Histoire : Commando Feather

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Histoire
  • Commando Feather


Histoire ajoutée le 02/01/2007
Épisode ajouté le 02/01/2007
Mise-à-jour le 03/07/2021

  • SQUALL Avatar
    SQUALL - il y a 19 ans
    [quote=&quot;Rakurai &quot;:jpzf1xfq] Han >< CARAMEL DANCER U-U-U-Wha-U-Wha ! [/quote:jpzf1xfq] mmmh........sans commentaire Trop bien comme d'hab. Mais j'ai un tres mauvais présentiment quand à  la suite. Bon...plus qu'à  attendre une nouvelle fois. Encore bravo.

  • chatouillesdu92 Avatar
    chatouillesdu92 - il y a 19 ans

    A bah...moi je trouve que c'est encore mieux que d'habitude !!

    Il y a deux choses que j'ai adoré :
    - la belle phrase de Amaeq
    - l'histoire de Kage avece les globule rouge...c'est trop bien trouvé :D


  • nahognas Avatar
    nahognas - il y a 19 ans
    c trop mignon parcontre si vous voulez chanter allez le faire ailleurs [quote=&quot;Rakurai &quot;:5dlhkgza] Han >< CARAMEL DANCER U-U-U-Wha-U-Wha ! [/quote:5dlhkgza] n'est ce pas rakurai parce que maintenant on va passer au chose sérieuse dans l'histoire.

  • chatouillesdu92 Avatar
    chatouillesdu92 - il y a 19 ans

    Ouai !  :D
    On chante plus ! Maintenant...it's the war...


  • Mat Avatar
    Mat - il y a 19 ans
    Soyer pas aussi direct avec rakurai. Il voulait juste rire.

  • Mouche Avatar
    Mouche - il y a 19 ans

    c'est toujours de la grosse balle cette histoire!!!! continue comme ça! :D :D :D


  • kiteroy Avatar
    kiteroy - il y a 19 ans

    C' est toujours aussi génial continue comme ca vivement la suite.

    PS: si dans certain messages j' écris en abréger m' en veulliez pas  :armeafeu4: c' est parce que je tape depuis ma PSPS et c' est vraiment long et chiant a tapé.


  • chatouillesdu92 Avatar
    chatouillesdu92 - il y a 19 ans


    PS: si dans certain messages j' écris en abréger m' en veulliez pas   :armeafeu4: c' est parce que je tape depuis ma PSPS et c' est vraiment long et chiant a tapé.

    kiteroy


    Ce n'est pas très grave tu sais  :D


  • Chevalier_de_la_plume Avatar
    Chevalier_de_la_plume - il y a 19 ans
    Chapitre 28 : Une allée de cerisiers, une tentative désespérée … Le soleil souriait en ce jour qu’un homme avait choisi pour être le premier d’une guerre . Ses rayons éclairaient le sourire des deux jeunes amoureux marchant côtes à côtes, dans le quartier est de la ville . Ryu et Delphine, lui vêtu comme à l’ordinaire, elle portant sa légère tenue bleue, profitaient de l’astre du jour . Peu de temps avant, ils étaient arrivés dans la zone où se trouvait leur cible : le building C-82, le plus haut de City-One . Une vieille bâtisse abandonnée, qui gardait de glorieux souvenirs du temps ou il s’agissait du cœur des affaires de la ville . Le quartier est avait été le plus riche, témoin de la grandeur de l’économie local, alignant grands buildings et parcs, mais était aujourd’hui désert, et seul un calme murmure le peuplait, un murmure de paix . Car le lieux était trop voyant, trop insécurisé pour les gangs : ce faisant, il n’y avait que peu de bases, peu de violences . Il était à la fois l’endroit le plus calme, le plus désert et le plus beau de la ville . Et en ce moment, deux amoureux le traversaient . Une brise légère caressait leurs visages, une brise d’un doux début d’automne, faisant tourbillonner une nuée de pétales roses devant leurs yeux . Devant eux s’étendait une vaste allée, large, au béton ancien, bordée de cerisiers du Japon, en fleurs . Leurs troncs sombre contrastant avec les douces fleurs qui faisaient leurs beautés, ils coupaient le monde de sa triste réalité, faisant de cet endroit un paradis . La douce Delphine se déroba au bras de Ryu, pour aller courir parmi les pétales levés par un vent clame et doux . Tandis qu’elle se retourne, lui adressant un sourire amoureux, il lui emboîte le pas . Il veut la rattraper, elle fuit plus encore, dans un rire enfantin . L’un et l’autre courent, les fourreaux de leurs sabres heurtant parfois le tronc noir d’un arbre ancien, leurs rires résonnant dans le désert urbain les entourant . Les arbres se succèdent, les mètres de béton, les barrières rouillées des parcs abandonnés défilent, mais ils courent toujours . Finalement, Ryu rattrape l’élue de son cœur, la prend au piège contre le tronc puissant d’un cerisier . Leurs regards se croisent, leurs lèvres se touchent . Longuement, ils s’embrassent, ce jour est le leur . Finalement, leurs lèvres se séparèrent, et ils reprirent leur chemin, marchant main dans la main, comme avant . Leurs pas les amenèrent à la fin du chemin paradisiaque, leur révélant une petite place bétonnée d’où partent plusieurs petites routes, chacune menant à un building . Le leur est légèrement sur leur droite, le C-82 . Haut de plusieurs centaines de mètres, sa structure bétonnée renforcée sur chaque face par une lourde et épaisse plaque métallique rectangulaire, laissant de apr et d’autre de vastes rangées de fenêtres . Il est majestueux, malgré son ancienneté, véritable cathédrale du passé de City One, hier bien sans valeur, aujourd’hui champ de bataille . Car si Ryu et Delphine avaient été envoyés, c’était pour renforcer la mainmise sur le secteur . Très peu d’hommes avaient été envoyés, quel que soit le camp, que ce soit pour ruser ou par dédain, nul ne savait . Amaeq et Lorudei, chef des Razukas, avaient chacun leur raison, et seul eux la connaissait . Le bâtiment était actuellement sous le contrôle des Royns, mais une attaque était très probable dans les prochaines heures . « C’est vous les renforts ? » La question, sortie de la bouche d’un gangster trentenaire aux cheveux blonds très courts et bardé de cicatrices, entouré d’une douzaine d’hommes, avait été prononcée avec une pointe d’incrédulité . Les paroles résonnaient dans les larges couloirs du dernier étage, dont la structure était identique à celle d’un couloir de base souterraine : ni trop large, ni trop étroit, labyrinthique et tout de métal . Il avait été réalisé ainsi pour équilibrer la structure, contrairement aux autres étages qui étaient ordinaires . « C’est pas croyable, on avait besoin d’au moins deux guerriers d’élite, ces cons planqués dans leur sous-sol nous envoient une paire de gamins … - Nous sommes membre d’une escouade d’assaut d’élite, le Commando Feather , Répondit Delphine - Jamais entendu parler, petite . Si me demandez où est le reste de nos forces, je vous répondrai qu’il est mort . On est onze, treize avec vous, mais je pense que vous pouvez compter qu’un demi chacun, pour défendre cet immense tas de béton pourri . La moitié des salles du sous-sol sont scellées, donc on sait pas si le générateur est là . - De l’autre côté, ils sont combien ? Questionna Ryu . - Je dirais vingt, ils sont peut-être déjà dans le bâtiment, mais comme vous êtes vivants alors que vous êtes entré par la porte comme des bleus et monté jusqu‘au dernier étage en prenant l‘ascenceur comme des touristes, je ne pense pas . Au fait, je m’appelle Bill, et j’suis votre chef jusqu’à ce que vous soyez morts où renvoyé chez vous, Commando machin ou pas . » Bill se mit soudain à parler dans le vide, répondant à ce que lui disait quelqu’un via son oreillette . « Déjà ? Bon, je vois . Ramène-toi, on va avoir besoin de tout le monde . James ? Eh ! James ? T’es là ? Merde … » Le vétéran se tourna ensuite avec un air grave vers la totalité de ses hommes, et exposa son plan . « Ils sont entrés, et on abattu la sentinelle . Vous cinq, vous allez vous poster près de la sortie de secours . Vous trois, et les deux mioches, vous aller vous mettre du côté de l’escalier . Les deux autres, vous restez avec moi, on va garder l’ascenceur, au cas ils seraient aussi doués que nos deux amis . Allez ! » L’atmosphère était tendu au possible, cette tension rendant chaque battement du cœur plus difficile que le précédent écrasant Ryu, Delphine et leurs équipiers . Un homme était déjà mort de leur côté, leurs forces étaient séparées . Ryu dégoupilla une grenade et la lança dans la cage d’escalier qu’ils surplombaient, un cri répondant à l’explosion . Ils étaient quatre, groupés dans le quarante septième étage, l’avant-dernier, attendant que la petite force ennemie les attaque, dépensant grenades et rafales de mitraillettes pour les dissuader d’avancer . Bill les avait dit vingt, ils les avait sous-estimé . Leurs ennemis étaient une vingtaine au départ, mais ils avaient perdu des hommes, les Ryns ne savaient pas exactement combien . De plus, le fait qu’ils aient dispersés leurs force était presque une certitude . Les murs gris et poussiéreux répercutaient les bruits des tirs sporadiques, la vieille moquette étouffant le bruit des pas, un éclairage usé par le temps permettant une visibilité correcte dans les couloirs étroits et les salles de bureau désaffectées . Dans l’escalier, le bruit se fit plus fort : ils lançaient un assaut . Du côté Royn, la situation était très défavorable : quatre contre une quinzaine, plus de grenades . Barricadés derrière de vieux meubles de bureau, ils attendaient . Leur barricade était une réussite : impossible de abattre s’ils ne sortaient pas leur têtes pour attaquer . L’escalier fut vite franchi, et les Razukas se postèrent à l’entrée du couloir, profitant du couvert qu’offrait l’angle entre l’escalier et le couloir pour se mettre à couvert . Le problème était que l’espace était réduit, obligeant les Razukas à se serrer les uns contre les autres . L’un des Royns ouvrit le feu sur eux, et abattit deux ennemis qui avait eu le malheur de dépasser du couvert à cause du surnombre de leur camp . Cinq minutes durant, les échanges de tirs continuèrent, en faveur des Royns . L’un d’eux fut blessé à l‘épaule, mais pas moins de trois Razukas périrent . Le nombre était désormais de quatre contre neuf, les attaquant ayant commencé la fusillade avec quatorze hommes . Soudain, un bruit métallique se fit entendre : les neuf assaillants avaient dégainé leurs armes blanches . Faute de munition, il ne restait qu’une seule chance de victoire . Dans un cri e guerre, les Razukas se chargèrent la barricade Royn, katanas, couteaux ou poings américains en main . Ryu pointa son pistolet sur l’un d’eux et l’abattit d’une balle . Deux autres tombèrent ainsi sous le feu des Royns, mais les hommes restant ne fuirent pas . La barricade fut atteinte, les défenseurs se replièrent, à l’exception de l’un d’eux perdant du temps à recharger : celui-ci fut massacré . Ryu, Delphine et leur dernier compagnon, un jeune homme fort et agile, dégainèrent leurs sabres . Le couloirs laissait à peine la place de se mettre à quatre de front, aussi chaque mouvement comptait . Un Razuka charge Ryu, dans le but de plonger dans son torse la lame effilée d’un couteau . Sa main tomba au sol, sectionnée au poignet par une frappe en diagonale, avant qu’un autre mouvement de la lame ne l’achève . Delphine abattit un autre adversaire, mais leur équipier n’eut pas cette chance : pris à parti par trois adversaires, il ne put rien faire . Les deux guerriers d’élites étaient désormais entouré par quatre hommes . Lentement, ils se mirent dos à dos, faisant chacun face à deux ennemis . Ceux-ci se lancèrent des regards entendus : d’abord, ils tueraient le jeune homme, puis maîtriseraient la jeune fille . Ensuite, Dieu seul savait ce qui pourrait lui arriver … Le premier coup fut paré par l’ex-mercenaire, mais sa riposte ne put abattre son opposant, celui-ci ayant reculé de quelques pas . Le suivant, Ryu fit décrire à son sabre un arc annonçant une tentative de le décapiter, avant de le modifier au dernier moment, ouvrant le ventre du second homme d’un rapide coup de taille, l’autre homme trop occupé à parer le coup qu’il croyait lui être destiné pour pouvoir profiter de la situation . Delphine tenta d’attaquer un de ses deux agresseurs, un guerrier à la stature impressionnante . Elle fut cependant repoussée, heurtant le dos de son bien-aimé . Contre toute attente, ils échangèrent rapidement leurs position, laissant Ryu faire face aux deux sabreurs ennemis . Il esquiva d’une roulade la lame de l’un d’eux, avant de le plaquer contre le mur et de l’abattre d’une frappe précise . Le second Razuka eut cependant le temps de l’attaquer, mais la lame ne toucha que celle de son adversaire . Delphine, pendant ce temps, se battait en duel contre un Razuka plus doué que les autres . Même s’il s’était laissé berner par la ruse du jeune homme, il montrait désormais qu’il n’était pas un sabreur de bas étage . Delphine laissa échapper un cri de douleur quand l’épée la blessa au niveau de la taille, blessure heureusement superficielle du fait du talent d’esquive de la belle Royn . Voulant profiter de la faiblesse momentannée de son opposante, le gangster la chargea, avant de prendre la botte de son ennemie dans le visage, puis son sabre dans le cœur . Même blessée, Delphine restait une guerrière terrifiante . La moquette poussiéreuse fut aspergée du sang du second adversaire de Ryu quand celui-ci eut la tête tranchée . Haletants, et tâchés de sang, les deux amoureux se regardèrent : l’épuisement se lisait dans leurs yeux, mais également l’amour et la joie d’être en vie . Autour d’eux gisaient les cadavres de leurs ennemis et alliés, le silence était total . Delphine s’assit à même le sol et commença à désinfecter sa blessure . Ryu se dirigeait vers elle quand il fut interrompu par le râle d’un mourrant . Celui-ci parlait, avec difficulté, dans un appareil de communication . « Envoyez … de renforts, on … on s’est tous fait buter …vite … env … » Un coup de feu résonna dans le couloir, achevant le mourrant . « Cinq contre vingt et vous êtes toujours là … soit vous êtes des salopards et vous avez laissé mes gars se faire buter, soit vous êtes des putain de génies sabre en main , Félicita Bill, blessé à la jambe et couvert de sang . - Et les autres ? - Mes deux hommes sont morts, les cinq autres n’ont rencontré aucun Raz’ mais si je les avait fait ramener leurs culs ici, ça aurait fait un gros trou dans nos défenses, et on aurait potentiellement pu tous y rester . - On aura besoin d’eux : ils ont eu le temps d’appeler des renforts . - Y’aura pas de renforts . Je le sais, ça fait un moment qu’on se bat contre eux, même si la guerre c’est officiellement que depuis hier . Une bonne semaine je crois . Bref, on sait qu’ils ont pas reçu de renforts depuis le temps, et qu’après ce massacre, ils sont plus assez nombreux pour revenir . Maintenant on va attendre des renforts et aller leur casser la gueule dans leur building à eux . Si Amaeq est pas aussi con que je le pense, on les aura demain . Vous restez ici avec moi, les autres vont patrouiller . » Les pas de la patrouille étouffés par le sol empli d’une poussière vieille de plusieurs années peuplaient le couloir de l’avant dernier étage . Depuis une demi-heure, les trois plus hauts niveaux du C-82 avaient été passé au peigne fin, de l’escalier dans lequel gisaient des cadavres tués à la grenade, donc dans un état peu ragoûtant, à la scène du massacre proche de la barricade, en passant par le calme plat et absolu des zones épargnés par le conflit . Pendant que les trois survivants des batailles profitaient d’un repos mérité, les cinq guerriers n’ayant pas pris part au combat s’ennuyaient au plus haut point . « J’en ai marre de patrouiller ! On est déjà passé ici au moins trois fois ! - Mieux vaut ça que de se faire buter . - C’est vrai, mais quand même, cette saleté de guerre j’en ai déjà ma claque . - Vivement que je rentre au QG, que je me paie une bonne nuit de sommeil sans tour de garde … » La lumière s’éteignit un bref instant, avant de se mettre à clignoter faiblement, laissant environ une seconde de lumière pour deux d’obscurité, à un rythme presque ordonné . « Putain, même la lumière se met à déconner dans cette baraque ! Si ça continue je vais vraim … » Une forme sombre sauta derrière l’homme et l’égorgea avec dextérité . Avant même que ses équipiers n’aient le temps de prendre leurs armes, ils fut sur l’un d’entre eux, son grand sabre le tranchant en deux au niveau de la taille . La tête d’un troisième vola peu près pendant un laps de temps dans le noir, avant qu’un sabre ne fende l’air en direction du meurtrier . Le sabre fut rapidement esquivé, avant que la longue lame soit planté jusqu’à la garde dans l’estomac du téméraire soldat . Ne prenant même pas la peine de la retirer, le guerrier se tourna vers le dernier homme . Gêné par la visibilité aléatoire, il essaya de transpercer son adversaire . Il ne frappa que l’air, tandis que la main du puissant guerrier se saisissait des trois faces non coupantes de la lame, avant de la frapper du plat de sa main gantée, la brisant sous al force du coup . Après s’être saisit du tesson, il plaqua au mur le Royn, le saisit à la gorge . Une seconde durant, il put regarder dans les yeux son assassin, l’horreur se lisant dans les traits du guerrier avant que le tesson de son sabre ne lui soit violement enfoncé dans le visage . La lumière défaillante se reflétait sur les lames au sol, le vainqueur retira la sienne du corps encore chaud de sa victime . Un rapide coup porté dans le vide la débarrassa du sang, avant qu’elle ne soit lentement rengainée . L’adrénaline retombait lentement dans le cerveau du terrible guerrier pour lequel le combat était à la fois la vie et la mort, la dernière façon de se sentir en vie, la dernière raison d’existence qui n’était pas un carcan pour lui . Rien ne pouvait lui résister, car ici, sur le champs de bataille, il était le maître, le seigneur de la guerre, l’Ombre . Car il était Kage . Son regard se posa sur le plafond . Au travers du plafond parfaitement opaque, il distinguait  trois silhouette à l’étage supérieur. Deux hommes et une femme . Ses prochaines victimes . « L’éclairage est enfin revenu ! Je sais pas qui s’est amusé à le dérégler, mais cette vieille carcasse de C-82 a encore quelques systèmes auxiliaires dans le ventre en cas de panne . » Expliqua Bill, alors que la lumière baignait à nouveau l’étage de métal de façon continue . Ryu et Delphine étaient debout, adossés contre l’un des murs, à quelques mètres de leur chef . Il se trouvaient à l’intersection de deux couloirs, perpendiculaires l’un à l’autre . Hormis le grésillement du vieil éclairage, le silence était total, comme trop souvent dans les lieux ou l’on s’affrontait, dans cette ville . Il y avait cependant un léger bruit . Comme un martèlement sur els plaques de métal, un son qui se rapprochait à grande vitesse . Il le reconnut, mais ne put y croire . Lui, ici ? Le démon jaillit brusquement du plafond pour atterrir entre le couple et le vétéran . Bill dégaina son katana, mais Kage lui trancha le bras d’un coup rapide, avant de lacérer son torse et de l’abattre au sol d’un coup de pied au visage . Tétanisés par la mort de leur supérieur, les deux membres du Commando Feather restèrent figés sur place, c’est à dire debout devant leur ennemi, ayant à peine eut le temps de bouger quand le démon était apparu, leur lames encore au fourreau . Kage les dévisagea pendant un moment . Il ne connaissait pas la jeune fille, mais avait déjà vu son compagnon, sans avoir pu croiser le fer avec lui . « C’est … Kage ? demanda la guerrière aux yeux verts . - Oui . Confirma son frère d’armes . Le sabre de Ryu quitta lentement son fourreau, avant que son propriétaire ne le pointe en direction du guerrier écarlate . « Je te défie . » Delphine ne comprit pas . Il voulait l’affronter seul ? « Non, Ryu ! On va le combattre tous les deux, il est trop fort . - Je veux venger Shinji . C’est une affaire d’honneur . N’intervient pas . » La voix du jeune homme était plus dure qu’à son habitude . Delphine se résigna amèrement et recula, laissant les deux adversaires se faire face . « Tu es bien courageux jeune homme, tout comme l’était Shinji . Grésilla la voix de Kage . - Il a pu te blesser, mais moi je tuerai, ici et maintenant . - Voyons cela . » La bête chargea le jeune homme, qui para la longue lame avec dextérité . La riposte fut elle aussi contrée, avant que Ryu ne vise le cou de son adversaire, nullement protégé par les plaques d’armure rouge . Le démon esquiva son attaque, avant de prendre du recul et d’attendre que son cadet s’engouffre dans la brèche apparente . Ce qu’il fit, pour ne réaliser que trop tard le piège . La lame de guerrier au masque d’oni le toucha, mais malgré une esquive au dernier moment, son épaule fut entaillée .  Une autre coup fut paré par le jeune homme, avant qu’il ne tente une frappe latéral au niveau de la taille, qui ne frappa que l’air . Ryu chargea encore, frappant au visage, puis au torse, puis au cou, encore et encore, chacun de ses coup s’écrasant sur la défense sans faille de Kage, qui ne ripostait plus, se contentant de simplement se défendre, d’esquiver, de reculer ou de le repousser . Delphine sourit, regagnant espoir : le démon était dépassé, il ne pouvait plus que se défendre, bientôt il serait vaincu . La lame de Ryu s’écrasa encore une fois sur celle de Kage, celui-ci la repoussa, créant une brèche dans la défense du jeune homme . Son sabre entailla son torse dans une frappe oblique, avant que son poing ganté de le frappe au visage, le jetant au sol, tandis que Delphine laissait échapper un cri de détresse . Ryu serra les dents, sentant le sang couler de son épaule, de son torse et de sa bouche . Kage ne se battait même pas sérieusement, il ne l’achevait même pas, et lui ne pouvait même pas le toucher . Pourquoi ? Pourquoi était-il faible ? Shinji avait échoué, lui ne pouvait même pas le venger . Il allait finir comme ça, épéiste pathétique tentant de réaliser l’impossible pour une cause hors de sa portée . Non, cela ne se passerait pas comme ça . Non, il n’allait pas être vaincu . Il allait le tuer, il allait venger son mentor . Il sentait la rage, la haine, la fureur du désespoir couler dans ses veines, alors qu’il se relevait brusquement, chargeant Kage avec plus de force que jamais La lame du démon eut plus de difficulté à stopper l’attaque du jeune guerrier, avant de riposter pour être paré . Mais une autre frappe vint se diriger vers lui elle aussi contrée . Son katana frappa au niveau du visage, avant d’être déviée . Le jeune Royn esquiva la frappe experte formant la contre-attaque, avant de frapper à nouveau, puis d’esquiver, parer et attaquer une fois de plus . Les coups s’enchaînaient à une vitesse phénoménale, Kage éprouvant de plus en plus de mal à dévier les frappes de Ryu . Ils étaient presque à égalité, la fureur contre la maîtrise, l’ardent désir de vengeance contre le froid métal . Les lames se croisèrent encore, et Ryu réalisa que quelque chose n’allait pas . Les deux sabres s’entrechoquèrent encore . Puis encore une fois, et une autre, une troisième fois, avant la frappe . La force du coup porté par Kage avait forcé Ryu à lâcher son sabre d’une main, laissant une faille béante dans sa garde . La lame frappa encore, mais ne fendit pas les chairs . Elle frappa la lame du sabre, la brisant en deux parties inégales . C’était ça, la chose anormale : son sabre était fissuré . Décontenancé par la situation, il ne sut que faire, lâcha son tesson d’arme au sol tandis que la main du démon le prenait à la gorge pour le plaquer sur le mur . Tentant de lui faire lâcher prise de ses deux mains, Ryu attrape le bras ganté et essaya de le repousser, sans y parvenir . De sa seconde main, Kage leva son  sabre, le tenant à l’envers, tel un pieux . Il visait le cœur, le coup allait être fatal . Un autre adversaire honorable allait rejoindre la liste de ses victimes . « Ryu ! » cria Delphine en courant vers son bien-aimé, sabre au clair, mais c’était trop tard . Il allait mourir . Un coup de feu retentit dans le couloir métallique, la balle tomba au sol, repoussé par les défenses du démon . Lentement, Kage détourna le regard de sa victime qui essayait toujours de se débattre . Bill, toujours au sol et gémissant de douleur, tenait faiblement un pistolet de sa main restante, fumant encore . La bête lâcha sa proie et bondit sur une distance impressionnante, pour atterrir sur le dos du survivant, le transperçant pour l’achever définitivement . Delphine attrapa le brase de Ryu, tétanisé par la peur, et le tira vers elle . « Il faut fuir ! » lui cria-t-elle . Il ne répondit pas . Il ramassa en vitesse la partie de sa lame comportant la garde, et s’enfuit avec elle . Alors que les pas frénétiques des deux guerriers que l’amour liait se faisaient entendre dans le couloir, Kage retirait sa lame du corps de Bill . A quoi bon courir, ils ne lui échapperaient pas . Autant leur laisser un peu d’avance . La lame fut lentement rengainée dans le fourreau décoré d’un ruban marqué du kanji de l’ombre en lettres de sang . Maintenant, la bête se mettait en chasse . Fuir . N’importe où, mais loin de la mort, loin de la lame du démon, loin de cet adversaire invincible . Quel que soit le chemin, quel que soit le couloir . Se cacher ? Il les verrait, car ses yeux sont inhumains . Le combattre ? Il les tuerait, car sa lame est invaincue . Même en fuyant, ils couraient à leur perte . Déjà ils entendaient derrière eux le martèlement de la masse de leur ennemi projetée d’un mur à l’autre par ses muscles assistés par la machine, sautant et courant le long des murs à l’aide de ses quatre membres, plus des sauts qu’une course, dans une attitude simiesque . Inexorablement il se rapprochait . Le souffle court, les deux Royns donnaient leurs limites, courant au-delà de tous ce dont-ils se croyaient capables malgré les blessures qui les tenaillaient, sans même savoir où ils allaient, pour sauver leurs vies . Là, devant eux, se dévoilait un long couloir, au bout, un escalier : où menait-il ? Aucune importance, c’était leur dernière chance . Il était derrière eux, juste à quelques mètres, avalant la distance sans la moindre difficulté, ni la moindre fatigue, comme galopant au plafond, renversé vers le bas . Soudain, il tombe, se redresse et pointe ses bras vers Delphine . De ses poignets jaillissent deux longs cordage métalliques, ayant chacun une rondelle de métal attachée à l’extrémité . La visée est parfaite, l’un se fixe sur le fourreau de son katana, l’autre sur son pistolet mitrailleur . Des aimants . D’une torsion du poignet il fait revenir à lieu l’arme à feu, la prenant d’une main . Ryu trancha le câble, Delphine le détacha et le prit en main : à peine deux mètres . Kage ne courait plus, il marchait . Lentement : il avait vu ce qu’il y avait au-delà de l’escalier : ils étaient condamnés . La terreur prit possession des deux guerriers . Ils se ruèrent à travers le couloir, malgré la douleur ùalgré l’épuisement . L’escalier est atteint : quelques marches, une porte en fer . Ryu l’ouvre et se jette dans l’espace qui s’offre à lui . L’éblouissement . La chaleur . Le soleil de l’après-midi frappe le vaste carré sur lequel il se trouve . Au loin, dans le ciel azur décoré par l’or solaire, on distingue les nuages bleus-gris sombre, émissaires d’un orage prochain . Il avance faiblement, à la surprise se substitue la panique . Il est sur le toit . Le sommet de City-One, le toit du C-82 . Il voit les hauts murs entourant la ville, il voit les kilomètres carrés de territoire urbain . Il voit qu’il est piégé, qu’il n’a pas d’échappatoire . C’est ici qu’il va mourir . Delphine jaillit à son tour du couloir, tenant toujours fermement le câble en main . Elle réalise . Elle noue le câble autour de son bras mince . Faiblement, on entend à nouveau la course du démon en bas, il arrive . Dans quelques secondes il sera là, et il tuera . Mais elle sait . Elle sait quoi faire, elle sait qu’elle peut encore faire une chose . Elle allait tuer le démon . Delphine pousse de toute ses forces son bien-aimé, pétrifié par la panique . Surpris, il tombe au sol, il tente de se relever mais ses blessures le ralentissent . Il la regarde dans les yeux, ces yeux qu’il adorait tellement . Aujourd’hui ils disent mille choses, alors qu'elle fait face à l'ouverture d'où ils sont sortis, se tenant à à peine un pas du vide . « Pardonne-moi . » « Je t’aime . » « Ne m’en veux pas . » « Au revoir . » Kage jaillit de l’ouverture pour atterrir  sur la surface grise du toit, le soleil se reflètant sur chacune de ses plaques d’armures . Il la voit, elle sera la première . Elle lance le câble dans sa direction au moment où le démon tend son bras vers elle, son arme à feu en main . Ryu s’est relevé, mais il ne peut rien faire, il est trop loin . Une pression unique, précise . Sept balles . L’aimant le touche au niveau du cœur, sur l’une de ses protections . Les balles la touchent au niveau du cœur, traversent le mince plastique bleu, sa peau douce, son cœur palpitant . Le souffle coupé par la douleur, l’engourdissement, elle laisse échapper un souffle, pas un cri . Elle recule, de quelques pas seulement, elle tombe du toit . Elle chute dans le vide, le câble reliant les deux êtres . Le démon, surpris, suit le même chemin . Alors que le sol se dérobe sous ses pieds, ses réflexes le guident, il agit par instinct . Un instant durant, il regarde le visage de celle qui se sacrifie, elle est paisible, la vie l’a quittée . Il arrache le câble, avant de poser sa main sur la plaque métallique décorant le building . Il tombe trop vite, n’a pas le temps de se fixer . Il tente encore une fois, cette fois il adhère, tient d’une main et deux jambes sur la plaque verticale . De sa main libre, il prend un objet dans une de ses sacoches . Un sphère de métal, qu’il lance sur Delphine . L’objet la touche un battement de cœur avant qu’elle n’atteigne le sol . Elle disparaît dans une explosion . « Delphine ! » Ryu est penché au bord du toit, ses yeux écarquillés fixés sur le mine cratère formé par l’explosion . D’elle il ne reste rien . Sa main est tendue dans le vide par instinct, comme s’il pouvait toucher le destin, mais c’est le réel et son horreur qui le touchent en plein cœur . Kage saute de la plaque pour rentrer dans un bureau, brisant une fenêtre au passage . La sensation de danger, la peur de la mort, l’appréhension devant elle . Tellement de temps s’était écoulé depuis qu’il ne les avait plus ressenties, même si elle n’avaient peuplé son cœur que pendant un battement . Il se redresse, puis, lentement, faiblement, sa voix grésille, pour lui-même, avec fatalité : « Au moins aurais-je pu lui donner la mort qu’elle méritait . » Son sacrifice n’aura pas été vain . Elle avait donné sa vie au nom de son amour, il honorerait son héroïsme et laisserait la vie au jeune homme, « Ryu » . La prochaine fois, il serait sans pitié . Pour lui, la bataille du C-82 était finie . Chapitre 29 : Le Serment

  • chatouillesdu92 Avatar
    chatouillesdu92 - il y a 19 ans
    Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn !!!!!!! Mais c'est pas possible ! C'est trop triste ! En plus c'est tellement bien écrit qu'on s'imagine tout !

  • nahognas Avatar
    nahognas - il y a 19 ans

    ;( ;( ;( buuhhh c'est trop mignon, elle a faillit réussir dommmage!


  • SQUALL Avatar
    SQUALL - il y a 19 ans
    Je me doutais depuis quelque temps que tu allais faire ça.quand on y pense... Il ont pu passer qu'une seul nuit ensemble. c'est vraiment pas cool de séparer des amoureux... Sinon style sans faille comme d'habitude.

  • KypDurron200 Avatar
    KypDurron200 - il y a 19 ans

    Les amoureux maudits par le destin...snif, c'est vraiment pas cool, il aurait pu se passer tellement de choses entre eux, mais bon c'est le propre de la guerre de toute facon...
    Au niveau du texte...no comment, comme d'habitude c'est a dire superbe :D


  • Chevalier_de_la_plume Avatar
    Chevalier_de_la_plume - il y a 19 ans
    Je viens de remarquer une erreur... Le titre du prochain chapitre ne sera pas "Le Dragon Noir", mais "Le Serment" . "Le Drgon Noir" c'est le titre du chapitre encore après . J'edite dans mon précédent post

  • Chevalier_de_la_plume Avatar
    Chevalier_de_la_plume - il y a 19 ans
    Elle est morte . La main tendue et impuissante de Ryu s'abaisse, alors que la réalité s'impose à  lui . Il recule, s'assoie contre l'un des murs en béton qui encadrent le passage vers l'étage métallique . Il ne sent plus le vent sur son visage, il ne sent plus le soleil le réchauffer, il ne voit plus les nuages bleus à  l'horizon . Il est comme mort, glacé jusqu'au plus profond de son âme . Il est brisé, anéanti . Les yeux vagues, serrant toujours la garde de son débris d'arme, il ne regarde rien, il est aveugle au monde . La Terre a cessé de tourner pour Ryu, le monde a changé de visage . Le silence peuple la zone, pas un bruit ne vient troubler l'immensité glaciale qu'est son âme . Le temps s'est arrêté, il ne pense à  rien, il n'existe presque plus . Des heures durant, il reste là , à  n'exister que par son corps, son esprit comme mort . Puis enfin, peut-être sans le réaliser, il se lève . Ses pas se succèdent nonchalamment, l'un après l'autre, lentement, désordonnés . Il ne sait pas où il va, il erre . Un à  un, il descend les étages, les quarante-sept niveaux de la tour déserte, image de son être . Il ne voit pas où il va, mais jamais il ne se heurte . Son corps voit, avance, son esprit non, comme s'il n'était plus lui-même . Ses pas hantent les étages désaffectés et poussiéreux, les paliers moisis et les couloirs en ruine . Sa descente dure une éternité . Ses pas l'amènent à  nouveau à  l'air libre : il est sorti du building, il marche à  présent sur la place, mais tout y est plus sombre . A-t-il croisé des renforts alliés ? Il ne sait pas . A-t-il croisé un ennemi ? Non, il est toujours vivant . Ses chaussures grincent sur le gravier alors que ses pas continuent de se succéder sans but . Car il ne sait pas où il va . A l'ancienne base du Commando ? La base secondaire ? L'actuelle ? Chez lui, dans son appartement ? Ou l'immeuble dans lequel il avait grandi, celui duquel il s'était enfui pour échapper à  la violence d'un père n'ayant que le désespoir et l'alcool pour vie ? Il ne savait pas, il ne savait plus, il ne savait rien . Une goutte de pluie, comme une larme du destin, tombe sur son visage, le réveille, le sort de l'abîme de néant dans lequel il était plongé . Un à  un, il recouvre ses sens, il s'arrête . La bouche entrouverte, il regarde faiblement autour de lui . Le vent souffle, emportant avec lui des poignées entières de pétales de cerisiers, peuplant l'allée de son souffle . Il est au milieu de l'allée de cerisiers . Le paradis n'est plus exactement le même, le béton est plus gris, le ciel plus sombres, les gouttes d'eau chutent une à  une des nuages gorgés d'orage . L'averse éclate soudain, tombant en cascade sur les épaules de Ryu . Une seconde, il reste debout, à  contempler au travers de ce décor lui rêve qui a disparu, avant de tomber à  genou, vaincu par le désespoir, la fatigue et la faiblesse . Il baisse la tête, lâche son arme brisée . Il sanglote, alors que les pétales tourbillonnent autour de lui . Des larmes brûlantes coulent sur ses joues, avant de se mêler à  la pluie froide . Tous les sentiments qui l'avaient quittés lui reviennent brutalement sous cette pluie torrentielle qui le glace jusqu'aux os . Ses lèvres tremblent, ses mains se serrent sur ses genoux . Il respire brutalement, il remplit ses narines d'une odeur d'ozone . Elle est morte . Il a été trop faible pour l'empêcher . La bête l'a tuée . La rage monte dans l'esprit de Ryu . Son sang bout dans ses veines alors que sa pensée se mue en haine pure . Kage . Le monstre . Alors que les larmes continuent à  couler à  flot sus ses joues ruisselantes d'eau, il décide de son destin . Il prête un serment . Gravé à  même son âme déchirée de rage, rouge comme le métal que l'on forge . Un serment dont il est l'assermenté, lié par lui au passé . Un serment sur sa vie, son âme, son être, son existence . Il la vengerait . Il le tuerait . Il tuerait Kage . Un cri de rage et de désespoir peuple l'allée au paysage brisé par l'orage, un cri sorti de la gorge du jeune soldat, visage tourné vers le ciel noir . Prochain chapitre : le Dragon Noir

  • KypDurron200 Avatar
    KypDurron200 - il y a 19 ans

    Ryu passe du coté obscur...sa promet :chatgrr:
    J'adore ce chapitre il est très poétique.
    Bravo Chevalier_de_la_plume :applaudit2: :applaudit2:


  • SQUALL Avatar
    SQUALL - il y a 19 ans
    Je n'aie pas le présent de narration. Mais ce n'est que mon opinion. Très poétique comme chapitre. J'espère que le commando restera comme il a toujours été, malgré la mort et le désespoir. Camille va avoir du pain sur la planche pour remotiver et réconforter tout le monde.

  • Jinpachi Avatar
    Jinpachi - il y a 19 ans
    Pas mal, pas mal ^^

  • chatouillesdu92 Avatar
    chatouillesdu92 - il y a 19 ans

    C'est génial comme d'habitude !!  :D
    Bravo !


  • Mouche Avatar
    Mouche - il y a 19 ans

    comme disent nos amis d'outre-manche... WONDERFUL!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! :D :D :D


  • Chevalier_de_la_plume Avatar
    Chevalier_de_la_plume - il y a 19 ans
    Voici le nouveau chapitre : Chapitre 30 : Le Dragon Noir Kevin claqua la porte moisie derrière lui, faisant voler des éclats de bois humides et poussiéreux . Il sentait son cerveau être envahi par l’adrénaline, son corps bouillant, sa sueur ruisselant à grosses gouttes sur sa peau sale . Ses cheveux blonds bouclés lui semblaient lourds de graisse, et son cœur semblait sur le point de défoncer sa cage thoracique . Il entendait son pas, calme mais présageant de la mort . De sa mort . Il le poursuivait et il ne pourrait pas l’arrêter . Il se jetait dans un cul-de-sac, il le savait, mais il ne pouvait rien faire d’autre que mettre toute la distance qu’il pouvait entre eux deux . Un couloir fut avalé par ses pas frénétiques, puis une autre porte claquée . Il avait éliminé tout ses compagnons, nul ne pouvait le stopper . Kevin n’avait plus d’arme . Il était condamné . La dernière pièce . Une petite pièce sombre et carrée, ayant pour unique porte une tenture pourpre mitée . Kevin se rua dedans, avant de sentir son sang se glacer en réalisant qu’il était au bout du chemin . Il se plaqua contre le mur fond en faisant face à l’ouverture . Il entendit ses pas le rapprocher de lui à travers le couloir . Il s’accroupit, rendu incapable de la moindre chose par la panique . Il mit sa main devant sa bouche, comme pour s’empêcher de hurler de terreur . Puis il entra . Kevin le fixa de ses yeux écarquillés alors qu’il s’approchait lentement mais inévitablement de lui . Il entendit la lame sortir de son fourreau . Il regarda dans ses yeux et il ne vit que la mort . « Pitié … me … me tuez pas … » Le métal froid fut couvert de sang . Un moulinet précis l’en débarrassa, avant quelle ne regagne son fourreau . Une voix se fit entendre à l’oreille du guerrier . « Capitaine ? Ici le Lieutenant Mike . On tient la troisième rue maintenant, mais les pertes sont lourdes . On a quelques prisonniers, on en  fait quoi ? - Tuez-en un, que les autres ne tentent rien . Ensuite, faites en ce que vous voudrez . - Bien . Comment évolue la situation de votre côté ? - Tous mes hommes sont morts, ils étaient plus nombreux que prévu . - Et les Razukas ? - Je n’en ai laissé aucun . Comme d’habitude . Préparez un assaut sur la cinquième rue, je vous rejoins dans la demi-heure . Ryu, terminé . - A vos ordres . Mike, terminé » Ryu rebroussa lentement chemin . Un rayon de soleil filtrant par une vitre brisée vint éclairer son visage . Trois mois s’étaient écoulés depuis la mort de Delphine . Trois mois de guerre, de sang et de mort qui étaient gravés sur son visage . Ses traits étaient durcis, son regard meurtrier, son expression froide . Une longue cicatrice barrait sa joue gauche, marque d’un duel face à un adroit escrimeur Razuka . Ses cheveux étaient plus longs, tombant jusqu‘à la moitié de sa nuque . Ses vêtements étaient couleur de la nuit, des gants qui couvraient ses mains à l’exception de la moitié de ses doigts aux bottes renforcées qui protégeaient ses tibias . A son cou pendait une chaîne maintenant la tsuba de son ancien sabre, un sinistre rappel de son échec autant que de son serment . Sur le dos de son sombre habit était cousu dans le fil le plus fin un grand dragon d’argent, son emblème . Car tant par sa force, ses faits d’armes et son talent de commandant que par son absence de pitié pour ses ennemis tant que pour ses alliés, il avait gagné un surnom : Ryu, le Dragon Noir des Royns, le champion d’Amaeq . Il était devenu le symbole du gang, tout comme Kage l’était devenu pour ses ennemis . Pas une fois il ne l’avait croisé sur un champ de bataille depuis leur dernière rencontre, ma la célébrité de chacun d’eux avait atteint des sommets . A tel point que lorsqu’il fallut donner aux troupes une couleur propre pour ne pas confondre ami et ennemi, les Razukas se vêtirent de rouge, tandis que le noir devint l’emblème des Royns . La guerre était omniprésente dans la ville enfermée depuis que deux autres gangs étaient entrés dans le conflit . En effet, les Dragn avaient rejoint la camp des Razukas et les Tegas s’étaient alliés aux Royns . Seuls les Nahoks étaient restés neutres au conflit, attendant peut-être une occasion de tirer parti de la situation . Amaeq et Lorudei avaient été nommés à l’unanimité par chacun des deux groupes de hauts dirigeants pour être les leaders de ces deux puissantes alliances . Le guerrier sortit de l’immeuble en ruine dans lequel il venait de se battre . A peine la porte de sortie franchie, un vent d’un froid glacial vint le mordre . L’hiver avait jeté sur City One un fin manteau blanc, ajoutant cette couleur au gris, rouge et noir que formaient le béton, le sang et les marques d’explosions sur le sol des champs de batailles . Quelques motos étaient garées devant le bâtiment . Ryu se dirigea vers la sienne, un engin puissant arborant son emblème et ses couleurs . Le Royn pris un long manteau noir qui était plié sur le siège et l’enfila, avant de monter sur le véhicule à deux roues . Les impressionnants moteurs rugirent quand il démarra, se dirigeant vers le camp allié . Les rues désertes défilaient devant ses yeux tandis que le vent froid soufflait dans ses cheveux . Par endroits on distinguait des corps à la mort plus ou moins récente, des armes oubliées par les pillards et des taches de sang . La vie quittait systématiquement chaque endroit où se déroulait une bataille, de la fusillade impliquant une dizaine de personnes à la bataille fauchant plusieurs centaines de vies . Le générateur demeurait caché, d’autant plus que la guerre donnait à chaque gang l’opportunité d’augmenter son territoire, reportant plus leurs troupes vers ce but que vers la recherche du dispositif . Le but dans lequel les Razukas était baigné de mystère, même après l’interrogatoire d’une des rares aristocrates féminines du camp ennemi, qui avoua chercher que sa faction le recherchait « pour son salut », avant que le démon écarlate ne lui ôte la vie en punition pour avoir parlé, éliminant par la même occasion tous les occupants du complexe en question . Ryu ralentit avant de finalement stopper sa moto, étant arrivé dans le camp Royn du secteur . Il ne s’agissait pas d’une base souterraine, mais d’un tronçon de rue qui servait de point de ravitaillement . Les bâtiments avaient été réquisitionnés - en réalité, leurs occupants avaient été jetés à la rue sous la menace des armes -, pour servir de logement aux soldats . Le jeune homme descendit de son véhicule, avant d’entrer dans l’un  des bâtiments . Il fut accueilli par son lieutenant, se prénommant Mike . Il avait de longs cheveux châtains lisses des yeux bleus . Il était jeune, d’un an le cadet du Dragon Noir . Légèrement plus petit que la moyenne, chaleureux malgré la guerre, il avait quelques point communs avec Camille . Malgré son très jeune âge, il avait plusieurs fois fait preuve de grands talents de stratège et était devenu le bras droite de Ryu au combat . « Bonjour, Capitaine . Le salua-t-il . - Bonjour . Tout est prêt ? - Oui, et même mieux : le chef d’en face a été abattu par le leader de notre escouade de snipers . - Qui est-ce ? - Une beauté au regard froid comme la glace et au corps chaud comme l’enfer, si je peux me permettre . Elle s’appelle Flore . » Ryu ne réagit pas à la mention de sa coéquipière du Commando Feather . Depuis son accession au titre de champion, il n’était absolument plus en contact avec le reste de son groupe . Peut-être certains étaient-ils, morts, il n’en savait rien . Il faisait officiellement toujours partie du groupe d’assaut, mais commandait sans cesse des bataillons durant des batailles au quatre coins de la ville . « Dans quel état sont nos troupes ? - Je dirai qu’on a un quart de morts, un cinquième de blessés graves, un tiers de gars complètement démoralisés, et le peu qui reste bien combatifs et prêts à étriper du rouge . - Et en face ? - La même chose en pire . » Ryu regarda par une fenêtre du vieux bâtiment . Le camp allié et le camp ennemi étaient situés l’un en face de l’autre dans une très longue avenue . Une courte distance les séparaient l’un de l’autre, un grand carrefour marquant le milieu de cet espace . Les bâtiment bordant la large chaussée pouvaient être remplis de snipers - comme ceux de leur côté - ou vides, il n’en savait rien . « Soit on fonce et on se fait descendre, soit on fonce et on les tue s’ils n’ont pas de snipers, soit on reste et on crève de froid . Alors, chef ? - Tu as déjà fait tuer un prisonnier, comme je te l’ai demandé ? - Non, pas encore, mais je crois pas que ce soit la première urg… - Si . Prends un prisonnier, un bien bâti . Fait lui enfiler des habits noirs, un bas sur la tête, et envoie le dans le camp ennemi . S’il meurt, nous attendrons des renforts . S’il vit, nous attaquons . - Bien . » Tandis que Mike partait, Ryu alla dans la salle qui servait de réserves aux soldats . Il prit une tasse et de une casserole d’eau qu’il fit chauffer, avant de préparer un café soluble qu’il but pour se réchauffer . Le liquide sombre était immonde, preuve qu’il venait des convois envoyés régulièrement pour nourrir la ville enfermée . Immonde, mais chaud . Les hivers étaient froids et rudes, mais rien ne pouvait empêcher la guerre de faire couler du sang . Ryu regarda autour de lui les quelques hommes affalés sur des chaises, voire à même le sol de la pièce . Ils l’avaient tous reconnus, mais la fatigue, la mort et les combats ôtaient aux combattants toute envie de parler . Hormis autour d’un verre d’alcool fort ou de seringues emplies de drogues, les soldats, d’un camp ou de l’autre, vivaient la plupart de leur temps dans le silence précédant les explosions de grenades, les tirs de pistolets et les cris des blessés . Mais qu’importe la guerre, un jour il rencontrerait à nouveau son ennemi, que ce soit sur un champ de bataille ou dans un autre lieu . Jamais il ne serait satisfait de la moindre victoire avant d’avoir pu lui ôter la vie en duel . Alors que le Dragon était perdu dans ses sombres pensées depuis plusieurs longue sminutes, un pas se fit entendre sur le sol de la salle silencieuse comme un sépulcre . « Il est mort . Dit Mike, qui venait d’entrer . - Donc on attend . Répondit le capitaine, n’ayant pas le moindre remord quant au trépas du prisonnier . - Non . Ils n’ont pas snipers . » Ryu posa sa tasse sur une table et ferma les yeux, sentant l’énervement le gagner . Depuis la bataille du building C-82, il était devenu irritable, et violent quand irrité . Si Mike se moquait de lui, il allait devoir trouver un nouveau lieutenant, pour cause de mort brutale de l’adolescent . « Il est mort, mais pas descendu par un sniper . Il s’est fait tuer quand les gardes du camp l’ont vu, et qu’ils l’ont pris pour un ennemi . - Sois direct à l’avenir, je hais qu’on me fasse attendre . - Bien, chef . - Rassemble les hommes . - Ok, j’y vais . » Une fois son subordonné parti, Ryu avala d’une traite son infect breuvage . Aujourd’hui allait se clore pour lui allait se clore une semaine de combats, ou bien une existence entière . Un vent glacial souffla dans le vaste couloir formé par l’avenue encaissée entre les hautes rangées de bâtiments la bordant . Au-delà du petit no man’s land autour du carrefour, il distinguait les ennemis se rassemblant également, dressant à la hâte des barricades de bric et de broc . Derrière Ryu, debout au milieu de la chaussée usée, proche  du camp Royn, Une centaine de guerriers du gang . Des brutes, des drogués, des assassins, des criminels de la pire espèce, des pillards et autres coupe-gorges . Son armée . Mike n’est pas parmi eux, jugé encore trop jeune pour participer à la guerre en dehors d’un camp allié . A l’heure actuelle, il devait aider au camp et prier pour que la bataille se passe bien pour son camp . Le Dragon noir inspira lentement, avant de se lancer dans un discours de bataille . « Aujourd’hui, nous allons combattre une dernière fois les Razukas pour le contrôle de cette avenue . Une semaine durant nous avons souffert, mais aujourd’hui nous allons en finir . Vous avez tous au moins une chose qui vous tient à cœur, et dont vous êtes séparés par cette guerre . Cette chose vous attend … » Avant de terminer sa phrase, il tira son katana au tranchant inégalé, avant de le pointer en direction du camp Razuka . « Au-delà de l’enfer qui va avoir lieu là-bas . » Une cri de guerre venu des hommes dont le moral avait faiblement été remonté par le discours de leur chef mit fin au silence de mort qui peuplait les rangs . « Pour les Royns, chargez ! » cria le Dragon Noir . La masse désordonnée des soldats s’ébranla, avant de commencer à courir en direction de l’ennemi . Les sabres sortirent de leur fourreaux, les pistolets de leurs holsters et les grenades de leurs sacoches . A son tour, une fois les premiers hommes arrivés à son niveau, Ryu se mit également en mouvement . Le martèlement des pieds bottés sur le sol de béton glacé emplit la rue durant un interminable moment, avant que les premiers tirs ne fusent . Des rafales sporadiques tirées par certains soldats de la masse noire qui commençait à se disperser, dans le but de rendre la visée plus difficile pour les ennemis, se perdirent sans toucher le moindre Razuka . Des tirs tout aussi vains leur répondirent, avant que la distance ne se réduise . Tenant fermement son pistolet mitrailleur d’une main, son sabre de l’autre, il pointa l’arme à feu vers un groupe d’ennemi massés derrière une barricade faite de toutes sortes de vieilles pièces de mobilier trouvées dans des ruines, et blessa légèrement l’un d’entre eux . Tandis qu’une grande explosait non loin de lui, des cris de douleurs de ses hommes répondant à l’explosion, il vit quelques soldats ennemis les charger, sabres au clair . Il vida son chargeur sur les guerriers rouges, avant de jeter brutalement l’arme au visage d’un ennemi proche . Prenant son sabre à deux mains, il se prépara au corps à corps . Un ennemi le chargea, la rage dans les yeux et le sabre au poing . Cessant de courir, le champion prit son arme mortelle à deux mains, avant de recevoir l’attaque ennemie sans esquisser le moindre mouvement . Tandis que la masse de ses hommes le dépassait, lui et son adversaire, il leva son sabre au dernier moment, s’engouffrant dans la défense adverse un clignement d’œil avant que la lame de le tue . Retirant son épée du corps du gangster, Ryu parcourut l’espace d’une seconde l’avenue des yeux . Il y avait déjà de nombreux corps au sol, la plupart étant des alliés . Une autre explosion eut lieu quand un Royn maladroit voulut lancer une grenade sur un ennemi tirant depuis la fenêtre du premier étage d’un bâtiment . L’explosif avait ricoché et explosé en plein milieu de la mêlée, abattant des hommes des deux camps . Il serra la garde son épée et vint rejoindre le gros des combats . Ses hommes s’écartèrent pour le laisser passer, préférant mettre de la distance entre les lames ennemies et eux, tandis que le sabre du Dragon Noir se taillait à présent un chemin dans les rangs écarlates . Alternant parades, contre-attaques, feintes et frappes expertes, Ryu faisait preuve de l’habileté légendaire qui avait fait de lui le symbole de son camp . Un style empreint de rage, de haine de fureur et de vengeance, alliant puissance et volonté, maîtrise et courage donnait à son sabre une vie propre, brisant les défenses adverses, semblant imparable et invincible . Certains disaient qu’il avait de loin dépassé Ekkou, ils avaient raisons . Ryu sentit une masse se jeter sur lui pour le plaquer au sol, poussant en même temps un gémissement de douleur . Il réalisa rapidement qu’il s’agissait de l’un de ses hommes ayant voulu le sauver d’un tir opportun, mais qui avait été touché à sa place . Il e dégagea du corps d’un mouvement d’épaule négligent avant de retourner au combat . Devant la férocité du champion, les Royns avaient gagné en confiance, et maintenant leurs ennemis tombaient en masse . Bientôt, un vent de panique se répandit dans leurs rangs, les poussant à fuir en masse vers les bâtiments aménagés en camp qui leur servaient de base . S’engouffrant dans le portes ouvertes, leurs actions n’avaient plus aucun sens tactique, chacun tentant de sauver sa vie, n’ayant aucun leader capable de les guider . « Tuez-les tous . » ordonna Ryu en pointant du doigt les quelques entrées par lesquelles les fuyards s’étaient engouffrées . Acculés, les Razukas furent bientôt éliminés un à un, traqués puis passés au fil de l’épée ou criblées de balles par les vainqueurs . Désormais seul à se tenir au milieu de l’allée jonchée de cadavres, Ryu fixait le vide, silencieux . La victoire n’avait pour lui que le goût d’un énième carnage sans valeur, sans gloire et sans fierté . Pas un goût de victoire volée, de remords et de honte . Simplement aucune saveur . Un autre combat à marquer par le sang le pavé de la ville, rien de plus . Peut être apprendrait-il à apprécier ces victoires, mais il s’en sentait incapable avant d’avoir atteint son but : tuer Kage . Chassant ses pensées de son esprit, une pensée vint apporter un minuscule feu à son cœur meurtri . Ce soir, il serai chez lui, au quartier général Royn . Prochain chapitre : Chapitre 31 : l'Arène .

  • sangoku Avatar
    sangoku - il y a 19 ans
    hahahahaha j'était connecté au juste au moment ou tu a rajouté la suite!

  • SQUALL Avatar
    SQUALL - il y a 19 ans
    Absolument génial. Ce chapitre est vraiment super. Je sais plus trop quoi dire. J'ai adoré cette partie.

  • nahognas Avatar
    nahognas - il y a 19 ans

    :trescontent: :trescontent:

    trop cool, sa ressemble enfin c'est mon avis a devil mac cry et Ryu a Dante, enfin c'est mon avis!


  • Chevalier_de_la_plume Avatar
    Chevalier_de_la_plume - il y a 19 ans
    A chaque fois on compare mes histoires a des choses que je ne connais pas ... Merci beaucoup pour els compliments ^^

  • nahognas Avatar
    nahognas - il y a 19 ans


    A chaque fois on compare mes histoires a des choses que je ne connais pas ...

    Merci beaucoup pour els compliments ^^

    Chevalier_de_la_plume



    nan tu connais pas devil mac cry 3 :masque: mais c'est un sacrilège, ce jeu est vraiment trop excellent


  • sangoku Avatar
    sangoku - il y a 19 ans
    ya le 4 qui va sortir ou qui est sortit sur ps3

  • nahognas Avatar
    nahognas - il y a 19 ans
    déjà  sortit en effet

  • SQUALL Avatar
    SQUALL - il y a 19 ans
    moi je reste et resterais un fan du premier

  • Chevalier_de_la_plume Avatar
    Chevalier_de_la_plume - il y a 19 ans

    Stop le HS ^^

    La suite arrive ... un jour :D

    En fait je bosse toujours sur la suite de NMi, et j'envisage sérieusement un one-shot sur Dokuro-chan ^^


  • SQUALL Avatar
    SQUALL - il y a 19 ans

    encore un truc dont j'ai jamais entendu parler... :xp:


  • Chevalier_de_la_plume Avatar
    Chevalier_de_la_plume - il y a 19 ans
    Tu sauras quand j'aurai fini de l'écrire . Faudrai juste que je commence ...

  • Lethram Avatar
    Lethram - il y a 19 ans

    Mais c'est qu'il crâne un maxxx le Ryu !  :D
    Bon sinon c'est bien à  part qu'il n'y a plus vraiment de chatouilles.
    Ah et de mon côté je vais posté la suite de Saw dans pas trop longtemps. Vous avez assez attendu comme ça non ?


  • Chevalier_de_la_plume Avatar
    Chevalier_de_la_plume - il y a 19 ans
    Chapitre 31 : l'arène «&nbsp;Tue-le ! Tue-le ! Tue-le !&nbsp;» Scandait la foule déchaînée depuis les gradins . L'odeur atroce du sang mêlée à  celle de la sueur, une chaleur infernale et une musique aux accords puissant amplifiée au maximum par des hauts-parleurs emplissait la pièce . Au cÅ“ur de la zone de combat,&nbsp; un robuste guerrier au crâne rasé tenait fermement son adversaire vaincu . Il portait un jean, des bottes et un débardeur blanc, le tout couvert de sang séché . Accédant avec plaisir aux désirs de la foule, il égorgea le perdant dans un bouillonnement de sang, faisant jaillir un torrent d'acclamations au milieu de la foule . «&nbsp;Kambei ! Kambei ! Kambei !&nbsp;» Scandait à  présent la foule . Le vainqueur jeta un regard autour de lui . La pièce était immense, sombre et sous-terraine . Des gradins accueillaient des centaines de Royns en furie, jamais rassasiés de meurtres et de sang . En contrebas des vastes rangées, un cercle assez réduit tenait lieu de zone de combat . Le sol métallique était rouge de sang frais autant que séché, et avait vu d'innombrables hommes y mourir . Les combattants étaient en majorité des prisonniers et des déserteurs, mais également des Royns avides d'argent, de gloire ou de combat . De ce fait, quatre escaliers reliaient directement le cercle réduit aux gradins, permettant à  quiconque de descendre dans l'arène, sachant qu'en sortir en plein combat se solderait par une mort violente, criblé par les balles tirées par les spectateurs . Le favori de la foule lança un cri de guerre auquel répondirent des torrents d'acclamations . Cela faisait trois jours qu'il se présentait régulièrement sous les projecteurs, faisant à  chaque fois couler le sang à  flots . Puissamment bâti, adroit au sabre, violent et cruel : cet ancien officier Razuka avait tout pour plaire à  la foule . «&nbsp;Ladies and gentlemen, vous connaissez bien sûr les règles, mais je préfère vous les rappeler : un même combattant ne peut se participer à  plus de deux matchs d'affilée, et comme notre cher Kambei à  vaincu deux adversaire, nous allons faire descendre deux nouveaux guerriers dans al fosse, à  moins qu'un ou deux candidats ne se dévoue, sachant que s'il survit à  son duel, il aura de fortes chances de devoir affronter l'invincible Kambei au combat suivant ! Alors, pauvres condamnés ou vaillants challengers ? C'est le moment de se faire connaître pour les courageux !&nbsp;» clama le commentateur, vêtu de couleurs extrêmement vives, ses yeux cachés par des lunettes noires par l‘intermédiaire d‘un micro . Tandis que le vainqueur prenait place au premier rang, rapidement rejoint par de superbes femmes très légèrement vêtues - payées sur le butin du gang -, un silence religieux s'installa, tandis qu'on attendait les éventuels personnes assez braves - ou insensées - pour entrer dans le cercle mortel . Il jeta un Å“il sur le cercle en contrebas, où l'on retirait déjà  le cadavre égorgé de sa précédente victime . « Moi ! Je pense que je peux euh … y arriver …&nbsp;» déclara un frêle gangster, debout devant sa place, située un rang derrière celle de Kambei . «&nbsp;Bien ! Nous avons un challenger ! Un volontaire pour l'affronter dans un combat à  mort ? - Moi .&nbsp;» La voix qui avait répondu était froide, calme et ne trahissait ni peur, ni tension . Un projecteur vint éclairer l'origine de cet unique mot, qui était déjà  à  mi-chemin sur l'un des escaliers . Le spot illumina un dragon d'argent . «&nbsp;Oh my god ! C'est Ryu, le champion du gang ! Cette nuit est exceptionnelle, nous avons deux combattants d'exception dans la salle ! De Kambei ou de Ryu, lequel est le meilleur ? Mais peut-être notre jeune challenger saura-t-il rivaliser avec les meilleurs ? Car, rappelons-le, Ryu est réputé comme le deuxième meilleur guerrier de la ville, le Number Two en personne ! Kambei quant à  lui n'a jamais déçu la foule grâce à  son talent pour tuer ses concurrents, et à  le faire avec une exquise violence …&nbsp; - Hé … attendez … je veux pas me battre contre lui ! Je vais mourir ! Paniqua le timide volontaire .&nbsp;» Sous les huées, les insultes, les coups de feus tirés en l'air, le Royn resta sur place, figé de terreur . «&nbsp;Pas question, tu y vas !&nbsp;» hurla Kambei, avant de saisir le jeune homme et de projeter dans l'arène, au milieu de laquelle il s'écrasa lourdement, au milieu du sang plus ou moins coagulé qui se colla à  ses vêtements . Tandis qu'il se relevait piteusement, recouvert de sang visqueux, Ryu terminait de descendre lentement les escaliers . «&nbsp;Qui gagnera ? Le Dragon noir ou la poule mouillée ? Que le duel commence !&nbsp;» Totalement pris de panique, le jeune guerrier tira un long coutelas d'un fourreau qu'il portait à  la ceinture . Dans un cri de guerre trahissant son total absence de sang-froid, il se jeta sur le Dragon Noir, toujours immobile . La lame visa la tête, mais Ryu se pencha légèrement vers la gauche pour éviter le coup, son ennemi étant à  un pouce de lui . Son genou vint le frapper en plein estomac, le faisant plier de douleur . Le champion fit un pas en arrière, tandis que le challlenger se relevait . A peine redressé, l'épaisse semelle de l'une des bottes de Ryu vint le heurter en plein visage, l'envoyant au sol à  nouveau, le sang coulant de son nez brisé se mêlant à  celui déjà  présent sur le sol . La foule hurla de rire devant la pathétique prestation du jeune homme au sol, lui lançant insultes et félicitant le cruel Dragon . Toujours immobile, il attendit que son adversaire se relève, le visage inexpressif, le regard froid . L'adolescent couvert de sang saisit sa lame avant de se jeter en hurlant une seconde fois sur Ryu . Un éclair d'argent . La tête du challenger se sépara en deux parties inégales, coupée en diagonale . Tandis que le corps s'écroulait, Ryu rengaina sa lame parfaite dans son fourreau sombre comme son cÅ“ur . «&nbsp;C'était un magnifique combat ! Vraiment épique … Mais trêve de plaisanteries, voici ce que vous attendez vraiment ! Ryu est dans l'arène, c'est désormais le choc des titans ! Kambei, relevez vous le défi ?&nbsp;» Le robuste guerrier se leva dans les gradins, poussant brutalement les danseuses à  ses côtés, avant de hurler : «&nbsp;Bien sûr que j'accepte ! Vous pouvez dire adieu à  votre champion !&nbsp;» Mais, tandis que le nouveau challenger descendait dans l'arène et que le corps du frêle perdant était dégagé, personne ne riait plus . Même le disc jockey avait fait taire ses appareils, un silence assourdissant faisant place au vacarme habituel . C'était la confrontation finale : un gladiateur invaincu contre un champion inégalé . Le silence de l'attente était tel qu'on entendit les bruits peu ragoûtants produit par les bottes de Kambei dans l'épaisse masse de sang plus ou moins solide quand il pénétra dans le cercle de la mort . Ryu le regardait . Mais à  sa grande stupeur, il souriait . Mais pas d'un sourire amical, un sourire de défi, de provocation, aux accents cruels et meurtriers . Cela faisait des jours que Kambei régnait sur ce cercle, tranchant membres et gorges chaque soir . Ryu était quant à  lui un acteur régulier du théâtre de brutalité qu'était l'arène des Royns, aiguisant son style dans le sang de ses adversaires . «&nbsp;Fight !&nbsp;» cria le présentateur, partageant l'excitation des spectateurs . Les sabres s'entrechoquèrent immédiatement, dressant entre les deux duellistes un mur d'acier . Rapidement séparés, les lames s'entrechoquèrent encore quand Ryu frappa au visage, son coup aisément paré . La riposte connut le même sort, avant que les deux experts ne se séparent à  nouveau . Ryu attaqua rapidement, enchaînant les frappes avec force et maîtrise, forçant Kambei à  reculer . Mais ce dernier bondit en arrière avant de lancer un coup de pied dans le sang à  moitié figé, envoyant caillots et sang sali au visage du jeune champion . Celui-ci recula afin de ne pas être aveuglé, avant que son aîné ne profite de l'ouverture pour frapper . Ryu esquiva de justesse, mais au lieu de se retirer, Kambei se tourna et envoya son poing dans l'estomac du Dragon Noir . Celui-ci recula sous l'impact et se plia en deux, arriva cependant à  se dégager en titubant, reprenant malgré la douleur un posture de combat . Kambei chargea, trop brusquement pour que le jeune guerrier ne réagisse correctement . Il allait le tuer, la victoire aura été facile . Mais soudain, il réalisa son erreur et reculant soudainement, mais légèrement trop tard . La lame de Ryu se leva brusquement, lacérant les chairs du robuste Razuka . Un filet de sang s'échappa de la légère blessure qui parcourait la totalité de son torse, mais qui aurait pu lui coûter la vie s'il n'avait pas tenté de se dégager . La foule restait silencieuse, totalement absorbée par ce duel épique . Les deux combattant étaient exceptionnels, aucun n'étant parvenu à  prendre jusque là  l'avantage . Ryu se lança à  son tour à  l'assaut, sa lame fendant l'air avant de s'écraser sur la garde de son adversaire . Attaque après attaque, frappant à  chaque fois un endroit différent, forçant Kambei à  rester enfermé dans un rôle de défenseur . Soudain, sa alme effectua un changement inattendu de direction, forçant Kambei à  prendre son sabre d'une amin pour parer l'attaque . Mais aussitôt, le kataan dévia, puis frappe au poignet . La main libre du prisonnier tomba au sol accompagnée d'un cri de douleur de Kambei . Ryu se retourna pour l'achever, mais reçut le poing fermé sur la garde du sabre en plein visage . La force du coup le projeta au sol et lui fit lâcher sa propre arme, tandis que le prisonnier s'approchait de lui, son bras mutilé et sanglant replié sur son torse et la rage dans les yeux . Avant que le champion ne puisse se relever, une lourde botte se posa sur son torse, la maintenant au sol . Désarmé et immobilisé, Ryu ne pouvait plus rien faire . Aussi difficile que cela fut, il parvint à  s'empêcher de céder à  la panique et tenta de trouver une solution, mais rien ne vint . «&nbsp;Maintenant, tu vas crever&nbsp;» siffla Kambei, sa voix saccadée à  cause de la douleur . Un frémissement se propagea dans al foule : leur champion allait mourir sous leurs yeux . La lame de Kambei se leva, prête à  ôter la vie du Dragon Noir . Ryu plongea la main dans le sang visqueux et en jeta une pleine poignée au visage déformé par la rage et l'envie de meurtre de son ennemi . Hurlant de rage et de douleur alors que le sang souillé recouvrait ses yeux, il lâcha instinctivement son sabre pour porter sa main viable à  son visage . Ryu se saisit de la lame avant de la plonger dans la jambe de Kambei, le faisant s'effondrer . Ryu, libéré de ce qui le maintenait au sol, se leva, puis plongea la lame dans le corps de Kambei, le tuant . Puis il laissa tomber le sabre au sol, avant de reprendre la sienne . Il parcourut la foule ébahie des yeux . Elle fixait le vainqueur haletant et sali par le sang visqueux dans un silence total . «&nbsp;Ladies and gentlement, nous avons un vainqueur ! Acclamez tous Ryu, le Dragon Noir des Royns !&nbsp;» finit par annoncer le présentateur . A ces mots, une avalanche d'applaudissement, de cris et de félicitations emplit la salle tandis que des pans entiers des gradins scandaient le nom de leur champion . Après avoir rangé son sabre dans son fourreau, Ryu remonta les escaliers . Tandis q'il approchait les gradins, de nombreuses personnes se levèrent pour le suivre . Quand il sortit de l'arène, une vingtaine de supporters l'escortait, les grande majorité des gens préférant voir plus encore de massacres . Les couloirs bondés semblèrent vides au cortège, le sgens se poussant sur le chemin de leur champion et de sa foule croissante qui hurlait à  qui voulait bien l'entendre qu'il venait de tuer le meilleur gladiateur jamais vu dans l'arène jusqu'à  ce jour . Sans prêter une attention quelconque à  la foule, qui comptait à  présent une cinquantaine de personnes, il se dirigeait vers ses quartiers . Dans le brouhaha général, il ne remarqua pas, à  l'angle d'un carrefour avec un autre vaste couloir, un regard posé sur lui, un instant avant que la cohorte de curieux et de témoins de la scène l'éclipse à  sa vue . C'était un regard triste, lancé par une jeune adolescente aux cheveux roses, portant un serre-tête orné d'oreilles de chats, tel un diadème d'innocence . Ses yeux noisettes reflétaient la tristesse de son cÅ“ur, de voir celui qu'elle aimait plongé dans les ténèbres de la guerre, son cÅ“ur noirci par la haine, la violence et la perte de Delphine . Mais tel était le Dragon Noir . Prochain chapitre : Chapitre 32 : Deux lieus, deux victimes . =========> Le prochain chapitre contiendra deux longues et apétissantes séances de chatouilles ^^

  • nahognas Avatar
    nahognas - il y a 19 ans

    YAHHHHOOOO j'adore les combats de gladiateurs excellent chapitre que du bonheur je garde toujours mon avis sur Ryu  :trescontent:


  • Fingon Avatar
    Fingon - il y a 18 ans

    Alors, je viens de passer les deux dernier jours à  lire les 31 chapitres et les 10 pages de posts et je doit admettre que tu est à  égaliter avec Mimura. Vos deux histoire sont d'une grande richesse et d'une grande qualité.

    Pour ce qui est la cette histoire, c'est tout simplement sublime. On est accroché du début à  la fin. J'aime aussi le fait que les chatouilles font parti d'une histoire bien plus vaste et non pas le contraire ou l'histoire est au service des chartouilles. Tu voit ce que je veux dire?

    J'adore aussi la direction que tu a fait prendre à  Riu. Notre héros si sensible est maintenant perdu dans le brouillard, du coté obscur de la force, Comme dirait Kypdurron

    J'ai très hate de lire la suite :trescontent:


  • nahognas Avatar
    nahognas - il y a 18 ans

    euh tonka c'est qui déjà  mimura!

    :sifflote:  :p


  • Fingon Avatar
    Fingon - il y a 18 ans

    J'espère juste que c'est pas une vrai question parce que sinon tu vas baisser dans mon estime !! :D


  • KypDurron200 Avatar
    KypDurron200 - il y a 18 ans

    Superbe histoire. L'idée d'une arene de combat est vraiment bonne, on se croirait dans Kotor.


    Notre héros si sensible est maintenant perdu dans le brouillard, du coté obscur de la force

    t0nka



    Je ne l'aurais pas mieux dit :D


  • chatouillesdu92 Avatar
    chatouillesdu92 - il y a 18 ans

    *Ma machoire inférieur tombe par terre, suivie de ma langue qui se déroule sur plusieurs mètres*
    C'est...gé...gé.;.gé...génia...c'est mieux que ça. :D


    euh tonka c'est qui déjà  mimura!

    :sifflote:  :p

    nahognas


    L'épopée plantaire de Niphale, tu connais pas ? :D


  • nahognas Avatar
    nahognas - il y a 18 ans

    de nom simplement mais je n'ai pas suivi l'histoire!


    J'espère juste que c'est pas une vrai question parce que sinon tu vas baisser dans mon estime !! :D

    t0nka



    dans ce cas ton estime envers moi ne bouge pas


  • Fingon Avatar
    Fingon - il y a 18 ans

    Ouf, tu m'as fait peur nahonas !!  :)


  • Chevalier_de_la_plume Avatar
    Chevalier_de_la_plume - il y a 18 ans
    Chapitre 32&nbsp; : Un lieu, deux victimes . «&nbsp;Capturée ?&nbsp;» Ryu avait répété le dernier mot d'Amaeq&nbsp; . Le Dragon Noir se tenait debout, faisant face à  l'assemblée d'une douzaine d'importants Royns, du jeune chef au vieux Jinpachiro, tous assis sur de grands fauteuils . Le regard du jeune homme croisa celui du vieil homme . C'était le même qu'il avait à  chaque fois posé sur lui, depuis son accession au titre de champion, un regard morne dans lequel se lisaient désapprobation et déception . «&nbsp;Oui . Naya a été capturée alors qu'elle s'occupait de machines convoyées entre deux de nos bases . Elle était à  notre connaissance la seule femme du groupe, nous pouvons donc être sûr du sort qui va lui être réservé . Mais deux choses nous inquiètent . Les autres membres du groupes sont morts, et les machines ont été laissées sur place . La seconde chose, est que nous ne savons pas qui sont les ravisseurs . Nous excluons la piste d'un bande de truands en maraude, pas assez organisés ni équipés pour vaincre un de nos bataillons . Deux de leurs hommes sont morts, et ils ne portent aucune marque qui permettrait de connaître leur affiliation . Etant donné que Naya est au courant de la totalité de ce que nous savons au niveau du générateur, votre mission est de la retrouver . - Pourquoi avez-vous besoin de moi ? N'importe qui peut s'occuper de ce sauvetage . - Pas vraiment . Le talent de ces ennemi n'est pas négligeable, nous avons besoin de combattants d'élite . Nous avons d'ailleurs fait appel à  la totalité des membres du Commando Feather . Nos ennemis n'oseront certainement pas tenter quoi que ce soit si ils voient leurs forces détruites par un groupe d'élite tel que le vôtre .&nbsp;» Ryu n'écouta pas la dernière phrase, plongé dans ses pensées . Il avait serré les dents de rage à  la mention de son groupe . Eux . Eux qui n ‘avaient pas été là  quand Delphine et lui en avaient eu besoin . Eux qui avaient pleuré, avant d'oublier, comme ils l'avaient fait pour Shinji . Eux qui avaient désapprouvé chacune de ses actions, de sa décision de traquer le démon à  ses méthodes jugées trop brutales . Eux qui ne pensaient qu'à  se recroqueviller sur eux-mêmes plutôt que prendre des risques en cherchant Kage . «&nbsp;Vous serez assistés par une petite escouade de soldats, sous les ordres du Lieutenant Mike . Le groupe sera sous els ordres du chef du Commando .&nbsp;Mon Champion, je compte sur vous .&nbsp;» Le feu haineux qui brûlait dans les entrailles du Dragon ne diminua pas, malgré la bonne nouvelle de la présence de son compagnon d'armes . Naya … la voir morte ne lui ferait pas verser la moindre larme . Mais il n'avait pas le choix, il devait être le messager d'Amaeq sur le champ de bataille, l'ambassadeur de sa puissance aux yeux des ennemis . Il avait accepté le poste tant convoité car il pensait ainsi attirer sur lui les foudres de Kage, mais pas une fois il n'avait semblé lui prêter attention, comme s'il n'existait simplement pas . La porte derrière lui s'ouvrit sur une silhouette familière . Son regard rendu terne parle manque de sommeil, de nombreuses cicatrices couturant son visage à  la peau sombre : Ryan . «&nbsp;Mes hommes sont prêts à  partir, nous n'attendons que Ryu . Dit-il simplement .&nbsp;» Il n'avait pas changé, toujours si sec, ne s'encombrant pas de la moindre formule de politesse . Il n'avait pas accordé le moindre regard au Champion, fixant son regard sur ses supérieurs . Sans un mot, Ryu fit volte-face avant de sortir de la pièce, pour être suivit peu de temps après par Ryan . Dehors, le Commando Feather attendait . Flore, Jack et Ken . Ils n'accueillirent pas leur compagnon d'arme, gardant le silence alors que celui-ci jetait un regard aux soldats . Hormis Mike, il n'en connaissait aucun, mais ils semblaient tous, encore une fois excepté leur chef, forts et expérimentés . «&nbsp;Bonjour, Capitaine . Salua le jeune Mike, brisant le silence .&nbsp;» Le Dragon Noir répondit par un léger hochement de tête, avant de se tourner vers Ryan . «&nbsp;Où allons nous, chef ?&nbsp;» Il avait insisté sur le dernier mot, y mettant une pointe d'ironie mêlée de rage à  peine contenue . «&nbsp;Nous allons au nord de la ville, là  où ils sont . Un des soldats de l'escorte est apparemment parvenu à  placer un mouchard sur l'un des agresseurs, et nous savons où il se trouve .&nbsp;» Ryu resta impassible avant de se diriger vers un hangar dans lequel étaient garés des centaines de véhicules, dont sa propre moto, immédiatement suivi par le reste du groupe . «&nbsp;Bien, bien . Naya, c'est cela ?&nbsp;» Naya acquiesça, fixant son interlocuteur . Sa silhouette entière était recouverte d'un long manteau noir, accompagnée d'un lourd capuchon lui tombant sur les yeux, masquant son visage à  la mécanicienne . Il était grand et mince, et sa voix était grave, mais agréable à  l'oreille, au ton calme et régulier . Dans la salle de torture baignée de reflets verts, deux bourreaux se tenaient à  ses côtés, assis devant les ordinateurs de contrôle des machines de la pièce . Naya était attachée à  un staco, en sous-vêtements rouge sombre, sa peau blanche en contact avec le métal froid . Elle était totalement impuissante, attachée en X comme elle l'était, et prête à  être soumise au supplice des chatouilles à  tout moment . Elle acquiesça lentement, tandis que le mystérieux personnage ne continue . « Vous avez été difficile à  capturer . Vraiment . Mes meilleurs hommes vous traquaient depuis deux mois, vous savez . La preuve se trouve à  côté de vous . Elle est entre nos griffes depuis quelques semaines, mais j'ai préféré vous interroger en même temps, c'est toujours plus agréable quand il y a deux suppliciées&nbsp; . Sur un staco situé à  la gauche de celui de Naya, se trouvait un autre engin, occupé par une adolescente elle aussi attachée en X . Elle était de taille moyenne, à  la peau à  peine moins pâle que celle de Naya, aux cheveux mi-longs si clairs qu'ils semblaient blancs . Elle devait avoir seize ou dix-sept ans, mais malgré son visage aux traits doux, il s'agissait d'une combattante . La preuve résidait sur son visage : elle était borgne, et un bandeau noir masquait son Å“il perdu . «&nbsp;Je te présente Sarah, membre combattant du gang Razuka . Donc, pour faire simple, vous savez des choses que je veux également savoir, et vous me les direz, de gré ou à  de force . - Que nous voulez vous ? Demanda Sarah, avec une fermeté qui impressionna la timide Naya . - Très bonne question . Passez toutes ces histoires de générateur dont je me contrefiche, ou encore les localisations de vos bases et ce genre de sornettes . En réalité, je veux une information de la part de chacune d'entre vous . - Que voulez vous ? Questionna Naya, la voix diminuée par la peur . - Je veux savoir où se trouvent Ryu et Kage . - Pourquoi ?&nbsp;» La question de la jeune Razuka resta un instant sans réponse, dessinant un sourire sur les lèvres de l'homme . «&nbsp;Pour la gloire . Ryu et Kage sont les deux plus célèbres et réputés guerriers de City One . Mais il y a bien d'autres combattants qui pourraient arriver à  se faire une place au sommet . Je veux les combattre en duel, et les tuer . Ainsi, je serai le numéro un, le meilleur guerrier de tous, et dans une ville qui connaît que la guerre, c'est être l'égal d'un dieu .&nbsp;» Les deux jeunes femmes ne dirent rien, mais regardaient leur ravisseur avec appréhension, tout en pensant à  leur champion respectif . «&nbsp;Naya, ici présente, est membre du Commando Feather, groupe auquel appartient également Ryu, tandis que Sarah est membre de la garde personnelle de Kage . Mais, trêve de bavardages, commençons .&nbsp;» «&nbsp;C'est ici .&nbsp;» dit Ryan en pointant du doigt un vieil entrepôt aux murs brunis par les années, aux fenêtres brisées et à  l'intérieur vide et crasseux . Pas si vide que ça en réalité, puisqu'un passage vers des sous-terrains y demeurait, selon les indications du mouchard . Les dix Royns jaugèrent le lieu du regard . On n'en connaissait ni les défenses, ni la structure, ni les propriétaires . Flore et deux hommes de Mike furent envoyés en éclaireurs . La gracieuse tueuse entra discrètement par ce qui avait du être le cadre d'une porte, mais n'était plus qu'un large trou carré dans la structure de béton . L'entrepôt devait faire environ cinq de mètres de hauteur, et bien plus en largeur ou en longueur . Des vieilles caisses moisies et poussiéreuses étaient empilés çà  et là , fournissant un couvert de choix à  la belle, suivie de ses deux subalternes . Caché derrière une caisse immense, elle jeta un regard dans la salle . Elle était encombrée, mais on distinguait sur l'un des murs une porte métallique caractéristique des bases sous-terraines . Un détail attira l'Å“il froid de la guerrière : une sentinelle montait la garde . On n'utilisait des sentinelles qu'en cas d'absence de protections supplémentaires, comme des codes ou des systèmes anti-intrusion . Elle jeta un rapide coup d'Å“il aux deux gangsters . L'un était puissamment bâti, mais avait l'air profondément abruti, tandis que l'autre affichait un air de truand avec sa carrure frêle, un bonnet sur la tête et des lunettes noires . Ni l'un ni l'autre n'avaient rien remarqué, hormis peut-être la vue qu'ils pouvaient avoir sur le décolleté de Flore . La guerrière d'élite se concentra à  nouveau sur son objectif, tout en tirant lentement son pistolet personnel du holster attaché autour de sa cuisse nue . Le canon était prolongé par un silencieux noir, sa couleur concordant avec celle de l'arme elle-même . Dans un geste répété des dizaines de fois au cours de plusieurs années d'une carrière de meurtres et d'assassinats, elle leva son arme, visa la tête . Calmement, elle pressa la détente . Sans un bruit, la sentinelle mourut . Un silence suivit d'un vigoureux applaudissement . «&nbsp;Z'êtes doué mam'zelle ! Assura le premier Royn . - Ouais c'est sûr, j'en connais pas beaucoup des donzelles qui shootent comme ça ! Renchérit le second .&nbsp;» Flore crut que ses nerfs allaient craquer . «&nbsp;Taisez enfin, imbéciles ! Siffla-t-elle . Il peut y en avoir d'autres ! - Ah ouais, j'avais pas pensé à  ça . - Bah moi non plus tu vois, si ça trouve on serait carrément mort si …&nbsp;» Flore braqua son pistolet sur la tempe du plus mince des deux, avec dans le regard cette lueur si froide qu'elle en dit bien plus long que n'importe quel discours, et ne laisse la place à  aucune réponse . Après avoir calmé les deux combattants, Flore murmura un message dans son appareil radio, prévenant les autres que la voie était libre . L'assaut pouvait commencer . Les deux blocs de métal qu'étaient les armatures respectives des deux stacos vibrèrent un instant lorsque les bourreaux les actionnèrent . Lentement, une demi-douzaine de bras frémissants sortirent des structures tremblantes, chacun portant ostensiblement un instrument de torture . Naya, en bonne mécanicienne, connaissait les arcanes des stacos . Ceux avec lesquels elles allaient être interrogées étaient d'un niveau technique inférieur à  celui du commando, mais cela suffisait pour projeter une fille chatouilleuse en enfer . Or, la belle brune en était une . Elle parcourut du regard les zones qui allaient être ciblées . Leur ravisseur avait choisi de commencer sur une note générale : les bras visaient les pieds, les aisselles et le ventre . Machinalement, bien que sachant pertinemment que le geste était inutile, elle essaya de forcer sur ses liens d'acier, mais ils tinrent bon . Elle se revoyait attachée à  son propres staco, avec Flore aux commandes .&nbsp; Mais là  la durée de son supplice n'était pas définie . Une plume vint caresser la plante des pieds immobilisés des deux jeunes captives . Tandis que leurs visages se crispaient alors que les outils duveteux caressaient de leur pointe les points sensibles de leurs plantes, chacune d'elle sentit une autre plume s'en prendre à  chacune de leurs aisselles . Naya entendit Sarah se mettre à  rire quand la machine la chatouilla sous les bras, et elle-même avait du mal à  résister aux passages lents et dévastateurs sur la peau blanche des doux creux . . Mais elle savait que le pire était à  venir : en effet, la dernière plume, celle qui était destinée à  son nombril, se rapprochait inexorablement . Même si elle essaya de rester stoà¯que quand l'instrument, fin et soyeux, avec un pointe très fine, commença à  jouer avec son petit nombril rentré, elle ne put résister longtemps . Elle se mit à  rire, accompagnant sa voisine de supplice dans un concert de rires incontrôlés . Les quatre petons subissaient le supplice de la plume sans pouvoir bouger d'un millimètre, et sans pouvoir protéger quelconque zone des instruments, leurs orteils étant maintenus en arrière . Les quatre plumes remontèrent lentement vers la base des orteils des deux jeunes femmes, les forçant à  des éclats de rires encore plus puissants qu'avant . Le point faible de la belle guerrière Razuka se situait en évidence sous ses gracieux bras, tandis que celui de la mécanicienne n'était autre que le mignon nombril qui ornait tel un bijou son ventre à  la peau pâle . «&nbsp;A ce que je vois, nos deux invitées sont particulièrement chatouilleuses . Je pourrai vous laisser comme ça pendant des heures, mais ce serait d'un ennui mortel . C'est pourquoi je vous propose un petit jeu . La règle est simple : pour chaque renseignement valable que vous me donnerez un renseignement valable sur votre champion, je ferai retirer un instrument, et en ajouterai un à  votre voisine de staco . A l'inverse, j'en ferai ajouter un toutes les deux minutes .&nbsp;» Naya fut obligé de reconnaître la maîtrise de leur tortionnaire en tant que bourreau . Bien qu'elle ne sois pas experte dans le domaine, Flore l'avait vaguement instruite sur divers sujets, dont celui de la pression psychologiques . Quand on est en face de plusieurs victimes en même temps, les obliger à  lutter l'une contre l'autre plutôt que de se soutenir est un excellent moyen de les mener à  leur perte . Et si elles décidaient de rester bouches cousues, elles ne parviendraient qu'à  empirer encore leur supplice . «&nbsp;Ne dis rien !&nbsp;» parvint à  lancer la mécanicienne entre deux éclats de rires . «&nbsp;Oh, je vois que vous vous montrez rebelle, chère Naya . Je pense qu'en vous chatouillant … hum, disons, les côtes, vous vous montrerez plus docile .&nbsp;» Un des deux bourreaux pianota sur le clavier de la console de contrôle, et deux bras mécaniques vinrent appliquer d'infernales chatouilles sur ses côtes exposées, la faisant hurler plus encore . Le supplice était insupportable, autant pour Naya que pour Sarah, auxquelles les machines chatouillant leurs pieds faisaient désormais redécouvrir l'enfer des chatouilles entre les orteils . La guerrière était d'ailleurs visiblement très chatouilleuse sous les pieds, dont les plantes roses subissaient les assauts d'une plume duveteuse . C'était aussi le cas, mais en moindre mesure, de Naya . Chacune des deux voyait son corps presque nu chatouillé par une machine dirigée par des bourreaux impitoyables ne désirant qu'une chose : connaître la localisation de leurs champions respectifs . Il était évident qu'elles ne tiendraient pas éternellement . Mais leur bourreau ignorait une chose : Naya n'avait aucune idée d'où se trouvait Ryu . Une fois la porte franchie avec aisance, du fait de l'absence autant de gardes que de moyen de protection - il n'y en avait aucun, mais tout indiquait qu'un énorme verrou fermait la porte avant que celle-ci n'en soit dépossédée par des pillards avant son occupation - ce fut un couloir étroit qui s'offrit à  la vue de la dizaine de Royns envoyés . Ce mince corridor était très long et ne donnait sur aucune salle . Cependant, il se terminait en fourche, donnant accès à  quatre chemins différents . Les parois étaient uniquement recouvertes d'acier nu, dépourvu du moindre ornement, hormis une fine couche de poussière . «&nbsp;Bon, on va se répartir . Ryu et Jack, prenez le premier chemin à  gauche . Flore, Yohei et Brian, prenez le second . Mike et les deux autres soldats, prenez le premier à  droite . Ken et moi, on prend la dernière .&nbsp;» ordonna le chef . Le groupe acquiesça . Les groupes furent rapidement formés, et bientôt le petit contingent se mit en ordre de marche, le groupe de Flore en tête . Elle lança un regard à  son supérieur, qui lui fit signe d'avancer . Elle se dirigea vers le couloir d'acier, mais avant de pénétrer dans la structure, stoppa net, et retira ses escarpins, les posa sur le sol de béton de l'entrepôt, et entra dans le repaire de l'ennemi . Il n'y avait pas le moindre chauffage dans le couloir, le métal était donc glacial sous les pieds de Flore, du fait de la température de l'hiver, mais elle ne réagit pas, en dépit de la douleur que devait causer le fait de marcher pieds nus sur un sol aussi froid . Mais tel était le prix à  payer pour ne pas attirer l'attention des défenseurs sur le claquement que font des talons hauts sur le métal lisse . Le reste du groupe suivit en ordre de marche, avant de se répartir selon les indications de Ryan . Ryu avança lentement dans le couloir à  peine plus large que le premier qui s'ouvrait devant lui . Sans accorder un regard à  son équipier, il observa attentivement les environs . Le couloir donnait accès sur deux salles par deux ouvertures crarrées dans le mur, dépourvues de portes, avant de bifurquer vers la gauche . Il s'accroupit et avança silencieusement vers l'accès donnant sur la première salle . Il jeta discrètement un coup d'Å“il pour découvrir qu'elle était vide . Vide dans le sens absolu du terme . àŠtre à  l'intérieur de cette salle revenait à  être à  l'intérieur d'un cube d'acier, dépourvu de meuble, de vie, du moindre indice trahissant le fait que la base était occupée . Le Dragon Noir resta impassible, comme à  son habitude, bien qu'il soit de plus en plus troublé par ce lieu . La seconde pièce n'apporta que la même vision que la première, et les interrogations du jeune homme ne se firent que plus fortes encore . Suivi de près par Jack, qui, comme lui, n'avait pas ouvert la bouche depuis qu'ils étaient entrés dans l'entrepôt, le champion suivit le couloir, qui virait à  gauche . Une fois ce virage franchi, on se trouvait devant un petit corridor d'à  peine trois mètres, qui ne donnait sur rien d'autre qu'un second virage, mais à  droite cette fois-ci, à  son extrémité . Lentement, le duo progressa et s'arrêta à  l'angle, tendant l'oreille, guettant le moindre son . Aucun ne leur parvint, mais une impression de chaleur envahit lentement leurs corps . Après avoir vérifié l'absence de tout garde, les deux soldats avancèrent, sentant l'atmosphère devenir plus agréable à  chaque pas . Ils étaient entrés dans une zone munie de chauffage, ce qui était - hormis la sentinelle à  l'entrée - le seul signe de vie rencontré en ce lieu . Brian et Yohei marchaient d'une façon qui se voulait discrète, mais qui n'avait rien de moins repérable qu'une marche ordinaire . Devant eux, Flore ouvrait la marche, pistolet en main, concentrée sur le moindre bruit, le moindre mouvement . Mais comme pour les deux jeunes hommes non loin d'eux, il n'y en avait aucun . Les plantes de ses pieds nus étaient bleues de froid, et la brûlure du froid était un véritable supplice, mais elle continuait d'avancer . La seule pièce qu'ils avaient croisée était vide e tpoussiéreuse, comme celels que l'on trouve dans les bases abandonnées . Pas après pas, le trio avalait les mètres d'acier sans rien trouver . Ils tournèrent à  gauche pour voir un autre passage du labyrinthe, avançant de façon droite sur quelques pas . En entrant dans ce couloir, Flore sentit l'air s'adoucir et l'enserrer dans une atmosphère chaude et agréable, de même que le métal sous ses pieds nus devenait moins glacial, et qu'elle commençait à  ressentir aux extrémités la brûlure du changement de température . Le petit passage bifurquait sur la droite, avant de tourner à  gauche deux mètres plus loin . Guidée par son intuition, elle s'accroupit à  l'angle, jetant un Å“il sur le très long couloir d'acier blanc s'étendant au-delà  . Plusieurs pièces y étaient reliées, et, du peu qu'elle puisse voir de sa position, elles étaient légèrement meublées . Comme pour confirmer ses pensées, un homme d'une quarantaine d'années sortit de l'une des pièces les plus proches de la position de la belle tueuse, avant de marcher d'un pas nonchalant vers la direction opposée . Flore posa un genou à  terre, et visa la tête de l'homme . Lentement, avec une précision extrême, elle aligna sa cible, et son long index allait presser sur la détente, lorsqu'elle faillit pousser un cri . Légère, mais ignoble, une sensation de démangeaison venue de l'un de ses pieds nus avait distrait son attention . Flore lutta pour ne pas se retourner afin de ne pas perdre sa cible de vue, mais elle reconnaissait cette sensation pour l'avoir maintes fois subie et infligée : l'un de ses subalternes était en train de lui chatouiller un pied . Elle ne pouvait pas les réprimander, sous peine de se faire remarquer par la cible . De même rire était exclu, bien que la sensation du doigt passant le long de sa voûte plantaire, avant de rebrousser chemin une fois arrivé en haut, encore et encore forçait ses lèvres&nbsp; à  afficher un sourire mal venu . De même, elle ne pouvait pas dégager son pied, sous peine de perdre sa position de tir . De ce fait, bien qu'elle soit chatouilleuse, la seule chose qui lui était possible de faire était de rester en position tout en tentant de se concentrer sur la cible, en ignorant le plus possible les chatouilles . Flore se mordit la lèvre inférieure, ressentant la difficulté de cet exercice, du fait de sa grande sensibilité . Le réchauffement de l'aire avait détendu la peau de ses pieds, la rendant encore plus chatouilleuse qu'auparavant . Mais elle restait tendue, seuls ses orteils gigotant contre sa volonté . Puis le coup partit, abattant la cible sur le coup, la balle traversant le crâne sans un bruit, grâce au silencieux . Flore pivota, et le second coup partit, abattant à  bout portant le chatouilleur intempestif . Les deux suppliciées haletaient bruyamment, profitant de la courte pause qui leu était accordée . Le nombre d'instrument chargé de titiller la moindre parcelle chatouilleuse de leurs corps avait été multiplié au cours de l'interrogation . Chaque point sensible avait eu droit au traitement de plusieurs bras portant plumes, brosses, main miniature ou autre diabolique invention, rendant le supplice insoutenable . Des larmes brillaient sur les joues écarlates des deux captives, dont aucune n'avait livrée la moindre information . L'homme encapuchonné s'était absenté, mais pas ses bourreaux, prêts à  réactiver la machine au moindre son produit par l'une des deux . Naya sentait son cÅ“ur marteler sa cage thoracique, et savait pertinemment que la reprise du supplice allait être affreuse, plus affreuse encore que la torture que les deux adolescentes subissaient au moment de l'arrêt, car quand les stacos seraient réactivés, l'enfer reviendra de manière brusque, les prenant au dépourvu dans la tentative de leurs corps de se replacer sur un rythme cardiaque et respiratoire ordinaire . Peut-être fallait-il avouer maintenant . Comme pour répondre à  la question mentale de la mécanicienne, leur ravisseur apparut à  nouveau dans leur champ de vision . Il prit place devant elle, avant d'annoncer d'une voix empreinte d'un ton plus sadique qu'auparavant : «&nbsp;La pause est finie, mesdemoiselles .&nbsp; - Attendez !&nbsp;» C'était Sarah qui avait crié . Elle regardait leur bourreau, son Å“il unique brillant d'une lueur suppliante . Un halètement entrecoupa ses paroles quand elle avoua : «&nbsp;Je … je sais où est Kage .&nbsp;» Le visage presque entièrement masqué de l'homme s'élargit d'un large sourire . «&nbsp;Il est basé … au building C-83&nbsp; - Le mort-né ? - Oui …&nbsp; - Bien …&nbsp;» L'air satisfait, il se tourna vers Naya . «&nbsp;Je pense que vous devriez profiter du fait que je sois de bonne humeur pour me révéler où se trouve Ryu . - Je ne sais pas . - Vous ne savez pas ? Et c'est seulement maintenant que vous me le dites ? Ne vous moquez pas de moi . Si vous ne le saviez réellement pas, vous l'auriez hurlé depuis le début . - Ryu n'a plus aucun contact avec le Commando Feather, nous ne savons pas où il est ! - C'est fort dommage . Mais ce qui l'est encore plus, c'est que je ne vous crois pas . Je pense que reprendre l'interrogatoire à  l'aide du staco vous fera revenir la mémoire . Pour Sarah ce sera inutile . Inutile également de la ramener dans sa cellule, chatouillez là  au besoin si ça peut délier la langue de Naya . - Pitié, non ! Supplia la guerrière . - Cela dépendra de notre chère Naya . - Je ne sais rien je vous l'ai dit ! - Hé bien, voyons cela .&nbsp;» A peine ces derniers mots sortis de la bouche du ravisseur, le staco frissonna, avant que de ses entrailles métalliques jaillisse une multitude de bras mécaniques . Aucune pitié ne lui était accordée, l'engin était poussé à  sa capacité maximale . Naya hurlait comme une possédée tandis que des dizaines d'instruments chatouillaient chacun de ses points chatouilleux : entre chaque orteil voyageait une plume, son ventre était mis au supplice par une douzaine de bras artificiels, son cou était chatouillé, de même que ses aisselles, ses côtes ou encore ses cuisses . Nul ne pouvait supporter bien longtemps un tel régime . Mais c'était justement pour cela qu'elle le subissait . Un bruit vint attirer l'attention de Ryu, le faisant s'arrêter brusquement . Autour de lui, le décor était à  peine plus chaleureux qu'auparavant, un meuble ornant parfois le couloir, ou luttant contre le vide ambiant au sein des chambres . Le système de chauffage était assez inégal, et plus ils avançaient, plus il faisait chaud . L'air était désormais comme durant une chaude journée de printemps . Mais malgré ces signes évidents de présence humaine, les couloirs étaient toujours aussi déserts . Une brève communication de Flore leur avait annoncé la mort de l'un des occupants, et de l'un de ses hommes, mais c'était tout . Hormis eux, personne n'avait croisé quiconque . Mais le bruit que le Dragon Noir venait d'entendre était un bruit de pas . Il fit signe à  son équipier de s'arrêter, ce qu'il fit sans bruit, laissant Ryu observer le couloir aux bords lisses . Il n'y avait personne . Le champion se leva lentement, et avança lentement sur le chemin métallique . Deux pièces s'ouvrait sur sa droite, tandis que le corridor se terminait en cul de sac . Il était environ arrivé au niveau de la seconde pièce quand on lui tira dessus . Un homme était sorti de la seconde pièce, un pistolet en main . Il ouvrit le feu en direction du jeune homme pris de surprise . Une balle passa au-dessus de sa tête, l'autre le manqua de peu sur sa gauche . Leur ennemi ne prenait pas le temps de viser, laissant le recul dévier ses tirs . Un tir de Jack lui traversa le cÅ“ur . Au moment où le tireur tombait, Ryu vit du coin de l'Å“il un éclat métallique briller dans l'obscurité de la pièce à  sa droite . Il y eut un moulinet de sabre . Et la main de l'assaillant tomba . La poignée du sabre de Ryu heurta violemment le visage du guerrier mutilé, le faisant tomber en arrière, dos contre le mur . Il gémissait de douleur et serrait son moignon dans ses vêtements en tentant d'arrêter l'hémorragie . Au sol, sa main tenant toujours son sabre serré fut projetée à  plusieurs mètres d'un coup de pied du Royn, avant qu'il ne place son pistolet sous le menton du blessé . «&nbsp;Où est la prisonnière ?&nbsp;» Le guerrier serra les dents et resta silencieux . Le genou de Ryu percuta violemment son visage, son nez rendant un craquement sinistre . «&nbsp;Ryu ! S'écria Jack, indigné par la violence de son équipier . - Où est-elle ? Dis-le, ou je te tue . Répéta le champion, sans prêter attention à  la plainte de son frère d'armes, ni au grognement de douleur de son prisonnier . - Derrière moi … il y a une salle avec une porte . Prenez la porte … et remontez le couloir . Continuez sans changer de direction, puis tournez à  gauche …. Et vous y serez … la salle de torture …&nbsp; - Bien .&nbsp;» Ryu appuya sur la gâchette, une balle traversa le crâne du blessé . Le corps mutilé s'affaissa comme un pantin désarticulé, et le Dragon Noir rengaina son arme . Jack dégaina son katana . «&nbsp;Ryu ! Espèce de … pourquoi as-tu fait ça ? Il était désarmé, blessé et avait parlé ! Un prisonnier mérite du respect ! Et certainement plus que toi !&nbsp;» Un éclat métallique parvint aux yeux de Jack l'espace d'un clignement d'Å“il, accompagné d'un sifflement aigu . Ryu rengaina son épée, et reprit sa marche sans un mot . Le blond sentit un mince filet de sang couler le long de sa joue, et sentit le picotement d'une légère coupure proche de son Å“il gauche . Il resta immobile, bouche bée . Il ne l'avait pas vu venir . Et il aurait pu le tuer . Un sentiment de peur envahit son cÅ“ur . Ryu entra dans la pièce sombre et vit la porte décrite par le prisonnier . Ils étaient proches . Naya était au bord de sombrer dans l'inconscience quand les machines cessèrent à  nouveau . Elle était épuisée, écarlate, en nage et sa gorge souffrait d'avoir tant hurlé, en plus de ressentir une soif intense . Elle tremblait, ses nerfs poussés à  bout, et avait les yeux mi-clos . A ses côtés, Sarah se portait mieux, puisqu'on ne l'avait chatouillée que pour la convaincre de parler pour faire cesser le tourment d'une innocente, mais elle ne savait pas . Elle&nbsp; avait l'impression de l'avoir crié, hurlé et répété une bonne&nbsp; centaine de fois . Elle avait également supplié , plus ardemment que jamais . «&nbsp;Votre courage est admirable, mais je pense que vous êtes arrivé à  la limite de votre capacité de résistance . Maintenant, révélez-moi la position du Dragon Noir . - Je ne sais … - Je pense donc devoir recommencer encore une fois . Sachez que votre vie ne vaut rien à  nos yeux, et que nous n'aurons pas de scrupule à  continuer même si cela doit vous faire souffrir des dommages physiques ou mentaux . - Pitié, non, je vous l'ai dit je ne sais pas où il est . - Messieurs, réactivez le sta …&nbsp;» Un tintement métallique se fit entendre . L'homme avait bloqué le coup d'épée qui lui avait été porté . Le tranchant de la longue lame avait été paré par la croix de fer formée par les longs canons des deux lourds revolvers que l'homme avait sorti de sous son manteau . La force de l'impact l'avait forcé à  se courber pour pouvoir résister à  la poussée de son adversaire, qui avait mis une force extraordinaire dans son attaque . Les deux étaient désormais figés, comme une sculpture millénaire d'un épique combat, tandis que les bourreaux prirent la fuite en empruntant l'un des trois chemins menant vers l'extérieur . Le ravisseur releva la tête pour regarder dans les yeux son adversaire . «&nbsp;Maître !&nbsp;» cria une voix . Son regard plongea dans une paire d'yeux jaunes au dépourvus d'expression . «&nbsp;Kage …&nbsp; murmura-t-il . - Qui es-tu ? Grésilla la voix métallique du démon . - Je suis celui qui te tueras .&nbsp;» Soudain, le ravisseur se dégagea et tourna sur lui-même . Son manteau suivit le même chemin, l'entourant d'un sombre tourbillon&nbsp; . Deux balles percèrent le tissu et fusèrent en direction de Kage, et chutèrent au sol dans un tintement aigu, repoussées par ses protections . «&nbsp;Ainsi, c'est donc vrai ce que l'on dit sur toi …&nbsp;» Pour toute réponse, Kage bondit sur l'homme, son sabre fendant l'air . Le canon de l'un des lourds pistolet dévia sa lame, l'autre fondant vers la faille béante de sa garde . C'est alors que le démon réalisa : il y avait une lame fixé à  chaque revolver . La bête recula, évitant de peu la lame . Un instant, les deux guerriers restèrent immobiles, prêts à  tout instant à  fondre l'un sur l'autre . Le champion des Razukas était dos aux suppliciées, tandis que derrière le ravisseur s'étendait un sombre couloir . La lumière verte se reflétait sur les plaques d'armures écarlates de Kage, ainsi que son masque lisse aux traits démoniaques . «&nbsp;Tu te bats de façon admirable, mais tu n'est pas de taille . Commenta tranquillement le démon . - C'est peut-être vrai, mais c'est uniquement parce que le terrain joue en ma défaveur . Nous nous reverrons, Kage, et cette fois, je te détruirai .&nbsp;» Sur ces mots, il recula dans les ténèbres du couloir qui lui faisait dos, et alors que Kage commençait à  s'avancer pour le poursuivre, il appuya sur un bouton situé dans le mur du sombre corridor, les séparant d'une épiasse muraille d'acier . Trop épaisse pour être brisée . Le démon observa un instant son ennemi s'éloigner au travers de la plaque d'acier, avant de rengainer sa lame et de se retourner pour marcher en direction de la console de contrôle . «&nbsp;Maître, s'il-vous-plaît, libérez nous ! Supplia Sarah .&nbsp;» Sans un mot, ses doigts couverts de plastique noir pianotèrent sur les touches, faisant s'ouvrir les liens qui retenaient les prisonnières . Naya mit un moment à  se relever, encore sous le choc de son supplice, chacun de ses muscles lui semblant douloureux . Elle était surprise d'avoir été libérée, alors que le monstre ne la connaissait pas . Elle avait les yeux embués de larmes, et n'avait presque rien discerné du combat qui venait d'avoir lieu . Elle ôta ses lunettes et se frotta les yeux, avant de les remettre . Ce qu'elle vit la laissa sans voix . On lui beaucoup parlé de Kage . On le lui avait décrit, on lui avait parlé de sa force, de ses exploits, de ses victimes . Mais les mots lui semblaient dérisoires face à  la vision du démon lui-même . Une bête de près de deux mètres, voûtée et squelettique recouverte d'une armure de la couleur du sang, dont la seule partie humaine visible semblait être l'arrière de son crâne, recouvert d'une impressionnante crinière écarlate . Naya sentit la peur l'envahir à  la vue du démon, la faisant frissonner . Elle allait être tuée . Sarah se leva à  son tour, se massant les poignets et les chevilles . Elle s'étira un moment, avant de se tourner vers Kage . Et de bondir sur lui . Mais elle ne le frappa pas . Elle le serra dans ses bras . Kage avait reculé d'un pas, sous l'effet de la surprise plus que celui du choc, et regardait à  présent en silence la jeune fille blottie contre son corps couvert de métal, totalement pris de court . Après plusieurs secondes, il posa une main sur le dos nu de sa subalterne, la confusion se lisant ses gestes tandis que son masque inerte restait figé dans sa plainte éternelle . La jeune fille se dégagea après un moment, la joie ayant presque complètement remplacé la fatigue sur son visage . Enfin, Kage fit entendre sa voix synthétique : «&nbsp;Que voulait-il ? - Il voulait savoir où vous étiez . Et Ryu aussi . - Je vois … répondit le guerrier d'un ton pensif . Et as-tu parlé ?&nbsp;» Sarah fit non de la tête, avant de se diriger dans un coin de la pièce . «&nbsp;Nos vêtements sont là  .&nbsp;» Lança-t-elle à  l'adresse de son ex-voisine de supplice, en pointant du doigt une pile désordonnée d'habits . «&nbsp;Qui est-ce ? Demanda Kage en regardant Naya . - C'est une Royn … mais ne le ta tuez pas elle n'a rien fait ! Se rattrapa Sarah en agitant les bras .&nbsp;» Le démon jaugea la mécanicienne, avant de rendre son jugement . «&nbsp;Elle est désarmée et épuisée . Sa mort ne servirait à  rien, je ne la tuerai pas .&nbsp;» Naya sentit un poids incroyable lui être retiré à  ces mots . Elle n'arrivait pas à  ressentir de haine envers le démon . Elle savait qu'il avait tué Shinji et Delphine, mais il avait sauvé Camille, et l'avait libérée et épargnée elle . Et malgré tout le malheur et la peur qu'il avait engendré, il avait de l'honneur . La guerrière Razuka s'était à  présent rhabillée, et avait rejoint son chef qui commençait à  emprunter l'un des deux chemins non verrouillés vers la sortie . Kage s'arrêta un instant et se retourna vers Naya . «&nbsp;Tes alliés sont venus à  ton secours . Ils seront là  dans peu de temps .&nbsp;» A peine ces mots prononcés, et sa subalterne engagée dans le couloir, il appuya sur un bouton encastré dans le mur, faisant descendre une plaque d'acier qui referma le passage dans bruit sourd, faisant disparaître l'étrange duo que formaient Kage et Sarah . Naya resta un instant seule dans le silence, avant de céder à  la fatigue et à  la succession d'émotions qu'elle avait vécu, tombant à  genoux sur le sol tiède de la salle de torture . Les pensées s'entrechoquèrent dans sa tête . Elle venait d'être enlevée, de subir la plus horrible séance de chatouilles de sa vie, d'être sauvée par le pire ennemi de sa faction, avant d'être épargnée . Elle resta longtemps immobile, comme absente, avant d'entendre au loin des bruits de pas, qui lui firent revenir à  l'esprit les mots du démon . Ryu et Jack entrèrent comme un seul homme dans la petite salle par la seule issue encore accessible, s'étonnant de l'absence de tout bourreau ou victime, avant de remarquer Naya, à  genoux au sol, presque nue . Le Dragon Noir s'approcha d'elle et l'aida à  se relever . Les jambes de Naya tremblaient, et elle était brûlante . Elle s'appuya contre Ryu, avant de articuler lentement, d'un ton tremblant : «&nbsp;Je … Je sais ou est Kage .&nbsp;» Chapitre 33 : Haine Pfiou ! J'ai eu du mal à  écrire celui-là  . Je mettrai un certain temps avant de poster le suivant, j'ai déjà  écrit en partie mes prochains chapitres de shuffle et naruto . Et aussi une aprtie de celle pour le concours . J'ai trop de boulot !

  • SQUALL Avatar
    SQUALL - il y a 18 ans

    une jeune femme au cheveux presque blanc, le tint dure et froid, un oeil en moins avec un bandeau noir... ça me rappelle quelqu'un ça.... (Fujin)

    Ryu est entrain de devenir encore pire que Kage. :chevalier: Je me demande comment tout ça va finir, c'est génial. Mais en attendant : NAAAAARUUUUTOOOOOO !!!!!


  • Chevalier_de_la_plume Avatar
    Chevalier_de_la_plume - il y a 18 ans

    L'idée de ce perso m'est venu en regardant une image sans titre sur chiboard ...

    Mais c'est vrai, je n'y avait pas pensé ...

    Il y a par contre dans ce chapitre une inspiration directe d'une série animée ...

    Celui qui la trouve gagne une sucette :D


  • chatouillesdu92 Avatar
    chatouillesdu92 - il y a 18 ans
    Oua, c'est génial comme d'hab, rien à  dire, quand on regarde le texte de loin on trouve a tres long mais quand on lit c'est telement bien que ça passe a une vitesse incroyable...

  • Fingon Avatar
    Fingon - il y a 18 ans

    Au québec, une sucette, c'est lorsqu'on suce la peau dans le coup de quelqu'un et que ça laisse une marque rouge pendant quelque jours ! :D

    Pour l'histoire, c'est génial. J'adore. Mais c'est vrai que ça fait peur quand on voit la longueur du chapitre...

    Bravo, vivement la suite !  :trescontent:


  • Chevalier_de_la_plume Avatar
    Chevalier_de_la_plume - il y a 18 ans
    Eh bien non ce n'est pas ça . Sinon, mon histoire basée sur Shuffle prend place entre les épisodes 8 et 9 ^^