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Histoire ajoutée le
08/02/2007
Épisode ajouté le
08/02/2007
Mise-à-jour le
03/07/2021
Voilà une histoire sur laquelle je travaille depuis un petit moment, elle est déjà bien avancée donc je me permets de poster le premier chapitre, dites-moi ce que vous en pensez 
Chapitre I: La Confession de Bonnie
Et dire que ça a commencé par un jeu innocent... oui, je sais, ça fait un peu mélo, mais c'est bien comme ça que ça s'est passé. Je suppose que la plupart des grandes histoires ont commencé par un jeu innocent, une broutille... je vous saoûle ? Okay, alors venons-en au fait. Au fait, je m'appelle Bonnie, j'ai 18 ans, je suis en terminale. Voilà , j'ai dit l'essentiel. Le reste on s'en tape. Qu'est-ce qu'il y a d'intéressant à dire sur Bonnie, la lycéenne bien comme il faut, pas très grande, pas moche mais pas très intéressante non plus, avec ses jeans délavés et ses chemises d'étudiante sage et sérieuse, avec ses cheveux bruns coupés au carré, avec une frange, la coupe bien démodée comme il faut, quoi. Celle qui a toujours ses yeux, doublés de lunettes aux verres aussi épais que les vitres d'une banque new-yorkaise, plongés dans un quelconque bouquin. Du moins, ça c'était l'ancienne Bonnie. Plus grand chose à voir avec celle que je suis maintenant. Grâce à Clyde, j'ai découvert une toute nouvelle façon d'être. Clyde, c'est mon copain. Oui, malgré ma tête d'intello sainte-nitouche, j'ai un copain. On sort ensemble depuis quelques mois, déjà . Il est un peu plus vieux que moi, il est déjà à la fac, mais il est gentil, c'est l'étudiant sérieux mais bien dans sa peau et déconneur. Le genre de type avec qui on se sent à l'aise immédiatement. Je l'aime, mon Clyde...
Tout a commencé à cause de lui. Enfin, je dis "à cause" comme si j'avais détesté ça, mais c'était parfaitement le contraire. On était chez lui, étalés sur le lit, à ne rien faire. L'été commençait juste à arriver, et on s'ennuyait déjà . On avait donc décidé de passer le temps en jouant à un jeu complètement débile, le pouilleux. Oui, je sais, on n'y jouait plus depuis des années, mais là on se faisait vraiment chier. En fait, on avait décidé de rendre la partie plus intéressante avec des gages pour le perdant, et, comment dire, j'étais imbattable. J'avais déjà réussi, depuis le début de la partie, à lui faire subir mille et une choses horribles, et il n'attendait que de prendre sa revanche. Quand finalement, l'occasion arriva: il gagna la partie.
"Bon," dis-je avec un petit ricanement d'anticipation, "quel va être mon gage ?"
Il me regarda, avec un sourire en coin et un regard genre Hannibal Lecter, et il dit: "Ton gage, ça va être..."
Des chatouilles ! Et c'est là que tout est parti de travers, il avait été beaucoup trop rapide et avant que j'ai réalisé ce qui allait m'arriver, il était déjà assis sur mes jambes, les bloquant complètement, et il faisait face à mes pieds.
"Non, pas ça !" je me suis mis à hurler.
"Si, si..." se contenta-t-il de répondre en ricanant. Il ne le voyait pas, mais j'étais réellement terrifiée, pour moi ça n'avait rien d'un jeu, les chatouilles étaient une torture horrible qui m'avait hantée pendant de longues années, qui me renvoyait à la journée la plus humiliante de toute ma vie, mais il ne le savait pas !
"Pitié..."
Et puis ça commença... la sensation, si familière et tellement redoutée... Clyde fit glisser un doigt le long de ma plante, envoyant des électrochocs dans toutes mes terminaisons nerveuses et m'arrachant un hurlement d'agonie, mais il croyait que je jouais la comédie ! Il continua, faisant glisser et courir ses doigts sous mes pieds, incapable de voir à quel point je souffrais. Il me chatouillait à travers les chaussettes, mais c'était quand même insoutenable ! Je commençai par rire, incapable de me contrôler, puis les rires devinrent peu à peu hystériques, je commençais à pleurer et même à m'étouffer, alors je fermai les yeux et me mis à hurler comme un porc qu'on emmène à l'abattoir !
La torture s'arrêta. Je reprenais lentement mon souffle, essayant tant bien que mal de contenir les sanglots. Puis une main vint me caresser les cheveux, et j'ouvris les yeux pour croiser le regard inquiet de Clyde.
"Tu vas mieux ?" me demanda-t-il.
"Ouais..." je me redressai, tant bien que mal (je tremblais méchament) et je pris une ou deux longues inspirations. Déjà , je me sentais mieux. "Je crois que ça va aller."
"Ecoute, je suis vraiment désolé," dit-il, et il était sincère, "si j'avais su que tu le prendrais aussi mal... je voulais pas..."
"Non, ça va... tu pouvais pas savoir..."
"Savoir quoi ?"
Rien que d'y repenser, j'avais les larmes qui me remontaient aux yeux. Je commençais même à hoqueter comme une idiote.
"Je préfère pas en parler... c'est trop..."
Il mit une main sur ma joue et sécha une larme.
"Tu peux tout me dire, du sais... tu te sentiras peut-être mieux après..."
Et, avant que j'ai le temps de répondre, il prit un de mes pieds et le plaça sur sa cuisse. J'eus le réflexe de le retirer mais il me retint en douceur, alors je décidai de lui faire confiance. Je connaissais Clyde, jamais il ne me ferait de mal. Lentement, il retira ma chaussette, et posa ses mains sur ma peau nue. Je me crispai. Puis il commença à me masser la plante du pied, et je sentis une immense sensation de bien-être m'envahir. Je m'allongeai et fermai les yeux. J'étais totalement détendue, zen... j'étais en confiance, alors je décidai de lui raconter mon histoire.
"C'était à l'époque du collège... je venais d'entrer en sixième, et tu sais comment c'est là -dedans, les sixièmes sont les plus jeunes, c'est des proies faciles... il y avait trois filles de troisième à cette époque. Ryan, Dana et Kim, je m'en souviens encore. Elles demandaient toujours du fric aux sixièmes. Evidemment, quand je dis "demander", faut pas le prendre au sens litéral. Bref, un jour elles m'en ont demandé à moi, et j'ai refusé. Elles étaient beaucoup plus grandes que moi, et elles me faisaient un peu peur, mais ma mère m'a toujours dit que ce genre de personne joue beaucoup sur l'intimidation. Qu'il suffit de leur tenir tête, et puis on a la paix. Ben elle avait tort... un soir, à la sortie des cours, elles m'attendaient. Elles m'ont attrapée, et elles m'ont emmenée dans le gymnase. Là , elles m'ont expliqué qu'il y aurait personne dans le gymnase avant le lendemain matin, et qu'il était beaucoup trop loin du bâtiment le plus proche pour qu'on m'entende crier. Là , j'ai commencé à avoir peur, mais j'essayais de me convaincre qu'elles bluffaient. Mais j'ai vite compris que non. Elles m'ont emmenée jusqu'à un poteau de panier de basket. J'ai essayé de me débattre, bien sûr, mais c'était peine perdue. Elles m'ont allongée sur le sol pour m'attacher les mains au poteau avec une corde qu'elles avaient amené. Il y en a une qui s'est assis sur mes hanches pendant qu'une autre enlevait mes chaussures et mes chaussettes, et la troisième était en train de déballer sous mon nez le contenu d'un sac qu'elles avaient amené aussi. Je l'ai vue sortir des plumes, des brosses à dents, et même une brosse à poils de chameau, tu sais, ces brosses larges pour les grandes surfaces... c'est là que j'ai compris ce qu'elles allaient me faire, et j'ai commencé à paniquer. Je me suis mise à crier, mais ça les faisait rire plus qu'autre chose. Celle qui était sur mes hanches s'est mise à me chatouiller, sous les bras puis sur les côtes, d'abord avec ses ongles, puis elle a utilisé des plumes pour les aisselles et la brosse à poils de chameau sur mon ventre. J'ai cru que j'allais devenir folle. Et pendant ce temps-là , derrière, une était assise sur mes jambes et me bloquait les chevilles, en me tenant les orteils en arrière, pour que l'autre puisse me chatouiller les pieds avec les brosses à dents. C'était une véritable torture, et j'étais complètement paralysée, je pouvais rien faire pour me défendre. Elles me narguaient en me disant que c'était que le début et qu'elles pouvaient en avoir pour toute la nuit. Alors j'ai fait la seule chose qui me restait à faire, je me suis mise à pleurer. Au bout d'un moment, elles se sont enfin arrêtées. Là , elles m'ont annoncé que ça faisait déjà une heure que ça durait, alors que j'avais l'impression que ça en avait duré au moins trois, et qu'elles allaient prendre l'air cinq minutes avant de continuer. Elles se sont levées, et elles sont sorties. Moi j'avais même plus la force d'essayer de me retourner, alors je me suis résignée et j'ai attendu. Mais elles revenaient pas. J'ai attendu un long moment, dans le noir, avant de comprendre qu'elles reviendraient jamais et qu'en fait l'idée c'était précisément de me laisser passer la nuit dans le gymnase, ligotée et pieds nus. Alors j'ai commencé à me débattre. Il m'a fallu une demi-heure pour me libérer, et j'ai pu rentrer chez moi. Encore heureux qu'elles n'aient pas été vicieuses au point de prendre mes chaussures avec elles, sinon..."
A ce moment, je constatai qu'il avait arrêté de me masser. Ses mains étaient posées, immobiles, sur mon pied. J'ouvris les yeux, et je vis qu'il regardait dans le vague, pratiquement en état de choc.
"Clyde ?"
Il commença à parler, lentement: "Ce qu'elles t'ont fait... c'était monstrueux."
"Ouais, c'est le mot... j'essaye de refouler cette horrible journée, mais depuis ce jour, j'ai une peur panique des chatouilles..."
"Et si..."
"Oui, quoi ?"
"Non, rien... je pensais tout haut."
"Clyde ?"
"Oui ?"
"C'est quoi ce sourire en coin ?"
"Je suis pas du tout en train de sourire..."
A ce moment-là , je ne savais pas encore qu'un plan diabolique était en train de germer dans sa tête...
A suivre !
