Histoire : The Daisy's Mansion

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Histoire
  • The Daisy's Mansion


Histoire ajoutée le 01/11/2009
Épisode ajouté le 01/11/2009
Mise-à-jour le 03/07/2021

  • chatouillesdu92 Avatar
    chatouillesdu92 - il y a 16 ans
    Super sympa ! Vraiment, j'ai ptdr au début et j'aime vachement l'ambiance qui se dégage de ce manoir, bonne chance pour la suite HS : on est bientot à 10000 messages

  • La Faucheuse Avatar
    La Faucheuse - il y a 16 ans

    Merci pour vos commentaires! Je suis content que l'ambiance vous plaise. Dans ce premier chapitre, j'ai tenté de mettre un peu d'humour, vous verrez. Bonne lecture! :)




    Toujours dans l’obscurité, la Princesse redescendit au rez-de-chaussée. Bien qu’elle ne voulait pas savoir ce qu’était cette lueur tremblotante qui volait dans la pièce, ses jambes la forcèrent à se diriger vers ce fantôme n’ayant pas de véritable forme. C’était comme si c’était un gaz coloré et qui se baladait au gré des courants potentiels qui traversaient le hall. La lueur fonça contre la porte clouée, la traversa comme s’il n’y avait pas d’obstacle réel. Le fantôme tenait quelque chose de métallique, à en croire le tintement de l’objet contre le carrelage du hall d’entrée. Pendant le bref instant d’éclaircissement de la pièce grâce à un éclair, Daisy vit ce qui était tombé : une grosse clé en bois. Elle la saisit, et pensant qu’elle permettait d’ouvrir l’une des deux portes de l’étage, remonta une seconde fois les escaliers et se dirigea vers la porte d’où était sorti la lueur. Lentement, persuadée qu’elle allait trouver les pires horreurs derrière, la Princesse ouvrit la porte.
    Devant elle, trois fantômes la menaçaient. Et au moment où le plus proche d’entre eux allait lui chatouiller les côtes, un vieillard armé d’un aspirateur fixé dans son dos fit irruption dans son champ de vision. Les fantômes, qui ressemblaient bien à des fantômes mais qui avaient des liens apparentés avec la lueur, prirent peur. C’est un comble, quand même ! Le fantôme est normalement quelque chose qui doit faire peur aux humains, et voilà qu’un vieillard armé d’un aspirateur leur fait peur. Justement, tandis que l’une des trois apparitions se faisait aspirer, le petit vieux se fit frapper par derrière, libérant de l’aspiration le fantôme.
    Voyant qu’il était sonné, Daisy se dirigea à grands pas vers le petit homme chauve.
    -Ca va aller ?
    -Oh… Oui. Les fantômes ne sont pas sensés faire mal énormément. Mais… Qui es-tu ?
    -Je suis la Princesse Daisy, j’ai gagné ce manoir à une tombola.
    -Cela ne me dit rien qui vaille, fit le vieillard, songeur. Et si nous allions parler de tout ça dans ma cabane ? Les fantômes de tout à l’heure sont revenus avec des renforts. Fuis !

    La cabane du vieillard se situait à l’extérieur des terres de Laughtools, mais on pouvait voir le manoir dans toute sa splendeur. Sous l’orage, il était encore plus effrayant que lorsque Daisy le vit pour la première fois.
    La cabane, donc, était petite pour deux personnes vue de l’extérieur, mais elle était construite dans le sens de la hauteur, si bien qu’il y avait suffisamment de place. Il y avait une cave, à en croire la trappe bien visible au milieu du rez-de-chaussée. Peut-être était-ce un souterrain qui reliait l’habitation de fortune au manoir. Au rez-de chaussée, une petite cuisine et une table pour une seule personne. Le vieillard s’en excusa, d’autant plus qu’il était gêné de ne pas pouvoir casser la graine avec Daisy parce qu’elle était Princesse. A l’étage se trouvait une immense bibliothèque. Mais tous les bouquins parlaient de sciences occultes, de magie noire, de vampires et surtout de fantômes. Enfin, au dernier étage, sous les combles se trouvaient un lit, une commode et un télescope, rivé sur le manoir.
    -Reprenons tout depuis le début. Cette fois nous sommes à l’abri des fantômes, fit le vieux pour entamer la discussion. Je suis le professeur Karl Tastrof, chasseur de fantômes. Mais tout le monde m’appelle K. Tastrof, plus facile à prononcer. Et toi, tu es la Princesse Daisy.
    -Oui.
    -Timide, hein ? Ne t’inquiète pas, je ne suis pas un satyre. Oh ! Suis-je idiot ! Tu dois être trempée ! Tu veux te sécher un peu les cheveux ? Et les pieds aussi ; je suppose que tu pensais que le temps ici serait ensoleillé, c’est pourquoi tu es venue en escarpins ! Mais les pieds mouillés, c’est mauvais ! Attends, je vais te chercher une serviette.
    Karl disparu donc un moment. De l’étage supérieur, quelque chose tomba, suivit d’un juron, certainement prononcé par le professeur. Il redescendit en se massant l’une de ses tempes.
    -La porte de l’étagère s’est fermée à cause d’un courant d’air. Tiens, voilà une serviette propre.
    -Merci, fit la Princesse en se déchaussant.
    Le regard de Tastrof se fixa presque aussitôt les chaussures enlevées sur les pieds nus de la Princesse.
    -Cela ne m’étonne pas que les fantômes soient revenus tout à l’heure. Ils ont été attirés par tes pieds.
    -Mes pieds ?
    -Oui. Ces fantômes adorent chatouiller les visiteurs du manoir et notamment les pieds. Que l’on soit homme ou femme, ils s’y mettent à plusieurs pour vous immobiliser, vous déchausser et vous chatouiller les plantes. Généralement la torture est intense, mais brève. C’est mon travail de les chasser. Je suis vieux, donc je ne crains plus rien. Mais dans ma jeunesse je suis souvent tombé aux mains de ces maudits fantômes du manoir. Si on veut avoir la chance un jour que ce manoir soit habité de nouveau, il faut que je chasse les monstres.
    -Alors, celui qui m’a offert le manoir savait qu’il était hanté ! S’écria la Princesse.
    -Oui. Borioo… Un ami secret de Bowser, fit Karl d’une voix lasse. Mais il y a pire encore que ces maudits fantômes. Dans ma jeunesse, j’avais capturé plusieurs fantômes, qui se devaient d’être les fantômes des anciens propriétaires. Tous avaient le même fantasme, ou du moins une majorité : les chatouilles. Même après leur mort ils n’hantent le manoir que pour cette obsession idiote. J’avais créé une machine qui me permettait de mettre en tableaux ses fantômes fétichistes. Mais quelque chose les a relâchés. Je suis vieux, maintenant, je n’ai plus tellement la force de courir après eux.
    -Voulez-vous que je vous aide ?
    -Oh, je ne pense pas qu’une Princesse aussi jolie et mignonne que toi veuille chasser les fantômes dans un manoir hanté.
    -Mais si ! supplia Daisy. Donnez-moi votre aspirateur et je vais les chasser en une nuit !
    -Alors dans ce cas, il faudrait que je t’entraîne. Prends mon aspirateur et descends dans la cave. Ah, une dernière chose… Passez-moi votre pied.
    La Princesse le lui tendit sans réfléchir. Karl saisit l’un de ses rares cheveux blancs et le passa sous la voûte plantaire de Daisy, qui poussa un rire hurlé.
    -Hum… Chatouilleuse comme tu es, ta mission va te paraître dure. Je ne suis pas sûr que tu en sortes saine d’esprit.
    -Tant pis ! Je l’offrirai à ma sœur, Peach !
    -Peach, dis-tu ? Elle est princesse aussi ?
    -Oui, pourquoi ?
    -Elle est venue quelques temps avant toi et n’est plus jamais ressortie du manoir.
    -Voilà donc une raison de plus de me confier la mission ! soliloqua Daisy.
    -Quelque chose doit régner sur tous les fantômes du manoir, et c’est certainement ce quelque chose qui retient prisonnière ta sœur. Descends dans la cave afin de poursuivre ton entraînement.

    La cave sentait le vin. En même temps, il y avait plusieurs fûts entreposés dans un coin de la pièce souterraine. Une seule lampe vacillante éclairait la cave de sa lumière blanche. Par terre se trouvaient cinq ou six plaques semblables à des bouches d’aération.
    -Te voilà donc dans ma salle d’entraînement, Princesse. Sous les plaques se trouvent des générateurs de fantôme. Ils ne sont pas dangereux, ne peuvent pas te toucher mais cela te permettra de te défendre face aux vrais. Ils ne disparaissent qu’à la lumière. Tu es seulement armée d’une lampe torche et d’un aspirateur. Afin de pouvoir aspirer les fantômes, laisse-les venir vers toi. Dès qu’ils sont au plus près, éclaire-les : ils seront pétrifiés et seront alors vulnérables. Tu dois te dépêcher à les aspirer, sans quoi ils disparaîtront. Nous commençons avec un fantôme.

    Les lumières s’éteignirent. Plaquée contre l’un des murs de la cave humide, Daisy attendait qu’une bouche s’ouvre pour libérer un fantôme. Elle éteignit sa lampe, et tout de suite après un fantôme entra en jeu. Il était rose, grand avec des yeux jaunes. Il avançait doucement vers la Princesse, et la menaçait de chatouilles en agitant ses doigts. Mais d’après le professeur, elle n’avait rien à craindre. Alors qu’il était sur le point de « jouer », elle braqua la lampe sur lui. Comme prévu, il se pétrifia. Mais Daisy mit trop longtemps pour dégainer son aspirateur, si bien que le fantôme rose se volatilisa.
    -Ce n’est pas grave, j’ai vu que tu as tenté de l’aspirer mais tu étais trop lente, fit Karl dans un haut-parleur.
    -Vous me voyez ?
    -Il y a des caméras infrarouges dans la cave. Attention, j’en fais sortir un deuxième !
    Celui-là était bleu. Elle fit la même démarche : elle le laissa venir vers elle, il commença à sortir sa langue. Ce devait être le moyen pour lui de chatouiller. Daisy braqua la lampe et aussitôt dégaina son aspirateur et le mit en marche : le fantôme se fit aspirer.
    -Yes !
    -Bien joué ! Mais figure-toi que tu risques de te retrouver avec plus de deux fantômes !
    A ces mots, deux fantômes orange sortirent des bouches d’aération. Ils se placèrent de chaque côté de la Princesse. Elle ne savait pas trop comment faire dans ce cas-là. Mais une idée lui vint : elle se dirigea vers un premier fantôme, braqua la lampe sur lui et l’aspira. Elle fit de même avec l’autre.
    -Très bien, tu débrouilles bien, mon enfant ! Mais que ferais-tu face à six fantômes ?
    Tous roses, cette fois. Daisy réussit à en choper trois, mais un quatrième lui titilla les côtes, ou du moins essaya.
    -Bon. Tu sais t’organiser, tu ne cèdes pas à la panique. C’est très bien, ton entraînement s’arrête là !

    Une fois revenue au rez-de-chaussée, Karl adressa ses dernières recommandations à la princesse Daisy :
    -Le premier fantôme que tu devras aspirer est celui du maître de maison. Tu le trouveras dans le bureau, qui est l’une des pièces du couloir derrière la deuxième porte du hall, enfin du balcon… Enfin tu sais de quoi je veux parler. Sois prudente. Pour le début, tu dois aspirer le maître de maison, mais également sa femme et leur troisième enfant.
    -Leur enfant est mort ?
    -Oh oui. Et il est beaucoup plus dangereux en étant fantôme. Nous serions dans un jeu vidéo, je pense qu’il ferait office de boss. La pluie s’est arrêtée. Tu peux y aller, mignonne. Ne tombe pas dans les flaques, si jamais tu as les pieds trempés, les fantômes se feront un plaisir de te les essuyer en te les léchant ! Et il n’y a rien de pire qu’une langue de fantôme contre des pieds nus. Bonne chance !

    Pour la deuxième fois de sa vie, et certainement pas la dernière, Daisy se retrouva au premier étage du manoir, devant la porte derrière laquelle se trouvaient trois fantômes à aspirer. Le vioque lui avait donné la clé du couloir, la princesse n’avait plus qu’à l’ouvrir et aller dans la première pièce sur laquelle elle tomberait.
    Le couloir était sombre, mais éclairé par de petites torches qui diffusaient une lumière inquiétante, rendant l’ambiance digne de celle d’un roman d’horreur. Cinq portes, trois fantômes. Deux portes d’un côté, trois de l’autre. Daisy entra dans la première pièce située à sa droite.
    C’était un petit bureau, meublé d’un fauteuil à bascule, d’une chaise et d’un bureau incrustés de la plus belle marqueterie que Daisy n’ait jamais vue de toute sa vie de princesse, d’une petite bibliothèque et d’une cheminée dans laquelle brûlait un feu. Etrange, pourtant. Il n’avait cessé de pleuvoir que depuis peu de temps, et il avait plu de façon intense pour éteindre ce feu. Pourtant, il était allumé. Quelqu’un, ou quelque chose, pour reprendre le terme de Tastrof, semblait épier Daisy. Certainement le fantôme qui hantait la pièce. Mais est-ce qu’un fantôme peut allumer un feu de cheminée ? Non. Alors il y avait autre chose. Autre chose qui ne guettait pas seulement la princesse dans le bureau, mais dans le manoir entier. Car depuis le début il lui semblait sentir un regard constamment posé sur elle. Daisy vit le fauteuil commencer à basculer d’avant en arrière, et elle retint de justesse un cri de surprise. Le fauteuil était suffisamment dans l’ombre pour pouvoir protéger un éventuel fantôme de la lumière du feu de la cheminée. La princesse éteignit sa lampe, et attendit. Son premier véritable gibier venait d’apparaître devant elle. C’était le maître de maison. Il lisait dans son fauteuil et ne semblait pas prêter attention à la jeune intruse. Elle braqua la lampe sur lui, mais aussitôt se volatilisa.
    -Mince… La technique du professeur ne marche pas sur ce genre de fantôme, se dit-elle. Comment…
    Quelque chose vibrait à l’intérieur de sa veste. Ce devait être le Game Boy Horror, une Game Boy Color bidouillée et transformée en talkie-walkie par K. Tastrof.
    -Allô ? Allô ? fit une voix éraillée.
    C’était le vioque.
    -Oui ? répondit Daisy.
    -Ah ! Ou en es-tu, demoiselle ?
    -Je suis dans la pièce hantée par le maître de maison. Mais je ne sais pas comment faire pour l’aspirer. Quand je braque la lampe sur lui il se volatilise aussitôt.
    -C’est que tu t’y prends trop rapidement, jeune petite chasseuse. Je vais t’aider pour cette fois, mais ce sera la dernière. Tu devras chercher toute seule après. Ce fantôme lit. A un intervalle régulier, il bâille. C’est à ce moment-là que tu peux braquer ta lampe sur lui et peut l’aspirer. Fais attention, sa principale attaque, c’est de te prendre, de revenir s’asseoir sur le fauteuil, te poser sur ses genoux froids et te chatouiller les côtes. C’est un fantôme de tableau, il est donc possible qu’il ne s’arrête jamais de te chatouiller. Fais donc très attention.
    -C’est maintenant que vous me dites ça ?
    -Je suis sûr que tu vas y arriver. Tut… tut… tut… tut…
    -Espèce de vioque à la noix, maugréa la princesse entre ses dents. Alors. Si ce vieux con prétentieux ne m’a pas menti, ce p*** de fantôme de m*** doit bâiller à un p*** de m*** d’intervalle de mes deux. C’est à ce moment là que je peux le choper. Et Peach qui s’est laissé enfermer par le maître des lieux. Un peu plus et je serai capable de la laisser là. A tous les coups, chatouilleuse comme elle est sous les pieds, deux fantômes sont en train de jouer avec ses petons. Ca lui ferait du bien à cette prétentieuse. Et Mario qui ne s’est toujours pas inquiété. Luigi, au moins, a eu le mérite de me demander comme j’allais avant d’arriver dans le manoir. Ah… Il bâille. Tac ! Ouais ! Je l’ai ! Je l’ai !
    Effectivement Daisy avait réussi à aspirer une partie du fantôme du maître de maison. Celui-ci, qui pourtant semblait calme dans sa lecture, fronçait les sourcils et hurlait de peur. Il commençait à se retourner pour pouvoir attraper son ennemi. Un détail toutefois n’avait pas été avoué à Daisy : les fantômes ont le pouvoir, pendant leur aspiration, de traîner et de tirer le chasseur de fantôme. Si bien que Daisy faisait du traîneau dans le bureau, et elle était à deux doigts de se faire prendre, et d’aller se faire chatouiller les côtes sur les genoux froids du monsieur qu’elle était en train d’aspirer. Heureusement pour elle, elle réussit à se bloquer contre un meuble, si bien que le revenant ne pouvait plus la traîner comme un vulgaire sac à roulettes. Et il finit par se faire aspirer.
    Décoiffée par la course, Daisy reprit son souffle en se tenant les côtes. La lumière revint dans la pièce et le vieux c… professeur l’appela sur le GBH.
    -Allô ? Allô ? Allô ?
    -Ouais ? fit la princesse d’un ton violent.
    -Tu as fini par le capturer ?
    -Ouais. Mais j’ai failli me bouffer quelques meubles en me faisant traîner par le revenant.
    -Tu as été traînée ? Je pense que c’est parce que tu n’as pas assez de force dans les bras. Mais l’essentiel est que tu as capturé ton premier véritable fantôme ! Je bois à ta santé !
    -Quoi ! Eh, mais vous avez pas le droit !
    -Comment ça, j’ai pas le droit ? Je suis ton employeur, je fais ce que je veux !
    -‘Spèce de sale vioque, cria Daisy à travers le micro de la console de nouveau éteinte. Bon, il s’agit maintenant de trouver le deuxième fantôme.
    -Un dernier indice !
    -Ah ! Pfiouuu… Tu m’as fait peur, abruti !
    -Il existe certaines portes qui sont hantées par des fantômes. Pour les reconnaître. Frappe-les. Si ça sonne en sol bémol, c’est que c’est une fausse porte. Si ça sonne en sol, c’est une vraie porte.
    -Merci. Y’a pas un autre moyen pour faire la différence ? Parce que je n’ai pas trop l’oreille absolue, moi. J’ai beau faire de la musique, j’ai beau avoir l’oreille musicale, je n’ai qu’une oreille relative.
    -Euh… Tu peux toujours les aspirer. Si la porte bouge, elle n’est pas hantée. Si non, évite de tenter de l’ouvrir, tu risquerais de te la prendre dans la tronche et de te casser le nez. Bon, je t’aime pas trop donc ça me ferait bien marrer que tu te casses le museau… Mais comme je te déteste pas non plus, j’ai finalement décidé de te donner un indice quant au point faible de chaque fantôme que tu tenteras d’aspirer.
    -Ah ben c’est sympa, ça !
    -Par contre, ça coûtera 45. 000 $ !
    -Va crever !
    -Comme tu voudras… Tut… tut… tut… tut…
    -Espèce de vieux con corrompu ! Alors donc, sortons dans le couloir déjà. A tous les coups, cette porte est fausse. Aspirons-la. Je me demande pourquoi je parle à la première personne du pluriel vu que je suis seule. M’enfin bon. Ah, elle ne bouge pas. Et celle-là, au fond ? Ah, y’a une pièce derrière.

    J’ai préféré passer les commentaires de Daisy quant à l’ameublement de la chambre de la maîtresse de maison. C’était une belle chambre, avec un lit à double-place, une coiffeuse dans un coin et une commode. Et des rideaux.
    -Mais dites-moi, ça sent le renfermé ici ! Je vais ouvrir les fenêtres. Ah ! Et puis en plus ils sont gras, ces rideaux ! Mais elle les a achetés où, la gourdasse qui en est responsable de cet achat ? Tiens, le carreau il est cassé.
    -Ooooh !!! Fit une voix derrière elle. Encore ces fichus courants d’airs !
    La maîtresse de maison venait d’apparaître sur le tabouret devant la coiffeuse.
    -Wouais, elle est pas mal comme brin de fille mais elle vaut pas la femme de Bowser, commenta Daisy.
    Le fantôme se leva et alla refermer le rideau, avant de reprendre sa toilette.
    -Ben… Alors ça, ça me scie les pattes ! Un fantôme qui craint les courants d’air. Serait-elle morte de froid ? En attendant, je pense comment pouvoir l’aspirer. Mais quelle est son attaque ? P***, on se croirait dans une mauvaise série B. Eh oh ! Le vioque ! Quelle-est son attaque ?
    -Elle te plaque contre un mur et avec ses cheveux te chatouille le nez et le cou, fit d’une voix pâteuse le vieux Tastrof.
    -Eh ! Tu oses dormir pendant que je me tape le sale boulot !
    -Ben… Ouais… Tut… tut… tut… tut…
    Daisy, pensant avoir trouvé le point faible du fantôme, ouvrit de nouveau le rideau.
    -Ooooh !!! Fit une voix derrière elle. Encore ces fichus courants d’airs !
    Le fantôme se leva, ferma les rideaux et revint s’asseoir. Amusée, Daisy ouvre de nouveau les rideaux.
    -Ooooh !!! Fit le fantôme. Encore ces fichus courants d’airs !
    La princesse, morte de rire, ouvrit le rideau une bonne dizaine de fois, après quoi, heureusement, elle ne trouvait ça plus drôle du tout. Alors elle ouvrit le rideau.
    -Ooooh !!! Encore ces fichus… Glab !
    -Allez, viens me voir la grosse ! Dans l’aspirateur de l’autre vieil abruti, tu seras au chaud. Et n’avise pas de me plaquer !

    Je passe les détails, la princesse réussit à aspirer la mère du prochain fantôme qu’elle devra aspirer. Daisy sortit dans le couloir, et un cri lui glaça le sang dans les veines. Il provenait d’une chambre située en face d’elle. Elle plaqua son oreille contre la première porte, et à en croire les hurlements stridents, elle sut qu’elle était tombée juste. Elle entra dans la chambre du bébé, mort de rire à cause de son père qui l’avait placé sur la rambarde du balcon au-dessus du hall d’entrée. La bonne poussa involontairement le bébé dans le vide et celui-ci mourut après quelques secondes d’agonie, le temps de la chute en fait.
    -Le bébé a pour attaque personnelle de s’agripper aux côtes de ses victimes et de les chatouiller. Malgré ses petites mains, ses chatouilles sont dévastatrices. Fais-gaffe, joli cœur !

    Mais le bébé profita de cet instant pour se plaquer contre le ventre de la princesse et se mit à la chatouiller. Celle-ci, ne s’y attendant pas, éclata de rire aussitôt. Le bébé riait d’un rire machiavélique. Daisy se roulait par terre, se relevait, tentait de coincer le bébé contre un mur, un meuble, pour lui faire mal, mais c’était un fantôme et il ne craignait rien. La torture était vraiment atroce. Daisy fut rapidement mise à bout de souffle. Mais où diable avait-il appris à chatouiller ? La princesse le laissa tomber. Le bébé lâcha prise et se dirigea à quatre pattes vers les pieds chaussés d’escarpins de la Princesse. Il les retira, elle n’eut même pas la force de l’en empêcher. Alors, avec ses petites mimines, il taquina les deux plantes plissées exposées devant lui. La princesse hurla, pas seulement de rire, mais aussi de peur. Elle se rappela qu’elle risquait la mort en se faisant chatouiller par un fantôme. Elle réussit à échapper à la prise du bébé, qui de nouveau se plaqua contre son ventre et qui cette fois chatouilla les aisselles. Malgré la torture, Daisy se releva, braqua sa lampe sur le bébé fantôme qui lâcha prise. Aussitôt, Daisy commença à l’aspirer. Il n’avait pas beaucoup de force pour la traîner, contrairement aux deux parents du petit. Il avait perdu la moitié de son volume ectoplasmique lorsqu’il réussit à se libérer de l’aspiration. Daisy, épuisée, se laissa tomber. Le bébé revint jouer avec les pieds de la dame qui était venue le voir dans son sommeil éternel. La dame avec de beaux pieds mignons chatouilleux comme pas deux. De petits orteils boudinés, vernis avec du rose. Et ils étaient trempés. Le bébé se mit alors à les lécher, et Daisy sut combien Tastrof avait raison : il n’y avait rien de pire qu’une langue froide et morte de fantôme contre deux plantes de pieds. Il y avait de quoi perdre la raison. Dans un dernier élan d’espoir, la princesse Daisy reprit sa lampe et son aspirateur, braqua la lumière blanche sur la tête du bébé qui hurla de douleur, comme si on l’avait ébouillanté. En pleurs, Daisy aspira ce qui restait du bébé. Et la lumière revient dans la pièce.
    -Ca va aller ? demanda d’une voix timide le professeur.
    -J’ai adoré ce bébé. J’espère que les autres chatouilleront aussi bien que lui.
    -Ils chatouilleront beaucoup mieux que lui. Prends ton temps, princesse. Prends ton temps pour me rejoindre. Ce début de nuit t’a mis à bout de force. Et nous avons le temps. Je t’attends dans la cabane, si jamais tu veux te reposer. Et puis il faut que tu vides ton aspirateur des fantômes.


  • Slash Avatar
    Slash - il y a 16 ans

    Houlala ! Quel langage pour une princesse ! :ralala:

    Belle histoire bien sympathique (happy halloween !) que j'aime lire :)

    J'attends la suite avec impatience :)


  • La Faucheuse Avatar
    La Faucheuse - il y a 16 ans

    Qui a dit que toutes les princesses étaient bien éduquées? :lol:


  • nahognas Avatar
    nahognas - il y a 16 ans
    Personne s'est justement ce qui est génial ça rajoute de l'humour! La scène du bébé j'ai pas trop compris, le bébé le chatouille au côtes puis au pieds, elle arrive a aspirer la moitié puis il lèche ses pieds et il l'aspire entièrement, et elle dit qu'elle a aimé ? Oo elle serait pas masochiste sur les bords ?

  • La Faucheuse Avatar
    La Faucheuse - il y a 16 ans
    [u:l0tpzhg3]Pour ce qui est du bébé:[/u:l0tpzhg3] Ce qui connaissent le jeu savent comment ça se passe. En fait, lorsque dans le jeu tu aspires un fantôme semblable à ceux décrits dans ce chapitre, tu te rends compte qu'ils ont 100 PV. Généralement, si tu te fais attaquer par le fantôme, tu arrêtes de l'aspirer et le fantôme se barre. Bref, plutôt que de dire que le fantôme avait perdu 45 PV, j'ai dit qu'il avait perdu du volume. De plus, dans le jeu le bébé est un boss. Du coup, qui dit boss, dit impossible à tuer en une fois. C'est pour ça qu'il a réussi à se libérer de l'aspiration. [u:l0tpzhg3]Pour ce qui est de la dernière phrase de Daisy:[/u:l0tpzhg3] A prendre au second degré. Le vioque profite d'elle, et elle s'en est rendu compte trop tard. D'où son mauvais caractère qui ressurgit brusquement. Mais tu peux très bien penser qu'elle est masochiste, la princesse. Ca peut me donner des idées pour le prochain chapitre!

  • nahognas Avatar
    nahognas - il y a 16 ans

    Ouais allez la suite la suite! :trescontent:


  • La Faucheuse Avatar
    La Faucheuse - il y a 16 ans
    Je suis assez occupé comme ça pour vraiment me consacrer au prochain chapitre, mais il est en cours d'écriture...

  • Naara Avatar
    Naara - il y a 16 ans
    Vite une suite !! Sa fait trop longtemps que j'adore et que j'espère une suite ^^ !!

  • the-tickler-of-78 Avatar
    the-tickler-of-78 - il y a 16 ans

    trop bien ! moi aussi j'veux la suite :trescontent: