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- Mon petit enfer personnel
Histoire ajoutée le
21/03/2017
Épisode ajouté le
21/03/2017
Mise-à-jour le
24/07/2025
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Kanyar0666 - il y a 9 ans
Merci pour vos commentaires :) , voici la suite :
Mon petit enfer personnel
On a pris l'habitude de dormir dans sa chambre, identique à la mienne, l'odeur de tabac froid en moins. Blotti l'un contre l'autre dans le lit une place typique des citées universitaires, je devine à sa respiration que Béa s'est endormie. Moi, la scène qui vient de se dérouler il y a quelques minutes n'en fini plus de tourner dans ma tête.
“ Tu crois que tu peux faire sans ? Jusque là ça marchait plutôt bien entre nous sans ça, non ? “
“ C'est… Ouais.”
Vraiment ? Est-ce que je peux faire sans ?
J'imagine que jusque là j'avais eu de la chance. Dans chacune de mes histoires d'amour, j'avais également trouvé une partenaire de jeu. Chacune d'elles avait accepté de se laisser attacher pour être chatouillée. Certaine parce qu'elles aimaient être dominées, d'autre par plaisir du jeu ou simplement parce qu'elles ressentaient le plaisir que cela pouvait me donner.
Est-ce que je peux faire sans ?
La vérité c'est que je n'en sais rien. Pour moi, désirer et chatouiller ont toujours été imbriqué l'un dans l'autre. Désouiller.
Ce qui est sûr, c'est que je l'aime et que je n'aime pas faire du mal à ceux que j'aime. Un sacré casse tête quand on a une sexualité alimentée à grand renfort de jeu sadique.
Je suis piégé. Il va falloir enfouir tout cela en moi.
“Grmbbblll !”
Je n'ai dormi que quelques heures et quelque chose d'humide et doux tente en vain de me tirer de mon sommeil.
“GRRmbblll !”
Sans prêter attention à mes grognements, ce “quelque chose humide et doux” continu d'attaquer mon visage faisant à chaque fois le même bruit caractéristique.
J'émerge doucement sans ouvrir les yeux et finis par identifier ce bruit. Des baisers tendrement déposés par Béa.
“Bonjour.”
“Grmmm...”
“Je vois que monsieur a besoin d’un café.” dit-elle d’un ton moqueur.
“Hmmm ? ”
Je sens son corps se lever du lit. J'entends ses pieds nus contre le sol, les tiroirs qui s'ouvrent, puis la cafetière qui se met en marche. Puis je l'entends revenir sur ses pas, s'asseoir sur la chaise en face du lit.
J'ouvre enfin les yeux lentement… et je me retrouve en face de dix petits orteils, posé sur le bord du lit. Béa, elle, regarde de l'autre côté, hypnotisée par les gouttes tombant dans la cafetière à un rythme régulier.
Je sens l'envie naître dans mon estomac, une sensation de chaleur qui se diffuse doucement. Ma bouche se met soudainement à produire une plus grande quantité de salive. Je déglutie. Des pensées confuses commence à se battre dans mon esprit.
Non… J'ai dit que je ferais sans.
L'envie grandit.
Alors, je referme les yeux, mais l'image reste imprimé sur ma rétine.
Et si… non… ou alors…non… mais si je… non… Et juste une caresse sur le dessus du pied ? Juste une caresse alors ? Ça semble acceptable.
Ma main se dirige lentement vers sa cible, centimètre par centimètre. Le contact est imminent. Juste une caresse.
Mais au moment où ma main allait atteindre son objectif, les deux petons de madame fuient vers le sol.
Béa remonte dans le lit et vient se lover contre moi.
M'as-t-elle prise sur le fait ?
Je l'enlace et ressens le contact doux du tissu de sa chemise-pyjama. Nous restons comme cela pendant que l'odeur du café chaud se fait de plus en plus présente dans la pièce.
On se rendort tous les deux et c'est seulement le “Ting !” de la cafetière qui nous réveille dix minutes plus tard. Béa se lève pour nous servir à chacun une tasse de café. Pendant qu'elle s'exécute, je ne manque pas une miette du balais qu'effectue son pied droit. Machinalement elle vient le frotter contre sa jambe gauche, avant d'étirer et contracter à tour de rôle chacun de ses orteils. Ses pieds sont longs et fin, leur courbe est mise en valeurs par une peau rose, finissant par de petits orteils. Sont-ils chatouilleux ?
Je parie que oui. Atrocement même.
Elle me tend ma tasse me tirant de ma rêverie.
Les semaines passent… Mon envie est toujours là. L'envie de profiter de chaque moment de vulnérabilité : lorsqu'elle s'étire le matin, dévoilant ses aisselles nues, lorsqu'elle attrape quelque chose dans le placard, laissant ses côtes sans défense, lorsqu'elle s'assoit à genoux sur sa chaise de bureau, le nez dans ses bouquins, présentant fièrement ses plantes de pieds exposées.
Dans ces moments là, mes doigts pianote machinalement sur la surface la plus proche, m’imaginant en mon fort intérieur, qu’il s’agit de la peau de ma chère et tendre.
La curiosité me ronge, je meurs d'envie de connaître ses réactions, de savoir à quel point elle est sensible, de découvrir avec émerveillement les raisons de cet interdit qui n'en devient que plus tentant jours après jours.
Je prends sur moi, je redouble d'affection pour compenser tout ça. Les câlins, les caresses, les bisous… Béa semble apprécier et tout ça tend à combler une petite part de mon manque. Pour un temps… J'en viens à me demander parfois si elle ne le fait pas exprès. Elle se balade sans arrêt pieds nus et je suis pris en tenaille entre ma fascination par cette partie de son corps et la torture que leur spectacle m'inflige, sans savoir je dois arrêter où non de les regarder.
Alors je regarde. Et je fantasme. Je fantasme sans arrêts même. Mille fois, la peau de Béa se retrouve sous mes doigts : son cou, ses aisselles, ses côtes, ses hanches, son ventre, son nombril, son aine, ses cuisse, ses genoux, le dessus du pied, son talon, sa voûte plantaire, sous ses orteils, entre ses orteils… Tout y passe. Enfin, dans ma tête en tout cas.
Jusqu’à ce jour...
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Kanyar0666 - il y a 9 ans
Malgré le peu de succès de ma seconde partie ^^, je poste l'avant-dernière partie de mon histoire :
Mon petit enfer personnel
Jusqu'à ce jour...
Jusqu'à ce jour du 23 décembre, une date difficile à oublier pour moi.
Une fois que le début des vacances de Noël avait sonné, la cité universitaire avait pris un aspect lugubre et cela faisait déjà plusieurs jours que Béa et moi étions les seuls à y être resté. Nous avions décidé de ne partir dans nos familles qu'à la veille de Noël et de rester le plus longtemps possible ensemble.
Et donc arriva, ce 23 décembre…
Je me réveille, ouvrant un œil tant bien mal pour entrevoir mon réveil. Déjà 14 heures. La place à côté de moi est vide. Il arrive parfois que Béa se lève plus tôt que moi pour une balade matinale, alors je ne m'inquiète pas vraiment.
J'attrape mon portable : un nouveau message de “Maman”.
“ JOYEUX ANNIVERSAIRE MON FILS. ON SE VOIT DEMAIN POUR FÊTER ÇA. GROS BISOUS. MAMAN ET PAPA.”
Une fois l'impression de me faire crier dessus au réveil mise de côté, ce petit message me fait plaisir.
Je me sers un bol de céréales avant d'allumer mon ordinateur et d'y choisir un dessin animé. C'est mon petit rituel des vacances quand je me lève. Les épisodes s'enchaînent et Béa n'est toujours pas là. Déjà 18 heures. Je tente de l'appeler en vain.
Ce n'est finalement que sur les coups de 20 heures que j'entends les clés entrer dans la serrure de la porte.
“Hé ! Tu m'as inquiété ! Tu pars sans donner de nouvelles ?!”
Mais Béa souris malicieusement, l'air satisfaite d'elle-même.
“Je suis sorti pour essayer de te trouver le cadeau idéal. Je crois que j'ai trouvé. Joyeux anniversaire petit chou.”
Elle me tend un paquet cubique de taille moyenne.
“ Ho… Je… Merci.”
J'entreprends alors de déballer la chose tout en me demandant ce que peut bien être ce cadeau idéal.
Je dois avouer que je cache ma déception lorsque je sors de sa boîte le réveil-matin que Béa viens m'offrir. Elle éclate immédiatement de rire face à ma mine circonspecte.
C'est un réveil rouge surmonté d'un petit marteau entre deux cloches. J'imagine sans aucun soucis le bruit de tous les diables que cette machine infernale doit faire. Le paquet dissimule également deux piles R6 qui permettront au réveil de fonctionner.
“ Hmmmhmmm, parce que j'ai du mal à me réveiller le matin tu m'offres le réveil le plus bruyant que tu aies trouvé ?" dis-je en souriant.
“ Héhé, ce n'est pas exactement ça. Si tu regardes attentivement, tu peux remarquer que ce réveil est réglé pour sonner dans une heure…”
“Et qu'est ce qu'il se passe dans une heure ?”
À cet exact moment, Béa me tend un second paquet tout en lâchant :
“Ce n'est pas tant ce qu'il va se passer dans une heure qui compte, mais que ce qu'il va se passer pendant une heure.”
Le contenu du second paquet me sonne complètement. Deux paires de bracelets en cuir relié par des chaînes en fer.
“J'ai essayé de prendre de la qualité, me connaissant je vais bouger dans tous les sens et je m'en voudrais de casser ton cadeau d'anniversaire.”
“Tu vas bouger dans tous les sens ?”
“Oui, quand tu auras mis les piles dans le réveil et que tu commenceras à me chatouiller, dit-elle tout naturellement.”
“Mais… Je croyais que tu ne voulais pas, que tu ne supportais pas…”
“Et je ne supporte toujours pas. Mais tu sais… Je la vois… Ton envie je veux dire. Tes yeux qui ne quittent pas mes pieds quand ils sont nus ou tes doigts qui pianotent machinalement quand l'envie est trop forte. Tu fais des efforts pour moi. Ce soir, je fais un effort pour toi. Je me jette dans la gueule du loup, alors dépêche toi avant que je ne change d'avis. Tu viens ?”
Sans m'attendre, Béa s'allonge de lit et étend ses bras au-dessus de sa tête. Je la regarde un instant pendant que mille questions fusent dans mon cerveau.
“Alors, tu m'attaches ?”
Chaque question trouve alors une réponse et j'attrape les bracelets.
Pendant que j'attache ses poignets, je ne quitte pas Béa des yeux. Elle me rend mon regard, silencieuse. C'est un moment d'intimité comme nous n'en avons jamais vécu. Sans un mot elle me dit toute la confiance qu'elle m'accorde et qu'elle accepte pour un moment, de m'appartenir complètement.
“Ça va, ce n'est pas trop serré ?”
“Non, pas de soucis.”
Je me retourne et attachent ses chevilles.
À la vu de ses plantes de pieds mon excitation déjà bien présente redouble d'intensité et je dois faire tous les efforts du monde pour ne pas me jeter dessus.
Pas encore, le réveil n'a pas démarré…
Une fois ces chevilles complètement attachées je me lève du lit pour admirer la fille que j'aime. Elle ne me quitte toujours pas des yeux non plus.
Je reste comme ça quelques minutes.
Béat devant Béa.
Je mets les piles dans le réveil… C'est parti pour une heure…
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Kanyar0666 - il y a 8 ans
Suite et fin :)
Son petit enfer personnel
Je m'assieds à califourchon sur le bassin de Béa. Un silence empli de tension règne dans la chambre, si bien que j'entends les battements de mon propre cœur raisonner dans tout mon corps. Le débardeur qu'elle porte laisse entrevoir un bon nombre de faille que je compte exploiter.
Mes mains s'approchent lentement des aisselles de ma victime, remuant mes dix doigts d'un air menaçant.
“Attend, attend, attend !”
Je suis décontenancé. Mes mains se figent
“ Tout va bien ?”
“J'ai… J'ai les jetons.”
“Tu veux qu'on arrête !”
“ Chut !”
Elle ferme les yeux et prend une grande respiration.
“Aller ! Fait ce que tu as à faire, sadique ! Et ne t'avise pas de t'arrêter avant que ce réveil sonne !”
Je lui souris. Mes mains reprennent leurs mouvements.
Les muscles de Béa sont aussi tendus que possible, son menton aussi bas qu'il peut l'être, ses yeux vigoureusement fermés et sa mâchoire crispée.
Je dois avouer que ça me plait à la voir dans cette position de faiblesse.
Elle, d'habitude si forte en caractère...
Je continue mon mouvement toujours aussi lentement. Je ne suis plus qu'à quelques centimètres.
Béa ouvre un œil pour guetter le danger que mes doigts représentent.
Voyant mes mains si proches, elle pousse un petit glapissement et tente un mouvement pour échapper à mes mains.
Mais c'est tout le contraire qui se produit, en essayant de sauver son aisselle droite, c'est elle-même qui vient placer son aisselle gauche sous mes doigts.
Elle lâche immédiatement un cri aigus et tente de nouveau de fuir mes doigts. Cette fois c'est son aisselle droite qu'elle met au supplice.
Elle gigote dans tous les sens pour éviter les chatouilles, émettant des petits sons.
À tours de rôle ses aisselles viennent se frotter d'elles-mêmes sur mes doigts alors qu'il lui suffirait de rester immobile pour leur échapper, mais cela lui est impossible.
Je ressers l'écart entre mes deux mains rendant dès lors impossible toute tentative de fuite. Et pour la première fois je l'entends.
Le rire de Béa sous ce doux supplice.
Elle rit à gorge déployé. Un rire que je n'ai que trop rarement entendu chez elle, à la fois doux et puissant. Toute sa perte de contrôle s'entend dans son rire et s'affiche sur son visage.
Entre deux éclats de rire, Béa lâche quelque chapelet d'insulte, à bas de “Oh putain” et de “Enfoiré”.
Elle tente de tenir bon en tendant chacun de ses muscles, mais je vois bien qu'elle ne peut rien y faire, elle rit, elle crit.
Je m'arrête un instant pour la laisser reprendre son souffle.
“Alors ?”
“Une vraie parti de rigolaaaarkh”
Ne la laissant pas finir sa phrase, j'attaque de nouveaux ses aisselles pendant quelques secondes.
“Vraiment ?”
“Va te faire ffff”
Une nouvelle attaque lui enlève les mots de la bouche.
“Tutu tut, pas de vulgarité”
Elle réussit tout de même à placer un “Sale con” entre deux rires.
Cela ne doit pas faire plus de cinq minutes que nous avons commencé et pourtant Béa est déjà à bout de souffle et sa peau commence à devenir moite.
Il faut que je m'arrête régulièrement pour la laisser respirer.
“On arrête ! Je… Non continues ! Arrh putain c’est affreux.”
“Tu sais, rien ne t’oblige. Je peux te détacher et on s’arrête là.”
“Non, je vois à quelle point c’est important pour toi, je veux qu’on partage ça. Vas-y.”
“ D’accord.”
Je dépose un baisé sur ses lèvres tout en remontant son haut jusqu’en dessous de sa poitrine et commence à frôler la peau de son ventre. Elle se met immédiatement à rire. Un rire un peu différent de celui que j’ai entendu plus tôt. Moins nerveux, moins en tension, plus libéré. Elle n’essai pas de fuir, elle reste immobile se contentant de rire aux éclats.
Je m’arrête.
“J’aime bien ça. Enfin je crois, me dit-elle en souriant.”
“Vraiment ?”
“Oui, je crois, enfin c’est agréable et désagréable en même temps, mais ça va.”
“Et ça, c’est comment ?”
Je pose mon doigts sur son nombril et commence à gigoter, gratouiller, effleurer.
Son corps se contracte avant de partir dans tous les sens.
“Ha non, ça, non ! Putain, c'est de la merde ça !”
“Ha, moi j'aime bien pourtant.”
“Stop ! Stop ! Pas le nombril s'il te plait !”
Je continus encore quelque seconde, incapable de m'arrêter tout de suite devant ses réactions. Je m'arrête pour la regarder reprendre son souffle.
“ Merci, souffle-t-elle, pleine de gratitude”
Mais, sa phrase à peine terminé mon doigt ne peut s'empêcher de venir taquiner son nombril.
“Enfoiré !”
Je m'arrête encore une fois. Je lis dans ses yeux l'interrogation mélangé à de l'apréhension.
Vais-je m'arrêter, vais-je recommencer.
Sa poitrine se soulève et s'abaisse rapidement, preuve de l'épreuve qu'elle subit.
Elle ferme les yeux. C'est le moment que je choisis pour recommencer à malmener sa zone hyper sensible.
“ Stop ! Je rigole plus ! Pas le nombril ”
Je vois qu'elle se sent mal, ce n'est pas mon but. Je décide donc d'éviter cette zone, non sans la taquiner un peu.
“ C'est dommage parce que tu es attachée... Ce n'est pas comme si tu avais ton mot à dire… lui dis-je tout en remuant mon doigt à quelques centimètres de son nombril.”
“Non, j'ai dis non !”
Elle ne plaisante plus, son visage est d'un sérieux que je ne lui connaissais pas.
Je lui souris pour tenter de la rassurer et retourne chatouiller ses flancs. Je la sens se détendre. Tout en riant, son expression change, elle s'adoucit. Je fais des allers-retours entre son ventre et ses aisselles, tandis qu'elle alterne éclat de rire et petit cri de surprise.
Mince, je n'ai pas vu le temps passer. Déjà trois-quart d'heure que je m'occupe du haut de son corps.
“On passe au dessert ?”
“Le dessert ?”
Je me lève du lit pour me placer devant les pieds de Béa. Elle se raidit immédiatement et tente d'éloigner ses pieds crispé au possible le plus possible de ma présence.
Les cordes font leur travail et Béa ne parvient qu'à grappiller quelques millimètres.
“ Putain, j'espérais que ça n'arriverait pas !”
“ C'est mal me connaître, lui répondis-je en souriant”
Je fais de petits mouvements vers son pied sans le toucher. L'effet est immédiat et Béat sursaute à chaque fois.
Puis sans prévenir je donne tout ce que j'ai. D'habitude j'aime commencer en douceur mais j'ai envie de surprendre Béa, de la voir complètement désemparer.
Elle rit et se tortille dans tous les sens pendant que ces pieds fendent l'air pour tenter de m'échapper, en vain. Mes doigts ne lui laissent aucun répit et viennent taquiner toute la peau accessible: ses talons, le creux de chacun de ses pieds, les orteils. J'obtiens des résultats particulièrement intéressant en gratouillant le dessus de son pied droit. Pendant ce temps Béa semble ne plus être là, trop occupée par la tourmente qu'elle vit. Je m'arrête à peine une seconde pour mieux reprendre et la rendre un peu plus folle.
Au bout d'un moment il parvient à articuler un “stop” auquel je réponds :
“Pardon, j'ai mal entendu, tu peux répéter ?”
Elle ne parviendra pas à réarticuler ce mot tant elle rit.
Le réveil sonne.
Aussitôt mes doigts se retirent et j’éteins la sonnerie affreuse du réveil matin.
C’était un beau cadeau.
Je m’approche de Béa qui rit encore, la sensation sous ses pieds semble perdurer un moment.
Pendant qu’elle reprend son souffle, j’embrasse son visage à différent endroit lui demandant si ça va.
Elle me regarde sans rien dire, le souffle court.
Je m’inquiète.
Enfin elle me sourit et rassuré, je l’embrasse.
“Alors, c’était comment ?”
Encore une fois elle se contente de me dévisager et je ne parviens pas à lire ce qu’exprime son regard.
Entre deux expirations, elle me dit :
“Une heure.”
“Oui tu as tenu une heure. Bravo jeune fille.”
“Non, le réveil…”
“Oui ?”
“Remet, une heure.”
“ De ?”
“Chut, fait juste ce que je dis”
Alors j’attrape le réveil et règle la sonnerie.
C'est parti pour une heure…
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Kanyar0666 - il y a 8 ans
Merci jeune ^ ^
Et merci à ceux qui ont prit le temps de poser un ptit commentaire avant :)
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chatouillesdu92 - il y a 8 ans
Super histoire,
J'ai particulièrement aimé les deux premières parties avec toute la réflexion avec la frustration, c'était intéressant,
Par contre côté écriture n'hésite pas à relire avant de poster, mais le style est très fluide !
