Histoire : Un boulot attachant

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Auteur
Histoire
  • Un boulot attachant


Histoire ajoutée le 04/03/2015
Épisode ajouté le 04/03/2015
Mise-à-jour le 03/07/2021

  • Hasana Avatar
    Hasana - il y a 11 ans
    Pas mal, l'aime bien l'idée ! J'ai hâte de voir comment elle va s'en sortir ! Je te lirais sans problème

  • FeatherComedia Avatar
    FeatherComedia - il y a 11 ans
    En effet, une histoire simple, mais assez originale, qui se lit sans problème, d'une seule traite, et dont on attend impatiemment la suite !

  • Coco Avatar
    Coco - il y a 11 ans

    Intéressant comme histoire :) j'attends la suite pour me faire une idée ;)


  • Chinow Avatar
    Chinow - il y a 11 ans

    Ha ha ha ha !

    J'adore, surtout vu à quel point le surréalisme paraît crédible, dans ton histoire. J'aime beaucoup ta description de la recruteuse. Et on ressent bien le stress d'un entretien d'embauche face à un dragon.

    J'ai passé un bon moment à te lire, c'était très agréable, et j'attends la suite ;)


  • funjub Avatar
    funjub - il y a 11 ans
    Et on y va pour la suite. [hr=80:2yid89q5][/hr:2yid89q5] Stéphanie était rentrée un peu sonnée. Contente de l'essentiel de son entretien, sauf ces cinq dernières minutes, où tout avait basculé dans le n'importe-quoi le plus complet. À la limite, si encore l'entretien avait été un désastre dans son ensemble. Mais juste ça, cette dernière question, et tout ce qu'elle impliquait. Est-ce qu'elle était prête à faire ça : à partager un truc aussi intime avec une de ses futures supérieures hiérarchiques? Ou bien est-ce que justement Neuville s'était attendue à ce que Stéphanie nie tout en bloc et rejette une idée aussi saugrenue? Pour chaque minute qui passait depuis son retour dans sa petite maison, elle avait un peu plus l'impression que cela avait été un désastre, finalement. N'en pouvant plus de refaire le match, elle descendit une demie-bouteille de Soho, et se mit au lit avec la ferme intention d'y voir plus clair le lendemain. Elle ouvrit l’œil, le soleil était déjà haut. On était mercredi, il n'était pas loin de midi, et elle avait une méchante gueule de bois. Et les choses n'étaient pas vraiment plus claires que la veille. Elle prit toutefois une résolution ferme : un petit déjeuner. Trois œufs au plat plus tard, l'horizon s'était dégagé. Elle formula quelques grandes résolutions, soit : 1) elle tenait à ce job, et s'il fallait chatouiller Isabelle Neuville jusqu'à l'épuisement, on ferait. 2) il allait lui falloir faire un peu de ménage, sa maison commençant à ressembler à la tanière d'un orc. et 3) si chatouilles il devait y avoir, il allait lui manquer du matériel de base. Le premier point n'était pas un problème, et même - elle rougit à cette pensée - une perspective assez alléchante à certains égards. Le second était déjà plus costaud, mais avec du son à fond tout était possible. Le troisième était un vrai défi : trouver tout le nécessaire pour attacher correctement une invitée de marque, et ce en tout juste vingt-quatre heures. Stéphanie passait rapidement en revue tous les gens qu'elle avait connu - la plupart uniquement via Internet - dans le microcosme des amateurs de chatouilles. Finalement, une seule qui tienne la route, et dont par chance elle ait conservé le numéro de téléphone. Elle tremblait légèrement en le composant, espérant de tout cœur qu'il soit encore valide. - Allô? - Sandrine? Tu te souviens de moi? Stéphanie... - elle marque un temps, un peu honteuse - stefilol du forum tick... Elle n'eut pas le temps de terminer sa phrase: - Ah, Stef, oui. Je me souviens bien. Tu deviens quoi? Qu'est ce qui t'amène? La conversation dura quelques dizaines de minutes, et il fut conclut que la dénommée Sandrine passerait dans la journée du lendemain avec tout le nécessaire. Stéphanie tenta bien de l'en dissuader, lui proposant de faire elle-même le trajet (plus d'une heure l'aller), mais Sandrine semblait y tenir. Les heures passant, les souvenirs revenaient à Stéphanie comme autant de bulles. Elle avait découvert le fétichisme tout à fait par hasard, presque dix ans auparavant. Un ex sans intérêt particulier lui en avait parlé au détour d'une conversation, mais ça n'avait pas suscité grand chose de plus qu'un haussement d'épaules de sa part. C'est au moment de leur rupture, quelques semaines plus tard, qu'elle commença à se documenter. Au début, probablement - et secrètement - pour essayer de le reconquérir. Mais rapidement, l'ex en question n'avait plus tellement compté : Stéphanie avait découvert tout un univers dont elle ignorait tout, mais qui la fascinait de manière presque malsaine. Les premiers mois, elle se contentait de consulter l'immense quantité d'informations disponible sur Internet. De parcourir les forums, de visualiser des films érotiques mettant en scène des gens chatouillant d'autres gens. Elle comprit rapidement que ce nouveau monde se divisait en deux catégories: les chatouilleurs et les chatouillés. Elle découvrit également que ces catégories étaient hautement perméables, et qu'elle-même était aussi attirée par les deux faces de la médaille. Rapidement, elle se mit à écrire, en plus de lire. Prenant un pseudonyme - stefilol - elle participa, posa des questions, joua des scènes virtuelles et épistolaires où elle se faisait tour à tour victime et bourreau. Enfin, un jour elle sauta le pas, et décida de rencontrer d'autres adeptes. Juste des femmes, et juste pour boire un verre. Elles étaient quatre, ce soir-là. Stéphanie était la plus jeune, Liliane la plus âgée (environ la cinquantaine). Entre les deux, Sophie et Sandrine. Sandrine avait la trentaine, à l'époque, et était de loin la plus extravertie du groupe. Elle échangèrent sur leurs expériences, et aucune d'entre elles n'avait mis en pratique leur fétichisme de manière concrète. Elles se revirent un autre soir, et puis Sandrine leur proposa de passer aux choses sérieuses. Ce serait un week-end entre filles, on lui prêtait une maison de campagne, à l'écart des habitations, dans le sud. Soleil et farniente, cela avait déjà de quoi tenter la petite troupe. Mais Sandrine proposait plus : elle amènerait un peu de matériel, et elle se fixait pour défi d'endurer une heure de chatouilles de ses nouvelles amies. Lesquelles se montrèrent un peu inquiètes, peu confortables à l'idée de subir le même sort. On les rassura aussitôt : c'était une démarche personnelle, et elle n'attendait rien en retour. Elle comprendrait même que, le moment venu, personne ne soit motivée pour la chatouiller. Mais en tous cas, l'activité serait prévue, au cas où.

  • Hasana Avatar
    Hasana - il y a 11 ans

    J'aime bien le style de l'histoire, j'ai hâte de savoir ce que ça va donner ;)


  • maL Avatar
    maL - il y a 11 ans

    Vraiment sympathique ton histoire. Autant les chatouilles sur la mère Neuville ne me bottent pas (je suis une sale jeuniste...), autant cette Sandrine et l'histoire entre filles m'intrigue (... et voyeuse avec ça ! :D).
    Quoiqu'il en soit,j'ai hâte que la suite arrive et je la lirai avec plaisir. :roll:


  • funjub Avatar
    funjub - il y a 11 ans
    [i:2mfuw0xc]Et ça continue...[/i:2mfuw0xc] [hr=80:2mfuw0xc][/hr:2mfuw0xc] Le week-end en question arriva, et s'avéra terriblement plaisant. Le temps était superbe, les quatre amies s'entendaient à merveille, et personne n'aborda l'idée de Sandrine avant le samedi soir. Curieusement, ce fut Liliane qui ouvrit les hostilités, pendant qu'elles préparaient une salade pour le soir. - Tu as vraiment amené ton matériel Sandrine? Sophie et Stéphanie se regardèrent gênées, en rougissant. Mais Sandrine ne se démontait pas. - Oui, et si ça vous dit toujours on fait ça ce soir. - Comment tu vois les choses? - La grande table basse du salon, j'ai des sangles et des menottes rembourrées, on ne l’abîmera pas. - Ce sera confortable assez, pour toi? Elle rit : - Je pense que j'aurais rapidement d'autres préoccupations. Si vous n'êtes pas pressées de manger, on aurait intérêt à faire ça avant. Ce qui m'évitera de vous vomir dessus. - Pour moi ça roule. Les filles? Sophie et Stéphanie firent oui de la tête, toujours peu confortables. - Parfait, je file prendre une douche, et je vous retrouve au salon pour vous expliquer le topo. Elle disparut sur ces entrefaites, et les autres se regardèrent : - Elle a l'air super sérieuse. - À votre avis, ça va durer longtemps? Stéphanie planta ses yeux dans ceux de Liliane : - En tous cas, je vous le dis tout net, moi je ne participe pas à ça. - Pourquoi? - Je ne sais pas, mais ça n'est pas l'esprit. On était bien, toutes les quatre, à profiter un peu de la vie. - En fait - Liliane parlait toujours d'une voix calme et posée, même pour dire les choses les moins appropriées - ton problème c'est que tu n'assumes pas ton fétichisme. Stéphanie se rembrunit, boudeuse: - Je vous regarderais, mais je ne me vois pas torturer Sandrine. - Comme tu voudras. Mais tu n'es pas drôle. Avant longtemps, Sandrine fut de retour, les cheveux encore humides. Un petit haut, son éternel short de baroudeuse, elle souriait de toutes ses dents. - Vous êtes prêtes? N'oubliez pas, j'ai besoin de vous les filles. En dehors de Liliane, la réponse fut difficilement audible. Sandrine terminait de fixer ses sangles aux quatre coins de la table, puis s'assit: - C'est très simple. Je vous propose quelques règles de sécurité, dites-moi dès maintenant si ça vous semble trop ou trop peu. Règle n°1: que des chatouilles, rien d'autre. Règle n°2: vous me laissez mes vêtements. Règle n°3: je mets une alerte sur mon téléphone, et dès qu'il sonne on me détache. - Combien de temps? - Je partirais bien sur une heure, sauf si ça vous semble trop long? - Tu tiendras tout ce temps? - Ca dépend de vous, mais probablement pas. Ceci dit, quel intérêt si c'est supportable? Elle leur fit un clin d’œil complice, puis reprit: - Règle n°4: pas de bâillon, scotch ou chaussette roulée dans la bouche. Vous me laissez libre d'utiliser mes petits poumons. - De toutes façons, pour ce qu'il y a comme voisins... - Clairement. Règle n°5: les pauses. Dix minutes, à répartir comme je veux. - Par tranches d'au moins une minute. Toutes se retournèrent : c'était Stéphanie qui venait de parler. Sandrine marqua un temps: - Pourquoi pas, ça rend les choses plus intéressantes en effet. Les pauses prendront effet à l'instant où je les demanderais, et reprendront à ma demande également. Dans la limite du temps de pause disponible, bien entendu. - Et tu les demanderas comment? - En disant "pause"? Liliane intervint : "Je préférerais un vrai safeword, ça fait plus pro. - Des idées? Elles se regardèrent en silence, cherchant manifestement quelque-chose d'original. Ce fut Liliane qui trouva. "Pantoufle". - Ce n'est pas un peu ridicule? - Si, admit-elle en riant, mais c'est le but. Le reste fut relativement rapide. Sandrine s'allongea sur la table, Liliane et Sophie aidèrent à l'entraver au mieux. Elle tenta de se débattre de toutes ses forces pour tester la résistance de l'ensemble, et rit: - Parfait, les filles. Vous avez vraiment bien travaillé. Je crois que je n'ai aucune chance de vous échapper. - On commence quand? s'enquit Sophie. - Quand vous voulez. Stéph', tu veux bien t'occuper de la minuterie? Stéphanie acquiesça, et s'assit dans un coin, renfrognée. Sophie et Liliane tournaient autour de Sandrine en gloussant. Liliane fit signe à Stéphanie de lancer la minuterie, et elles attaquèrent.

  • Hasana Avatar
    Hasana - il y a 11 ans

    Je me demande comment elle va s'en sortir du coup :p


  • funjub Avatar
    funjub - il y a 11 ans
    [i:d42tb6va]On continue?[/i:d42tb6va] [hr=80:d42tb6va][/hr:d42tb6va] Dans les premières minutes, tout allait très lentement. Liliane touchait brièvement du doigt différentes zones de Sandrine, surveillant ses réactions. Pendant ce temps, au moins trois ou quatre fois, Stéphanie s'assura que la minuterie était bien lancée. Enfin, Liliane s'agenouilla près des pieds de leur amie, et commença à caresser doucement ses plantes du bout des ongles. Un instant, rien ne se passa, et Stéphanie eut le temps de se dire que l'heure qui venait risquait d'être plutôt calme. Puis, en quelques secondes, l'expression faciale de Sandrine se déforma, traduisant un intense effort. Elle n'eut que le temps de suggérer à ses amies d'y aller plus doucement, et explosa de rire. Enthousiasmée par le résultat, Sophie rejoint Liliane et à deux elles s'occupèrent d'explorer complètement les pieds de leur victime. Les trois s'amusèrent, Sandrine les narguant, puis jouant à les supplier, les trois riant à gorge déployée. Stéphanie contemplait la scène sans vraiment y prendre part, l’œil plus souvent rivé à la minuterie qu'au spectacle offert par ses amies. Au bout d'une trentaine de minutes, l'ambiance était un peu retombée. Seule Liliane chatouillait encore mollement les pieds de Sandrine, tandis que Sophie était partie régler un problème urgent par téléphone. Toujours aussi solidement ligotée à sa table, Sandrine commençait à protester, appelant à un arrêt prématuré du jeu faute de fun. Sans faire de bruit, ni d'ailleurs vraiment savoir pourquoi, Stéphanie s'était levée et approchée de la tête de Sandrine, laquelle continuait à demander grâce : - Allez quoi! c'est même plus drôle, tout le monde a arrêté... Stop, Liliane! - Pourquoi donc, susurra Stéphanie à son oreille? Je croyais que c'était une heure, la dose prescrite? Sandrine sursauta, leva les yeux vers la benjamine du groupe, et avant d'avoir pu dire un mot explosa de rire : Stéphanie venait d'attaquer les aisselles jusqu'ici inexplorées de la jeune femme. - Tu ne comptais quand même pas sur une remise de peine? - Stop! C'est .. c'est pas du jeu! - Oh si... Stéphanie semblait prendre un plaisir grandissant à taquiner son amie. C'est tellement du jeu que je pense que je vais m'attarder un peu par ici... - Pas sous les bras... - Et pourquoi pas? - Parce que ça... ça... Sandrine commençait à perdre le contrôle. Ça chatouille trop! Stéphanie s'arrêta un instant, comme pour répondre à la demande de sa victime. Puis, s'agenouillant à ses côtés, elle commença à chatouiller ses poignets, tout doucement. Sandrine profita de cette pause pour respirer un peu, mais ses yeux s'écarquillèrent quand elle sentit les doigts descendre lentement le long de ses bras. - NON! Stop! Pause! Et comme Stéphanie ne faisait pas mine de s'arrêter: - PANTOUFLE! C'est une Sandrine haletante et en sueur qui remercia Stéphanie aussitôt qu'elle eut arrêté : - Putain ... putain c'est pas du jeu. - Je ne sais pas ce qu'en pense Liliane, mais pour moi on est clairement dans tes règles. Liliane semblait un peu perturbée par le retournement de situation, mais elle acquiesça silencieusement. - Au fait, Sandrine. Tu as bien noté que c'est ta dernière minute de pause, qui est en train de se jouer? Panique. Prise au jeu avec Sophie et Liliane, Sandrine avait un peu abusé de ces quelques minutes de répit. Et effectivement, c'était la dernière. - Ok, tant pis, on reprend. Stéphanie sourit : - On a pourtant dit : une minute minimum, pour chaque pause. Désolée, mais il te reste 25 secondes avant de reprendre non-stop pendant - elle regarda sa minuterie - 20 minutes. Sandrine hurla, supplia, se débattit. Mais sans autre résultat que de sortir Sophie de sa conversation téléphonique. Et 25 secondes plus tard, très exactement, Stéphanie reprit. Sophie et Liliane assistaient médusées à la métamorphose de leurs amies : l'une, à la limite des larmes, avait perdu toute son assurance coutumière tandis que l'autre faisait preuve d'une audace qu'elles ne lui connaissaient pas. - Arrête Stéf', on ne peut pas lui faire ça. - Sophie a raison, c'est pas humain, ça va trop loin. - Pourquoi? Je ne suis toujours pas drôle c'est ça? Incapables de répondre, les deux spectatrices impuissantes de la scène essayèrent de trouver les mots, en vain. - On dirait que Sandrine me trouve drôle, elle, au moins. Laquelle tentait bien de faire "non" de la tête, mais sans grand succès. Depuis de longues minutes, elle avait cessé d'utiliser tout langage compréhensible, et c'est tout juste si on entendait ici ou là ce qui aurait du être un mot : "stop", "pitié", "torture". Lorsque la minuterie sonna la libération de Sandrine, Liliane et Sophie étaient sur le point d'intervenir. Mais Stéphanie arrêta comme un robot. Lorsque les deux autres eurent fini de détacher Sandrine, la benjamine avait déjà disparu. Jamais elle ne reprit contact, ni ne parla à personne de ce week-end. Elle supprima de son ordinateur tout ce qui était lié aux chatouilles, et passa plusieurs années à se persuader que ça n'avait eu aucune importance pour elle.

  • Chinow Avatar
    Chinow - il y a 11 ans

    Mais c'est sympa, tout ça ! J'aime bien la façon dont tu poses les choses, c'est drôle.

    Je vais continuer à te lire ;)


  • funjub Avatar
    funjub - il y a 11 ans
    Merci, c'est gentil. C'est un peu écrit comme je pense, avec juste quelques corrections après coup. La trame s'est vue grandement délayée avec l'actuel flashback qui n'était pas prévu initialement, mais que j'ai du rajouter pour rendre (un peu plus) crédible l'intrigue principale.

  • maL Avatar
    maL - il y a 11 ans

    J'ai bien aimé aussi même si j'ai trouvé ça trop court ! (rhâ j'ai été contaminée ! :lol: )

    Sérieusement, j'ai juste regretté que la scène de chatouilles ne soit pas un peu plus amplement décrite, mais, en même temps, je pense que le récit en aurait plus pâti si elle avait été trop longue : je comprends bien l'inscription de la scène, même si je n'ai pas encore lu la suite. ;)


  • funjub Avatar
    funjub - il y a 11 ans
    Je vais être honnête : mes chapitres étaient très déséquilibrés en longueur, donc je les ai recoupé à l'arrache pour faire des posts cohérents. Mais du coup, ça peut avoir nui un peu à la dynamique de l'histoire.

  • maL Avatar
    maL - il y a 11 ans
    Non justement, je pense que pour l'instant elle n'est pas desservie. Au final, tu as quand même gardé l'élément important de la séance, à savoir l'intervention inopinée et imprévue de Stéphanie. J'espère qu'on en saura un peu plus sur le pourquoi de sa fuite (ce qu'elle a ressenti qui lui a fait si peur).

  • Coco Avatar
    Coco - il y a 11 ans

    Cette suite est toujours aussi sympathique :)


  • funjub Avatar
    funjub - il y a 11 ans
    [i:3nt01pxi]J'ai un peu tardé, mais voilà la suite[/i:3nt01pxi] [hr=80:3nt01pxi][/hr:3nt01pxi] Et maintenant, ça. Lorsque Sandrine sonna, Stéphanie était encore à demi perdue dans ses souvenirs. - C'est sympa chez toi. - Merci. Tu n'as pas eu trop de mal à trouver? - Pas trop, pas trop. Alors, tu me racontes? Stéphanie se renfrogna un peu : - Il n'y a pas grand chose à raconter. J'ai une séance potentielle. Rien de certain, mais j'aime autant être prête. - Je vois. [i:3nt01pxi]Sandrine sourit.[/i:3nt01pxi] Toujours aussi sadique? - Tu m'en veux encore? - Pour la séance? Pas vraiment, sinon je ne serais pas là. Mais tu aurais pu appeler, prendre des nouvelles... Stéphanie baissa la tête, un peu honteuse. - C'est un truc important ta séance? - Comment ça? - Tu y tiens vraiment? Elle rougit encore un peu, pas prête à avouer le motif réel. - Oui, un peu. - Alors ne stresse pas, tu t'en sortiras très bien. Tu es une des meilleures chatouilleuses que j'ai jamais connue. Lorsque Sandrine la quitta, lui promettant de repasser le lendemain récupérer ses ustensiles et débriefer si besoin, il restait trois heures à Stéphanie pour se préparer. Elle termina rapidement son rangement, puis installa le matériel. Son lit se vit adjoindre quatre lourds bracelets de cuir aux quatre coins. Puis, vautrée dans son canapé, elle entreprit l'inventaire du reste du matériel. De toute évidence, la pratique de Sandrine ne s'était pas arrêtée ce fameux week-end à la campagne : Stéphanie trouva un stock de plumes colorées, de brosses à dents et même - elle frémit - de brosses à dents électriques. Son intérêt allant croissant, elle sortit de l'huile de massage, des brosses à cheveux. Du sérieux. Incapable de penser à autre chose, ou même de se détendre, elle mit à profit les heures qui lui restaient pour un bain. À l'heure dite, précise, Isabelle Neuville sonna. Toujours aussi impressionnée, Stéphanie la fit entrer, et lui proposa de s'asseoir. Tandis qu'elle préparait un café - serré, il n'est pas prudent de trop boire avant ce genre d'exercice - elle observait son hôte à la dérobée. Un bermuda un peu long, un débardeur à la fois sportif et chic, des sandales dernier cri. Elle aurait écumé les forums fétichistes à la recherche de la meilleure tenue pour ce genre d'occasion, elle n'aurait pas trouvé mieux. Considérablement moins élégant en tous cas. Le café bu - et étonnamment peu de mots échangés - elle insista pour voir le matériel. Isabelle Neuville eut l'air positivement surprise par l'installation. - C'est du matériel de pro, que vous avez là. - Merci. - Avant que nous commencions, j'aimerais établir quelques règles, si vous êtes d'accord. Stéphanie bredouillante, approuva. - Tout d'abord, vous m'aviez promis trois heures, je propose que l'on compte à partir du moment où je serais complètement attachée. Pas d'objection? - Non-non. - Ensuite, même si ça tombe sous le sens : des chatouilles, rien que des chatouilles, sur la peau uniquement, et interdiction de me déshabiller plus avant. - Tout à fait. - Pas de bâillon non plus, vos voisins sont loin et je doute que vous parveniez à me faire hurler de toutes manières. Enfin - [i:3nt01pxi]elle tendit un papier à Stéphanie[/i:3nt01pxi] - ceci est pour vous. Un peu surprise, celle-ci reçut la feuille, vierge à l'exception de six chiffres. - Qu'est ce que c'est? - Je vous expliquerai ça en cours de route. On s'installe? En un tournemain, Neuville s'allongea sur le lit, membres tendus et prêts à être entravés. Stéphanie s'exécuta sans un mot, consciente d'avoir un peu perdu l'initiative. - Et voilà. Vous pouvez tirer dessus un peu, pour voir si ça tient? Parfait. - Quelle heure avez vous? - 19h20. Vous m'expliquez les chiffres, s'il vous plaît? Isabelle Neuville sourit sur le lit. - C'est très simple, en réalité. C'est le numéro de mon assistante, à l'exception des quatre derniers chiffres. Stéphanie ouvrit des yeux ronds. - Pour quoi faire? - Comprenez que je ne pouvais pas me fier à vous aveuglément. Alors je lui ai laissé un message, à n'ouvrir que si elle n'avait pas de mes nouvelles avant 23h. - Et ce message contient? Le sourire de la prisonnière s'élargit encore. - Votre adresse, ainsi qu'un petit mot lui demandant de prévenir la Police. - Et je suppose que vous n'allez pas me donner ces chiffres si facilement, n'est-ce pas? - Vous avez tout compris. Je voulais également m'assurer que vous donneriez le meilleur de vous-même. J'ai eu tort?

  • Hasana Avatar
    Hasana - il y a 11 ans

    Cool !!! J'ai vraiment hâte de voir la suite !!! J'espère qu'elle va y arriver mais je ne suis pas inquiète :) Je vais continuer à te lire ça c'est sur !


  • maL Avatar
    maL - il y a 11 ans
    Que de rebondissements ! Cette Neuville est bien coriace, ça donne envie de savoir comment tout se déroulera.