Histoire : Virus

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Histoire
  • Virus


Histoire ajoutée le 02/05/2009
Épisode ajouté le 02/05/2009
Mise-à-jour le 03/07/2021

  • nahognas Avatar
    nahognas - il y a 17 ans
    hmm les symptôme de ton histoire me fait penser à un film de zombie je crois qu'il s'appelle 28 jours plus tard!

  • Langue de chèvre Avatar
    Langue de chèvre - il y a 17 ans
    Faut dire que je m'inspire beaucoup de ce genre de film!

  • pierreanne Avatar
    pierreanne - il y a 17 ans
    moi sa me fait vraiment penser a je suis une légende...

  • Bidule Avatar
    Bidule - il y a 17 ans
    [color=#FF8000:76pu2scg]Waouu ça donne envie d'savoir la suite 8) J'adore ce genre de film , l'armée des morts , 28 s'maines plus tard , Resident Evil ..[/color:76pu2scg]

  • Langue de chèvre Avatar
    Langue de chèvre - il y a 17 ans

    Premier chapitre, j'espère qu'il ne vous décevra pas trop :lol:
    Il n'y a pas encore vraiment de scène de chatouilles, mais faut laisser le temps de prendre, comme pour toute chose








    I: Un cas inquiétant






    Le Docteur Fanny Grey est connue de la ville comme étant le médecin-chef de la section la plus dangereuse de l’hôpital ; elle s’occupe des maladies les plus rares et les plus graves. Jamais elle ne s’est retrouvée face à une maladie encore inconnue, jusqu’au jour où un malade convulsif est entré sur une civière dans le service d’urgence.
    Dr Grey est une femme d’une trentaine d’années, rousse, les yeux en amande et verts, des taches de rousseur sur ses pommettes. Orpheline à son plus bas âge, elle a vécut chez une amie de sa mère qui l’a protégé autant qu’elle le pouvait. Fanny lui a rendu la monnaie de sa pièce en la sauvant des griffes d’un cancer du sein.
    Ce fut sa première opération. La deuxième, elle allait sûrement la faire dans pas longtemps, et certainement sur ce patient.
    C’est quand elle entendit, depuis son bureau, les ambulanciers crier aux infirmières, chirurgiens et patients de se pousser pour libérer le passage, ainsi que des cris de douleurs. La jeune femme regarda la pendule en face de son bureau, qui affichait neuf heures. C’était normalement l’heure de sa visite matinale, qu’elle allait exceptionnellement repousser.
    -« Fallait qu’il vienne maintenant, ce patient à la noix, maugréa-t-elle. M’enfin bon, à tous les coups c’est quelqu’un qui a perdu la boule suite à un coup contre son crâne et qui voit le fantôme de sa mère partout où il regarde. Y’en a, je vous jure… »
    Le docteur sortit tout de même de son bureau en enfilant sa blouse et se dirigea vers le service d’urgence.
    Ce matin, les couloirs étaient calmes, même si un patient venait d’entrer. D’ordinaire, tous les malades et visiteurs se mettent à parler, se disant que la voisine est tombée dans les escaliers, qu’untel est mort dans un incendie et qu’on l’avait entendu pousser des cris semblables à ceux de ce patient. Ouais, ce matin était différent. Mais en regardant l’expression de leur visage, Fanny Grey sentit quelque chose qui n’allait pas. On lui lançait de temps en temps un « bon courage, docteur », auquel elle ne répondait pas.
    Pendant son trajet, elle repensa à l’architecture de l’hôpital, et se disait qu’il était mal foutu, car pour une urgence, elle devait descendre d’un étage et en remonter deux. Alors qu’un médecin-chef devrait arriver au service d’urgence qu’en empruntant un couloir et un escalier. Et encore, sans escalier, ce serait vachement mieux, se dit-elle en entrant dans le bloc opératoire.

    Ce qu’elle vit, elle n’y crut pas sur le coup : Les ambulanciers portaient des coups de griffures sur les avant-bras, et l’un d’eux avait le visage lacéré, tandis que l’autre, c’était sa blouse blanche maculée de sang. Quant au patient, il était enchaîné sur sa civière, car il était trop convulsif pour qu’on le tienne à la force des bras. Lui aussi, ses vêtements étaient maculés de sang, et avait les bras lacérés. Sa peau semblait verdâtre, au Dr Grey.
    Ouais, elle était même franchement verte. Enfin, c’était des taches vertes qu’il y avait. Fanny distingua aussi du sang séché au niveau de ses lèvres.
    Les yeux du patient étaient exorbités, et injectés de sang. Cette vision d’horreur hantera à jamais la mémoire de la jeune médecin-chef jusqu’à sa mort.
    Elle inspecta les pupilles du malade, qui ne se rétractèrent que très en retard ; les réflexes dit « involontaires » n’étaient pratiquement plus là.
    Elle toucha, du bout du doigt, une des nombreuses plaques vertes qui explosa sous l’effleurement. Grey ne put s’empêcher de pousser un cri de surprise, et ôta rapidement ses gants : là où la substance verdâtre avait coulé commençait une épaisse fourrure de la même couleur.
    -« Merde, dit-elle, encore trop sous le choc pour pouvoir parler. Ne touchez pas les plaques.
    -Merci, on s’en était rendu compte, du résultat, maugréa un des infirmiers présents dans la salle. Le problème maintenant est de savoir où on va l’emmener.
    -Laissez-le là, il va falloir percer toutes les plaques avant de l’emmener dans une salle. Apparemment ça ne lui fait pas mal, donc pas besoin d’anesthésie. »
    Les ambulanciers et les infirmiers, sans demander leur reste, quittèrent rapidement le service d’urgence. Fanny était donc seule, avec ce patient bizarre. Et elle allait devoir percer les plaques vertes dont le contenu rendrait heureux tous les chauves de la Terre aimant la couleur verte « crotte-de-nez ».
    Ce sont les nerfs qui lâchent, attention Docteur !
    Mais non.
    Si.
    Non.
    Je te dis que si. Fais gaffe, Fanny.
    Mais oui, je ferai gaffe, dit-elle à voix basse, pour elle. La voilà qui se mettaient à entendre des voix maintenant. La voix avait sûrement raison, en fin de compte.
    La jeune doctoresse se munit d’un scalpel et d’une bassine, de plusieurs paires de gants qu’elle enfila les uns par-dessus les autres, afin de ne pas faire couler la substance verte sur les autres outils. Et elle perça, coupa, cisela, la petite centaine de plaques vertes qui amochaient le corps du patient. Enfin, à la fin de l’opération, et alors que la bassine n’était plus glabre pour un bout de temps, Fanny soupira un bon coup. Et appela une jeune adolescente qui travaillait dans l’hôpital pendant l’été, pour qu’elle l’aide à nettoyer le champ de bataille qu’était le service d’urgence.
    Fanny pensa, après ce qui va suivre, qu’elle aurait dû avertir son aide. En effet, la jeune fille saisit sans gant la bassine verte « crotte-de-nez » qui contenait encore de la substance bizarre, qui lui coula sur les avant-bras. La pilosité de ces derniers commença à devenir de plus en plus importante, et gagna du terrain, c’est-à-dire que bientôt ses deux bras étaient aussi poilus que ceux d’un gorille. Puis bientôt tout son corps fut touché. La contaminée n’avait pas poussé un cri de douleur ; elle avait même gloussé alors que la pilosité de ces aisselles, de ses côtes, de son nombril, de sa poitrine avait augmenté. Elle avait tout de même gémit et dit en serrant les dents que ces pieds avaient gonflés. L’adolescente ôta alors ses chaussures de services – des chaussures blanches, que tout le monde a déjà vues alors qu’il était à l’hôpital – et la substance reprit son boulot en parcourant la totalité de la superficie des pieds de la pauvre fille qui hurla de rire quand ses plantes des pieds furent touchées.
    Elle se roulait par terre, grattant de ses ongles ses pieds pour tenter d’arracher la substance qui apparemment la chatouillait. La substance semblait consciente, car elle mit extrêmement longtemps pour recouvrir dans leur intégralité les deux pieds.
    Puis, après un moment qui parut interminable à Fanny, l’adolescente se releva. Elle avait du sang aux des lèvres, ses yeux en étaient injectés, et sa voix n’était pas normale.
    -« Woaw, fit-elle pour commencer. Ce faire chatouiller comme ça, c’est incroyable ! Approchez-vous, vous allez vous régaler ! Mais si, allez ! »
    La doctoresse recula, encore et encore, jusqu’à la porte d’issue qu’elle ferma à clé une fois sortie. Elle pleurait. Elle avait failli être à la place de la fille, ce serait fait chatouillée à sa place par la substance, et serait certainement possédée, tout comme elle ; elle supposait en effet que cette substance était extra-terrestre. Eh quoi ! Ce n’est pas parce qu’on n’a pas vu quelque chose que ça n’existe pas. Par exemple, tout le monde a vu au moins une fois Brad Pitt au cinéma, mais jamais dans la vraie vie. Ca ne veut pas dire que Brad Pitt est une marionnette ! Fanny disait toujours que l’Homme était le seul animal - à l’intelligence supérieure, certes – qui, pour montrer qu’il était intelligent, inventa toute sorte de choses débiles comme la religion, la politique. Quand on voit un chien, ce dernier ne se souci pas de savoir à quelle heure est la messe le dimanche matin, ou pour qui il va voter pour les élections présidentielles ! L’Homme est aussi trop égocentrique, d’après la doctoresse.
    Doctoresse qui quitta en courant le service d’urgence et réclama qu’on le mette en quarantaine. Ce fut chose faite, mais celui qui le fit prenait ça pour de la rigolade. Pervers en son genre, sadique voir sado-maso, il aurait tant fouetté cette petite tigresse de médecin-chef, mais son principal défaut est qu’il a un unique sourcil soudé et un bouton de fièvre ; le bouton de fièvre, ce n’est pas top pour draguer.
    Il remarqua deux corps étendus sur de la pelouse verdâtre dans le service d’urgence et crut alors Fanny Grey. Il n’osa pas entrer. Pas aujourd’hui.


  • nahognas Avatar
    nahognas - il y a 17 ans
    Wow pas mal! C'est sympa un peu glauque mais sympa! Continue comme ça

  • pierreanne Avatar
    pierreanne - il y a 17 ans
    vraiment pas mal j'ai hâte de lire la suite