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- Psychiatrie
Histoire ajoutée le
13/07/2016
Épisode ajouté le
13/07/2016
Mise-à-jour le
03/07/2021
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Zodiac - il y a 10 ans
Super début d'histoire, bien écrit, intéressant. Bravo ! Vivement la suite :D
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Tickler confiné - il y a 10 ans
Elle n’eut même pas le temps de pousser un deuxième cri étouffé. La porte s’ouvrit avec énergie et deux personnes entrèrent. Un homme et une femme. Un médecin et une infirmière, habillés comme s’ils devaient pratiquer une opération à cœur ouvert : blouses immaculées, charlotte sur la tête et masque anti-projection devant la bouche. Mélina se projeta autant qu’elle le pouvait vers l’avant, les yeux écarquillés, leur hurlant au travers de l’adhésif de la laisser partir. Ils ne semblaient même pas l’entendre. C’est à peine si l’homme lui jeta un regard furtif derrière ses lunettes carrées. Il s’assit au bout de la table, bien en face de ses pieds privés de liberté. L’infirmière posa un plateau métallique à sa droite, sur une desserte placée là exprès. Mélina tenta de se dresser au maximum pour voir ce qui était rangé dessus. Positionnée comme elle l’était, elle ne put quasiment rien voir, si ce n’est une brosse à cheveux. « Pourquoi une brosse à cheveux ? », se dit la jeune fille, qui s’attendait à tout voir sauf cet objet banal.
Puis son regard revint sur l’homme. Elle tenta d’accrocher son regard, mais celui-ci était absorbé par la contemplation de ses plantes de pieds. Mélina se sentit mal à l’aise et, par réflexe, tenta de recroqueviller les orteils. Le médecin plongea soudain une main vers le plateau pour en saisir quelque chose. Quand il la releva, elle sentit son sang se glacer. C’était une plume. Pas très grande, dix centimètre à peine, mais très fine et visiblement très souple. Mélina se souvint du test de son psychiatre quelques temps plus tôt. Et même sans ce rappel du passé, toute jeune fille chatouilleuse sait qu’une paire de pieds nus, ligotés de surcroît, ne fait pas bon ménage avec une plume. Hypnotisé par l’objet, elle était incapable de produire le moindre son. La plume entra en contact avec sa peau, partant de l’extrémité du deuxième orteil de son pied gauche pour redescendre vers sa base. Mélina sursauta dans sa camisole. Le doux instrument continua sa route, caressa la zone d’appui, passant à quelques millimètres du petit grain de beauté, pour finalement atteindre le creux de la plante avec une lenteur calculée. Mélina laissa échapper un long gémissement puis crispa tous ses muscles quand la plume entama un mouvement de va-et-vient le long de son pied ligoté. La sensation de frôlement sur cette fine couche de peau excitait toutes ses terminaisons et inondait son cerveau de messages d’alerte. Et quand l’objet remontât vers la base de ses deux plus petits orteils, se faufilant furtivement entre eux, Mélina se mit à rire.
Il n’avait fallu qu’une vingtaine de seconde de chatouilles pour lui arracher ce que ses amis tentaient d’obtenir d’elle depuis plusieurs mois. Quand une deuxième plume, qu’elle n’avait même pas vue arriver, s’ajouta au supplice, ce premier éclat se transforma en un flot ininterrompu de rire. Mélina secouait ses bras dans tous les sens, espérant les libérer de la camisole. Ses cheveux volaient devant son visage au gré de ses mouvements saccadés. Rien ne pouvait atténuer l’infernale caresse, qui bientôt gagna son pied droit. L’homme poursuivait sans jamais marquer la moindre pause, faisant glisser les milliers de poils soyeux sur la peau pâle de sa patiente. Il ne put s’empêcher de savourer ses tentatives pour plier les orteils libres, sans jamais gagner plus de quelques millimètres. Cinq minutes passèrent, puis dix, puis vingt. Mélina riait et gémissait à en perdre haleine. Les plumes parcouraient sa peau sans faiblir, attaquant chaque centimètre carré irrésistiblement chatouilleux. Quand elles s’arrêtèrent enfin, Mélina se retrouva prostrée, assise la tête baissée, les cheveux en bataille, tout son corps concentré pour aspirer le maximum d’air possible à travers le sparadrap.
Même le contact des mains de l’infirmière sur ses pieds ne lui fit pas relever la tête. Celle-ci massait consciencieusement sa peau, appliquant ce que Mélina imaginait être une sorte d’huile de soin. La jeune fille ne se redressa que lorsqu’elle entendit un bref clic suivit d’un petit bruit de moteur. Ses yeux bruns se posèrent sur une brosse à dent électrique vrombissante, que la main de l’homme approchait de son pied droit. « Que veut-il faire avec ça ? Ça ne peut pas servir pour me chatouiller », se dit-elle. Au premier contact, elle comprit qu’elle s’était trompée sur toute la ligne.
Le cri qu’elle poussa quand l’embout vrombissant fut apposé à la jointure de ses deuxième et troisième doigts de pied franchit presque entièrement la barrière censée la réduire au silence. Tournant et retournant sans cesse, l’instrument entama un mouvement de gauche à droite, allant jusqu’au petit orteil pour revenir, lentement, consciencieusement, vers le plus gros avant de repartir dans l’autre sens. Mélina eut l’impression de devenir folle. Elle regrettait amèrement la caresse de la plume. Les poils durs de la brosse à dent visitaient chaque recoin de peau blanche et sensible, rendu glissant par l’huile, infligeant un tourment infini à la jeune femme qui riait, criait et gémissait avec une intensité dont elle ne s’imaginait pas capable. Cela dépassait toutes les chatouilles qu’elle avait pu subir pendant son enfance et son adolescence, quand ses premiers copains découvraient son point faible. Passant d’un pied à l’autre, l’homme se concentrait uniquement sur ses doigts de pied offerts, glissant parfois la brosse à dent entre deux d’entre eux pour plonger la jeune femme en enfer.
Mélina ne sut combien de temps dura son supplice, mais lorsqu’il s’arrêtât une nouvelle fois, des larmes coulaient sur ses joues. Ses yeux humides affichaient désormais une peur panique, qui augmenta encore quand le médecin se saisit de la brosse. S’il l’avait choisi en dernier, c’est qu’elle devait être pire que la brosse à dent et elle n’osait pas imaginer l'intensité de la sensation. Cette fois, son bourreau choisit le pied gauche. Voyant l’objet se rapprocher, Mélina banda tous ses muscles pour tenter d’opposer une petite résistance et, qui sait, parvenir à briser l’un ou l’autre de ses liens. Elle se cabra violemment quand l’objet entra en contact avec sa plante. Le visage tourné vers le plafond, elle secoua la tête en fermant les yeux, submergée par l’atroce démangeaison. Son tortionnaire avait préféré une entrée en matière directe et frottait énergiquement le pied sans défense. Chaque poil de la brosse excitait la peau pâle et chatouilleuse de Mélina, qui hurlait comme une possédée. Ses rires se firent de plus en plus rares. Très vite, ils furent remplacés par de véritables sanglots. La jeune fille, qui venait de rouvrir les yeux, fixait d’un regard fou son pied soumis à l’atroce supplice de la brosse, criant à chaque changement de trajectoire de son bourreau, qui ne lui laissait pas une seconde de répit.
Mélina se débattait comme elle pouvait, faisant trembler les liens enserrant ses jambes. Mais ceux-ci tinrent bon. Ses orteils ployaient autant qu’ils le pouvaient pour tenter d’atténuer l’horrible sensation de chatouillement au creux de son pied gauche. En vain. Chaque variation de pression ajoutait encore à son tourment. L’homme poursuivi la torture jusqu’à l’extrême limite. Quand il arrêtât, Mélina tremblait de tous ses membres, épuisée, brisée. Elle n’émettait plus un son, hormis celui de sa respiration saccadée derrière le bâillon. C’est à peine si elle vit, au travers de ses larmes, l’homme se lever et sortir de la pièce, suivi de l’infirmière.
Elle ne resta pas seule bien longtemps. Un autre homme entra, non masqué celui-là. Il devait avoir environ 40 ans, des cheveux bruns coupés court et un regard gris pénétrant qu’il plongea immédiatement dans les yeux de Mélina.
« Bonjour Mélina. Je suis le responsable de cette unité. Tu peux m’appeler Nicolas. »
Toujours réduite au silence, la jeune fille le suppliait de ses yeux bruns de la libérer et la laisser partir.
« J’imagine que tu veux sortir d’ici », lui lança Nicolas, comme s’il avait lu dans ses pensées.
Mélina fondit en larmes en hochant la tête aussi fort qu’elle le pût. Le médecin sourit avant de reprendre :
« Je comprends. Ce traitement que j’ai mis au point est particulièrement éprouvant, surtout pour quelqu’un d’aussi sensible que toi. Mais il a fait ses preuves. Les chatouilles t’obligent à lâcher prise et à ne plus penser à rien d’autre. Elles t’obligent à rire, même si tu n’en as pas envie, et inondent ton cerveau de substances bénéfiques. Si tu pars maintenant, adieu la guérison. Je te propose d’échanger des années de malheur contre une seule semaine de traitement. Es-tu d’accord ? »
Il avait prononcé ces mots très lentement, laissant à sa patiente le temps de les absorber un par un et de prendre toute la mesure de l’enjeu. Mélina avait l’impression d’être au bord d’un précipice sans fond. Si elle partait, elle ne savait pas si elle aurait la force de poursuivre sa vie d’avant. Si elle restait, elle allait être confronté au plus horrible des supplices que l’on pouvait lui infliger. Elle fixa Nicolas, qui lui souriait toujours. Les secondes s’écoulèrent, longues comme des heures, puis elle hocha la tête en laissant couler une nouvelle cascade de larmes.
A peine une heure plus tard, elle était dans une chambre d’hôpital, habillée mais toujours pieds nus. « Ici, les patientes ne peuvent porter que les sandales réglementaires, sans chaussettes », lui avait expliqué le psychiatre. Il lui avait décrit la suite des opérations. Chaque jour, elle devrait subir une ou plusieurs sessions du traitement sans savoir à l’avance ce qu’elle allait devoir endurer. Mélina n’avait pu réprimer un frisson. Après lui avoir servi un diner rapide dans un petit réfectoire, une infirmière l’avait conduite à sa chambre. Il n’y avait qu’un seul lit, mais elle devrait partager un petit salon et les sanitaires avec une autre patiente en cours de traitement dénommée Christelle. La jeune fille fut soulagée. Elle ne serait pas seule pour endurer cette épreuve.
Assise sur son lit, elle se demanda à quoi ressemblait sa colocataire d’infortune. C’est alors qu’elle entendit du bruit dans la pièce d’à côté. Celui d’une télévision en marche. Elle n’aurait pas à attendre bien longtemps pour avoir la réponse à sa question. Mélina se leva et ouvrit timidement la porte.
Christelle était allongée sur le canapé du salon. Elle devait avoir un an ou deux de plus qu’elle. Plutôt petite, comme elle. Mais là où Mélina était plutôt du type méditerranéen, avec les cheveux légèrement frisés et la peau naturellement hâlée, sa colocataire avait la peau très pâle et ses longs cheveux bruns tombaient sans un seul mouvement rebelle. Elle était habillée d’un débardeur turquoise et d’un jean, seuls ses pieds étaient nus conformément à la règle de l’établissement. Ils étaient aussi petits que les siens mais moins élancés. La peau de ses plantes était presque translucide, laissant entrevoir les petites veines irriguant ses extrémités. Elle aussi devait y être très sensible se dit Mélina.
Elle fut presque prise en flagrant délit. Christelle tourna la tête au moment où elle détournait son regard de ses pieds nus.
« Ah salut ! », lança-t-elle en s’extirpant du canapé avec un léger sourire. « Tu dois être Mélina. Moi c’est Christelle. »
Mélina s’avança et les deux jeunes femmes se serrèrent la main.
« Tu… tu as déjà commencé le traitement ? », demanda Mélina.
« Ne m’en parles pas ! Ils m’ont chatouillé pendant deux heures avant de m’amener ici. Mais je suis arrivé un peu avant toi, j’ai déjà eu le temps de me reposer un peu. Ils t’ont fait quoi ? »
« Ben, ils m’ont chatouillé les pieds avec les plumes et les brosses », répondit la jeune fille, gênée à l’idée d’évoquer son supplice.
« Et bien tu as de la chance ! », rétorqua Christelle. « Moi ils m’ont aussi attaqué sous les bras. C’était affreux ! »
Mélina se figea. Ses pieds étaient effroyablement chatouilleux, certes, mais ce n’était rien en comparaison de ses aisselles. Elle ne pouvait supporter aucune caresse prolongée sur la peau douce de ses dessous de bras. C’était pour elle le supplice ultime. D’instinct, elle croisa les bras et vint caler ses mains sous ses aisselles. Christelle remarqua le geste d’un regard furtif, puis poursuivit :
« Et encore, ils n’ont pas chatouillé mon ventre. Je crois que je serais devenu complètement folle. C’est encore pire que les pieds ! »
« Tu ne crois pas que nous devrions parler d’autre chose ? », risqua Mélina, qui ne se sentait pas la force de parler de son supplice à venir plus longtemps. « Si, bien sûr », répondit Christelle à son grand soulagement. Les deux jeunes femmes discutèrent une bonne partie de la soirée avant de se glisser dans leurs chambres respectives, déterminées à dormir le plus possible pour affronter la journée du lendemain.
À suivre...
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Tickler confiné - il y a 10 ans
Merci pour les commentaires ! :) bonne lecture !
JOUR 2
« Vous avez dix minutes pour vous changer et porter ça ». A peine le temps d’avaler un petit déjeuner, Mélina devait déjà s’activer. Pourquoi ? Elle n’en savait rien et cette perspective lui fichait une trouille bleue. Ce que l’infirmière venait de lui apporter ne la rassurait guère. Elle se regarda dans la glace de la salle de bain. Le mini short moulant couvrait à peine le haut de ses cuisses. La brassière laissait presque tout le haut de son corps à nu, ne protégeant que sa poitrine.
Elle revint dans la pièce commune. Christelle ne s’était pas encore montrée. La porte de sa chambre était fermée. « Qu’elle se repose, elle en aura besoin », pensa Mélina. Elle sursauta quand la porte donnant sur le couloir s’ouvrit, laissant le passage à deux infirmiers au physique de garde du corps de série américaine. Sans un mot, ils s’approchèrent de la jeune femme et saisirent chacun un bras pour l’entraîner vers le couloir.
« Eh ! Je peux marcher toute seule », s’offusqua Mélina face à la brutalité des deux gorilles. Mais rien n’y fit. Elle fut traînée comme un prisonnier en route pour l’échafaud. Ils longèrent une série de portes blanches, toutes identiques, tournèrent à gauche, puis à droite, passèrent une grande porte à ouverture automatique puis arrivèrent enfin devant l’entrée d’une pièce vivement éclairée. Mélina jeta un regard à l’intérieur. Ce qu’elle vit la remplit d’effroi. Vissé solidement au sol, un chevalet en forme de Y trônait au milieu de la salle. Chaque extrémité destinée à accueillir les bras de la patiente était bardée de sangles. D’autres attaches placées quasiment à hauteur de poitrine devait servir à souder le torse à la structure pour empêcher tout mouvement. L’engin était conçu de telle manière que la victime soit obligée de poser chacun de ses genoux dans des sortes de coffres placés de part et d’autre, prévus pour immobiliser les mollets à l’horizontale. Le but était simple : obliger la victime à présenter ses plantes de pieds à ses bourreaux. Une fois harnachée là-dessus, Mélina ne pourrait plus protéger la moindre zone sensible de son anatomie. Paniquée, elle tenta de faire marche arrière. Mais les deux infirmiers l’encadraient de près et se saisirent chacun d’un bras et la soulevèrent à quelques centimètres du sol. Ses sandales tombèrent, ne laissant que le bout de ses orteils en contact avec le lino gris. Réduite à l’impuissance, la jeune fille implora les deux gorilles : « Non, non, s’il vous plaît, ramenez moi dans la chambre ! Non ! »
Il ne fallut qu’une minute pour l’attacher solidement au chevalet, malgré ses tentatives désespérées pour se dégager. L’un des deux hommes appliqua une large bande de sparadrap sur sa bouche, la privant une nouvelle fois de la parole, puis se dirigea vers le mur situé en face de Mélina. Ce n’est qu’à cet instant qu’elle remarqua qu’il ne s’agissait pas d’un mur classique, mais d’un rideau, que l’infirmier tira pour dévoiler la partie masquée de la pièce. Mélina ouvrit des yeux ronds.
Quelques mètres devant elle et habillée comme elle, Christelle lui faisait face, attachée sur le frère jumeau de son chevalet. Sa colocataire ne la voyait pas. Un bandeau noir couvrait ses yeux bruns. Ses longs cheveux bruns avaient été ramenés dans son dos, pour dégager la voie vers ses aisselles. Elle n’était pas bâillonnée mais elle avait visiblement décidé de garder la bouche close. Au premier abord, elle semblait attendre courageusement son supplice. Mais en se concentrant, Mélina pu voir sa poitrine se soulever frénétiquement, au rythme de sa respiration saccadée, et ses bras trembler très légèrement au dessus de sa tête. Elle était terrifiée.
Nicolas entra, accompagnée de deux infirmières et d’une jeune fille, qui ne devait pas avoir plus de 20 ans. Mélina n’eut pas le temps de la détailler. Le psychiatre se dirigea droit vers elle, sans un mot, et se plaça derrière son dos. Elle se prépara mentalement à sentir ses doigts sous ses pieds, ses côtes, ou, pire encore, ses aisselles. Mais rien ne vint. Les deux mains du médecin apparurent devant son visage, tenant un bandeau identique à celui qui cachait les yeux de Christelle. Mélina n’eut même pas le temps de protester qu’elle perdit la vue. Elle sursauta quand Nicolas commença à parler très doucement au creux de son oreille droite :
« Cette épreuve s’appelle ‘le miroir’. Je ne peux pas m’en servir très souvent mais j’ai cette fois la chance d’avoir deux patientes très sensibles. Christelle sera chatouillée la première, puis ce sera ton tour. »
Mélina comprit l’horreur de sa situation. Plongée dans l’obscurité artificielle du bandeau, elle allait être forcée d’écouter les rires, les cris et les suppliques de sa nouvelle amie, sachant que son tour viendrait ensuite. Une torture psychologique avant la torture physique. Le bâillon lui ôtait toute liberté de protester ou d’encourager Christelle, qui, elle dû le reconnaître, se trouvait dans une situation bien plus préoccupante que la sienne. Pour l’instant du moins. Celle-ci poussa un long gémissement puis hoquetât, avant de laisser échapper un flot de rire ininterrompu. Son supplice commençait.
En terme de sensibilité chatouilleuse, Christelle pouvait rivaliser avec n’importe qui. Chaque zone de son corps offrait à un éventuel bourreau un trésor de réactivité, avec tout en haut de l’affiche, son ventre pâle et ses petits pieds. Pour l’instant, seuls ces derniers occupaient ses bourreaux. Chacun d’eux avait saisi l’un des gros orteils de la jeune femme pour caresser du bout d’une plume la peau translucide de ses plantes. Centimètre carré par centimètre carré, les doux poils excitaient les milliers de terminaisons nerveuses cachés juste sous l’épiderme. Arrivé au bout de son tout petit 36, ils repartaient en arrière, laissant à leur victime l’occasion de redécouvrir à l’infini le supplice de la plume. Elle poussa son premier cri quand les instruments s’insinuèrent habilement entre ses orteils, entamant un mouvement de scie pour torturer au mieux ces petits espaces dotés d’une incroyable sensibilité. Christelle riait sans s’arrêter, émaillant ses éclats de bribes de phrases presque inintelligible : « Ahaaaaahahah non ! Arrêtez ! Ça chatouuuuille ! Pas les pieds ! »
A l’autre bout de la pièce, Mélina ne pouvait rien faire d’autre que d’entendre les suppliques de son amie, qui pénétraient dans son cerveau syllabe par syllabe. Elle se sentit défaillir quand Christelle prononça les mots qu’elle redoutait par dessus tout : « Pas mes bras ! Pas mes bras ! Pas mes braaaaahahahahahahah ! »
Dix ongles assaillaient les aisselles de la suppliciée, grattant la peau douce et terriblement sensible. Christelle forçait sur ses liens dans une folle tentative pour rabattre ses bras. Les gratouillements frénétiques, associés aux plumes qui caressaient toujours ses plantes de pieds, plongeait la jeune femme dans un état de transe. Ses bourreaux maintinrent la cadence pendant plusieurs minutes et ne s’arrêtèrent qu’au moment où leur victime prononça son tout premier : « Pitié ! »
Le silence envahit la pièce. Seule la respiration saccadée de Christelle rompait le silence. Soudain, un vrombissement se fit entendre, puis un deuxième, un troisième, un quatrième, un cinquième et enfin un sixième. Six brosses à dent électriques pour supplicier une seule victime.
Aveuglée, Christelle ne vit pas le premier instrument se rapprocher de son nombril. Quand le contact se fit, elle poussa un hurlement de terreur qui dura près de dix secondes. Les dizaines de petits poils tournaient et retournaient au creux de ce petit bijou qui ornait son ventre gracieux, détruisant les dernières barrières mentales de la jeune femme, qui se débattait comme une possédée. Un deuxième embout vrombissant fut apposé sur la bordure de son mini-short, remontant pour torturer son ventre offert. Les deux instruments entamèrent un ballet composé de petits cercles sur la surface de peau plane et chatouilleuse dans une course effrénée pour trouver le point le plus chatouilleux.
Christelle ne riait plus. Chaque cri était immédiatement remplacé par un autre, accompagnant chaque variation de pression, chaque changement de rythme des deux instruments de malheur. Son désespoir fut total quand les quatre autres brosses à dent entrèrent en action. L’une d’entre elle s’insinuait entre les orteils de son pied droit, une autre parcourait la plante de son pied gauche. La troisième glissait le long de ses cuisses. La dernière s’attaqua à ses aisselles, passant de l’une à l’autre, chatouillant au passage son dos ou son cou. Christelle subissait la pire des tortures qu’elle pouvait imaginer sans pouvoir esquisser le moindre geste pour l’atténuer. Ses cris ne semblaient pas vouloir faiblir et redoublèrent encore quand une dizaine de doigts fins vinrent remplacer les brosses assaillant son ventre nu. Elle était plongée au beau milieu d’un orage, frappée par des éclairs en permanence.
Quand le supplice s’arrêta enfin, la tête de la victime tomba en avant, comme si quelqu’un venait de débrancher une prise de courant. Christelle sentit à peine qu’on lui ramenait ses cheveux en bataille dans le dos. Une bande adhésive fut appliquée sur ses lèvres, la forçant à un silence qu’elle ne pouvait de toute façon plus vraiment briser. Son supplice était terminé. Celui de Mélina allait bientôt commencer.
A suivre...
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Tickler confiné - il y a 10 ans
Merci, merci ! :) voilà la suite ;)
Dans le noir complet, Mélina guettait chaque bruit, chaque respiration autour d’elle. Le souffle saccadé de Christelle couvrait presque tout. Mais elle perçut tout de même quelques bruissements, trahissant les mouvements des bourreaux. Elle sentit leur présence autour d’elle. Elle poussa un cri quand le sparadrap collé sur ses lèvres fut arraché d’un coup sec. Elle voulut immédiatement supplier qu'on la laisse tranquille, puis se souvint du courage de sa colocataire face à sa torture imminente. Au prix d’un effort surhumain, elle parvint à garder la bouche fermée malgré sa terreur grandissante. Dans une seconde, une minute, peut-être plus, elle serait précipitée dans un gouffre sans fond. Le temps s'écoula lentement, comme un sablier laissant s'échapper les grains de sable un par un. L’attente devint un supplice. Une larme coula sur la joue de Mélina, se frayant un chemin jusqu’à son menton. Elle percevait nettement cette fois la respiration lente de trois personnes, tout proche de son corps offert tel un cadeau du ciel.
Elle ne put s’empêcher de crisper les orteils quand elle sentit le bout d’une plume titiller son pied gauche, traçant des cercles autour du petit grain de beauté marquant le haut de sa plante. La manœuvre de protection déplût à son bourreau. Le doux instrument s’attaqua au cinq petits soldats recroquevillés, les passant en revue un à un, caressant chaque interstice pour leur faire lâcher prise. Le souffle de Mélina s’accéléra, mais elle tint bon. Ainsi repliés, ses pieds seraient moins vulnérables. Elle devait maintenir la position autant que possible. Elle n’avait oublié qu’un détail : son tortionnaire n’était pas seul.
L’attaque ne dura qu’un instant. Deux mains venues de nulle part se mirent à pincer ses côtes. Mélina poussa un cri et sa concentration s’envola. Ses doigts de pied se déplièrent d’un seul coup. Tel un oiseau de proie guettant la sortie d’un terrier, le bourreau à la plume fondit sur eux, les saisissant à pleine main pour les étirer en arrière. Vexé par son premier échec, il changea de stratégie. Mélina laissa échapper un gémissement quand cinq doigts agiles se mirent à danser sur sa plante tendue comme un arc. Elle parvint à garder la bouche fermée, mais un sourire malvenu s’étirait de plus en plus sur son visage.
Quand les caresses frénétiques administrées du bout des doigts laissèrent place à de vicieux grattement d’ongles sur sa peau rendue ultra-sensible par la tension forcée, Mélina sût qu’elle ne tiendrait pas. Ses orteils frétillaient dans l’autre main du bourreau, mais ils n’avaient aucune chance de s’échapper. Ses gémissements gagnèrent rapidement en intensité. Chaque frôlement la rapprochait plus encore de l’instant fatidique. Quand elle sentit les orteils de son pied droit être eux aussi étirés vers l’arrière, elle sut que les derniers remparts de sa fragile muraille mentale allaient s’effondrer. Une brosse à dent électrique fut allumée, renforçant un peu plus sa conviction. Son esprit focalisé sur les chatouilles infligées à son pied gauche, elle ne remarqua pas que le bruit émis par l’objet n’était pas exactement le même que d’habitude.
Le hurlement qu’elle poussa quand la tige métallique vrombissante s’insinua entre ses deux plus longs orteils dû traverser sans peine la porte capitonnée de la salle d’examen. Le second bourreau avait choisi de ne pas utiliser l’embout de la brosse à dent, préférant laisser à nu la tige support, dont la finesse convenait parfaitement à la torture qu’il voulait infliger à la patiente. Ecartant religieusement chaque orteil un à un, il laissa l’instrument vivre sa vie entre ces petites choses si sensible. Il devait lutter pour les maintenir dépliés. Submergé par les chatouilles sous ses deux pieds nus, Mélina laissait désormais échapper son rire sans discontinuer. La sensation provoquée par la tige entre ses orteils et par les ongles sous sa plante était atroce. Elle se débattait autant qu’elle le pouvait, mais le chevalet ne lui laissait aucune marge de manœuvre.
Très vite, une deuxième brosse privée de son embout vint prêter main forte à la première, parcourant cette fois sa plante de pied de haut en bas, les cris se firent plus nombreux que les rires. Sous son pied gauche, les ongles arrêtèrent leurs vicieuses chatouilles mais ils furent vite remplacés par une brosse à cheveux. Le contact des dizaines poils durs contre sa peau douce et sensible lui arracha sa première supplique : «Arrêtez çaaaaaaa ! C’est horriiiiiible !» Elle fut suivie d’un flot rires incontrôlés. Mélina payait cher sa résistance de façade, désormais tellement lointaine. Ses bourreaux étaient déterminés à lui infliger les pires chatouilles qu’elle n’ait jamais ressenties. Et la jeune fille ne pouvait rien faire pour les en empêcher.
Quand ils s’arrêtèrent enfin, une demi-heure était passée mais Mélina avait l’impression qu’elle était perdue dans l’orage depuis plusieurs jours. La torture de ses plantes de pieds n’était pourtant qu’un apéritif. Elle poussa un petit cri quand son nombril fut assailli par ce qu’elle pensait être un pinceau. L’innocent instrument tournait et retournait dans ce petit creux si peu habitué aux caresses. Mélina se lança malgré elle dans un numéro de contorsionniste pour tenter de déloger l’intrus. En vain.
Elle protesta quand deux plumes se mirent à caresser l’arrière de ses cuisses, remontant de ses genoux à la limite de son mini-short avant de faire marche arrière. Les subtiles démangeaisons distillées sur ses jambes portèrent sa frustration au summum. «Arrêtez ! Pas là !», ordonna la patiente. Bien sûr, personne ne l’écouta. Au contraire, de vicieux grattements d’ongles vinrent prendre la place des plumes. Le pinceau dû lui aussi abandonner sa cible pour laisser le champ libre à une paire de mains infligeant de vives chatouilles du bout des doigts sur le ventre lisse de la jeune femme. Celle-ci riait, criait, grognait, maudissait ces bourreaux quand elle retrouvait suffisamment de souffle pour prononcer une phrase intelligible. Ils ne répondaient jamais. Concentrés sur leur tâche, ils ne laissaient aucun moment de répit à leur prisonnière.
Les attouchements légers devinrent à la longue aussi insupportables que les violentes décharges provoquées auparavant par les brosses entre ses orteils. Cette technique exploitait parfaitement l’ambiguïté des chatouilles, à mi-chemin entre le plaisir et la douleur. Plongée dans un état de transe, Mélina avait de plus en plus de mal à résister à cette torture. Les grattements persistaient sur son ventre et ses jambes, accompagnés de temps à autres par les plumes ou le pinceau. Sans prévenir, elle fondit en sanglots, suppliant ses bourreaux de laisser son corps ultra-sensible en paix : «S’il vous plaît ! Arrêtez ! Pitié…»
Elle fut surprise de constater qu’ils cédèrent à sa demande. Les chatouilles s’arrêtèrent, laissant Mélina tremblotante, secouée de sanglots réguliers. Les trois infirmières se regardèrent, satisfaites. Elles l’avaient amenée exactement où elles le voulaient. Nicolas les avaient prévenu : elles devaient garder ses aisselles pour la fin. Le psychiatre avait bien fait de placer des micros dans la salle commune de ses jeunes patientes. Mélina lui avait révélé sans le savoir le point qu’elle redoutait le plus au monde de voir soumis aux chatouilles. Attachée sur le chevalet, épuisée, poussée dans ces derniers retranchements par un supplice alliant vigueur et douceur, la jeune femme serait encore plus réceptive à l’ultime chapitre de son supplice. Pour aujourd’hui du moins.
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Tickler confiné - il y a 10 ans
Mélina luttait pour reprendre le contrôle de son corps et de son esprit, tous deux plongés en état d’ébullition par l’excitation nerveuse qu’ils venaient de subir. Si quelqu’un lui avait dit un jour que des chatouilles pouvaient l’emmener si près de la folie, elle ne l’aurait pas cru. Elle avait toujours eu conscience de son extrême sensibilité, mais les attaques s’était jusque-là cantonnées à de fugaces mouvements de doigts sous ses pieds ou ses bras, voire quelques pincement de côtes. Jamais elle n’aurait imaginé ressentir de telles sensations.
Perdue dans le noir, elle ne pouvait s’empêcher de frissonner. Ses propres sanglots accompagnaient ceux de Christelle, qui avait fondu elle aussi en larmes en entendant le supplice infligé à son amie. Mélina savait que ses bourreaux invisibles n’en avaient pas terminé avec elle. Elle les percevait encore autour d’elle. Elle les imaginait en train de fixer son corps immobile, établissant la stratégie de leur prochaine attaque. Elle en frissonna de plus belle. Ils ne prononçaient aucun son, tout devait se décider par de simples gestes.
Mélina sursauta quand elle sentit la caresse d’une plume le long de son avant-bras. Parti du poignet, le doux instrument descendait lentement vers son coude, à peine gêné par les sangles réduisant la victime à l’impuissance. Il négocia habilement le virage pour poursuivre son chemin. Mélina ne savait que trop bien où il comptait arriver. Un sanglot plus fort que les autres s’échappa de sa gorge suivit d’un flot de supplique : «Non pitié ! Pas sous les bras ! Pas ça !».
La plume poursuivit sa route, entament un vicieux mouvement de va-et-vient le long de son biceps. Les chatouilles étaient déjà atroces mais Mélina était tellement concentrée sur l'objectif de son bourreau qu'elle en oublia de rire. L’objet descendait jusqu’à la limite de son aisselle puis repartait en arrière, prolongeant l’attente de la jeune femme. Celle-ci hoquetait chaque fois qu’il s’approchait un peu trop de cette zone de tous les tourments. «Pitié ! Pitié ! Pitié !», psalmodiait-elle tandis que l'instrument poursuivait son manège vicieux.
Les mouvements de la plume se firent soudain plus rapide. Après un énième aller-retour, elle termina sa course sous le bras de Mélina qui poussa un long hurlement : «Nooooooooooooon». La sensation était bien pire que ce qu’elle avait imaginé. Le bout de la plume traçait de petits cercles au creux de son aisselle, lui arrachant un flot de rires incontrôlés. Dix secondes à peine s’était écoulées, mais Mélina avait déjà atteint la limite de ce qu’elle se sentait capable de supporter.
Une autre plume s’attaqua à son aisselle gauche. La jeune femme hurla puis tenta désespérément de rabattre ses bras, forçant sur ses liens autant qu’elle le pouvait. Rien n’y fit. Une troisième plume entra dans la danse, puis une quatrième. Chacun de ces doux creux subissait les assauts répétés et coordonnés de deux plumes. Alternant attouchements frénétiques et long frôlement, les quatre instruments excitaient chaque centimètre carré de peau irrésistiblement chatouilleux. Mélina secouait la tête dans tous les sens, hurlant littéralement de rire.
Son épreuve était encore loin d’avoir atteint son summum. Elle poussa un cri strident quand ses pieds furent assaillis par une armée d’ongles acérés. Gratouillant la base de ses orteils, suppliciant ses plantes, ils torturaient les extrémités sensibles de la jeune femme sans pitié. Ses points faibles pris d’assaut, Mélina se trouvait plongée dans un univers parallèle. Dans cette nouvelle réalité, il n’y avait que les chatouilles, s’insinuant par vagues immenses dans son cerveau. Mille couleurs dansaient devant ses yeux malgré le bandeau, qui avait résisté par miracle à ses mouvements frénétiques.
Quand les plumes sous ses bras furent remplacés par le frottement frénétique des brosses à dent électriques, cette fois munies de leurs embouts vrombissants, elle lâcha prise définitivement. Les centaines de poils rigides tournoyaient au creux de ses deux aisselles. Les cruels instruments traçaient des cercles de plus en plus grands, puis de plus en plus petits pour se rapprocher d'un centre imaginaire. Parfois, ils semblaient s’engager dans un ballet à la chorégraphie complexe sur cette scène de peau pâle et douce. Les brosses se croisaient, se recroisaient, s’associant pour ne laisser aucun espace en paix.
Les grattements d’ongles se poursuivaient sous le pied gauche de Mélina tandis qu’une brosse à cheveux martyrisait sa plante droite. La patiente attachée riait, criait, sanglotait comme une possédée en pleine séance d’exorcisme. Aucune supplique intelligible ne parvenait à franchir ses lèvres. Les bribes de mots qu’elle tentait de prononcer se perdaient au milieu de cet enfer chatouilleux. C’est à peine si elle entendait ses propres hurlements, qui reprirent de plus belle quand ses bourreaux décidèrent de n’utiliser que leurs mains, gratouillant ses aisselles et ses plantes de pieds, pinçant frénétiquement ses côtes et ses hanches, caressant son ventre et ses cuisses.
Sous cet infernal traitement, le peu d’énergie restant en elle quitta Mélina en à peine quelques minutes. L’intensité de ses cris retomba d’un seul coup. Lorsque ses tortionnaires mirent fin à son supplice, elle se tenait en équilibre au bord du précipice de l’inconscience.
La suite lui fut racontée par Christelle. Quand ses liens avaient été desserrés, Mélina était tombée comme un poids mort dans les bras des infirmiers, préparés pour lui éviter la chute. Ils l’avaient ensuite portée jusqu’à sa chambre où elle avait dormi pendant tout l’après-midi.
Malgré son propre épuisement, sa colocataire avait veillé sur elle. Quand Mélina s’étaient réveillée, elles étaient immédiatement tombées dans les bras l’une de l’autre. Elles n'eurent besoin que de quelques instant pour tomber d'accord sur la suite des événements : elles devaient quitter cet horrible endroit et le plus vite serait le mieux.
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SweatyGirlySoles - il y a 9 ans
A quand la suite ^^ j'ai hâte de voir la suite et comment ca va finir lol
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Tickler confiné - il y a 9 ans
Désolé pour la longue absence, mais la suite est là ! N'hésitez pas à commenter, ça fait toujours plaisir de savoir qu'on est lu :)
Jour 3
Christelle l’avait repérée le matin, quand ils l’avaient emmenée vers la salle aux chevalets. Une porte, à quelques mètres à peine de leur appartement. Une issue de secours signalée par un logo si discret qu’il avait sans doute été étudié pour ne pas attirer l’attention des patients. Aucune des deux n’avait vu l’extérieur de l’hôpital. La précision de leur plan n’allait pas plus loin que cette fameuse porte. Mais elles n’avaient pas vraiment le choix.
Quand leurs réveils sonnèrent à 4h du matin, elles se préparèrent en un temps record. À 4h05, elles étaient devant l’issue de secours. La porte s’ouvrit sans bruit. Mélina prit sur elle d’ouvrir la voie et descendit marche après marche. Christelle la suivait de près. Un étage, puis deux, puis trois.
Elles atteignirent le rez-de-chaussée. L’air était bien plus frais. De l’autre côté de la porte grise qui leur faisait face, c’était l’extérieur. Une sorte d’euphorie les gagna pendant quelques secondes. Elles reprirent vite leurs esprits. Déterminées, les deux filles se regardèrent une dernière fois avant de pousser le battant métallique.
La suite se déroula si vite qu’elles eurent à peine le temps de comprendre ce qu’il leur arrivait. Elles étaient bien arrivées dehors, mais les deux gorilles de Nicolas les attendaient, alertés par les capteurs de mouvement placés dans l’escalier. Elles s’étaient débattues, en vain. A peine cinq minutes après le début de leur tentative de fuite, elles étaient déjà de retour dans leur prison hospitalière. Elles avaient été séparées, conduites dans leurs chambres respectives, bâillonnées et attachées sur leurs lits, en sous-vêtement.
Mélina tenta de bouger. Ses poignets et ses chevilles n’avaient presque aucune marge de manœuvre. Elle était attachée en X sur son matelas, immobilisée par des sangles de nylon. Elle eut beau forcer sur ses liens, rien n’y fit.
La jeune femme attendit dans le noir, seule. Les heures s’écoulèrent avec une extrême lenteur. Elle était terrorisée par ce qui l’attendait au matin. Il y aurait forcément des représailles après leur escapade nocturne. Quand le jour filtra au travers des barreaux de sa fenêtre, une larme s’échappa et roula sur sa joue.
Elle sursauta quand la porte de sa chambre s’ouvrit délicatement, laissant le passage à la très jeune infirmière qu’elle avait aperçue la veille. Celle-ci s’approcha du bord du lit. Elle était de taille moyenne, avec de longs cheveux châtains bouclés qui tombaient en cascade dans son dos. Son visage aux traits fins ne faisait qu’accentuer son aspect juvénile. Mélina la détesta immédiatement. Elle n’aimait pas son regard perçant et son sourire narquois.
« Bonjour, lança-t-elle d’une voix douce. Je m’appelle Fanny, je suis la nièce de Nicolas. Je suis… comment dire… en stage de découverte ici. J’ai toujours été fascinée par les chatouilles alors je ne me suis pas fait prier quand mon oncle m’a demandé de m’occuper de toi. Un peu d’entraînement ne me fera pas de mal. »
Tout en prononçant cette dernière phrase, elle laissa sa main droite descendre en direction du pied droit de Mélina. Ses ongles entrèrent en contact avec la peau laiteuse de la plante et se mirent à remuer lentement. Electrisée par les gratouillements, Mélina gloussa et tira sur sa cheville.
« Ça chatouille ? questionna Fanny avec un sourire immense. Ce n’est que le début. Vous n’auriez jamais dû tenter de fuir cette nuit ! » La jeune infirmière s’accroupit face au petit 36 de sa victime, qui lui jetait un regard noir. Chacune de ses mains se posèrent sur les bords de ce pied si sensible. « Tu es prête ? »
Mélina n’eut pas le temps de protester. Les ongles acérés débutèrent leur délicieux travail. Tandis que la main gauche torturait le bord externe de son pied, la droite mettait au supplice le creux de sa plante.
La patiente attachée se mit à rire immédiatement. Elle pliait et dépliait les orteils frénétiquement pour tenter d’atténuer les chatouilles. Mais la tactique de son bourreau ne lui laissait aucune échappatoire. Chaque frôlement excitait les milliers de terminaisons nerveuses massées sous son épiderme. Elle poussa son premier cri quand cinq doigts se glissèrent sous la base de ses orteils.
Mélina se débattait furieusement. Elle releva la tête et fixa son pied torturé avec désespoir. Puis elle croisa le regard de Fanny, qui lui répondit d’un sourire carnassier. Cette fille était folle, forcément. Personne ne pouvait prendre autant de plaisir à infliger un tel supplice.
Celle-ci tint le rythme pendant de longues minutes avant de changer de stratégie. Elle se déplaça légèrement pour atteindre le pied gauche de sa main droite. Mélina hurla de rire quand les chatouilles attaquèrent simultanément ses deux plantes exposées et poussa un cri de terreur quand les dix ongles remontèrent vers ses orteils pour en gratouiller la base.
Quand son bourreau arrêta la torture, la jeune patiente était déjà au bord du gouffre de l’inconscience. Mais son supplice était loin d’être terminé. Fanny se leva et vint s’asseoir sur le lit, au niveau du ventre de sa victime. Son sourire vicieux toujours rivé sur son visage, elle approcha ses mains des aisselles de la brune, remuant lentement ses doigts. Mélina gémit sous son bâillon, redoutant plus que jamais le contact sous ses bras hypersensibles. Arrivée à quelques millimètres de la peau nue, l’infirmière changea subitement de trajectoire. Ses deux mains se collèrent de chaque côté du visage de Mélina et arrachèrent d’un coup sec la barrière d’adhésif la réduisant au silence.
« J’ai une furieuse envie de t’entendre rire. À ton avis, combien de temps tiendras-tu avant de me supplier ? »
Mélina aurait déjà voulu l’implorer de la laisser en paix. Mais cette provocation mis son cerveau en ébullition. Un flot d’insultes s’échappa de ses lèvres. Fanny prit un air grave et hocha la tête à chaque nouvelle invective. Soudain, elle éclata de rire, stoppant sa victime dans sa lancée. Elle la regarda droit dans les yeux avec un sourire encore plus grand que le précédent : « tu as fini ? On peut commencer ? »
« Va te faire foutre », siffla Mélina.
A peine cette dernière réplique prononcée, les mains de Fanny se mirent à danser sur les côtes de sa victime. Mélina se cabra, tirant sur les liens enserrant ses poignets. Elle parvint à garder la bouche fermée mais ne pût s’empêcher de gémir, trahissant l’efficacité de la tactique de son bourreau.
La très jeune infirmière pianotait frénétiquement sur son torse, chatouillant chaque interstice de peau sensible. Sa victime luttait pour garder ses lèvres closes. Soudain, elle déplaça ses doigts vers les aisselles de sa victime, gratouillant la peau blanche et terriblement chatouilleuse. Mélina hurla. Ses rires envahirent la pièce.
« Tu vois, ce n’était pas si difficile ? », glissa Fanny à son oreille, sans cesser de la supplicier. Sa victime avait perdu, sous ses doigts, toute forme de contrôle. Et le bourreau fut récompensée : « Pitiééééééééééé ! »
Le long hurlement de Mélina se perdit dans la chambre. Mais la torture continua. Les mains de l’infirmière s’attaquèrent à ses aisselles, ses côtes et son ventre sans jamais perdre en intensité. Les grattements frénétiques du début avaient laissé place à des chatouilles appuyées. Chaque espace de peau sensible était passé en revu. Mélina se débâtait. Ses cheveux bruns s’emmêlaient sur son visage, s’insinuaient dans sa bouche constamment ouverte pour laisser échapper ses rires.
Quand Fanny arrêtât le supplice, sa patiente était incapable de prononcer le moindre mot intelligible ni esquisser le plus petit mouvement. Seul ses yeux fous prouvaient qu’elle était toujours consciente. L’infirmière se mit à rire doucement, tapotant sur le ventre de la victime : « Ce n’est pas que je ne m’amuse pas avec toi, au contraire ! Mais il y a quelqu’un d’autre qui n’a pas encore eu droit à sa punition. Je dois aller m’en occuper avant qu’elle ne s’ennuie. »
A ces mots, elles se leva, détacha les poignets et les chevilles de Mélina puis sortit de la chambre. La jeune femme entendit vaguement la clé tourner dans la serrure. Elle était enfermée. Elle jeta un regard au réveil sur sa table de nuit. Il s’était passé trois heures depuis l’entrée de Fanny. Soudain son sang se glaça. Le premier cri de Christelle venait de retentir.
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Fetfeet44 - il y a 9 ans
Y a pas une "Fanny" qui veut s'occuper de moi? je suis pas bien dans ma tête! :D
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Tickler confiné - il y a 9 ans
Toute ressemblance avec une personne existante serait purement fortuite :rouleyeux: La suite maintenant ! ;)
Pour la deuxième fois en à peine 24h, Mélina n’avait eu d’autre choix que d’écouter son amie rire, crier et supplier sous les chatouilles. Impitoyable, Fanny avait rapidement trouvé le point faible et Christelle n’avait cessé d’implorer qu’elle laisse son nombril en paix.
Le bourreau juvénile ne s’arrêtât que lorsque Nicolas en personne vint la chercher, réclamant sa présence pour un «test spécial». «A plus tard les filles», lança-t-elle à la cantonade en sortant de l’appartement. Cette dernière boutade ne fit que renforcer la haine de Mélina. Cette fille était un démon ! L’épuisement pris bientôt le dessus sur la colère. Le sommeil la gagna rapidement.
Le bruit d’une clé dans la serrure de sa porte la réveillât en sursaut. Un rapide coup d’œil sur le réveil lui indiqua que l’après-midi touchait déjà à sa fin. La porte s’ouvrit, laissant apparaître la silhouette du médecin. Celui-ci n’entra pas. «Viens», dit-il simplement. Mélina se leva, craintive. C’est presque à reculons qu’elle sortit de la pièce. Christelle était déjà dans le salon. Sa colocataire ne semblait pas plus à l'aise qu'elle. Les deux armoires à glace servant de vigils étaient là eux aussi. Nicolas, glacial, ne leur dit aucun mot.
Encadrées de très près par les deux gorilles, elles furent conduite à travers les couloirs et arrivèrent devant la salle aux chevalets. Échangeant un regard paniqué, les deux colocataires n’eurent même pas le temps d’esquisser un mouvement de retrait. Les deux hommes avaient visiblement anticipé leurs intentions et les attrapèrent chacune par les épaules. Nicolas ouvrit la porte et entra dans la pièce. Elles l’y suivirent sans avoir le choix.
Le spectacle qu’elles découvrirent les laissa sans voix. Fanny était attachée sur l’un des deux chevalets. Bâillonnée, elle releva la tête en les entendant arriver. La jeune infirmière, vêtue du même mini-short et de la même brassière que les deux patientes la vielle, était en nage. Plusieurs mèches de ses longs cheveux restaient collées sur son visage comme si… elle avait déjà subi une séance de torture complète. Elle se lança immédiatement dans un flot d’invectives inintelligibles dirigé vers son oncle, qui resta de marbre.
«Votre traitement ici ne vise pas seulement à vous faire perdre le contrôle de votre corps et de votre esprit, lança Nicolas d’une voix sans chaleur. Nous devons aussi exercer votre capacité de réponse face à l’adversité. Vous avez toutes les deux rencontré ma nièce ce matin et j’imagine que vous n’en gardez pas un très bon souvenir. Elle est à vous pendant les trois prochaines heures.»
Le médecin sortit, accompagné de ses deux hommes de main, et verrouilla la porte. Mélina et Christelle affichaient désormais un sourire sadique. Après un bref regard, elles se tournèrent vers Fanny dont les yeux lançaient des éclairs. Sans avoir besoin de se concerter, les deux patientes se dirigèrent vers les pieds de la prisonnière, qui dût tourner la tête pour surveiller les mouvements de ses deux futurs bourreaux. Elle avait des pieds magnifiques. Un petit 37, fin et délié, avec des orteils bien dessinés. Les deux plus gros avaient été ligotés à l’aide d’élastiques, empêchant tout mouvement de protection.
Les jeunes femmes firent glisser leurs ongles sur la peau douce et blanche de ses plantes. Fanny laissa échapper un gloussement. Elle était incroyablement chatouilleuse. Et si la perspective d’être chatouillée par un homme l’emplissait d’une joie perverse, celle de l’être par ces deux filles ne lui plaisait pas du tout.
Elle tenta de résister quelques secondes, mais elle fût rapidement submergée par les mouvements frénétiques des ongles sur sa peau nue. Mélina et Christelle parcouraient toute la surface de ses pieds, du talon aux orteils, fixant les yeux de leur victime avec un sourire sadique. «Alors, ça chatouille ?», lançait l’une d’elle. «On dirait bien que oui», répondait l’autre en gratouillant la base de ses doigts de pied immobilisés.
Fanny riait et gémissait derrière son bâillon. Elle lâcha ses premiers cris quand Mélina, armée d’une brosse à dent électrique qu’elle avait trouvée sur une table dans un coin de la pièce, se mit à visiter les petits orteils de son pied gauche. Privée de son embout, la tige métallique vrombissante s’insinuait entre eux, chatouillant irrésistiblement chaque millimètre carré de peau sensible. Fanny fixait son pied torturé et sursautait à chaque nouveau contact.
Concentrée sur le supplice que lui infligeait Mélina, elle poussa un cri lorsqu’un liquide froid fût apposé sur la plante de son pied droit. Christelle se mit à masser sa plante, huilant consciencieusement son épiderme. Séduite par cette idée, Mélina abandonna la brosse à dent électrique et l’imita. Au bout de quelques minutes, les deux filles se regardèrent, satisfaites. Christelle tendit à sa complice une brosse à cheveux violette et se saisit d’une autre, bleue. Fanny frissonna. La sensation d’une brosse sur ses pieds huilés était de loin la pire torture qu’elles pouvaient lui infliger.
Le cri qu’elle poussa quand les deux objets entrèrent en action se répercuta sur les murs de la pièce. Les deux patientes frottaient énergiquement ses deux pieds simultanément. Chaque contact des poils durs des brosses chatouillait irrésistiblement la jeune infirmière, qui riait à en perdre haleine. Les minutes passèrent et Fanny plongeait de plus en plus dans la tempête. Secouant la tête de droit à gauche, elle avait de plus en plus de mal à garder le contrôle de son esprit.
Mélina et Christelle n’arrêtèrent le supplice brosses que plusieurs minutes plus tard, quand les plantes de pied de leur victime prirent une légère couleur rosée à force de frottements frénétiques. Fanny haletait derrière son bâillon, à bout de souffle. Mais ses bourreaux n’en avaient pas terminé avec elle. Elles se placèrent face au chevalet, rayonnantes. Le regard de la jeune fille attachée s’arrêtât sur la main droite de Christelle, armée d’une brosse à dent électrique, cette fois munie de son embout. Sans cesser de regarder son ancienne tortionnaire, Christelle pressa le bouton de mise en marche et leva la main.
L’appareil vrombissant toucha le bas-ventre de Fanny à la limite de son mini-short. La stratégie de son bourreau était limpide. Traçant d’abord de large cercle, chatouillant les hanches puis remontant à la limite des côtes, Christelle réduisait le diamètre de sa cible à chaque passage. Les gémissements de Fanny s’intensifièrent à mesure que l’engin se rapprochait de son petit nombril, rehaussé par un piercing discret. Lorsqu’il s’y insinua, elle poussa un long hurlement suivi d’un flot sonore de rires mêlés d’invectives inintelligibles. La brosse à dent tournait puis retournait sans cesse au sein de ce petit bijou si sensible, la chatouillant irrésistiblement.
Fanny riait sans pouvoir se contrôler ne serait-ce qu’une seconde. Un nouveau cri franchit son bâillon quand Mélina entra en action. La brune s’attaquait à ses côtes, pinçant sans pitié chaque interstice. De temps à autre, sans crier gare, l’une de ses mains remontait le long de la brassière pour atterrir au creux d’une aisselle, grattant du bout des ongles le trésor de sensibilité découvert au sein du doux creux.
Submergée par les chatouilles, qui semblaient venir de partout à la fois, Fanny sentit ses dernières ressources s’échapper à la vitesse de l’éclair. Elle avait jusque-là refusé de montrer le moindre signe de faiblesse à ces deux filles, qu’elle méprisait pour avoir craqué si facilement sous ses doigts experts. Hormis ses rires et ses cris, qu’elle ne pouvait retenir, elle s’était appliquée à maintenir son regard perçant et à ne jamais cesser de regarder ses bourreaux droit dans les yeux chaque fois qu’elle en avait eu l’occasion.
Mais elle avait désormais atteint ses limites. Quand les deux mains de Mélina vinrent torturer simultanément ses aisselles, accompagnant la brosse toujours plaquée au creux de son nombril et la main gauche de Christelle partie explorer l’arrière d’une de ses cuisses, Fanny éclata en sanglot. Ses yeux se firent soudain suppliant, fixant Mélina qui, elle, affichait désormais un sourire de victoire. Ses invectives laissèrent place à de longues plaintes.
Les jeunes femmes ne se laissèrent pas attendrir et maintinrent le supplice jusqu’au retour de Nicolas, accompagné comme toujours de ses gardes du corps. «C’est terminé pour ce soir», lança-t-il d'une voix ferme. Devant la mine déçue de ses patientes, il s’empressa d’ajouter. «Ne vous inquiétez pas, ma nièce va encore rester là quelques heures. Quentin et Florian n’en ont pas terminé avec elle.» À ces mots, les deux molosses, dont les prénoms venait d’être révélés, s’avancèrent vers la victime désormais terrorisée. En quittant la pièce, accompagnées du médecin, Christelle et Mélina entendirent à nouveau les cris de Fanny, dont le bâillon avait visiblement été enlevé.
Sans un mot, Nicolas les amena jusqu’à leur appartement, qu’il verrouilla en sortant. Les colocataires s’assirent à la table, où un diner copieux leur avait été servi. Pendant plusieurs minutes, elles ne prononcèrent aucun mot. Ce fût Mélina qui brisa le silence. «Tu ne voudras jamais le croire, hésita-t-elle. Mais je crois que son traitement commence à marcher». Christelle la fixa pendant de longues secondes avec des yeux ronds. Honteuse, son amie baissa les siens. Au bout d’un temps qui lui sembla interminable, elle entendit une réponse timide : «Moi aussi».
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FeatherComedia - il y a 9 ans
Ça fait plaisir de tomber de venir se repromener sur le forum et d'y voir des histoires aussi bien écrites ! Un scénario simple, des personnages attachants et des séances très bien décrites : que demander de plus ? ;)
Je n'ai même pas encore finis tous les chapitres mais j'adore ! Bravo et keep going !
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Tickler confiné - il y a 9 ans
Merci ! :) Un petit chapitre de transition pour continuer. Les commentaires sont toujours les bienvenus :roll:
JOUR 4
Quand Mélina se réveilla le lendemain matin, elle fut surprise de l’heure tardive affichée par son réveil. Onze heures et demie et personne n’était encore venu la chercher pour son supplice quotidien ? C’était forcément anormal. La jeune femme se glissa hors de ses draps et chaussa ses sandales. Dans la pièce principale, Christelle prenait son petit-déjeuner. Elle aussi venait visiblement d’émerger.
Nicolas leur rendit visite quelques minutes plus tard : «Aujourd’hui, c’est votre journée de repos, lança-t-il aux deux colocataires, qui ouvrirent des yeux ronds. Il fait très beau dehors alors n’hésitez pas à visiter le jardin. Vous pouvez y accéder par l’escalier de secours dans le couloir. Je crois que vous connaissez déjà le chemin…»
Chacune regagna sa chambre pour se préparer à cette première sortie depuis leur arrivée. Mélina choisit un jean bleu foncé et un haut à manche longue. Elle ne croyait pas trop à ce jour sans chatouilles et voulait absolument compliquer la tâche de tout bourreau éventuel en masquant ses zones sensibles. Pour ses pieds en revanche, elle ne pouvait rien faire, même si la tentation était grande de les enfouir dans les épaisses chaussettes qu’elle portait habituellement. En rejoignant son amie, elle remarqua que celle-ci avait fait le même choix : jean noir et léger pull bleu.
Les jeunes femmes empruntèrent l’escalier de secours et franchirent pour la deuxième fois la porte menant vers l’extérieur. Cette fois, pas de gorille pour les attendre de l’autre côté. Mais elles comprirent vite que leur tentative de fuite de la veille aurait été vaine même sans gardiens. La cour était encerclée d’un mur de plusieurs mètres, impossible à franchir à mains nues.
Le jardin, lui, était agréable. De vastes carrés d’herbe étaient quadrillés de chemins de gravier blanc. Au milieu trônait un bassin à carpes, dont la fontaine diffusait un apaisant bruit d’eau. Le temps magnifique rendait l’ensemble coloré et lumineux.
Christelle s’assit dans la pelouse, Mélina s’allongeât à ses côtés. Son haut blanc remontât légèrement, découvrant son nombril. Elle n’y prêta pas attention, mais son amie ne pût résister à la tentation. D’un doigt taquin, celle-ci vint titiller ce petit bijou rond, agrémentant son geste d’un agaçant «guili guili». La réaction fut immédiate. Les deux mains de Mélina remontèrent sur son ventre pour chasser l’intrus. Elle lança un regard noir à sa colocataire, mais ne dit pas un mot.
Ce fut Christelle qui brisa finalement le silence : «Dis, je ne sais pas si tu as remarqué, mais il n’y a pas un seul patient ici, à part nous.» Mélina se redressa sur les coudes et scruta les alentours. Elles étaient effectivement seules. Et, d’aussi loin que sa mémoire portait, elle ne se souvenait pas d’avoir aperçu une autre personne dans les couloirs, hormis Nicolas, ses gardes du corps et son armée d’infirmières sadiques. Un sentiment de malaise l’envahit. Quel hôpital digne de ce nom pouvait n’accueillir que deux patientes ? La réponse était évidente : aucun. «C’est flippant…», poursuivit son amie à mi-voix. Mélina était d’accord.
Très vite elles décidèrent de longer le mur d’enceinte pour voir jusqu’où se prolongeait le jardin. Ce qu’elles avaient pris pour une cour d’hôpital était en fait un immense domaine. Elles traversèrent un petit bois de pins parasols et débouchèrent sur une clairière. Au milieu trônait une sorte d’étable, de laquelle s’échappait des bruits de clochettes. Intriguée, Christelle et Mélina s’approchèrent et poussèrent une porte latérale. Parquées dans un enclos, une dizaine de chèvres naines s’ébattaient gaiement au milieu de la paille.
Saisissant une poignée de graines dans un bac posé à côté de l’entrée, Mélina s’accroupît devant la barrière et ouvrit la main. Une chèvre noire et blanche accourût et entreprît de lécher consciencieusement la paume, laissant choir de-ci de-là quelques graines.
Une fois sa réserve épuisée, la jeune femme caressa la tête de l’animal, qui baissa la tête. Mélina poussa un cri perçant quand elle sentit la langue râpeuse de l’animal lécher ses orteils, sur lesquels avaient atterris les graines fugueuses. Effrayée, la chèvre s’enfuit à toute jambe. Le cœur battant, la jolie brune se relevât, rajustant ses lunettes d’une main, et revînt vers la porte où l’attendait Christelle.
La grange était flanquée d’un autre bâtiment en béton plus petit. Une seule porte et aucune fenêtre. Christelle testa la poignée. En vain, la porte était fermée à clé. La jeune femme haussa les épaules. C'était sans doute une réserve de matériel.
Les deux patientes ne poussèrent pas leur exploration plus loin. Le soleil approchait de son zénith et la chaleur commençait à se faire cruellement sentir sous leurs vêtements, qu’elles avaient justement choisies pour ne laisser aucune ouverture. Elles regagnèrent leur chambre en nage.
Le reste de la journée s’écoulât avec une lenteur exquise. Mélina se plongeât dans un livre pioché au hasard dans une bibliothèque qu’elle n’avait pas encore eu le temps d’étudier. Christelle opta pour la télévision, s’appropriant le canapé de la salle commune.
Leur plateau repas du soir rapidement englouti, elles regagnèrent très vite leurs chambres. Elles avaient bien profité de cette journée de repos, mais elles n’étaient pas dupes. Celle du lendemain les terrorisait déjà.
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SweatyGirlySoles - il y a 9 ans
ton histoire est géniale et j'ai vraiment adorer l'idée de la vengeance sur la nièce lol par contre j'avais pour idée qu'elles auraient pu faires plus preuves de sadisme envers cette petite nièce lol en se vengeant comme lui renifler les pieds pour faire monter la crainte vers la fille et puis y faire glisser délicatement sa langue sous les pieds de la fille franchement cette idée me donne envie et sa pourrai etre une belle option pour la suite de leur vengeance si elles venaient encore a l'avoir face a elles
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Shaka - il y a 9 ans
J'avais raté quelques chapitres, j'aime toujours autant :-D
Envoyé de mon D5803 en utilisant Tapatalk
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Tickler confiné - il y a 9 ans
Encore merci pour ces commentaires ! Quoi de mieux pour vous remercier que la suite?
JOUR 5
Parfois, la crainte d’un événement à venir peut s’avérer injustifiée. Mais cette fois, les deux jeunes femmes avait eu raison d’avoir peur. Mélina fut réveillée en sursaut par une main ferme secouant son épaule. Il était trois heures et demi du matin. La seule source lumineuse provenait de la porte ouverte donnant sur la pièce commune. Ajustant ses lunettes sur son nez, elle reconnut le visage dur de l’une des infirmières qui l’avaient chatouillée sur le chevalet. Celle-ci lui tendit les mêmes vêtements qu’elle portait ce jour-là et lui donna deux minutes pour se changer.
Mélina n’avait pas d’autre choix que de se soumettre à la consigne. Elle rejoignit le salon en tremblotant, autant de froid que de peur. Christelle était dans le même état. Ses longs cheveux emmêlés s’éparpillaient sur sa nuque et ses épaules. Ses yeux scrutaient chaque visage pour tenter de leur soutirer des indices sur ce qu’elles allaient devoir endurer.
L’infirmière n’était pas venue seule. Les deux hommes de mains de Nicolas attendaient au milieu de la pièce, montant la garde près de deux brancards préparés à l’intention des patientes. Ceux-ci ressemblaient à d'authentiques lits d’hôpital, à ceci-près qu’ils étaient munis de deux carcans de bois verni, vissés à chaque extrémité.
La voix de l’aide-soignante claqua, sèche comme un vent de désert. «Allongez-vous et tendez les bras au-dessus de votre tête.» Echangeant un regard inquiet, Christelle et Mélina obéirent. Toute tentative de rébellion serait vaine avec les deux armoires à glace à l’affut. Les carcans se refermèrent sur leurs chevilles et leurs poignets, suivi d’un cliquetis de cadenas pour souder définitivement les lourdes pièces de bois. Deux sangles vinrent compléter le dispositif : l’une juste sous la poitrine des captives et l’autre au niveau de leurs genoux.
Une fois de plus, Mélina était entièrement à la merci de ses bourreaux. Elle testa ses liens en tirant sur ses bras et ses jambes. Son champ d’action était extrêmement réduit. Seuls ses pieds nus pouvaient encore se mouvoir.
Cette liberté relative ne fut d’ailleurs que de très courte durée. Une fois assurée la première partie du bondage, l’infirmière entreprit de lier les orteils de ses deux victimes à l’aide de fines cordelettes noires. Achevant son œuvre avec le pied gauche de Christelle, elle leva la tête et adressa un petit geste aux gorilles. Les brancards se mirent en mouvement, celui de Mélina en tête.
Après un long dédale de couloirs désespérément vides, les colocataires d’infortunes atterrirent dans un large ascenseur, qu’elles n’avaient jusque-là jamais remarqué. Quand les portes métalliques se rouvrirent, non sans avoir émis un petit «bip» signalant l’arrivée, Christelle et Mélina étaient dehors.
Il faisait encore nuit noire mais l’air était doux. Pour les jeunes femmes légèrement vêtues, c’était une bonne nouvelle. Cahotant sur les graviers, les brancards longèrent le chemin qu’elles avaient emprunté pour rentrer de leur promenade matinale.
Mélina ne comprit qu’au dernier moment où les conduisaient les deux hommes : la grange aux chèvres. Un flash explosa dans sa mémoire. Un jour, elle était tombée sur un jeu télévisé où une jeune femme devait répondre à des questions pendant qu’une chèvre lui léchait la plante des pieds. La malheureuse riait à en perdre haleine sous les coups de langue acharnés des animaux. «Brrr, quelle horrible torture», avait pensé Mélina.
Elle ne parvenait pas à réaliser qu’elle était sur le point de vivre le même supplice. La veille déjà, la sensation furtive de la langue de chèvre sur ses orteils lui avait semblée insoutenable. Cette fois, il ne s’agirait pas d’une seconde, ni même d’une minute. Elle se mit à sangloter, attachée sur son brancard. Christelle, qui se trouvait à sa hauteur, l’interrogea d’un regard paniqué mais Mélina n’eut pas la force de lui répondre.
Elles furent conduites dans la remise qu’elles avaient repérée. La pièce était entièrement vide, hormis plusieurs dessertes d’hôpital sur lesquelles trônait plumes, pinceaux, brosses… Tout le nécessaire pour envoyer une jeune fille chatouilleuse en enfer. Mais ce n’était pas le pire. La salle ne comportait que trois murs pleins. Le quatrième était en fait un miroir sans teint donnant dans la grange.
De l’autre côté, les chèvres gambadaient, insouciantes, dans la lumière artificielle allumée pour les maintenir en éveil. Leurs bêlements guillerets pénétraient dans la pièce par deux ouvertures percées dans le miroir, à environ un mètre de hauteur. Mélina comprit leur utilisation au premier regard : ils étaient taillés pour accueillir les carcans retenant leurs chevilles. Une fois en place, leurs pieds nus et vulnérables se retrouveraient de l’autre côté, dans la grange, où les attendaient les langues râpeuses des animaux.
Debout à quelques pas de l’entrée, Nicolas les attendait, flanqué de l’infirmière qui les avait tirées de leurs lits. «Bienvenue, leur lança-t-il d’une voix tonique. Voici l’épreuve du relais. Le principe est très simple : vous serez chatouillées chacune à votre tour. A tout moment, la suppliciée peut demander l’arrêt de la torture en criant ‘relai’ pour passer la main, si je puis dire, à la seconde.» Il afficha un large sourire avant d’ajouter : «Les chèvres s’occuperont de vos pieds. Je vous conseille de ne pas abandonner trop souvent, car à chaque reprise, une zone supplémentaire de votre corps sera chatouillée par nos soins. La durée de cette épreuve est de trois heures alors ne vous compliquez pas inutilement la tâche trop rapidement.»
Devant l’air amusé du médecin et le regard fou de Christelle, qui venait de saisir l’horreur du supplice qu’elles allaient subir, Mélina explosa : «Espèce d’enfoiré psychopathe ! Relâchez-nous tout de suite ! Vous êtes complètement malade !» Les larmes coulaient sur ces joues au rythme des invectives. Le sourire du médecin ne fit que grandir un peu plus encore. «Bien, je vois que nous avons une volontaire pour commencer», rétorqua-t-il en riant.
L’infirmière s’approcha de Mélina, portant un lourd seau rouge qu’elle posa en face des pieds de la prisonnière. Elle en sortit une éponge gorgée d’un liquide visqueux, qu’elle appliqua avec une concentration extrême sur les plantes offertes. «Les chèvres raffolent du sel, expliqua-t-elle d’une voix neutre tout en frottant les pieds de Mélina. Avec cette préparation d’eau salée, elles ne pourront résister à l’envie de lécher vos pieds.» Aucune parcelle de peau ne fût oubliée, y compris entre les orteils ligotés. «Non ! Non ! Non ! Non !», psalmodiait la brune, qui sursautait à chaque frôlement glacial de l’éponge.
Rien ne vint la sauver. Une fois ses pieds parfaitement imbibés d’eau salée, le brancard se mît en branle. Nicolas en personne le positionna en face d’une des ouvertures pratiquées dans le miroir. Le carcan s’y engouffra doucement. Cinq secondes plus tard, les plantes sans défense de Mélina se retrouvèrent dans la grange. La jeune fille frissonna en sentant un courant d’air froid glisser sur sa peau mouillée. Le médecin appuya sur un interrupteur et une clochette retentit. A travers la vitre, la patiente vit les chèvres tourner la tête dans un même mouvement et se mettre à courir vers elle.
«Noooooooooooooooon», hurla-t-elle quand les premiers coups de langues assaillirent ses pieds nus. La sensation était pire encore que tout ce que Mélina avait imaginé. Chaque contact frénétique contre sa peau hypersensible projetait des éclairs dans le cerveau de la jeune femme. Six chèvres bataillaient pour s’offrir une part du festin qui leur était offert. Le petit 36 de Mélina ne leur facilitait pas la tâche, mais les animaux parvinrent tout de même à se partager les zones recouvertes par le sel : de l’arrondi des talons à la base des orteils, en passant par les plantes à la peau blanche et douce, les langues râpeuses furetaient partout, plongeant la jolie brune en enfer.
De l’autre côté du miroir, celle-ci avait déjà abandonné les rires pour les suppliques, s’échappant hachées de ses lèvres : «Pas çahahaha ! Pitié ! C’est horriiiiiiiiiible ! Arrêtez-les !». «Vous n’avez qu’une chose à dire pour en finir», répondait Nicolas d’une voix forte pour couvrir les cris de sa patiente.
Les chèvres ne montraient aucun signe de faiblesse, poursuivant sans relâche leur recherche de sel. Parfois, une goutte d’eau cachée entre deux orteils attirait leur attention. Aussitôt, une langue fureteuse s’insinuait dans l’interstice pour aller cueillir l’offrande, vrillant les nerfs de la jeune femme. «Pitié ! Pitié ! Pitiéhéhéhéhéhé !», implorait Mélina. La torture n’avait pas commencée depuis cinq minutes quand elle lâcha prise : «Relais ! Pitié ! Relais ! Arrêtez !»
Le brancard fut aussitôt tiré vers l’arrière, ramenant les deux pieds de la brune dans la pièce. Mélina était déjà à bout de force. Jamais elle n’avait ressenti une telle sensation. Les yeux embués de larmes, elle aperçut la silhouette de l’infirmière, qui s’appliquait déjà à enduire les plantes de Christelle de solution salée.
Sa colocataire pleurait à chaude larme sur son brancard, suppliant Nicolas d’interrompre l’épreuve : «Pas mes pieds ! S’il vous plaît ! Pas les chèvres ! Je vais mourir !» Son regard alternait entre le visage impassible du médecin et les animaux, qui se battaient déjà derrière l’ouverture pour garder la meilleure place. Le brancard avança, et les chèvres se jetèrent sur leurs proies.
Christelle savait que ses pieds étaient effroyablement chatouilleux. Mais elles n’avaient pas encore mesurée à quel point. Dès les premiers contacts, elle poussa un hurlement strident qui résonna plusieurs secondes dans la remise. Les langues râpeuses parcourant ses plantes cambrées ne lui laissèrent aucune chance.
Si elle avait pu aligner deux pensées cohérentes, elle aurait sans doute regrettée son amour pour les chaussettes épaisses et son aversion pour la marche pieds nus. Sa peau avait ainsi gardé la douceur mais aussi la sensibilité des pieds d’une petite fille. Soumis aux passages répétés des langues animales, son épiderme lui rendait désormais au centuple chaque excès de protection.
Christelle ne parvenait à prononcer aucune parole intelligible au milieu de ses rires et de ses cris incontrôlés. Elle dût s’y reprendre à plusieurs fois pour articuler le mot fatidique. «Relais», finit-elle par hurler. Nicolas jeta un œil à son chronomètre. Sa patiente n’avait pas tenu trois minutes.
Le passage de témoin fut un coup de massue pour Mélina. L’éponge d’eau salée parcourait déjà ses plantes de pieds alors qu’elle lutait encore pour reprendre son souffle. Elle pensait avoir touché le fond, quand elle vit le médecin s’approcher d’elle, une plume dans chaque main.
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Shaka - il y a 9 ans
Déjà un nouveau chapitre cool :-D
Les trois heures risquent d'être longues :-)
(faut que je postule dans cette clinique moi)
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Sanji - il y a 9 ans
c'est pas souvent que je commente une histoire
Mais la curiosité m'a poussée à lire la tienne qui est juste géniale, j'adore le concept psychiatrie/chatouilles, sa serais intéressant si les chatouilles pouvait lutter contre la dépression. En tous cas on sent que tu t'es éclaté à en faire baver à Mélanie et Christelle , et Fanny je l'adore :) . Bien sur je me passerais de passer entre ses doigts ^^
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Tickler confiné - il y a 9 ans
Hello les amis ! Et bonne année puisque c'est la saison ! Désolé pour la longue absence, je vais essayer d'aller plus vite pour le prochain chapitre. Voilà déjà la suite :)
Mélina ferma les yeux quand elle sentit son brancard avancer vers l’ouverture. Elle ne remarqua pas qu’il n’y avait plus qu’une chèvre de l’autre côté du miroir. Nicolas avait donné des consignes. Sept minutes s’étaient écoulées et les premiers relais de ses patientes étaient déjà terminés et seulement. Il fallait à tout prix ralentir la cadence.
Quand les pieds de la brune débouchèrent dans la grange, la langue avide de sel assaillit immédiatement ses orteils offerts. Les gémissements de Mélina envahirent à nouveau la pièce. Chaque contact, chaque frôlement humide et râpeux lui arrachait un hoquet de rire.
L’animal furetait partout à la recherche du précieux liquide. Le moindre interstice, le moindre pli était visité avec frénésie. Quand la chèvre se désintéressa des doigts de pied pour descendre vers le bord externe du pied droit, Mélina poussa un nouvel éclat de rire et releva la tête autant qu’elle le pouvait pour tenter d’apercevoir son bourreau miniature.
Ses yeux humides de larmes croisèrent soudain ceux de Christelle. Sa colocataire pleurait toutes les larmes de son corps. Son regard l’implorait de tenir, coûte que coûte, de lui laisser un répit. Mélina voulut lui faire comprendre qu’elle allait faire de son mieux, malgré l’horreur que lui procurait la sensation de la langue de chèvre désormais calée dans le creux de ses plantes de pied.
Nicolas brisa sa tentative. Une plume glissa lentement sur son aisselle gauche. Mélina se cabra sur son brancard. Le duveteux instrument entama de lents allers-retours sur l’épiderme sensible, traçant un S habile pour contourner deux petits grains de beauté qui rehaussaient cet espace de peau blanche. Très vite, une autre plume l’imita sous l’aisselle droite de la victime, qui se débattait comme une possédée pour tenter de déloger les deux outils de torture.
« Nooooooooooooooooon pitié arrêteeeeez ! », hurla la brune, tandis que la chèvre se concentrait désormais sur son petit orteil gauche. La sensation des plumes sous ses bras, associée à cette langue sous ses pieds, dépassait ce que Mélina pouvait imaginer de pire en matière d’excitation chatouilleuse.
Son bourreau humain tenait le rythme du bourreau animal. Les plumes abandonnèrent finalement la partie, remplacées par d’horribles grattements d’ongles arrachant hurlements et suppliques à la jeune femme.
Perdue dans l’orage, celle-ci ne savait pas combien de temps s’était écoulé depuis la reprise du supplice. Secouée de spasmes, elle tourna la tête vers Christelle, qui vit dans les yeux inondés de larmes de son amie qu’elle ne pourrait pas tenir plus longtemps sous cet infernal traitement.
Ce fut presque un murmure au milieu d’un océan de rires et de cris. Mais Nicolas entendit distinctement le mot fatidique. Aussitôt, il tira le brancard, au grand désespoir de la chèvre, qui glissa sa tête par l’ouverture pour accompagner jusqu’au bout les petits pieds encore humides de sel.
« Non pitié ! Je ne peux pas ! Je veux partir ! Arrêtez tout ! Pas les chatouilles ! Je vais mourir », psalmodiait Christelle, secouée de sanglots à chaque contact de l’éponge sous ses plantes cambrées. Venu se placer au dessus de sa tête, Nicolas la fixa avec attention pendant qu’elle tentait de l’attendrir. Le visage du médecin, dur et froid, n’affichait aucun sentiment quand il poussa la jeune femme vers son supplice.
Une autre chèvre cueillit à la volée la paire de pieds nus, gratifiant la peau translucide du creux des plantes de coups de langue experts. Christelle émit un rire qui n’avait rien à voir avec une quelconque forme d’amusement.
La patiente avait réellement atteint la limite de sa résistance. Au bord du gouffre, elle accueillit le pinceau, qui se mit à caresser son nombril, à grands renforts de suppliques. Déjà mis à rude épreuve par le supplice de la chèvre, son corps se tendit comme un arc sous cette nouvelle torture.
Ses deux points les plus chatouilleux tourmentés de la pire des manières, Christelle sentit ses dernières forces décliner rapidement. Ses sanglots mêlés de rires se firent soudain plus feutrés, ses rares paroles intelligibles n’étaient plus que des murmures. Tandis que la chèvre poursuivait son office entre les fins orteils de son pied gauche, le pinceau avait obtenu le renfort d'une plume pour parcourir avec une lenteur calculée la surface de son ventre.
Quand Nicolas se rendit compte de la pente dangereuse empruntée par sa patiente, il était déjà trop tard. Il n’y eut pas de relai. Arrivée au paroxysme de l’épuisement, Christelle sombra d’un seul coup dans l’inconscience.
Sur l’autre brancard, Mélina, qui avait assisté à la scène malgré sa propre fatigue, se mit à hurler de toutes les forces qui lui restaient encore. « Vous l’avez tuée ! Assassin ! Sale enfoiré ! Vous l’avez tuée ». Le médecin la laissa l’invectiver une minute de plus, puis s’approcha d’elle. La piqure fit effet en à peine dix secondes.
Nicolas regarda ses deux patientes désormais silencieuses. Il ne s’était pas écoulé une heure depuis le début de la séance, à peine le tiers de ce qu'il avait prévu. Penchée sur Christelle, une infirmière releva la tête et lui fit un petit signe : elle allait bien, mais ils n’étaient pas passés loin de la catastrophe. Il lui faudrait être plus vigilants à l’avenir : il avait grandement sous estimé la sensibilité chatouilleuse des deux jeunes femmes.
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Tickler confiné - il y a 9 ans
Le prochain chapitre est bientôt prêt ! N'hésitez pas à commenter, que je sache si je suis toujours lu et si l'histoire vous plaît toujours !
Mention spéciale à Lolo30 qui la suit depuis le début. Merci ! :)
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SweatyGirlySoles - il y a 9 ans
oui comme le dis lolo cette histoire est toujours aussi géniale continue comme ça ^^ je te dirais juste d'essayer de mettre un peu moin d’écarts entre les chapitres ^^ c long a attendre lol mais sinon l’histoire est vraiment géniale et moi aussi je te suis depuis le début
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Tickler confiné - il y a 9 ans
C'est vrai Dante, tu me suis aussi depuis le début :) Pour le rythme de publication, il ne dépend malheureusement pas de ma seule volonté. Pour me faire pardonner, voilà un chapitre plus long que d'habitude !
JOUR 6
Quand Mélina reprit connaissance, elle était de retour dans sa chambre. Un plateau avait été laissé à son attention sur la table de chevet. Le café chaud qu’elle fit couler d’un thermos lui fit un bien fou. Combien de temps était-elle restée inconsciente ? C’était difficile à savoir. L’horloge qui était posée à côté de son lit les jours précédents avait disparue.
Elle frissonna en repensant aux épreuves de la nuit passée. Pliant les jambes, elle passa une main sur ses plantes de pieds et poussa un soupir de soulagement : les langues râpeuses des chèvres n’avaient pas abîmé sa peau, qui était toujours aussi douce au toucher.
Ce simple contact avec ses propres doigts lui rappela en revanche à quel point elle était sensible mais, sous cette forme, les chatouilles étaient loin d’être insupportables. Elle passa plusieurs minutes à masser, malaxer, titiller ses plantes de pieds et ses orteils, qui remuaient doucement sous cette stimulation délicate. Après les épisodes de torture répétés qu’elle venait de subir, cet épisode de détente était plus que bienvenu.
Une image lui revint soudain comme un coup de poignard : celle de Christelle inconsciente sur son brancard. Elle se leva d’un bond. Sa porte n’était pas verrouillée. Le salon était vide. C’était mauvais signe. Ses petits coups à la porte de son amie restant sans réponse, elle entra.
Christelle n’était pas là. Le lit était fait. Personne n’avait dormi là. Seuls le sac de voyage turquoise indiquait que sa colocataire était toujours dans ces murs.
La panique envahit Mélina. Sa colocataire était-elle tombée dans le coma ? Ou pire encore ? Elle n’eut pas le temps de cogiter plus longtemps. Un bruit de serrure lui indiqua que quelqu’un entrait dans l’appartement. Nicolas passa la porte. Mélina lui jeta un regard noir.
« Où est Christelle ? Que lui est-il arrivé ? », lança-t-elle d’une voix résolue.
Le médecin sourit : « Elle va très bien, elle a passé la nuit en observation. Nous voulions être sûrs qu’elle se remette bien pour la suite de son traitement. »
La brune explosa : « Son traitement ? Vous nous torturez depuis des jours et vous continuez d’appeler ça un traitement ? Vous êtes complètement cinglé ! »
Nicolas reprit un air grave : « Vous doutez de l’effet thérapeutique, pourtant vous semblez bien plus combative et résolue qu’à votre arrivée ici… »
Soufflée par l’argument, Mélina resta silencieuse. « Votre semaine ici est bientôt terminée, poursuivi-t-il. Dans deux jours, vous serez dehors. En attendant, il vous reste quelques étapes à passer. Aujourd’hui, vous devez vous habiller comme le jour de votre arrivée ici, à l’exception des chaussures, cela va de soi. Je vous attends. »
Sans savoir vraiment pourquoi, la jeune femme obéît et revînt dans sa chambre. Abandonnant le survêtement qui lui servait de pyjama, Mélina enfila son jean noir et son débardeur blanc. Un léger pull bleu accompagna le tout. La joli brune réajustât ses lunettes puis sortit.
Le médecin l’accompagna dans le dédale de couloir blanc. La pièce qu’il indiqua à Mélina n’était qu’un simple bureau. Pourtant, aucun papier, aucun dossier n’était visible. Seul un bureau en bois, accompagné d’un fauteuil et d’une chaise pour les visiteurs, occupait la petite salle. L’un des murs latéraux était occupé par un grand miroir, probablement sans teint.
Nicolas indiqua à Mélina de s’asseoir. Celle-ci se dirigea vers la chaise. « Non, asseyez-vous sur le fauteuil de l’autre côté », coupa le thérapeute. La jeune femme contourna le meuble et se faufila derrière. Le bureau était étonnamment près du mur et le fauteuil était vissé au sol. Une fois installée, elle se sentit comme enfermée derrière ce meuble lourd.
Le médecin s’approcha d’elle et s’accroupit à ses côtés. « Otez vos claquettes s’il vous plaît et laissez moi faire ». Nicolas lui saisit délicatement la cheville gauche puis l’obligea à plier le genou. Son pied fût accueilli par un trou qu’elle n’avait pas remarqué au bas du mur derrière elle. Un système de verrouillage enserra sa cheville comme un carcan.
Son pied droit suivit un chemin identique. Mélina se retrouva assise devant un bureau vide, les genoux pliés et ses pieds immobilisés dans une autre pièce. Elle poussa un cri quand elle sentit une main saisir l’un d’eux et lier un à un ses orteils avec ce qu’elle imaginait être de petits élastiques. Le second subît rapidement le même traitement. La patiente était prête pour son traitement.
Nicolas se campa devant elle. « Voici l’épreuve de l’entretien, expliqua-t-il. Quand vous sortirez de cette clinique, vous devrez retrouver rapidement une activité. Nous allons vérifier aujourd’hui votre capacité de concentration et de réaction face à un élément inattendu. Plusieurs personnes vont franchir cette porte, vous devez les convaincre de suivre le traitement que vous connaissez désormais très bien. Certaines seront des actrices. D’autres non. »
Mélina n’eut même pas le temps de prononcer un seul mot, le médecin lui tourna le dos. Avant de quitter la pièce, il se ravisa et lança un dernier conseil : « N’oubliez pas de vérifier la sensibilité des candidates ».
C’était un comble. Alors qu’elle subissait le supplice des chatouilles depuis bientôt une semaine, voilà qu’elle devait convaincre d’autres victimes potentielles de se laisser embarquer dans cet enfer ! Sans compter ce qu’elle allait elle-même devoir endurer pendant les entretiens : la position de ses pieds et le traitement réservé à ses orteils ne laissaient aucun doute sur leur sort.
La porte s’ouvrit et Mélina faillit s’étrangler sur place. Fanny se tenait devant elle, habillée comme pour assister à un entretien d’embauche. Talons laissant voir ses pieds nus, pantalon noir et tailleur blanc, la jeune femme affichait son éternel sourire en coin. Elle avait été briefé sur ce qui allait se passer, elle savait tout de la situation dans laquelle se trouvait Mélina et elle s’en délectait sans essayer de le cacher.
Assise sur son bureau, celle-ci se força à jouer le jeu. « Bonjour Mademoiselle, asseyez-vous s’il vous plaît et dîtes moi ce qui vous amène. »
L’ex-infirmière stagiaire s’exécuta puis pris la parole d’un air désinvolte. « J’avoue que je ne me sens pas bien depuis plusieurs semaines. J’ai le cafard chaque matin au réveil et je cherche un moyen de surpasser cet état. On m’a parlé du traitement prodigué par cette clinique et j’espérais en savoir plus. » Son jeu d’actrice était affreux, mais Fanny savait que son texte n’avait pas d’importance.
« Eh bien, répondit Mélina sans cacher son agacement. Il s’agit d’une thérapie par le rire pour… » Elle se figea. Quelque-chose de doux caressait la base des orteils de son pied gauche. Elle ne reconnaissait pas la plume, il devait s’agir d’une sorte de pinceaux. Le visage de la jolie brune se crispa contre son gré.
« Pour ? », la relança Fanny avec un sourire s’étirant jusqu’aux oreilles.
Les chatouilles légères sous ses fins doigts de pied s’insinuaient goutte à goutte dans l’esprit de Mélina. Elle parvint pourtant à reprendre, affichant elle aussi un sourire qu’elle ne put réprimer. « Pour vaincre votre état de déprime. Le rire permet de dépasser cet état de déprime que vous décrivez ».
« Et comment fait-on pour déclencher le rire ? », rétorqua la peste.
Deux autres pinceaux entrèrent en action, traçant des cercles au creux des plantes de Mélina, qui ne put réprimer un gloussement. « Nous utilisons les chatouilles », glissa-t-elle d’une voix rendue presque inaudible par l’extrême concentration que lui imposait les caresses sous ses pieds.
« Je n’ai pas bien entendu », s’amusa son interlocutrice.
« Nous utilisons les chat… ». Mélina poussa un cri. Un ongle vicieux remontait le long de son pied droit. « Les chatouilles », finit-elle par hurler.
Fanny jubilait. « Vous êtes sûre que vous vous sentez bien ? » lança-t-elle d’une voix qui frôlait l’insolence. La jeune femme la foudroya du regard tout en lâchant un petit rire nerveux. Le doigt taquin partait du talon, descendait le long de sa plante et poursuivait sa route jusqu’au bout de son gros orteils avant de rebrousser chemin.
Etouffant un nouveau rire, elle ajouta. « Je dois simplement vérifier que vous serez réceptive au traitement. Pouvez-vous retirez vos chaussures et poser vos pieds sur le bureau s’il vous plaît ? »
La nièce de Nicolas perdit instantanément de sa superbe. Visiblement, personne ne l’avait prévenu qu’elle devait être soumise elle-même aux chatouilles. Elle prit un air pincé en jetant un regard glacial vers le miroir sans tain. « J’ai changé d’avis, merci pour les informations », dit-elle en se levant brusquement. Elle n’avait pas fait un pas vers la porte que celle-ci s’ouvrit, laissant le passage à Nicolas et ses sbires.
« Fanny, il faut que tu apprennes à être plus polie avec les gens, souffla le médecin. Une petite leçon ne te fera pas de mal ». Les deux gorilles s’avancèrent. « Non ! », cria la jeune fille. En vain. Saisie par les bras, elle fut emmenée sans ménagement.
Les chatouilles sous les pieds de Mélina s’étaient arrêtées. Nicolas s’avança vers elle et lui tendit un verre d’eau. Il déposa une plume sur le bureau. « Vous pourrez avoir besoin de ça ». La patiente n’eut pas le temps de rétorquer qu’il avait déjà quitté la pièce.
Quelques minutes passèrent. Mélina redoutait à tout instant le retour du supplice mais rien ne vint. Ses pieds nus ligotés étaient momentanément abandonnés dans la pièce derrière elle. Trois coups timides furent frappés à la porte. « Entrez », lança la brune d’une voix qu’elle espérait ferme.
La jeune femme qui entra devait être plus jeune qu’elle. Mélina la détailla. Des cheveux châtains foncés, coupés à hauteur des épaules, un visage rond auréolé d’un petit nez en trompette et de grands yeux bruns. Elle semblait vraiment petite malgré les talons de ses bottines noires.
Elle s’assît à l’invitation de son interlocutrice et entama son histoire. Elle s’appelait Laure, elle avait 23 ans. Plongée dans des études dont elle ne connaissait pas vraiment l’issue, elle vivait de plus en plus mal cette incertitude et se renfermait sur elle-même. Tandis qu’elle l’écoutait, Mélina sentit le retour des pinceaux sous ses pieds. Elle parvint à ne rien montrer, malgré la vicieuse sensation provenant de ses orteils attachés.
Sa compassion pour l’étudiante qui lui faisait face lui donna un surplus de concentration. Quand les grattements d’ongle reprirent au creux de ses plantes, elle ne put réprimer un hoquet, sa respiration s’accéléra, mais elle tint bon pour détailler le « traitement » imaginé par Nicolas.
Au mot « chatouilles », le visage de Laure passa de la timidité gênée à l’angoisse sourde. « Vous savez, je suis extrêmement chatouilleuse », lâcha-t-elle sur le ton de la confidence. Mélina éclata d’un grand rire. Une brosse à dent s’acharnait sur la base des orteils de son pied gauche. Son interlocutrice parut visiblement perturbée, pensant sans doute qu’elle était la source de ce rire.
Mélina ferma les yeux, tentant de chasser l’horrible sensation des dizaines de poils grattant sans pitié cette zone hyper sensible. Entre deux gloussements, elle parvint tout de même à encourager Laure à se déchausser. La jeune fille s’exécuta non sans répéter à quel point elle était sensible.
Des pieds d’enfant vinrent se poser sur le bureau. Mélina trouvait déjà les siens petits, ceux-ci étaient minuscules. « Je chausse du 35 », s’excusa presque l’étudiante, devinant les pensées de son examinatrice.
Les chatouilles vrillant l’esprit de Mélina s’arrêtèrent d’un seul coup. Poussant un soupir de soulagement, elle saisit la plume et l’approcha des plantes qui lui faisaient face. Le test ne dura qu’une poignée de seconde, le temps pour l’instrument de se poser sur la peau nu et de descendre le long des deux pieds collés l’un à l’autre. Crispant les orteils, Laure poussa un cri suivi d’un éclat de rire qu’elle tenta de réprimer. Ses pieds glissèrent rapidement du bureau pour venir s’abriter sur ses bottines.
Libérée de ses propres chatouilles, Mélina l’invita à réfléchir et à contacter la clinique si elle souhaitait tenter l’expérience. Laure quitta la pièce, soufflant un timide « Merci ».
Il y eut quatre autres candidates. Toutes étaient extrêmement chatouilleuses. Le dernier entretien, celui d’une blonde prénommée Lucile, fut un enfer pour Mélina, qui dut subir les assauts répétés d’une brosse à dent électrique au creux de ses plantes. L’échange s’acheva par un cri perçant de la brune, qui fit naître un éclair de panique sur le visage de la potentielle patiente. Celle-ci quitta la pièce sans demander son reste.
Epuisée par tant de concentration, Mélina s’affala sur le canapé du salon quand Nicolas la ramena, chancelante, dans sa chambre. « Reposez-vous, lui intima le médecin. Prévenez moi quand vous vous sentirez mieux. Il y a quelque-chose que je dois vous montrer. »
Mélina émergea lentement. La lumière provenant de la fenêtre à barreau était basse. L’horloge du salon indiquait 18h. Toujours aucune trace de Christelle. Elle se leva et se dirigea vers la bouilloire posée sur une desserte pour se préparer un thé. Pendant que l’engin chauffait, elle se souvint de la dernière phrase de Nicolas quelques heures plus tôt.
Sa tasse fumante en main, elle se dirigea vers la porte et appuya sur le bouton d’appel. Elle n’attendit qu’une poignée de minutes. Le médecin entra dans l’appartement et s’installa à la table, suivi par sa patiente.
« Je vais vous donner des nouvelles de votre colocataire », lâcha-t-il. Les yeux de Mélina s’agrandirent de curiosité. Nicolas lui tendit une tablette sur laquelle se déroulait un film. C’était une pièce blanche, sans doute à l’intérieur de la clinique. La jeune fille ne nota d’abord rien d’anormal puis elle remarqua quelque chose sur le mur du fond. Des pieds ! Ses propres pieds nus, trônant, les orteils attachés, à mi-hauteur.
Le plancher devait être plus bas que celui qui avait servi pour les entretiens. Soudain, Nicolas apparut à l’image, accompagné de Christelle. Le médecin et la patiente parlaient, mais aucun son n’avait été capté. La jeune femme s’installa rapidement devant la paire de pieds sortant du mur, tenant à la main tout le nécessaire pour infliger les chatouilles tant redoutées.
Une larme apparut au coin des yeux de Mélina. « Est-ce qu’elle savait que c’était moi de l’autre côté ? », interrogea-t-elle. « Même si je ne l’en avais pas informé, votre pied gauche porte un signe suffisamment distinctif pour qu’elle le devine », répondit Nicolas. Christelle connaissait l’existence du grain de beauté marquant le haut de sa plante gauche.
« Vous l’avez forcée ! explosa-t-elle. Elle ne m’aurait pas chatouillée de son plein gré ! ». Le médecin approcha un doigt de la tablette et avança le film. Mélina découvrit avec horreur un gros plan du visage de son amie en plein travail. Celui-ci affichait un sourire démoniaque. Rien à voir avec celui d’une personne agissant sous la contrainte.
Le choc fut terrible. Mélina n’en croyait pas ses yeux. Cette fille qu’elle pensait être son alliée, qui avait enduré avec elle les pires supplices chatouilleux, s’était transformée en bourreaux sans même avoir été forcée. Nicolas reprit l’écran. Quelques manipulations plus tard, il le rendit à sa patiente.
Cette fois, le film se déroulait dans une pièce différente. Christelle était allongée sur un lit, bâillonnée, ses poignets et ses chevilles ligotés à chaque angle. Mélina ne mit que quelques secondes à reconnaître l’endroit grâce au sac abandonné dans un coin : la chambre de Christelle. Sa colocataire était là, juste derrière la porte fermée donnant sur le salon.
« Ces images sont en direct, précisa le praticien, qui s’était déjà levé et s’apprêtait à sortir. A vous de voir ce que vous souhaitez faire. »
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Tickler confiné - il y a 9 ans
C'est les soldes il paraît : le prochain qui commente aura le chapitre suivant en avant-première :D
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Tickler confiné - il y a 9 ans
À moi ! À moi
Mon mien, mon précieux
Bien joué Shaka :D je te l'envoie en MP dès qu'il est prêt ;)
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Tickler confiné - il y a 9 ans
J'en profite pour annoncer (sans surprise) que la semaine difficile de Mélina et Christelle touche à sa fin. Encore quelques chapitres et cette fiction sera terminée.
Ce sera le moment pour moi de chercher une idée pour ma prochaine histoire. Toutes les suggestions sont les bienvenues :)
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SweatyGirlySoles - il y a 9 ans
salut alors comme toujours l'histoire est génial bien que cette fin me fait un peu stressé, qui est Christelle et est-ce q'elle c'est servi de Mélina ou qu'elle lui a cacher sa véritable nature ? j'ai vraiment peur de la suite qu'il y est des tensions entre les 2 filles.
ps: puisque tu veux des suggestions d'histoires, je te propose jinx de laegue of legend. il y a déjà quelqu'un qui a essayer de faire une histoire sur elle vu que j'avais déjà suggérer l'idée mais c'était un peu décevant. c'était pas un fiasco, l'histoire se laisser lire, mais bon il connaissait rien mais rien du tout a la jinx psychopathe qui détruit tout sur son passage qu'on appelle la gâchette folle et ennemie jurée de vi. il a même avouer ne pas savoir qui était jinx et de ne pas jouer a league of légend. bon j'avoue que moi non plus mais la différence c que je la connai par coeur car je l'adore. et si seulement elle était réelle je la... hum bref c pas le sujet ^^ :hum: et on a eu quoi, une histoire sur une jinx lycéenne ouaaaw dsl mais moi une jinx lycéenne que quelqu'un chatouille comme ca pour jouer limite cela n'a rien a voir avec la jinx qu'on connai sa la transforme totalement et c décevant en plus il nous la fait gentille et innocente alors que celle qu'on aime est une vrai cinglée lol et limite psychopathe. le clip ( get jinxed ) sur youtube parle pour elle lol. mais par contre, étant donné que on sait que vi est a la recherche de jinx tout le temps sans jamais parvenir a l'attraper, on pourrai s'imaginer une histoire que a force de perseverer elle aurait fini par l'attraper et mettre linx au supplice en lui torturant les plantes de pieds en chatouillant léchant etc etc après faut voir et faudrai faire cette fois une jinx comme la vrai ^^ psychopathe et destructrice :D j'avoue que les photos de jinx torturé sur google sont assez craquantes lol ce serait une histoire géniale. après je c pas se que t'en pense et ni si tu connais jinx et encore si tu joue a laegue of legend. ou sinon j'avais penser a amy rose de sonic ou encore a bellatrix lestrange la cinglée de harry potter et cousine de cyrius black ou encore, toujour en restant dans le domaine de harry potter j'avais également pensé a luna lovegood alias loufoqua la fille un peu étrange qui se fait toujour voler ses chaussures et qu'on a un plan assez appétissant de ses pieds nus dans harry potter et l'ordre du phénix je crois ^^ enfin qui que tu prenne pour ton histoire essaye de mettre plus de léchouilles ptdr ^^ cela en manque un petit peu en ce moment :)
