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- [F/F] Crise du logement (Acte 3)
- Épisode 01
Histoire ajoutée le
16/10/2005
Épisode ajouté le
16/10/2005
Mise-à-jour le
03/07/2021
La collocation Audrey/Thomas s'était finalement mise en place. La leçon infligée par Alice avait porté ses fruits, et Audrey s'efforçait d'oublier les yeux de son hôte.
Quand Alice était dans les parages, la crainte de représailles était telle qu'Audrey n'aurait rien osé faire, mais sa détermination risquait de s'ébranler fréquemment en raison des avances de Thomas. Ou de ce qu'elle croyait être des avances, ce qui ne change pas grand chose au problème.
Un soir, enfin, de retour du boulot, elle trouva la maison totalement éteinte. Pourtant, il était à peine 20h, et Thomas aurait déjà dû être rentré. Ouvrant la porte, elle actionna l'interrupteur de l'entrée en vain. Elle soupira. Les coupures électriques étaient assez courantes dans cette partie du village, mais c'était la première fois qu'il s'en produisait une à la nuit tombée. Alors qu'elle progressait à tatons, ses mains butèrent contre quelque-chose de chaud. Quelqu'un. Thomas.
"Je... je suis désolée, je cherchais des bougies je ne voulais pas...
- Ce n'est rien. Je t'attendais.
- ...
- C'est excitant, n'est-ce pas, de se sentir sans se voir?"
Audrey était désemparée. Jamais Thomas n'avait été aussi explicitement en train de la draguer. Elle flotta pendant une seconde, ce qui permit à Thomas de la prendre dans ses bras, et de coller ses lèvres aux siennes.
Leur étreinte sembla durer une éternité à Audrey, quand soudain les menaces d'Alice lui revinrent très précisément à l'esprit.
- Non, je ne peux pas, il ne faut pas, je n'ai pas le droit. - Elle repoussa Thomas.
- Ne t'en fais pas pour Alice, elle est en voyage avec son père jusqu'à la fin de la semaine.
- Tu es sûr?
- Je ne prendrais pas le risque de te mettre dans la merde, autrement.
Audrey se sentait fondre. Après un nouveau et long baiser, la discussion s'engagea.
- Tu sais à quel moment tu m'as plu? Quand je suis entrée pour la première fois. J'ai bien cru que j'étais au paradis!
- Et moi, c'est quand je t'ai vue attachée sur mon lit. J'ai compris que ce n'était pas Alice, mais toi, à qui je pensais jour et nuit.
Audrey se rembrunit au souvenir de cet épisode. Malgré l'obscurité, Thomas s'en rendit compte, car il se reprit instantanément:
- Je suis désolé, je ne voulais pas te mettre mal à l'aise, je ...
Emplie d'une force nouvelle, Audrey rétorqua:
- Non, ce n'est rien. Quand c'est toi qui en parle, ça ne me dérange pas.
- Tu serais prête à te laisser rattacher? Si c'est moi qui le fait?
Il semblait beaucoup y tenir. Audrey eut bien une seconde d'hésitation, mais l'idée d'être à la merci du beau Thomas ne lui déplaisait pas complètement, au fond. Elle se laissa conduire dans la chambre.
Avec une infinie délicatesse, malgré le manque de lumière, Thomas assura les chevilles et les poignets d'Audrey dans les menottes de cuir qu'elle avait tant détesté la dernière fois qu'elle y avait été confrontée. Une fois son travail effectué, il lui sussura à l'oreille:
- Alors, madame ma captive, comment on se sent?
- Oh, je vous en prie - Audrey singeait l'héroà¯ne typique de mauvais film - ne me faites pas de mal!
- Je ne te ferais jamais de mal, promis.
A cet instant précis, le bruit de la porte d'entrée retentit. Thomas bondit hors de la chambre, tandis que l'angoisse commençait à poindre chez Audrey. Elle grandit d'un cran lorsque la voix aigà¼e d'Alice se fit entendre.
- Un scandale, je te dis, un scandale! Tous les avions ont été annulés, on est revenus de l'aéroport il y a quelques heures à peine.
Le couple entrait dans la chambre, Alice en tête. Audrey faillit crier, mais elle réalisa que l'obscurité était son alliée, et elle se retint. Thomas essayait manifestement d'empêcher Alice de s'allonger sur le lit.
- Ce n'est pas si grave, tu sais. Il y aura d'autres avions demain. Tu devrais rentrer te coucher, il fera jour demain.
- Non, mais c'est inqualifiable, tu te rends compte?! Moi qui me faisais une joie de voir la martinique!
Disant cela, elle s'assit sur le lit, à quelques centimêtres seulement d'Audrey. Celle-ci cru sa dernière heure arrivée, mais Alice était tellement remontée qu'elle ne remarqua rien. Audrey s'efforçait de respirer le plus discrètement possible.
Soudain, le courant revint, et la chambre fut baignée de lumière. Audrey rougit jusqu'aux racines, tandis qu'Alice hurla:
- Qu'est-ce qu'elle fout-là , elle?!
- Je ...
- On ...
Tant Thomas qu'Audrey étaient incapables d'articuler deux mots. Alice entraîna son homme hors de la chambre, et se retourne au dernier moment pour adresser à la malheureuse Audrey:
- Toi, sois tranquille, je suis à toi tout de suite après!
Essayant en vain de se défaire de ses entraves, Audrey entendait le couple s'engueuler dans la cuisine.
- Puisque je te dis qu'on ne faisait rien de mal.
- C'est ça, oui, fous toi de ma gueule. Tu ferais aussi bien de tout me raconter. Vous avez fait quoi?
- Mais rien, je te jure!
- Fort bien. Si tu refuses de me raconter, je vais le lui demander à elle. Et je doute qu'elle soit en mesure de me cacher grand chose...
Sur ces entrefaits, Alice entra en trombe dans la chambre de Thomas, et verouilla la porte.
- Nous sommes seules, maintenant. Je suppose que tu sais ce qui t'attend?
- Au secours! - Audrey tentait le tout pour le tout. - Thomas, cours prévenir quelqu'un, ne la laisse pas me faire ça!
Sans tenir compte des hurlements de sa prisonnière, Alice ôta ses chaussures et ses chaussettes, qu'elle roula en boule et lui enfonça dans la bouche. Avant qu'Audrey n'ait pu les recracher, elle lui avait appliqué une triple épaisseur de sparadrap sur la bouche. Puis, sans crier garde, elle s'attaqua aux côtes de la malheureuse.
- C'est affreux, quand on ne peut rien dire, hein?
- Mmmh!
- Je compatis, tu peux me croire, mais il le faut...
- Nnnnh!
- C'est pour ton bien...
- Hhh!!
Audrey était au supplice. En moins de dix minutes, elle avait basculé de l'extase la plus complète à son pire cauchemar. Alice s'engouffra sous ses bras.
- Je vais te chatouiller comme ça pendant très longtemps. Quand je t'enlèverais enfin ton baillon, je peux t'assurer que tu n'auras qu'une envie: répondre très sincèrement à mes questions. En attendant, souffres en silence!
Alice prit son temps. Elle passa en revue tous les points sensibles de sa victime, et s'attarda largement sur chaque. Celle-ci était rouge écrevisse, et luisante de sueur, lorsqu'Alice lui retira son bandeau.
- Comment on dit?
- Pitié...
- Non, c'est pas comme ça! - et les chatouilles reprirent de plus belle sous les bras d'Audrey. Celle-ci réflechit à ce qu'attendait son bourreau.
- Merci!
- Bien, tu redeviens sage. Alors, il s'est passé quoi entre Thomas et toi?
- Rien, je te jure!
Les doigts d'Alice entreprirent de caresser très lentement l'intérieur des bras d'Audrey, se dirigeant vers les aisselles.
- Mauvaise réponse, ma chérie. Tu sais qu'il ne sert à rien de me mentir, sinon à souffrir plus que nécessaire.
- Pfffr... aahhaha!
- Allons, sois raisonnable. Je te le redemande encore une fois: que s'est il passé entre vous deux?
- Je... STOP! Il m'a embrassée!
Alice parut choquée.
- Il t'a embrassée? L'inverse, tu veux dire? C'est toi qui l'a aguiché.
- Non non.
Les chatouilles reprirent.
- Je te le dis. Réponds: c'est toi qui a commencé?
Audrey n'y tenait plus. Elle était prête à tout pour que le supplice s'arrête.
- Oui, c'est moi, mais je t'en supplie, arrète!
- Tu es vraiment une salope...
- Non, c'est faux!
- On va voir si ça sera toujours faux quand je me serais occupée de tes petits pieds.
Et ce faisant, Alice se dirigea vers les extrémités inférieures de sa victime. Caressant lentement les voutes plantaires d'Audrey, elle reprit:
- Tu es VRAIMENT une salope!
- Aaaaaaaaaaahaha, oui, je suis une salope, STOOOOOOOP!
- Une traînée!
- Une traînée, hahahaha, oui, tout ce que tu veux, arrète!
Alice s'arréta et se releva.
- Parfait. J'en sais assez. Conformément à notre accord, tu vas donc passer une nuit entière entre mes mains expertes.
- NON! C'est injuste! Pitié!
- Hé si. C'est comme ça. Une dernière volonté?
Audrey rassembla le peu de forces qui lui restait, et tenta un ultime appel à l'aide avant ce qui lui semblait être la fin du monde:
- THOMAS, JE T'EN SUPPLIE, COURS PREVENIR LES FLICS, NE ME LAISSE PAS!
Alice eut un sourire mauvais.
- Thomas, il est bien confortablement installé devant ton ordinateur, dans ta chambre.
- Mais, pourquoi?
- Pour ne rien manquer du spectacle, voyons. - Et disant cela, elle montra du doigt la webcam de Thomas, délibérément orientée vers le lit.
Audrey restait sans voix.
- Tu vois, rien ne pourra t'empêcher de subir ce que tu vas subir. Je vais même t'avouer autre chose: il n'a jamais été question pour moi de partir à l'étranger. Tout cela a été mis en place uniquement pour tester la force de l'engagement que tu as pris avec moi la dernière fois.
- Pas ça!
- ... et manifestement, la leçon n'a pas été assez convaincante. Aussi, cette nuit, tu vas découvrir le vrai sens du terme "supplice des chatouilles". Cries autant que tu le veux, personne ne t'entendra. Je ne te relacherais qu'à l'aube, pour que tu puisses aller travailler, à 7h.
Et, sur ces paroles, à 21h10, elle passa réellement aux choses sérieuses...
