Histoire : Psychiatrie

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Histoire


Histoire ajoutée le 13/07/2016
Épisode ajouté le 13/07/2016
Mise-à-jour le 03/07/2021

Psychiatrie

Salut salut !



Après de longs moments passés à lire les fictions publiées sur le forum, j'ai décidé de faire un petit essai pour en écrire une moi-même :) J'espère pouvoir l'alimenter assez régulièrement (une fois par semaine en gros). Positifs ou négatifs, tous les commentaires sont les bienvenus !



Bonne soirée à tous !








Psychiatrie



Le diagnostic tomba comme la foudre. « Mademoiselle, vous souffrez d’une forme de dépression chronique rare. Aucun traitement médicamenteux ne pourra vous aider ». En entendant la phrase de son médecin, Mélina dû se retenir de toutes ses forces pour ne pas fondre en larmes. A 24 ans, elle était perdue. Voilà maintenant deux ans qu’elle se débattait avec son mal. Chaque matin, elle se réveillait d’humeur maussade. Elle qui était auparavant la bonne humeur incarnée semblait désormais presque incapable de sourire. La dernière fois que quelqu’un lui avait arraché un rire remontait à une éternité. Mélina fixa son médecin de ses yeux bruns, à peine dissimulés derrières ses lunettes à monture bicolore verte et marron.



« Vous n’avez vraiment aucune solution ? »



Le psychiatre soupira et soutint son regard. La jeune femme lui faisait presque pitié. Ses longs cheveux bruns ondulant sur ses épaules lui donnaient l’air d’une adolescente. Il voyait bien qu’elle était au bord des larmes. Il avait bien une solution, mais il n’était pas sûr de vouloir s’en servir. Elle avait l’air si fragile… Le silence devint pesant. Il pouvait presque entendre ses méninges fonctionner. Le désespoir affiché par la jeune femme pendant ces quelques secondes de doute finit de le convaincre. Il devait faire le test.



« Nous allons faire un exercice si vous le voulez bien. Je vais vous demander de vous mettre pieds nus et de vous allonger sur la table d’auscultation. »



Une lueur d’espoir fugace passa dans les yeux de Mélina. La jeune femme ne se fit pas prier. Ses converses noires basses tombèrent rapidement, suivies de ses chaussettes bleues ciel. Elle montrât presque un certain entrain en montant sur la table. Le spécialiste se leva pour s’approcher d’elle.



« Fermez les yeux s’il vous plait. »



Une nouvelle fois, Mélina obéit sans protester. Une fois ses yeux bien clos, le médecin s’approcha du bout de la table et fixa les deux pieds bien alignés devant lui. Ils étaient plutôt petit. Un 36 à vu d’oeil, avec des orteils très fins et parfaitement proportionnés. La peau de ses plantes était pâle. Seul un petit grain de beauté au milieu de son pied gauche rehaussait l’ensemble. Il n’avait jamais été vraiment attiré par les pieds, mais il devait convenir que ceux-ci étaient particulièrement beaux. Il posa les pouces au milieu de la zone d’appui du pied droit. Le contact fit sursauter la jolie fille. Un premier signe encourageant. Il attendit quelques secondes puis fit glisser ses ongles jusqu’au talon, caressant légèrement la peau tendue. La réaction fût immédiate. Mélina retira son pied d’un seul coup et se redressa.



« Eh vous me chatouillez là ! »



Le médecin lui sourit avant de reprendre la parole :



« Merci, vous pouvez vous rechaussez et vous rassoir. »



Interloquée Mélina suivit les consignes. Une fois rechaussée et assise, elle fixa son interlocuteur pour tenter d’obtenir une réponse. Celui-ci ne la laissa pas douter plus d’une minute.



« Mademoiselle, je vais vous dire les choses de la manière la plus claire possible. J’ai peut-être une solution pour vous. Je ne peux pas vous dire exactement de quoi il s’agit mais voilà les grandes lignes : je vous prescrit un arrêt de travail d’une semaine. Durant ce laps de temps, vous serez admise dans l’établissement d’un de mes camarades de promotion. Il a mis au point une méthode pour traiter les cas de dépression les plus grave. Ce sera éprouvant, mais cela peut marcher. Êtes-vous partante ? »



Mélina hésita. Le peu d’informations divulguées par son médecin ne la rassurait guère. Mais elle ne se sentait pas non plus la force de retourner chez elle pour reprendre son quotidien morose. « C’est un professionnel, il sait ce qu’il fait », se dit-elle. Elle hocha timidement la tête. Le psychiatre sourit une nouvelle fois puis décrocha son téléphone :



« Salut Nicolas, lança-t-il après quelques secondes. J’ai une patiente pour toi. Je pense qu’un traitement spécial pourra lui être bénéfique. Comment ? Oui, l’examen clinique confirme. Je lance la procédure ? Parfait, merci. »



Il raccrocha, se leva, alla jusqu’à la fontaine à eau au bout de son cabinet et servit un verre qu’il posa devant sa patiente. Revenu derrière son bureau, il ouvrit un tiroir. Quelques bruissements d’aluminium plus tard, il tendit une main et posa devant Mélina une minuscule pilule verte.



« Prenez ça s’il vous plaît et détendez vous. »



La jeune femme obéit en toute confiance puis s’installa plus confortablement sur son fauteuil. Elle s’endormit sans s’en rendre compte.



JOUR 1



Mélina avait toujours beaucoup bougé dans son sommeil. Il lui arrivait souvent de se retrouver complètement à l’envers sur son lit. Heureusement qu’elle vivait seule. Mais cette fois, son corps lui signala une anomalie. Ses bras refusaient de se mouvoir. Elle avait beau forcer, ils restaient croisés dans une position particulièrement inconfortable. Elle ouvrit les yeux et ne mit que quelques instants à s’habituer à la douce lumière baignant la pièce. Ce qu’elle vit ensuite lui fit manquer plusieurs battements de cœur.



Elle n’était plus dans le cabinet de son médecin. La pièce autour d’elle avait la taille d’une petite chambre entièrement vide. Les murs étaient recouverts de moquette grise sans âme. Elle comprit rapidement pourquoi elle n’avait pas réussi à se mouvoir. Ses bras étaient enfermés dans une camisole de force emprisonnant tout le haut de son corps. Pire, ses jambes tendues devant elles étaient elles aussi attachées par des lanières disposées à ses chevilles et au-dessus de ses genoux, à la naissance de ses cuisses. Mélina était désormais assise sur une table d’osculation rembourrée. Elle portait toujours son jean et, autant qu’elle puisse le sentir, son débardeur était toujours en place sous l’épaisse armure de tissus. Une seule chose avait changé dans sa tenue. Ses pieds étaient complètement nus.



Eux aussi avait fait l’objet d’un traitement spécial. Ses gros et petits orteils avaient été ligotés à deux arceaux métalliques solidement arrimés à la table. Elle tenta de les mouvoir. Mais elle ne put faire bouger ses autres orteils que de quelques millimètres à peine pour tenter vainement de soulager ses plantes de pieds tendues dans une position inhabituelle. La panique finit de la consumer entièrement. Elle se mit à crier pour appeler au secours. C’est alors qu’elle remarqua un détail que son demi-sommeil lui avait jusque-là caché : un large morceau de sparadrap soudaient ses lèvres l’une à l’autre. Attachée, bâillonnée, elle était entièrement à la merci de ce fameux « traitement spécial », quelle qu’en soit la nature.



A suivre...

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