Histoire : S.V.D

Vous utilisez un bloqueur de publicités

Ce site diffuse uniquement des publicités non-intrusives et sont vitales pour son développement.
Histoire
  • S.V.D


Histoire ajoutée le 24/07/2016
Épisode ajouté le 24/07/2016
Mise-à-jour le 03/07/2021

  • Kanyar0666 Avatar
    Kanyar0666 - il y a 10 ans

    Sympa comme début, c'est bien écrit, j'attend la suite pour voir ce que ça donnera =)


  • chrischo7 Avatar
    chrischo7 - il y a 10 ans

    J'ai hâte de suivre le cours de cette histoire comme l'eau suit le cours de la Seine ;)


  • Alice-LaMalice Avatar
    Alice-LaMalice - il y a 10 ans

    2 : La marque du maudit




    « Merci bien … Voici votre journal monsieur et passez une agréable journée. »



    Comme tous les samedis matins, Tom Curtis achète son journal au kiosque situé juste en bas de chez lui avant de s’installer dans un parc à proximité, pour le feuilleter tranquillement. Au centre de ce fameux parc, se trouve un vaste carré de pelouse entouré par une douzaine de bancs toujours occupés. Sur l’herbe délicatement coupée, les enfants gueulards qui ne cessent de jouer au ballon sont illuminés par d’infimes rayons de soleils, peinant à traverser la muraille végétale érigée par les gigantesques arbres qui délimitent le parc. Tom Curtis s’assois sur le premier banc qui se présente à lui, à côté d’une femme apparemment très intriguée par la une du journal qu’elle tient entre ses griffes. Tom Curtis observe dès lors la sienne quelques secondes, relève la tête, soupire et lance d’un ton agacé :

    « Meurtre au bord de Seine ! C’est affligeant, il s’agit en plus d’un tout jeune officier de police. Espérons que les prochaines élections apporteront la sécurité et la sérénité qui nous manquent depuis une si longue année. »



    La dite femme assise juste à côté déploie suite à ces mots un sourire ravageur. Ce sourire malsain amorce une mécanique de beauté infernale, embrasant succinctement deux splendides lèvres pulpeuses et empoisonnées. Ces dernières dévoilent à leur tour des joues flamboyantes que nul homme n’a jamais réussi à embrasser, pour donner enfin à deux yeux noirs comme le charbon, un regard brûlant, crépitant, couvert par quelques fausses mèches blondes semblable à un rideau incandescent qui s’abat sur un envoutant et irrésistible visage démoniaque. Celle qui s’apparente alors à la fille de Lucifer examine attentivement son interlocuteur et amusée, elle lui balance :

    « Touchante réaction, et je suis surtout surprise de voir un homme qui porte la marque du maudit. »



    Il est vrai que Tom Curtis est affublé d’une immonde et immanquable flétrissure sur son poignet gauche. La marque du maudit est une emprunte gravée à jamais au fer rouge, que les rebelles cubains infligeaient à leurs prisonniers, il y a de ça une dizaine d'années, avant de les torturer par pur plaisir avec le waterboarding. Tom Curtis, fantastique combattant de la marine nationale, avait été mobilisé cette année là pour neutraliser les révolutionnaires menés par l’impitoyable Angelo Verde, et demeure aujourd’hui l’unique survivant de leurs détenus. Etonné par la réaction de sa somptueuse voisine et par son léger accent soviétique, Tom Curtis retire son chapeau Bailey couleur crème, gratte son crâne presque entièrement rasé, et commente :

    « Vous semblez drôlement renseignée. Comment connaissez-vous l’existence et la signification de cette cicatrice ? Ceci n’a, il me semble, jamais été révélé publiquement. »



    Avant de répondre à cette question, cette mystérieuse femme décroise ses jambes qu’elle avait pourtant parfaitement imbriquées l’une sur l’autre, et réajuste son chemisier bien repassé. Sa tenue impeccable forme un curieux contraste avec ses cheveux légèrement coiffé en bataille, mi-longs, éparpillés, dégradés, à la fois noirs, et blonds.

    « Je suis journaliste, j’ai mes sources, d’excellentes sources. Veuillez m’excuser, j’ai à faire. Peut être nous reverrons nous aux élections. Bonne journée. »



    Un peu douteux, en restant sur ses gardes, Tom Curtis rétorque :

    « Merci, de même. »



    Le soldat de la marine observe la charmante créature s’enfuir petit à petit et remet son chapeau bon marché qu’il ne porte qu’en de rares occasions. Les gamins sont toujours là, plus nombreux, à gambader et à brayer dans tous les sens. Ils sautent, ils dansent, ils rient comme ces singes enfermés en cage que l’on peut voir dans n’importe quel zoo. Autour d’eux, quelques coureurs à bout de souffle, rappelant du bétail en fin de vie dans un abattoir, achèvent leur marathon hebdomadaire sur le chemin finement tracé à l’orée de cette pelouse maintenant surchargée. Tom Curtis décide de se lever pour quitter ce spectacle devenu trop lassant à son goût et retourne sur ses pas, en fixant attentivement son poignet.

    Alors qu'il s'apprête à franchir le passage piétons qui le mène chez lui, son téléphone sonne. Intéressé par cet appel d'un de ces plus vieux ami, il s'empresse de répondre tout en continuant sa route :


    « Salut Jacquet, comment vas tu ? »



    « J'ai connu mieux, avec le petit qui s'est fait descendre hier soir, on est tous un peu sous le choc ... un brave type. Je t'appelle justement pour ça, le jeune Martin s'est fait par ailleurs dérobé tous ses dossiers qu'il avait monté secrètement concernant l'affaire Legrand. Je me suis rendu chez sa soeur pour présenter mes condoléances, et elle m'a annoncé que Martin suivait apparement une piste sérieuse sans nous en avoir parlé. Arrivé à son domicile, comme tu t'en doutes, tout était détruit, saccagé et bien entendu pas de dossiers. »



    « Voilà sans doute la raison du meurtre. Et j'imagine que l'auteur du crime n'a laissé aucune trace ... »



    « Aucune, à part une balle, comme toujours, du calibre 38. Je te rappelle dès qu'on a du nouveau concernant les deux affaires. A bientôt Tom ! »




    « Au revoir Jacquet ! »


  • chatouillesdu92 Avatar
    chatouillesdu92 - il y a 5 ans
    Tu écris tellement bien ! J'étais trop triste à la première partie ! L'univers est très interessant. Je ne sais pas si tu liras ça 4 ans plus tard, mais j'adore ton taff.

  • olmi Avatar
    olmi - il y a 5 ans
    Je seconde, c'est fort bien écrit.