouilles de monstres. On ne peut se permettre de partir guerroyer sans arme. "Comment veux-tu que je brandisse une quelconque arme sous cette piètre apparence?" - Très simple. Se sera moi qui les brandirai à ta place. Débrouilles-toi pour me trouver une épée et un bouclier me seyant. "Comment?!" - Tu m’as bien entendu. Si tu souhaites sauver tes précieux amis, tout dépend de toi. Mais je te conseille de te décider très rapidement. En ce moment même, pendant que nous tardions en bavardage, le Crépuscule étend son influence sur ton monde. "Bon, c’est d’accord, allons-y." Midona prit la forme de l’ombre du loup. Ce dernier se dirigea ensuite vers son village, lorsque soudain: - Un instant ô jeune homme au cœur vaillant. L’animal stoppa son élan. Il regarda aux alentours, mais ne vit rien du tout. Cette voix, qui avait résonné en un puissant écho à ses oreilles, semblait venir d’un autre monde. En plus, il sentit une gigantesque aura se dégager de toute part. "Qui va là! Montrez-vous!" Soudain, l’eau s’illumina d’une éclatante lumière blanche. Une grande sphère dorée sortit du liquide étincelant. Puis plusieurs éclats lumineux apparurent et conglomérèrent. Elles se matérialisèrent en un animal quadrupède assimilant à une chèvre avec un museau allongé et une queue touffue. La sphère dorée se posa entre les cornes de l’être empli de lumière. De toutes les fois que Link était venu dans ce lieu, jamais il n’avait vu une pareille manifestation et ne pouvait qu’être émerveillé. - Je suis Latouane, l’un des quatre esprits de la lumière que les déesses ont désigné pour apporter la lumière dans le royaume. Ô noble animal aux yeux de saphir. Écoute ma requête. Mes compagnons en Hyrule ont déjà vu leur lumière, dont nous sommes les gardiens, se faire dérober par de villes créatures des ombres. Les terres qu’ils protègent sont maintenant transformées en un monde des ombres. Si personne ne s’oppose au mal, le monde de la lumière tombera entre les mains du roi des ombres. Le seul espoir de sauver le royaume d’Hyrule est de reprendre les lumières dont nous avons été dépouillées. Toi seul en es capable. "Mais comment ? Je ne puis faire grande chose sous cette apparence." - Si tu te rendais dans la forêt de Firone et que tu ravivais la lumière de l’Esprit qui y réside. Alors le pouvoir de cet esprit saura certainement te rendre ta forme originelle. Tout à coup, Link constata que la barrière magique venait sur eux. Le gardien spirituel de Latouane lança un grand rayon doré qui sortit de la sphère. Le faisceau forma un mur de lumière qui stoppa la progression de la barrière du Crépuscule. - Tu es le seul qui puisse sauver le monde de la lumière. Dit-il en continuant d’envoyer son rayon lumineux pour renforcer le mur. Tu n’es pas encore conscient de l’étendu des pouvoirs que tu possèdes. Maintenant va, jeune homme au cœur vaillant. Le loup fonça en direction de Toal, mais il vit qu’il y vit que quelque chose planait au-dessus du village. "C’est de la fumée! Le village est en train de brûler!" Pendant ce temps, dans une tour du château d’Hyrule. - Bien Princesse. Vous m’avez opposé une belle résistance, mais au final, c’est moi qui l’ai emporté. La créature contempla la jeune femme couchée sur le lit devant lui. Elle avait les poignets et les chevilles ficelées ensembles derrière son dos et était allongée sur le côté. Son manteau ne parvenait qu’à cacher une fine partie du haut de son corps, mais les pieds, le ventre et les aisselles étaient parfaitement accessibles. - Voyons, par où allons-nous commencer? Peut-être ici. Il posa sa main sur les côtes de Zelda. Ou là. Il plaça un doigt sur le nombril. Où alors, faut-il que je débute immédiatement par. Il retirer d’un geste les chaussons roses de la Princesse. Zelda avait légèrement tressaillie lorsqu’elle avait senti ses pieds à l’air libre ce qui n’avait pas échappé au monstre. Ce dernier passa délicatement sa plume noire qu’il tenait à son autre main sur les pétons de la belle qui poussa un cri en retirant ses chevilles hors de porté de l’instrument. - Je vois. Très intéressant. Mais il ne faut pas commencer par le dessert avant le plat principal et nous en sommes qu’à l’entrée du repas. Il posa sa plume noire à sa place d'origine. - Dans ce cas. Je vais me contenter de cet endroit pour le moment. Il se mit à grattouiller la surface autour du nombril de la jeune femme captive. Cette dernière se mit aussitôt à émettre de grands rires perçants tout en forçant inutilement sur ces liens. Elle avait beau tortillé son ventre dans tous les sens, elle ne parvenait pas à se soustraire des doigts aiguisés de son bourreau. Même si elle avait gardé tous ses vêtements sur elle, la sensation de chatouillis qu'elle éprouvait n'en n'était pas moins diminuée. - Alors princesse Zelda votre traitement est-il votre goût? - RELAHAHAHACHEZ-MOI TOUT HAHAHAHA DE SUIHIHIHIHIHITE! - Allons, allons. Pas de précipitation. Je veux en premier lieu vous entendre me demander grâce. Nous envisagerons peut-être la suite des évènements. - JE NE HAHAHA VOUS DONNERAI PAHAHAHAHAS CETTE SATIHIHIHISFACTION! - Comme vous le désirez. Mais de toute façon, nous avons tout notre temps pour cela. En attendant, faisons place à la découverte de tous vos points les plus sensibles. L'affolante créature dirigea ses mains sur les côtes de la Princesse. Cette dernière se contracta dans le sens des assauts qu'elle ressentait. Le tortionnaire se fit un plaisir sadique à interrompre les mouvements d'une de ses mains, pour tout de suite repartir à l'assaut avec l'autre en stoppant celle qui avait précédemment chatouillé et ainsi de suite, faisant ainsi balancer le corps de sa suppliciée d'un côté puis de l'autre. Il parcouru ensuite tout le long des côtes, en remontant petit à petit, pour ensuite descendre brusquement. Ce brusque changement fit que la suppliciée émit un cri perçant. Mais il en fini pas là, il revint ensuite à la charge du ventre, chatouillant de haut en bas et de droite à gauche, cherchant le moindre signe qui pouvait trahir un point plus sensible que l'autre. Il se divertit à alterner ses déplacements avec un sourire vicieux, brisant ainsi les défenses psychologiques de la jeune femme qui ne pouvait que ballotter son corps aux rythmes des doigts effrénés. Après s'être finalement assuré que les côtes étaient la zone la plus réceptive, il concentra ses lancées sur cette partie du corps. - Bien princesse Zelda êtes-vous maintenant disposez à asservir ma requête? - JAHAHAHAHAMAIS! - Toujours aussi prétentieuse. Cela ne fait rien. Cette fois-ci, plus aucun garde ne se mettra en travers du chemin de votre imploration prochaine. Tout comme votre royaume, vous sombrerez comme les habitants l'ont déjà faits avant vous. À l'enceinte du village de Toal. L'animal parvint à voir d'où provenait la fumée. Il passa près du magasin de Négocia et remarqua, de l'autre côté de la rive, qu'un petit groupe se tenait à côté de la maison du chef du village. Où du moins ce qu'il en restait. Il n'y avait plus qu'un tas de bois moulus et ratiboisés. Link se cacha parmi les herbes. Après tout, si les habitants le voyaient sous la forme d'un loup sauvage, ils n’hésiteraient sûrement pas à le terrasser. - Comment a-t-on pu en arriver là. Ma pauvre fille. Pardonne ton déplorable père. Se lamenta le père d'Anaïs avec un air déconfit. Nous avons fait tout notre possible. Mais ils nous ont eu par surprise. Ils étaient bien plus nombreux que nous. Même Moï a été blessé. Ajouta tristement Jaga. - Je ne vais pas rester là, les bras croisés, pendant que ma fille se trouve entre les griffes de ces monstres hyènes. Je pars à la recherche des enfants. Où est le cadeau que nous aurions dû offrir à la famille royale? -Tu parles de l'épée? Elle est dans la maison de Moï, avec le bouclier que j'ai sculpté. Mais, tu ne comptes tout de même pas partir tout seul, Bohdan? Répondit le père de Fénir et de Balder. - On t'accompagne. Dit avec force l'autre homme. - Hors de question! Si ces créatures reviennent attaquer, le village se retrouvera sans aucune protection. Bon, je vais voir qu'est-ce qui a été sauvé des flammes et rassembler des vivres. Surtout, restez sur vos gardes durant mon absence. Voyant que le village ne courrait aucun plus risque. L'animal profita de la conversation pour aller discrètement chercher les armes dont il avait besoin. Il vit Moï et Ute devant l'enceinte de leur maison, éclairés par la lueur des flambeaux. Il poussa un ouf de soulagement en voyant que le père de Colin n'était pas gravement blessé. Sa femme s'occupait de panser ses blessures. - tiens, regarde par ici. Se manifesta soudainement Midona en pointant un coin de la maison. Essaye de creuser par-là, la terre semble assez moue. "Je vais essayer." Il contourna la maison afin de ne pas faire remarquer sa présence. Il se posta près d'un tas de bois et commença aussitôt à gratter le sol. Après de multiples efforts, il fit un trou assez grand pour pouvoir s'y engouffrer. Il dut briser le plancher en bois à grands coups de tête pour pouvoir rentrer à l'intérieur. Malgré l'obscurité de la pièce, il arrivait parfaitement à voir où il allait grâce à ses sens du loup. Il se mit à fouiller les recoins de la maison en espérant trouver rapidement les objets qu'ils cherchaient. Après quelques secondes, il vit un petit bouclier en bois avec une tête de chèvre en guise de symbole et une épée rangée dans son fourreau. Le tout était posé sur un canapé en peau de chèvre. - C'est parfait! On a tous ce qu'il nous faut. Mais…Le bouclier ne fait un peu toc. "Ce n'est pas le moment de juger l'esthétique des objets." Répondit-il irrité en ne voyant pas en quoi le bouclier était médiocre. - Bon. Maintenant ne bouges pas. Le lutin passa la ceinture du fourreau entre les poignets du bouclier et autour de la poitrine de l'animal, puis il ferma la boucle. - Voilà. On peut partir à présent. Dit-elle en reprenant la forme de l'ombre de Link. Il sortit de la maison par le trou qu'il avait précédemment creusé. Il fonça droit dans la forêt, quand soudain: - Chéri! Regarde! Un monstre! Cria Ute terrorisée. - Tu ne t'en tiras pas ainsi ville créature! Aux armes! Aux armes! Hurla Moï. L'animal courut à toutes jambes. Cependant les parents d'Anaïs lui bloquèrent la sortie du village. Il tenta de repartir dans l'autre sens, mais Jaga et Bohdan lui endiguèrent la route. Très vite, il fut encerclé par les quatre villageois. - Regardez! Ce méprisable loup a volé l'épée et le bouclier! Fit remarquer le père de Balder et de Fénir en balançant dangereusement une faux à ses mains. - Tu comptais peut-être t'enfuir sous notre nez. Avec nos armes de surcroît. Ignoble goupil! Éructa le chef du village en le pointant avec une torche enflammée. - je vais te refroidir à grands coups de poêle à frire. Le menaça Négocia. - Vous en n'avez pas eu assez. Rendez-moi ma fille! S'emporta le père d'Anaïs avec une voix acrimonieuse. Ce dernier le préoccupa le plus. Jamais il l'avait vu dans cet état et c'était loin d'être rassurant. "Non, attendez! C'est moi, Link!" - Inutile, ils ne peuvent pas t'entendre. Rétorqua Midona. Ce ne sont que de simples Hyliens, pas des êtres doués en magie comme moi. Je vais leur lancer un sort. "QUOI!!! N'y pense même pas! Je ne peux me résoudre à attaquer des êtres qui me sont chères." - Nous n'avons pas le choix. Nous ne savons pas si le mur de l'esprit de la lumière tiendra le coup. Le temps joue contre nous. "NON!!!" L'animal se faufila entre les jambes de Négocia. La femme massive donna un violent coup de poêle qui s'abattit sur le sol et laissa la marque de l'instrument de cuisine sur la terre. - Reviens abjecte créature. Décria le père d'Anaïs. Il souffla dans l'herbe en forme d'oiseau qu'il avait en main. Vas-y! Attaque-le! Un aigle plongea droit sur le loup et le frappa avec de violents coups de becs sur le crâne. - Il s'enfuit. Je vais le poursuivre. - Ça suffit! Il ne faut pas foncer vers un danger qu'on a pu estimer. Surtout avec véhémence. Si nous donnons la chasse à ce monstre, nous prenons le risque de laisser le village sans aucune défense. En temps que chef, je ne peux le permettre. - Mais alors, que devons-nous faire maintenant? Nos enfants sont en danger! Dit Négocia. - Je le sais. Mais sans armes, c'est peine perdue. Nous ne pouvons combattre ces créatures et le seul qui les a tenu tête, c'est Moï. Cependant, il est blessé et nous n'avons pas d'autre choix que d'attendre que ses blessures guérissent. Dès qu'il sera rétabli, il ira chercher de l'aide à Hyrule et partira à la recherche de nos enfants. - Si seulement Link était encore avec nous. Se plaignit Jaga. Lui aurait trouvé pu nous débarrasser de tous ces monstres. J'espère qu'il ne s'est pas fait également capturer. - Ne vous en faites pas pour lui. Dit le père de Colin qui les avait rejoint en boitant. Il n'est pas du genre à se laisser prendre. J'ai toute confiance en lui. Je suis sûr qu'en ce moment même, il est en train de se battre pour le bien de tous. À plusieurs kilomètres de Latouane. - Je dois avouer que j'admire votre ténacité. Il est rare de voir cela chez les princesses. Mas comme tout le monde, vous devez avoir votre propre limite. - RELAHAHAHAHACHEZ-MOI TOUT DE SUIHIHIHIHIHITE! Le monstre s'attaqua cette fois aux aisselles, bien déterminé à satisfaire son désir qui brûlait tant en lui. Il exécuta d'interminables fluctuations. Mais la jeune femme, bien que son visage avait viré au rouge et que des larmes coulèrent lentement sur ses joues, parvenait à opposer une résistance suffisante pour ne pas craquer. Seulement cela faisait depuis un moment, trop long selon elle, qu'elle était mise au supplice. Bien que la torture était loin d'être aussi éprouvante que celle qu'elle avait vécu avec le roi des ombres, elle sentait qu'elle allait finir par céder. Tout à coup, le monstre replongea ses doigts sur les côtes de la belle. Elle ne s'y était pas du tout attendue à cette vélocité de la part de la créature. - Dites-le! - NOOON! Hurla-t-elle parmi l'avalanche de rires. - DITES-LE! - JE NE…JE… S'en était trop pour la princesse Zelda. "Non, pense à autre chose, n'importe quoi. Ça chatouille. Non! Trouve quelque chose d'autre. N'importe quoi. Pense aux habitants, à Hyrule…ça chatouille trop…aux divines déesses créatrices du monde la lumière, aux…C'est insupportable." - PIHIHIHITIE HAHAHARRETEZ HIHIHIHIHI J'EN AI HAHAHAHASSEZ WAHAHAHAHAHA! - À la bonne heure. S'exclama-t-il avec un visage victorieux et en cessant ses insoutenables assauts. - Libérez-moi…maintenant…Réclama-t-elle en récupérant sa respiration. La bête se leva et contourna le lit en baldaquin. Il se saisit des chevilles de la Princesse. Cette dernière poussa un soupir de soulagement. Elle respira chaque bol d'air comme s'il s'agissait d'un air de liberté. Enfin ce calvaire était finalement terminé. Elle allait savourer ce moment de liberté comme si elle renaissait. Soudain, elle sentit plusieurs petits poils duveteux lui caresser lentement ses pieds. Elle poussa un grand cri strident tout en tentant de retirer ses chevilles. Mais son tortionnaire les avait fermement empoignées. - Que faites-vous? Relâchez-moi! - Je crains ne pas pouvoir abcéder à votre requête princesse Zelda. Voyez-vous, je vous ai trouvé un peu impertinente pour quelqu'un qui n'a pas fini comme ses sujets et qui en plus de cela se trouve captive dans ses murs. Laissez-moi vous apprendre quelque chose. La nature de mon espèce veut que nous nous montrions respectueux et intraitable envers nos chefs. Nous ne croyons ni aux convictions, ni à l'espoir. Pour notre peuple, seul compte de suivre le plus fort pour survivre. Si quelqu'un montre du reniement envers ce précepte, il est immédiatement châtié et chassé des notre. Seulement vous, vous persistez avec votre espérance malgré que vous soyez notre prisonnière et que votre royaume à sombrer dans les ténèbres obscures. Et ça, je ne peux le permettre. Laissez-moi vous dire une chose, votre titre est tombé avec Hyrule. Il ne sert de continuer à croire que tout cela va changer. Alors accepter votre destin et la chute d'Hyrule. Il passa délicatement sa terrible plume sur les pétons de la jeune femme. - NON JE VOUS SUPPLIE, TOUT MAIS PAS ÇA! Sur le chemin qui mène à Firone. - Je n'ai jamais vu un oiseau appelé de cette manière. Décidément, les êtres qui ne sont pas dotés de pouvoirs magiques peuvent se montrer parfois surprenant. Enfin, au moins cet aigle nous a laissé tranquille. "C'est un peu de ma faute. C'est moi qui ai donné l'herbe qui a servi à appeler l'aigle à cet homme." - Ben bravo, tu ne fais pas les choses à moitié. "Comment pouvais-je deviné qu'il allait s'en servir un jour contre ma personne. D'ailleurs, je n'aurais jamais imaginé ce matin même être transformé en loup de ma vie" Rétorqua-t-il en traversant le pont suspendu."Nous y sommes presque." - Je te préconise de t'enquérir l'Esprit de nous créer une ouverture si tu veux que je t'aide à rentrer dans le monde parsemé par les ombres. "Compris. Esprit de Latouane. Je vous quémande d'ouvrir un passage pour me rendre sur les terres de Firone." Il vit une brèche au bout du pont où l'on pouvait apercevoir la sombre dimension du Crépuscule. - J'y vais. Midona sortit de l'ombre de Link et passa aisément au travers la barrière. Puis, une grande main flamboyante traversa le rempart magique. Elle saisit le corps du loup et le fit pénétrer dans le monde des ombres. Link sentit une nouvelle fois la sombre aura du Crépuscule déferler dans les airs. Les arbres aux alentours avaient un sinistre aspect. Leurs feuilles avaient même perdu leur couleur verdâtre et brillait d'une triste lumière spectrale. La forêt qu'il connaissait si bien est devenu un lieu ectoplasmique, sans vie. C'était un véritable choc. - Ce n'est pas vrai. Maudit esprit de la lumière. Dit tout à coup Midona assise en tailleur entre l'animal et les armes déposées sur le sol décati. "Qu'y a-t-il? Tout va bien?" - ce n'est rien. J'ai juste été légèrement affectée. "Affectée? Par quoi?" - la lumière produite par l'Esprit est néfaste pour mon corps. Mas maintenant que je suis dans le Crépuscule, je peux me régénérer. Répondit-elle en prenant le bouclier en bois et le manche noir de l'épée, toujours rangé dans son fourreau. Heu…C'est ainsi que vous combattez dans votre monde? Elle tint maladroitement un bord du bouclier au niveau de son visage et donna des coups d'épées dans le vide que le loup dû esquiver. - Tu es certain que ça aura un quelconque effet sur les créatures que nous auront à affronter? "Tout dépend de celui qui les manient." - Dans ce cas, je crois que je vais me passer de ces trucs archaïques. "Hé! Mais…" - Inutile de me bassiner avec un air de réprimande, je te les mets de côté pour plus tard, ne t'inquiètes pas. Mais passons. L'esprit t'a confié de retrouver la lumière dont le gardien spirituel de Firone a été dérobé. Je veux bien t'aider dans ton périple, mais à une condition. Je veux que te me retrouves certains objets dont je suis à la recherche. Dont si tu souhaites sauver tes amis et ramener la lumière à ton précieux monde, je te conseille de ne pas tarder un moment de plus dans cet endroit. On ne sait pas si le mur qu'à créer l'esprit de Latouane stoppera indéfiniment la progression du Crépuscule. "Très bien, j'accepte ton offre." Répondit-il en serrant ses dents. Le lutin s'assit sur le dos de l'animal. "Bon, c'est…" - …partie de votre anatomie plantaire est superbement sensible. Pas autant que vos côtes, il faut l'avouer, mais cela m'est très satisfaisant. Dit-il poursuivit le mouvement de sa plume au creux de la plante des pieds. Combien de temps s'était-il écoulé depuis le commencement de son supplice? La Princesse ne le savait pas. Mas les minutes coulèrent bien trop lentement pour elle. Elle eut même l'impression que le temps s'était figé sur sa torture. Elle ne désirait plus qu'une seule chose, que tout cela s'arrête. Son tortionnaire passa son doux mais néanmoins terrible instrument sur la base des orteils. Lentement, mais sûrement, il fit de longs de va-et-vient sur les deux pieds. La suppliciée tortilla ses orteils tentant d'atténuer le plus possible la sensation d'extrême chatouillement. - C'est inutile. Fit la créature en se saisissant des deux gros orteils. Je constate que vous n'avez toujours pas compris. Bien. Essayons ceci à présent. Au lieu titiller les pieds avec la pointe de la plume, comme il a fait jusqu'à maintenant, il la posa sur toute la longueur sur la plante des pétons de Zelda. Ensuite, il remonta son instrument sur toute la plante du pied et se faufila entre le gros orteil et le second orteil. Il fit une courbe et il le glissa entre le second et le troisième orteil. Et ainsi de suite. Il suivit un chemin qu'il avait tout tracé en tête et la plume se baladait sur toute la surface de la peau comme si elle se promenait en explorant une zone inconnue. Sauf que cette zone semblait mouvementée. Malgré cela, elle ne perturbait pas le passage de la plume. La créature, quant à elle, semblait aux anges. Elle ne s'était pas imaginée obtenir un aussi beau résultat. Rien ne pouvait l'arrêter dans son élan sadique. Son corps, non plutôt tous ses sens étaient en éveil. - LIHIHIHIHIHIBÈREZ-MOI!!! - Pourquoi cela? Je ne vois aucune raison de le faire. - LE HIHIHIHIHIHIHI ROI DES HOHOHOHOHOHOHOMBRES VOUS FERAHAHAHAHA PAYER VOTRE HAHAHAHAHAHACTE! La plume ralentit son mouvement. Pour la première fois, le monstre avait détaché son regard des pieds de la jeune femme et lorgna la princesse Zelda. - vous dites vrai. Le roi des ombres punira mon audace s'il l'apprenait mon geste. Seulement. L'instrument repartit de plus belles. Le suzerain devenu maître de ce monde ne se trouve pas en ces lieux. Sûrement a-t-il d'autre projet en tête. Il ne saura jamais ce que je fomentais avec vous. Je peux voir à présent l'espoir s'évanouirent dans vos yeux. Les chances que votre traitement s'amenuise sont… "Faible. Je sens l'aura d'un esprit de la lumière. Mais cet étrange. C'est trop faible comparé à ce que j'avais senti à la source de Firone. On dirait que ces forces s'estompent." - Regarde, à la source. De petites boules de lumières voletaient dans les airs. On aurait pu les confondre avec des lucioles. - Son énergie vitale est en train de se faire consumer par le monde des ombres. "Il faut faire quelque chose. Allons voir." Parvenu à la hauteur de la source. - Sois prudent, cette forêt n'est plus la même…cet endroit fut absorbé par les nuages noirs du Crépuscule…ceux qui vivent dans la lumière s'y désincarnent et errent…seuls y vivent les êtres des ombres, maître de la magie…ô noble animal aux yeux de saphir. Reprend la lumière qui m'a été…dérobée par une ville créature des ombres… "Vous pouvez vous reposer sur moi. Je veillerai à trouver ce méprisable monstre et la lumière qu'elle détient." Répondit-il en se mettant immédiatement en chemin. - Ce ne sera pas une tâche aisée. Cette créature peut se trouver n'importe où et c'est très certainement un puissant monstre. De plus, nous ne savons pas à quoi elle ressemble. "Qu'importe. Je connais très bien cette forêt. Elle n'a nul endroit où se cacher. Je la trouverai et je…" - Attention! Le loup esquiva juste à temps les mâchoires d'une plante carnivore qui venait de surgir du sol. - Là, il y en a une autre. "Ce n'est pas le moment de combattre. Il faut se dépêcher. On va passer par la force." Il courut droit sur les deux plantes carnivores. L'une d'entre elle ouvrit grande sa mâchoire et fonça sur l'animal qui sauta par-dessus sa gueule. Il parvint à éviter les morsures de l'autre monstre en effectuant plusieurs zigzags et s'éloigna le plus possible. "C'est bizarre. J'ai déjà affronté ces créatures. Mais maintenant elles sont devenues violettes et plus grosse que celle que j'avais terrassée." - Il faut croire que tous les monstres qui errent dans le Crépuscule gagnent en puissance. "Décidément, aujourd'hui, ce n'est vraiment pas mon j…" - HAAAA! AU SECOURS! J'AI VU UN HORRIBLE MONSTRE! "Mais c'est la voix de Kikolou." À quelques mètres devant eux, le vendeur d'huile, sous l'apparence d'un fantôme, sortit d'une sombre grotte à toutes jambes, totalement emporté par la panique. Il passa tout près de Link et alla se réfugier dans sa cabane. "Mais…Il ne m'a pas vu? Comment est-ce possible?" - Aucune idée. Peut-être est-ce dû au fait que nous ne sommes pas des êtres désincarnés comme lui. "Mais pourtant il a bien vu un monstre. Toi tu es également une créature des ombres…" - Habitante du peuple des ombres. Rectifia Midona avec un ton atrabilaire. "Soit. Mais comment cela se fait-il qu'il n'a pu t'apercevoir également?" - C'est parce que je me sers de l'aura qui émane de ton corps pour masquer la mienne. "C'est donc pour ça que tu m'as sauvé la vie? Pour te cacher en te servant de moi afin de ne pas te faire repérer par les créatures qui te traquent." - Ce n'est pas le moment de parler de cela. Je te rappelle que l'esprit de la lumière est en train de disparaître. Ses forces ne cessent de diminuer sous l'influence du Crépuscule. Alors à moins que tu ne veuilles que les nuages des ombres n'engloutissent entièrement Hyrule, je te conseille vivement d'entrer dans cette grotte. Personnellement, ça m'est complètement égale de raviver la lumière sur ces terres. Je me sens mieux sous les nuages du Crépuscule que dans ton monde de la lumière. "Bon d'accord. Pas la peine de me réprimander. Je me mets en chemin. Mais je n'aime pas être manipulé ainsi. Après tout, on est censé être dans le même camp." - Tu es mon serviteur. Sans moi, tu… Elle ne put finir le reste de sa phrase. Une cinquantaine de chauves-souris leur foncèrent dessus. Link se mit à courir à toute vitesse, manquant de peu de se heurter contre les parois et cognant plusieurs créatures ailées au passage. Il y en avait tellement qu'il ne parvenait à peine à se frayer un chemin, sentant même leurs battements d'ailes lui effleurer le visage. - Aaaaah! Le loup se retourna et vit Midona, étendue sur le sol, recouverte de chauves-souris et qui se débattait furieusement pour les enlever. "Laisse-la tranquille!" Link se précipita sur les animaux volants. Il se jeta sur eux et les fit disperser à travers la cavité souterraine. "Grimpe, vite!" Le lutin s'agrippa sur son dos et ils repartirent dans l'autre direction. - Je vois de la lumière. "Cramponne-toi!" Après une dernière poussée effrénée, ils sortirent du tunnel. Le loup s'arrêta hors d'haleine, ravi de s'être enfin sorti de ce guêpier. - Au fait, merci de m'avoir secourue. Tu n'étais pas obligé. "Je n'ai pas l'habitude de laisser tomber mes compagnons…Mais…C'est quoi cette odeur? Que s'est-il passé par ici?" Un brouillard de fumée violette s'étendit devant eux à perte de vue. "Il n'y avait pas toute cette fumée dans ce coin de la forêt. - Fais attention, ce gaz est nocif. "Comment sais-tu cela?" - Regarde au pied de ce rocher. L'animal fut légèrement écœuré devant la vision d'une charogne gisant un peu plus loin sur le sol au début de l'épaisse brume. - Dommage que tu ne puisses pas voler comme moi, ça aurait été plus facile. "Il faut absolument trouver un moyen de traverser ce brouillard. Mais comment peut-on procéder?" - Attends, j'ai une idée. L'habitante du peuple des ombres s'envola au-dessus de la fumée violette. "Hé! Mais que fais-tu?" - Je cherche un passage que tu pourras emprunter sans trop de difficultés. Reste sagement à ta place, je reviens dans un instant. Au château d'Hyrule, dans une de ses hautes tours. - PHIHIHIHIHIHITIÉ! RELAHAHAHAHAHACHEZ-MOI! JE NE HAHAHAHAHAHA PUIS EN SUPPOHOHOHOHOHORTER DAHAHAHAHAHAVANTAGE! - Magnifique. Jamais mon sang avait autant bouilli. Quel régal! Quelle extase! Je n’aurais jamais imaginé atteindre un tel état. Je sens que je ne vais jamais me délaisser de ce rôle. Il m’en faut plus. J’en veux encore. Dit-il avec mégalomanie en laissant sa plume noire pour placer ses mains sur les côtes. - je veux faire cela moi-même. Je veux sentir votre corps se débattre sous mes doigts. Transportez-moi dans cette nouvelle sensation. Je suis encore insatiable. Ses yeux sortirent légèrement de son orbite. Il se trouvait dans un état où la torture lui était devenue lubrique. Il mut ses doigts en même temps. Malgré sa posture allongée sur le côté, Zelda sursauta et força sur les liens qui, de façon insondable, ne s'étaient pas défaits. - NOOOOON! HAHAHAHAHAIDEZ-MOI! JE VOHOHOHOHOHOUS EN SUPPLIHIHIHIHIHIHIE. QUELQU'UN…N'HIHIHIHIHIHIHIMPORTE QUI. - Hurlez autant que vous le souhaitez Princesse. Personne ne viendra vous sauver. Votre sort est inoxydable. Vous êtes mienne dorénavant. Fini. S'en était fini. Inutile d'espérer que cela allait finir en un instant, tout était terminé. Il ne restait plus qu'à succomber au supplice des chatouilles. Se laisser submerger par l'avalanche de rires. Libérer son corps de ses mouvements involontaires. Ne plus opposer aucunes résistances à son tortionnaire. Admettre sa défaite. La porte de la chambre s'ouvrit brusquement avec fracas. Un autre monstre de la même espèce que le bourreau pénétra dans la pièce. Aussitôt, son congénère se leva du lit et entra en intense discussion avec le nouvel arrivant. La Princesse récupéra petit à petit ses forces. Les créatures parlèrent dans un langage qui ressemblait des aboiements. Elle ne comprenait cette langue, mais cela lui apportait peu. Elle pouvait enfin respirer à plein poumons et c'était le principal. Les deux semblables poursuivirent leur discussion. [i:38d5rorj]- …je savais que je te trouverai dans ces lieux. Alors, encore en train de fomenter tes désirs. - Ce n'est pas ce que tu crois. Je punissais uniquement son audace. - Aurais-tu oublié quels sont les ordres que nous avons reçus? Te serais-tu écarté de notre charte? - Justement, si j'ai puni son impertinence, c'est bien à cause de cela. Je ne peux tolérer que quelqu'un comme elle… - Elle ne fait pas partie de notre peuple! Tout ce qui nous a été demandé est de veiller à ce qu'elle soit dans sa chambre. - On nous a pas évoqué qu'il est interdit de procéder à des méthodes plus convaincantes. - On nous a pas non plus autorisé à le faire. - Il se trouve que j'ai des soupçons quant à sa présence dans cette pièce. Toi-même tu m'as fait part de… - Encore ces élucubrations! Même si son état est plutôt atypique lorsque nous l'avons trouvée dans son lit, nous n'avons aucune preuve qu'il s'agisse d'un acte magique. - Tu insinues que j'extrapole. C'est pour cela que je l'ai soumise à un interrogatoire. - Et qu'en as-tu soutiré? - Rien. Elle était passablement inexpugnable, mais elle a fini par céder, cependant je n'ai rien obtenu d'elle. - Où plutôt tu n'as pas tenté d'en obtenir.[/i:38d5rorj] Son interlocuteur ne lui donna aucune réponse. [i:38d5rorj]- Sortons à présent, nous avons assez perdu de temps comme ça.[/i:38d5rorj] Sur ses mots, il prit une flèche dans son carquois et coupa les liens de la princesse Zelda. Il ouvrit ensuite la marche suivit immédiatement par l'autre monstre. Seulement quand ce dernier posa sa main sur la poignée de la porte, il ne la ferma pas et se retourna. - Profitez de cet instant de répit, je reviendrai une autre fois et je vous arracherai votre petit secret. Une fois que j'aurais prouvé que je ne m'étais fourvoyé, je pourrai à nouveau ressentir cette sensation et personne endiguera ce que je désir. Il ferma la porte. Zelda entendit qu'il s'en allait et se releva enfin de ce maudit lit. Elle observa ensuite par-delà la fenêtre. Les sombres nuages offraient encore un effroyable spectacle. Elle serra son manteau noir. Elle le portait en deuil en mémoire des habitants d'Hyrule privés de lumière. Elle regarda une nouvelle fois le royaume sombré dans la dimension du Crépuscule. Une dimension ectoplasmique où le peuple erraient sans lumière - C'est assez. Je ne peux me résoudre à laisser les choses ainsi. Elle leva sa main droite en direction du lit en baldaquin. Des boules de lumières s'en échappèrent et conglomérèrent au chevet du lit. Une jeune femme apathique au teint pâle apparue. Cette copie donnait l'air de dormir, cependant elle semblait plus aguerri que sa véritable forme. Mais c'est tout ce qu'elle pouvait faire. - Il est temps que la Princesse de ce royaume libère son peuple des ténèbres qui entourent leurs cœurs. Tout à coup, la jeune femme s'illumina d'une intense lumière. La source lumineuse s'évanouie aussi brusquement qu'elle était apparue. Il ne restait plus que le manteau noir étalé sur le sol. Quelque part, dans la forêt de Firone. - C'est bon, j'ai trouvé un passage par-là. Saute juste en dessous de moi. "Mais je n'y vois absolument rien." - Fais-moi confiance, c'est le seul endroit. Le loup fit un bond en avant et atterrit sur un gros rocher qui émergeait à peine de la surface du brouillard. - Maintenant, viens ici. Dit-elle en se plaçant un peu plus loin. Il sauta de sauta de roc en roc pour finalement aboutir sur une petite falaise en plein cœur de l'épaisse brume. "Je trouve cela un peu cocasse." - Quoi donc? "Hé bien j'ai l'impression que je m'habitue de plus en plus à ce corps d'animal. Je maîtrise assez bien la majorité de ses qualités." - Tu regrettes déjà ton ancien corps? Répondit-elle avec un sourire narquois. "Ho que non. Je suis simplement surpris par l'agilité et les capacités de ce corps. Bon. Peut-on poursuivre?" - Essaye de passer dans ce coin. Fit-elle en se postant à deux mètres de Link. Le loup sauta sur une grande racine d'un arbre géant. Il se fraya un chemin sous les conseils de Midona parmi les branches, les rochers, les colonnes de pierre et les racines. Mais le gaz autour de lui, lui donnait le tournis. Il dut également lutter contre une odeur de mort qui agressait ses sens. "Cette fumée est insoutenable. Je n'en peux plus." - Courage. Plus que cette branche et tu seras sur la terre ferme. Encore un dernier effort. "Ce n'est pas trop tôt. Bon j'y vais." Il bondit sur la branche, mais celle-ci se brisa sous son poids et il plongea dans le brouillard. Aussitôt, il se mit à tousser violemment. Sa gorge commença à se sécher et à lui faire douloureusement mal comme si on aspirait son âme. Il ne pouvait plus bouger. Il allait trépasser. Une grande main le souleva. Il sortit de l'épaisse brume et fut posé sur le sol. Les effets causés par la brume se dissipèrent peu à peu. "Kopft…merci…Kopft." - Ce n'est rien. Ce n'est pas mon genre de laisser mes serviteurs mourir dans un gaz mortel. Dit-elle en contemplant ses ongles comme si elle n'avait rien fait d'extraordinaire. Bon, on ferait mieux de ne pas s'éterniser ici. Ça refoule un petit peu dans le coin. Prépare-toi à partir, loup suffocant. "À vos ordres, habitante du peuple des ombres en détresse."Répondit-il du tac au tac. Ils passèrent sous une cavité et parvinrent à sentier de la forêt plus béant. Le loup fit quelques pas, puis s'arrêta net. - Qu'y a-t-il? "Je sens une aura qui se rapproche. Mais, c'est étrange elle vient d'en haut." Il leva sa tête et vit une sorte de trou noir se dessiner parmi les sombres nuages du Crépuscule. Puis, une masse descendit très vite et tomba fracas devant eux sous un grand nuage de poussière. "Qu'est-ce que c'est que cette manifestation qui s'est formé au-dessus de nos têtes? C'est la troisième que je vois ça dans le ciel." - on appelle ça un portail. Nous autres, habitants du peuple des ombres, s'en servons pour nous rendre d'un lieu à un autre. Sans ces portails, je ne peux me rendre où je souhaite. Je possède le pouvoir d'emprunter un de ces portails, mais je ne peux pas en produire. Il faut posséder un grand pouvoir magique pour créer un. "Comment cela fonctionne-t-il?" Pour cela, il faut créer deux portails. Un qui sert d'entrée et un autre qui sert de sortie. Une fois qu'un portail a été emprunté, celui-ce disparaît. Cela marche un peu comme une téléportation. "Attends un peu. Tu as bien dit que c'est le peuple des ombres qui peuvent se téléporter grâce à ces portails? Dans ce cas, pourquoi celui-ci reste-t-il encore dans le ciel? Il n'y a aucune créature qui en est sortie" Le lutin eut comme un déclic. - Cela signifie que c'est la créature des ombres qui se trouve ici qui va la faire disparaître. Link sentit une grande et sombre aura. Une grande force maléfique était en train de se rapprocher. "Il arrive." Une grande masse noire surgit par-dessus les arbres et atterrit juste devant eux. Il s'agissait d'un monstre noir quadrupède avec des tâches jauges sur le dos. Il avait une queue en fouet, des griffes blanches acérées et une peau lisse. Ce dernier ouvrit ses quadruples mâchoires et un terrible rugissement en sortit. - Il est énorme. Il doit faire trois fois ta taille. "C'est lui qui a soustrait la lumière au gardien spirituel de la forêt. Je peux la sentir. La créature leva sa patte et la rabaissa sur l'animal qui parvint à l'éviter en sautant en arrière. Il lui mordit ensuite la patte de la bête enragée qui poussa un horrible cri de douleur et balança le loup dans les airs qui atterrit un peu plus loin. - Bien les bêtes furieuses, à présent c'est mon tour d'attaquer. Les cheveux de Midona se matérialisèrent en une grande main aux couleurs flamboyantes. Elle donna un coup de poing sur la gueule du monstre. - Je l'ai eu. "Ne te réjouis pas trop vite. Il revient nous occire." La créature balaya le sol d'un coup de patte et une épaisse fumée de poussière s'éleva. "Je n'y vois plus rien." Il reçut un coup sur les flancs et fut projeté contre une paroi. Le monstre donna un autre coup de patte que Link parvint cette fois à esquiver et qui s'écrasa contre la paroi. Le loup bondit sur la bête et lui mordit le cou. Cette dernière prit la tête de l'animal et l'amena à porté de ses mâchoires. - Rayon obscur! Décria le lutin en plaçant conjointement ses mains droit sur le monstre. Un rayon de couleur noir de jais frappa de plein fouet le corps de la bête, ce qui libéra Link de son étreinte. - J'aurais dû m'en douter. La magie des ombres n'est pas assez efficace contre les créatures des ombres. "Attention." Le monstre parvint à cogner le lutin qui s'écrasa sur le sol. Il leva une nouvelle fois, prêt à en finir avec Midona, mais le loup s'interposa et reçut le coup à la place. Sa coéquipière en profita pour transformer ses cheveux en un faisceau lumineux, qui se terminait par une pointe et transperça le corps de la créature. "Vas-y, achève-la!" L'animal bondit sur la bête et planta ses griffes ainsi que ses crocs au même endroit où Midona avait frappé. Le monstre poussa plusieurs cris agonisants avant de choir. - Tu es blessé? S'en alla enquérir Midona auprès de Link. "Ça ira, ce n'est pas trop grave, je peux me relever." Tout à coup, la créature terrassée explosa en plusieurs grosses molécules. Une grande sphère dorée apparue à l'endroit même où se trouvait auparavant le monstre. Le lutin se réfugia rapidement dans l'ombre de l'animal qui vit ses blessures se guérir à vue d'œil. Il fut enveloppé par une intense lumière. "Quelle est ce sortilège insondable?" Il sentit son corps se déplacer comme s'il était en train de voler, mais il ne vit rien car il était aveuglé par l'ardente lumière. Puis tout redevint normal. Il se trouvait à présent devant la source de Firone. Le soleil s'était montré et les terres avaient retrouvé toute sa splendeur d'autrefois. "Le Crépuscule s'est complètement évanoui. La forêt est redevenue comme avant." - Pfft! On était si bien. S'exclama Midona sous la forme d'ombre transparente. Je me demande ce que vous trouvez au monde de la lumière. - C'est plus lumineux, il n'y a pas de monstres qui tenter de nous occire et on n'y erre pas en temps qu'être désincarné. - Hahahaha. Bon, à plus. L'eau se mit soudainement à briller et une grande sphère dorée en sortie. Des éclats lumineux apparurent et se transformèrent en une sorte de singe lion qui s'agrippa sur la sphère dorée. - Mon nom est Firone. Je suis l'un des esprits de la lumière d'Hyrule. Les déesses m'ont confié la tâche de veiller sur cette forêt. Jeune au cœur vaillant. Ton passage dans le Crépuscule t'a changé en bête aux yeux de saphirs. Mais ceci est un signe. Le signe que le pouvoir de l'élu des déesses qui sommeillait en toi s'est finalement réveillé. Contemple la forme que prend ce pouvoir qui s'est éveillé. Link examina son corps. Il fut d'abord étonné de voir ses propres mains, tellement il s'était habitué de son ancien corps de loup. Mais surtout, il était vêtu d'une tunique verte et portait en dessous une chemise blanche et un pantalon blanc. Il était coiffé d'un bonnet vert, chaussait des bottes brunes et avait même des gantelet pour bretteur. - Lorsque les forces des ténèbres font leur apparition dans le monde de la lumière, un héro, porteur de la marque de l'élu et choisi par les déesses, apparaît parmi le chaos. Cet élu purifie les terres du saint royaume et banni le mal à jamais. Alors Hyrule connaîtra l'âge d'or. Telle est la tâche confiée au Héros qui sauva jadis le monde de la lumière. - Lorsque les forces des ténèbres apparaissent…Porteur de la marque de l'élu. Il se souvint de la fois où le dos de sa gauche s'était soudainement mis à briller. Non, cela ne pouvait avoir aucun rapport avec ça. Il devait se fourvoyer. - La tunique verte qui t'habille appartenait autrefois au héros choisi par les déesses. Tu es le dépositaire de ce pouvoir qui n'était qu'endormi. Tu es le héros, élu des déesses. Ses mots se répétèrent avec force dans sa tête. Il ne pouvait croire à ce qu'il venait d'entendre, c'était trop mirobolant. Et pourtant… - Une puissance obscure se cache enfouie dans le temple au fin fond de la forêt. Nous, être de la lumière, avons jadis scellé ce pouvoir interdit. Malheureusement, ce pouvoir est nécessaire pour délivrer le monde du joug du roi des ombres. Si tu désires faire tien ce pouvoir, il te faut traverser la forêt et pénétrer dans le temple qui est caché en son sein. Sous ses derniers mots, le gardien spirituel de Firone disparu sous une volupté de fumée blanche et étincelante. Le jeune homme prit l'épée et le bouclier, qui étaient préalablement rangés derrière son dos, et se mit en route. Puis Midona apparue à ses côtés. - Alors c'est pour ça que tu te transformes en loup quand tu erres dans le Crépuscule. Je comprends mieux à présent. Dommage que tu ne deviennes pas un être désincarné comme tout le monde. Enfin bref, tu dois te rendre au temple de la forêt. Ça tombe bien, j'ai justement un objet à récupérer. D'ailleurs, peut-être que tes amis sont retenus prisonniers dans ce temple. - Est-ce vrai? Tu penses vraiment que mes amis se trouvent là-bas. - Il n'y a qu'un seul moyen de le vérifier. Alors, que compte-tu faire monsieur le héros élu des déesses? - Je t'en prie, ne me nomme pas ainsi, appelle-moi par mon nom. - Et quel est-ce? - Je me nomme Link. - Link? - Qu'y a-t-il de bizarre? Midona le regarde de haut en bas, puis un sourire narquois se dessina sur son visage. - Je vois. Tu portes bien ton nom on dirait. Est-ce parce tu es la personne qui relie le bien et les déesses. - Que veux-tu dire par-là? Rétorqua-t-il - Dans une langue étrangère, Link signifie "relier". - D'où sors-tu ce langage? C'est quoi ces inepties? - Holà, du calme. Garde ton énergie pou les monstres mon loup. - toi, tu vas périr de ma lame! Il leva son épée -avec la main gauche- et l'abattit sur une plante carnivore qui venait de surgir du sol. - Tiens, on dirait que ces armes servent finalement à quelque chose. Après tout, le héros élu des déesses ne pouvait se permettre de partir guerroyer à main nue. Dit-elle avec un ton hâbleur. - Ce n'est pas un peu fini tous ces sous-entendus et ces simagrées. Une plante se manifesta et s'élança sur le bretteur. Ce dernier se protégea avec son bouclier en bois. Il s'équipa ensuite de son lance-pierre et tira sur le monstre qui vacilla dans les airs. Il en profita pour scinder la tige en deux. - Com…comment as-tu fait pour sortir cet objet de nulle part. Fit remarquer le lutin en fixant l'objet avec des yeux médusés. - Grâce à ceci. Il montra une petite sacoche en cuivre qui était attaché à sa ceinture. Midona le regarda en pensant qu'il s'agissait d'une facétie. - C'est un fourre-tout magique. Grâce à ça je peux mettre n'importe quel objet que je désire. Par la suite, il me suffit de penser à un objet précis pour qu'il apparaisse dans ma main. Répondit-il en montrant sa main gauche. - Comment t'est-tu approprié d'un tel objet? - On m'a raconté que je l'avais sur moi quand on m'avait retrouvé lorsque je n'étais qu'un nourrisson. - Trouvé? Mais alors tu… - C'est exact. Poursuivit-il en voyant que son compagnon s'était tu. On m'a trouvé devant la source de Latouane en train de pleurer. Les habitants du village de Toal, alertés par mes cris, m'ont accueilli et se sont occupés de moi. Je n'ai jamais connu mes parents et tout ce que j'avais sur moi, c'était cette sacoche…Tiens. Il vit le vendeur d'huile devant qui était occupé à fermer à clé le portail menant à la grotte. Midona se cacha dans l'ombre du jeune pendant que celui-ci se rapprocha de Kikolou. - Excusez-moi. L'homme se retourna et le dévisagea. - c'est bien ce qu'il me semblait, tu es le gars de Toal. J'ai eu un doute au début à cause de cette tunique. Et en passant, il te va super bien. - Merci, mais qu'êtes-vous en train de faire? - Je bloque l'accès qui mène au temple Silvestre à cause de la présence d'un monstre qui se trouve de l'autre côté de la grotte. - S'il vous plaît. Il faut que vous m'ouvriez la voie. Je dois absolument me rendre au temple de la forêt. - Grand fou. C'est la mort qui t'attend de l'autre côté. Ce monstre est terrible. En plus, une mystérieuse brume s'est levée et il est devenu impossible d'y voir clair, même en plein jour. - Qu'importe. Mes amis ont été capturés par des créatures et j'ai ouï dire qu'il se trouverait peut-être là-bas. Je dois y aller. - Dans ce cas, je veux bien te libérer le passage. Après tout, tu me sembles bien équipé. Mais il te faudra sûrement des réserves d'huile. La lumière de lanterne que je t'ai donnée n'est pas faite pour perdurer. Ça tombe bien, j'en ai justement sur moi. Je te le vends pour 100 rubis. - O.K, marché conclu. Répondit-il avec impatience. Kikolou ouvrit le portail et lui tendit un flacon rempli d'un liquide jaune, puis prit les 100 rubis. - Sois prudent, et bonne chance dans ton périple. - Merci. Link se mit à courir et entra dans la grotte avec la lanterne à la main. "Iria, les enfants, tenez bon. Je serai bientôt à vos côtés. Peu importe les obstacles qui se dresseront sur ma route. D'ici là. Attendez ma venue." Tout à coup, une cinquantaine de chauves-souris fondirent sur lui. Il passa la lame dans la poignée de la lanterne et tourna l'épée au-dessus de sa tête. - Arrière monstres! Arrière! Les animaux volatiles n'osèrent s'approcher du cercle de feu et s'enfuirent à tire d'ailes. Le spadassin sortit de la cavité souterraine sans rencontrer d'autre créature. Il s'arrêta devant le brouillard de fumée violette. Malgré qu'il faisait jour. Cette partie de la forêt était toujours baignée dans l'obscurité. "Je dois passer cet écran de fumée. Mais comment faire? Ce gaz est toxique, et je ne suis plus un loup. Impossible d'emprunter le même parcours qu'avant. Je dois trouver une autre solution. Mais laquelle?" Soudain, un animal lui prit la lanterne des mains. - Et mais…Tu es le singe que j'ai sauvé la dernière fois. L'animal lui fit signe de vernir - Que me veux-tu? L'être simiesque donna coup de lanterne dans l'épaisse brume qui se dissipa au contact de l'objet. - mais c'est génial ça. Peux-tu me guider de l'autre côté? Le jeune homme suivit le singe à travers le brouillard qui s'écarta devant leur passage. Le gaz ne lui donnait plus le tournis grâce à l'odeur dégagée par la lanterne. Après quelques minutes de marche, ils finirent par sortir de la brume violette. - Merci pour ton aide. L'animal lui tendit la lanterne et partit parmi les arbres. Link examina l'objet qu'il venait de récupérer. "Il n'y a presque plus d'huile. Je ferais bien de la remplir." Une fois sa lanterne approvisionnée en huile, il se remit en chemin. Il parvint dans un sentier plus ouvert et fut ravi de revoir la lumière du soleil. Il arriva au même endroit où il avait terrassé le terrible monstre noir. Il put voir un pont en bois étendu sur le sol devant lui. Il voulut l'examiner de plus près, mais il sentit une puissante aura. "Quelle est cette force? Elle n'est pas maléfique mais elle ressemble étrangement à…" Il voulut en avoir le cœur net. Il suivit le chemin et vit un loup qui brillait d'un éclat doré au pied d'un sentier en pente. Tout à coup, de la lumière émana du dos de sa main gauche. - Que se passe-t-il? Qu'est-ce qu'il m'arrive? Il n'eut pas le temps de réfléchir longtemps. L'animal en face de lui se mit à grogner et fonça sur lui. - Je ne sais pas ce que tu es exactement, mais tu ne m'aurais pas aussi facilement. Il donna un coup d'épée, mais la lame passa au travers du corps du loup sans lui faire la moindre égratignure. - Qu'est-ce que… L'animal bondit sur lui, telle une vague déferlante qui s'abattit sur un rocher durant la tempête. Sa vision fut soudainement brouillée par une intense lumière. Son esprit se troubla et son corps finit par se pâmer. voilà, c'est tout pour le moment. J'espère que cette partie vous plaira.
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skysole - il y a 17 ans
T'as encore mise sur un chapitre long, enfin je devrai dire un demi-chapitre. He bien si c'est pour ne plus avoir de nouvelles de toi pendant des mois et que tu reviens nous poster un aussi long récit, et bien tu eux repartir et revenir quand tu veux ^^ Bon moi j'attaque immédiatement cette suite que j'attendais avec impatience.
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skysole - il y a 17 ans
Bon, vue que je suis apparemment le premier à avoir entièrement lu ce récit, je vais faire un commentaire constructif Tout d'abord, chapeau pour ton amélioration en orthographe. Bien sûr, il reste encore quelques petites erreurs insignifiantes (il me semble en avoir repéré deux), mais étant la longueur du texte, c'est plus que pardonnable. Ensuite le style, vsiblement tu as fait un très grand effort sur la description tout en conservant le côté action. Il se passe tellement d'évènements qu'on est prit très facilement dans l'histoire. On parvient à se glisser dans la peau du personnage principal. Maintenant en ce qui concerne Midona, on aimerait bien voir autre chose que son côté exécrable. Mais pour ça on peut te faire confiance. Puis Zelda n'a pas eu un rôle super important hormis le fait qu'elle était une délicieuse victime. Côté chatouilles, j'ai trop aimé la partie où Zelda avec Xanto. Franchement l'idée que la Princesse d'Hyrule se fasse torturer par les déesses qui l'ont désignées pour protéger le monde de la lumière était vraiment une riche idée. Par contre, je ne sais pas si c'était une bonne chose d'alterner la deuxième scéance avec les vicissitudes de Link. Mais à ce que je sache, tu dois être le premier à t'être lancer dans ce type de style. Le plus: Link à la capacité de sentir les auras magiques et Midona sait également se battre. Moi je trouve cela très exploitable. Conclusion, ces derniers temps tu nous fait partager des supers chapitres et celui-ci en fait partie. Continues de nous faire rêver avec tes récits. On attend la suite avec impatience Petites interrogations: Depuis quand Link sait sentir les auras magiques? Que s'est-il passé avec Zelda à la fin?
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komirtotickling - il y a 17 ans
Toutes les révélations seront faites plus tard. En ce qui concerne l'alternance, il est vrai que peut-être j'aurais dû un peu mieux exploiter cette idée. Sinon un grand merci pour ton commentaire. Si quelqu'un a une question à me poser concernant le récit, ou tout simplement me donner leur avis sur le chapitre, n'hésitez pas à les poster, je prendrai le temps d'y répondre avec grand plaisir.
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skysole - il y a 17 ans
Ben justement, je me demande si tu ne devrai pas attenuer l'action et qui se passe autour de Link pour te contenter uniquement des chatouilles comme tu l'as pour ton histoire avec Naruto.
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komirtotickling - il y a 17 ans
Oui mais bon, si il n'y a que toi qui souhaites cela, moi j'aimerais entendre l'avis des autres membres du forum avant.
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skysole - il y a 17 ans
Autre chose, c'est quoi cette espèce de créature qui a dépuoillé la lumière de Firone?
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komirtotickling - il y a 17 ans
C'est une créature que j'ai totalement inventé. Et ceux qui croient encore que je me limite à là niveau inovation, attendez la deuxième partie du chapitre 2
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komirtotickling - il y a 17 ans
ha désolé, je ne vous avais pas avertis. En ce moment, je suis en train de me préparé pour les examens de l'école de police en plus de travailler toute la journée. Donc c'est un peu difficile que je poursuive mon récit vu que je m'en n'occupe pas la semaine et que le week-end je ne m'y consacre pas énormément. mais promi, vous aurez la suite.
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skysole - il y a 17 ans
bon, cela fait plus d'une semaine et toujours rien. J'espère que komi n'a pas décidé de quitter le forum comme il est malheureusement arrivé à plusieurs de nos illustres écrivains. (paix à leur âme)
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komirtotickling - il y a 17 ans
Hé ho, je suis toujours là et bien présent dans ce forum. Je suis désolé de vous faire attendre, voir languir certaines personnes, mais en ce moment je même de profondes études pour les examens d'admission de l'école de police. Donc vous m'en voyez navré si je ne suis m'occupe pas de cette histoire pour le moment.
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skysole - il y a 17 ans
ça je te l'accorde. Mais il est bien dommage qu'il n'y a pas de suite à cette magnifique histoire. Je regrette le temps où tu n'étais pas obligé de te préparer pour les examens d^'entrée de la police et on avait un chapitre toutes les deux semaines.
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komirtotickling - il y a 17 ans
Qu'est-ce que j'entends? On insinue que j'ai perdu ma volonté d'écrivain amateur et que je ne postes plus mes chapitres avec ma vélocité d'autrefois? Très bien, demain à 9h00 précise (Heure sur le télétexte) je posterai une partie du chapitre. Il ne sera pas aussi long que les précédents, mais je m'y appliquerai comme il se doit. Alors d'ici là, patientez encore un peu et relisez le haut en attendant. Sky ne mésestime pas mon potentiel d'écrivain même si il n'est transcendant par rapport à certains illustres écrivains en herbe qui nous ont malheureusement quitté.
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skysole - il y a 17 ans
houlà. Du calme, je ne critiquais pas ton talent. Je te considères déjà et même depuis que je t'ai connu comme un écrivain amateur qui possède un bon potentiel. Je suis sûr et même certain que n'importe qui dans ce forum ne va pas me contredire à ce sujet. Je précisait juste que c'est dommage que dès je rentre de l'école, il n'y avait pas de suite pour me remionter le moral de ces dures journées ô combien rempli de péripéties. Sérieusement, j'adore lire et relire les histoires des écrivains en herbe dans ce forum et toi aussi tu y figures. J'attends toujours la suite des aventures de leur oeuvre avec enthousiasme et passion.
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komirtotickling - il y a 17 ans
C'est bon, je ne m'étais mis courroucé par ce que tu as posté. Désolé si mes précédents paraissaient acrimonieux, mais comme tu n'avais pas les ^^ en fin de phrase, je pensais que tu étais sérieux dans tes propos.
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komirtotickling - il y a 17 ans
Concernant ce dernier point, je ne vais pas te contredire. Comme tu me l'as dit un jour "tu n'as pas assez de couilles pour le faire ou alors ce ne sont pas les tiennes."
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skysole - il y a 17 ans
ptdr et giga lol.
Oui, je me encore souviens de ce fameux jour.
En tout cas c'est super qu'il y aura une suite demain et comptes sur moi pour être présent. S'il faut juste venir te titiller un peu pour raviver ta flamme d'écrivain alors je dirai aux autres de t'envoyer des messages privés pour être certain qu'il y aura une continuation au moins chaque semaine.^^^(c'est bon, ils sont bien voyant les ^^, je ne suis pas sérieux)
Quoi que...
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komirtotickling - il y a 17 ans
Ne fait pas ça, je connais certains membres qui sont encore capable de le faire.^^
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komirtotickling - il y a 17 ans
Et voilà, comme promis, la suite des aventures de Link. C'est une partie plus courte que les précédentes, mais je suis sûr qu'elle vous plaira. Allez, bonne lecture. Chapitre 2 : Naissance du héros, la bête marquée par les ténèbres (partie 2) Link sentit qu'il faisait froid. Son esprit était frêle et brouillé par l'image d'un loup scintillant lui bondissant dessus. Il avait l'impression d'avoir déjà vécu cette situation. Son corps était impotent comme si il avait parcouru une distante interminable. Il sentait qu'il était allongé sur le sol. Il ne savait pas comment il s'était trouvé dans cette position, cependant il ne voulut pas bougé. Un vent vint lui caresser le visage. Mais pourquoi faisait-il si froid? Était-il mort? Il ouvrit les yeux et sortit de sa torpeur. Tous ses muscles étaient encore moulus, mais il parvenait quand même à se relever. Il se trouvait à présent au beau milieu d'une brume blanche. Il ne voyait même pas le sol et avait l'impression de marcher sur un nuage "Où suis-je? Comment ai-je atterrit dans ce lieu? Ho ma tête!" Il voulut posa sa main sur son front, mais il remarqua qu'elle luisait. - que signifie ce phénomène? Cette fois, la lumière ne disparaissait pas et continuait à s'irradier. "Alors tout ceci n'est pas un rêve. Mais par toutes les déesses, que m'arrive-t-il?" Il entendit brusquement le hurlement d'un loup dans cet endroit désolé, quelques secondes après, l'animal doré, le même que celui de ses pensées, apparut à travers la fumée blanche. - Encore toi. La bête rayonnante se mit accroupi et semblait l'observé avec une attention assez particulière. Il y avait quelque de d'étrange en dehors de l'aura qu'il dégageait. Un peu comme si il était différent de toutes les créatures qu'il avait rencontrées jusqu'à présent. - Qui es-tu en réalité? Le loup se mit à briller d'une ardente lumière presque aveuglante et commença à changer de forme. Puis la source lumineuse s'évanouit et il vit un fantôme duquel on pouvait une partie de son squelette à travers son armure dorée et détériorée par le temps. Il portait une grande épée ainsi qu'un bouclier vétustes à la main. De la buée sortait de sa bouche à chacune de ses respirations en râle pendant que ses yeux rouges, aussi brillants que le rubis, semblaient le transpercer du regard. Pendant un moment, Link resta perclus devant cette métamorphose. Mais quand il réalisa que le soldat fantôme pris une position de garde et passa à l'attaque, il se ressaisit immédiatement. Son oppresseur donna un coup d'épée que le jeune bretteur parvint à esquiver en sautant en arrière. Il répliqua aussitôt, mais son assaillant se protégea spontanément avec son bouclier et contre-attaqua instantanément. Le jeune homme parvint juste à temps à parer la lame avec son épée qui s'entrechoquèrent sous une pluie d'étincelles. "Ce type est…rapide." Les deux combattants continuèrent à croiser le fer. Cependant, la situation ne tourna pas à l'avantage du jeune spadassin qui ne parvenait pas à prendre le dessus face à son assaillant. "Il est trop fort, je dois…" Il évita la lame avec une roulade et se mit à courir au dos de son adversaire. Il réussit à mettre une certaine distance entre lui et le guerrier ectoplasmique quand tout à coup, celui apparu comme par enchantement juste devant lui. - Que… Il reçut le manche de l'épée en plein estomac. Sa respiration fut coupée et il plaça ses mains à l'endroit où il avait reçu le coup tout en tombant en arrière avant de s'écrouler lourdement sur le sol. L'oppresseur se rapprocha à sa hauteur et brandit son arme sans quitter des yeux le corps du jeune homme étendu sur le sol. Link ferma les yeux en retenant son souffle prêt à subir le coup de grâce. Mais rien ne se fit. Il les ouvrit et vit la pointe de l'épée arrêtée au niveau de sa gorge. - Une lame sans courage est une lame impuissante. Fit le soldat fantôme. Le jeune homme était abasourdi devant ce changement de situation abscons. - Tu es celui dont les vicissitudes du destin ont désigné comme héros. Mais ton inaptitude martiale est une disgrâce au vert que tu arbores. Le héros élu des déesses fronça les sourcils et lui lança un regard de défi. Même si il avait été vaincu par cet être qui faisait plus penser à un revenant et qu'il se trouvait sous la menace de son arme, il n'appréciait guère la remarque de son interlocuteur. - Le courage est vain sans force, mais sans courage, la force n'est rien. Il te faudra ses deux qualités pour mener ta quête à bien. Si tu désires trouver le vrai courage et secourir Hyrule de cet immense péril. Tu dois suivre mes enseignements et apprendre les bottes que je vais te transmettre. Malgré lui, Link se mit à sourire. - Alors tout ceci n'était donc qu'un test. C'est plutôt cocasse de venir assaillir une personne pour ensuite lui proposer de suivre un entraînement. Toutefois, je dois avouer que votre maniement de l'épée est nettement supérieur à la mienne. Votre offre pourrait mettre fort utile dans mon prochain périple. J'accepte donc de suivre vos instructions et de devenir votre apprenti. - Fort bien. À présent, relève-toi. Nous allons immédiatement débuter ton enseignement. Le jeune bretteur s'exécuta et se mit en positon, prêt à suivre les instructions. Tout ceci était inhabituel, mais au moins cela ne semblait pas hasardeux. En plus, il pensait déjà être particulièrement habile au maniement de l'épée et le fait d'avoir été battu aussi facilement à attiser sa curiosité à découvrir ce que lui réservait son nouveau mentor. Constatant que le jeune bretteur était prêt, l'être fantomatique se passa des formalités et alla directement au but de l'exercice. - Un adversaire robuste ne pourra être que mis à terre par tes coups. Il se remettra vite debout et tentera de t'occire. Le coup de grâce que je vais exécuter permet d'achever un ennemi évanoui avant qu'il ne reprenne ses esprits. Le guerrier ectoplasmique sauta sur place, prit le manche avec ses deux mains, dirigea son arme vers le bas et planta profondément la lame dans le sol sous les yeux attentifs et médusés de son apprenant. - Voilà ce qu'est le coup de grâce. Maintenant, montre-moi si tu as compris. Sur ses mots, Link fit un grand saut, il imita les gestes de son mentor et enfonça à son tour son épée dans le sol. "Incroyable. Le poids du corps et la force sont directement transmis à l'épée, ce qui permet d'effectuer ce coup dévastateur en un seul geste. Cette technique est impressionnante." Il sortit la lame du sol et resta encore incrédule par ce qu'il venait d'accomplir. - Ton coup fut d'une précision satisfaisante. Tu as maîtrisé le coup de grâce. Cette botte est tienne dorénavant. Ravi d'avoir atteint un niveau de combat plus élevé, le jeune homme ne cacha pas sa joie. - Génial! Grâce à ça, je vaincrai beaucoup plus facilement les créatures que j'aurai à combattre. Rien ne pourra n'empêcher de sauver mes amis à présent! - Tu sembles surestimer tes capacités. Il n'est nul bon à jeune bretteur de mésestimer ses futurs adversaires. Saches qu'ils ne laisseront pas docilement achever par cette botte si tu n'y prends garde. Encore épanoui, le jeune spadassin rangea son arme dans son fourreau. - Je vous promets de faire attention. Mais je ne peux rester plus longtemps dans ces lieux. Mes amis se sont fait capturer par de félons monstres. Je dois aller les porter secours. - Nulle personne ne saura sauvée par ta main si tu n'emploies pas cette technique avec sagesse. Ce coup n'est point sans danger à celui qui le manie. Cette fois, l'élu des déesses prit un air plus sérieux et détourna ses jambes dans la direction opposée à son mentor. - J'y prendrai garde. Mais je ne peux vous accorder plus de temps. Mes amis sont en grand danger. - Navré, mais je ne me laisserai pas aisément emberlificoter par les dires d'un jeune homme trop effronté. Il ne sert nullement à un bretteur de connaître une botte s'il ne sait pas l'utiliser à point nommé. Il te faut suivre un entraînement qui te permettra d'affiner cette technique jusqu'à atteindre son paroxysme. Et pour se faire, je laisse soin à mon assistance de finaliser tes compétences martiales. Une jeune fille apparue brusquement à travers la brume blanche. Elle avait de longs cheveux bleus azur qui lui tombaient jusqu'au bas du dos, des yeux bleus presque transparents et n'était vêtue uniquement d'une minijupe bleu ciel ainsi qu'un petit top de la même couleur qui laissait voir son ventre dont la peau était satinée avec un mignon nombril. La nouvelle arrivante joignit ses mains et s'inclina très respectueusement. - Bonjour. Je me nomme Félicia et je serai votre partenaire. J'espère parvenir vous aider durant votre nouvel entraînement. Link ne se sentait pas très à l'aise. La mystérieuse jeune fille lui avait parlé avec un ton neutre, un visage hermétique et l'observait avec un regard inexpressif. Mais en fin de compte, il n'avait pas d'autre choix. Il s'était trop retardé dans ces lieux et ne savait pas comment en sortir. - Très bien, finissons-en. Dit-il en empoignant le manche de son épée qui était encore dans son fourreau. - Vous n'aurez pas besoin de vous équipez de votre armement. - Heu…Très bien, mais que suis-je sensé faire pour maîtriser le coup de grâce sans arme? La singulière Félicia s'allongea sur le sol en se couchant sur son dos. Avec le brouillard qu'il y avait autour, on aurait dit qu'elle s'était plutôt étendue sur un nuage. Puis, Elle écarta les bras ainsi que ses jambes. Une chaîne dorée surgit près du poignet l'enroula avant de s'enfoncer dans le sol. Elle en fit de même avec l'autre poignet et les chevilles. La jeune fille continua à garder son air neutre malgré qu'elle était enchaînée. Devant cette vision, le jeune homme comprit ce qu'il devait faire et regarda le soldat détérioré par le temps avec un air ébahi. - Attendez, vous n'êtes pas sérieux, vous ne voulez tout de même pas que je la … Son mentor le regarda intensément et donna l'air d'attendre. Link serra ses poings qui se mirent à trembler. Jamais il s'était imaginé de chatouiller une jeune fille dans une pareille situation. Surtout auprès d'un être ectoplasmique qui observait tous ses faits et gestes. En plus, il ne voyait pas en quoi cela allait l'aider à affiner sa botte. Cependant, ses amis n'étaient pas encore en sûreté et il ne savait rien de leur sort. Il prit une profonde inspiration, serra ses dents et fini par s'y résoudre. Il se plaça auprès de la vulnérable jeune fille, passa une jambe de l'autre côté du corps de Félicia et se mit accroupi au niveau des hanches. Si il s'en tenait compte à son précédent entraînement, il ne devait que s'occuper du ventre jusqu'à ce qu'elle demande grâce sans doute. Cette position était donc la plus favorable pour cette zone. Pourtant, la jeune fille aux cheveux azurs n'avait pas tressaillie pendant que son futur bourreau avait prit position. Elle semblait simplement attendre que le jeune homme débute sa besogne et le fixait avec un visage toujours aussi dénué d'expression. Mais ce dernier ne s'en préoccupa pas. Il voulut conclure rapidement cette histoire et sauver les enfants de son village. Sans plus attendre, il se mit aussitôt à la chatouiller sur toute la surface de son ventre avec ses dix doigts cherchant au plus vite toutes les zones potentiellement sensibles. De grands rires sortirent de la bouche de Félicia. Elle était très chatouilleuse, mais elle ne gigotait pas énormément et ne tirait pas sur ses chaînes dorées. "Si tu me mets au défi, tu n'en sortira pas vainqueur." Emporté un peu par l'impatience, il changea complètement la vélocité de ses attouchements. Il caressa lentement avec deux doigts autour du nombril pendant que son autre main se balada un peu partout sur le reste du ventre avec des mouvements beaucoup plus furtifs. De petits cris plus suraigus se mélangèrent avec l'avalanche de rires incontrôlés. Ce changement ne passa inaperçu au Héros élu des déesses qui détourna un instant son regard de son objectif et lorgna la jeune fille aux cheveux azurs. Ses yeux fermés duquel on pouvait voir des larmes qui refusèrent de couler, ses petits cris de petite fille et ses rires discontinus sans pour autant être trop stridents étaient tout à fait charmants. Lui qui avait l'habitude de voir le côté placide de sa suppliciée fut en quelque sorte surpris par ce virement de situation. Il est vrai qu'il s'attendait à un autre résultat venant de Félicia même si il la connaissait seulement depuis peu de temps. Tout cela l'intriguait. Il y avait quelque chose d'insondable chez cette jeune victime atypique. Mais à quoi pensait-il? Comment pouvait-il spéculer alors que des personnes qui lui étaient chers attendaient sa venue. Il ne devait pas se laisser influencer par les arcanes dérobés de sa victime aussi abscons et inextricables soient-elles. Revenant à ses priorités et comme pour punir sa curiosité, il se mit à chatouiller avec plus de dextérité et d'application. Il alterna la vitesse de ses caresses, se concentrant sur tous les points sensibles qu'il avait préalablement repérés. À savoir, autour du nombril et au niveau des abdos. La jeune adolescente se débattit avec plus qu'à l'accoutumé, forçant sur ses chaînes dorées tout en tentant de se soustraire aux assauts de son bourreau. Mais c'était peine perdu, le jeune homme avait serré ses jambes pour l'empêcher le plus possible de se mouvoir sans lui faire mal. Toutefois, le résultat n'était pas aussi espéré que se que Link aurait souhaité. Il constatait que sa victime parvenait encore à le résister. Il voyait qu'il ne manquait quasiment rien pour qu'elle craque, mais il n'arrivait pas à aller au-delà malgré tous ses efforts. Mais il ne s'avoua pas vaincu pour autant. Il se dédia corps et âme à sa tache et s'aida du moindre signe qui pourrait lui aider à parvenir à ses fins usant tout l'œuvre de ses doigts agiles. Après une intense et éprouvante séance de chatouille, il était contraint d'interrompre la torture de sa suppliciée et analyser la situation. Félicia reprit lentement son souffle. Malgré le peu de force qui lui restait et les quelques perles de sueurs qui s'écoulaient lentement sur son corps, signes de l'intensité du supplice qu'elle avait subi, elle garda toujours son visage hermétique et observait le jeune homme avec un regard neutre. Elle ne donnait aucun signe qu'elle voulait être libérée et ne semblait pas même pas en vouloir au spadassin. Elle paraissait simplement attendre qu'il recommence sa tâche là où il avait laissé. Le bretteur n'avait pas bougé de sa position initiale et ne pouvait qu'être dubitatif devant cette réaction, où plutôt ce manque de désir de vouloir retrouver la liberté. Qu'est-ce qui motivait cette jeune fille à subir tout ça pour lui? Vraiment, tout ceci lui échappait. C'était trop inextricable. Il y avait quelque chose de vraiment étrange chez elle. Mais pourquoi était-il tellement obnubilé par Félicia? Ces amis n'étaient-ils pas en danger? Il n'avait perdu que trop de temps en ces lieux. S'en voulant un peu de s'être une nouvelle fois distrait par le charme dérobé de la jeune adolescente aux cheveux azurs, il se vaqua à trouver un moyen de percer la dernière défense de Félicia. "Pourquoi est-ce que ça n'a pas marché? La peau de son ventre a rougi. Elle était toujours à deux doigts de craquer. Et pourtant, elle a réussit supporter tous mes assauts. Il faut que je cherche un moyen d'outrepasser son dernier rempart défensif. Mais comment procéder? Bien sûr, cela aurait été plus aisé si j'avais une plume ou une brosse en ma possession comme je le fais couramment avec Iria, mais malheureusement, je n'ai pas cela sur moi. Il faut donc faire sans." Il se mit à réfléchir sur la relation entre la botte qu'il avait précédemment acquise et cet entraînement tout à fait particulier. "Cette botte m'a été enseignée pour je puisse vaincre un adversaire…Et si Félicia était mon adversaire…Cela veut peut-être dire que ce que je fais en ce moment est un combat. Pendant un duel avec un ennemi, je me bats avec une épée. Mais dans ce cas, qu'est-ce qui représente l'épée?" Il regarda ses deux mains qui n'étaient parvenues pour la première fois à pousser la torture d'une jeune fille jusqu'à leur faire perdre le contrôle. "Un combat? À moins que mes mains représentent l'épée. Ce qui signifie que…" Un petit sourire victorieux apparu sur son visage. Bien sûr, tout ceci n'avait pas échappé à l'être ectoplasmique qui avait observé avec une attention particulière tout les tenants et aboutissements de son nouvel apprenti. "Une lueur aurait-elle traversée son esprit juvénile? J'ai hâte d'assister à l'aboutissement ses conclusions. Seulement se montrera-t-il à la hauteur de ses voluptés?" - Félicia, je suis désolé de te révéler que ce que tu as vécu n'était rien comparé à ce qui va t'advenir. La jeune fille ne paraissait pour le moins du monde apeurée par ses dires et attendait uniquement que le jeune homme reprenne ce qu'il avait commencé. Link ne s'en priva pas. Mais cette fois-ci, il s'attaqua aux aisselles en se concentrant au niveau du creux. L'effet fut immédiat et le festival de rires reprit instantanément. Même si elle était moins réactive que lorsqu'il la chatouillait au ventre, il nota qu'elle était tout de même passablement sensible. Contenu du résultat, il descendit jusqu'aux côtes. Non pas qu'il s'était délaissé de l'effet produit, mais simplement pour chercher une autre zone potentiellement plus chatouilleuse. Félicia parvenait à peine à gigoter son bassin. Le fait que son corps était coincé entre les jambes de son bourreau, sans pourtant que ce dernier soit assis sur elle, ne l'aidait pas. De plus, ses côtés étaient aussi sensibles que ses aisselles, si ce n'est plus. Mais le pire de tout est que son tortionnaire se rapprocha lentement et dangereusement à son ventre. Ce ventre qu'elle savait si actif à la moindre caresse. Ses sens seraient en éveil comme lorsqu'elle sort de l'eau de la plage pendant qu'il vente. Elle se prépara donc psychologiquement, mais contre tout attente, son tortionnaire remonta brusquement au haut de son corps. Elle poussa un cri de surprise mélangé par ses doux rires discontinus et concentra sa barrière psychologique sur le rythme acharné des doigts espiègles du jeune bretteur. Ce dernier s'attarda sur ses zones sans pour autant passer une seule fois sur le ventre. Toutefois, sa victime ne donnait aucun signe de vouloir céder. Sa résistance était mise à rude épreuve, mais elle parvenait encore à lutter contre son supplice. Mais ceci ne le soucia pas. Il s'attendait à cela et à vrai dire, tout se déroulait comme il avait prévu. "C'est encore trop tôt. Je dois continuer à m'occuper que du haut de son corps." Puisqu'il devait faire selon son plan. Il voulut tester un endroit qu'il n'avait encore jamais touché. Il s'attaqua au cou à l'aide d'une de ses mains pendant que l'autre chatouilla le creux d'une des aisselles avec un doigt. La supplicié replia son cou afin de diminuer le chatouillement subi. Cependant elle ne pouvait absolument rien faire pour l'autre assaut. Voyant que sa victime tenta de se défendre, Link redescendit sur les côtes laissant balader ses doigts agiles de haut en bas. Loin de s'être lassé de ce petit jeu qui a duré un court moment, Il fit des cercles de plus en plus petit avec un doigt, avant de reprendre de l'ampleur sur la surface des côtes pendant que son autre main se mit à gratouiller sur une zone précise qu'il jugeait très réactive. Les rires de la jeune fille refusèrent de s'accentuer, mais elles ne s'estompèrent pas pour autant. Elle ne comprenait ce que l'élu des déesses était en train de faire. Il paraissait s'amuser à tester différente façon de chatouiller son corps. Cependant, elle ne devait pas baisser sa garde pour autant. Elle devait continuer à lui résister quoi qu'il advienne. Mais pourquoi ne mettait-il pas également son ventre au supplice? Elle ne le savait pas mais tant qu'elle gardait un minimum de self-contrôle aussi amoindri soit-il, elle pouvait encore subir son terrible traitement. Une autre idée traversa soudainement l'esprit du jeune homme. Il interrompit une nouvelle fois la torture pour porter ses deux mains au niveau des aisselles tout en restant à quelques centimètres de leurs futures cibles. Puis, il se mit aussitôt à chatouiller avec dextérité l'un des creux. Félicia émit un cri strident et bascula son corps afin d'échapper à cet assaut impitoyable. Seulement elle se mit à la portée de l'autre main qui gratouilla instantanément l'autre aisselle dès qu'il fut au contact. Après un autre cri de surprise, la victime repartit dans la direction opposée. Mais une nouvelle fois, elle s'exposa aux cinq autres doigts. C'est là qu'elle comprit que son tortionnaire était en train de s'amuser avec son corps. Elle tenta de résister plus longtemps lorsqu'elle subissait un assaut d'une des mains, mais plus elle opposa de résistance, plus le jeune homme s'acharna pour pousser son corps vers ses autres doigts. Un petit sourire apparu sur le visage du Link. Ce n'était un sourire vicieux, il souriait uniquement parce qu'elle réagissait comme il le souhaitait. "C'est ça. Analyses chacun de mes gestes. Essayes d'anticiper mes déplacements. Enregistre tous mes mouvements. Et lorsque le moment sera venu, je t'achèverait en un seul coup." Il ne se lassa pas de ce petit jeu. Mais il devait avouer que ses assauts étaient devenus trop prévisibles et perdaient en efficacité. Il s'occupa donc une nouvelle des côtes de la suppliciée et commença par faire des fluctuations sur tout le long du corps. D'abord, il mut ses doigts dans une parfaite synchronisation, malgré que le corps de la suppliciée tenta vainement de se débattre. L'anatomie de Félicia offrait vraiment un vaste choix pour tout fétiche voulant exerce leur finesse. En dehors d'Iria, le jeune bretteur ne connaissait personne d'autre qui soit aussi sensible à tant d'endroit. Bon, il est vrai que son amie est plus réceptive à la moindre caresse, mais la sensibilité de cette mystérieuse jeune fille n'était pas à négliger même si elle lui donnait du fil à retordre. Bien décidé à en finir, il ralentit le déplacement d'une de ses mains pendant que l'autre chatouilla une zone plus précise avec des mouvements plus vifs pour attaquer ensuite une nouvelle zone avec des gestes tout aussi rapides. Il alterna la vitesse et la manière de ses mouvements à plusieurs reprises, obligeant ainsi sa victime à redoubler ses défenses psychologiques qui étaient pleinement consacrées aux attouchements de son tortionnaire. Cette dernière semblait plus supporter ce train d'enfer, mais elle tint encore bon. Tant qu'elle parvenait à prévoir les déplacements, elle savait qu'elle ne céderait pas. Tout à coup, Link se mit brusquement à chatouiller le ventre de sa victime avec vigueur. Cette dernière ne s'y attendait pas et poussa un cri plus perçant que les précédents. Elle força les chaînes dorées et son corps se releva comme au réveil d'un cauchemar. Sauf que le cauchemar était bien réel et qu'elle le vivait encore. Son brusque mouvement failli faire perdre l'équilibre au spadassin, mais il tint bon et continua à se vaquer du ventre. Cette fois, elle perdit tout contrôle, submergé par une intensité électrique trop importante et se mit à supplier son bourreau de stopper sa torture. Les chaînes disparurent ce qui enclin l'anatomie Félicia à se contracter et à se débattre comme une possédée. Le jeune homme voulut poursuivre sur sa belle lancée, mais il comprit que son entraînement avait prit fin et mit fin au calvaire de la jeune fille avec tout de même une pointe de regret. Cette dernière reprit peu à peu ses forces. Toutefois, elle garda sa placidité même après le rude tourment qu'elle a subi. Sa peau avait rougi à plusieurs endroits. C'était un peu le signe de l'adresse qu'à fait preuve le spadassin mais aussi la remarquable épreuve qu'elle a dû supporter. Le Héros élu des déesses rougi un peu devant son magnifique corps opulent. Il ne l'avait pas noté avant, mais il devait avouer qu'elle est très belle. Pourquoi ne l'avait-il pas remarqué avant? Était-ce dû au fait qu'il se sentait au début un peu mal à l'aise devant sa soudaine apparition ou à cause du résultat obtenu après la torture qu'il avait faite subir? Il ne connaissait pas la réponse à cette question qui l'intriguait au plus haut point. - Comment…as-tu fait…pour me faire…craquer? Dit soudainement Félicia en reprenant son souffle mais en gardant un ton neutre. Le jeune homme était un peu admiratif devant le visage hermétique de son interlocuteur et ceux malgré le supplice subi. - C'est simple, le but étant de perfectionner ma botte que j'avais maîtrisée, je devais donc trouver un moyen de l'utiliser à point nommé. Pour cela, je devais percevoir cet entraînement comme un combat. Étant donné que je me bats à l'épée, mes mains devenaient donc les armes que j'utilise habituellement et toi tu étais un adversaire. Cependant, la technique qui m'a été transmise ne sert qu'à achever un ennemi. Si toute la séance n'était qu'en fait qu'une sorte de combat, je ne pouvais pas l'utiliser dès le début… - C'est pour cela que tu as volontairement ignoré mon ventre et que tu es occupé uniquement du reste de mon corps. Comme je savais que c'est mon point faible, j'ai mis toute mon énergie à préparer tes fluctuations sur ce point. Tu m'as ainsi mise en confiance en répétant les gestes jusqu'à en finir au moment où je mis attendais le moins. - C'est exact. Confirma-t-il avec un signe de tête. - Impressionnant. Répondit-elle avec un visage toujours aussi hermétique. - J'avoue qu'au début j'étais un peu sceptique, pour ne pas dire décontenancé, devant l'idée de chatouiller Félicia, car je ne voyais aucun rapprochement avec l'entraînement que j'avais suivi. Je n'avais pas compris que ce ne n'était qu'une mise en scène pour affiner ma façon de combattre et me faire comprendre que je ne devais pas user de cette botte au mauvais moment. C'était le but que vous vous étiez fixé et ce que vous voulez que j'atteigne, n'est-ce pas? Dit-il à l'adresse du soldat fantôme. Ce dernier qui était resté silencieux et attentif durant toute la séance de torture se rapprocha des deux êtres qui possédaient encore leur chair à leur peau et se mit à parler à son apprenti. - seul est digne de ces bottes celui dont les veines charrient le sang du héros. Que croisse ta puissance, que gonfle ton courage, et lorsque le moment sera venu, reviens en ces lieux pour ton prochain enseignement… - Attendez. Avant que je parte, il y a quelque chose que je voudrais savoir. Il leva sa main gauche et montra le dos de sa main qui n'avait cessait de briller d'une lumière étincelante depuis sa venue dans ces lieux. Votre aura est très similaire à la mienne. Avez-vous une explication à me fournir. Pendant un instant, les deux bretteurs s'observèrent sans s'échanger le moindre mot. Félicia resta un peu à l'égard d'eux, mais elle lorgna l'être ectoplasmique comme si ce qu'il allait sortir de sa bouche l'intriguait au plus point, même si elle gardait un air qu'elle voulut désintéressé.
- Le temps des questions n'est plus. Le moment est venu de poursuivre le long fleuve de ton destin. Le jeune spadassin comprit qu'il ne servait à rien d'insister plus longtemps. Son regard se posa sur la jeune fille qui l'observait à présent avec un regard neutre. Il avait encore tant de questions qui tournaient autour d'elle. Par exemple, pourquoi avait-elle délibérément offert son corps pour son entraînement et dans quel intérêt? Peut-être pourrait-il s'enquérir lors de leur prochaine rencontre. Si rencontre il devait y avoir. - Et n'oublie jamais. Une lame sans courage est une lame impuissante. Soudain, une brume enveloppa entièrement le corps de l'élu des déesses. Puis, la fumée se dissipa en un souffle, sans rien laisser derrière elle. - Pourquoi ne rien lui avoir dit? Se manifesta Félicia qui se mit à la hauteur de son interlocuteur. - Nombreuses sont les épreuves que ce garçon doit encore surmonter. Le fleuve qu'il parcoura est semé de doutes et les dangers seront omniprésents. Pour parvenir jusqu'à son véritable objectif, il lui sera nécessaire de vaquer pleinement à l'éveil de son pouvoir, qui n'est qu'à l'orée, jusqu'à ce qu'il atteigne son apogée. Nul ne sert pour le moment de troubler son esprit sur les erreurs de mon passé. Sa verdeur n'a besoin que de mon érudition. Pour l'instant, laissons-le suivre paisiblement le courant de son destin. - Je comprends tes desiderata. Mais ce garçon est tout de même exceptionnel. Il te ressemble beaucoup d'ailleurs. Je ne l'aurais jamais imaginé être capable d'accomplir un tel prodige. Mon corps était plus sensible qu'à ma connaissance. Peut-être même plus que lorsque je te l'ai confié. - Le regrettes-tu? N'était-ce point ce que tu recherchais? - Utiliser mes services nécessités à payer un prix particulier que je juge si il a de la valeur ou pas à mes yeux. Et le tien était plus que satisfaisant. Je n'ai aucun regret dans ton choix et j'ai hâte de le revoir. À quand est fixée notre prochaine rencontre? - Lorsque son esprit et son cœur seront prêts à endosser mon prochain enseignement. En ce moment, son courage n’est pas encore transcendant et sa force en est influencée. Il a besoin de plus de temps. - Bien, dans ce cas, je me retire. Tu sais ce que cela signifie? - Fais seulement. Et voilà. La suite et la dernière partie de ce chaptitre viendra. quand j'aurais le temps
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skysole - il y a 17 ans
Yahou! Cette partie étais absolument géniale! Je ne m'y attendais pas du tout à voir un nouveau personne totalement inventé de ta main. Franchement cette Félicia j'ai envie de la revoir très vite. Je ne regrette d'avoir attendu si longtemps la suite de cette histoire. Surtout continue sur cette belle lancée. Seul regret tout de même, dommage que son entraînement n'a pas duré plus longtemps et que les pieds de Félicia n'était pas mis au supplice. J'attends la suite avec impatience! Et encore, vive Félicia.
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komirtotickling - il y a 17 ans
Désolé pour ceux qui attendaient la suite en lisant ce message, mais j'ai bien peur de les décevoir. Mais rassurez-vous, je vous annonce que je vais reprendre dès cet après-midi la suite de mes histoires que j'ai laissé, il est vrai, un peu trop à part. Donc, si je me mets à écrire un peu tous les soirs quand je rentre du boulot, je suppute que vous aurez plaisir à lire la dernière partie du chapitre deux ce mercredi. Encore un peu de patience, s'il vous plaît.
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komirtotickling - il y a 17 ans
Bonsoir à tous chers lecteurs. Je sais que vous attendiez à ce que je poste la dernière partie du chapitre 2, mais j'ai tellement inspiré qu'après avoir fini le flash back (Oups! j'ai fait une révélation) j'ai décidé de poursuivre sur ma lancée. Sans perdre plus de temps en bavardages, je vous laisse savourer la suite de l'histoire.
Chapitre 2 : Naissance du héros, la bête marquée par les ténèbres (troisième et dernière partie)
- Link! Link!
- Oh! Ma tête! Mais que…
Il se releva en se massant le front. Sa vision fut quelque peu troublée, mais il distingua un lutin transparent et informe.
- Midona? C'est bien toi? Depuis combien suis-je resté assoupi?
- Heu…Ça n'a pas duré plus de cinq secondes.
- Comment! Dit-il en se relevant d'un bond.
- Le loup doré t'a bondit dessus. Il y a eut un éclat lumineux. Puis, l'animal a disparu et je ne sentais plus son aura. Ensuite, tu t'es défailli. Je suis sortie de ton ombre pour voir ton état, mais tu t'es immédiatement éveillé.
Le jeune Hylien ne croyait pas à ce qu'il venait d'entendre.
"Comment est-ce possible? Je suis pourtant certain d'avoir passé au moins deux heures dans cet étrange endroit. Tout ça n'était-ce un rêve? Non. C'était trop réel pour que s'en soit un."
Il regarda le dos de sa main gauche. Il n'y avait plus aucune lueur, rien que le signe qu'il possède depuis sa naissance. Tout était évanoui.
- Bon j'espère que tu reprendras vite tes esprits. Je te rappelle que tes amis sont peut-être enfermés quelque part dans le temple Silvestre. Se manifesta-t-elle en reprenant la forme de l'ombre du jeune homme.
Ce dernier était encore abasourdi, mais il se mit quand même en route. Il emprunta un sentier qui déboucha au pied d'un arbre géant où deux monstres aux yeux jaunes dont la peau était bleue faisaient la garde. Link les avaient déjà affrontés et les reconnus à leur un bagne crasseux ainsi qu'à leurs cheveux gris en chignon. Ils étaient tous deux armé d’une massue en bois.
"Parfait, je vais pouvoir épépiner sur cette incertitude."
Il fonça droit sur les deux créatures qui poussèrent des cris furieux et chargèrent à leur tour.
- C'est ça, approchez.
Dès que ces oppresseurs furent suffisamment à portée de sa lame, il empoigna fermement le manche de son épée.
- Attaque circulaire!
Il tournoya rapidement sur lui-même et toucha un des assaillants. L'autre riposta, mais l'habile bretteur para l'attaque avec son bouclier. Il lui donna un coup de poing dans la figure et le monstre tomba sur le sol,
- Maintenant! Coup de grâce!
Il bondit sur la créature en pointant son épée vers le bas. La lame se planta profondément dans le corps du monstre qui se mit à languir.
"Alors tout était donc vrai. Le coup était trop précis pour que se soit un rêve. J'ai vraiment rencontré Félicia ainsi que ce guerrier ectoplasmique."
Le spadassin était tellement absorbé par ses pensées qu'il n'avait pas tout de suite remarqué que l'autre oppresseur se fût relevé.
- Ce n'est pas vrai! Il est encore debout après le coup que je lui ai porté. Je n'ai pas planté suffisamment ma lame.
Le monstre se précipita sur lui.
- Dommage que tu te sois éveillé, parce que je vais faire en sorte que tu ne puisses plus jamais relever.
Son oppresseur brandit sa massue, prêt à l'estoquer. Quand tout à coup, il s'arrêta net et poussa un cri de douleur. Il laissa choir son arme et se massa la main qui venait de se faire transpercer par trois fines fléchettes blanches.
- Qui est l'auteur de ce…
Tout se déroula très vite. Un flash bleu passa devant lui et la créature s'écroula sur le sol, morte.
Le Héros élu des déesses se retourna en direction de l'arbre géant. Une personne vêtue d'une tenue unique bleue avec des bandages aux avant-bras ainsi qu'au bas du dos se tenait à la base des racines de l'arbre géant. Le singulier personnage rangea sa dague ornée de curieux symboles antiques dans son fourreau qui se trouvait dans son dos, puis il fit volte-face. La majeure partie de son visage fût masquée par les quelques cheveux blonds qui s'échappaient d'un turban blanc et par un habit de la même couleur avec un grand col qui s'arrêtait juste au-dessous des yeux. Un curieux œil duquel on pouvait également voir une larme ainsi trois triangles en guise de sourcils était dessinés sur ce vêtement. Link pouvait quand même voir qu'il avait à faire à une femme, légèrement garçon manqué, grâce à ses yeux bleus profonds qui avaient quelque chose de…pénétrant. Mais le plus étrange était qu'elle dégageait une aura qui lui était très familière.
- À qui ai-je l'honneur de remercier m…
La nouvelle arrivante leva sa main droite. Une sorte d'halo lumineux semblait s'échapper au dos de sa main.
"Aucun doute. Cet Hylien est bien le dernier élu en qui réside le pouvoir du triangle sacré."
Elle se mit ensuite à observer le corps meurtri du monstre terrassé par l'épée du jeune homme.
"Étrange. Je ne connais qu'une seule personne capable d'exécuter cette botte. Elle appartenait autrefois à l'ancien héros d'Hyrule, mort il y a de cela de nombreuses années. Comment est-il possible que ce jeune bretteur sache également appliquer cette technique?"
Constatant que le nouveau personnage semblait absorbé par ses pensées, Link décida de rompre le silence.
- Veuillez m'excuser de vous sortir brusquement de vos pensées, mais qui êtes-vous?
- Je me nomme Sheik. Je suis une descendante des guerriers sheikahs et un humble voyageur solitaire. Je parcours les Terres d'Hyrule dans le but d'empêcher ces habitants de sombrer dans la dimension des ombres. J'ai ouï dire que ce territoire avait échappé au roi des ombres et à ses sbires. Je suis donc venu le défendre.
- Je vois.
-À votre tour maintenant. Que faites-vous ici présent?
- Mon village a été attaqué par d'ignobles créatures qui ont enlevé tous les enfants qui y résidaient. Je suis parti à leur recherche dans l'espoir de les sauver d'un tragique destin. D'après les dernières informations que j'ai récoltées, tout porte à croire qu'ils se trouvent dans ce temple.
- Un temple? Elle regarda derrière elle et vit une brèche béante au pied de l'arbre géant. Puis, elle refit face à son interlocuteur. Votre village était-il encore sous la menace de ces créatures?
- Pour l'instant non. Je n'ai pas croisé ces vils monstres qui ont capturé mes amis.
- Vous devez pénétrer là-dedans. Fit-elle avec un signe de tête. Dans ce cas permettez-moi de vous accompagner. J'aimerais m'enquérir un peu plus sur ce temple. Et puis, si nous cheminons ensemble, cela augmentera les chances de les trouver.
- Cette avec joie que j'accepte votre demande.
Il ne savait pas trop pourquoi, mais il lui faisait confiance. Peut-être sûrement parce que l'aura magique qui émanait d'elle n'était pas maléfique et était très similaire à quelqu'un qu'il connaissait.
- Avant que nous commencions notre périple, pourriez-vous me donner votre nom?
- Je suis Link.
- Link?
Les yeux de la jeune femme s'étaient pendant un court instant écarquillés.
- Un problème?
Ce nom semblait l'avoir entièrement captiver.
- Rien, je me confonds.
- Ha…Bien, mettons-nous en chemin.
Le spadassin ouvrit la marche suivit immédiatement par sa nouvelle équipière qui était absorbée dans ses pensées.
"C'est vrai qu'il lui ressemble énormément. De plus, il possède une des bottes ancestrales transmises exclusivement à l'authentique héritier du Héros d'Hyrule. Cependant, le dernier de la lignée est mort sans avoir laisser un seul descendant."
Ils entrèrent dans le tronc de l'immense arbre. Sheik observait le dos du Toalien comme s'elle cherchait à lire son âme.
"Au fond, ce n'est pas si mal que le dernier fragment de la Triforce ait désigné un être au cœur pur. Il pourrait peut-être se rallier à ma propre cause."
- C'est incroyable. S'écria subitement le jeune homme.
- Quoi donc?
- Je connais cette forêt depuis que je suis tout petit. J'ai visité presque tous ses recoins, mais je n'aurais jamais imaginé qu'un temple comme celui-ci était caché en son sein.
La guerrière sheikah regarda autour d'elle. L'intérieur de l'arbre était creusé à la main à plusieurs endroits. Bien que cela ressemblait presque à une pièce aménagée et improvisée, des piliers, des torches et même des vases ornaient la salle dans laquelle ils se trouvaient. Le décor n'en était pas moins éloquent par rapport aux paroles émises par Link.
- Je ne comprends pas l'intérêt de cacher ce temple aux yeux de tous. C'est comme si on voulait dissimuler son existence. Se questionna sa nouvelle coéquipière.
Le Héros élu des déesses se remémora les paroles de l'Esprit de la lumière de Firone.
– Une personne m'a raconté que des gens avaient enfoui dans ce temple une puissance obscure. Une sorte de pouvoir interdit. Ils ne souhaitent sans doute pas que quelqu'un s'en approprie.
- Je comprends mieux à présent. Effectivement, cet endroit est le lieu idéal. Bien, part où y repart-on? Dit-elle en observant la pièce.
- il y a une sorte de brèche là-bas, par-là. Dit-il en pointant son doigt devant lui.
Ils marchèrent jusqu'à parvenir devant une feinte bloquée par un gros rocher circulaire.
- Ça ressemble à une porte.
- C'est un mécanisme ancien. Il suffit de poser ses mains sur le rocher. Répondit Sheik en exécutant ses paroles. Et une voie s'ouvre.
Le roc roula sur le côté, libérant ainsi un accès vers une autre salle.
- C'est pour le moins surprenant, mais cela a le mérite d'être pratique. Répondit-il un peu admiratif.
Ils passèrent dans le trou et le passage se referma derrière eux. Ils se trouvèrent dans une grande salle où un monticule carré s'élevait au centre avec quatre flambeaux à chaque coin. Ils le montèrent et observèrent les alentours.
- Il y a trois directions au choix mais impossible de les atteindre, les bordures sont trop hautes par rapport au sol. On pourrait peut-être…
Le jeune homme s'interrompit brusquement. Il venait de voir de la poussière tombée sur son épaule. Il leva sa tête.
- Attention! Hurla la Sheikah.
Le jeune spadassin fit un saut périlleux en arrière et évita de justesse une sombre araignée de la taille d'un homme qui venait de tomber du plafond. Elle avait de grands yeux noirs de jais et une répugnante bave dégoulinait de sa bouche et de ses crocs.
- Une araignée hein? Dommage pour toi, mais même si tu as une taille imposante, tu n'as rien pour te protéger face à mon épée.
Il visa la tête du monstre qui se protégea avec ses pattes. La lame les percuta avec force, mais elle ne fit aucune égratignure.
"Comment!"
- Les pattes de cette créature sont trop robustes pour ton épée. Il faut essayer de l'atteindre à un autre endroit.
Sur ses mots, la guerrière sheikah fit un saut de voltige au-dessus de la bête. Lorsqu'elle se trouva la tête en bas, elle lança des fléchettes qui se percutèrent sur le dos de l'animal.
- Sa carcasse résiste même aux fléchettes. Ce monstre n'a donc aucun point faible.
La Sheikah atterrit derrière la créature qui se retourna d'un coup et leva une de ses membres. Elle prit sa dague pour parer le coup, mais elle fut quand même projetée et se heurta contre l'un des flambeaux.
L'araignée se rapprocha dangereusement du corps de la jeune femme.
- Je ne te laisserai pas faire. Cria Link.
Il fit un grand bond en avant, glissa sur le sol, parvint à passer entre les pattes de la bête et donna un coup d'épée sous son corps.
Le corps du monstre s'était entièrement relevé et il poussa un cri de douleur. Puis une dague se planta entre ses nombreux yeux. Il émit un dernier soupir avant de s'écrouler par terre.
Sheik se mit à la hauteur du bretteur et l'aida à se relever.
- Merci. Tes capacités au combat sont impressionnantes et tes attaques sont d'une grande précision.
- N'exagérons rien, je ne serai sans doute pas parvenu à occire cette bête sans ton intervention. Répondit-elle en retirant sa dague de la gueule de l'animal meurtri. À l'avenir, il nous faudra nous montrer plus prudent. Cette créature a presque réussi à nous surprendre, et il est fort probable qu'elle ne soit pas seule.
L'élu des déesses se mit alors à craindre le pire pour Iria et ses autres amis devant cette révélation.
- Il faut se hâter! Mes amis ne peuvent rien faire face à ces monstres.
- Ne perd pas ainsi ton sang-froid. Si ces créatures avaient voulu élimer tes amis, elles ne se seraient pas données la peine de les amener dans ce temple enfoui et s'en seraient immédiatement débarrassées dès que l'occasion leur étaient présentée.
- Tu as sans doute raison.
S'étant un peu calmé, il attira son attention sur les flambeaux en bois.
- Dis-moi Sheik, tu ne trouves pas cela étrange que ces flambeaux soient placés ici. La pièce est déjà suffisamment éclairée par les torches fixées aux murs.
- À moins que ce soit pour décorer la salle - Ce que j'en doute fortement - ils ne se situeraient pas ici par hasard. Les autres sources lumineuses sont hors de portées. Comme si ces flambeaux étaient volontairement placés là.
- C'est vrai que c'est plutôt intrigant. Je vais tous les allumer.
- Sois prudent. Il n'est pas impossible que ce soit un traquenard.
Restant sur ses gardes, Link alluma tour à tour les quatre flambeaux. Lorsque la lanterne embrasa le dernier, il y eut un cliquetis métallique et la terre commença légèrement à trembler. Puis une partie du sol, au nord de la pièce, se mit à mouvoir et forma des marches d'escalier communiquant avec la bordure centrale.
- Ce temple renferme un sacré mécanisme malgré qu'il ait été construit parmi la végétation. S'exclama le jeune héros en se mettant en marche suivit immédiatement par son compagnon d'arme.
Parvenu à mi-chemin, Une pensée intrigua son esprit.
- Au fait, Peux-tu me dire ce que signifie cet étrange œil. S'agit-il d'un blason?
- C'est le symbole des Sheikahs. Depuis longtemps, la tribu des Sheikahs veille à protéger en secret les habitants d'Hyrule. Seul la Princesse Zelda est au courant de son existence. À l'origine, il n'y avait que cet œil qui symbolisait notre fidélité et notre allégeance au sein de la famille royale, ainsi que nos agissements secrets. Les trois triangles d'or représentent les trois fragments de la Triforce.
- La Triforce? Dit-il surpris alors qu'il atteignirent un roc qui bloqua l'accès à un nouveau passage.
- Tu n'en as jamais entendu parlé?
- Non. Qu'est-ce donc?
Il voulut poser sa main gauche sur le rocher circulaire, mais la guerrière sheikah lui prit le poignet.
- Il est singulier que tu ne connaisses pas son existence alors qu'un des fragments est ancré en toi?
- Comment?!
- Tu es le dépositaire du triangle représentant le courage.
- Mais que veux-tu dire par-là?
- Observe attentivement.
Il constata qu'un halo lumineux entoura le membre de Sheik malgré qu'il ne parvienne pas à voir la main de la jeune femme à cause qu'elle était dérobée en dessous de la sienne. Puis, le signe qu'il avait depuis sa naissance se mit à luire.
- Cette marque est celui de la Triforce, Triangle d'or sacré qui représente la puissance des déesses qu'elles ont laissées après leur apparition sur ce monde. Le Triangle a été scindé en trois fragments. L'un symbolise la force, un autre la sagesse et le dernier le courage. Le fragment de la Triforce du courage t'a été transmis. Tu possèdes le pouvoir de Farore, déesses du courage.
- Moi? Mais comment est-ce possible? Je n'ai jamais commis une once de pouvoir magique.
- Je vois. Tu n'as jamais utilisé ce pouvoir qui n'a fait que sommeiller au plus profond de ton être pendant tout ce temps. Saches que ce fragment appartenait à la lignée des anciens héros d'Hyrule qui ont foulé cette terre. Il a été transmis de génération en génération. Lorsque le monde de la lumière se retrouvait sous la menace des ténèbres, le pouvoir de la Triforce du courage se manifestait. Chacun des héros d'Hyrule était le possesseur légitime de ce pouvoir. Seulement, le dernier de la lignée des héros d'Hyrule n'a laissé aucun de descendant derrière lui. Du moins à ma connaissance. Et aujourd'hui, il parvenu jusqu'à toi.
Le jeune homme était complètement sidéré par ce qu'il venait d'entendre. Si ce qu'avait dit son équipière était vrai, alors son pouvoir avait fait son apparition depuis l'avènement des monstres dans la forêt. Non, plutôt depuis l'engloutissement d'Hyrule par le Crépuscule. Malgré que tout cela lui était encore abscons, il ne s'était jamais vraiment considéré comme étant le Héros élu des déesses. Mais il devait avouer que maintenant tout ceci était peut-être vrai. Du moins c'est la seule explication plausible qu'il voyait.
- Mes paroles t'auraient laissées sous le choc?
- Ce n'est pas ça. Depuis toutes ces années, j'ai été élevé sans jamais connaître mes parents biologiques. Tout mon passé est un mystère inextricable pour moi. Malgré cela, j'ai pu vivre avec le village de Toal qui m'a bien accueilli. Les villageois sont si charmants, si gentils que je n'ai jamais été endolori par mon passé obscur. J'étais heureux et j'avais l'impression que ce bonheur était inoxydable. Ce qui fait que je n'ai jamais cherché à comprendre mon passé, ni même à le résoudre. Et depuis, j'ai l'impression qu'il me rattrape. Seulement j'ai beau tendre les bras, il me reste hors de portée.
Malgré que le visage de Sheik fût resté placide, son regard était plus brillant.
- Je vois. Dit-elle en posant sa main sur le roc qui se roula sur le côté pour libérer un nouvel accès. C'est dur d'être le Héros?
Une lueur provenant de la lumière du jour se posa sur le visage du bretteur qui émit un timide sourire.
- Non, pas du tout. Pour moi, tout ce qui m'importe, c'est de sauver mes amis à présent.
Pendant un instant, ils restèrent silencieux, sans bouger en se contentant de s'échanger simplement un regard comme si il n'avait pas besoin de parler pour s'exprimer. Puis, les yeux du jeune homme se posèrent une nouvelle fois sur le symbole de la jeune femme.
- Au fait, tu ne m'as pas dit que représentait cette larme.
La Sheikah posa sa main sur ledit symbole et semblait le caresser comme si elle voulait apaiser les pleures d'un bébé.
- Comme je te l'avais dit, à l'origine il n'y avait pas cette larme. Mais un jour, Hyrule fut une nouvelle fois attaqué par les ténèbres. Un sombre cavalier du désert voulut s'emparer du monde de lumière. Nous, les Sheikahs, accompagnés par les nobles chevaliers d'Hyrule avons tenté de l'arrêter, mais en vain. Son pouvoir était trop incommensurable pour être stoppé par nos seules forces. Alors que tout espoir était perdu, un voyageur apparu parmi le chaos. C'était le dernier porteur de la Triforce du courage. Son nom nous était inconnu. À lui seul, il put bannir le mal qui régnait partout en Hyrule. Il affronta le cavalier du désert et une terrible bataille s'engagea entre eux. Pour une raison qui m'est encore inconnu, sa Triforce l'avait abandonné pendant la bataille. Malgré cela, il sortit victorieux de son combat, seulement il finit par périr des suites de ses blessures que lui a infligé son adversaire. Personne ne savait d'où il venait, ni qui il était vraiment. Et ce dernier a fini par mourir comme il était apparu. Seul et sans laisser de traces derrière lui, tout comme le fragment de la Triforce du courage. Les habitants d'Hyrule ignorent encore ce qu'il a accompli et pour cela, il ne reçut le titre honorifique de héros. La tribu des Sheikahs a tenté alors de retrouver son corps afin de lui accorder une digne sépulture. Mais il n'a jamais été retrouvé. Sans doute le sombre cavalier du désert l'aurait entièrement fait disparaître avec son pouvoir maléfique. Et depuis ce jour tragique, nos larmes viennent s'ajouter à ce symbole en souvenir de ce guerrier inconnu.
- Quel triste histoire.
Pendant un instant, le silence régna sur les lieux jusqu'à ce que la guerrière sheikah décide de le briser.
- Je pense qu'il est grand temps que nous reprenons notre route.
- Tu as raison.
Ils empruntèrent finalement le nouveau passage qui leur était offert.
- Sommes-nous sortis de l'arbre? Ne serait-ce pas une gorge en face de nous.
L'œil perçant de Sheik avait vu juste. Ils pouvaient voir le ciel nuageux ainsi qu'un pont en bois qui reliait les deux bords de la crevasse dont on ne percevait pas le fond.
- Ce pont me parait engageable, il nous faut le traverser si nous voulons poursuivre l'exploration de ce temple.
Sa coéquipière approuva d'un signe de tête.
Ils firent à peine quelques pas quand soudain, une plante carnivore, encore plus grande que toutes celles que Link avait déjà combattues, surgit du sol. Mais cette fois, le spadassin fut suffisamment sur ses gardes pour riposter immédiatement à coups d'épées avant de la scinder la tige en deux.
- Bien, reprenons notre…
Tout à coup, la créature se mit à ramper, tel un serpent à l'affût de sa proie. Il bondit sur le jeune homme qui s'attendait à ce qu'elle soit morte après le coup qu'il lui avait porté et ne fit aucun mouvement. Son équipière, qui était restée attentive, planta sa dague dans la gueule du monstre qui fut achevé par ce coup fatal.
- Pourquoi avoir pensé que la créature était déjà occise par ton épée? Dit Sheik sans prendre un ton réprimandant.
- Je…j'avais déjà affronté ces monstres auparavant. Il suffisait de couper la tige en deux pour les terrasser.
- Même si un être a le même visage qu'un autre, il ne possède pas forcément les mêmes capacités. Sache que chaque être est unique en son genre.
Elle regarda ensuite le corps meurtri de la plante avant reprendre la parole.
- Tu as senti?
- Quoi donc?
- Il semblerait que ces créatures soient imbues en magie.
- Où est le problème? Dit-il en se remettant en chemin.
- À l'origine, ces monstres sont dépourvus d'aura magique. Mais j'ai l'intime conviction qu'ils ont été renforcés par une force qui m'est inconnue. Comme s'ils étaient placés là pour endiguer la route à tout être voulant explorer ce temple. Sans doute protègent-ils les arcanes de ce lieu oublié par le temps.
Il est vrai que depuis qu'il avait pénétré dans le temple Silvestre, Link n'avait cessé de sentir une sombre aura dans l'atmosphère et ne parvenait pas à différencier avec celle des monstres. C'était comme s'il se trouvait dans la dimension du Crépuscule. Et pourtant, les ténèbres avaient avortés. Il ne voyait qu'une seule hypothèse qui pouvait expliquer ces fondements.
- C'est certainement cette puissance obscure qu'ils tentent de défendre.
- Cette puissance mystique agirait-elle d'elle-même? Dans ce cas, cela risque d'être plus hasardeux que prévu. J'ai bien peur que nous n'ayons vu que les prémices des pièges de ce temple.
Ils se remirent en chemin. Parvenus à la moitié du pont, ils virent de l'autre côté un animal assimilant à un chimpanzé aux poils blancs. Cette bête aurait pu paraître inoffensif s'il n'avait pas une tête glabre qui suscitait la peur et les observait avec des yeux torves.
"Qu'est-ce donc encore que cette créature?" S'interrogea l'élu des déesses.
Ladite créature brandie un boomerang qui se mit briller d'un halo noir. Aussitôt, le bretteur sentit une grande et sombre aura. La Sheikah rebroussa chemin pendant que le monstre lança son arme qui trancha une à une les cordes du pont. Elle sauta à temps avant que le pont, privé de ses supports, se brisa en deux et tomba avec le jeune héros.
- Non. Link! Link! Hurla-t-elle en scrutant le fond mais sans le voir.
Plusieurs longues secondes s'écoulèrent sans qu'il n'y ait eu le moindre signe de vie.
"Impossible qu'il survive à cette chute mortelle."
La bête simiesque fit un geste grossier avec sa main et son derrière. Puis elle partit en poursuivant ses brocards, ravie de sa réussite.
"Link. Comment as-tu pu…"
Contre toute attente, l'élu des déesses réapparut à l'autre bout de la crevasse, accroché fermement aux planches du pont qui étaient encore restées fixées aux poteaux.
- Je ne mourrai pas aussi facilement. Pas temps que mes amis seront en danger.
Il grimpa le restant des marches du pont suspendu dans le vide. Arrivé en haut, il se retourna et cria:
- Sheik! Essaye de trouver un moyen de me rejoindre. Je vais m'occuper de ce monstre en attendant.
Le bretteur vit un nouveau passage un peu plus loin au pied d'un autre arbre géant. Il pensa qu'il s'agissait sûrement de l'antre de la bête. Il poussa le roc et entra.
La salle n'était éclairée que par la lumière du jour qui pénétrait par les quelques fentes de l'arbre. Plusieurs totems se dressaient devant lui et formaient un cercle. Le chimpanzé maléfique se trouvait sur l'une des sculptures.
- Te voilà enfin. Il est temps que tu répondes de tes actes sur le pont. Prépare-toi à combattre.
Pour toutes réponses, le singe brandit son boomerang qui s'imbu d'une lumière noire. Il le lança et une petite tornade se forma autour de l'arme. Link ne s'attendait pas à ce type d'attaque et se protégea derrière son bouclier. Cependant, Il fut quand même emporté par l'intensité du courant et fut projeter dans les airs avant de tomber lourdement sur le sol.
La créature dénigra son assaillant en exécutant une danse puérile tout en arborant son derrière.
- Ne commences pas avec tes simagrées alors que nous ne sommes qu'au début du combat, espèce de chimpanzé hâbleur!
Il se releva et fonça sur son oppresseur. Ce dernier renouvela son attaque.
- C'est inutile, maintenant je connais ton coup.
Il fit un saut de côté pour éviter l'arme de jet. Il poursuivit sa course effrénée et percuta violemment le totem. Le chimpanzé vacilla mais parvint à se maintenir en équilibre. Seulement l'objet volant le cogna de plein fouet et il fut projeté dans les airs.
- Même si ton arme de jet est assez particulière, un boomerang revient toujours à son lanceur.
Le monstre simiesque heurta le sol avec violence. Quelque chose se détacha au sommet de son crâne. Au début, l'épéiste crut qu'il s'agissait d'un morceau de tête. Mais en l'examinant plus attentivement, il constata qu'il s'agissait en fait d'un gros insecte.
Ce dernier semblait pousser des cris agonisants, puis finit par exploser en de fines particules.
- Qu'est-ce que cela signifie? La sombre aura semble s'être atténuée.
Le chimpanzé se releva en massant le crâne, il regarda les alentours d'un air hébété sans comprendre où il se trouvait.
- Cet insecte, on dirait qu'il a possédé cet animal.
Le singe s'éloigna d'un pas nonchalant, laissant derrière lui le boomerang que Link ramassa.
- Cette arme de jet pourra m'être bien utile.
Il le lança et du vent, plus estompé de ce qu'il avait vu auparavant, s'entoura autour de l'objet.
- Il semblerait que l'arme est retrouvée son véritable pouvoir. Cet être malfaisant l'avait sans doute renforcé avec sa magie. Enfin bref. Il la rangea dans son fourre-tout magique. Iria et les autres ne m’attendront pas indéfiniment. Je dois aller les sauver.
"Mais d'abord, je dois retrouver Sheik. Qui sait où elle se trouve. Elle peut être n'importe où."
Il se dirigea vers la sortie. Puis, il s'arrêta net.
- Hum?
Il se retourna très rapidement en brandissant son épée, près à faire face à l'ennemi. Mais il n'y a avait personne.
…
"Étrange. J'étais pourtant persuadé que j'avais senti une présence derrière moi. Enfin..."
Il remit son épée dans son fourreau et quitta les lieux.
Mais derrière lui, une sombre silhouette dérobée derrière l'un des totems se montra. Son corps était masqué par l'ombre du totem, cependant la lueur du jour qui s'échappait d'une des parois de l'arbre éclairait un bras putride dont la chair raboteuse était parsemée de plusieurs trous duquel s'extirpait des petits insectes purulents.
- Saleté d'être belliqueux!
Eructa la silhouette avec une voix froide.
- Comment as-tu osé terrasser l'un de mes précieux petits. Je ne te pardonnerai jamais cet acte! Soit maudit!
Il marqua un temps d'arrêt avant de reprendre. Suivant l'audacieux spadassin avec un regard assassin.
- Tu sembles être à la recherche de quelqu'un qui t'est précieux. Cette Iria dont tu as parlé, je la trouverai avant toi et je lui ferai une imprécation. Je t'arracherais douloureusement ce que tu m'as enlevé comme tu l'as fait. Sois-en certain!
Ses yeux platine s'illuminèrent d'une malveillante attention et transpercèrent les ténèbres.
Link était parvenu à l'extérieur de l'antre où il avait combattu la bête et fut surpris de retrouver immédiatement son compagnon à la sortie.
- Sheik? Comment es-tu parvenue jusqu'ici en si peu de temps?
- Je possède quelques arcanes qui peuvent m'être très utiles dans certaines situations.
Mais plus important, j'ai remarqué qu'il y avait plusieurs cages dans les environs gardées par une sentinelle de monstres. Je ne me suis pas suffisamment rapprochée pour voir ce qu'elles contenaient, mais peut-être que tes amis se trouvent dans l'une d'entre elles.
Le visage du jeune homme s'illumina.
- C'est extraordinaire! Il n'y a plus qu'à toutes les trouver et libérer mes amis.
Plus motivé que jamais, Link parcouru le reste temple avec la descente des Sheikahs. Cette dernière se révéla être très chevronnée en ce qui concerne la détection des pièges, le fonctionnement du mécanisme du temple et l'art du combat. Sheik était un guide indispensable. Bien qu'elle soit mystérieuse et atypique, elle affrontait chaque situation avec une grande quiétude et une magnifique prestance. Le jeune homme ne pouvait qu'être émerveillé par son savoir-faire. Ensemble, ils découvrirent toutes cages qui ne renfermaient que des singes capturés dans la forêt. Mais il n'y avait aucun indice d'Iria, ni des autres enfants. Plus le temps passait, plus ils progressaient dans le temple et plus les chances de retrouver tous ses amis s'effritèrent.
Pour finir, ils se retrouvèrent devant une imposante porte ronde dorée avec une grande serrure en son centre.
- Merci pour tout. Dit le Héros élu des déesses aux singes qui les avaient aidé à traverser un grand ravin. Bon, nous avons exploré toutes les pièce de ce temple. D'après la carte, il ne reste plus que celle-ci. C'est sûrement là qu'ils se trouvent.
- La grandeur de cette porte m'intrigue. Sans doute abrite-t-elle un monstre massif.
- Peu importe la taille de l'adversaire, je suis prêt à affronter tout être qui endiguera entre moi et la délivrance de mes amis.
- Peux-tu utiliser ton boomerang pour atteindre la serrure afin d'y engouffrer la grande clé.
- Bien sûr, laisse-moi faire.
Il jeta une grande clé en fer dans les airs et lança son arme. La pièce métallique se prit dans la tornade formée par l'objet. Elle s'enserra dans la feinte et tourna ce qui fit choir la serrure dans un grand bruit métallique.
Le sol se mit légèrement à trembler pendant que la porte ronde s'ouvrit avec lenteur. Les deux guerriers la passèrent en restant aux aguets. Ils se trouvèrent à présent dans une salle volumineuse où il y avait une cascade qui se terminait par un bassin dont l'eau était violette et avait un aspect poisseux.
- Je ne suis pas très rassuré par ce manque d'hostilité. Cela me paraît assez équivoque. Dit l'élu des déesses qui sentait une puissante aura magique.
- L'eau est empoisonnée. Prends garde de ne pas y tremper les pieds. S'exclama Sheik en examinant le liquide.
- Ce n'est pas ce qui me fait le plus languir. Cela fait des heures que nous fouillons les moindres recoins de ce temple. Et toujours pas la plus pâle piste de la présence de mes amis.
- Je partage tes peines, cependant il nous faut…
Elle ne put finir sa phrase. Une quantité de bulles d'eau impressionnantes commencèrent à remonter à la surface du liquide nauséabond.
- Tiens-toi prêt. S'écria la guerrière sheikah.
- Ça se rapproche.
Une grande masse verdâtre déferla hors de l'eau.
- Il est énorme! Éructa le spadassin.
La chose avait deux imposantes plantes carnivores en guise de mains. Son gigantesque corps était couvert d'une épaisse tige rappeuse et raboteuse. La créature ouvrit ses triples mâchoires et un rugissement sonore en sortit. Le jeune bretteur sentit au même moment une énorme aura s'émaner du monstre. Il cru également avoir entraperçu un œil semblable à celui d'un félin, mais plus monstrueux, au bout de la langue.
- Impossible!
- Qu'il y a-t-il? S'en alla enquérir L'élu des déesses avec une pointe de crainte dans sa voix puisque c'était la première fois qu'il voyait la Sheikah aussi peu placide.
- C'est Dionea, la mauvaise herbe du Crépuscule dont parlent les antiques légendes d'Hyrule!
- C'est lui le protecteur de la puissance obscure?
L'un des bras, où plutôt l'une des têtes, fonça sur le bretteur qui esquiva les morsures avec un saut de côté.
- Tu es rapide, mais se ne sera pas suffisant face à moi. Meurs funeste créature!
Il leva son épée et l'abattit sur la tige. Cependant, la lame rebondit sur la couche végétale.
- Comment! Pas une seule égratignure!
- Fais attention!
Elle tira des fléchettes sur la deuxième gueule du monstre qui rebondirent au contact de ce dernier et poursuivit sa course sur le spadassin. Link fit un saut salto arrière et put échapper aux mâchoires.
- Demi-tour! Cachons-nous derrière la porte. Hurla Sheik.
Tous deux repartirent vers la sortie. Mais la grande porte se referma instantanément et bloqua toute tentative de fuite.
- Cette puissance obscure. Elle veut qu'on l'affronte.
- Il repasse à l'attaque! Fit la Sheikah en se jetant sur le corps du jeune homme se qui permit d'éviter la plante carnivore qui se cogna salement contre la porte dorée et vacilla dans les airs, assommé par le coup.
- Que peut-on faire? Nos armes standard sont inefficaces contre sa peau robuste. S'exclama le jeune homme.
- Certes, mais te souviens-tu ce qu'il s'est passé lorsque la tête du milieu avait poussé son rugissement?
- J'ai senti une très grande aura magique et j'ai cru aussi entrapercevoir une sorte d'œil.
La deuxième créature végétale fondit sur les deux guerriers qui l'esquivèrent en plongeant chacun dans un côté opposé.
- C'est exact. Je pense que sa source d'énergie est concentrée sur ce point précis.
- Tu subodores qu'il s'agisse de son point faible?
La gueule droite de la plante carnivore reprit soudainement ses esprits et se posta près de son congénère prête à affronter ses opposants.
- Tout porte à croire en tout cas. Cependant, nous devons nous débarrasser de ses bras qui nous font obstacle si nous voulons atteindre la tête.
Tout à coup, des lianes animées surgirent de l'eau poisseuse et se dirigèrent sur les deux combattants qui se retrouvèrent très vite tous les deux encerclés.
"Mince! Je ne vois plus Sheik. Je dois me défaire de cette masse herbeuse."
Sans prévenir, les lianes se ruèrent sur lui de tous les côtés.
- Attaque circulaire!
Il tournoya sur lui-même et parvint à toutes les trancher.
Au même moment, son compagnon d'arme esquiva plusieurs tiges animées avec des mouvements aussi habiles que vifs.
- Attention Sheik! Derrière toi!
Une liane fonça sur la jeune femme qui se retourna tout en sortant très rapidement sa dague et la sectionna. Deux autres tiges animées vinrent l'assaillir, mais elle évita habilement la première en penchant uniquement son corps sur le côté et le second en exécutant un saut vrillé qui passa en dessous de la guerrière.
- Sheik, j'arrive! Hurla-t-il en s'apprêtant à courir.
- Ne t'occupes pas de moi et regardes au-dessus de toi!
Link put voir juste à temps l'une des plantes carnivores s'abattre sur lui et dût faire une roulade pour l'éviter.
Seulement en voulant avertir son compagnon, une des lianes avait échappé au regard de la Sheikah et s'enroula sur le poignet qui tenait la dague. D'autres lianes vinrent étreindre l'autre poignet, le bassin, la cuisse droite ainsi que la jambe gauche. Son corps fut soulevé de plusieurs mètres au-dessus du sol. Elle tenta de se débattre, mais sa tentative était vaine.
Les tiges animées se faufilèrent entre les bandages du ventre et certaines déchiraient même le tissu de la tenue de la jeune femme. Puis, le bout des plantes flexibles commença à effectuer d'impitoyables attouchements de toutes parts. Un rire pur, mélodieux et très légèrement étouffé par le col dominait la salle. Il n'y avait plus le bruit de la cascade qui s'écoulait le bassin, plus de respiration saccadé du monstre, plus de cri de combat, tous ces sons furent évanouis par ce rire cyclique dont les ondes caressèrent le tympan de Link comme une plume parcourant délicatement la plante des pieds.
Cette péripétie ne passa pas inaperçu au jeune homme qui oublia la bataille et regarda sa coéquipière avec des yeux médusés, non pas à cause qu'elle était en train de se faire chatouiller au cours du combat, mais à cause du son qu'elle émettait.
"Ce rire…Je l'ai déjà entendu auparavant."
L'une des créatures profita du moment d'inattention du seul combattant encore en état de se battre pour s'élancer sur lui. Mais ce dernier l'avait remarqué et l'esquiva à temps avec un saut de côté.
La guerrière sheikah tira sur les liens animés comme une possédée. Seulement même si son corps ballottait avec violence, elle n'avait aucun moyen pour se soustraire des multiples assauts qu'endurait son anatomie et ne pouvait que subir l'effet diabolique du chatouillement. Ses vêtements déchirés à plusieurs endroits partaient petit à petit en lambeaux en raison des fluctuations provoquées par les lianes. Le fait d'être ainsi mise au supplice n'était que terriblement efficace.
Le bretteur, quant à lui, ne comprenait l'agissement de Dionea. Il avait de la peine à se concentrer sur le combat qu'il menait à cause du rire qui suscitait et ne pouvait s'empêcher de regarder furtivement son équipière. Mais lorsqu'il vit l'une des plantes carnivores se diriger sur elle, il comprit quelles étaient les intentions du monstre. Il l'avait immobilisée et chatouillée afin qu'elle ne puisse plus attaquer pendant qu'il l'assène à coups de dents.
- Je ne te laisserai pas faire!
Il se précipita pour délivrer son compagnon d'arme, cependant l'autre gueule du monstre s'interposa.
- Je n'ai pas de temps à perdre avec toi!
Malgré l'obstacle à franchir, il poursuivit sa course effrénée. La créature se précipita sur lui et il fit une roulade pour l'éviter. Seulement son congénère végétale se dirigea à toute vitesse vers la Sheikah. Il était trop loin pour l'atteindre. Même s'il courrait de toutes ses forces, il n'arriverait jamais à temps.
- Non! Laisses-la!
Dans un dernier geste désespéré, il s'équipa de son boomerang et le lança sur le monstre. Ce dernier reçut la tornade de plein fouet. Elle ne lui causa aucun dommage, mais sa trajectoire fut suffisamment déviée de sa cible et il finit par percuter le sol sous un grand nuage de poussières.
Le festival de rires de la jeune femme continua dans sa pérennisation. Son corps se laissa balancer aux rythmes déchaînés des lianes dont le bout des tiges maintint leur danse infernale sur chacune des surfaces qu'elles occupaient. Même si la représentation de ce spectacle rocambolesque était de toute beauté pour les yeux et pour les oreilles, le décor et la situation ne convenait pas. Et malgré lui, Link se força à tirer les rideaux à ces sons mélodieux. Il devait y mettre un terme.
- Tiens bon Sheik. Je vais te libérer.
Sa coéquipière l'entendit en dépit de ses innombrables sons cycliques. Elle voulut voir où se trouvait le spadassin et ce qu'il faisait, mais les interminables fluctuations provoquées par les tiges animées l'empêchèrent d'ouvrir ne serait-ce qu'un œil. Elle n'était plus maîtresse de ses mouvements et son corps ballottait aux instruments de son bourreau tel une marionnette contrôlée par les ficelles de son marionnettiste qui n'était autre que Dionea.
Au moment où le bretteur allait s'élancer, la plante carnivore qu'il avait précédemment esquivé revint une nouvelle fois à la charge. Il s'était trop préoccupé du sort de sa coéquipière pour pouvoir éviter l'impact. Il se réfugia rapidement derrière son bouclier en bois. Son assaillant l'heurta avec force et il glissa sur le sol en passant tout près de son compagnon d'arme. Constatant qu'il allait se cogner contre la paroi derrière lui, il fit un saut et atterrit sur la tête de la créature.
- C'était fois-ci c'est la bonne.
Il bondit vers les lianes, empoignant fermement le manche de son épée, prêt à toutes les découper.
Une seconde passa.
Une seconde pendant laquelle tout se bouscula dans la tête de la Sheikah.
Elle luta pour voir le déroulement de la scène. Mais comment résister à tant de lianes qui chatouillent à tant d'endroits à la fois. Non. Elle devait absolument voir ce qu'il se passait. Si elle ne se concentrait pas sur la sensation qu'éprouvait son corps, alors peut-être parviendra-t-elle à ouvrir ses yeux. Seulement avait-elle assez de volonté pour cela? Elle devait tenter. Rassemblant ses esprits, elle se concentra sur son objectif.
"Ouvres les yeux!"
Les tiges animées au niveau de ses côtes la démangeaient horriblement.
"NON! Ne penses pas à ça!"
Pourvu que les lianes ne se mettent pas à chatouiller ses pieds si sensibles. Elle n'y résisterait pas.
"N'y songe pas! Ouvres les yeux!"
Le bout des plantes était terriblement efficace à l'unisson. Leurs multiples mouvements étaient parfaitement synchronisés. Comment ne pas succomber?
"Allez!"
À sa grandeur stupeur, elle réussit à entrouvrir un œil, juste assez pour voir le jeune homme dans les airs se diriger vers elle, tenant fermement le manche dans son épée, prêt à trancher toutes les lianes. Mais elle vit également une masse sombre derrière l'élu des déesses.
- LINK! S'époumona-t-elle.
Ce n'était pas un cri de détresse, mais plutôt un cri de mise en garde.
Le bretteur comprit et se retourna juste à temps pour voir une grande gueule ouverte.
- Je ne peux pas l'éviter!
Il y eut un grand claquement de dents.
La jeune femme s'était trop concentrée sur son équipier et reperdit le contrôle de son corps. Elle voulut regagner la maîtrise de son anatomie pendant qu'il était encore temps, cependant il était trop tard. La démangeaison avait déjà reprit le dessus. Elle se fia donc à ses oreilles qui n'entendit que le son pur et mélodieux de ses rires.
Plusieurs longues secondes s'écoulèrent sans qu'il n'y ait eut de changement hormis le rire de la Sheikah qui reprit de belle.
La plante carnivore qui n'avait pas participé à toutes ses péripéties rocambolesques se releva au débotter. Elle secoua vigoureusement la tête pour reprendre ses esprits et chercha sa cible. Finalement, il l'aperçut un peu plus loin et s'en approcha pour en finir.
Quand soudain.
- Sheik!
C'était une voix inespérée qui semblait venir d'entre les morts. La créature végétale se retourna vers cette voix et vit l'assaillant vêtu de vert coincé dans la gueule de son congénère. Il avait placé son bouclier au-dessus de sa tête et était accroupie sur sa lame de son épée qu'il tenait encore à la main tout en essayant de résister à la pression de la mâchoire du monstre.
- Ce n'est pas bon du tout. Si je ne fais rien, Sheik va…
Une fine langue verdâtre ressemblant à une tige s'enroula autour de son ventre.
- NON!
Constatant qu'il était hors jeu, la plante carnivore se dirigea vers la guerrière sheikah.
- Sheik! Il arrive! Bouges de là!
Effectivement, le monstre n'était plus très loin de la jeune femme. Il dégoulina de salive prêt à en finir pendant que son congénère tira l'élu des déesses avec sa langue à l'intérieur de sa gueule.
- Non! Sheik!
Ses forces finirent par défaillirent et la dernière chose qu'il put voir était la créature végétale déferler sur son équipier avant que les mâchoires se referment.
- Je ne me laisserai pas avaler de cette façon!
Il donna un coup d'épée derrière son dos et parvint à trancher la langue. La plante carnivore poussa un grand cri de douleur et Link en profita pour sortir de sa bouche avant de tomber lourdement au bord du bassin infesté. Ignorant sa douleur, il se releva immédiatement et chercha son équipière. Mais tout ce qu'il vit c'était l'autre créature et de la fumée qui sortait de sa gueule. Il n'y avait tout simplement plus aucune trace de Sheik. Elle n'était plus là.
Seulement après une seconde, la plante carnivore se mit subitement à faner avec une très grande célérité et finit par être réduit en poussière.
L'instant d'après, un bruit étrange, semblable à un "pouf", se retentit derrière l'élu des déesses. Il se retourna et fut totalement stupéfait par ce qu'il vit. Un nuage de fumée s'était dressé face à lui, mais surtout la jeune femme se trouvait au beau milieu de cette masse gazeuse parfaitement en vie.
- Cette fumée me permet de disparaître et réapparaître à un endroit qui se trouve dans mon champ visuel et contient un gaz mortel à quiconque en inhale. Fit la Sheikah avant que Link ne l'interroge.
Ce dernier, ne savait pas comment elle parvenait à se maintenir sur pieds après tout ce qu'elle avait subi, mais peut lui importais. Malgré le combat qui faisait encore rage, il émit un sourire, trop content que son compagnon était encore en vie.
Voyant dans quel état avait fini la dernière plante carnivore, son congénère poussa un hurlement féroce, ce qui souleva le haut du vêtement de la guerrière sheikah et le jeune homme put voir une très fine partie du buste qui était découvert suite aux assauts frénétiques des tiges animées. Il se mit à rougir, détourna rapidement la tête et fit comme si de rien n'était.
La créature végétale semblait hésiter. Elle n'osait pas s'approcher de la guerrière sheikah. Elle décida donc de s'acharner sur le Héros vêtu de vert.
- Si tu crois que je suis inoffensif, tu te fourvoies!
Il s'équipa de son boomerang et le lança sur la créature qui vit sa trajectoire déviée. Elle heurta le mur avec violence, qui se fissura sous le choc.
- Essaye de l'amener vers moi! S'écria Sheik.
Il comprit l'idée. Il prit cette fois-ci de sa canne à pêche. Il ferra la lèvre inférieure de la plante carnivore et la lança de toutes ses forces en direction de son compagnon d'arme. Ce dernier disparu sous un écran de fumée blanche. Le monstre en avala une bonne bouffée avant de subir le même sépulcral sort que son congénère.
- Bien, maintenant qu'il n'a plus moyen d'utiliser ses bras, il nous reste plus qu'à trouver un plan pour achever la dernière tête de Dionea. Dit la descendante des Sheikahs en sortant sa dague de son fourreau.
Cependant, le monstre se mit à cracher un liquide noir sur la jeune femme qui ne put éviter l'attaque. L'élu des déesses se jeta devant elle et se réfugia derrière son bouclier. Malheureusement, l'épaisseur de l'objet n'était pas suffisante et il reçut des éclaboussures sur diverses parties de son corps.
La guerrière sheikah, qui n'a rien subi grâce à l'intervention de son compagnon, s'horrifia devant les effets du liquide. La tunique était en train de se dissoudre petit à petit.
- C'est de l'acide! Cria Sheik avec un regard hagard sans se soucier du monstre qui lui envoya un autre jet d'acide.
Malgré son état infirme, Link prit sa lanterne et la projeta sur le liquide noir qui s'embrassa aussitôt au contact de l'objet. Le feu gagna en puissance et se dirigea, tel un lance-flammes, sur Dionea. Il finit par prendre feu et poussa de grands cris de douleurs en se débattant comme un dément. Quelques instant plus tard, le corps entier de la bête fut entièrement calciné avant d'exploser en de fine particule qui restèrent en suspension dans l'air. Elles laissèrent derrière elle un gros cœur luisant comme le rubis.
- Un réceptacle de cœur. Link! Prends ce cœur! Il dissipera les effets de l'acide et régénéra ton énergie vitale à son paroxysme.
Cependant, l'acide était déjà en train de ronger la peau du jeune homme comme si du fer blanc était en train de chauffer sur tout son corps. Ses jambes ne supportaient pas son poids et refusèrent de lui obéir. Il n'arrivait même plus à ramper vers ce qui devait être son salut.
"Il ne me reste plus qu'une solution."
Rassemblant ses ultimes forces, il s'équipa de son boomerang et le lança sur le cœur qui se prit dans la tornade et revint sur son lanceur. Dès qu'il fut au contact du réceptacle de cœur, toutes ses blessures se guérirent à vue d'œil et ses vêtements ainsi que son bouclier redevinrent neuf.
Sheik poussa un ouf de soulagement. Son coeur se dilata de reconnaissance de ne pas avoir assisté à une sépulcrale scène. Puis, elle remarqua que les particules restées en sustentation dans l'air conglomérèrent et formait une sorte de relique noire qui dégageait une puissante et sombre aura. La manifestation se dirigea ensuite vers le plus proche des deux guerriers.
- Qu'est-ce c'est que cet objet? Serait-ce ce pouvoir prohibé dont m'a parlé l'esprit de Firone? Dit-il en se saisissant de la chose.
Son compagnon d'arme se rapprocha pour contempler l'objet de plus près.
- Je comprends tout à présent. Ce que tu tiens dans tes mains est un cristal d'ombre. Il contient le pouvoir des ombres.
- Le pouvoir des ombres! En quoi ceci est censé m'aider à sauver Hyrule?
- Je n'en ai pas la moindre idée. Les origines de cette magie ancestrale remontent aux antiques légendes d'Hyrule. Par contre, ce que je sais, c'est qu'en tout il y a quatre cristaux d'ombre. Et qu'une fois les quatre fragments unifiés, un pouvoir magique omnipotent, dépassant même l'imagination, se libéra et pourra tout détruire sur son passage. Tous ces obstacles, tous ces piègent, tous ces monstres et la présence d'un gardien de taille tel que Dionea dans ce temple n'avaient pour but que d'empêcher quiconque de mettre la main sur cet objet damné.
Soudain, l'eau du bassin perdit sa couleur violette et devint limpide. La Sheikah s'en approchant pour l'examiner de plus près.
Le bretteur, quant à lui, semblait avoir été frappé par la foudre.
"C'est donc ça la tâche que l'on m'a confiée? Retrouver des cristaux contenant un pouvoir qui mènera le monde à la ruine et à la destruction?"
À ses pensées, il fixa la paume de sa main qui ne tenait pas l'objet loin d'être anodin. Il s'imagina qu'un feu noir se dégageait de la totalité son corps. Il était en train de cracher du feu par la bouche et brûlait toute la forêt autour de lui. Iria et les autres villageois de Toal se trouvaient parmi les flammes et tendaient la main vers lui. Mais il ne fit qu'émettre un rire démoniaque tout en arborant le cristal d'ombre et cracha un autre jet de flammes sur leurs corps.
Ce cristal d'ombre l'inculqua au point de l'effaroucher.
"Non! Je ne veux pas de ce pouvoir!"
Midona apparu brusquement derrière lui, sous sa forme d'ombre transparente, et lui parla tout bas dans le but de ne pas faire remarquer sa présence à la guerrière sheikah.
- Bien joué! Tu as trouvé l'un des cristaux dont je suis à la recherche.
- Midona, que signifie tout ceci? Que comptes-tu faire avec ça?
- Je ne dirai rien devant elle. Dit-elle en désignant la jeune femme. Tu auras une explication en temps en heure une autre fois.
Elle spolia l'objet et le dirigea ensuite vers le sol. Un rayon obscur et sournois s'en échappa. Elle frappa le sol et des cercles concentriques bleutés apparurent entouré d'un halo noir.
- Incroyable! Le cristal d'ombre a conservé tout son pouvoir malgré les siècles passés. Dit-elle en regardant l'objet comme s'il s'agissait du plus précieux trésor du monde. Link, prend ce téléporteur, il te conduira en dehors de ce temple.
Sur ses mots, le lutin reprit la forme de l'ombre du jeune homme avec le cristal en sa possession.
- L'eau est redevenue potable. Se manifesta derrière lui Sheik en buvant une gorgé à l'aide de ses mains. Je pense que nous n'avons plus rien à faire dans ces lieux. Il nous faut regagner la sortie.
- Heu...très bien. Dans ce cas, prenons ce téléporteur.
La descendante des Sheikahs suivit Link sans se demander comment un téléporteur magique est apparu sur le sol. Tous les deux se mirent au centre des cercles concentriques. Le spadassin sentit son corps s'alléger ainsi qu'une lourde pression sur ses épaules. Le même phénomène que son passage au château d'Hyrule. Des images se déferlaient rapidement sous ses yeux, puis ses jambes redevinrent lourdes comme s'il avait fait un saut gigantesque. Il se trouvait à présent devant la source de Firone.
- Je ne suis pas mécontente d'être enfin à l'air libre. Cette journée ne fut pas de tout repos.
Ce rappelant pourquoi il est allé dans le temple, il chassa le cristal d'ombre de ses pensées et se concentra sur ses desiderata.
- Certes, mais ce temple ne m'a rien révélé sur le lieu où pouvaient se trouver mes amis. Dit-il avec un air déconfit.
Tout à coup, la voix du gardien spirituel de la forêt s'éleva dans les airs.
- Link, Héros élu des déesses, tu dois sortir de ces bois. Diriges tes pas vers l'est. Tu trouveras les terres protégées par l'Esprit d'Ordinn. Cependant, sache que ces terres sont déjà plongées par les sombres nuages du Crépuscule. Maintenant va si tu désires retrouver ceux que tu cherches. Suis ce fil d'Ariane.
La voix s'éteignit aussi brusquement qu'elle s'était manifestée mais elle laissa derrière elle un faisceau lumineux qui apparu à quelques mètres au-dessus des leurs têtes et semblait se diriger au dehors de la forêt.
- Mes amis sont à Ordinn…Ils sont encore en vie!
Après tout ce qu'il avait traversé, depuis qu'il s'était trouvé sous la forme d'un loup, il était heureux pour la première fois.
Sheik s'approcha de Link et posa sa main sur son épaule, malgré son visage qui était caché par son foulard, il devina qu'elle souriait.
- Bien, maintenant que tu sais où se trouvent tes amis, je pense qu'il est temps que nos chemins se séparent.
- Tu ne viens pas avec moi? Pourquoi ce revirement?
- Je te l'ai dit, je parcours le pays d'Hyrule dans le but de protéger ses habitants de sombrer dans la dimension des ombres. Maintenant que j'ai vu tes capacités au combat et dans le maniement de l'épée, je sais que tu n'as plus besoin de moi pour sauver tes amis. L'épreuve que nous avons subie dans le temple de la forêt fait foi. Tu as un très bon potentiel, mais il te reste encore du chemin à parcourir avant de devenir un vrai maître d'arme. Mais tu as toute ma confiance. De plus, si tu te diriges à l'est et moi à l'ouest, nous pourrons protéger plus efficacement les terres d'Hyrule.
- Je comprends. Répondit-il avec un ton morose et un regard morne.
- Ne sois pas attristé par cette séparation. Si tu continues à secourir les habitants d'Hyrule et libérer les terres du Crépuscule, alors nos chemins ne peuvent que se croiser à nouveau.
Le visage du jeune homme rayonna un peu plus.
- Je n'oublierai jamais tout ce que tu as fait pour moi. Dit-il en tendant la main avec le regard brillant.
- Non, c'est moi qui dois te remercier. Car à présent, je sais que quelqu'un d'autre veiller à soulager les souffrances du peuple d'Hyrule et à apporter la paix sur ses terres. Répondit-elle en lui serrant la main avec un visage toujours aussi placide, mais avec une lueur de reconnaissance dans son regard.
Link n'avait jamais connu de yeux aussi émotifs auparavant. Malgré son air placide et sa grande quiétude, il était épanoui d'avoir rencontré une personne comme Sheik. Cela lui rappelait l'instant où il avait vu Félicia pour la première fois. Il ne savait pourquoi il se mit à penser à tout ça. Mais il se sentit apaisé.
Le vent s'éleva soudainement. Les cheveux et la tenue des deux guerriers se laissèrent balancer aux rythmes du mouvement de l'air. Plusieurs feuilles se firent soulever, bercer par le souffle, et le hasard a fait que les feuilles entourèrent la poigné de main des deux compagnons.
Après un dernier échange de regard, la Sheikah partit en direction de la sortie de la forêt.
"Link, tu es le digne dépositaire de la Triforce du courage. Je pense qu'il n'y aurait eu de meilleur porteur. Tu ressembles énormément au dernier héros qui a foulé ses terres. Tu t'offres en holocauste exactement comme il avait fait avant toi. Je suis content que la lignée des héros t'ait choisi pour accomplir cette tâche. Pour ma part, il ne me reste plus qu'à m'occuper des terres de l'ouest."
Le spadassin suivit la guerrière sheikah des yeux jusqu'à ce qu'elle disparaisse de son champ de vision. Ses pensées étaient retournées vers tout ce qu'il avait vécu avec elle, tout ce qu'ils avaient partagé, tout ce qu'elle lui a transmis.
Quelques secondes plus tard, il prit une grande inspiration, serra ensuite ses poings et regarda le faisceau lumineux qui n'était autre qu'un fil d'Ariane qui lui mènera à ses amis.
"Iria…Colin…Tout le monde, patientez encore un peu je serai bientôt parmi vous. Attendez ma venue. Et surtout, quoi qu'il arrive, ne mourrez pas!"
Il courra en suivant le fil de lumière, passa près de la hutte du vendeur d'huile qui le regardait avec un air badin, sortit de la lisière de la forêt, puis il s'arrêta net.
Il se trouvait à l'entrée d'une plaine verdoyante qui s'étendait à perte de vue. Malgré le ciel qui commençait à s'obscurcir, il distinguait un lac au milieu de la plaine avec un pont en bois qui l'enjambait. Le jeune bretteur resta là à la contempler, le regard émerveillé. Il venait de se rendre compte qu'il était sorti en dehors de la forêt. C'était la première qu'il voyait à quoi ressemblait le monde extérieur.
Midona apparue soudainement auprès de lui.
- Link? Qu'est-ce qu'il t'arrive? Tout va bien?
- C'est…c'est donc à ça que ressemble le monde au-delà de la forêt…C'est beau.
- Beau?!? Cet endroit est infesté de monstres en tout genre. La barrière du Crépuscule entoure cette plaine et monte jusqu'au ciel, et toit tu trouves tout cela…beau?
- Je n'avais aucune idée à quoi pouvait ressembler le monde à l'extérieur de la forêt de Firone. J'avoue que je ne m'attendais pas du tout à cela.
- Dois-je t'évoquer que les terres d'Ordinn sont sous l'emprise du Crépuscule. Tes chers amis sont maintenant devenus des êtres désincarnés. Et pire encore, l'Esprit d'Ordinn est en train de défaillir à cause du monde des ombres. Dans son état vaseux et frêle, je doute qu'il puisse faire grand chose. S'il venait à perdre toute son énergie, tes précieux amis seront des esprits errant à tout jamais.
Il lui lança un regard suspicieux. Habituellement, il n'était pas aussi malléable devant tant de boniment. Mais cette révélation avait une part de vérité. L'élu des déesses se mit donc en route. Il profita que le soleil fut pleinement couché pour passer à l'extrémité de la plaine tout en suivant le fil lumineux des yeux qui aurait pu révéler sa position aux monstres environnants.
- Quel bel héros tu fais. Éviter les créatures en empruntant un chemin dérobé. J'avoue que je n'ai jamais entendu de si bel exploit dans les récits héroïques. Dit le lutin acerbe avec un ton enjoué.
- Ne penses pas que je suis timoré, il s'agit juste de se montrer plus retors, c'est tout. Déjà il se mit à regretter que la descendante des Sheikahs ne fût pas à ses côtés. Mais en réfléchissant, il se dit qu'il était mieux ainsi car il allait se retrouver sous les traits d'un sombre loup et il aurait eu du mal à lui fournir une explication valable à ce prodige.
- Dommage que le Héros élu des déesses soit forcé de se rendre sur les terres d'Ordinn à pied. Cela aurait nettement plus commode pour toi de t'y rendre à cheval.
Link eut l'impression d'avoir reçu une claque dans la figure. Il avait complètement oublier Epona son palefroi. Certes les récentes péripéties l'ont obligées à vaquer à ses propres problèmes, mais il ne pouvait s'empêcher de se sentir coupable de ne pas s'être soucier du sort de sa fidèle jument. Elle qui avait partagé tant de bons moments avec lui. Il se remémora toutes les chevauchés qu'ils avaient fait à travers la forêt. Et s'il n'était pas sur son dos, ils se prélassaient tranquillement sur l'herbe de la bergerie. Dès fois, Iria leur rendait même visite et ne manquait pas l'occasion de confier ses mignons petons à la langue rappeuse de l'animal ainsi qu'aux doigts espiègles du jeune homme. Il se souvint à quel point ils étaient terriblement efficaces tous les deux. La jeune femme ne parvenait jamais à leur opposer une grande résistance et finissait toujours par succomber à ses délicieux rires incontrôlés.
(Flash back)
Cela faisait depuis un petit moment qu'Iria s'était mise à fréquenter le petit Link. Et dire qu'il n'y avait pas si longtemps, elle était loin de l'apprécier parce qu'elle pensait que c'était qu'un balourd irresponsable et égoïste qui arborait une épée. Mais à grâce aux récents évènements qui se sont produits, elle s'était rapprochée de lui. Cependant, elle se rendit compte que le garçon ne connaissait pas grand-chose sur elle.
Enfin, Ce n'était le plus important en ce moment. En ce début d'après-midi nuageux, elle n'avait d'autre idée en tête que de se rendre à la source de Latouane pour y tremper ses tendres petits pétons. Rien que cette pensée viscérale la rendait béate. Elle avait hâte de marcher sur le sable et en ressentir toutes les sensations que pourraient lui procurer ses ravissantes plantes pieds. Elle avait passé toute la matinée à marcher à travers tous les coins d'herbes du village, savourant chaque brin posé sur son anatomie plantaire. Normalement, elle se rendait toujours dans les pâturages de la bergerie qui était son lieu préféré. Mais depuis ce qu'elle lui était advenue avec la chèvre, elle n'osait plus y retourner. Elle essayait mainte fois de s'y résoudre, mais elle regrettait amèrement de ne plus pouvoir y aller.
Elle adorait tellement cet endroit. Elle courrait durant des heures entières et s'arrêta que lorsque les chèvres décidèrent de brouter pour y déposer ses pieds près de leur bouche dans l'espoir que l'une d'entres elles puisse passer sa langue rappeuse sur son épiderme. Rien que cette sensation suave et à la fois terrible qui parcourait tout son corps la rendait dans un état second.
Seulement, tout cela lui semblait si loin maintenant. Elle ne pouvait compter sur son père qui était trop occupé avec Link à régler des affaires du village. Personne ne pouvait lui procurer cette sensation.
À cette pensée, elle s'arrêta et regarda d'un air morne ses pétons dont les orteils s'étaient repliés.
À ce moment précis, le vent souffla et elle sentit une étrange sensation au ventre ainsi qu'aux aisselles. Elle poussa un cri de stupeur et elle entendit son nom derrière elle. Le cœur battant encore à tout rompre, elle se retourna et crut voir Link. Mais elle se rendit compte qu'il n'y avait personne et le vent s'estompa aussi vite qu'il s'était élevé.
Elle avait vraiment crut que le petit garçon avait chatouillé son ventre et ses aisselles en citant son nom pour la faire sursauter. Pourquoi avait-elle pensée à lui?
Elle se massa le front et rassembla ses esprits.
Il est vrai qu'il y a à peine quelques jours, elle s'était disputée violemment avec son père pour elle ne savait plus quelle raison et s'était s'enfuie du village. Elle avait décidé de ne plus jamais y mettre les pieds. Seulement lorsque la pluie et les éclairs avaient commencé, elle était obligée de s'abriter. Elle s'était retrouvée seule et commençait à avoir peur. Puis, il était venu la réconforter.
C'était peut-être à cause de ça qu'elle avait imaginé Link.
Convaincue par ce fondement, elle porta une nouvelle fois son regard à ses pétons, envahie par des desiderata. Puis, elle s'imagina que le garçon était en train d'empoigner l'une de ses chevilles et passa délicatement ses doigts sur la plante de ses pieds.
Tout à coup, son teint vira au rouge vif et elle se mit subitement à marcher très vite vers la source.
Finalement, elle arriva au lieu tant souhaité. Toutes ses pensées s'évaporèrent. Il n'y avait place qu'à l'épanouissement. Il y avait une raison particulière qui faisait que ce lieu était unique en son genre. Le bassin était très peu profond et entouré de sables fins. Sans perdre un instant de plus, Elle posa délicatement son pied sur ce sol moelleux. Dès qu'elle fut au contact, ses sens se mirent en éveil, des frissons parcoururent tout le long de son corps et elle sentit très distinctement un courant électrique parcourant le long de sa colonne vertébrale, un peu comme si on lui avait versé de l'eau froide au dos. Elle était aux anges, loin de tout être qui rattachait à ce monde et son visage ostensible corroborait parfaitement son état.
Puis, elle se rendit compte qu'elle n'était pas seule et poussa un exclamation de surprise.
Un peu plus loin, un magnifique cheval marron, à la crinière et à la queue blanche, buvait paisiblement à la source. C'était la toute première fois qu'elle en voyait un aussi prêt. Le seul cheval qu'elle avait vu appartenait à un voyageur qui avait un jour raccompagné Moï au village et était tout de suite repartit. Mais celui-ci n'avait pas de selle. Il n'appartenait donc à personne.
Elle se rapprocha pour caresser l'animal, mais ce dernier nota sa présence et se tint sur ses gardes.
"C'est vrai. Il est sans doute effarouché par ma présence. Je ne dois pas lui montrer que je peur. Si je ne fais pas de geste brusque, tout ira bien."
Elle avança doucement, à pas feutrés. Lorsqu'elle fut suffisamment proche, elle tendit lentement la main. C'est alors que le cheval frappa le sol mou du sabot. La petite fille recula légèrement son bras. Elle resta pendant un laps de temps sans bouger. Puis, elle se rapprocha encore. Elle était bientôt au contact de l'animal quant celui-ci fit un brusque mouvement qui fit tomber Iria sur le dos.
Elle se retrouvait entre ses sabots de l'animal. Elle constata que son museau n'était plus qu'à quelques centimètres de son visage. Elle pouvait très clairement voir ses brillants yeux noirs de jais et sentir son souffle au rythme de sa profonde respiration. Lentement, elle déposa sa main sur son chanfrein et se mit délicatement à le caresser.
En guise de réponse, le cheval lui tapota amicalement la joue. Puis il pencha un peu plus sa tête et renifla bruyamment son corps.
Amusée, la petite fille se mit à rire.
- Mais Qu'est-ce que tu fais?
Tout à coup, l'animal passa son museau sous le vêtement de la petite fille. Iria ne comprit pas sur le coup. Mais lorsqu'elle sentit quelque chose de mouillé qui passait en long et en large sur son ventre, elle poussa un cri et se mit aussitôt à rire.
C'était tout à fait inattendu. Son corps voulut se recroqueviller, mais elle fit tout son possible pour l'empêcher de se mouvoir de peur de donner à un coup involontaire à son bourreau peu commun. Non. En fait c'était surtout parce qu'elle voulait continuer à ressentir toute cette intensité électrique parcourant tout son corps. Elle s'accrocha donc aux sables fins, tentant de garder ses membres immobiles. Cependant, malgré tous ses efforts, elle ne pouvait éviter les frissons qui envahirent son anatomie à chaque passage de langue. Cette sensation insupportable qu'elle voulait tant retrouver, elle désirait plus que tout que cela perdure.
Après avoir pleinement savouré le milieu du corps, le cheval s'attaqua au buste. Iria sentit la langue râpeuse passer en revue sur ses petits seins jusqu'à ses timides mamelons. Jamais elle ne s'était imaginée aussi chatouilleuse à cet endroit à tel point, qu'elle dut serrer sa prise au sol pour pérenniser cette sensation atroce. Ses joues prirent un teint rosé, son estomac se noua légèrement et une douce chaleur s'irradia à partir de là. Elle commença à pousser de petits cris suivit d'une plainte. Mais à quoi cela pouvait bien lui avancer? Comment un animal pouvait comprendre ses supplices? Elle ne le savait, mais elle hurla de pitié tant la torture était atroce, même si c'était la dernière chose qu'elle aurait souhaitée. Elle voulait voir jusqu'où elle pouvait supporter ce traitement. Aller encore plus loin.
Malgré les larmes qui vinrent s'ajouter à son visage, elle tenta de voir son singulier tortionnaire. Mais elle ne distingua pas grand-chose du mammifère à cause que sa tête se trouvait sous son vêtement. Oubliant cette idée, elle se concentra sur les fluctuations qu'elles enduraient. Elle sentit que l'animal désirait léchouiller ses aisselles glabres. Malgré l'intensité de son supplice, elle se força à lever ses bras le plus haut possible. Cependant, lorsque la langue glissa sur ce point si sensible, elle ne put retenir un grand cri et se replia sur elle-même. Ce simple effleurement l'avait expédié en enfer. Elle obligea ses membres à se détendre, mais immédiatement après le passage de la langue, elle poussa un autre cri, son corps se recroquevilla et refusa de lui obéir. Pourtant elle voulait plus que tout atteindre cet enfer. Accéder à ce point de non-retour sans avoir la possibilité de revenir. Si seulement ses maudits réflexes pouvaient lui laisser libre de contrôler tous ses mouvements pendant cet infernal traitement.
Malgré tout, la bête ne resta pas là et comme si elle l'avait comprise, elle passa ses coups de langues sur ses côtes. Iria, emportée par ses larmes, ses cris, ses rires incontrôlés, se mit à penser que l'animal avait lu ses pensées. Il est vrai que son apparition était plus une bénédiction pour elle. Mais de la à concevoir qu'il pouvait la comprendre, c'était trop mirobolant.
Finalement, tout prit fin. La petite fille, enfin libérée, put respirer abondamment en regrettant que son terriblement calvaire avait cessé. Elle avait l'impression de revivre d'un cauchemar, ou plutôt d'un rêve qu'elle ne voulait pas quitter.
L'animal s'approcha du visage Iria. Elle voulut lui caresser la tête, mais ses forces étaient encore trop faibles. Elle parvint tout de même à lui dire en un souffle:
- Merci.
Elle lui fallut deux bonnes minutes pour consentir à se relever.
Lorsqu'elle fut sur pieds, elle se mit auprès du cheval qui buvait sereinement, où plutôt de la jument. Car elle savait désormais que c'était une femelle. Elle la serra tendrement le cou et lui dit:
- Tu m'as inoculé ce que je désirai au fond de moi. Ce soir, reviens ici. Je t'amènerai autant de carottes que possible pour te remercier. C'est une promesse.
Elle regarda ses mignons petits pétons et fut soudainement empreint d'un air triste.
"Dommage que personne d'autre puisse me faire vivre ce que je souhaite."
- IRIA.
La petite fille se retourna vers la voix qui l'avait soudainement interpellée et vit au loin un petit garçon s'approcher au pas de course.
- Link? Tu as déjà fini ton entretient avec mon père?
Dès qu'il fut à la hauteur de la petite fille, il marqua un temps d'arrêt pour reprendre son souffle.
- Pourquoi es-tu venu ici?
- Je…J'ai entendu comme des cris lorsque je rentrais chez moi. Il me semblait que c'était ta voix. Je suis donc venu pour voir si tout allait bien.
Iria se mit à rougir de honte et détourna la tête. L'aurait-il entendu pendant qu'elle se faisait chatouillée?
Link se caressa les cheveux d'un air gêné.
- Mais bon, comme tu as l'air de te porter bien, j'ai dû me tromper…Ho! Fit-il tout à coup lorsqu'il s'aperçut qu'ils n'étaient pas seuls. C'est un cheval! Je ne savais pas que tu en avait un.
- Non, il n'est pas à moi. Je l'ai trouvé en venant ici.
- Il est beau. C'est un mâle ou une femelle?
Il se pencha pour trouver la réponse.
- Hé! Mais ça ne va pas! Relèves-toi tout de suite! S'emporta-t-elle.
- Qu'est-ce qu'il y a? Je ne fais rien de mal.
L'animal prit peur et s'enfuit.
- Attends! Reviens! Ho non.
Elle se retourna vers le petit garçon, le poussa d'un geste et le fit tomber sur le sable.
- Idiot! Ça ne se fait pas!
- Aïe! Mais pourquoi tu m'as poussé? Dit-il en se massant le dos.
- Parce que c'est très mal élevé de faire ça à une femelle. Répondit-elle comme si ça tombait sous le sens.
- Ha bon? Ce n'est pas un mâle? Comment sais-tu ça?
- Ça se voit à son caractère.
Link ne semblait pas trop convaincu par cette réponse ambigu.
- Je suis désolé. Maintenant tu ne peux plus la revoir.
La petite fille se calma et lui répondit avec un ton permissif.
-Ne t'en fais pas. Ce soir je lui ai promis que je lui amènerai des carottes. Je la retrouverai à ce moment-là.
Le petit garçon n'ajouta rien à cela. Il se mit à observer le ciel et remarqua qu'il commençait à s'obscurcir. Mais plus loin, il vit quelque chose qu'il inquiétait.
- Iria.
- Oui?
- Ce soir n'y va pas.
- Link! Comment peux-tu me dire ça! Dit-elle irritée.
Le garçon posa ses yeux sur elle. Il avait un regard très sérieux qui ne lui ressemblait pas. Comme si quelque chose allait se passer.
- Je t'en prie. N'y va pas. Reste au village.
La petite fille ne sut quoi répondre. C'était la première fois qu'elle le voyait dans cet état.
Après un bref silence, elle lui détourna la tête d'un geste vif et s'éloigna.
- Tu n'es me comprends pas. Je rentre au village. Fit-elle avec un ton taciturne.
Link affichait un air dépité et porta une nouvelle fois son regard vers le ciel.
Un peu plus tard, un homme l'interpella.
- Link? Que fais-tu ici?
- Bonjour Moï. Vous rentrez tôt aujourd'hui.
- Je pense que tu connais déjà la réponse à cela. Dit-il en fixant le ciel. Tu ne devrais pas rester ici.
- Je sais.
- Allez, rentrons ensemble.
Le petit garçon ne dit pas un mot et semblait ruminé par ses pensées.
Finalement, ils parvinrent à la hauteur de sa maison.
- Bon je te laisse ici. Je te souhaite une bonne fin de journée.
- Attendez Moï. Avant que vous partiez, j'aurais souhaité vous parlez si vous n'êtes pas trop occupé.
- Et bien parle.
- Voilà, il y a une personne qui souhaite voir quelqu'un. Seulement, une autre personne pense qu'elle ne devrait parce que si elle faisait, il se pourrait qu'elle encoure un risque. Mais l'autre personne tient absolument à voir ce quelqu'un. À votre avis, que faut-il faire dans ce genre de situation?
L'homme se caressa la barbe tout en réfléchissant à la question. Link avait peur de ne pas avoir été assez explicite.
- Hé bien, c'est une situation assez atypique. Vois-tu, si cette personne tient tant que ça à voir ce quelqu'un, c'est que cela doit beaucoup lui tenir à cœur et ceux malgré ce qu'elle encoure. Dans ce cas-là, il faudrait trouver une solution pour contenter tout le monde. Mais j'avoue que c'est plutôt inextricable.
- Je vois. Navré de vous avoir retardé, je ne vous retiens pas plus longtemps. Au revoir.
Il grimpa l'échelle en bois, rentra chez lui, ferma la porte d'entrée et s'effondra sur le seuil. Il regarda ses mains comme si quelque chose lui avait échappé.
- Que dois-je faire?
La nuit était presque tombée, mais cela faisait depuis un moment que le jour avait disparu sur le village de Toal. Le ciel était devenu noirceur mais cela n'avait pas empêché Iria de se pourvoir autant de carottes que pouvait transporter ses bras. Le cœur battant, elle se dirigea aussi vite que possible à la source de Latouane, prête à maintenir sa promesse. En moins de temps qui en fallait pour le dire, elle arriva au lieu souhaité.
- Désolé si j'ai été long, mais…
Elle se rendit compte qu'il n'y avait personne.
Elle laissa choir ses légumes, ne pouvant y croire.
"Non, ce n'est pas possible. Tout ça c'est à cause de…"
Tout à coup, elle entendit du bruit derrière elle. Elle se retourna et poussa un soupir de soulagement.
- Tu es finalement venue.
Le cheval qu'elle avait rencontré plus tôt dans la journée se rapprocha.
- Ho non! J'ai fait tombé les carottes. Quelle maladroite. Ils sont pleins de sables maintenant.
Cependant l'animal se pencha quand même.
- Non, attends. Je vais les nettoyer.
Elle s'arc-bouta sur ses genoux et commença à ramasser les légumes lorsqu'elle sentit une goutte d'eau. Elle leva sa tête et une pluie diluvienne s'abattit sur son visage.
- Mais quelle guigne! Voilà maintenant la pluie.
Elle prit toutes les carottes dans ses bras.
- Viens, abritons-nous.
La petite fille et l'animal se mirent dans un coin de la source sous un arbre.
- Tiens, c'est pour toi.
Elle tendit un légume après s'être débarrassé du sable qui se trouvait dessus.
- Au fait, tu n'as pas de nom. Et si je t'en trouvait un.
Elle se mit à réfléchir pendant qu'un éclair se fit entendre.
- Tiens, pourquoi pas Éclaire avec un "e" à la fin.
Comme pour répondre, le cheval secoua vigoureusement la tête.
- Tu as raison, c'est un nom que donnerait plutôt un chevalier à son palefroi. C'est plutôt grotesque pour un nom de fille.
Elle marqua un temps d'arrêt, puis une autre idée lui vint à l'esprit.
- Oh je sais! Que penses-tu d'Epona.
L'animal émit un bruit plutôt badin.
- Tu sembles l'approuver. Très bien. Dorénavant, je t'appellerai Epona.
Elle lui donna une autre carotte, puis regarda la pluie tomber dans le bassin d'un air morne.
- J'aurais voulu qu'il ne pleuve pas ce soir. Tard dans la nuit, les fées viennent voler au-dessus de la source. J'aurai voulu de les montrer. Elles sont si belles. Mais elles ne se montrent pas quand il pleut.
Elle poussa un soupir avant de reprendre.
- Elles sont un peu comme Link. Elles apparaissent toujours au moment où l'on s'y attend le moins alors que l'on croie que personne ne viendra.
Elle se recroquevilla sur elle-même.
"Link où es-tu en ce moment?"
Pendant ce temps, non loin du village de Toal. Un petit garçon observa d'un regard absent la pluie qui s'abattait sur l'une des fenêtres de sa maison. Depuis qu'il était rentré chez lui, il était vaqué par une question qu'il ruminait sans cesse. Il avait vu avec langueur la petite Iria courir en direction de la source de Latouane, mais il s'était juste contenté de la regarder. D'un geste nonchalant, il leva sa tête pour observer les nuages noirs.
"Iria M'en veut sûrement après ce qu'il s'est passé. Que suis-je censé faire maintenant?"
Tout à coup, le ciel se mit à gronder et le paysage s'était soudainement illuminé. Cette manifestation eut un déclic dans l'esprit de Link qui avait assisté à la scène avec un regard effarouché.
- Non! Ça a déjà commencé. La tempête débute.
Désormais, tout était clair, il sut ce qu'il devait faire.
Il ouvrit à la volée la porte d'entrée, il ne se donna pas la peine d'emprunter son échelle et préfère sauter. Lorsqu'il atterrit sur le sol. Il vit la foudre s'abattre sur la forêt suivit d'un cri à faire dresser les cheveux sur la tête.
- Non! Iria!
À la source de Latouane, la petite fille regarda horrifié un arbre qui était tombé sur la jument dont l'une des branches s'était planté sur le flanc. Elle plaqua ses mains devant la bouche pendant que deux grosses larmes coulèrent sur ses joues, ne sachant quoi faire.
- IRIA!
Le garçon courut à toute vitesse rejoindre la petite fille.
- Iria, tu n'as rien?
- Link! Epona est gravement blessé. Répondit-elle en pointant avec sa main tremblante en direction de la tragédie.
Il accourut aussitôt et tenta de soulever l'arbre de toutes ses forces.
- Rien à faire, elle est coincé! Iria cours chercher de l'aide au village. Dépêches-toi!
La petite fille acquiesça et se rendit sans perdre un instant au lieu convenu.
"Je ne peux pas déplacer cet arbre. Elle perd beaucoup de sang. Je dois tout tenter."
Il se plaça auprès de l'animal blessé, mais ce dernier se mit bouger frénétiquement.
- N'aie pas peur je suis là pour t'aider.
Cependant, la jument continua de s'agiter.
"Je dois faire vite."
Il se mit à creuser énergiquement le sable qui se trouvait sous la bête. Mais cette dernière, prise de panique, lui donna un coup de sabot au bras. Link étouffa son cri de douleur.
- Non, ne te secoue pas comme ça. Sinon je ne pourrai pas te libérer.
Ignorant la souffrance que lui causait son membre, il poursuivit sur sa lancée maintenant que la bête s'était calmée. Après un effort surhumain, il fit une excavation assez large pour pouvoir libérer l'animal. Il brisa la branche et la jument put s'extirper. Seulement après quelques mètres, elle tomba dans le bassin.
- Ne fais pas trop d'effort, tu vas empirer l'hémorragie. Dit-il en se postant au côté de la bête.
Cependant, il remarqua qu'elle ne bougeait plus un muscle. L'eau commençait à prendre un teint pourpre à se pieds.
- Non! Elle a perdu trop de sang.
Il se mit à asperger la blessure d'eau, puis il plaqua ses mains sur la plaie. Il ne savait pas quoi faire d'autre, car il n'avait jamais fait des soins curatifs.
- Allez! Bouges! Réveilles-toi!
Mais il n'y eut aucune évolution.
Il se mit à regarder ses mains d'un air impuissant. Ses membres commencèrent à trembler. Il serra ses poings. Ne pouvant comprimer son désespoir, il poussa un hurlement incoercible pendant que le tonnerre se fit également entendre.
- NE MEURS PAS!
Tout à coup, l'eau se mit à briller.
Link dut se plaquer ses mains devant ses yeux à cause de l'intensité de la lumière. Puis, il sentit quelque chose l'envahir. Une force qui n'était pas la sienne l'enveloppa et bizarrement, il sentit que cela apaisait sa douleur. Finalement la lumière s'évanoui et le petite garçon consentit à ouvrir les yeux.
Rien n'avait changé autour de lui, en dehors que la tempête avait cessé. Mais il constata qu'il n'avait plus mal au bras. Pousser par son intuition, il regarda la blessure de la jument. Elle avait disparu. Il ne reste plus aucune marque.
- LINK!
Il se retourna et vit Iria qui courrait à toutes jambes suivit de près par les hommes du village.
- Link, c'est bon, j'ai amené de l'aide. Où se trouve Epona?
Encore sous le choc de la stupeur, il montra du doigt l'animal qui s'était relevé.
- Mais où est sa blessure?
- Par toutes les déesses, que c'est-il passé? Se manifesta Bohdan, le chef du village.
- Je…Je n'en sais rien. J'ai creusé dans le sable pour décoincer l'animal, puis il s'est écroulé et l'eau à commencer à luire. J'ai fermé les yeux à cause de la lumière et lorsque je les rouverts, toutes mes blessures et ceux de la jument étaient guéries.
- Impossible. Tu es en train de radoter. Dit la petite fille
- Non, te souviens-tu de la coupure que je me suis faite avec la chèvre dans la bergerie.
- Oui.
- Hé ben regardes.
Pou corroborer ses dires, il montra la paume de la main en question. Il n'y avait plus aucune cicatrice.
- Incroyable. Comment est-ce possible.
Moï se mit à spéculer sur la question. Il fixa l'eau du bassin et sortit un couteau de cuisine. Il se fit une légère entaille à son index et le plongea dans le bassin. Après seulement quelques secondes, un petit halo lumineux apparu à surface de l'eau autour du doigt immergé. La lueur disparu et il sortit son index. À la stupeur général, il n'y avait plus aucune entaille, ni même une cicatrice. La peau était comme neuve.
- Alors c'est donc ça qui s'est passé. Fit l'homme à l'égard des adultes.
- La légende d'Hyrule disait vrai. Il y a bien un esprit qui trône dans cette source. Une sorte de gardien en somme. S'exclama le père d'Anaïs. Donc ce qui est arrivé le jour où nous avons accueilli Link c'est…
- Oui. Confirma Moï.
Le chef du village se mit à lorgner les deux enfants qui étaient occuper à examiner l'animal.
- Moï, c'est à toi que j'ai confié l'éducation de cet enfant. Tu es celui qui le connaît le mieux d'entre nous. Penses-tu que le moment est venu de lui révéler maintenant que nous connaissons la vérité.
L'homme se mit à observer le petit garçon. Il était en train d'échanger des mots en souriant avec la fille du chef du village.
- Laissons-le encore sereinement profiter de cette nuit. Je pense que le moment n'est pas encore venu.
- Je comprends. C'est toi qui vois.
- Bon, je ne sais pas vous, mais toutes ses émotions m'ont rendu complètement fourbu. Fit soudain Jaga.
- Tu as raison. Link! Iria! Rentrons chez nous, je pense que nous sommes tous éreintés par cet évènement. Cria Bohdan
- C'est vrai que je suis esquinté moi aussi. On y a va? Dit-il en tendant la main à la petite fille.
Tous se mirent en route pour le village.
- Tiens? Epona te suis Link.
Le garçon se retourna et vit effectivement que la jument l'appointait le pas.
- On dirait que tu lui plais beaucoup. Se manifesta Moï. Gardes-le si tu le souhaites. Et demain je t'apprendrai à monter à cheval.
- C'est vrai? Dis, tu le veux bien Epona?
L'animal lui mordilla les cheveux en signe d'amitié.
- Parfait. Je crois que je me suis fais une nouvelle amie.
À ces mots, la petite fille dévisagea le garçon. Puis elle afficha un large sourire.
- Iria, allons ne traînes pas.
- Papa, je peux rester encore un peu avec Link et Epona? J'aimerais leur dire au revoir.
- Très bien. Mais ne tardes pas.
- Merci.
Les hommes regagnèrent le village pendant qu'ils arrivèrent au bas de la maison du garçon. Ce dernier remarqua que son amie lui souriait.
- Pourquoi tu es toute souriante tout à coup?
- Rien, je suis un peu jalouse qu'Epona te préfères. Mais bon, maintenant qu'elle reste avec nous, je pourrai venir la voir quand je veux. Mentit la petite fille.
- Je vois. Mais je suis sûr qu'Epona t'aime beaucoup.
- Entres filles on s'entend toujours.
- À ce propos, je suis maintenant convaincu que c'est une femelle.
- Pourquoi ce revirement?
- Parce que lorsqu'on se trouvait tous les deux, j'avais l'impression qu'elle comprenait tout ce que je lui disais. Elle a son propre caractère. Elle te ressemble un peu d'ailleurs.
- Tu trouves que j'ai un sale caractère!
- Pas du tout. Je disais juste que tous les deux vous avez votre propre caractère et que vous vous assimiliez à cause de ça.
- Ha bon. Mais je suis quand même plus tendre qu'elle. Dit-elle avec un sourire.
Soudain, L'animal poussa la petite fille qui tomba à renverse. Puis, il se posta au-dessus d'elle.
- Epona? Qu'est-ce que tu…
Le reste de ses mots s'évanouirent et une succession de rires musicaux prit place lorsqu'elle sentit une nouvelle fois la langue râpeuse de la jument glisser sous son habit.
- HAHARRÊTE! NE FAIS PHAHAHAHAS ÇAAA!
Elle ne s'attendait tellement pas à se faire chatouiller, qu'elle avait perdu le contrôle de ses mouvements. Elle était submergée par une intensité de courant électrique trop importante pour pourvoir maîtriser son corps. Ne pouvant plus faire marche arrière, elle se lança envahir par les effets dus au chatouillement.
Le petit garçon, quant à lui, resta simplement en spectateur. Il observa chaque ballottement, chaque rire incontrôlé d'Iria d'un œil amusé. Après tout, elle l'avait un peu cherchée. C'était la toute première fois qu'il voyait ainsi son amie se faire torturer. Il ne voulait pas intervenir et se contentait d'admirer la scène. Cependant, il nota qu'elle gesticulait quand même un peu trop pour l'animal. Il fallait qu'il intervienne. Il s'approcha donc de la fille tourmentée.
- C'est bon, j'arrive.
Puis, il se mit à genoux, empoigna les bras de la suppliciée, les plaça sous ses cuisses et il s'assit sur ses talons pour les bloquer.
- LHIHIHIHINK! TU N'ES PHAHAHAHAHAS GENTIL.
- Mais si au contraire. C'est maintenant que je ne vais pas être gentil.
Sans avertir la victime, il se mit à son tour à la chatouiller en s'attaquant à ses aisselles. Il mua ses dix doigts de manière irrégulière.
L'effet fut immédiat, mais pas autant de ce qu'aurait souhait la petite fille. Malgré la torture qui avait monté d'un cran, elle remarqua que le garçon n'était pas très habile avec ses doigts. Elle conclut qu'il ne devait pas avoir beaucoup d'expérience en temps que bourreau des chatouilles. Cependant, le fait qu'il ait prit à son supplice l'avait quand même plongée dans un état second. Car après tout, elle était habituée à confier ses pieds aux chèvres de la bergerie. Elle ne mit donc pas longtemps à opposer une grande résistance à ses deux tortionnaires et se mit à leur supplier.
Link resta sourd à ces appels de détresse. En fait, il ne comprenait pas trop ce qu'il faisait. La seule raison pour laquelle il poursuivait sur sa lancée était qu'il suivait son instinct. Il ne savait pas trop ce qu'il se passait à l'intérieur de lui, mais il se laissa guider par cette motivation ambiguë. Tout ce qu'il pouvait l'arrêter, c'était le mammifère qui avait ouvert les festivités. Mais manifestement, il semblait qu'il était loin de vouloir s'arrêter.
Iria sentait qu'elle se rapprochait de plus en plus au point de non-retour. Elle allait peut-être enfin connaître cette sensation épanouie conjuguée avec l'insupportable. Elle fit tout son possible pour se concentrer sur le chatouillement qu'elle subissait pour empirer au mieux son calvaire. Elle donna même des indices sournois à son ami tel que "Non pas là" ou encore "Pas comme ça je ne le supporte pas". Elle sentait qu'elle était toute proche de son désir tant souhaité.
Pour sa part, Link n'y vu que du feu. Il était loin de s'imaginer de la réelle motivation de sa suppliciée. Guidé par les réactions de cette dernière, il chatouilla tout le long des côtés jusqu'à ce qu'il remonte aux creux des aisselles, la petite fille lui hurla de ne pas y aller. Il se laissa prendre au jeu et se concentra sur ce point.
Ainsi, les minutes se succédèrent lorsqu'il remarqua que les rires s'atténuèrent. Le petit garçon venait de se rendre compte que l'animal avait cessé. Il en fit donc de même et libéra son amie de son étreinte.
Cette dernière garda une pointe d'amertume. Elle n'était pas parvenue à atteindre son but. Cela devait s'expliquer par le fait que Link manquait trop d'expérience. Cependant, elle ne lui en voulait en aucun cas. C'était déjà assez merveilleux que son ami ait joué le rôle de bourreau même si ce n'était seulement que pour cette nuit. Car après tout, il n'était pas fétichiste et elle le regrettait un peu. Cela aurait pu être la seule personne dans le village qui aurait pu l'aider à atteindre ses desiderata.
- Tu vas bien?
- Oui, ça va.
- Tu veux que je t'aide à te relever?
- Ne t'en fais pas, je peux me débrouiller seule, j'ai encore assez de force pour ça. Dit-elle reconnaissante. Après tout, tu n'es pas un bon chatouilleur. Ajouta-t-elle avec un air détaché.
- C'est normal, je ne voulais te faire de mal.
- Je sais très bien que même si tu le voulais, tu en serais incapable.
- Pourquoi es-tu si lunatique?
- Parce qu'au fond tu ne sais pas lire le cœur des gens. Répondit-elle d'un air faussement candide.
- Ha oui?
À cet instant, tout se bouscula dans la tête du garçon. Ses instincts étaient portés au pinacle et ne désirait plus qu'une chose. Faire subir les pires chatouilles à Iria. Ses doigts tremblèrent d'envie de sentir la délicate peau blanche ballotter au rythme de ses fluctuations.
Ne pouvant plus résister plus longtemps, il céda à la tentation et profita que son amie était encore restée assise sur le sol pour s'emparer des deux chevilles. Il les bloqua à l'aide de ses jambes. Ainsi, il pouvait s'occuper des deux pieds en même temps.
La petite fille était prise au dépourvue et avait regardé la scène sans comprendre ce qu'il se passait.
"Non, il ne va tout de même pas…"
Cinq doigts se mirent à chatouiller les deux pieds. La petite fille poussa un hurlement de surprise suivit par son rire musical.
Link monta du talon jusqu'en haut du pied avec dextérité, cherchant immédiatement les points faibles de l'anatomie plantaire de sa victime.
C'était bien différent que la dernière fois. Iria se débattait déjà tant l'intensité de la torture était transcendante. Elle n'avait même plus besoin de l'aider car même si elle voulait, elle ne pouvait pas le faire. Les fluctuations qu'elles subissaient ont eu raison de la maîtrise de ses mouvements. C'était comme lorsqu'elle confiait ses petons au chèvre. Sauf que lorsqu'elle atteignait ses limites, ses jambes reculèrent tant elle ne pouvait le supporter. Mais cette fois-ci, elle ne pouvait plus les retirer quoi qu'elle fasse.
Le bourreau avait repéré la zone la plus sensible s'étant fié au rire ainsi qu'au geste de repli des pieds. Il porta donc ses assauts au creux de la plante.
Le résultat était plutôt concluant, mais cela ne suffisait pas à la suppliciée. Elle lui en faillait encore plus pour vraiment vivre le pire tourment qu'elle désirait tant atteindre. Il n'y avait qu'un seul endroit que son tortionnaire n'avait pas testé. Cette zone qu'elle savait si sensible au moindre touché. Il fallait qu'elle aide à le trouver. Dans un ultime effort, elle tira ses orteils le plus en arrière possible.
Link nota ce geste et comprit qu'une zone lui avait échappée. Sans se douter que son amie l'avait une nouvelle fois aidée, il s'empressa de tester la sensibilité de la base des orteils.
L'effet fut immédiat. Dès le premier contact, Iria poussa un grand cri et tout son corps sursauta ce qui déstabilisa le petit garçon. Ce dernier tomba sur le côté, mais il parvint à maintenir son étreinte sur les jambes. Bien décidé d'exploiter au mieux cette zone. Il abandonna l'idée de chatouiller les deux petons pour ne s'occuper que d'un seul. À l'aide de sa main gauche, il saisit les orteils du pied droit et les suréleva et se mit à chatouiller frénétiquement l'endroit tant convoité. La victime ne résista pas et son corps gesticula pour se dégager. Mais à son grand bonheur, le bourreau tint bon, bien déterminé à la pousser au-delà de ce qu'elle pouvait supporter.
Ça y est. Elle l'avait enfin atteint son aller simple pour l'enfer. Elle sentait l'intensité du courant électrique passer tout le long de sa colonne vertébrale. Son esprit était focalisé aux va-et-vient de son pied et voulait lui supplier d'arrêter. Mais elle ne pouvait plus, seuls une avalanche de rires cycliques mélangé avec par des cris sortirent de sa bouche.
Le petit garçon savoura pleinement les vibrations sous ses doigts du péton qu'il détenait encore prisonnier. Il ne voulut plus s'arrêter se laissant bercer par l'avalanche de rires mélangé par des cris le suppliant de faire cesser la torture.
Mais ce fut seulement lorsqu'il a atteint son quota de chatouilles, qu'il décida d'y mettre un terme.
Maintenant que son supplice était terminé, la petite fille crut revivre et regretta qu'elle n'ait pas pu tenir plus longtemps. Mais à présent, elle savait que quelqu'un pouvait lui faire accéder à cette sensation insupportable conjuguée à l'épanouissement. Elle prit de grandes bouffés d'air et laissa son corps en sueur récupérer du calvaire qu'elle avait enduré.
L'autre enfant se releva pour faire face à sa la petite fille et attendit qu'elle ait recouvrée assez de force pour lui parler.
- Alors, tu en as eu assez?
Contre tout attente, la fille se mit à sourire et lui répondit:
- Je crois que je n'en aurais jamais assez.
Link était un peu déboussolé par cette réponse tout à fait inattendue.
- Bien. Dit-elle en se relevant. Il est temps que je rentre chez moi. Mon père va sûrement s'inquiéter si je rentre encore plus tard. Au fait, je retire ce que j'ai dit, tu peux devenir un bon chatouilleur. Merci pour tout. Fit-elle en gardant son sourire rayonnant tout en lui adressant un signe de main.
"Merci pour tout?"
- À demain Epona.
Elle prit la direction du village.
Le garçon ne pouvait pas la quitter des yeux tant sa réaction l'avait surpris.
- Dis Epona? J'ai l'impression qu'elle ne m'en veut pas du tout de lui avoir chatouillé. On dirait même…que cela ne lui déplaisait pas. Un peu comme si elle voulait que je ne m'arrête pas. Qu'en penses-tu?
Pour toute réponse, l'animal émit un bruit sonore en secouant la tête.
- Tu as raison. Le mieux c'est d'aller directement lui demander. Je crois qu'il est grand temps que j'apprenne à mieux connaître les personnes qui me sont chers. Il frappa sa main avec son poing d'un air décidé. Si ce je pense s'avère être vrai, alors je ferai tout pour être le meilleur. Mais pour ça, j'aurais besoin de m'entraîner avec elle si c'est ce qu'elle désire.
Il se mit aussitôt à la poursuivre. Il ne lui a fallu que quelques mètres pour la rattraper.
- Iria! Ralentis!
La fille se retourna interloquée.
- Dis, pourrais venir un moment chez moi? Il y a diverses choses dont je voudrai te parler.
Iria ne savait pas ce qu'il lui voulait, mais elle accepta avec un sourire et sentait que la nuit allait être longue.
- Ha! Nous y voilà enfin! S'exclama l'habitante du peuple des ombres qui l'accompagnait.
Le jeune homme était tellement absorbé par ses pensées qu'il ne s'était même pas rendu compte qu'il avait emprunté un sentier. Il abouti devant la barrière magique qui délimitait les terres sous l'emprise du Crépuscule et ceux des terres d'Ordinn.
- Bien, attend-moi sagement ici, je vais te faire entrer dans le monde des ombres.
Elle traversa le rempart magique. L'instant d'après, une main démesurée et flamboyante passa au travers la barrière et saisit le corps du spadassin avant de le faire pénétrer de force dans le monde des ombres.
Une nouvelle fois, Link, sous la forme d'un sombre loup, sentit une sombre aura planée dans les airs. Il n'y avait plus aucune source de lumière et le paysage avait un sinistre aspect ectoplasmique.
- Haaaa! Je me sens revivre. Dit le lutin sur le dos de l'animal en s'étirant les bras. Les nuages du Crépuscule sont encore d'une ravissante beauté. Finalement, je te préfère bien plus sous ta forme de loup que dans ton costume de héros désuet.
"Dis-moi, tu ne connais pas une façon moins violente pour me faire pénétrer dans le monde des ombres."
- Pas vraiment. Et puis d'ailleurs, ce serait moins divertissement si je le faisais d'une autre façon. Mais assez parlé de ça. Il faut trouver la source où réside l'esprit d'Ordinn. Maintenant va, ô jeune héros élu des déesses! Dit-elle en pointant son doigt droit devant eux. Je l'imite bien l'esprit?
"Je te trouve parfois caustique." Répondit-il en se mettant en route. "Je n'aurais jamais cru un jour cheminer avec un lutin des ombres."
- Allons, ne sois pas peiné par ce camouflet. Je suis sûre que tu sais que je te suis indispensable. Et puis avec qui pensais-tu bien pouvoir faire équipe pour aller sauver le monde la lumière? Hum?
"Je n'en sais rien. Une petite fée peut-être."
- Une fée? Je n'ai jamais entendu parlé d'un héros vêtu en vert accompagné d'une fée comme guide. Surtout si notre héros en question s'avère être un loup dont tout le monde est effarouché rien par ta vision.
"Au moins cela ajouterait un peu de lumière et agrémentera le paysage par la même occasion." Répondit-il du tac au tac.
Il arpenta le reste du sentier en étant aux aguets. Après quelques mètres, il parvint à l'entrée d'une gorge avec un ravin au centre qui traversait le long de la vallée étroite. C'est à cet instant qu'il sentit plusieurs odeurs flottées dans les airs.
"Mais…ces odeurs…Je les reconnais. Ce sont celles de Colin, d'Anaïs, de Fénir et de Balder. Ils sont passés par-là."
- C'est une bonne nouvelle. Je suis prête à parier que la source que nous cherchons ne se trouve pas loin de là où ils se trouvent. Comme quoi, tu es bien plus utile en loup.
Le lutin s'attendait à ce que le loup se précipite ou qu'il lui réponde, mais la bête resta silencieuse et se mit à scruter la gorge.
"Midona, as-tu remarqué?"
- Qu'y a-t-il encore?
"Tu ne trouves pas cela étrange qu'aucun monstre ne s'est encore manifesté?"
- Pourquoi me demandes-tu ça? Ce n'est pas plus mal pour nous.
"Je sais, mais j'ai un mauvais souvenir de notre passage dans les terres de Firone lorsqu'elles étaient sous l'influence du Crépuscule. La forêt regorgeait de multiples créatures. Je trouve cela assez équivoque que nous n'en avons pas encore fait la rencontre."
- On n'a pas le temps de se soucier de ça. Trouve l'esprit de la lumière qu'on puisse enfin aller chercher le second cristal d'ombre.
Il fallait l'admettre, Midona avait raison. Le temps jouait contre eux et puis c'était la première piste sérieuse qui lui mènerait à ses amis. Il devait se hâter, car il n'avait aucune idée de s'ils étaient en danger. Il poursuivit donc son chemin en se fiant aux odeurs. Il traversa la gorge en courrant, mais lorsqu'il atteignit le ravin, il sentit une sombre aura se rapprocher.
"C'est exactement comme lorsque j'ai affronté la créature qui avait grugé la lumière de l'Esprit de Firone. Je ne peux pas ressentir les auras des monstres dans la dimension des ombres à cause de l'aura qui émane dans l'atmosphère sauf ceux qui sont plus puissants. Cela veut dire que quelque chose de dangereux approche. D'où cela va venir?"
Il jeta de vifs regards autour de lui. Lorsqu'il sentit que l'aura hasardeuse se rapprochait.
"En haut!"
Il leva les yeux et vit un portail se dessiner parmi les sombres nuages du Crépuscule. Puis trois masses noires tombèrent du ciel à vive allure et s'écrasèrent au sol juste devant eux.
"Ces monstres…Ce sont des sbires du roi des ombres. Les mêmes que ceux qui avaient combattu les soldats de la princesse Zelda."
- On les appelle les créatures des ombres. Ils possèdent une force et une vitesse de déplacement qui peuvent rivaliser avec les tiennes.
"Je sais tout ça, je les ai déjà vus à l'œuvre."
Les trois monstres foncèrent sur lui.
"Je n'ai pas de temps à perdre avec vous. Vous ne m'empêcherez pas d'aller sauver mes amis!"
La créature la plus proche donne un coup de patte qui rata de peu l'animal et s'enfonça dans le sol. Link bondit sur son assaillant et y planta ses griffes ainsi que ses crocs. L'un des deux autres monstres s'apprêta à attaquer. Seulement Midona matérialisa ses cheveux en main géante et le souleva par le cou. Il le balança sur son congénère qui fut assommé sous le choc. Il ne resta déjà plus qu'une créature des ombres encore sur pied. Elle voulut l'achever, cependant l'oppresseur poussa un grand cri strident semblable au passage des ongles sur un tableau noir d'école qui paralysa instantanément la bête et sa coéquipière.
Mais la confusion de ce prodige abscond allait prendre place à la stupeur. En effet, les deux autres monstres vaincus se levèrent également et les blessures qui leur avaient été infligées se soignèrent comme par enchantement.
"Impossible! Ces deux créatures ont été terrassées. Comment peuvent-elles encore bouger? Sont-elles immortelles?"
L'un des monstres passa à l'attaque.
"Cette fois-ci, je vais m'assurer que tu ne puisses plus jamais te relever."
- Arrêtes! C'est inutile. Tant qu'un l'un d'entre eux restera debout, il réveillera les autres avec sa voix d'opéra. Il faut que nous parvenions à les occire tous ensemble en un seul coup.
"Mais comment faire?"
L'un des monstres noirs voulut lui bondir dessus, mais il parvint à éviter le premier assaut.
"La seule attaque que je connaisse capable de tuer plusieurs adversaires s'exécute avec une épée. Et ce moment je ne peux pas m'en servir."
- Il existe une autre méthode. Cependant, je doute qu'elle va te plaire.
"Tant pis, expose ton idée." Répondit-il en esquivant un coup de poing d'une des créatures.
- Nous allons combiner la magie des ombres et celle de la lumière afin de créer un "cercle de la damnation des ombres" qui éliminera tout être emprisonné dans la prison magique.
"Quoi!!! Impossible, je ne suis pas capable de faire de la magie, et encore moins celle des ombres."
Le loup esquiva un autre coup d'un des monstres. Il voulu prendre de la distance pour pouvoir attaquer, mais un des assaillants lui barra la route. Les trois créatures des ombres encerclèrent l'animal, l'empêchant ainsi toute possibilité de fuite.
- Ne t'en fais pas pour cela. Grâce à ça. Elle fit apparaître de nulle part un bracelet métallique jauni. Je transmettrai mon aura à cet objet et la tienne fusionnera avec. Je m'occuperai de créer un cercle magique lorsque les créatures des ombres seront suffisamment proches. Pendant ce temps, tu focalises les monstres, tu te laisses envahir par les deux auras et tu les libères d'un seul coup.
Malgré que l'idée d'utiliser la magie des ombres lui déplaise, il accepta.
L'un des monstres fondit sur la bête. Link sauta par-dessus son oppresseur, mais une autre créature parvint à se saisir de sa patte arrière et le projeta vers le ravin. Le loup planta ses griffes au sol et glissa sur plusieurs centimètres, mais réussi à s'arrêter au bord du précipice. Seulement les créatures foncèrent sur lui. Il était une nouvelle fois bloquer.
"Midona, surtout si tu dois agir, fais-le maintenant."
- Ne me dis pas ce que je dois faire.
Le bracelet s'enfila sur la patte gauche de l'animal. Puis, le lutin transmis une partie de son aura à l'objet qui se mit à briller. Link sentit que son aura s'agglutinait avec le bracelet et se mélangèrent pour former une grande énergie qui enveloppa son corps.
Un rayon noir et violet émana des cheveux de sa coéquipière. Elle créa une petite sphère noire qui s'agrandit de plus en plus jusqu'à engloutir les trois monstres. Les créatures des ombres arrêtèrent leur course effrénée, ne sachant pas ce qu'il se passait. Elles tentèrent de passer au travers du petit dôme, mais en vain. Elles étaient emprisonnées.
Au même moment, le loup sentit que l'énergie cumulée était à l'apogée.
- Maintenant! S'écria Midona. Cercle de la damnation des ombres!
La bête libéra une onde lumineuse et bistre qui transperça les monstres de plein fouet et frappa la paroi de la sphère, sans pour autant l'outrepasser. L'une après l'autre, les créatures des ombres s'écroulèrent sur le sol, sans vie.
L'animal resta encore ébahi par cette attaque magique.
"Quelle force! Je n'aurai jamais cru que ce coup puisse être aussi dévastateur."
- Ça t'épates, n'est-ce pas? La magie des ombres est très puissant…Tiens? Il ne manquerait pas quelque chose?
Le loup regarda dans la même direction que son compagnon. Il ne l'avait pas remarqué avant, mais des barrières en bois était posées sur les bords du précipice. Sauf à un endroit où un sentier était tracé au sol et semblait se poursuivre de l'autre côté du ravin.
"Étrange. Les odeurs des enfants traverse ce ravin. Comme s'ils avaient marché sur un chemin invisible."
- À moins que tes amis aient des ailes, il devrait y avoir un pont placé là à l'origine.
C'est alors que l'animal se souvint précisément d'un passage dans la forêt de Firone dans le Crépuscule.
"Midona, te souviens-tu de notre combat contre le monstre qui avait dépouillé la lumière du gardien spirituel de la forêt? Il y avait un pont qui était sorti du portail avant que nous engagions le combat. Penses-tu qu'il s'agisse de ce pont?"
- ola la, on n'avance pas. Nous voilà obligé à retourner dans les terres de Firone.
Elle poussa un profond soupir et usa son pouvoir de téléportation.
Un instant plus tard, ils se retrouvèrent au cœur de la forêt de Firone devant ledit pont.
- Hé! Mais il a l'air parfait.
"Mince! Comment le déplacer maintenant?"
- Laisse-moi m'en charger.
"Tu saurais mouvoir quelque chose d'aussi imposant?" S'exclama-t-il dubitatif.
- Évidemment. Répondit-elle avec ostentation.
Elle plaça ses mais devant elle et les ferma comme si elle avait agrippé quelque chose. Puis, elle semblait soulever un objet invisible particulièrement lourd. Elle se mit pousser un cri comme si elle faisait un grand effort physique en portant ses mains au-dessus de sa tête. C'est alors que le pont en bois se téléporta en même temps qu'eux.
De retour dans les terres d'Ordinn, les deux compagnons se retrouvèrent sur le pont qui avait regagné sa place d'origine.
- Aaaah, nous pouvons enfin poursuivre nos recherches. Allez, ne traînons pas dans ces lieux. Le second cristal d'ombre est de plus en plus à notre portée.
Cependant l'animal ne bougea pas et lorgna le lutin. Il venait de se rappeler d'une chose importante.
"Tu sembles porté un grand intérêt à cet objet."
- Qu'y a-t-il?
"Je pensais à tout ce qui était arrivé jusqu'à maintenant. Hyrule plongé dans le Crépuscule, le roi des ombres, toi, le cristal d'ombre…"
- Où veux-tu en venir avec tes spéculations? Coupa Midona avec impatience.
"Le fait que les terres d'Hyrule aient basculé dans la dimension des ombres. Les habitants réduits en esprit désincarné L'apparition de tous ses monstres et la disparition de ce pont. Tout ceci est lié aux cristaux d'ombre, n'est-ce pas?" Dit-il en jetant un regard appuyé.
Elle ne lui donna aucune réponse.
"Sheik m'a révélé que ces cristaux contenaient d'immenses pouvoirs. Mais je trouve que le roi des ombres se donne beaucoup de mal pour endiguer à qui que se soit de s'en approprier. La magie de ses cristaux est-elle si terrible au point de poster des monstres dans tout Hyrule, de réduire à néant le peuple de la lumière et de faire disparaître un pont de surcroît? Et puis j'aimerais connaître tes intentions avec ces cristaux. Tu sembles lié avec ce pouvoir puisque tu possédais déjà un des cristaux d'ombre avant notre rencontre. Celui qui coiffe ta tête."
- Quel fureteur. Répondit-elle avec un air taciturne.
"Alors?" S'empressa-t-il avec un regard insistant.
Pendant un instant, elle hésita. Puis, voyant que l'élu des déesses ne semblait pas prêt de lâcher l'affaire, elle finit par se résoudre.
- Très bien, je vais te raconter tout ce que je sais. Mais mets-toi en chemin.
Le loup obéit et suivit la piste des odeurs des enfants.
- Xanto.
"Plaît-il?"
- C'est le nom de celui qui a étouffé le monde de la lumière dans le Crépuscule. Il s'est procuré une magie, différente de celle des ombres, et s'est proclamé roi des ombres. Sa puissance est telle qu'en ce moment tu es loin d'être de taille à l'affronter. Seulement, je refuse de reconnaître cet usurpateur comme étant notre légitime suzerain. J'ignore encore maintenant comment il est entré en possession de cette magie qui s'en sert pour régenter, mais je compte renverser son règne déprave et abusif grâce au pouvoir que renferme les cristaux d'ombres. Tout le reste m'est égal.
"Je comprends mieux à présent. Donc la magie de ces cristaux d'ombres peut définitivement vaincre Xanto. C'est pour cela qu'il fait tout son possible pour endiguer à quiconque de mettre la main dessus afin d'empêcher toute insurrection."
- Ne parle pas comme si tu pouvais faire quelque chose contre lui. Ce type est très dangereux. Il n'hésite pas à employer des méthodes innommables pour parvenir à ses fins.
À ces mots, le loup se retourna. Pendant un court moment, il avait cru voir un visage convulsionné par un souvenir douloureux. C'était comme si elle était…humaine. Mais après avoir cligné des yeux, il vit le même visage qu'il s'était habitué à voir jusqu'à présent. Il détourna son regard et décida de poursuivre son chemin, sans un mot.
Leurs pas les conduire devant un imposant portail en fer avec des barres métalliques qui se terminaient par une pointe.
- Impossible de passer par-dessus.
"Si on ne peut pas par le haut, il ne reste qu'à passer par le bas."
La bête se mit donc à creuser afin de se créer un passage. Après quelques efforts, il fit un trou assez gros pour s'y engouffrer.
Une fois de l'autre côté, il emprunta un chemin étroit et parvint à l'enceinte d'un village. Où plutôt d'un village fantôme. On distinguait à peine le nom "Cocorico" sur l'enseigne au-dessus de leur tête. Les murs ainsi que les toitures étaient fissurés à plusieurs endroits. Certains carreaux étaient même cassés. Les terrasses en taule avaient subi également des dommages. La rue principale était déserte et sinistre. Seul un bâtiment avec un clocher ancien à son sommet qui semblait être une église avait survécue à cette désolation.
Les odeurs des enfants donnaient l'impression de se diriger vers cet édifice. Mais Link ne s'y rendit pas tout de suite. Il venait de sentir l'aura de l'Esprit de la lumière à la source qui se trouvait non loin du bâtiment.
- Tiens? L'aura de du gardien spirituel d'Ordinn est plus faible que celle de Firone au moment où nous sommes entrés dans le Crépuscule. Cela doit faire pas mal de temps qu'il se trouve sous l'influence des effets du monde des ombres.
Midona avait raison. Seuls quelques boules scintillantes voletaient dans les airs.
"Vite, allons voir."
Ils arrivèrent à la hauteur de l'esprit de la lumière.
- Ô jeune Héros qui par…le Crépuscule s'est vu…transformer en animal…aux yeux de saphir…Retrouve l'essence de mon être…dérobé par la vile créature…des montagnes.
"N'en dites pas plus esprit d'Ordinn, je pars immédiatement à sa recherche. Vous pouvez compter sur moi."
Sans perdre de temps, il se mit en route sachant ce qu'il lui restait à faire. Mais lorsqu'il passa près de l'église, il entendit une voix d'homme qui provenait de l'intérieur.
- Zut, zut et zut! Je ne vois plus ces sales monstres noirs qui étaient à notre poursuite.
- Oh? Il y a encore des personnes en vie dans ce village désolé. Fit remarquer l'habitante du peuple des ombres.
- Ils ont peut-être abandonné leur course?
"Cette voix…C'est celle de Fénir!"
- M'étonnerait petit. À tous les coups, ils attendent qu'on sorte pour nous sauter dessus. Reprit l'autre voix.
- Ne vous en faites pas. Ici, nous sommes en sécurité. Se manifesta une autre voix d'homme avec un ton plus stoïque.
- Pas sûr mon père. Ces êtres sordides ne sont pas des enfants de cœurs. Ils ont commencé par zigouiller la vieille de l'échoppe d'en face. Et là bien sûr, tout le village est allé à son secours. Seulement quand ils ont vu à qui ils avaient affaire, il était déjà trop tard et couic, c'était déjà la fin avant même que ça commence. Alors je ne sais pas combien cette baraque va tenir.
- Ce qui veut dire que s'ils nous attaquent, nous allons également être…
- CRAHMÉ! Hurla le prêtre de sa puissante voix avant que Balder n'est pu finit sa phrase.
C'est alors qu'une fille fondit en larme.
Pendant un instant, on entendit que les gémissements et les pleures de cette fillette avant que le dénommé Crahmé ne reprenne la parole avec une voix fluette.
- De…de toute façon…ici ce n'est pas plus sûr qu'ailleurs. Il n'y a pas un autre endroit où on pourrait se planquer?
- Peut-être le sous-sol de l'église? Proposa la voix d'une fille que Link ne connaissait pas.
- Quoi! Un sous-sol! Et c'est seulement maintenant que vous l'évoquez. Vite! Comment n s'y rend!
- C'est impossible. Trancha le père. Pour accéder au sous-sol, il faut réciter les inscriptions qui se trouvent sur la statue de hibou et un passage se sera voilé.
- Mais qu'attend-t-on pour le faire? Lisons cette inscription et om met les voiles de ce…Mais…C'est quoi ce charabia!
- Là est le problème. Le langage de cette inscription m'est complètement inconnu. D'après mes recherches, cette langue est encore plus ancienne que l'Hylien ancestral.
- Donc on est coincé dans ce trou avec tous ces monstres qui rodent autour. Répondit-il horrifié.
- Ne pleure pas Anaïs. Tout va s'arranger.
- Laisses-moi tranquille Colin!
- Link va venir nous sauver.
À cet instant précis, on n'entendit plus aucun pleure comme si le garçon avait capté toute l'attention sur lui.
- J'en suis sûr. Ajouta-t-il.
- Tsk. Cesse de radoter. Répliqua Balder. Où était Link quand le village a été attaqué! Où était-il lorsque nous nous sommes réveillés au milieu de toutes ces créatures! S'il était encore en vie, il serait déjà venu nous sauver!
- Link ne nous a jamais laissé tomber. Ânonna Colin. Grâce à Iria, nous avons pu nous échapper. Alors je ne vois pas pourquoi il n'en va de même pour lui. J'ai confiance en lui.
- C'est vrai, Link ne nous a jamais abandonné. Il était toujours là quand ça allait mal. Affirma Balder.
- J'ai foi en lui. Assura Anaïs.
Fénir semblait s'être un peu calmé. Après quelques secondes, il ajouta:
- J'aimerais être aussi optimiste que vous.
- Bande de sots ahuris. Dit Crahmé à voix basse mais pas assez pour que le loup ne l'entende pas. Personne n'a assez de cran pour venir jusqu'ici. Il faudrait avoir un papillon dans le moteur pour affronter tous ces monstres. Et ceux même pour votre Link là.
L'animal poussa un ouf de soulagement. Vivants. Ils étaient tous vivants.
- Hahaha! Quelle innocence! S'exclama Midona avec un ton puéril.
"Qu'y a-t-il de si amusant?" Rétorqua-t-il.
- Ils sont tous persuadés que tu vas venir à leur rescousse. Tu es là, jusqu'à côté d'eux. Mais ils ne peuvent pas détecter ta présence.
La bête lui fusilla du regard.
- Ne me regarde pas ainsi. Je n'y peux rien si tu es le Héros élu des déesses. Ce pouvoir t'ostracises et t'oblige à mener un combat solitaire.
"Merci de me rappeler à quel point tu es serviable."
Le lutin ne semblait pas gêné par cette admonestation et poursuivit sa frasque.
- Personne ne saura tous tes actes héroïques et rocambolesques. Mais bon, je suppose que tu ne veux pas parler de cela maintenant. Tu dois être impatient de retrouver ton monde de la lumière pour pouvoir enfin parler avec tes précieux amis. Alors que comptes-tu faire ô ténébreux guerrier solitaire.
"À ce propos, tu ne trouves pas que la raréfaction des monstres dans les environs est plutôt insidieuse?"
- Je te l'ai déjà dit, les créatures des ombres sont très puissantes. À elles seules, elles peuvent anéantir n'importe quelle armée.
"Pourtant, elles n'avaient pas l'air si impressionnantes."
- Dois-je te rappeler que sans mes précieux services ainsi que le "cercle de la damnation des ombres", tu n'aurais pu les vaincre. Déjà les trois seules que nous avons affrontées nous ont déjà posé suffisamment de problème. Alors imagine un peu si elles étaient encore plus.
"J'aurais certainement trouvé un moyen quelconque pour…Tu as entendu?"
- Quoi donc?
Un son semblable à celui d'une trompette retentit à travers tout le village. Link regarda furtivement autour de lui, cherchant la position de la chose qui les épiait.
- Attention! Au-dessus de toi!
L'animal leva juste à temps sa tête pour voir un rapace noir et violet qui faisait deux fois sa taille, avec des ailes de chauve-souris et une tête de fleur fanée qui plongeait en piqué. Midona s'extirpa à la dernière seconde de la créature volante qui, tel un faucon s'abattant sur sa proie, prit le loup à l'aide de ses griffes acérées et le souleva du sol. Le monstre prit son envol, transportant Link qui voyait déjà les toits des maisons.
"Je ne sais pas ce que tu comptes faire, mais je n'aime pas la tournure que ça prend."
Il mordit une des pattes de la créature qui lâcha sa prisa. L'animal commença sa chute vertigineuse. Il se dirigea sur le toit d'une petite cabane qui se trouvait près d'une falaise. Il fracassa la toiture avant de s'écraser lourdement au sol.
Après un bref laps de temps, il se releva péniblement et se secoua pour enlever les débris qui étaient restés encore sur lui.
Il se trouvait à présent dans la seule petite pièce de la cabane entouré par des étagères remplies de sac en tissu contenant de la poudre. Des écriteaux de mise en garde où il était écrit "Attention danger explosif" étaient placardés un peu partout sur les murs. Un feu masqué par un grillage était allumé dans une cheminé dans un coin de la pièce. Il y avait encore une porte en bois et une fenêtre au mur opposé à la cheminée.
"Au moins, je serai tranquille ici. Bon, par où y ressort-on?"
C'est alors qu'il entendit une nouvelle fois le cri du rapace. Il eut à peine le temps de se retourner que le monstre volatil avait déjà fait voler en éclats la fenêtre ainsi qu'une partie du mur à l'aide de son corps.
Link esquiva de justesse la bête furieuse qui alla se percuter avec violence sur le conduit de cheminée. De la poudre se déversa sur le sol et le plancher prit feu.
"Ce n'est pas vrai!"
Déjà les premières explosions se firent entendre. Le loup n'attendit pas plus longtemps et s'échappa par le trou qu'avait fait la créature. Mais cette dernière ne put suivre l'animal. Sa stature et la petitesse de la cabane font que le monstre se trouva emprisonné des flammes. Le loup courut comme jamais il n'avait fait. Il pouvait sentir une série d'explosions qui se succédèrent. Puis, une plus grande détonation retentit derrière lui. Pendant un court instant, il voyait comme si c'était en plein jour. Après être certain qu'il ne recourait plus aucun risque, il pu finalement se retourner.
Il ne restait plus rien de la cabane si ce n'est des débris carbonisés, des cendres et une fistule cramoisie.
- Ah! Te voilà enfin. Se fit soudainement entendre le lutin qui l'accompagnait.
Il vola vers lui et regarda ensuite les décombres de la cabane.
- Alors là toutes mes sincères félicitations. Franchement j'admire ton style de combat. Sacrifier la maison de quelqu'un pour venir à bout d'un monstre, il fallait le faire. Dit-il avec un sourire narquois.
"C'était involontaire." Répondit-il pendant que son compagnon reprit sa place sur le dos du loup.
- Tout de même, quand je pense que tu as survécu à ta chute ainsi qu'à toutes ses explosions, et que tu t'en sorts avec seulement quelques égratignures.
"J'ai eu de la chance. Ma chute n'a pas trop duré puisque je suis tombé au bord d'une falaise."
Il se mit à chercher un moyen de descendre. Il finit par arriver sur un toit plat d'une maison qui était relié au sommet de la falaise. Il s'approcha du bord et estima la hauteur.
"Deux étages. Ma chute devait être plus haute que ça. Je devrai pouvoir sauter."
Il plongea en avant et atterrit aisément sur ses pattes.
- Je constate que tu sais maintenant utiliser toutes les compétences physiques de ce corps de loup. C'est bien, tu as trouvé l'animal qui est en toi. Tu ne voudrais pas rester ainsi. Je te trouve bien plus attirant comme ça avec tes poils sombres et ton apparence ténébreuse.
"Navré de te décevoir, mais je suis pressé de libérer mes amis du Crépuscule."
Il marcha quelques pas jusqu'à arriver à une bifurcation. Une pancarte était plantée à l'interception où il désignait pour jalon le chemin qui menait à la "Montagne de la mort" et un autre qui allait à la "Plaine est d'Hyrule".
"L'esprit de la lumière nous a dit que la créature venait des montagnes."
- Il nous faut donc prendre le sentier à droite.
Quelques mètres plus loin, ils se trouvèrent devant un mur où il y avait des cordages sur la paroi.
"Impossible d'y grimper sous mon apparence de loup."
- Essaye de passer par-là. Dit-elle en désignant plusieurs rochers qui dépassait de la surface d'une paroi en pente et qui pouvaient l'aider à monter jusqu'au sommet.
"C'est partie."
Il se fraya un chemin parmi les rochers. Après moult efforts, il était pratiquement arrivé au bout, lorsqu'il commença à glisser et provoqua un éboulement. Il fit un grand bond et parvint à se cramponner au sommet du mur. Midona se mit à voler, elle matérialisa ses cheveux en main démesurée et aida son compagnon à se hisser pendant que des pierres se fracassèrent au sol.
"Merci, mais j'aurais pu m'en sentir."
- Tu vois que tu ne peux pas te passer de moi.
- Que se passe-t-il ici? S'éleva une puissante voix qui leur fit sursauter.
Un être fantomatique se rapprocha. Il avait des bras colossaux, des jambes si courtes que Link se demandait comment ils pouvaient soutenir son corps massif. Une tête ronde, une grande bouche, des yeux bleus et la peau jaune ornée de peintures indiennes sauf au dos où il semblait couvert de roches en fusion.
Il arriva finalement à leur hauteur. Pendant un instant, ils crurent qu'il pouvait les voir, mais l'être ectoplasmique se mit à regarder en bas.
- Ho? C'était juste une chute de pierrrre. J'aurais du m'en douterr.
- Heureusement que cette créature se trouve en état d'être désincarné. Au moins, nous ne l'aurons pas à la combattre. Fit remarquer l'habitante du peuple des ombres.
L'animal ne resta pas plus longtemps avec cette créature et poursuivit ses recherches en empruntant un chemin pentu. Après quelques mètres de montée, de nouveaux monstres lui barrèrent la route. Ils étaient semblables aux créatures des ombres mais version miniature et se déplacèrent en rampant comme des serpents.
"Je me disais que cela devenait un peu trop facile."
- Ce ne sont que des larves comparées aux créatures des ombres. Seuls, elles ne représentent pas un grand danger. Mais en nombre, elles peuvent devenir très gênantes.
"Peu importe. Débarrassons-nous vite de ces monstres et trouvons celui qui détient l'essence de l'esprit d'Ordinn."
Déjà, les premières créatures bondirent sur le loup. Mais ce fut ce dernier qui porta la première attaque à grands coups de morsures. De son côté, Midona terrassa plusieurs "larves des créatures des ombres" avec ses cheveux flamboyants métamorphosés. Une des sous créatures parvint à porter un coup aux côtes de Link, cependant ils arrivèrent facilement à en venir à bout.
Après ce bref contretemps, ils reprirent donc leur chemin. Ils atteignirent un terrain plus tortueux avec des trous sur le sol et même dans les parois des murs.
"Il fait chaud par ici."
- Cela ne doit pas être pratique d'être couvert de poils dans ces moments-là. Dit-elle avec un sourire narquois.
La bête voulut lui répondre, mais un gisement de vapeur sortit de l'un des trous.
- Un geyser!
Plusieurs autres jets de vapeur jaillirent des trous et un sortit même près du duo.
"Il faut qu'on sorte de là!"
Il fonça entre les geysers et dû modifier à plusieurs reprise sa trajectoire pour éviter de se faire griller. Après une série de zigzagues, il se mit hors d'attente des jets de vapeur et arriva dans une zone moins pentue et plus béante.
- Nous sommes tout proche du sommet. "La créature des montagnes" dont nous a parlé le gardien spirituel d'Ordinn ne doit se cacher bien loin.
"Cherchons. On finira bien par trouver."
- Dans ce cas, il…
C'est alors que l'animal sentit une grande et sombre aura.
"Elle arrive."
- Par où va-t-elle apparaître?
"Regarde! "
Un portail se dessina au-dessus de leurs têtes. Puis une chose grise tomba en chute libre avant d'atterrir juste devant eux dans un grand fracas.
- Mais…C'est un cyclope des montagnes!
La créature tourna sa petite tête ronde et posa son gros œil sur ses deux opposants. Puis, elle poussa un hurlement de sa grande gueule et fouetta l'air avec son gros gourdin. Elle avait de puissants membres, une peau grise et sombre en état d'aspérité. Elle était habillée d'un simple bagne crasseux et devait faire facilement dans les trois mètres de haut.
"C'est bien lui qu'on cherchait. Je sens qu'il détient la lumière d'Ordinn."
Le monstre leva son arme et l'abattit en émettant un cri hargneux. Midona la bloqua avec sa main flamboyante. Mais Link ressentit quand même le choc de l'attaque.
"Quelle force brute."
La créature à un œil chargea son poing. L'animal fit un saut de côté et évita le coup qui fit un trou dans le sol. Il mordit ensuite l'avant-bras du cyclope. Le monstre repoussa le loup qui atterrit un peu plus loin. L'habitante du peuple des ombres allongea son bras et prit le cou de son oppresseur, mais ce dernier s'en extirpa sans problème.
- Cette grosse bête est plutôt tenace.
"Elle possède une très grande force. Il semblerait que ce combat ne sera pas aussi aisé que le précédent."
- Bien, si nous voulons le vaincre, il nous reste plus qu'à avoir recours au "cercle de la damnation des ombres".
Leur assaillant fit un grand bond en avant en brandissant son énorme trique au-dessus de sa tête. Link esquiva la matraque qui fissura le sol et se trouva à présent derrière le cyclope.
"Midona, maintenant!"
Sa coéquipière commença à créer une sphère noire pendant que son aura se mélangea avec celle de Link. Cependant, la créature se retourna très rapidement et balaya le sol de sa puissante main qui fit propulser ses deux opposants dans les airs et terminèrent leur course à plusieurs mètres.
"Écoute Midona."Dit-il en se relevant avec difficulté."Je vais attirer son attention sur moi. Pendant ce temps, tu te charges de charger ton attaque magique."
Il ne reçut aucune réponse.
"Midona?"
Il venait de sentir qu'il n'avait plus aucun poids sur son dos. Il regarda derrière lui et remarqua que le lutin était étalé par terre. Elle semblait être inconsciente.
"Non, ce n'est pas vrai!"
Le cyclope se dirigea vers le corps inanimé.
"Je ne te laisserai pas faire!"
Il s'interposa entre le monstre et sa coéquipière tout en hérissant ses poils et en grognant d'un air menaçant. La créature poussa un cri courroucé avant de charger sur son assaillant. Link fonça à son tour, prêt à empêcher par n'importe quel moyen la progression de la bête furieuse. Cette dernière donna un coup de que l'animal parvint à esquiver au sautant de côté. Puis elle abaissa son gros gourdin qui s'écrasa sur le sol là où se trouvait une seconde plus tôt le loup.
Profitant que son oppresseur atrabilaire était accroupi, Link prit appuis sur la jambe du cyclope, sauta vers la tête et y planta profondément ses griffes ainsi que ses crocs dans le cou.
Le cyclope émit un hurlement de douleur. Il saisit le corps de l'animal et le balança au-dessus de sa tête. Puis, il lui donna ensuite un grand coup de matraque. Le loup fut projeté dans les airs, fit plusieurs roulades avant de s'arrêter net.
"Argh! Mes côtes!"
Le monstre s'approcha de l'animal blessé en l'observant avec ire. Il leva son gourdin le plus haut possible. Link ne pouvait plus effectuer le moindre mouvement. Ses os cassés lui faisaient horriblement mal. Cette fois, il ne pouvait plus rien faire pour éviter son trépas.
Le gourdin s'abattit et une main flamboyante saisie l'arme du cyclope au moment où celui-ci allait achever le loup. Le monstre tenta de forcer, mais Midona tenu bon. La créature tournoya alors sa massue et l'habitante des ombres, prise au dépourvue, décolla du sol sans pour autant lâcher l'énorme trique. Son opposant l'abaissa d'un geste brusque et le lutin s'écrasa brutalement sur le sol. Juste derrière son compagnon qui avait regardé la scène d'un air horrifié.
Le cyclope brandit une nouvelle fois son arme, bien décider à en finir une bonne fois pour toutes avec ses deux assaillants. Mais c'est alors que Link se tint debout. Il ne savait comment il avait fait, mais il était fermement décidé à stopper le monstre quel qu'en soit le prix à payer. Refusant d'écouter son insupportable douleur, il lança un terrible regard effarouché à son oppresseur qui détenait la lumière des terres d'Ordinn. Sa marque au dos de sa patte gauche se mit soudainement à briller autant que sa flamme viscérale. Une puissante force qu'il n'avait jamais sentie auparavant montait en lui.
Tout à coup, la terre se mit à trembler. Le cyclope perdit l'équilibre et tomba en arrière. Le loup constata une lueur sur le sol qui n'avait rien avoir avec son signe. Il leva sa tête et vit une énorme boule de feu tomber du ciel. La masse incandescente se dirigea vers la créature à un œil. Cette dernière plaça dans un geste désespéré ses mains devant lui, comme si cela allait le protéger. Une gigantesque roche en fusion s'enfonça profondément dans la terre pile à l'endroit en se trouvait le cyclope.
- Waouh! La Montagne de la mort est fidèle à sa réputation. S'exclama soudainement Midona qui avait observé toute la scène et apparemment semblait aller mieux.
"Ce n'est pas encore terminé!" Répondit l'animal en notant qu'une pluie de feu tombait du ciel.
- Laisse-moi t'aider…Oh non!
Une sphère dorée apparue dans les ténèbres. L'habitante du peuple des ombres alla immédiatement se réfugier dans l'ombre de Link.
La lumière commença à envelopper le corps du loup qui sentit ses blessures se soigner. Cependant, les roches enflammées chutèrent trop rapidement. Elles étaient beaucoup trop proches. Il ne pouvait pas se téléporter à temps.
La Montagne de la mort fut perturbée par une pluie diluvienne de roches en fusion qui s'écrasèrent sur le sol dans un grand fracas.
et Voilà, je remercie d'avance tous ceux laisseront des commentaires sur cette partie et je les invite à poster leur avis. Je souhaite également un grand merci à tous ceux qui lisent mes aventures et je salue tous les écrivains en herbe. Bonne soirée (chatouilleuse
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skysole - il y a 17 ans
Magnifique chapitre. Je ne m'y attendait pas du tout, mais j'ai adoré l'apparition de Sheik. Le combat avec Dionea était génial. Le passage du flash back absolument sublime! On en apprend du plus en plus sur Link mais il reste encore des questions sans réponses. Il y a de l'action, des scènes émouvantes et j'ai été tellement pris dans l'histoire que la seule fois où je me suis décroché c'était que ma sœur est venue m'annoncer que le repas était prêt. Encore une fois c'était super et continue sur cette voie. Petit hic: Sheik est une femme dans ton histoire alors que dans le jeu c'est un mec. Mais c'est toi qui voit et moi je ne m'en plaît pas.

