Histoire : Le Village

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Histoire
  • Le Village


Histoire ajoutée le 19/10/2008
Épisode ajouté le 19/10/2008
Mise-à-jour le 03/07/2021

  • nahognas Avatar
    nahognas - il y a 17 ans
    Mouais un peu glauque!

  • thierry louvet Avatar
    thierry louvet - il y a 17 ans
    [quote="Mr. London":2syn3a3l][i] Pour Guillaume, la femme avait trouvé une punition excellente : après avoir enduits le corps d’une substance inconnu du petit garçon, elle posait sur son ventre une vingtaine d’escargots d’apparence inoffensive. Mais ils se dirigeaient où ils voulaient, et notamment sous les aisselles, sur le ventre, les cuisses et les plantes des pieds de Guillaume qui explosait de rire. La leçon portait une bonne semaine avant qu’il recommence ses bêtises. .[/quote:2syn3a3l] Beurk ! C'est dégoutant ! Et l'histoire est morbide !

  • Mr. London Avatar
    Mr. London - il y a 17 ans

    J'adore tout ce qui est morbide et glauque.
    Prochain chapitre dans le milieu des vacances. J'espère que le début vous a plu, sinon je ferai venir la Punisseuse si vous mentez. :hum2:


  • Mr. London Avatar
    Mr. London - il y a 17 ans

    Nouveau chapitre! Il vous paraîtra court, mais c'est normal. C'est une sorte d'interlude, de transition entre deux chapitres... Bonne lecture! :D

    II : Les légendes de monsieur Vicotti, première partie

    Le lendemain de l’enterrement de Guillaume, le temps était maussade. Les soldats du Roi, qui eurent vent du drame, vinrent aussitôt dans le Gévaudan. La plupart des villageois étaient rassurés en leur présence. Dans le bar du village, un vieil homme aimait parler des vieilles légendes qui circulaient dans son enfance. Il en racontait une par soir, le public blotti devant un feu de cheminée. Tout le monde adorait Vicotti, le conteur du village. Ce soir-là, il décida de parler d’un fantôme.
    -« Pas de n’importe quel fantôme. Celui du chat vert. Pourquoi cela vous fait rire ?
    Le chat noir était le meilleur ami de Dieu. Il n’apparaissait qu’aux enfants sages lorsque les premiers flocons tombaient. Un soir, alors que la température était très froide, il apparut dans une centaine de foyers à la fois. Sur son dos il portait un beau paquet doré. Mais il y avait un problème : il donnait une épreuve que les enfants devaient surmonter pour gagner le paquet doré. Cela allait de boire un verre de boue à se couper un doigt. Si l’enfant réussissait, il était tranquille pendant une année. S’il refusait ou échouait, le chat le transformait en gobelin.
    Un soir, ce fut le drame : un enfant refusant de subir l’épreuve du chat vert, il l’égorgea et le mangea avec tous les gamins du village devenus gobelins. Et tous les gamins se révoltèrent contre les adultes du village. Il n’y a pas eut un seul survivant. Tous les ans, désormais, un enfant disparaît et part dans les ténèbres pour toujours. »
    Il ferma les yeux. Lui-même avait failli être dévoré par le Mal. Mais il a foi en Dieu, il sait qu’Il le protégera de Satan. Mais si parfois il en doute.
    Il en voulait à la Punisseuse, qui est en fait le chat vert, d’une certaine manière. Guillaume était un bon gamin, le problème est que les parents ne placent que très peu de confiance dans un enfant, alors autant ne pas en faire un. Il savait qui avait tué Guillaume, mais il ne voulait pas de représailles. Comme quoi l’homme est parfois assez faible, voire plus que débile.
    -« Espérons que les gobelins ne viendront pas cette nuit, dit une fillette.
    -Ha ha ha ! Il y a plus de légende que de vérité dans mon conte, ma puce, dit le vieillard. Le chat vert n’a pas réellement existé. Mais vos grands-parents ont connu une période comme celle que je viens de vous raconter. Mais en vrai, c’était une créature venue de nulle part. Il… C’est dur à dire comme ça mais… Il semblerait que la Punisseuse soit la réincarnation du monstre de mon enfance. »
    Il pleuvait depuis une heure, mais personne ne l’avait encore remarqué. Il y avait de l’orage. Et soudain, l’image qu’il vit lors d’un éclair lui fit peur: une vieille femme, la Punisseuse du village. Elle n’y resta qu’une seconde. Mais assez longtemps pour que Vicotti ait la peur de sa vie.
    Il redoutait vraiment cette femme. Il était sûr qu’il allait se passer quelque chose d’atroce dans le village. Tout le monde serait affecté. Tous, sans exceptions.


  • Mr. London Avatar
    Mr. London - il y a 17 ans
    Je viens de m'apercevoir que mon style d'écriture est très particulier. En espérant que mon histoire vous plaise quand même... Je vous donne le troisième chapitre! [u:335c612h] [b:335c612h]III : On frappe à la porte[/b:335c612h][/u:335c612h] Les voisins de Guillaume furent les seules personnes qui n’assistèrent pas aux funérailles. Une nuit, on frappa à la porte de leur chambre. L’homme se leva, et ouvrit la porte. Guillaume était devant lui, portant des vêtements déchirés, les mêmes que lors de son enterrement. -« Bonjour, monsieur-dame… fit l’enfant. Sa bouche était comme pleine de boue. Un de ses yeux pendaient, la mâchoire était déboîtée, et le corps était à moitié décomposé. Un vrai revenant. Il souleva l’homme à la seule force de son bras gauche et lui défonça la cage thoracique. Sa femme, restée dans son lit, resta pétrifiée devant cette horreur. Elle qui croyait que la Mort l’avait bien fauchée ! -« Madame, vous êtes particulièrement ravissante ce soir. Plus encore que le jour de mon enterrement… -Je n’étais pas à ton enterrement, sale bambin. -Justement. C’est la Punisseuse qui m’envoie. Elle m’a autorisé à utiliser le même châtiment sur toi, le même que j’ai subi. -Quel châtiment ? La Punisseuse ne tue jamais par le rire ! -Et pourtant, je suis mort non ? » La femme, les yeux grands ouverts, vit Guillaume se transformer. Tout d’abord, il prit deux mètres de plus que sa taille habituelle, et il dut se courber pour ne pas se cogner la tête au plafond de la chambre. Un pelage orange lui poussa sur tout le corps. En moins d’une minute, la pauvre femme pétrifiée dans son lit faisait face à une très grande peluche orange. Elle avait un regard méchant, la peluche. Elle sauta sur le lit, et s’assit sur les jambes de la femme. -« Voyons si tu es chatouilleuse, Rachel ma voisine. Voyons si la Punisseuse avait raison en disant que tu me plairais. » Il lui découvrit les jambes et vit les plus beaux pieds de sa vie. Des pieds fins, des orteils fins, tous délicats. Il faillit renoncer à les malmener. Mais il avait toujours en tête l’idée de vengeance. Alors le monstre sortit de nulle part une corde et entrava les jambes de Rachel, qui criait et pleurait. Elle criait pour qu’on vienne la délivrer. La vérité sur Rachel, c’est que pendant longtemps elle cria au monstre dans tout le village quand elle était petite. Elle ment comme elle respire, si bien que même ses proches ne savent jamais quand elle dit la vérité. Au moment même où son agresseur lui caressait les creux de ses pieds, elle savait qu’il était trop tard, qu’elle regrettait tout ce qu’elle avait fait. Mais par pitié, que je crève rapidement, pensa-t-elle. Le monstre prit la parole : -« Madame, au nom de tous les revenants du village, fidèles serviteurs de la Punisseuse, je vous condamne à mort pour avoir refusé d’assister à mon enterrement. La torture durera tout la nuit s’il le faut, du moment qu’au bout du compte vous soyez morte. Les chatouilles que je vais vous infliger sur vos petits pieds seront de plus en plus intensives. Si vous le voulez bien, nous allons commencer tout de suite. » Guillaume fit apparaître une plume noire, une plume de merle. Elle était ni trop souple, pour que les caresses désagréables qu’une plume procure se fassent bien sentir sous les pieds de Rachel, mais elle n’était pas trop raide non plus, pour éviter de blesser la victime. Il commença doucement, les allers-retours de la plume le long des plantes ne faisant que glousser la victime pour l’instant. Puis il alla de plus en plus vite, et s’attardait souvent dans les creux, là où Rachel craignait vraisemblablement le plus. Elle riait très fort, mais la victime résistait encore. Alors la peluche changea de tactique, et coulissa la plume entre chaque orteil, ce qui fit hurler de rire Rachel qui se lâcha complètement. Elle savait qu’au fond d’elle-même elle aimait cette sensation de chatouilles sous ses pieds, c’était pour elle un peu d’amour, puisque personne dans sa famille ne lui avait chatouillé les pieds dans son sommeil ou les côtes lors d’une fête. Cela la terrorisait d’aimer la torture. Elle hurla encore une bonne heure avant que le monstre, qui avait sans doute marre de supporter les cris de son jouet, la bâillonna. Et il changea d’instrument. De la plume il passa au pinceau. Il le maniait tellement bien que Rachel se mit a vraiment crier et à ne plus aimer la torture infligée à ses pieds. Elle pleurait, en silence. Elle n’offrait plus aucune résistance et voulait en finir au plus vite. Le monstre se pourléchait les babines. Il n’y avait vraiment plus rien d’humain dans le nouveau Guillaume. Il s’amusait comme un fou. A l’aube, Rachel était devenue folle et criait qu’elle en voulait encore. La peluche se leva, s’étira, et s’accroupit pour avoir la tête à la hauteur des pieds de la femme. Et il les lécha. La victime poussait un « Oh ! » chaque fois que la langue passait dans le creux et entre les orteils. Elle poussa son dernier soupir vers midi, à la fin de la messe quotidienne du village. Tout le monde fut surprit de voir que Rachel et son mari, pourtant croyants, n’avaient pas assisté à la messe. C’est seulement quand un soldat du Roi entra dans la chambre et vit le mari par terre, le torse défoncé, et une peluche d’un orange les plus beaux qu’il n’avait jamais vu en train de lécher les plantes des pieds de Rachel. Le monstre se retourna, prit la tête du soldat dans sa main et lui explosa le crâne en pressant les tempes. Trois morts dans le village en moins de vingt-quatre heures. C’est trop. On fit venir un exorciste pour qu’il chasse le Malin du village.

  • chatouillesdu92 Avatar
    chatouillesdu92 - il y a 17 ans
    C'est un style très nouveaux, j'aime beaucoup ! L'istoire est super ainsi que tous les connotations à l'église etc... C'est vraiment bien et en plus ton écriture est presque parfaite

  • Mr. London Avatar
    Mr. London - il y a 17 ans

    Merci de ton compliment, chatouillesdu92! :lunettesnoires2:
    Je m'inspire de quelques trucs que j'ai lu sur les sciences occultes et de films d'horreurs. Donc voilà.
    Il faut savoir que l'histoire se passe au temps de Louis XVI, la magie est donc réfutée.
    Mais la Punisseuse, qui est mon personnage principal, étant une sorcière, est capable de réunir à la même époque le passé, le présent et le futur. Elle sait manier les machines de notre époque.
    Voilà, j'ai écrit ce post pour que vous puissiez comprendre la suite... Qui est en cours d'écriture!!! :sifflote: :sifflote:


  • Mr. London Avatar
    Mr. London - il y a 17 ans
    [u:rexbtuba][b:rexbtuba]IV : La première disparition[/b:rexbtuba][/u:rexbtuba] Le temps était maussade pendant toute la journée qui suivit l’Ascension. Partout dans le village un silence de mort régnait. Le maire abandonna son poste, et les soldats du Roi se suicidèrent un par un, désespérés de ne pouvoir rien faire devant ce drame. Il n’y avait plus aucun espoir. Les écoles fermèrent, les gosses envahirent les rues, mais ils semblaient ailleurs, ils avaient le regard vide et le teint blafard. Les adultes s’inquiétaient.
    Quant à la Punisseuse, elle préparait quelque chose d’horrible. Dans sa cave se trouvait une trappe. Quand on soulevait la trappe, on découvrait un long tunnel sombre et humide. Si on décidait de le suivre, on arrivait dans une salle vide rectangulaire. Sur chaque mur se trouvaient cinq portes. C’était en réalité un véritable labyrinthe. Pour le tester, la vieille femme avait besoin d’une victime. Si elle s’en sortait, la Punisseuse améliorerait le labyrinthe, mais ne toucherait pas la victime. Sinon, elle était sa prisonnière pour son futur projet. Elle prit un long manteau noir pourvu d’une capuche. Elle alla dehors, sous la fine pluie qui tombait depuis la matinée. Les gamins ne l’intéressaient pas pour l’instant. Elle voulait une jeune femme, à peine sortie de l’adolescence. La vieille Punisseuse regarda par toutes les fenêtres du village en prenant des notes. Cinq femmes lui plaisaient, mais elle n’en voulait qu’une. Le soir tomba sur le village. Dans la forêt lointaine les loups hurlaient à la mort, sous la nouvelle lune. Dans les chaumières tout le monde se regroupait devant le feu de cheminée, sans qu’aucun d’entre eux n’ait vent du sombre évènement qui allait suivre. Une mendiante tentait de se réchauffer en serrant ses couvertures. Mais il n’y avait rien à faire. Elle commença à perdre espoir quand apparut devant elle une silhouette rabougrie. Elle était appuyée sur une canne. Elle n’eut aucun mal à reconnaître la Punisseuse. -« Je n’aime pas trop les gens qui mendient, dit la vieille femme. C’est pourquoi je leur propose de venir chez moi ». La mendiante, une jeune et belle femme à la chevelure verte et aux yeux mauves, sourit devant la sauveuse. -« Vous pourrez y rester autant de temps que vous voudrez, ma chère. » Elle l’aida à se lever. Dans la maison de la vieille femme régnait une température agréable. La mendiante accepta de boire un thé, un thé empoisonné qui ne tarda pas à la plonger dans un profond sommeil. Ce n’était qu’une mendiante, personne ne ferait attention à elle. La Punisseuse avait fait un bon travail. La première salle était absolument obscure. La jeune victime avança à tâtons, jusqu’à trouver une poignée de porte. Selon la ravisseuse, elle ne disposait que d’une journée pour sortir de ce fichu labyrinthe. Si toutes les pièces étaient comme ça, elle était bonne pour la « surprise ». Mais non, la suivante était éclairée d’une lumière verte, qui dérangeait la prisonnière. Au centre de la pièce, une boîte métallique. La mendiante était, sans savoir pourquoi, attirée par ce truc. Elle se rendit compte trop tard que la vieille avait mit à ses poignets et à ses chevilles des bracelets en fer. Elle était sa prisonnière.

  • Mr. London Avatar
    Mr. London - il y a 17 ans
    Putain, je me suis surpassé aujourd'hui, j'ai écrit deux chapitres! [u:1ignbrvs][b:1ignbrvs]V : Les affreux garnements[/b:1ignbrvs][/u:1ignbrvs] -« Les enfants ! Venez par là, s’il-vous-plaît ! cria Madame de Rênale. » Femme mature, mariée et deux enfants turbulents. Ce soir, elle sort avec son bon à rien de mari au théâtre. Elle a donc fait venir une baby-sitter, car elle place très peu de confiance en ses enfants. -« Nous allons voir quelque chose pour les grands. Madame de Ménache, la voisine, va vous surveiller et vous mettre au lit. Papa fait brûler un grand cierge. Madame de Ménache doit vous mettre au lit quand toute la bougie aura fondue. Ni avant, ni après. Compris ? » Les deux enfants acquiescèrent. Sages comme des images, en apparence. Madame de Ménache soupira et sourit aux enfants qui répondirent de même. Leur père alluma le cierge et ferma la porte après avoir souhaité bonne soirée à tout le monde. Les gamins scrutèrent leur gardienne : jeune femme, gentille, belle, serviable et surtout mignonne à croquer. -« Vous voulez qu’on fasse un jeu, les enfants ? -On joue aux brigands ! Tu ferais une brigande et nous les soldats qui t’interrogeraient. » La femme haussa les sourcils, surprise. Et sourit, une nouvelle fois : -« Pas de problème, mais il faut m’attacher à une chaise ! -Oh, pas sur une chaise, sur le lit de Pierre. -Donc, toi c’est Pierre, fit-elle en désignant l’un des bambins. Commissaire Pierre. Et vous, jeune homme ? -Les brigands ne doivent pas savoir que je suis l’interrogateur Thomas. -Oh, je comprends. -Suivez-moi, dans la salle d’interrogatoire, madame la brigande. -Et si je refuse ? -Une belle dans la tâte… euh… une balle dans la tête. » Les gamins la firent monter dans la chambre de la mère. Puis Thomas sortit un instant et revint avec une longue corde. -« Allongez-vous, s’il-vous-plaît, murmura Pierre. -En croix ! cria Thomas -Chut, pas si fort, les autres prisonniers peuvent nous entendre. -Ah oui, c’est vrai. Allez, je vous attache, madame la brigande. -Regardez-moi ces bottes de voleuse, monsieur le commissaire. -Elles cachent sûrement de beaux pieds, monsieur le châtimenteur. -Je suis l’interrogateur, imbécile. -D’accord. Enlevons-les bottes. » Les gamins furent surpris par la beauté des pieds de leur gardienne : une plante parfaitement lisse, une cambrure parfaire, des pieds fins, des orteils fins. La gardienne crut tout d’abord qu’ils allaient appliquer à ses pieds diverses choses gluantes et hideuses. Mais il n’en fut rien. Thomas parla en premier : -« Madame de Ménache, accusée d’avoir volé cent kilogrammes de pomme de terres sur une durée de trois ans, ce que je considère comme un taxe non-officielle, va être confronté à l’interrogatoire classé TK. Monsieur l’interrogateur, mettez-vous en place. -Elle a vraiment fait ça ? -Mets-toi en place, Pierre, sinon on n’aura pas le temps -Bien. Madame de Ménache, selon les grands inspecteurs, personne ne devient un criminel parce qu’il l’a voulu. Il a dû être confronté à quelque chose d’horrible durant son enfance. Pourquoi avez-vous volé ? -Je ne sais pas, et je ne vous le dirais pas, petit séquestreur de merde, siffla la gardienne entre ses dents. Je vous rappelle que vous avez dépassé la limite du temps. Libérez-moi. -Hors de question. Bourreau, fais ton office. -Tout de suite. » Les gamins se passèrent la langue sur les lèvres, content de pouvoir enfin assouvir leur passion commune. Pierre sortit une plume, et sous le regard amusé de la gardienne qui pensait que ce qu’elle allait subir ne serait pas sans importance. Et pourtant. Le gamin passa longuement les deux plantes, tandis que l’autre posait des questions sans importance. La gardienne était très chatouilleuse, car personne ne l’avait chatouillé sous les pieds. Pierre, même si c’était la première fois qu’il torturait, se débrouillait très bien avec sa plume, et ne laissait aucun temps de répit à sa prisonnière. Celle-ci hurlait, criait, pleurait, riait, et tentait de défaire ses liens en vain. Les saligauds l’avaient bien piégée. Et puis, son sauveur revint : les parents étaient de retour. Elle cria. Les gamins prirent peur en les voyants. -« Alors, comme ça, on est désobéissant ? gueula littéralement la mère. Attendez-voir ! » Devant les yeux de tout le monde, tout comme Guillaume l’avait fait devant Rachel, la mère et le père se transformèrent respectivement en la Punisseuse et une autre peluche. Les vrais parents étaient dans la cave.