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- L'espionne aux pieds nus
- Épisode 01
Histoire ajoutée le
30/06/2016
Épisode ajouté le
30/06/2016
Mise-à-jour le
03/07/2021
En quelques mois de service, Myriam, 22 ans, avait rapidement fait ses preuves auprès des services secrets français.
Elle avait été recrutée dès la fin de ses études, pour son Arabe irréprochable dû à ses origines méditerranéennes, et ses connaissances impeccables en géopolitique.
La brune aux cheveux légèrement ondulés n’avait jusque là commis aucun impair.
D’une discrétion extrême, elle savait ne pas se faire remarquer. C’était pourtant la mission qu’on allait lui confier.
« Ta prochaine cible est un industriel français. On pense qu’il a des contacts avec des trafiquants d’armes du Maghreb. Il n’est pas nécessairement coupable de quelque chose, mais il a des noms.
-Quel point de contact ?
-Heu…c’est assez original cette fois-ci.
-C’est à dire ?
-Hé bien, d’après nos informations il a un…fétichisme des pieds. Il se balade souvent dans le jardin du Luxembourg en fin d’après-midi. Il lui arrive d’aborder les filles déchaussées, puis de les inviter à prendre un verre. -D’après l’une d’elle, il a un intérêt certain pour leurs pieds.
-D’accord et…pourquoi moi ?, dit-elle en plissant ses yeux bruns.
-Comment dire…D’après les autres qui ont vu tes pieds en entraînement, les tiens sont les plus jolis du service.
-5 ans d’études pour en arriver là…, soupira-t-elle, ses lèvres pulpeuses se tordant en un sourire amer. »
Malgré ses réserves, elle accepta la mission. Elle n’aimait pas vraiment exposer ses pieds, bien trop sensibles à son goût. Ses collègues usaient et abusaient souvent de ce point faible pour la mettre à terre lors des entraînements, quelques effleurements suffisant à la mettre hors d’état de nuire.
Elle resta ainsi plusieurs fins d’après-midi dans le jardin du Luxembourg. Elle procédait invariablement de la même manière : elle s’installait sur une chaise de jardin, ôtait ses tropéziennes, puis mettait ses pieds, de taille 39, en évidence sur une autre chaise.
Elle tentait d’avoir l’air la plus naturelle possible, les chevilles croisées, un livre en main. Ses plantes de pieds rose ainsi visibles à la vue de tous lui donnaient une impression de vulnérabilité. Leur élégante cambrure attirait naturellement l’attention.
À son grand chagrin, quelques enfants farceurs ne se gênèrent pas pour y glisser quelques chatouilles.
Après plusieurs jours d’attente, sa cible se montra enfin. Un homme d’une quarantaine d’années, plutôt élégant, aux cheveux grisonnants, et aux yeux vert clair. Il s’appelait Christophe Xander, et il jouissait d’une certaine notoriété.
Son regard se fixa rapidement sur elle. Il était en effet difficile de ne pas la remarquer : elle portait un jean assez moulant qui mettait bien en valeur ses pieds nus. Son vernis rouge sombre ajoutait un charme à ses orteils de taille parfaite.
Il lui fit un sourire, qu’elle lui rendit d’une manière qu’elle espérait sincère, au moins en apparence.
Il vint rapidement lui adresser la parole.
« Désolé de vous déranger, je vous observe depuis toute à l’heure mais…je voyage beaucoup, mais je n’arrive pourtant pas à deviner votre pays d’origine.
-Vous n’êtes pas le premier, lui répondit-elle sincèrement en souriant. »
Leur conversation fut plutôt naturelle, et assez agréable. Elle lui parla rapidement de ses origines italiennes et libanaises, il lui décrit l’expérience qu’il avait eu de ces pays. Elle fut surprise de constater que Xander était finalement un homme assez charmant.
Il lui proposa un verre, ce qu’elle accepta sans hésiter.
Ils s’installèrent à la terrasse d’un bar visiblement plutôt cossu. Elle était ainsi d’autant plus gênée de retirer ses sandales pour continuer son jeu de séduction. Ce dernier avait au moins l’air de marcher, vu les nombreux regards jetés par Xander sous la table.
« Hé bien, vous n’aimez pas garder vos chaussures en place !
-Haha, on me le dit souvent, mentit-elle. Quand il fait beau, je me mets pieds nus dès que possible !
-Vos plantes de pieds ont l’air très douces, pour quelqu’un qui déteste être chaussée.
-Hem oui j’en prends…soin.
Elle fit en sorte de lui donner peu de détails sur sa vie privée, inventant un faux nom. Il avait finalement deviné ses origines moyen orientales, lui parla brièvement de ses voyages.
Elle jugea le moment inopportun pour tenter de lui soutirer des informations.
Elle évoqua tout de même maladroitement le Maghreb, lui faisant lever un sourcil.
De fil en aiguille, il l’invita à boire un dernier verre chez lui, ce qu’elle accepta.
Il vivait dans un somptueux appartement, un duplex avec une vue magnifique sur le jardin du Luxembourg.
Cette mission la rendait mal à l’aise. Elle s’enivrait progressivement, et le vin dont il remplissait son verre n’allait pas aider.
« Vous seriez peut-être surprise, mais j’ai suivi des études de réflexologie…Et en voyant vos pieds je ne peux m’empêcher de vous le demander. Accepteriez-vous un massage ?
-B-bien sûr !, répondit-elle visiblement gênée.
Elle lui tendit ses pieds en sirotant son vin rouge.
L’alcool fit rougir ses joues pâles. Les mains expertes de son hôte la plongeaient dans un état de relaxation intense. De temps en temps, les paumes qui effleuraient sa peau sensible lui faisaient esquisser un sourire rapidement dissimulé.
« Vous l’avez l’air un peu tendue…Je connais une technique de relaxation intense, je pense que vous pourriez apprécier.
-Euh…pourquoi pas !
Elle n’était décidément pas faite pour ce genre de mission.
Il l’amena vers ce qui semblait être une table de massage. À l’endroit où devraient s’installer les pieds se trouvait une sorte de console de bois.
Peut-être trop éméchée, elle s’y installa sans poser plus de questions. Il lui demanda d’installer ses bras au-dessus de sa tête, et elle s’exécuta. Puis elle entendit la pression d’un bouton.
Un carcan se referma sur ses chevilles, les immobilisant côte à côte. De même, d’espèces de menottes s’étaient refermées autour de ses poignets.
« Mais…Détachez-moi !
-Pardonnez ma brusquerie mais j’ai l’intime conviction que vous n’êtes pas celle que vous prétendez être…
-Co…comment ?
- Je suis suivi depuis quelques semaines. Et vous me paraissez un peu trop encline à vous faire masser les pieds par un inconnu. Enfin, vos questions sur mes activités au Maghreb sont pour le moins douteuses…
Il tira une chaise puis s’installa au niveau de ses pieds. Elle pouvait sentir son souffle sous ses plantes.
« Dans le petit monde des fétichistes, on sous-estime souvent le pouvoir de la plume, dit-il en faisant glisser une longue plume d’oie entre ses doigts. C’est pourtant un outil remarquable. Il est parfait pour tester les limites de leur victime, jauger leur sensibilité. Il créé une attente, fait naître une tension à la limite de l’insoutenable. Voyez plutôt… »
En terminant sa phrase, il commença à effleurer les plantes de pieds de Myriam. Il paraissait parfaitement maîtriser son geste, alors qu’il explorait les recoins des douces extrémités. Il se saisit doucement des deux gros orteils de sa victime pour les empêcher de se recroqueviller, et ainsi s’attaquer à leurs dessous.
La sensation mettait la prisonnière dans une sorte d’état d’alerte, tous les sens en éveil. Ce toucher si léger l’électrisait. La transe fut brisée lorsque Xander glissa brusquement son doigt sous son pied gauche. Elle ne put retenir un gloussement sonore.
« Hé bien, je vois que j’ai obtenu l’effet recherché ! », se réjouit-il.
Ce petit jeu dura quelques longues minutes, qui mirent ses nerfs à rude à preuve. Elle se détestait lorsqu’elle gloussait comme une petite fille, quand le doigt remplaçait brièvement la plume. Elle avait aussi l’impression que sa sensibilité s’en retrouvait décuplée.
« J’ai rarement vu des pieds aussi sensibles. Les exposer ainsi n’était peut-être pas une excellente idée…Mais c’est assez pour la plume. »
Il la déposa, puis commença progressivement à pianoter sur les plantes de sa victime. Ses doigts effleuraient les pieds de Myriam les uns après les autres, de plus en plus rapidement, de plus en plus intensément. Elle tenta de s’y soustraire, mais le carcan qui maintenait ses chevilles était bien trop solide.
« A-arrêtez…hahaha…vous n’avez pas le droit…, dit-elle la voix tremblante.
-Vous pourriez me dire ce que vous me voulez…
-Je…héhéhé…je n’ai rien à vous dire…
-Et bien qu’il en soit ainsi. »
Les légers pianotements se transformèrent en un grattage vigoureux. Comme la torture ponctuelle qui accompagnait la plume, mais avec tous les doigts cette fois-ci, et sans interruption. Le mouvement de ses orteils pour échapper aux doigts ne faisait qu’accentuer le désir de Xander.
« Hahaha…HAHAHAHAAARRETEEEEEZ !! »
De sa main droite, il lui attrapa fermement le pied gauche pour mieux se concentrer sur celui-ci, et explorer ses orteils. Myriam ressentait alors une profonde impuissance.
« Les doigts…les meilleurs outils de l’homme ! Et quel plaisir de toucher des pieds aussi jolis…Vous pouvez continuer à ne rien dire, je ne vous en tiendrai pas rigueur », dit-il en s’emparant de l’autre pied, pour lui infliger le même traitement.
La loi internationale étant ce qu’elle est, les supérieurs de Myriam n’avaient pas jugé nécessaire de lui apprendre à résister à la torture. Mais elle n’aurait de toute façon jamais été préparée à ça.
Mais elle devait tenir bon. Si elle avouait, elle risquait de compromettre son agence, et d’affaiblir leur image de marque. Elle serait sûrement renvoyée.
Son bourreau ralentissait l’intensité des chatouilles de temps à autre, pour mieux sentir la douceur des pieds de sa victime. Il passait ses mains sous ses plantes, jouait avec ses orteils…
Ces brefs moments de répit ne faisaient qu’accentuer la tension de Myriam.
« Passons à autre chose. »
Il sortit de sous la table un petit pot en verre, contenant une sorte de gel transparent. Il l’ouvrit, puis trempa dedans un petit pinceau-brosse. La brune sursauta au moment où l’objet rentra en contact avec son pied droit. La sensation du liquide visqueux lentement répandu sur ses plantes la faisait frissonner.
« Qu-qu’est-ce que c’est ?
-Un petit gel de ma conception. Ne vous en faites pas c’est tout à fait naturel et sans danger. Il s’évaporera de lui-même. Je l’ai élaboré pour une amante aux pieds sublimes, mais malheureusement peu réceptifs. Cette huile m’a permis de surmonter cet obstacle…Et je n’ose imaginer ses effets sur une personne aussi sensible que vous. Bien…
Une fois que ses pieds furent complètement recouverts, ses plantes humides brillant à la lumière, il se mit au niveau de son torse. Il souleva délicatement son débardeur blanc, et commença à chatouiller ses côtes.
« Le temps que le produit fasse effet… »
Elle n’y était pas aussi sensible, mais les chatouilles restaient peu supportables. Elle se tortillait comme elle le pouvait sur la table, sous le regard amusé du bourreau.
Il effleura doucement le dessous de ses aisselles. Son bourreau paraissait y trouver plus une sorte de distraction. Il jouait avec elle comme si elle était un instrument, souriant au son du rire cristallin de sa victime.
En même temps, elle ressentait une sorte de chaleur sous ses pieds. Comme si ses plantes percevaient le moindre mouvement de l’air.
Il continua à soulever le vêtement, jusqu’au dessus de son soutien-gorge blanc. Myriam lui lança un regard plein de défiance. Ils se fixèrent ainsi pendant plusieurs longues secondes, avant que Xander ne se retournât finalement.
« Je vais aller dîner. J’aurais pu simplement badigeonner vos plantes de confiture et les lécher, mais ce ne serait pas très élégant. Mais je ne vous laisse pas seule… »
Il installa en face de ses pieds une sorte de double roue, entièrement entourée d’une espèce de brosse. Il appuya sur un bouton, puis l’appareil se mit en marche.
Une décharge d’électricité la traversa. L’appareil était conçu de telle sorte que les deux roues s’alignaient parfaitement avec toute la surface du pied.
« Ça devrait accélérer les effets du produit…soyez sage, la roue s’accélérera si vous bougez trop. »
-Non non s’il vous plait ! Ne partez pahahaHAHAHA ! »
Il lui adressa un dernier sourire, puis s’en alla.
Myriam tenta de mettre en oeuvre toute les techniques d’évasion qu’elle avait apprises pour dégager ses mains maintenues au-dessus de sa tête, en vain.
Le mouvement sous ses pieds s’accélérait, ce qui n’aidait pas ses manoeuvres déjà laborieuses.
L’étrange gel avait démultiplié ses sensations. Elle était non seulement bien plus sensible, mais les chatouilles provoquaient maintenant en elle une chaleur qu’elle refusait d’apparenter à du désir.
Elle essayait d’ignorer la torture pour ne plus tenter d’y échapper et donc de la renforcer, en vain.
Bientôt, elle se retrouva à hurler de rire toute seule, quelques larmes coulant sur ses joues.
Elle, l’espionne d’élite, bac +5 de l’une des écoles les plus prestigieuses du pays, une des meilleures de sa génération, se sentait de nouveau comme une adolescente écervelée.
Elle se souvenait de la manière dont ses oncles et cousins employaient les chatouilles comme punition de choix quand elle fautait. Elle se revoyait, les pieds maintenus sur un petit tabouret, chatouillée sous les yeux d’une famille qu’elle comprenait mal.
Ces punitions, néanmoins, n’effleuraient même pas le sentiment d’impuissance qu’elle ressentait, sa seule échappatoire dépendant d’une homme qui avait décidé d’en faire sa victime.
Dans un état second, elle devenait complètement sourde à tout ce qui l’entourait. Ne restait plus que le frottement inarrêtable sous ses plantes de pieds, qu’elle amplifiait malgré elle.
Elle fut remplie d’un honteux soulagement lorsque Xander revint.
Il s’approcha d’elle, puis lui jeta un sourire narquois.
« Ne vous avais-je pas dit de rester tranquille ? C’est à croire que vous le faites exprès…
-A…Arrêtez-le ! Je vous en supplie ! »
Il la toisa quelques instants, puis activa finalement un bouton sur la roue, qui la ralentit bien trop lentement au goût de Myriam.
« Je pense que vous commencez à comprendre qu’il serait préférable pour vous de collaborer. Commençons par quelque chose de simple…votre prénom par exemple.
Myriam resta d’abord silencieuse.
-Je ne suis pas certain que vous compreniez bien votre situation. Je n’ai même pas effleuré l’ensemble des moyens à ma disposition pour vous faire parler, et je parle seulement de chatouilles. Je pourrais réactiver la roue, et m’attaquer au reste de votre corps. Peut-être même appeler des renforts. Voire pourquoi pas vous installer dans un carcan place de la République ! Je suis curieux de voir si les badauds arriveraient à vous faire parler. Vos employeurs apprécieraient sûrement beaucoup de vous voir à la merci d’inconnus. Et je pense que tous les Parisiens méritent de s’amuser avec vos si jolis pieds…
-…Myriam, lâcha-t-elle finalement.
-Bien Myriam. Comme vous vous en êtes sans doute rendue compte, vos plantes sont à présent extrêmement sensibles….
Pour accompagner ses paroles, il souffla doucement sur les pieds de sa captive, ce qui la fit sursauter.
-Le simple fait de marcher pieds nus sur l’herbe devrait vous rendre folle. Alors imaginez avec ça…
Il sortit de sous la table une large brosse à cheveux.
À peine commença-t-il à l’appuyer contre les pieds de sa victime…
-HAAAA NON JE DIRAI TOUT ! MAIS PAS ÇA S’IL VOUS PLAIT !
Le désespoir s'entendait dans sa voix. Ce simple cri du coeur avait consommé l’essentiel des forces qui lui restaient.
-Vous pouvez faire ce que vous voulez avec mes pieds…mais pas la brosse !
Sa supplique était sincère. Elle regrettait la douceur de la plume, la sensualité des doigts. Mais elle sentait que la brosse l’enverrait dans un état dont elle ne reviendrait peut-être pas.
-…Bien. Ne vous donnez pas la peine d’en dire plus.
-Co…comment ?
-Hé bien, je souhaitais juste savoir si j’étais en mesure de faire parler une personne aussi aguerrie que vous. J’ai eu ce que je voulais, et je vais à présent vous donner ce que vous cherchez…
-Espèce de…
Je choisirais bien mes mots si j’étais vous. N’oubliez pas votre position…
Elle choisit de se taire.
Je n’ai malheureusement plus de papier…, mentit-il. Je vais devoir trouver un autre moyen d’écrire les noms qui vous intéressent…Et je pense que vos pieds seraient parfaits. »
Myriam poussa un long soupir. Après tout, c’était le dernier supplice qu’elle devrait endurer. Ainsi, son bourreau commença lentement à inscrire les noms les uns après les autres sous ses plantes. Il prenait bien le temps d’écrire chaque lettre. La sensibilité exacerbée de la jeune femme lui firent émettre quelques gloussements.
« Je ne fréquente plus ces personnes depuis longtemps, mais je sais qu’ils continuent leurs activités illégales. J’ai d’ailleurs rencontré le plus important d’entre eux grâce à la passion commune qui nous unit. Je trouvais ses méthodes un peu trop brutales à mon goût….Voilà qui devrait suffire. Avant que vous ne tentiez de m’étrangler, sachez que j’ai enregistré chaque instant de notre rencontre. Je ferais preuve de prudence à votre place…
-Je ne tenterai rien…Je n’en ai pas la force de toute façon.
Il pressa un bouton, puis le carcan s’ouvrit, ses poignets furent libérés. Elle dût prendre la main de Xander pour se lever.
« Où sont mes chaussures ?
Je pense que je vais garder vos jolies sandales, en souvenir…et dans l’espoir que vous veniez les récupérer. De plus, il me semble qu’après avoir essayer de me tenter avec, rentrer pieds nus est une punition adéquate. Je vais bien sûr vous commander une voiture. »
Elle n’eut pas la force de protester. Elle se contenta de s’en aller sur la pointe des pieds, pour ne pas risquer d’effacer les précieux noms.
Lorsqu’elle arriva au QG, on photographia ses pieds sous toutes les coutures, pour garder une trace des noms. Une autre manière d’immortaliser définitivement son supplice…
« Beau travail, Myriam ! Mais où sont passées vos chaussures ?
-Je préfère garder ça pour moi. Je…je pense que je vais prendre quelques vacances.
Elle ne sortit pas de chez elle pendant quelques temps. Profondément troublée, il lui fallut quelques heures avant d’effacer les noms de ses pieds nus. C’était la dernière trace du fait que ce qui lui était arrivé n’était pas un rêve.
Elle pensa longuement à tout ce que lui avait dit son bourreau. Tous les supplices qu’il aurait pu lui infliger. Et ressentit une chaleur inexplicable en s’imaginant de retour dans le carcan.
