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- Le professionnel
Histoire ajoutée le
15/02/2017
Épisode ajouté le
15/02/2017
Mise-à-jour le
03/07/2021
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Zodiac - il y a 9 ans
Sympathique. J'aime bien le petit côté "espionnage" et magouilles du deepweb. En tout cas bien joué ! :)
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Tickler confiné - il y a 9 ans
Ptite ref à reservoir dogs ? :)
Référence involontaire ;) La suite maintenant !
Le trajet dura une éternité. Le chauffeur se perdait en circonvolutions pour tenter de m’égarer. C’était bien inutile. Compte tenu de ma profession, il m’était indispensable de connaître la région comme ma poche pour échapper à la police ou, pire encore, à des clients mécontents. Nous finîmes par nous arrêter devant un immeuble sinistre, construit au cœur d’une zone industrielle déserte en ce premier week-end des vacances scolaires. L’endroit idéal pour un interrogatoire en règle.
La femme en rouge me guida dans un dédale de couloirs, faiblement éclairés par la lumière des lampadaires de la rue. « Nous avons suivi vos consignes à la lettre, vous trouverez tout ce dont vous avez besoin dans la pièce, m’expliqua-t-elle en chemin. Si vous le souhaitez, nous avons désigné trois personnes pour vous prêter main forte». J’approuvais d’un hochement de tête. Je préférais travailler seul, mais un peu d’aide n’était jamais superflue quand il s’agissait de pousser une victime dans ses derniers retranchements.
Mon interlocutrice s’arrêtât si brusquement que je faillis la percuter. Elle me désigna une double porte grise, très semblable à ce que l’on pourrait trouver dans une prison. Je fouillais dans ma poche et en sortit une épaisse cagoule de tissu noir. L’avantage et l’inconvénient de mes méthodes, c’était que mes victimes en ressortaient le plus souvent sur leurs deux jambes et capables de guider un dessinateur chargé d’établir un portrait robot. Une telle perspective ne m’enchantait guère.
Avisant une fenêtre, je scrutais mon reflet pour vérifier que mon visage était bien dissimulé. Seuls mes yeux et ma bouche étaient encore visibles. Il était temps. Abandonnant la femme en rouge dans le couloir, je passais la porte.
La pièce était vaste et haute de plafond, suffisamment pour accueillir de grosses machines. Mais celles-ci avaient disparues. Dans un angle plongé dans le noir, je devinais un chevalet construit à la hâte, mais qui semblait respecter les plans que j’avais transmis.
Ma victime, elle, était en pleine lumière, à quelques mètres de la porte d’entrée. Vêtue d’un petit haut noir et d’un jean, Emeline était assise sur une lourde chaise métallique vissée au sol. Ses jambes fines tendues devant elle étaient emprisonnées dans un double carcan de bois, immobilisées au niveau des genoux et des chevilles. Ses pieds étaient encore chaussés. C’était une belle attention de la part de mes nouveaux employeurs. Le plus souvent, mes commanditaires faisaient du zèle et déchaussaient mes victimes avant mon arrivée, me privant du plaisir inégalable de faire glisser chaussures et chaussettes pour dévoiler une paire de pieds nus.
Les jolis yeux en amande me fixaient. La jeune fille était paniquée. De grosses larmes avaient marqué des sillons sur ses joues gracieuses, en partie masquée par un bâillon aussi noir que ma cagoule. Je m’approchais, laissant à ma future victime le temps de me découvrir, tout habillé de noir. Dans ma progression, je remarquais derrière elle une petite table sur laquelle étaient disposés tous les instruments que j’avais réclamés. Elle ne pouvait pas la voir, ce qui me donnait tout le loisir de faire durer le suspense sur la nature du supplice à venir.
« Bonjour Emeline », saluais-je en arrivant devant elle. « Je suis ici pour t’interroger. Nous avons quelques questions auxquelles tu devrais pouvoir répondre. Mais avant de te les poser, je dois te faire passer l’envie de nous mentir ». Elle se mit à gémir des mots inintelligibles. Pas besoin d’être devin pour en connaître le sens. Elle me promettait sûrement de ne pas me mentir, expliquait qu’elle ne savait rien, que je devais la laisser partir.
Ignorant ses suppliques, je m’accroupis devant le carcan et commençait à délier les lacets de ses baskets. Sur les semelles était gravées la pointure. Du 37,5. Saisissant les talons à pleine main, j’entrepris de les faire glisser lentement sur de fines chaussettes blanches. Surprise par ma manœuvre, la jeune fille tenta de me gêner par de frénétiques mouvements de cheville, qui n’eurent pour effet que d’accélérer le processus de mise à nu. Les chaussures tombèrent mollement sur le sol de béton.
Deux petits pieds moulés dans le tissu apparurent. Je les étudiais, tentant de deviner les petits détails sous cette légère protection. Je résistais à la tentation de les chatouiller au travers des chaussettes et attrapais du bout des doigts les extrémités élastiques enserrant ses chevilles. Centimètre par centimètre, je fis glisser le délicat textile avec la ferme intention de faire durer le plaisir.
Ses chevilles se dévoilèrent, puis j’entamais le contournement des talons. Une fois les deux obstacles passés, je changeais de stratégie. Pinçant le bout de chaque chaussette, entre deux petits orteils, je tirais sur le tissu. Emeline me jetait des regards interrogateurs. Le creux de ses plantes était d’une pâleur diaphane, à peine plus rosé que le blanc de ses chaussettes qui s’effaçaient peu à peu pour révéler la peau nue.
La zone d’appui passée, j’arrêtais mon geste. Seuls dix petits orteils se cachaient encore à ma vue. La jeune fille les maintenait crispés pour tenter de retenir le tissu. Sa résistance était touchante. Mais elle n’en était pas moins vaine. Je tirais d’un coup sec. Les chaussettes s’échappèrent et je pus enfin avoir une vue globale sur les deux pieds que je m’apprêtais à supplicier.
Ils semblaient plus grands que leur pointure ne le laissait penser. Les plantes translucides tranchaient avec les roseurs des talons et de la zone d’appui, soulignant une sensibilité exacerbée au sein des doux creux. Ils se terminaient par une rangée d’orteils turbulents, empiétant légèrement les uns sur les autres pour leur donner un petit côté espiègle. J’en avais déjà vu de plus beaux, plus élégants, mais ces pieds dénudés n’en étaient pas moins alléchants pour un bourreau professionnel comme moi. Ils étaient tendres, mignons et semblaient divinement chatouilleux.
Il était temps de faire grimper la tension d’un cran. Je me levais et passais dans le dos d’Emeline, qui me suivit du regard autant qu’elle le put. Sur la table, je choisis une petite plume noire, qui avait l’avantage d’être à la fois souple dans ses mouvements et ferme au contact. La jeune fille se désarticulait pour tenter de voir ce que je complotais. Je décidais de lui donner satisfaction. Me retournant pour revenir vers ses pieds nus, je laissais la plume envahir ostensiblement son champ de vision. Du coin de l’œil, je pus voir ses yeux s’écarquiller et un frisson parcourir son échine.
Arrivé près de mes deux cibles, je me tournais vers elle et affrontais son regard terrifié. Elle était mure pour la question fatidique. « Dis moi Emeline, est-ce que tu crains les chatouilles ? » Ce dernier mot fit l’effet d’un électrochoc. La brune se mit à danser furieusement sur sa chaise pour tenter de se libérer. Ses mains, attachées sur la partie du carcan retenant ses genoux, tiraient avec rage sur les menottes qui les entravaient. Ses yeux étaient braqués sur la plume, que j’agitais gracieusement pour en démontrer tout le potentiel chatouilleux. Sous les gémissements furieux de ma victime, je m’accroupis à nouveau devant ses plantes de pieds, qui se débattaient en tout sens. Les hostilités étaient ouvertes.
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Shaka - il y a 9 ans
Référence involontaire ;)
Ok je pensais ;) mais en même temps beaucoup de films/séries l'utilisent.
Haaaa la suite promet :D
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Tickler confiné - il y a 8 ans
Hello les amis !
Je pensais donner une suite à cette histoire que j'ai un peu laissée de côté, mais j'aimerais être sûr que cela vous plaise vraiment.
Alors ça vous tente ?
Je choisirai au hasard un commentaire et son auteur aura droit à la suite avant les autres ;)
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SweatyGirlySoles - il y a 8 ans
oui bien sur, a fond ! j'adore cette histoire et sa fait des mois et des mois que j'espere une suite :) elle est géniale cette histoire et cela serai dommage de l'abandonner. je suis absolument d'accord pour que tu la continue
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FeatherComedia - il y a 8 ans
Haha bien sûr qu'on veut la suite !
Tu es vraiment doué et c'esr très agréable de lire tes longues séries ;)
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Tickler confiné - il y a 8 ans
Merci à vous trois :) ça m’encourage et la suite ne va plus tarder maintenant !
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Tickler confiné - il y a 8 ans
C'est parti pour la suite ! :D Comme d'habitude, je prends tous les commentaires que vous pourrez me proposer ;)
Mon regard était vissé sur les deux pieds nus qui se croisaient et se décroisaient frénétiquement pour se masquer l’un l’autre. Tel un Indiana Jones des temps modernes, cherchant la faille au milieu d’un ballet de lames acérées, je guettais l’ouverture pour fondre sur mes proies.
Au bout de quelques secondes, le rythme ralentit légèrement. Je me jetais sur le pied droit d’Emeline, tirant de ma poche une cordelette, dotée d’un nœud coulant préparé à l’avance que je glissais autour du gros orteil. J’entrepris d’attacher l’autre extrémité au petit arceau métallique prévu sur le carcan. Ce peton privé de liberté, je pouvais désormais m’attaquer à l’autre sans risquer d’être dérangé. Je saisis à pleine main les orteils du pied gauche.
Les suppliques de ma victime redoublèrent alors que la plume s’approchait enfin de sa cible. La pointe duveteuse toucha le creux de la plante laiteuse. Les doigts de pied emprisonnés se crispèrent immédiatement, mais je tins bon. A force d’infliger ce supplice, ma paume avait développé une musculature insoupçonnée, taillée pour empêcher toute tentative de fuite. Du bout de la plume, je me mis à tracer de petits cercles sur la peau nue. Ce premier contact, presque innocent, me permit de confirmer l’hypersensibilité d’Emeline. La jeune fille tirait sur sa jambe autant qu’elle le pouvait, bridée magnifiquement par le double carcan. Même sans ces à-coups furieux, la chorégraphie des petits orteils dans ma main suffisait pour mesurer l’effet du délicieux supplice que je m’appliquais à distiller sur ces quelques centimètres carrés irrésistiblement chatouilleux.
Je décidais finalement de changer de stratégie, pour passer à de long frôlement sur toute la longueur du petit pied offert. Ma victime accueillit cette variation par un gémissement sonore, qui franchit la barrière fragile du bâillon. Elle qui avait jusqu’ici tenté de garder le silence, laissant à son corps la responsabilité de trahir l’effet irrésistible de la torture, avait atteint sa limite. Un flot de rires étouffés s’échappa de sa bouche au gré des caresses de la plume sous son pied gauche. Il ne m’avait fallu qu’une poignée de minutes pour briser sa résistance. La suite du programme s’annonçait dantesque. Il était temps de m’offrir mon péché-mignon. Avec d’infinies précautions, je modifiais la position de ma main gauche enserrant les orteils pour en révéler la base. Je les poussais vers l’arrière, forçant le pied à une flexion maximale.
Je dus employer tout mon self-control pour résister à l’envie de gratouiller dès maintenant le creux de la plante hypertendue du bout des ongles. Levant la tête un instant, je croisais le regard d’Emeline. La jolie brune bâillonnée écarquillait des yeux paniqués. Je soutins son regard, visant mon objectif du coin de l’œil. Le bout de la plume caressa la base du deuxième orteil. Ma victime sursauta, poussant un petit cri. Je poursuivis ma route, visitant les cinq petits confrères au garde à vous. Les doux poils s’insinuaient dans chaque interstice, excitaient chaque millimètre carré de peau sensible.
Les gémissements se firent de plus en plus frénétiques. La tension des doigts de pieds dans ma main gauche devenait de plus en plus difficile à contenir. Je les libérais, pour mieux saisir les deux plus petits. Je les écartais avec art, luttant contre leur volonté de se recroqueviller, et entamais un lent mouvement de scie. Malgré ses liens, Emeline se leva de plusieurs centimètres de sa chaise sous l’effet des chatouilles. Fort de cette victoire, je rééditais l’imparable technique entre chacun des cinq orteils, savourant les sursauts de ma victime, qui secouait la tête en tout sens, engagée dans un combat acharné contre ses propres sensations.
Elle était prête pour passer à l’étape suivante. Presque à contrecœur, je lâchais ses orteils pour n’attraper que le plus gros. A l’aide d’une cordelette, je le reliais à l’arceau prévu et son pied gauche rejoignit son pied droit. Pour parfaire le bondage, je liais aussi ses plus petits doigts de pied à l’arceau. Par réflexe, Emeline tenta de crisper les orteils. Ceux-ci ne bougèrent que de quelques millimètres. C’était parfait.
Je dépliais mon corps courbaturé après tout ce temps passé au ras du sol. Des millions de fourmis assaillirent mes jambes. Le temps de laisser le sang reprendre sa route, je fixais la brune immobilisée. Les larmes coulaient le long de ses joues. Ses yeux étaient rivés sur mon visage. Je devinais sans peine les suppliques qu’elle jetait au travers de son bâillon. J’étais à deux doigts de me laisser attendrir quand mon regard se déplaça sur ses plantes de pieds tendues. L’électrochoc me ramena à ma mission. D’un pas encore mal assuré, je me déplaçais vers la table aux merveilles. Emeline tenta à nouveau de me suivre du regard, mais elle ne put voir que mon dos.
La plume retrouva sa place. Un à un, je jaugeais les autres instruments de torture. Je décidais d’exclure la brosse à cheveux, trop agressive pour une victime aussi sensible, du moins pour l’instant. Je n’avais jamais été fan de la fourchette, qui risquait de blesser un épiderme trop délicat. La brosse à dent manuelle m’avait toujours semblé trop grossière. Impossible d’effectuer un vrai travail de précision quand le geste imposait de frotter énergiquement pour obtenir un résultat satisfaisant. Une seule option recueillit mes faveurs : la brosse à dent électrique. Mes commanditaires m’avaient gâté. Le modèle qu’ils avaient choisi était du tout dernier cri, avec la possibilité de régler la vitesse de rotation.
J’appuyais sur le bouton d’allumage et le bruit de moteur emplit la pièce. Emeline sursauta et se mit à gémir. Elle ne pouvait toujours pas voir l’objet. Je laissais son imagination épuiser la liste des pires horreurs avant de me retourner. Quand elle vit enfin l’origine du bruit, elle ouvrit les mêmes yeux ronds qu’au moment de découvrir la plume quelques minutes plus tôt. Mais cette fois, son regard n’exprimait plus la peur. La jeune fille semblait, au contraire, un brin soulagée et franchement étonnée. Je ne fus pas surpris, mais ne put m’empêcher d’éprouver une profonde déception que j’avais déjà connue avec d’autres victimes. La brosse à dent électrique n’était jamais reconnue à sa juste valeur dès le premier regard, alors que la plume, elle, jouissait d’une telle réputation chatouilleuse que sa simple vue suffisait à provoquer des frissons de terreur. Heureusement pour moi, la consolation était nettement à la hauteur : jusqu’ici, aucune de mes proies soumise au moins une fois au supplice de l’engin vrombissant n’était ensuite restée indifférente au moment d’entendre le « clic » fatidique et le bruit de moteur indiquant l’imminence de la torture.
Emeline ne ferait pas exception. Je le savais. Revenu devant ses pieds contraints à l’immobilité, je décidais de briser sans attendre ce léger sentiment de sérénité que je lisais toujours dans son regard. Je poussais la brosse à son intensité maximale et le son grimpa d’un seul coup dans les aigus. Je sentis une première barrière psychologique tomber chez la jolie brune, qui tenta de recroqueviller ses orteils ligotés. J’apposai l’embout rond à la jointure des deux plus longs du pied droit. Le corps d’Emeline se tendit comme un arc. Un cri mêlant surprise et effroi franchit nettement le bâillon et se répercuta sur les murs froids. Savourant ma victoire, je visitais chaque interstice, insinuant la brosse entre les orteils soumis et offerts. De grosses larmes s’étaient immédiatement mises à couler sur les joues d’Emeline secouées de spasmes, que j’attribuais autant à des éclats de rire étouffés qu’à des sanglots. Les milliers de poils, doués de vie propre, châtiaient sans relâche ses fins doigts de pieds. Au gré de mes envies, j’en torturais la base, l’insinuais entre deux, puis déplaçais le supplice sur les délicats arrondis qui en marquaient l’extrémité.
Emeline dansait à l’autre bout du carcan, lancée dans une chorégraphie désordonnée, dictée par l’atroce démangeaison qui irradiait de ses pieds torturés. Soumis aux assauts de la brosse, ses orteils tentaient eux aussi d’échapper à leurs liens, sans jamais pouvoir s’en libérer. Je décidais de leur laisser un peu de répit. Contournant une dernière fois le plus petit du pied gauche, je laissais glisser l’embout au milieu de la zone d’appui. Ma victime répondit par un cri, suivi d’un flot de rires qui se transformèrent en gémissements plaintifs lorsqu’elle sentit la cible des chatouilles se déplacer vers sa plante laiteuse. Lorsque la brosse s’y engagea, je crus pendant un instant qu’Emeline allait défaillir sous l’intensité des sensations. Le corps penché en arrière, son visage tourné vers le plafond, elle ne produisit plus aucun son pendant plusieurs secondes.
Impressionné par cette réaction, je mis quelques instants à reprendre mes esprits. Je n’avais jamais vu une victime répondre aussi violemment au supplice de la brosse à dent électrique. Un doute m’assaillit : devais-je interrompre la torture ? Il me fallait au moins vérifier que la brune avait belle et bien atteint sa limite. J’entamais un lent mouvement de va et vient le long des deux plantes de pied, variant sans cesse la pression des poils sur la peau nue. Un cri strident et prolongé s’échappa finalement de la bouche d’Emeline. La jeune fille quitta brusquement sa position cambrée pour reprendre le combat, luttant contre un ennemi invisible caché au fin fond de son épiderme. Les hurlements se suivirent à un rythme élevé, interrompus par le seul temps nécessaire à la respiration. Parcourant l’ensemble de la surface de ses délicates plantes de pied, je découvris dans les doux creux plusieurs points à la sensibilité extrême, que je notais pour plus tard.
J’abandonnais mon terrain de jeu au bout d’une dizaine de minutes. Si je ne ménageais pas ma victime, elle perdrait connaissance avant même la première question de mes commanditaires. L’efficacité du traitement que je lui infligeais n’était plus à prouver. J’étais pourtant déçu : face à une suppliciée aussi sensible, j’allais devoir modérer mes ardeurs pour la garder assez longtemps réceptive pour mener l’interrogatoire. Laissant Emeline reprendre bruyamment son souffle, je sortis de la pièce. La femme en rouge m’attendait, flanqués de deux sbires encagoulés. J’enlevais ma propre cagoule.
« Vous avez déjà terminé ? », me jeta-t-elle à la figure d’une voix glaciale. Je ne masquais même pas mon exaspération. Ignorant la question, je me tournais vers les hommes de main. Il ne leur fallut pas longtemps pour comprendre ce que je leur demandais. Une fois les détails bien assimilés, ils passèrent la porte et je pus les voir s’avancer vers Emeline grâce aux trois angles de vue proposés par les écrans de contrôle disposés contre un mur. « Cigarette ? ». Je sursautais presque. Mon interlocutrice me tendait un paquet ouvert. Je saisis une cigarette, qu’elle alluma à l’aide d’un briquet métallique. Elle embraya sur une nouvelle question, tandis que je soufflais une première volute de fumée vers le plafond gris : « Que comptez-vous faire maintenant ? ». Le ton était bien plus cordial qu’à mon entrée dans la pièce. Je décidais donc d’y répondre. « Pour la deuxième phase, vous pourrez m’accompagner pour poser vos premières questions. Emeline ne sera plus bâillonnée mais elle aura les yeux bandés pour augmenter son état de stress. Et cette fois, je ne me limiterai pas qu’à ses pieds. Mais vous devrez attendre mon feu vert pour intervenir. » Elle acquiesça un peu trop rapidement à mon goût. J’allais sûrement me confronter à des problèmes. La femme en rouge m’invita à me reposer dans une pièce voisine. Cette fois, j’acceptais avec joie.
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Neotk - il y a 8 ans
J’adore ton histoire c’est très bien pensé et ça pourrait être cool comme métier 😜
J’avais déjà eu cette idée d’histoire pour être honnête mais je ne l’aurai jamais écrite aussi bien que toi bravo et vivement la suite
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bill2222fr - il y a 8 ans
Vraiment bravo : c' est remarquablement écrit.
Juste au cas où, voici les mots et expressions que j adore voir dans les histoires : plante des pieds très cambrées, chatouille avec de longs ongles féminins spécialement sur la peau fine et douce d'un ventre nu, et surtout l emploi de l'expression "guili...guili...guili...guili....."
Encore bravo pour ce sens de la précision qui nous immerge complètement dans l histoire.
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Tickler confiné - il y a 8 ans
Merci pour vos commentaires. La suite est en préparation. Pour dynamiser un peu cette partie du forum, qui semble de plus en plus déserte, je vous l'échange contre trois commentaires de plus (pas de la même personne hein, ce serait trop facile :P )
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Neotk - il y a 8 ans
Suite très attendue de ma part vivement qu’elle arrive! Bon courage pour l’ecriture
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bill2222fr - il y a 8 ans
J ai hâte de découvrir la suite. La femme qui accompagne le professionnel entrera t elle dans la danse ?
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kokos - il y a 8 ans
Je suis le troisième commentaire du coup
Envoyé de mon HUAWEI VNS-L21 en utilisant Tapatalk
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Tickler confiné - il y a 8 ans
Bien joué pour vos trois commentaires :p Emeline va passer une sale Saint-Valentin à cause de vous :rouleyeux:
A côté du hangar glacial, la salle attenante offrait le confort d’un palace. Entendez par là un canapé défoncé mais confortable, une machine à café, distillant un breuvage qui avait au moins le mérite de se laisser boire, et même une vieille télévision cathodique que je me refusais d’allumer. Je m’écroulais dans le vieux cuir et me laissait aller. Ma victime n’était pas la seule à avoir besoin de repos. Je m’endormis sans presque m’en rendre compte et ne rouvris les yeux qu’un bon quart d’heure plus tard. Une nouvelle tasse de café tiède me rendit un semblant d’énergie, un bon exemple où l’effet placébo prend largement le pas sur l’effet réel de la substance. Etirant une dernière fois mes articulations, je franchis la porte métallique me séparant de la salle de contrôle. Elle était vide. D’instinct, je jetais un œil vers les écrans de contrôle. La dernière gorgée de café faillit repartir à l’envers. Ma victime était bien là, les yeux bandés, et attachée selon mes consignes. Ce qui n’était en revanche pas prévu, c’était la présence de la femme en rouge, caméra au poing, qui lui faisait face. Les enceintes crachouillaient sa voix glaciale rendue inhumaine par la déformation des micros de mauvaise qualité. « Mademoiselle, avez-vous un message pour votre père ? », lançait-elle à la jeune femme ligotée. La réponse paniquée se fit entendre immédiatement : « Papa ! Pitié ! Fais ce qu’ils te disent ! Ils me chat… ». « Ça ira comme ça », coupa la représentante de mes commanditaires, qui n’avait pas l’air convaincu que la nature de la torture puisse représenter une réelle menace pour le destinataire de la séquence.
Je bouillais intérieurement. Quand la femme en rouge revint dans la salle de contrôle, je lui sautais presque littéralement dessus. « Qu’est-ce que vous foutez bordel ?!? Vous voulez avoir tous les flics du pays sur le dos ou quoi ?!?», hurlais-je à son intention. Elle arqua un sourcil, seule réaction qu’elle comptait visiblement opposer à ma fureur. « Monsieur Black, vous n’êtes pas le seul à connaître les ficelles du métier, siffla-t-elle. Cette vidéo va nous servir à gagner du temps et nous savons parfaitement comment la faire parvenir à notre cible tout en restant sous les radars ». La phrase à peine achevée, elle me tourna le dos d’un geste brusque. « Personne ne peut rester intraçable », marmonnais-je pour moi-même. Je n’étais de toute façon pas en mesure de négocier. Mes patrons avaient tout pouvoir sur le déroulement de cet interrogatoire, dont je n’étais que l’instrument. Je n’avais plus qu’à me plier à la volonté de celle qui tirait les ficelles. « On y va ? », lâcha-t-elle, toujours le dos tourné.
Sans répondre, je laissais s’exprimer ma frustration contre la porte du hangar, qui s’ouvrit à la volée. Sans attendre la femme en rouge, je me dirigeais à grand pas vers l’angle de la pièce où se trouvait ma victime. Les sbires avaient bien travaillé. Les bras attachés au sommet d’une croix en forme de Y, Emeline devait en plus supporter l’inclinaison de son chevalet, penché à 30° vers l’arrière. L’ensemble de la structure était fixée sur une estrade en bois massif surélevée à environ un mètre du sol, donnant à la scène l’air d’un rite sacrificiel. La jeune fille n’était pas debout : chacun de ses genoux était emprisonné dans un coffrage molletonné posé à même le sol. Dans son dos, ses deux pieds étaient en extension maximale, en appui sur leurs orteils dont les plus gros étaient maintenus en place par des lanières de cuir fixées sur le bois pour empêcher tout mouvement. Dans cette position, ses plantes de pieds délicieusement cambrées semblaient encore plus vulnérable, tout comme le reste de son anatomie, qui n’était plus couvert que d’un ensemble de sous-vêtements noirs tranchant nettement avec la blancheur opaline de sa peau. Conformément à mes indications, le bâillon avait été enlevé, laissant apparaître une bouche finement ciselée. Ses jolis yeux en revanche, étaient invisibles, masqués par un épais bandeau noir. Des larmes semblables à des perles translucides se frayaient un chemin sous le tissus et roulaient doucement le long de ses joues. Une fois le menton franchi, la plupart d’entre-elles poursuivaient leur chemin vers le creux du soutien-gorge suivant le galbe délicat de la poitrine. D’autres déviaient le long du cou et terminaient leur course dans le creux des aisselles offertes.
C’est là que je décidais de reprendre le supplice. Les sbires avaient déplacé la table aux instruments près de l’estrade. Je me saisissais de ma chère plume noire et me rapprochai d’Emeline. Celle-ci avait senti ma présence : son souffle s’était accéléré et ses poignets avaient remué imperceptiblement dans un réflexe de protection réduit à l’impuissance par les liens. Pour la première fois depuis le début de ma mission, je ressentis un sursaut d’excitation. Avant même d’arriver, je savais que ma victime était effroyablement chatouilleuse de la plante des pieds. Le début du supplice ne m’avait rien appris de plus. Cette fois en revanche, il me restait tout à découvrir. L’impatience du premier contact sur la peau nue des aisselles de ma prisonnière le disputait à la curiosité. Je choisis de faire durer le plaisir. Je posais la plume sur le biceps gauche d’Emeline et entamais un lent mouvement descendant, caressant délicatement l’épiderme. La jeune fille pinça les lèvres si fort que celles-ci devinrent totalement invisibles, tandis qu’un vif frisson parcourut son corps. Mais elle parvint à rester silencieuse.
Je poursuivais ma route vers le doux creux qui recelait tant de promesses, me délectant de l’effort intense de ma victime pour résister à l’infernale démangeaison. Chaque variation de pression du bout de la plume, chaque changement de direction se lisait sur le visage d’Emeline, dont le souffle s’accélérait à mesure que l’instrument duveteux se rapprochait de l’aisselle. Arrivé près de mon but, je changeais de stratégie : la plume tourna dans mes doigts et se vrilla sur la peau nue pour augmenter la surface de contact avant de s’engager pleinement dans sous le creux du bras. La manœuvre arracha un couinement aigüe à Emeline. La fragile barrière mentale de ma victime commençait à céder, il était temps de la briser entièrement. Traçant de lentes arabesques à l’aide de la plume sur l’épiderme sensible, j’ajoutais une dimension supplémentaire au supplice : ma main droite étant déjà bien occupée, j’utilisais la gauche pour titiller l’autre aisselle du bout des doigts. Emeline laissa échapper un long gémissement et se contorsionna dans ses liens pour tenter d’échapper à la terrible sensation de chatouillement. D’un geste vif, je lâchais la plume, qui tomba vers le sol dans une chorégraphie légère, pour infliger à l’aisselle gauche le même traitement que sa jumelle. Cette fois, ma victime ne put résister à ce nouvel afflux nerveux. Sa bouche fine s’ouvrit et un rire désespéré franchit ses lèvres. Déterminé à plonger la jeune fille dans un enfer chatouilleux, j’accélérais le rythme de mes attouchements, ajoutant de légers grattements d’ongles irréguliers. « Non arrêtezhéhéhéhéhéhéhé !! Arrêtezhéhéhéhéhéhéhé !! ». C’était la première supplique que j’entendais de sa part. Elle était mûre pour une nouvelle torture. Mes deux mains descendirent d’un seul coup sur ses côtes, gratifiant chaque interstice de pincements vigoureux. Un long cri se répercuta sur les murs de la pièce, suivit d’un nouveau flot de suppliques : « Non pas làhahahahahaha !! Pas çahahahahahahahaha !! ». Emeline se débattait tant qu’elle pouvait dans ses liens, faisant trembler le chevalet. Je ne m’en inquiétait pas : la construction était solide. J’accentuais de nouveau la pression, faisant varier la position de mes doigts sur le torse nu et sensible. « Pitiéhéhéhéhéhéhéhé !! Arrêttezhéhéhéhéhéhé !! », hurla Emeline entre deux éclats de rire.
A cet instant, je sentis une main se poser sur mon épaule. Tournant la tête sans interrompre la torture, je me trouvais face à face avec la femme en rouge qui mima un temps mort. Ecartant mes mains du torse d’Emeline, je soupirais bruyamment : si cette intruse m’interrompait à chaque fois que le supplice commençais à monter en intensité, je n’obtiendrais pas de grands résultats. D’un geste froid et sec, elle me fit signe de reculer pour lui laisser le champ libre. Elle s’approcha lentement de la victime, tournant autour du chevalet comme un lion autour d’une frêle gazelle. Arrivée sur la droite d’Emeline, elle franchit les derniers centimètres qui la séparaient du corps quasiment nu. Son visage s’approcha si près de celui de la jeune fille que je crus un instant qu’elle allait la toucher. Elle n’interrompit son geste qu’à quelques millimètres. Emeline, qui avait sentit ce rapprochement soudain, sursauta vivement.
Aussi rapproché, le tailleur rouge tranchait avec les sous-vêtements noirs qui lui faisaient face. Ma commanditaire resta un instant silencieuse, se délectant du stress qu’elle sentait grimper en flèche chez la victime, puis susurra lentement : « Bonjour ma chère. Aimerais-tu que l’on te libère ». La réponse ne se fit pas attendre. « Pitié !! Laissez moi partir !! Je ne vous dénoncerais pas !! Pitié !! ». Un grand sourire se dessina sur le visage de la femme en rouge. « J’aimerais pouvoir te libérer, mais tu dois d’abord nous aider. Ton fier papa nous a dérobé quelque-chose d’important qu’il a caché dans votre maison. Et je crois que tu peux nous dire où se trouve cette cachette… » Une panique franche apparut sur les traits d’Emeline, qui secoua vigoureusement la tête : « Non ! Non ! Non ! Non ! Je ne sais rien ! Pitié ! Je ne sais pas ! ». Des larmes se remirent à couler sous le bandeau. La femme en rouge mima une moue déçue, que la jeune fille ne pouvait pas voir. « J’ai bien l’impression que tu aimes les chatouilles Emeline ». Joignant le geste à la parole, elle laissa descendre sa main gauche dans le dos de la victime. Ses ongles vernis de rouge entrèrent en contact avec la plante hypertendue du pied nu et gratouillèrent lentement l’épiderme rendu plus sensible encore par cette tension forcée. Emeline laissa échapper un cri. « Non ! Non ! Pitié ! Pas les chatouilles ! Pas les chatouhouhouhouhouhouilles ! » La voix glaciale de ma commanditaire claqua une dernière fois : « Si tu n’as rien d’autre à me dire, Emeline, je vais laisser notre ami reprendre. Et je crois même que je vais l’aider… » J’arquais un sourcil. La suite s’annonçait passionnante.
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kokos - il y a 8 ans
Super !
J'attends la suite avec impatience
Envoyé de mon HUAWEI VNS-L21 en utilisant Tapatalk
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bill2222fr - il y a 8 ans
Excellent. Vivement la suite. La femme en rouge va t elle sussurer de délicieux "guili guili guili tout en la chatouillant ?...
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Tickler confiné - il y a 8 ans
Merci pour vos retours ! Désolé Bill, mais je ne suis pas fan de l'expression "guili guili" dans le contexte de cette fic :/
Par ailleurs, il se trouve que je suis un peu partagé sur les priorités à donner à mes fic donc j'en profite pour vous demander votre avis. Les options sont :
1 - poursuivre cette fic
2 - poursuivre la fic Psychiatrie ( https://forum.ticklingfr.com/viewtopic.php?t=19794)
3 - créer une autre fic dont l'héroïne serait une journaliste faisant un reportage sur nous autres amateurs de chatouilles
Je parle bien de priorités et pas d'abandon définitif de tel ou tel topic ! ;) Alors vous qui me lisez, vous pensez que je dois procéder dans quel ordre ? :)
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SweatyGirlySoles - il y a 8 ans
Moi je dirai continuer l'histoire pour avoir la suite car elle est géniale cette histoire je me demande si il va lui Lecher les pieds ptdr on verra bien la suite
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Tickler confiné - il y a 8 ans
Merci pour vos suggestions. J'avais bien l'intention de poursuivre cette fic de toutes manières. E revanche, j'ai bien envie de me changer les idées avec cette nouvelle fic qui serait un one-shot, avant de reprendre sereinement la suite du supplice d'Emeline :moue:
D'ailleurs Jeff, tu auras enfin gain de cause dans la nouvelle fic ;) depuis le temps que tu le suggères ^^
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Tickler confiné - il y a 6 ans
J'ai toujours regretté de ne pas avoir donné de suite (et de fin) à cette fic. Alors j'ai profité d'avoir un peu de temps pour réparer cela et je m'attaquerais peut-être ensuite à mes autres histoires inachevées. Vos commentaires sont toujours les bienvenus :) Bonne lecture !
J’avais beau jouir d’une bonne expérience dans mon « métier », j’étais confronté là à une situation inédite. Jamais l’un de mes commanditaires ou l’un de ses représentants n’avaient jamais participé directement à mes séances de torture.
Je croisais soudain le regard de la femme en rouge et je compris immédiatement la raison de ce revirement inattendu : l’étincelle d’excitation dans ses yeux ne laissait pas de place au doute. Le fait de glisser quelques doigts sous la plante de pied de sa proie vulnérable et de ressentir le pouvoir qu’elle détenait par ce simple contact avait fait naître en elle un puissant désir de la chatouiller elle-même.
Elle se tourna vers moi : « C’est vous le pro, je vous laisse choisir votre terrain de jeu », lâchât-elle d’une voix où perçait un amusement certain. Emeline suivait notre manège à l’oreille. Pressentant la reprise de sa torture, elle redoubla d’énergie dans ses suppliques. « Pitié ! Arrêtez ! Je ne sais rien du tout ! Je vous le jure ! Ne me chatouillez pas ! Je vous en supplie ».
Sourd à ses appels, je m’approchai du chevalet et me plaçait face à la victime. J’avais été coupé bien trop tôt dans mon exploration du haut du corps de la jolie brune. Il n’était pas question que je renonce à cette tâche. Ma nouvelle assistante s’écarta d’un geste souple.
Emeline avait dû sentir mon approche, car son souffle s’accélérait à nouveau. Je parcourais le haut de son corps du regard, fasciné par ce contraste entre le noir intense du sous vêtement et des cheveux de la jeune femme et la blancheur de sa peau. Je repris le supplice par de furtifs attouchements sur les flancs de ma victime. Emeline laissa échapper un gémissement et commença à se contorsionner dans ses liens, ne parvenant qu’à faire trembler légèrement le chevalet.
Mes doigts glissaient sur la peau nue, visitant ses côtes, descendant le long de ses flancs, jusqu’à ses hanches, avant de refaire le trajet inverse. Sous mes caresses légères, Emeline se tortillait en tout sens, mais semblait résolue à se retenir de rire le plus longtemps possible. Il était plus que temps de briser cette résistance. Mes chatouilles se firent plus appuyées. Je me mis à pincer frénétiquement les côtes de la brune, qui poussa un cri strident, hoqueta, puis récompensa d’un rire éclatant sortant à torrent de sa bouche.
C’est le moment que choisit la femme en rouge pour entrer en scène. Elle avait contourné le chevalet pour se placer dans le dos d’Emeline et se mit à chatouiller simultanément ses deux aisselles, usant du bout de ses longs ongles sur la peau diaphane des doux creux. Elle avait choisi un rythme volontairement lent, chaque doigt gratifiant l’épiderme ultrasensible de longs effleurements, qui devaient paraître interminable à la jeune femme.
Le visage d’Emeline avait viré au rose, puis pencha de plus en plus vers le rouge. Un flot de suppliques et de rires mêlés se projetait dans la pièce vide, créant un délicieux échos. « Hahahahaha… Non… Hahahaha… Pitiéhéhéhéhéhéhé… Pas sous mes brahahahahahahaha… ça chatou… Hahahahaha ».
Il était évident qu’elle ne tiendrait pas longtemps sous un tel traitement. J’interrompis le ballet de mes doigts sur son torse, laissant ma commanditaire assurer seul le supplice. Sa technique était effroyable : du bout des ongles, elle alternait les gratouilles frénétiques avec de longues caresses, traçant des arabesques qui la ramenaient invariablement dans les creux ultra-sensibles.
Je la vis soudain approcher la tête de l’oreille gauche d’Emeline et lui susurrer : « Alors petite Emeline, je savais bien que tu aimais les chatouilles… Je pourrais te gratouiller les aisselles toute la journée… C’est si doux... Si agréable… Guili guili guili… Tu finiras par tout nous dire, tu sais ? » La brune se mit immédiatement à sangloter entre deux rires. « Mais je ne sais rieeeeeeeen ! Pitié ! Arrêtez ! Arrêt... Hahahahahaha »
Je laissais ma complice poursuivre quelques minutes supplémentaires, avant de lui faire signe de stopper. Emeline peinait à reprendre sa respiration. Si nous ne la ménagions pas quelques instants, elle risquait de perdre connaissance.
La femme en rouge s’écarta à contrecoeur. Je lui fis signe de me rejoindre au niveau de la table où étaient disposés les instruments. Je lui glissais quelques mots à l’oreille, chuchotant pour être sûr qu’Emeline ne saisirait rien de mes plans. Je lui tendis une plume longue et souple, ainsi qu’une paire de brosses à dent électriques. Je m’emparais moi-même d’un pinceau fin et d’une autre plume, plus fine et rigide.
Nous reprîmes nos places respectives. Cette fois, je m’accroupis devant Emeline pour me placer au niveau de son ventre. La plume et le pinceau touchèrent la surface plane et douce en même temps. Tel un chef d’orchestre, je dessinais des formes de mes deux mains, laissant les instruments parcourir l’épiderme sensible. Emeline se remit immédiatement à rire, trahissant sa sensibilité à ces cruels attouchements.
Ses réactions grimpèrent encore d’un cran quand la femme en rouge se mit à dessiner elle aussi de lentes courbes du bout de la plume sur l’arrière de ses cuisses. Soumises à ces chatouilles aussi cruelles que délicates, la victime semblait débordée par l’afflux nerveux qui saturait son cerveau.
S’il était moins violent qu’une torture du bout des doigts, ce supplice n’en était pas moins terrible, transformant la sensation de chatouillement en intense frustration. Emeline se montra extrêmement réceptive, alternant gémissements, rires et sanglots de rage, au milieu desquels se devinaient quelques suppliques : « Aaaaaah ! Arrêtez ! Noon ! Ça chatouhouhouille ! C’est horriiihihihible ! Pitié ! »
Elles se firent plus ardente quand Emeline comprit que je me rapprochais de son nombril. Quand le pinceau s’y engagea, chatouillant irrésistiblement les bords du doux creux, Emeline poussa un hurlement et rua sur le chevalet. Impressionné par cette réaction, je poursuivis néanmoins la torture, poussant le pinceau plus profondément encore pour profiter pleinement de cet espace si rarement soumis aux contacts extérieurs.
Conformément à mes instructions, la femme en rouge avait abandonné la plume et gratifiait le dos et les flancs d’Emeline de vicieux effleurements d’ongles. La victime se tortillait autant qu’elle le pouvait. Ses rires et suppliques ininterrompus se firent de moins en moins sonores, à mesure que ses forces lui échappaient. Je soutins l’effort au maximum, avant de faire signe à ma commanditaire.
Emeline était luisante de sueur et avalait de grandes bouffées d’air. La tête basse.
Il était temps de porter le coup de grâce. Je m’approchais du visage de la suppliciée et lui ôtais le bandeau qui lui couvrait les yeux, laissant apparaître ses yeux embués de larmes. Je pris la parole d’une voix douce : « Emeline, si tu ne nous dit pas tout maintenant, nous allons de nouveau chatouiller tes petits pieds. Et nous savons tous les deux qu’ils sont extrêmement sensible. Je ne suis pas sûr que tu le supportes, dans ton état. Alors, as-tu quelque chose à nous dire ? »
La jeune femme me jeta un regard suppliant et secoua la tête, murmurant de faibles « Je ne sais rien ».
Je rejoignis ma commanditaire dans le dos de la victime, qui me suivit du regard. Nous nous accroupîmes chacun devant un pied nu. Ils semblaient encore plus sensible qu’au cours de la première phase du supplice. La position d’Emeline à genoux et la tension imposée à ses orteils tendaient ses plantes à l’extrême, révélant les courbes délicates de la voûte.
D’un signe de tête, je donnais le signal qu’attendais ma complice. Du bout des doigts, je me mis à pianoter délicatement au creux du pied gauche, laissant la femme en rouge faire de même sous le droit. Dix doigts s’acharnaient sur chacune de ses plantes vulnérables.
Emeline se mit à danser furieusement sur le chevalet. La brune se débattait en tout sens, alors que nous accélérions progressivement le rythme et la pression de nos attouchements sous ses pieds nus. La structure de bois grinçait sous ses furieux coups de reins, mais ses pieds, eux, restaient parfaitement immobiles, nous laissant le champ libre pour les chatouiller sans merci. « Non ! Non ! Non ! Pitié ! Non ! », criait la jeune femme, qui lâchait de temps à autres des éclats de rires puissants.
Après quelques minutes, je fis à nouveau signe à ma commanditaire, qui me tendis une brosse à dent électrique. Les deux instruments se mirent à vrombir simultanément. Un frisson parcourut l’échine d’Emeline, qui tournait la tête en tout sens pour tenter de voir ce qu’il se passait derrière elle. « Non ! Pitié ! Pas les brosses ! Je vous en prie ! Pas les brosses ! Nooooooooooooooooon ».
Parfaitement synchronisés, nous avions posé les embouts de nos brosses au creux des deux plantes de pieds. Tournant et retournant sur la peau nue, des centaines de poils chatouillaient sans merci l’épiderme si fin et si sensible. Suivant les courbures du pied délicat que je pouvais torturer selon mon désir, je traçais de lentes arabesques me conduisant du talon à la zone d’appui, insistant un peu plus à chaque passage au coeur de la plante de pied.
Emeline se mit soudain à pousser des hurlements de terreur. Je jetais un oeil à ma commanditaire. Celle-ci avait déplacé la brosse, qui s’en prenait aux cinq petits orteils contraints à l’immobilités. De l’autre main, elle gratouillait du bout des ongles le creux du pied nu, insistant sur les points les plus chatouilleux. Emeline avait de plus en plus de mal à reprendre son souffle, mais cette fois il n’était pas question d’arrêter la torture.
Ce furent des coups de feu qui nous stoppèrent. Je bondis sur mes pieds et fixais la porte donnant sur le couloir. Celle-ci s’ouvrit à la volée. « Police ! ». Une colonne de flics en armure pénétra dans la pièce et nous encerclèrent. « A genoux ! A genoux ! », criaient-ils. J’obéis sans hésité. Je fus plaqué au sol sans ménagement et une paire de menotte encercla rapidement mes poignets. C’était à mon tour d’être attaché. Quelle ironie…
*
J’ai pris dix ans pour enlèvement, séquestration et acte de torture. Faisant une nouvelle fois les cents pas dans la cour de la prison, je repensais à cette journée qui m’avait coûté ma liberté. J’avais cru comprendre que la femme en rouge avait vendu son patron et obtenu une remise de peine conséquente. Elle était dehors, quelque part. Un jour, je la retrouverai. Un jour, je lui ferai payer. Nous verrons, alors, si elle se montre si insensible à mes techniques.
