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Les chatouilles
Mais d'où vient notre passion des chatouilles ?
Ah merci Kenshira, je vais aller voir ça. 
Ah ben oui :S tout le monde s'est mis à raconter après le premier. J'avais pas vu ce topic-là sinon je l'aurais déterré façon Misslove. 
Hé bien tien j'ai jamais répondu à cette question dans aucun autre topics donc du coup je vais le faire ici 
Pour ma part, chose curieuse je ne suis pas très chatouilleuse et du coup je ne m'étais pas pencher sur le sujet ! Jusqu’au jour où mon chemin à croisé celui d'un membre d'ici qui a su m’amener le concept avec délicatesse et tact...et en me mettant dans le rôle que je tien toujours, celui de bourreau.
C'est ainsi que j'ai connu la joie de chatouiller, et la satisfaction je l'ai appris au près d'un autre membre qui m'a bien distiller ces conseilles de bourreau averti ...
Pour être honnête j'ai découvert votre monde, qui par extension est devenu le mien, en Février 2013 
Pour ma part j ai toujours été attiré par la sensibilité du corp face aux chattouilles, je trouve que c est vraiment amusant de découvrir les points sensible de me amies (vu que je suis célib, je peux me le permettre.
). et je trouve aussi que le rire est une manifique émotion, je crois pas que c est une émotion mais ne sais pas comment le qualifié autrement 
et je trouve aussi que le rire est une magnifique émotion, je crois pas que c est une émotion mais ne sais pas comment le qualifié autrement
Comme je te rejoint sur cette idée d'émotion !! car oui pour moi ça fait partie de ce que l'on partage, célibataire ou non 
Depuis toujours, je crois...
les vacances d'été avec mes 2 cousins et ma cousine...on jouait à se chatouiller (enfin les garçons chatouillaient les filles, surtout)
ca m'a toujours plus, synonyme des vacances d'été...
Ha ha on retrouve bien le chéma primaire là...
Les mecs qui rien que pour se faire chatouiller à leur tour provoquent les filles !!!!
Sa ne change pas en grandissant ils faut croire
Vive les vacances d'été !!
ca m'a toujours plus, synonyme des vacances d'été...
Ha ha on retrouve bien le chéma primaire là...
Les mecs qui rien que pour se faire chatouiller à leur tour provoquent les filles !!!!
Sa ne change pas en grandissant ils faut croire![]()
Vive les vacances d'été !!
Hum, je ne sais pas pour les autres que tu connais, mais ce n'est certainement pas dans le but de me faire chatouiller que je le fais, moi... 
Ha pour moi cétait quand ils étaient gamins genre 10 ans !!
Tu me dis si je me trompe PtiteAcidulée ?
Et à se que je sache tu n'ais plus un gamin Kenshy !! Quoi que
Libre à toi de me considérer comme tel, j'suis plus à ça près... Mais dans ce cas, j'ai toujours un coup tordu (homemade, recette secrète) en réserve 
Comment c' est venu ? Voila LA question. Celle de l' origine. Je dirais que j' ai toujours été comme ça. Il parait que la plupart des gens n' ont pas de souvenir de la petite enfance, c' est à dire avant 3 ans. En tout cas je sais qu' à la maternelle, donc entre 3 et 5 ans, j' avais déjà la conscience d' être comme ça. Enfin à peu près, disons que je portais la graine, par la suite on évolue.
La question que je me pose est celle de l' inné ou de l' acquis....
Nait-on avec ? Ou bien est-ce le résultat soit d' un événement ponctuel, soit d' un long processus, durant nos premiers pas sur terre ?
De mon point de vue, c'est pas inné. J'ai jamais compris d'où ça pourrait venir à la naissance, pourquoi certains deviendraient comme ça et pas d'autres ?
La seule explication un tant soit peu logique que j'ai dans ce sens est que cela date d'une époque où la personne n'est pas consciente de cela. Donc je tendrais à dire qu'on en a fait à la personne quand elle était bébé... Je parle des chatouilles, mais pour les autres fétichismes, je sais vraiment pas 
Ha ba flûte j'étais à côté de la plaque ! 
No comment !
Ha si, je t'excuse PAS !!
Moi vers 7 ans après avoir vu François 1er, puis testé les chatouilles sous les pieds avec mon cousin
Episode des tortues ninja "the great boldini" CA ma fait un drole d'effet cette scene la rien que la maniere dont le mechant menace les enfants avec sa plume la maniere dont ils sont attaché et chatouillé et ca ma intrigué pendant tres longtemps et un jour sur le net j'ai taper "chatouille" et j'étais tres etonné de voir que j'étais pas le seul a etre attiré par ca 
A 11 ans, un gars chatouillait une fille au ventre à la récré puis je m'imaginais ce que c'était d voir une fille se faire chatouiller avec une plume. Depuis j'aime les chatouilles aux pieds.
Voilà, c'est tout con mais c'est comme ça.
Non non c'est pas "CON" mikado !
Au moins tu en as pris conscience très tôt !!
Et de belles rencontres tu en feras encore plein ...
Comment c'est venu, hein...
Pour être honnête, je ne sais pas trop. Je crois que j'ai toujours été comme ça, moi aussi. Le souvenir le plus lointain dont je peux me rappeler remonte à quand j'avais 4-5 ans. Je regardais un épisode des Tortues Ninja à la télé. Je pense que vous avez tous compris.
Et pour une raison que je ne saurais expliquer, j'ai énormément aimé "ce" passage. (bon, y'en a eu plusieurs, donc pour clarifier, c'était celui avec le jeune garçon et la jeune fille)
J'ai aussi quelques bribes de mémoires de moi m'amusant à chatouiller les pieds d'une cousine endormie, etc. En gros, je pense pas avoir eu de déclic. J'aimais bien les chatouilles dès ma plus tendre enfance, et cet amour a grandi au fil des ans, évoluant avec moi. ^^
Pour moi c'est venu assez progressivement je trouve. C'est un peu compliqué a expliquer donc je ne vais pas rentrer dans les détails ^^
Disons qu'il y a 3 ou 4 ans environs je me suis mis sans trop le savoir a la recherche de dessin d'un de mes personnages de dessin animé préférer se faisant chatouillé et plus j'en voyais plus j'aimais. Ensuite est venu l'envie de voir de vrai personnes se faire torturer sous des chatouilles et ça m'a doublement plus
De plus j'aime bien la relation bourreau/victime où l'un est à la Mercie de l'autre sans pouvoir rien faire pour se défendre (je dois avoir un côté un peu sado et maso à la fois en moi
)
Donc depuis ces moments là bah je suis devenu un passionné de chatouille toujours à la recherche de photos, de vidéos et d'expérience personnelles à avoir 
Pour moi, ça remonte à mon enfance.
Je dansais sur la chanson "dur dur d'être un bébé", mais malheureusement j'ai glissé sur ma batmobile, et je me suis cogné le crâne sur l'angle de la table basse avoisinante.
Un démon est alors apparu. Il a fait une proposition à mes parents : Soit il m'emmenait en enfer, pour avoir effectué un pas de danse païen. Soit il me condamnait à une dépendance accrue aux chatouilles.
Voilà. Vous savez tout...
...
Enfait, je n'en sais rien du tout, je pense que c'est lié à des évènement que l'on a vécu étant petit, qui ont fait que je me suis intéressé à ça.
Ce qui est marrant, c'est qu'il y a plusieurs profils de personnes. Certains ont grandi avec l'habitude de toucher les gens, étaient très proches physiquement de leurs parents (je penses aux câlins, au caresses).
Pour ma part, je n'ai jamais vraiment connu ça, mes parents ne l'ont jamais vraiment été avec moi (je ne sous-entends pas que j'ai mal vécu mon enfance, loin de là), mais on a jamais été très tactile entre nous dans ma famille... Ça peut être une piste...
Bonsoir tout le monde,
Voila plusieurs annees que je possede notre fetichisme et je me suis toujours demande pourquoi je le possedais et pas les autres
Je m'explique. J'ai fais le tour discretement de ma famille et j'ai pus remarquer que j'étais le seule fetichiste !
Il y a t'il une expliquation scientifique à ca ?
Je penche pour la possibilite suivante : une allele code surement notre fetichisme des chatouilles. Mais cette derniere se transmet à chaque reproduction mais ne se developpe que dans certaines generations.
Je dis ca car je pense que l'allele que je possede vient surement de mes arriere ou grand parent puis de mes parents où elle etait inactive. Cette derniere s'est active avec moi. Mais quand je l'a transmetterai elle sera inactive durant x generations. Vous me suivez ?
Donc dites moi si mon hypothes est probable ou reorientez moi vers la reel explication.
Dites moi aussi si je poste au bonne endroit et que ce n'est pas un doublon.
J'espere que je ne vous aient pas perdu... 
Thibaud
Non non non, il existe pas de gene "chatouille", ca se saurait. On sait tous que ca s'est developpe pendant l'enfance suite a une experience lambda, qui a fait de nous les fetichistes que nous sommes.
Bon, apres, je crois a une possible heridite quand a l probabilite de le devenir, mais je developperais ca plus tard, la je suis vraiment creve x)
Je ne me souviens pas que j'ai eu une experience particuliere. Je me souviens que des ma petite section de maternelle je demandais les pieds des filles durant les periodes estivales.
Je suis peut etre unique dans ce cas je ne sais pas 
J'aimerai bien comprendre un peu plus sur cette heredite
Il paraît qu'on peut aussi déceler les gènes de racaille, avant qu'ils naissent.
Non, Kenshi a raison, c'est vraiment lié au contexte social dans lequel on évolue. Il y a forcément eut quelque chose qui a fait qu'on en est arrivé là.
Ce que je veux dire par là, c'est que tu ne peux pas dire que ça ne peut pas être lié à une expérience de ton enfance, sous prétexte que tu ne t'en souviennes pas.
Pour la grande majorité d'entre nous, c'est enfoui dans notre inconscient, justement.
Mais ! Je te laisse le bénéfice du doute. Pourquoi ça ne pourrait pas être héréditaire ? Y aurait-il des gens plus enclins que d'autres à être sensible au monde des chatouilles, dès leur plus jeune âge ?
Mais c'est déjà plus difficile à démontrer 
Oui j'ai du surement du avoir une experience quand j'etais jeune et que je ne me souviens pas.
Je continue mes recherches. Je vous tiens au courant...
La génétique, c'est pas magique. Rien à voir avec les films et autres fictions pseudoscientifiques, dans le vrai monde y'a pas un gène qui code pour la tâche de rousseur sur la fesse droite de Mophete et un autre qui code pour une hypersensibilité des bourgeons du goût (papilles gustatives) et qui gouvernerait le fait d'aimer la vanille plus que le caramel.
Les gènes ont certainement une influence sur notre façon de percevoir le monde et de créer nos schèmes et nos constructions mentales dans l'enfance, mais je pense aussi que ce sont des expériences, conscientes ou non, qui orientent notre sexualité et ses fétiches.
Aujourd'hui, on est en mesure de dire ce qu'il y a dans les gênes, donc comme disaient les autres, ca peut pas être génétique. Vu qu'on a tous eu des expériences dont on se souvient plus ou moins importantes et/ou marquantes, on peut se dire que c'est ce souvenir qui fait que nous devenons fétichistes.
En tout cas, vu les différents cas que j'ai pu lire, je doute sérieusement qu'il y ait une logique compréhensible pour nous quand au processus qui fait que notre cerveau fasse un lien à "chatouille->plaisir" (on parle du cas d'un fétichiste, pour rappel). On peut juste se dire que le cerveau considère cela comme une chose "agréable".
Sujet qui peut facher certains, mais du coup, en donnant une expérience lambda à un enfant durant la dite enfance, y a probabilité pour que cette personne devienne fétichiste à terme, non ?
Bon, après, se mettre à simplement aimer les chatouilles une fois adulte, c'est tout à fait possible, pour peu que l'approche soit adaptée. Mais ca, tout le monde le sait.
Et vu que j'ai un peu plus de temps, je vais développer ce que j'ai dit précédemment : selon moi, on est pas tous égaux quand à la probabilité de devenir fétichistes. Je m'explique.
La plupart de nos réactions quand à un objet quelconque sont liées à un souvenir qu'on a du dit objet : un insecte qu'on évitera car il nous a déjà piqué, une plaque chauffante qu'on ne touchera pas car un jour, quelqu'un nous a dit que ca nous brulerait, ect...
Toutes ces réactions qui sont une anticipation quelconque. (L'expérience de Pavlov avec les chiens qui se mettaient à saliver avant de recevoir à manger, vous remettez ?). De même, aujourd'hui, énormément de monde sont arachnophobes, sans même savoir pourquoi (quand je demandais à mon entourage, c'est ce qui ressortait majoritairement). Ca ne peut pas sortir de nul part, ca vient forcément de quelque part. Vous savez, ca serait une peur datant de l'époque où il était dangereux de s'exposer à une araignée...
Je me suis tout simplement dit que ca pourrait être quelque chose de similaire pour ce qui nous intéresse. Et attention, je parle de la probabilité de le devenir, pas du fait en lui-même. Les raisons pour laquelle ca ait pu intéresser une personne à l'origine sont multiples : que la personne aime le contact, que des gens aient trouvé la réaction marrante pour x raison (d'où des traditions comme celles d'un certain village, décrit par un message d'auboutdemaplume, dont je n'arrive décidément plus à mettre la main dessus...), ect...
Pour résumer simplement, je dirais simplement que je vois ca comme le fait que des personnes, y a longtemps, aussi diverses soient-elles, s'y soient intéressées par x raison, et ont gardé un bon souvenir, soient plus "réceptives" à des expériences dans leur enfance suceptibles de les rendre fétichistes que d'autres. D'où, entre autre, le fait que le dit événement qui soit la cause de tout cela nous ait plus ou moins marqué.
C'est bon, je vous ai pas perdu ? 
Ca faisait longtemps que je ne postais pas dans le coin... 
Alors puisque c'est dans mes cordes si je puis dire, l'explication la plus acceptée en psychologie scientifique du comment on devient fétichiste ou autre paraphilie, c'est simplement par association répétée entre quelque chose et une réponse plaisante. Que ce soit une réponse sexuelle dans le cas d'une paraphilie ou de plaisir non-sexuel dans les autres cas. Et nul besoin d'être en mesure de se rappeler qu'on a vécu telle expérience pour attester que c'est arrivé comme ça. Les associations peuvent se faire sans même s'en rendre compte, c'est ce qui arrive le plus souvent dans plein de domaines d'ailleurs. Après, comment ça se fait que certains ont de façon répétée eu une réponse d'excitation en touchant des pieds par exemple, là est la question, peut-être est-ce tout simplement parce qu'il y a eu contact de la peau du sexe opposé... tout dépend de ce qui est passé par la tête de celui qui l'a fait ; s'il s'est dit "trop cool je touche la fille", ça peut suffire à exciter parce qu'il en avait envie. Ou qu'il a attribué telle ou telle pensées à cette partie du corps (style c'est un endroit intime), et du coup en touchant... Et faut pas croire que des enfants de 5-10 ans sont si innocents niveau sexuel. Quand ça arrive plus tard, une association peut simplement se produire du fait que la personne était déjà excitée en regardant les pieds, ou qu'elle s'est excitée en les regardant/touchant mais parce que c'est la fille en tant que telle qui l'excitait, et petit à petit ça va s'associer et se renforcer. Il peut y avoir mille façon que des choses s'associent. Même dans la vie courante (non sexuelle je veux dire) ça arrive qu'il se crée des associations complètement tordues. Et rien à voir avec des associations symbolistico-mystiques style psychanalyse, je parle d'association très concrètes. C'est pareil avec les chatouilles, pour ceux qui aiment les recevoir/donner/regarder, pour certains au point d'être excité.
Quant aux gènes je partage le même avis que les autres. On sait aujourd'hui que la génétique n'est pas déterministe. Ca interagit fortement avec l'environnement. Certaines choses sont assez prédéterminées, mais il y a tout de même une grande part qui reste à définir en fonction de l'environnement. Les études sur les jumeaux séparés à la naissance le montrent bien, ils partagent plein de choses certes, mais ils n'ont pas toujours exactement la même personnalité, parce que n'ont pas vécu les mêmes expériences.
Le plus important me semble de savoir comment on vit sont fétichisme ou autre paraphilie ou tout autre plaisir dit "bizarre", et si ça ne pose pas de problème concrets dans sa vie ou celle des autres.
La génétique, c'est pas magique, dans le vrai monde y'a pas un gène qui code pour la tâche de rousseur sur la fesse droite de Mophete
Merde comment t'es au courent Soft !!
Vous m'avez caché des trucs tous les deux !!
Bon après Rainbow rien ne sert de commenter tout est dis et super clair 
Moi je suis dans la case: aime donner les chatouilles !
Et sa me convient bien
Rien a redire sur les associations, Rainbow, ca me semble parfait (du moins, pour le niveau intellectuel que j'ai pour le moment, faudra que je me documente un peu plus serieusement sur les paraphilies ^^).
Pour ce qui est de le vivre...bah, pas besoin d'etre un genie pour voir que c'est en fonction de notre entourage. Y a ceux a qui on repete que c'est pas normal, et autres trucs du styles, et qui arrivent avec cette pensee en tete, parfois ages, et donc qui vont donc mal le vivre, et ceux qui sont rassures des le plus jeune age (j'avais onze ans quand j'ai lu le forum pour la premiere fois, je suis pas mal loti a ce niveau), et donc qui vont bien le vivre. Paradoxalement, j'avais beau super bien le vivre, mon "instinct" me disait que c'etait une treees mauvaise idee de faire part de cette passion, je l'ai donc jamais fait. Mais sans avoir reflechi a la question, c'est ca le plus curieux.
Enfin... ca depend du milieu dans lequel on est, tout simplement =)
Pour finir, il semblerait qu'il y ait une probabilite non nulle pour que soft et mophete nous aient caches des trucs... 
Je ne dis pas que c'est ce que tu veut dire Ken, pas du tout, mais il faut aussi faire attention à ne pas à tout pris vouloir faire passer une situation comme normale ou en tout cas non-problématique ou s'en convaincre soi-même, alors qu'elle est source de souffrance pour celui qui la vit. J'ai déjà vu des personnes sur des forums anglophones qui venaient demander de l'aide pour leur paraphilie parce que ça leur posait problème dans leur vie sexuelle quotidienne pour une raison ou une autre. Et tout de suite on rétorque que c'est juste qu'elle vit mal la chose. Sauf qu'on ne prend pas en compte les difficultés concretes que ça lui pose, puis les valeurs qui sont importantes pour la personne et qui guident sa vie. Donc, effectivement il y a des fois ou un fétichisme ou autre plaisir "bizarre" peut être bien vécu parce que matériellement et humainement c'est possible de le vivre au quotidien ou presque, et dans d'autres cas, pour l'une ou l'autre raison ça pose vraiment problème. Dans ce dernier cas ça peut en effet être une bonne idée de prendre la chose à bras le cors, mais en veillant à le faire comme il faut, et ça ne veut pas forcément dire "tuer" le fétichisme ou autre, mais au moins pouvoir devenir plus flexible. Dans le cas des fétichistes qui sont réellement paraphiles, ça peut en effet être un problème parce que pour s'exciter il a besoin de toucher, regarder les pieds ou autre, etc., sans quoi il n'y a pas (assez) d'excitation. On peut facilement imaginer la souffrance aussi, de la partenaire du fétichiste si elle n'est pas dans son trip (que tout tourne toujours autours des pieds, on peut concevoir que ça puisse frustrer à un moment...), et en retour, la frustration du fétichiste à la fois de ne pas pouvoir donner du plaisir à sa partenaire et aussi de ne pas pouvoir le faire comme tout le monde, et surtout d'être obligé de faire comme ça tout le temps. Idem pour d'autres paraphilies et quasi n'importe quel comportement, en fait. Bref, faut voir au cas par cas pour savoir si c'est réellement un souci ou pas, on abandonne de plus en plus la considération de savoir si c'est "normal" ou pas.
Je tenais à écrire ceci surtout pour d'éventuelles personnes qui passeraient par ici en se posant des questions de ce genre et à qui ça pourrait servire. Tu m'en donnes la possibilité Ken, mais pas parce que je trouve que tu as dit une connerie. 
Bonne semaine à tous.
Non, en fait, c'est moi qui ait oublie de preciser un truc important dans mon paragraphe qui fait que ce dernier est en effet une connerie ^^'
Ca vaut surtout pour ceux qui ne sont pas paraphiles au sens strict du terme (soit etre STRICTEMENT oblige de passer par la pour ressentir du plaisir et que les methodes "classiques" soient inefficaces).
Ceux qui le sont sont du coup ceux qui le vivent le plus mal, et de ce fait, puis d'une possible honte et par pudeur, n'iront pas en parler. Je n'ai d'ailleurs pas souvenir d'avoir jamais lu un temoignage sur le forum relatant ce fait... et comme tu le dis, les gens diront que cette personne exagere, et tout ce qu'on veut, car associent plus ou moins consciemment son cas au sien (tiens, on retombe sur l'association...).
A ce niveau, j'y connais franchement rien, cependant, je penserais a adopter un point de vue qui permettrait de trouver une "logique" qui coinciderait avec celle de la personne. Fin bon, je suis pas un pro, il est juste evident que c'est un gros travail psychologique sur soi meme (d'ailleurs, Rainbow, c'est possible de reussir a changer cet etat de fait une fois adulte ? Je fais surement totalement fausse route, mais dans le cas ou des qu'on est fetichiste, bah on le reste, je me pose la question).
Quand je disais que le partenaire allait trouver que c'était trop et allait être frustré, c'était pas au figuré, ni un manque d'ouverture d'esprit de sa part. Dans les vrais cas de paraphilie (pris au sens strict du terme donc), puisque la personne ne peut correctement s'exciter qu'avec ça, toute la vie sexuelle ne peut tourner qu'autour de ça. C'est ce qui peut donner une sensation de trop-plein, une frustration chez le partenaire, contrairement à une autre personne qui peut certes s'exciter avec des trucs dits bizarres, mais en plus d'une sexualité conventionnelle. IL peut donc dans ce dernier cas y avoir une flexibilité entre une sexualité conventionnelle et une satisfaction avec des choses plus "bizarres". Voire ne s'exciter avec ça qu'en imagination si la personne peut/veut s'en contenter. C'est comme dans la vie courante, c'est
quand les comportements sont rigides que ça peut devenir un problème.
Et c'est à cette flexibilité qu'on essaie d'arriver maintenant quand quelqu'un est dérangé par une paraphilie. On n'essaie plus d'enlever le truc (sauf cas extrême de choses répréhensibles) parce que comme tu dis c'est là, et surtout ça s'est super bien installé et du coup s'est très solide. Maintenant plutôt que de vouloir tuer le truc on essaie d'apprendre à la personne à s'exciter aussi avec des choses plus courantes, histoire qu'elle puisse être plus flexible entre son trip à elle et quelque chose de plus courant. Pour ça bien, encore du conditionnement, puisqu'il s'agit d'associer des images mentales, visuelles, et des comportements avec sa partenaire, avec l'excitation. Donc, je vais pas donner trop de détail dans cette section puisqu'elle est grand public, mais je pense que tu peux facilement imaginer comment on pourrait faire...
Ca doit être fait très souvent, il faut être motivé, ne serait-ce que pour s'entrainer à imaginer des trucs qu'on n'avait pas l'habitude d'imaginer ou de regarder jusque là et qui au début ne font ni chaud ni froid... Tout ça fait que malheureusement ce n'est pas facile et qu'il y a des abandons, bien qu'on ait des études de cas qui montrent bien que ça marche. Tout ça doit bien sûr être accompagné d'un soutien de qualité pour voir quels sont les difficultés, etc.
Et juste comme ça, les mots ne suffisent pas pour ce genre de choses. Donc, si quelqu'un va voir un sexologue/psychologue qui ne fait que demander de causer ou qui ne fait lui-même que causer, c'est une perte de temps ; il faut de l'action, du concret, des exercices, etc.
Oui, et la, tu parle dans le cas ou chacun accepte parfaitement la condition de l'autre, et qu'il n'y a que de la bonne volonte. Que dire lorsque la personne n'est pas motivee... ^^'
A mon avis, il n'est pas vraiment possible de "tuer" la dite paraphilie, qu'elle soit au sens strict du terme ou pas... sauf certains cas, je pense qu'il est plus pertinent et facile que la personne arrive en premier lieu a s'accepter, puis a travailler sur un point de vue pour y arriver avec des methodes plus classiques, en etant, dans l'ideal, soutenu (et la, il devient en effet interessant de voir un sexologue, si ce dernier ne fait pas que de radoter, comme tu disais
)
Theorie et pratiques. Je crois que ca resume bien ton dernier paragraphe...
Bon, avec toutes ces discussions, on pourra bientot faire un guide du tickling 
J'y ai déjà pensé à un guide du tickling !
Il y aurait de quoi en plus ! Mais c'est pas moi qui m'y collerai, ça va me bouffer trop de temps...
Ben le truc, c'est que même si je vois grosso modo le truc, faudrait articuler tous les débats, et justement débattre sur tous les sujets. Et ca oui, ca serait trop long ^^
Puis j'ai moyen la motivation pour ça, ces derniers temps x)
Bonjour tout le monde!!
De mon coté je pense que c'est surtout une part d'expériences personelles et de sensibilité. Si on est souvent chatouillé suivant qu'on est fort chatouilleux ou pas et de l'ambiance dans laquelle cela se déroule étant enfant on aimera ou pas... et donc ce gout se développera ou pas.
Bien sur cela n'est qu'une hypothèse ;-)
Car bien sur certaines personnes adorent chatouiller alors qu'elles ne l'ont pas été donc...
Aucune vérité n'est jamais ni totale ni parfaite.
Tout ne s'explique pas toujours.
C'est une hypothèse tout à fait probable. Comme je disais il peut y avoir tellement d'associations possibles pour arriver au même résultat, et celle que tu propose en est une belle. On a d'ailleurs la possibilité de l'inverse, l'association entre des chatouilles et la survenue d'émotions déplaisantes (parce qu'on les donne pour punir par exemple)... 
C'est vrai ^^
Apres a part avoir une experience "agreable" des chatouilles, on sait pas trop comment ca se fait qu'on en garde un bon souvenir ou pas... dans ce cas la, ce serait les intentions de la personne en en faisant ? (Donc dans les extremes, s'amuser/punir).
Apres, je l'avais deja dit ailleurs, mais on peut jamais donner un 100% en parlant de gens, car ce sont tout simplement des personnes 
Il y a pas mal d'explications possibles.
Faut savoir que le fétichisme du pied est le plus répandu après celui des fesses et des seins (parce que oui, être attiré par ces parties, c'est du fétichisme aussi). Vous ne trouverez peut-être pas d'explications à ça.
Je différencie les pieds et les chatouilles aujourd'hui, mais au début j'associais les deux, et mes premiers souvenirs remontent à l'âge de 3/4 ans.
Certains chercheurs disent que ces "déviances" sont causées par quelques choses. En ce qui me concerne, je ne vois pas vraiment, en ayant questionné ma mère (car elle est au courant), qu'est ce qui aurait pu causer ça.
Bref, ce domaine est encore vachement théorisé. Si on cherche une raison pour expliquer le fétichisme, ça voudrait dire qu'il y en aurait aussi une pour les psychopathe ou les homosexuels. Mais sachez que ces "déviances" ont toujours existé, moi je pense qu'elles sont naturelles.
Et sinon, j'aime pas utiliser le mot passion, c'est un fantasme, passion ça me donne l'impression de se voiler la face.
Ouais ben Anji, je pense que t'as dis ce qu'il fallait, je suis entièrement d'accord avec toi.
Eh non, y'a pas de 100% avec l'humain. Ce serait trop facile... et tellement moins intéressant, on serait tous identiques. C'est pour ça qu'il faut toujours faire du cas par cas pour comprendre quelqu'un et pouvoir l'aider. Ce que je disais ici donne justement la possibilité de comprendre sas de façon très large et sans l'enfermer dans une case "félé", il y a un côté "naturel" comme disait Anji, même si ce n'était pas exactement dans ce sens là.
Anji, effectivement certaines personnes pensent que les trucs du genre sont forcément liés à une expérience particulière, et qu'il s'agit même souvent d'un abus ou autre et creusent là-dedans jusqu'à trouver un truc qui peut coller... Ce sont des théories qui datent d'une centaine d'années et qui depuis ont été bien remises en questions par la psychologie expérimentale et je n'y adhère pas du tout non plus. Mais malgré tout beaucoup continuent quand même à s'y accrocher, c'est vrai...
Bon, bah ton post à eu du mérite d'être fait, Low Socks. 
Eh non, y'a pas de 100% avec l'humain. Ce serait trop facile... et tellement moins intéressant, on serait tous identiques. C'est pour ça qu'il faut toujours faire du cas par cas pour comprendre quelqu'un et pouvoir l'aider. Ce que je disais ici donne justement la possibilité de comprendre sas de façon très large et sans l'enfermer dans une case "félé", il y a un côté "naturel" comme disait Anji, même si ce n'était pas exactement dans ce sens là.
Anji, effectivement certaines personnes pensent que les trucs du genre sont forcément liés à une expérience particulière, et qu'il s'agit même souvent d'un abus ou autre et creusent là-dedans jusqu'à trouver un truc qui peut coller... Ce sont des théories qui datent d'une centaine d'années et qui depuis ont été bien remises en questions par la psychologie expérimentale et je n'y adhère pas du tout non plus. Mais malgré tout beaucoup continuent quand même à s'y accrocher, c'est vrai...
Bon, bah ton post à eu du mérite d'être fait, Low Socks.
Bah y en a qu'aiment pas les anti-conformistes... Donc comme c'est une minorité, et comme la vision véhiculée par les clichés sont tellement supérieurs, on dit qu'on est cinglé...
Wesh, j'ai été maltraité -> Je suis sado, comme pour me venger. Okaaaay... Sans vouloir offenser, j'appelle ca de la psycho de comptoir... ^^'
D'ailleurs, si on y réfléchit en suivant cette logique, on voudrait qu'une personne qui soit "maltraitée" avec le tickling devienne un bourreau ? Je crois qu'on a le parfait contre exemple.. :')
Donc "au nom de ma vision supérieure", logiquement, j'ai le droit de dire qu'on devrait interner pour leur bien les pauvres dégénérés qui prônent la vision erronée du porno ? 
Nan, sérieusement... On voit bien ce que ca donne, ce genre de mentalité. Et en effet, je crois qu'on a fait le tour du topic, low, il aura finalement eu un bon succès 
N'empêche que ce qui a lieu durant l'enfance ( et même ce dont vous ne vous rappelez pas), marque le corps et l'esprit. Donc à partir du moment où c'est purement psychologique, impossible de donner une explication pour tout le monde, mais si on creuse, on peut trouver.
Moi ma mère s'est excusée mainte fois de m'avoir frappé quand j'étais très petit, je ne m'en souviens pas. Mais ce genre de choses, qui nous marquent dans l'inconscient, peuvent expliquer beaucoup de facettes de nos comportements.
Par contre, pour ce que disais Kenshira, on peut convertir quelqu'un d'adulte, ou lui faire découvrir un fantasme dont il n'avait pas conscience (quelqu'un qui aime les chatouilles et qui ne le sait pas par exemple), mais une personne "maltraitée par le tickling" n'aimera pas pour autant en faire plus (biensûre ça dépend de chaque individu).
Mais là encore, ça pourrait expliquer un coté SM, chatouilles, mais quel rapport avec le fétichisme des pieds ?
Bref, déviance ? Fantasme parmi une multitude de fantasmes (certains bien plus barrés que les nôtres) ?
Si vous entendez des gens parler des fétichistes comme des fous, des gens qui disent que ça les dégoute, ce sont juste des gens fermés d'esprit, et qu'il ne sont pas intéressant, au même titre qu'un raciste ou qu'un homophobe n'est pas intéressant. Mon meilleur amis est au courant, quelques potes, ma copine, mon frère, mes parents, et (à part mon frère qui me taquine des fois), aucun n'a jugé ça d'une façon négative. Vivons avec, le pourquoi du comment finalement, est-ce vraiment important ?
C'est bien de préciser qu'on peut faire découvrir à quelqu'un de nouvelles envies, se faire chatouiller par exemple, parce que, du moins en ce qui me concerne, j'ai toujours parlé ici à propos de ceux qui ont les chatouilles et/ou un fétichisme comme paraphilie. Pas des autres personnes qui vivent ça autrement, et qui découvrent les chatouilles juste en se disant à un moment "oh c'est chouette ça", une fois qu'ils ont essayé. 
Je dis ça au cas où des gens se diraient "hein ? Mais rien à voir avec moi :O "... Et de fait. 
Cette fois je crois qu'on a vraiment, vraiment fait le tour...
Moi du moins je me tais ! 
Et sinon, j'aime pas utiliser le mot passion, c'est un fantasme, passion ça me donne l'impression de se voiler la face.
Je ne partage pas ton point de vue 
Un fantasme est un fantasme tant qu'on l'idéalise et qu'on ne le réalise pas dans les moindres détails que nous dictent notre libido, tout ça est lié à l'imaginaire. Mais quand tu commences à vivre pleinement une pratique comme le tickling, le fétichisme des pieds ou le bondage, si tu gardes cette idée de fantasme en tête tu risques fort de déchanter en finissant par être lassé sans vraiment comprendre pourquoi.
Ce n'est que mon avis mais je pense que pour s'épanouir dans une sexualité "alternative" il faut en faire un mode de vie dont l'intensité va dépendre de tes goûts et de tes possibilités. C'est pour ça que pour vivre bien avec leur penchant certains ont besoin de l'extérioriser, de l'assumer avec au moins une partie de leur entourage et de trouver une place au sein d'une communauté d'initiés, alors que d'autres se contenteront d'intégrer le jeu à leur couple dans une relation intime et privée où ils feront preuve de créativité et trouveront leur équilibre comme ça 
Wesh, j'ai été maltraité -> Je suis sado, comme pour me venger. Okaaaay... Sans vouloir offenser, j'appelle ca de la psycho de comptoir... ^^'
C'est bien le raccourci que font beaucoup de gens. Sauf que dans ce cas là tu as plus de chances de devenir maso (et de vouloir te libérer de tes responsabilités en confiant ta liberté à quelqu'un d'autre, c'est une forme d'auto-punition parce qu'au fond ce que tu souhaites c'est voir les autres souffrir autant que toi).
Donc "au nom de ma vision supérieure", logiquement, j'ai le droit de dire qu'on devrait interner pour leur bien les pauvres dégénérés qui prônent la vision erronée du porno ?
Ne fais pas l'amalgame entre les pratiques "underground" et les sexualités alternatives et le porno !
Par contre, pour ce que disais Kenshira, on peut convertir quelqu'un d'adulte, ou lui faire découvrir un fantasme dont il n'avait pas conscience (quelqu'un qui aime les chatouilles et qui ne le sait pas par exemple)
Il n'y a pas nécessairement besoin que la personne soit fétichiste des chatouilles à la base. La plupart des processus que nous, fétichistes, découvrons pour nous mener au plaisir peuvent être explorés par des "vanilles" pour peu qu'ils soient curieux et qu'ils acceptent de lâcher prise. Dans tous les jeux qui tournent autour du fétichisme et du BDSM il y a un détail d'importance qui fait office de point central, mais la base est la même pour tout le monde.
Je lisais récemment un article sur le Tulayoga (j'essaierai de poster l'article prochainement) et il semblerait que la confiance, le lâcher prise et le fait d'être rassuré en se mettant en position foetale soient des dénominateurs communs a tous les humains normalement constitués 
Comme beaucoup le savent ici je ne suis pas fétichiste que se soit des chatouilles ou des petons comme beaucoup d'entre vous 
Et je ne savait pas que les chatouilles pouvais être aussi plaisantes...
Donc pour suivre ton raisonnement Softboy, je suis une "vanille" qui a trouvé une nouvelle façon de mettre un peu de piment dans sa vie
!!
C' est bon j' ai trouvé ! Je sais d' où vient notre fétichisme ! Après avoir bien réfléchi, et consulté des tas d' études sur le sujet, ça y est, j' ai trouvé ! La solution est pourtant tellement simple ! En fait nous sommes comme ça parce que....
Mais non j' déconne !
Que pensiez-vous que j' allais dire ?
Le fétichisme vient du 17 ème gène à droite en partant du bas.
Le fétichisme apparait si maman est pieds nus en train de faire un gâteau aux cerises au moment précis où l' on termine notre premier puzzle.
Bon je vais apporter ma contribution :
Qui suis-je ?
Pourquoi est-ce que j' éprouve de l' excitation là où d' autres éprouvent du dégout ?
Et inversement, pourquoi l' autre éprouve une envie là où je n' éprouve que de la répulsion ?
Est-ce que tout est décidé lors de la fécondation, au moment où les chromosomes maternelles et paternelles s' apparient et donnent naissance à un génome original ?
Ou est-ce qu' un nouveau né est une page blanche ? Et les expériences qu' il va traverser entre 0 et 3 ans environ, et dont il ne gardera en principe aucun souvenir vont décider de sa personnalité, y compris sa sexualité ?
Ou qui sait, peut-être aucun des deux ! Un phénomène encore inconnu !
Lorsqu' on évoque l' inné ou l' acquis j' ai un peu l' impression qu' on sous-entend une opposition créationniste/ évolutionniste ou bien un duel entre destiné et libre-arbitre. Or, se nourrissant l' un l' autre, ils sont indissociable et complémentaire.
En préambule précisons que notre sexualité n' est jamais achevé. L' immobilité n' existe pas. Notre sexualité nait, évolue, meurt. Elle connait de grandes étapes. Il y a cette fameuse période de la petite enfance entre 0 et 3 ans. Puis il y a l' enfance, la puberté, l' adolescence, le premier amour, l' age adulte, la vieillesse. De même que l' ensemble de notre personnalité, dont elle fait partie, notre sexualité évolue, change. Tout au long de la vie, par à coup ou lentement, elle ondule. Voir la sexualité comme figée, inerte, statufiée une fois pour toute à un moment donné de notre existence est une erreur.
Tout au plus peut-on s' accorder à dire que les lignes directrices sont là avant l' âge de 3 ans environ, sans d' ailleurs forcement arriver à la conscience, et encore moins à prendre racine dans la réalité. Par exemple, on entend dire que certain découvre leur attirance relativement tard.
Mais à 3-4 ans les fondations sont palpables. Souvenez-vous, à la maternelle, chacun avait déjà son rôle, il y avait le rigolo, le pleureur, la teigne, le timide, le bagarreur, le garçon manqué, la coquette, l' extravertie, il y avait celui qui participait, et celui qui restait à l' écart....
1 ) l' inné
Ne nous leurrons pas, une part de ce que nous sommes se joue au moment du dîner galant entre un spermatozoïde et un ovocyte. Notre génotype est déjà contenu dans ce que nous fûmes tous : une cellule-œuf.
Ces gènes vont déterminer notre groupe sanguin, la couleur de nos yeux, de notre peau, bref de l' ensemble de nos caractères observables : le phénotype.
Si vous avez les yeux marrons et que papa-maman ont les yeux bleus, il y a anguille sous roche....
Si l' histoire des allèles dominants et récessifs est facilement compréhensible pour la couleur des yeux, j' ai du mal à projeter le concept au fantasme, notion plus abstraite.
Ces gènes vont également participé, c' est important, à la construction de notre cerveau, siège de la pensée.
On sent bien ici que l' on va se heurter à une limite.
Un bébé, grâce au travail de ses gènes, sauf incident, possède la faculté du langage. Mais c' est seulement au contact de son environnement et de ce qu' il va entendre, les sons, les phonèmes, les intonation, qu' il va développer sa parole. Et un bébé allemand développera un langage allemand, et pas espagnol. L' environnement a donc un rapport direct. Le bagage génétique ne décide pas de tout. Ce sont des fondations, il reste à construire dessus.
2 ) l' acquis
Ça y est, la graine a germé, c' est une rose. L' endroit où elle pousse est-il protégé du vent ? Quelle est la nature du sol ? Recevra-t-elle de l' eau en abondance ? De l' engrais ? Est-elle seule ?
La plupart des adultes n' ont aucun souvenir de leurs premières années.
Si l' on part du principe qu' avant nos 3 ans environ, notre environnement et nos expériences vont structurer notre personnalité ( y compris notre sexualité ) on se pose les questions suivantes :
( J' emploie le mot général "événement" pour désigner une expérience, un stimuli, un contact sensitif ( visuel, sonore, tactile,..), une pensée, un rêve, que sais-je encore....)
Y a-t-il un évènement précis qui va déterminer telle ou telle sexualité ?
L' événement agit-il comme un électrochoc ou s' insinue-t-il peu à peu ?
Un seul évènement est-il suffisant, ou bien faut-il une accumulation d' évènements ? Et dans ce cas, est-ce la répétition du même évènement, ou bien une succession d' évènements différents ?
L' état d' esprit dans lequel nous recevons l' évènement joue-t-il un rôle ?
Et là, faut s' accrocher ! Déterminer l' impact environnemental sur notre psychisme est compliqué.
D' abord il faudrait raisonner comme un bébé de deux ans.
Et puis trop de paramètres sont à prendre en compte :
L' environnement général, c' est à dire l' époque à laquelle nous vivons et l' endroit géographique où nous nous trouvons sur la planète.
Il y a la relation à notre propre corps ( vis à vis de notre morphologie ou lorsqu' on découvre son zizi par exemple ), il y a autrui, il y a la vision qu' on a du monde, il y a la découverte constante. Et il y a ces sentiments qui nous traversent.
Là aussi , on voit une limite.
C 'est la façon dont nous allons recevoir l' évènement. Soit on l' accepte, soit on le rejette, avec toute une gamme entre les deux. Un même évènement peut conduire à des réactions différentes, selon les individus.
3) l' inné est acquis. L' acquis est inné.
Donc il y a un mélange des deux, un peu paradoxal.
Et d' ailleurs, quid de la vie intra-utérine ? Après tout, l' expérience sensoriel commence in-utero, en tant que fœtus.
Il y a interaction permanente entre l' environnement-experience et notre identité.
L' environnement dans lequel nous évoluons offrent des expériences, nous leurs répondons en fonction de notre psychisme propre et original, cela engendre un nouvel état d' esprit, etc, etc....
Les expérience que nous rencontrons façonnent notre personnalité.
Si c' est si difficile de discerner les causes héréditaires et les causes environnementales, c ' est qu' ils se confondent et forment souvent une espèce de cercle vicieux.
4 ) Nous sommes à la fois tous identiques et tous différents.
Les individus possèdent la même base.
Les sentiments sont partagés par tout un chacun, mais personne ne les emploie exactement de la même façon. La colère par exemple. Tout le monde connait ce sentiment. Mais personne n' est obligé de se mettre en colère de la même façon, ni pour les même raison. Untel va éprouver de la colère face à une situation et va la manifester violemment, là où un autre ressentira peut-être autre chose ( pourquoi pas de la déception) pour X raisons. On pourrait remplacer la colère par la peur, l' amour, la honte,....
Les sentiments sont universelles, leur usage est strictement personnel.
Je crois que tout est en nous. A l' instar des sentiments, tous les fantasmes du monde sont en nous. Mais chacun développe, au cours de sa vie, sa propre sexualité en piochant ici ou là dans le sac de fantasmes. On en développe certain, à outrance même, et on en révoque d' autre, catégoriquement même ! Pas délibérément bien sur, on est ici dans l' inconscient.
Car un fétichiste du pied par exemple n' est pas que ça, d' autres choses le font vibrer. On ne peut pas résumer la sexualité de quelqu' un en trois mots. Ne rêve-t-il pas lui aussi, je ne sais pas, de faire l' amour dans un ascenseur avec une fille déguisée en pompier ?
C' est un peu comme si, dans le panel des désirs, chacun attribuait une note aux fantasmes. Imaginons un graphique avec en abscisse l' ensemble des désirs sexuels et en ordonné une échelle de valeur, alors la courbe obtenu est propre à chaque individu et représente sa sexualité.
L univers sexuel étant infini, et même si on peut classer les gens par grande famille de pratique, on peut conclure qu' il y a autant de sexualité que d' individu.
Ces considérations peuvent paraitre un peu hors sujet car cela ne nous dit pas pourquoi monsieur Pincemi va mettre 10/10 à la vision d' une paire de pieds, 6/10 à une petite claque sur les fesses, 0/10 à l' étranglement de sa partenaire durant le rapport...alors que pour monsieur Pincemoi c' est le contraire.
En fait, tout ça pour dire qu' il convient selon moi de considérer les choses de manière plus globale.
Si on choisi chez un individu un fantasme en particulier, on a tendance pour vouloir l' expliquer à l' extraire de l' ensemble auquel il appartient pour tenter d' en trouver l' origine.
On croit parfois plus facile d' étudier un phénomène en le décomposant, en l' isolant de son environnement, alors que pour bien comprendre, il sagit souvent de prendre du recul et de considérer un tout, et les relations entre l' objet d' étude et son voisinage.
Et puisque nous sommes tous ici des amateurs de chatouilles, quel résultat donnerait une étude de notre population ?
Génétiquement, avons-nous des points communs physiques, comportementales, émotionnels ?
Environnementalement, avons-nous des expériences communes familiales, enfantines, sociales ?
Là, comme ça, il semblerait difficile de trouver un dénominateur commun non ?
Alors le mystère reste entier.
Tin-tin-tin-tin tin-tin-tiiiiinnnnnnnn......
.....Et l'oscar de la meilleure logorrhée revient à Polk!
