Ce site diffuse uniquement des publicités non-intrusives et sont vitales pour son développement.
- Un bourreau sur le campus
Histoire ajoutée le
22/11/2017
Épisode ajouté le
22/11/2017
Mise-à-jour le
03/07/2021
-
Zodiac - il y a 8 ans
Merci de ton retour :D Pour ce qui est de la description physique j'ai peur que ça finisse par faire trop à retenir étant donné que de nouveaux personnages arrivent je voudrais pas que vous vous emmêliez les pinceaux. Je verrai si je peux pas caser ça quelque part à l'avenir.
-
Zodiac - il y a 8 ans
N'empêche que c'est grâce aux """"emmerdeurs"""" que j'arrive à avoir des avis sur ce que les gens pensent de ma fiction donc pas besoin de t'excuser et même merci ;)
-
Neotk - il y a 8 ans
J’aime beaucoup ton style d’écriture et l’his est simpa vivement la suite et les chatouilles!
-
Zodiac - il y a 8 ans
Merci pour les retours ! La suite ce week-end ou avant si je suis chaud :lunettesnoires2:
-
Zodiac - il y a 8 ans
Merci pour vos retours ça me fait plaiz :p Voici la suite. Je l'avais annoncée pour ce week end mais bon mieux vaut tard que jamais. Bonne lecture EnJoY :lol:
Chapitre 2 : la cible.
Lundi matin : 7h50. J'étais en avance pour une fois. Je prenais le temps de marcher à travers le campus, ''profiter'' des quelques rayons de soleil du matin et de l'air frais. Je marchais au sein des quelques autres étudiants déambulant jusqu'à leur bâtiment dans ce semblant de mouvement uniforme vers les bâtiments principaux.
Une silhouette se faufila à côté de moi et j’eus à peine le temps de comprendre ce qu'il se passait pour qu'on me parle.
''-Hey ! Dit une voix féminine.''
Je me retournais un peu surpris d'être abordé dés le matin. Je tombais sur Nelly, une fille de ma classe. C'était une fille assez grande, mesurant à peu près la même taille que moi. Elle avait les cheveux châtains souvent attachés en une longue tresse ou en chignon qu'elle attachait au bas de son crâne vers sa nuque. Elle était toujours soigneusement maquillée, des lèvres pourpres en passant par ses petits yeux à l'air sournois encadrés de mascara. Toujours élégante tant dans ses tenues que dans sa manière de se déplacer.
Je répondais à son salut et on se fit la bise avant de continuer notre chemin ensemble. Je m'entendais plutôt bien avec elle. À la base c'était plus une pote de Tom mais on s'était retrouvés dans le même groupe d'exposé de fin de semestre avec Sam et eux deux alors j'en avais profité pour sympathiser avec tout le groupe dont Nelly. C'était une fille très sociable qui parlait globalement à tout le monde dans la classe. Elle avait même ce talent de se faire des amis sans pour autant faire de l'humour. Pourtant Dieu sait si c'était une fofolle. Je l'avais ajoutée sur Instagram et la majeur partie de ses photos comportaient une description humoristique de délires qu'elle avait avec ses potes ou des photos où elle posait toujours dans des positions assez délirantes. Nelly ne semblait pas laisser paraître sa réelle personnalité quand elle était à la fac. Ou en tous cas, quand elle était avec moi.
''-Tu dors à la résidence universitaire ? Me demanda t-elle en ayant sûrement remarqué ma provenance.
-Ouais je suis au bâtiment 3, dis-je en pointant du doigt le bâtiment que l'on voyait depuis notre position.
-Ah, moi je suis au bâtiment 1, me dit-elle. Je t'ai jamais vu aux soirées sur le campus.
-Attend ! Soirées sur le campus ? Répétais-je.
-Ouais t'étais pas au courant ? Demanda t-elle comme si j'avais raté une évidence.
-Vaguement mais j'ai jamais eu aucune info à propos de soirées à Highgate ces temps-ci, dis-je.
-Bah si, il y a eu celle à l'occasion du week-end d'intégration et une autre la semaine dernière.
-Putain j'ai vraiment raté ça ? Me lamentais-je.
-Pas grave y en a une autre qui se prépare pour bientôt, me rassura t-elle.
-Quand ? Demandais-je.
-On a pas encore de date, mais si tu veux je peux te tenir au courant, proposait-elle.''
On s'échangeait nos numéros avant d'arriver devant le bâtiment où nous avions cours en amphithéâtre.
Lorsqu'on pénétrait dans le large couloir menant aux différents amphi, on tombait sur toutes les premières années qui rentraient dans celui qui nous concernait. On repérait Tom et Sam vers les rangées du milieu et on les rejoignait. On sortit tous nos affaires, profitant des derniers instants où la prof n'était pas encore arrivée pour chahuter un peu, discuter et finir le petit-dej pour les plus audacieux.
Je laissais Sam et les autres parler pour me laisser emporter par le brouhaha général et divaguer en regardant autour de moi avec un regard vide. Les gens continuaient de sans-cesse arriver dans l'amphi et on aurait fini par croire que la salle allait exploser tant il y avait du monde. Je repérais quelques têtes de la classe qui étaient perdues dans la nuée de nouveaux arrivants.
Je sautais de tête en tête sans vraiment regarder jusqu'à tomber sur cette fille. Je la reconnaissais immédiatement à chaque fois que je la voyais. Cette fille de taille moyenne aux cheveux châtains descendant seulement jusqu'aux épaules. Son menton légèrement pointu et sa mâchoire fine. C'était tout ce que je voyais d'elle. Vu la distance à laquelle je la voyais c'était déjà pas mal que j'ai pu remarquer ne serait-ce qu'un seul de ces détails. Elle se mettait souvent aux premiers rangs et n'était que très rarement accompagnée, en tous cas quand je la voyais. Je la trouvais mignonne et j'aurais aimé lui parler. Aller à sa rencontre, faire connaissance. Mais bon je ne la connaissais pas et je savais vraiment pas comment m'y prendre. À peine le cours était-il fini qu'elle s'était volatilisée et je ne la revoyais généralement qu'au cours en amphi suivant.
''-Tu regardes encore cette fille ? Demanda Samantha, me sortant de mes pensées.
-Hein euh...quoi ?! De quoi tu... ? Bégayais-je.
-Y a une fille, t'arrêtes pas de la regarder, me dit-elle. Une petite brune au deuxième rang.
-Bon ok chut, dis-je envahit par la paranoïa que qui que ce soit autour de nous puisse la connaître.''
Je ne m'en étais même pas rendu compte pendant mes divagations, mais la prof était arrivée et le niveau sonore des bavardages avait drastiquement baissé.
''-Bon alors quand est-ce que tu vas lui parler ? Demandait-elle.
-Je sais pas, dis-je, laisse moi le temps.
-Faudrait te bouger, ça fait un bout de temps que tu la regardes sans rien faire, dit-elle avec un petit sourire.
-Attend mais tu m'espionnes depuis longtemps en plus ?! Demandais-je.
-Va lui parler ou je le fais pour toi, lança t-elle comme ultimatum.
-Quoi-que-quoi ? Balbutiais-je.
-Bouge toi, dit-elle.''
Ha la la cette Samantha quelle peste. Mais bon elle avait raison, je devais y aller. Il fallait bien que je me trouve un créneau pour lui parler. J'étais pas trop doué pour aller parler direct à une inconnue mais bon, j'essayais de me persuader que ça allait le faire.
J’attendais la fin du cours pour tenter de sortir dans les premiers comme elle le faisait toujours. La prof annonçait la fin du cours qui se caractérisait toujours par un ''bon, on verra ça la semaine prochaine...''. Je rangeais vite mes affaires et tâchais de me retrouver dans les premiers à sortir. Au début c'était plutôt pas mal : personne sur les marches pour sortir de l'amphi. Mais en une fraction de seconde, je me retrouvais submergé par tous les étudiants les plus pressés avec un petit bout de tête brune comme seule indication sur l'endroit où se trouve l'amour. J'avais beau jouer des coudes mais rien ne me permettait de me rapprocher d'elle ou même de m'extirper du tas de mecs pressés.
Au final le peloton bouchonna aux portes d'entrées et une fois cet obstacle passé je ne trouvais plus aucune trace de ma brunette. Je sentis une main se poser sur mon épaule.
''-Une prochaine fois peut-être, dit Sam qui m'avait vu sortir précipitamment.''
J’enchaînais les cours de ce reste de journée pourrie qu'est le lundi. Le midi je mangeais avec Jam', laissant Sam, Tom et Nelly entre eux. L'après-midi on travaillait un peu sur notre exposé pendant une heure de trou avant de nous rendre au dernier cours de la journée. Le mardi j'arrivais et j'enchaînais deux cours, dont un en amphithéâtre. L'après-midi j'avais deux cours en classe normale. Mercredi seulement un cours d'anglais en début d'après-midi. Jeudi on s'en fout et vendredi cours en amphi puis avec la dépressive.
La soirée dont Nelly m'avait parlé avait lieu le samedi soir. J'étais donc exceptionnellement resté à la résidence universitaire pour le week-end. Je ne tenais pas vraiment à faire des allés retour entre Highgate et Livercombe. Je me débarrassais de mon travail pour la semaine à venir le samedi après-midi et l'heure de la fête arrivait à grand pas.
La fête avait lieu dans le bâtiment des filles où résidait Nelly. J'étais à peine sorti de mon propre bâtiment à l'opposé du sien sur le campus que j'entendais cette musique étouffée par la distance qui retentissait dans tout le campus. C'était vraiment excitant de se balader dans le campus un soir, la musique rythmant toute la fac comme dans les films américains avant qu'il ne se passe quelque chose de ouf. Le campus était plein de vie le week-end à la nuit tombée. Il y avait des gars qui jouaient sur les terrains de baskets, des joggeurs qui sillonaient les chemins de la promenade du campus, quelques gars me rappelant ma team de bras cassés de Livercombe s'ambiançaient dans une voiture en stationnement, des couples s'embrassaient...
J'arrivais au bâtiment 1 où avait lieu la fête et montais dans la cabine d'ascenseur au milieu du hall au rez-de-chaussée. J'appuyais sur le bâtiment du 3ème étage et la cabine montait, m'emmenant vers le haut du bâtiment. La cabine s'arrêta à mi-chemin et je descendais, m'engouffrais dans un long couloir remplit de filles circulant d'une chambre à l'autre. Je verrifiais le dernier message de Nelly et m'arrêtais devant la chambre 314 avant de toquer. La porte mit un peu de temps à s'ouvrir mais Nelly finit par m'accueillir.
''-Hey salut ! Dit-elle.''
Elle passa son bras derrière mon dos et me fit la bise. Elle m'invita à entrer et ferma la porte derrière elle.
La chambre de Nelly était similaire à la mienne : juste quatre murs, un lit et une commode avec une fenêtre pour aérer et c'est tout. À ceci près que sa chambre était littéralement remplie de tas d'habits. Il y avait des piles de vêtements sur son lit, d'autres au sol, quelques pulls et autres pantalons dépassaient des tiroirs de la commode. C'était bien une fille...
''-Fais pas attention au désordre, dit-elle en sillonant la pièce tout en cachant un peu le bazar.
-Te dérange pas pour moi, dis-je.
-Je finis de me préparer et je suis à toi, dit-elle.''
Elle se positionna devant un miroir pendu au mur et compléta son maquillage.
Elle avait détaché ses cheveux qui dévalaient ses épaules et son dos dans un brushing tout récent. Ses paupières étaient entrain d'être recouvertes d'un fard à paupière sombre et, la connaissant, je devinais qu'elle allait recouvrir ses lèvres d'un gloss rouge mate. Elle portait une chemisette très légèrement bleutée aux manches remontées et qu'elle avait nouée au bas, laissant dépasser son ventre et ses hanches. Elle portait un jean slim qui moulait ses longues jambes et s'arrêtait juste au niveau des chevilles. Seuls ses pieds nus dépassaient par le bas du pantalon surplombés par un tendon d'Achille assez prononcé et fin. Ses fins orteils étaient recouverts d'un vernis bleu très foncé. À chaque léger mouvement de ses jambes nécessitant un appui au sol, la forme des os de ses orteils se moulait dans sa peau laiteuse sur le dos de son pied. Elle se rapprochait et s'éloignait du miroir au grés de son maquillage, jouant avec ses pieds sur son tapis rose. Ceux-ci s'enfonçaient dans les poils épais du tapis et se retrouvaient entourés par ceux qui n'étaient pas écrasés par sa plante. Les quelques poils à l'avant du pied se hérissaient entre ses orteils qui se retrouvaient en éventail.
Lorsqu'elle eut finit de se maquiller elle tourna les talons et alla fouiller dans la commode juste en face de son lit sur lequel je m'étais assis. Elle se mit accoupis, calant ses fesses sur ses talons. Elle exposait sa plante lisse à ma vue, tordant les orteils vernis contre le sol. Sa plante tendue arborait les quelques légères variations des muscles présents dans le pied qui alternaient très légèrement au moindre mouvement.
Mais pas le temps de profiter de la vue, elle se relevait et sortait une paire d'escarpins rouges du tiroir. Elle vint s'asseoir à côté de moi sur le lit. Elle glissa son pied droit dans l'escarpin droit, fléchissant les orteils à l'entrée du pied. Elle répéta l'opération avec le pied gauche et se leva.
''-Bon bah je suis prête, dit-elle. Tu me trouves comment ?
-Joliiiie, dis-je en la regardant de haut en bas.''
Elle vaporisa un peu de parfum dans son cou et rangea deux trois produits de beauté avant d'ouvrir la porte et on était déjà repartis en direction de la fête qui se tenait au dernier étage.
On remontait le couloir dans le sens inverse et montions dans l'ascenseur. La cabine nous mena jusqu'au sommet du bâtiment des filles où la musique battait son plein. La porte coulissa et nous révéla le toit-terrasse. La musique envahit nos tympans qui étaient protégés par la porte de l'ascenseur jusqu'à cet instant.
Par où commencer...? Il se passait trop de choses à la seconde dés notre arrivée. Tout d'abord il y avait de la musique électro qui tambourinait à répétition et la plupart de ceux présents dansaient sur ce rythme endiablé. Au fond de la terrasse il y avait un bar provisoire avec pas mal de monde autour entrain de quémander des boissons. Un chariot roulant reconditionné en support servait de table de mixage au ''DJ'' de la soirée qui avait posé ses platines et tout le reste dessus. Il y avait quelques coins de fortune pour se poser avec des tables basses et des poufs et à l'une de ces tables quelques-uns étaient regroupés autour d'une chicha.
Nelly nous entraîna vers le bar et commença à scruter un peu ce qu'on avait à disposition. Il y avait pas mal de choix et c'est comme si le comité des étudiants avait vraiment eu la volonté de nous mettre bien, très bien... Mais il y avait toujours un piège derrière ce genre d'offre variée. 4 euros le verre. Ouais... 4 euros le verre. Il faut bien rentabiliser cette soirée gratuite, scandait le barman à tous ceux qui manifestaient un minimum de désaccord.
Nelly me regarda un instant, hésitante à l'idée de payer autant pour un simple verre.
''-Je peux toujours aller nous chercher un truc moins cher dans une épicerie, proposais-je.''
Ses yeux jonglaient un instant entre le bar et moi et la seule conclusion que j'eus suite à cette hésitation fut un haussement d'épaules.
''-Je suppose que ça veut dire oui, déduis-je.''
Nelly me promit qu'elle nous aurait trouvé une table à mon retour et de mon côté je quittais le bâtiment pour me rendre à une épicerie pas trop loin dans le quartier bordant Highgate. Nelly s'était fait des potes à la dernière soirée et elle m'avait dit qu'elle me les présenterai à mon retour.
Je repris donc l'ascenseur jusqu'au rez-de-chaussée du batiment, je ressortais sur la promenade du campus et longeais les longs chemins jusqu'à être sorti de la fac. J'entrais à Cottonway, une ville presque entièrement résidentielle et dont les principales activités étaient portées par l'université et un tout petit quartier des affaires. Au milieu de tout ça, des milliers d'immeubles et de maisons déstinés uniquement au logement et occasionnellement au commerce, surtout dans les alentours de la fac. La plupart des commerçants comptaient bien sur les étudiants pour faire tourner leur commerce.
Le quartier était vraiment calme ce soir. J'aimais bien cette petite ambiance intime de voisinage résidentiel. Tous les quartiers formant la grande couronne de Cottonway étaient uniquement dédiés au logement. Ils étaient organisés sous la forme d'une cité pavillonnaire à l'américaine. De longues avenues bordées de maisons s'enchaînant les unes après les autres, quelques croisement, une pincée de culs-de-sac. Le quartier à côté de Highgate ressemblait un peu à Compton mais en beaucoup plus beau et en moins dangereux bien sûr.
J'arrivais à une épicerie qui faisait le croisement entre deux avenues à environ 5 minutes de la fac. Je passais la porte constamment entrouverte et saluais le commerçant. Je me dirigeais vers la section des boissons alcoolisées et pris le temps de faire mon choix. Étonnamment l'épicerie était plutôt remplie ce soir. C'était un magasin moyennement grand et la présence de multiples personnes en même temps ne posait pas trop problème. J'étais sûr qu'ils étaient tous de la fac.
Enfin bref, je prenais un pack de bières et le portais jusqu'au comptoir où je m'engageais dans la queue derrière quelques autres clients. Pas grand monde devant moi, ça irait vite. Juste deux mecs, une mère avec son fils et une fille. L'épicier encaissait un par un les articles des deux gars. Il présentèrent quelques pièces à celui-ci et sortirent du magasin avec leurs bouteilles. La mère posa ses articles sur le comptoir, l'épicier scanna à nouveau et celle-ci paya par carte pendant que son enfant négociait pour avoir des bonbons. La mère repris un à un chaque article et ils sortirent sans bonbons.
La fille devant moi s'avança et posa ses articles sur le comptoir. Elle se mit de profil et sortit son porte-monnaie après l'annonce du prix. La voyant de profil je la reconnus immédiatement : c'était la fille de mon amphithéâtre. J'eus l'impression de rêver mais c'était bien elle, cheveux châtains, traits du visage fin. C'était la première fois que je la voyais d'aussi près et elle était encore plus belle que je ne le pensais. Mais je n'eus que peu de temps pour apercevoir son visage et elle se mit de nouveau de dos en avançant pour récupérer ses achats. Elle récupéra son rendu d'une main, entoura ses quelques paquets de chips et sa bouteille de soda avec l'autre bras et entrepris de s'éloigner du comptoir. Mais dans son opération son coude heurta le pack que j'avais posé sur le bord du comptoir et celui-ci tomba et se fracassa à nos pieds. Le choc la fit sursauter et l'épicier quitta des yeux le match qu'il regardait du coin de l’œil.
Elle leva la tête et me regarda dans les yeux après avoir scruté les débris de verre. Elle attendait de voir comment je le prenais. Je ne réagissais pas vraiment de mon côté. Comment faire le moindre reproche à cette jolie petite tête ? Ces yeux verts vifs qui me regardaient, lançant un regard de culpabilité un peu apeuré et désolé à la fois. Ses deux pommettes remontant légèrement vers ses yeux sous la contrainte de son expression faciale de culpabilité. Quelques tâches de rousseur passaient par dessus son fin nez pour lier une pommette à l'autre. Ses joues creuses encadrant ses deux fines lèvres superposées et se rejoignant au bas du visage et se rencontrant dans un petit menton pointu. Ses cheveux descendaient au niveau de ses fines épaules, bien coiffés et unis à l'exception d'une fine mèche rebelle qui se séparait du lot et tombait entre son nez et son œil gauche.
Ouaw ! Quelle femme ! Je la fixais pendant ce qui me sembla être une éternité où elle non-plus ne me quitta pas des yeux. On aurait sûrement continué comme ça longtemps si l'épicier ne s'était pas manifesté.
''-C'est pas vrai ! S'écria t-il.
-Je suis vraiment désolée, dit-elle en éloignant ses pieds de la bière dégoulinante.''
Son regard ne cessait de jongler entre le commerçant et moi, comme si elle ne savait pas aurpès de qui s'excuser.
-P'tin qui va payer pour ça ? Soupira t-il.
-C'est bon je m'en occupe, dit la maladroite en fouillant dans son porte-monnaie.
-Nan c'est bon je vais payer, me réveillais-je d'un coup.''
L'épicier s'éloigna du comptoir quelques instants et se rendit en arrière boutique.
''-Tu vas pas payer pour ça, c'est moi qui l'ai fait tomber, me dit-elle.''
Elle me lança un regard tout mignon de culpabilité et inclina la tête comme si ça allait me convaincre.
L'épicier revint de l'arrière boutique avec un balais et une pelle dans laquelle il casa tous les bouts de verre brisé tandis que la fille ne cessait de s'excuser. Il se débarassa des débris et se remit derrière le comptoir.
''-Bon ! Qui paye ? Demanda t-il.
-Moi, dit-on simultanément.''
On se lança un regard avant de nous retourner à nouveau vers l'épicerie.
''-Bon vous savez quoi ? Je vais me chercher un autre pack et je vous payer la totale, proposais-je à l'épicier.''
Je me tournais vers la fille et la remerciais pour sa bonne volonté avant d'aller chercher un second pack plus loin dans la boutique.
À mon retour au comptoir je trouvais l'épicier seul. Je posais le nouveau pack sur le comptoir et il l'encaissa.
''-La meuf est partie ? Demandais-je en fouillant dans mon porte-monnaie.
-Oui et elle a payé le pack cassé, dit-il.''
Ma main se figea dans le porte-monnaie et je levais les yeux au ciel avec tout de même un sourire sur les lèvres. Je réglais tout et sortais de l'épicerie.
Je la voyais au loin entrain de remonter l'avenue que j'avais pris pour venir jusqu’ici. Je trottinais un peu jusqu'à arriver derrière elle.
''-Hey ! Dis-je en arrivant à son niveau.''
Je ralentissais et marchais à ses côtés alors qu'elle se retournait à peine pour me voir.
''-Alors comme ça t'as payé pour moi ? Demandais-je.
-Ouais, dit-elle avec un sourire, c'était la moindre des choses.
-Ouais mais ça veut dire que je suis pas galant alors, dis-je en haussant les sourcils.''
Je sortais un sachet plein de bombons de ma poche et le tendais vers elle avec un clin d’œil.
''-Oh tu m'as acheté des bonbons, soupira t-elle. T'as pas à te sentir redevable envers moi. J'ai juste réparé mon erreur, c'est tout.
-Prend juste ces bonbons et n'en parlons plus, concluais-je.''
Elle saisit le sachet et piocha dedans pour manger quelques bonbons.
''-T'es à Highgate hein ? Dis-je en connaissant déjà la réponse.
-Ouais, en histoire des arts, dit-elle.
-Ouais je t'ai déjà vu en cours, lui dis-je.
-Attend t'es histoire des arts toi aussi ? S'étonna t-elle.''
J’acquiesçais.
''-Et tu te m'as remarquée, moi, parmi tout le monde qu'il y a en cours ? Demanda t-elle.
-Il se pourrait que j'ai une bonne mémoire, dis-je.''
Elle me lança un sourire et replongea la main dans le sachet de bonbons.
''-Bon et ça te plaît l'histoire des arts ? Demandais-je.
-Ouais carrément, dit-elle, j'ai toujours été passionnée par l'art en général et c'est une super occasion d'évoluer dans le domaine qui me plaît.
-Oh ok, dis-je.
-Et toi ça te plaît ? Demandait-elle.
-Bof bof, répondis-je.
-Bof bof ? Répétait-elle.
-Ouais, il y a quelques cours que j'aime bien mais autrement je suis ici par ce que c'était ce qu'il y avait de 'moins pire', expliquais-je.
-Et qu'est-ce qui te plairait autrement ? Demandait-elle.
-Euh... je sais pas, dis-je. Mais bon je préfère largement être ici qu'être dans un truc de commerce ou ce genre de trucs chiants.''
On parlait un peu de tout ce dont peuvent parler des gens qui ne se connaissent que depuis 5 minutes. On pénétra à nouveau dans le campus que la musique étouffée continuait d'envahir. On se dirigeait vers le bâtiment 1 où elle m'avait dit qu'elle résidait.
''-Tu me raccompagnes jusqu'à ma chambre, quel gentleman, dit-elle sûrement étonnée que je la suive jusque là.
-Euh.. bah en faite je vais à la soirée au dernier étage du coup je suis bien obligé de passer par là.
-Ah ouais t'es du genre à aller aux soirées ?
-Ouais, dis-je, pourquoi ? Pas toi ?
-Nan, j'aime pas vraiment les soirées, dit-elle alors qu'on entrait dans l'ascenseur, ce soir je pensais plus me regarder un film.
-Sympa aussi, dis-je.''
L'ascenseur arriva au 3ème étage et la porte s'ouvrit. Elle sortit de la cabine et se plaça devant la porte l'empêchant de se refermer.
''-Bon eh bien merci de m'avoir raccompagné et merci pour les bonbons, dit-elle en souriant.
-Ouais de rien et toi merci pour ça, dis-je en montrant mon pack de bière.''
Elle me souhaita la bonne soirée et s'éloigna dans le couloir. Elle marqua un arrêt alors que j'attendais que la porte se referme. Elle se retourna alors que la porte était entrain de se refermer.
''-Attend ! Dit-elle. Tu t'appelles comment ?''
Je retenais la porte en plaçant mon pied sur la trajectoire.
''-Je m'appelle Jason, dis-je.''
Elle me lança un sourire et j'eus à peine le temps de lui demander son nom qu'elle me l'annonçait.
''-Moi c'est Alice, dit-elle.''
Je lui fis un clin d’œil et la porte de l'ascenseur se referma.
Alice quel super prénom ! Je n'en revenais pas, je venais de passer dix longues minutes à parler avec elle et tout cela suite à une rencontre totalement hasardeuse et imprévisible. Elle avait l'air de plutôt m'apprécier et elle n'était pas aussi timide que je le pensais en la voyant toujours toute seule. J'avais enfin découvert son visage. Son vrai visage ! Pas celui que je m'imaginais après ne l'avoir vu que de loin, non cette fois je l'avais vu de près et j'avais pu observer son visage, sentir son doux parfum et entendre sa magnifique voix.
Par contre nous n'avions rien en commun. Elle adorait l'art et moi je m'ennuyais dans la plupart de nos cours, elle détestait aller en soirée alors que moi j'étais sur le point de m'y bourrer la gueule. Mais bon, il fallait voir si j'allais pouvoir mettre cette rencontre à profit la prochaine fois que je la verrai et si je pouvais découvrir d'autres traits de sa personnalité.
La porte de l'ascenseur coulissait et débouchait sur le dernier étage où il y avait plus de monde qu'à mon départ. Je cherchais Nelly dans le tas et la trouvais avec ses amis de la dernière soirée autour de la table qu'elle m'avait promis. J'allais m'asseoir avec eux et nous entamions le pack.
Je passais la soirée à sympathiser avec les mais de Nelly, à mieux la connaître elle aussi. Quelqu'un retourna à l'épicerie pour prendre un deuxième pack qu'on se partageait tous puis un autre et on finit tous complètement torchés pour la fin de la soirée. Le groupe se dissout peu à peu, perdant d'abord ceux qui ne dormaient pas à la fac, puis ceux qui étaient dangereusement éméchés au final je finis moi même par quitter ce qu'il restait du groupe en compagnie de Nelly qui était complètement bourrée.
Je l'accompagnais jusqu'à l'ascenseur et j'avais l'intention de la laisser à son étage mais en voyant la façon qu'elle avait de me regarder et les balbutiements qu'elle lâchait, je préférais la ramener jusqu'à sa chambre. Elle me parlait de tout et n'importe quoi sans jamais s'arrêter alors que moi j'essayais de rester calme et concentré pour être le plus responsable possible.
''-Ta gueule Nelly ! Finis-je par lui dire, ce qui marcha étonnement.''
Elle arrêta de parler et me suivait dans l'étage sans bruit.
''-Tes clés.''
Elle fouilla dans ses poches et me sortit ses clés qu'elle fit tomber. Elle se baissa difficilement pour les ramasser.
''-C'est bon t'embête pas, la coupais-je avant de les ramasser moi-même.''
J'enfonçais la bonne clé dans la porte et la déverrouillais.
Je l'invitais à entrer et elle se jeta sur son lit sans attendre.
''-Ah ma tête...se plaignit-elle.''
Je fermais la porte et m'assis sur le lit à côté d'elle. Je lui enlevais ses chaussures et tirais la couette de son lit.
''-C'est l'heure de dormir maintenant, dis-je.''
Elle me regardait sans rien dire.
''-Allez au dodo, répétais-je.''
Elle s'engouffra lentement sous la couette et s'allongea dans son lit. Je rabattais la couette sur elle.
''-Bon, bonne nuit, dis-je.
-Attend et mon bisou ? Dit-elle.
-J'suis pas ton daron, dis-je.
-Allez s'teu plaît, dit-elle.''
Je me rapprochais d'elle et rapprochais mes lèvres de sa joue. Elle tourna rapidement la tête et plaça ses lèvres contre les mienne. J'essayais de retirer ma tête mais elle plaça ses mains sur mes joues. J'essayais de la faire lâcher prise en tirant ma tête mais ça ne marchait pas. Je commençais donc à lui chatouiller les côtes pour la déstabiliser. Elle se tortilla et continua à m'embrasser bien que je l'entendait rire discrètement du fond de la gorge. Elle céda à un moment et me lâcha.
''-Hahaha arrête, dit-elle.''
Je me relevais d'un coup et la regardais avec un regard énervé.
''-Putain mais t'es sérieuse ? Hurlais-je.''
Elle me regardait en souriant, un peu dans les vapes.
J'allais m'asseoir sur sa chaise de bureau et décidais que j'attendrai d'être sûr qu'elle dorme bien avant de sortir. Je restais donc dans cette chambre, sans bouger, à attendre que Nelly s'endorme avant de retourner dans ma chambre pour en faire autant.
Les minutes passaient et je perdais la notion du temps, m'affalant de plus en plus sur cette chaise de bureau. Je me réveillais en sursaut sans même comprendre ce qu'il m'arrivait. Je m'était réveillé en oubliant carrément où j'étais, l'heure qu'il était et tout cela mettait quelques secondes avant de me revenir. Je retrouvais la chambre de Nelly dans le même état que celui dans lequel je l'avais laissé en m'endormant. La même lumière tamisée éclairait partiellement la chambre et la fenêtre entrouverte laissant rentrer un fin courant d'air nocturne apaisant. Nelly était toujours sur son lit et elle dormait. Malgré la couette que j'avais mi sur elle, un de ses pieds ressortait au bout du lit. Je me levais de ma chaise et tournais un peu autour du lit.
C'est sûrement mon taux d'alcoolémie qui me poussa à faire ce qui arriva ensuite. Je fermais la fenêtre et commençais à fouiller dans les placards. Je cherchais des objets longs, flexibles un peu comme une corde ou un truc comme ça. Bingo ! Je trouvais deux écharpes à l'air résistantes.
Je les jetais sur le lit où Nelly n'était pas prête de ses réveiller. J'écartais les bras de Nelly sur le lit et attacha un nœud avec chaque écharpe autour de ses bras. Je liais l'autre bout des écharpes aux pieds du lit sous le sommier. Je réfléchissais un peu et choisissais les rideaux pour attacher ses jambes. Je les détachais de la fenêtre et répéta le processus en les liant aux pieds du lit et aux chevilles de Nelly.
Elle se retrouva donc attachée à l'extrême, sans pouvoir bouger, en position X. Je baissais l'intensité de la lumière de manière à ce qu'elle ne me voit pas mais que j'apprécie quand même la vue de la victime que je m'apprêtais à chatouiller. Je verrouillais la porte et m'assurais que le son de la fête persistant à l'étage couvrirait bien les rires que Nelly s'apprêtait à pousser ce soir.
La séance pouvait commencer...
Voila pour cette deuxième partie, je vous promet une looooooongue scène de guillis dés le début de la prochaine partie.
-
-
Zodiac - il y a 8 ans
Bonsoir tout le monde. Voici la suite. Que dire de plus... E N J O Y :multisaut:
Chapitre 3 : Traumatisée.
J'étais debout dans la chambre depuis une bonne dizaine de minutes et je n'osais pas vraiment me lancer. J'avais peur de m'embarquer dans une affaire qui pouvait très mal se terminer pour moi. J'étais la dernière personne à avoir été avec Nelly et je m'apprêtais à la torturer, en quelques sortes, après l'avoir attachée et séquestrée dans sa chambre, pas top comme fin de soirée. Puis Nelly était mon amie et je venais tout juste de passer la soirée à sympathiser encore plus avec elle. Et puis...
Plus le temps de réfléchir, elle commençait à bouger dans son lit. Elle essayait de bouger les bras et se retrouvait immédiatement bloquée par ses liens de fortune. Elle poussait quelques soupires comme si elle commençait à se réveiller. Chaque mouvement de sa part était caractérisé par un son de frottement contre le lit que j'arrivais parfaitement à entendre malgré la musique envahissante de la fête. Nelly finit par ouvrir les yeux alors que je me jetais sur la lampe pour l'éteindre.
La pièce fut plongée dans l'obscurité et il fallut quelques secondes à mes yeux pour s'habituer à l'ambiance nocturne. Nelly ne semblait pas m'avoir remarqué et essayait seulement de bouger.
''-Rhhh putain, soupira t-elle.''
J'étais resté caché à l'ombre du coin de la chambre en venant éteindre la lumière et elle n'avait pas l'air de m'avoir vu.
''-C'est pas vrai, dit-elle.''
La lumière du lampadaire à l'extérieur passait par la fenêtre et éclairait pile le visage et le torse de Nelly. Je voyais son visage paniqué regarder à droite et à gauche en même temps qu'elle essayait de tirer sur ses liens avec ses poignets et ses chevilles. Elle ne cessait de soupirer et de se lamenter en se demandant à voix haute comment c'était arrivé.
Je mettais ma capuche sur ma tête et me décidais à sortir de ma cachette. Je commençais à avancer, me dévoilant d'un coup et sortant du coin d'obscurité comme de derrière un rideau. Je voyais Nelly se pétrifier et me regarder avec un visage effrayé tout en s'enfonçant comme elle le pouvait dans son matelas.
''-Aaaaaaaaaaaaaah ! Hurla t-elle. À l'aide !''
Le son de la fête couvrait le bruit de ses cris et les murs épais faisaient le reste du taf. Personne ne l'entendrait crier.
Je me rapprochais de son lit alors qu'elle essayait de s'enfoncer encore plus dans son matelas bien qu'elle ne puisse pas faire plus.
''-Nan pitié qu'est-ce que vous me voulez ? Demandait-elle avec une voix tremblotante.''
Je continuais de m'approcher sans lui répondre. J'avançais lentement par appréhension de ce que je m'apprêtais à faire et cela créait encore plus de stress chez Nelly. Je décidais de me lancer une bonne fois pour toute et me rapprochais un grand coup.
''-Mais qui êtes-vous ? Demanda t-elle avec la voix tremblotante. Qu'est-ce que vous allez me faire ?
Ses paroles sonnaient comme des sanglots mais elle ne pleurait pas. C'était sûrement le stress qui la faisait trembler et parler de manière irrégulière.
J’enjambai le lit et me mis à califourchon sur sa taille.
''-Nan ! Nan ! Éloignez-vous ! Dit-elle en se débattant.''
J'avais du mal à tenir en place sur elle tant elle gesticulait. Elle ne s'arrêtait pas, ne serait-ce que pour essayer d'identifier son bourreau. De toutes façons elle n'y arriverait pas. La lumière de l’extérieur entrait dans la pièce en passant par ma position, elle ne voyait donc que ma silhouette.
''-À l'aaaaaide ! À l'aide on m'agresse ! Hurla t-elle.''
Oulah si ça te pose déjà problème t'es pas prête pour la suite, pensais-je.
Je décidais de ne pas plus attendre et de me lancer une bonne fois pour toute. Je détachais un par un les boutons de sa chemisette. Elle essayait de me mordre lorsque je déboutonnais le col et remuait son ventre et son buste pour m'empêcher de détacher le bas.
''-Naaaan laissez-moi tranquille, suppliait-elle alors que je n'avais encore rien fait.''
Une fois tous les boutons détachés je rabattais la chemise sur ses côtes. En dessous elle portait un débardeur noir. Je dégageais bien ses aisselles nues en poussant la chemise contre ses biceps. Je remontais le bas de son débardeur, dévoilant ses hanches que je chatouillerai bientôt.
Elle était enfin prête. Allongée, attachée, aisselles et hanches à nu, tout était prêt alors autant ne plus perdre une seconde.
Je plaçais mes mains contre ses hanches sans qu'elle ne comprenne ce qui se passait et, dans la seconde, commençais à les presser. Je n'eus pas besoin d'attendre pour avoir sa réaction. J'avais à peine commencé qu'elle criait déjà, mêlant suppliques, rires et appels à l'aide.
''-Ahahahahahaha ! À l'aaaaaaaaaaide ! Hurlait-elle d'une voix déraillée.''
Je pressais ses hanches de mes deux mains entières, les malaxant méthodiquement pour leur empêcher tout répit. Nelly hurlait à gorge déployé après seulement quelques secondes mais la musique de la fête empêchait toutes ses suppliques d'arriver aux oreilles de ses voisines de chambres.
Je faisais courir mes dix doigts sur ses hanches, multipliant mes chatouilles dans cette zone. Je passais mes pouces sous son pantalon, juste au niveau du bassin, et commençais à chatouiller cette zone très sensible. Sa taille gigotait pour essayer d'esquiver mes doigts mais mon poids et ma posture lui empêchaient tout mouvement à ce niveau là. Je remontais jusqu'aux côtes, puis redescendais au niveau des hanches avant de jongler avec le bassin, ainsi de suite j'alternais entre ces trois zones sensibles.
Je m'arrêtais un instant et me hissais au niveau de son ventre, lui bloquant chaque hanche avec un genou. Je rapprochais mes doigts de ses deux aisselles accessibles par l'espace entre les bretelles de son débardeur et le col retroussé de sa chemise.
''-Nan nan nan pitié pas les aisselles ! Suppliait-elle, ayant déjà deviné mon envie.''
Je ne l'écoutais pas et passais mes majeurs sous ses deux aisselles. Elles étaient parfaites, bien creuses, juste nivelées par un petit os juste à côté de ses seins.
''-Hahahahahahahaha ! Riait-elle, par... par pitié hahahahahaha.
J'enfonçais mes doigt jusqu'au bout de ses creuses aisselles chatouilleuses. Elle remontait les épaules pour essayer de m'échapper, puis elle se retrouvait bloquée dans cette position en subissant toujours mes incessantes chatouilles, alors elle relâchait et remettait ses aisselles à ma merci. Ainsi de suite, elle tentait de multiples contorsions pour s'extraire de mes chatouilles mais cela ne changeait rien : elle était destinée à subir ma douce torture et ses changements de position ne faisaient que varier les plaisirs.
''-HAHAHAHAHA ! Stop ! Stop ! Pitié pas les aisselles, je déteste je déteste je déteste HAAAAAAAAA ! Suppliait-elle en se débattant de plus en plus violemment.''
Certes elle était attachée, mais les simples écharpes autour de ses bras ne suffisaient pas à lui ôter toute sa liberté de mouvement. Je lâchais donc l'aisselle gauche pour ne m'occuper plus que de la droite avec mes deux mains. Je profitais de ma main nouvellement libre pour lui attraper le biceps du bras gauche et le bloquer complètement. De l'autre main je recommençais à chatouiller. Chatouiller avec mes dix doigts qui couraient encore et encore dans le creux de son aisselle. Ils rôdaient de temps à autre autour du creux, passant par toute sorte de zones plus sensibles à certains endroits. J'identifiais ces zones comme des espèces de nuances qui variaient tout autour du creux. Sur les bords latéraux du creux, elle était normalement sensible et la zone était trop étroite pour que je puisse être précis. Le haut de l'aisselle était moyennement sensible et ne provoquait que des rires modérés et ces phases lui servaient limite de pause. Par contre le bas de l'aisselle, entre le bras et les côtes, était une zone très craintive. Lorsque mes doigts s'y aventuraient, elle hurlait et se débattait, retrouvant l'énergie qu'elle perdait après chaque supplique.
Je caressais l'aisselle avec mes dix doigts qui effleuraient, parcouraient, la peau tel un rideau englobant et couvrant chaque partie. Là j'explorais réellement la notion de ''nuances'', observant l'évolution de ses rires lorsque je passais d'une partie modérément chatouilleuse à une autre excessivement craintive, contrôlant ses rires tel un chef d'orchestre.
''-Pitié pitié pitié pitié pitié ! Hurlait-elle à tue tête.''
D'un coup elle craquait et me crachait au visage. Je m'arrêtais de la chatouiller. J'essuyais le crachat sur ma joue gauche et la regardais à nouveau. Elle était terrifiée et me regardait avec un regard frénétique. Je la voyais et la sentais trembler de toutes les parties de son corps. Elle mesurait seulement la portée de ce qu'elle venait de faire. Elle avait craché sur son bourreau, celui qui avait le pouvoir à ce moment là, celui qui pouvait la tourmenter encore et encore et qui s'y donnerait à cœur joie maintenant qu'elle avait fait cela.
Je me remettais sur sa taille et levais les mains en l'air. Elle me regardait faire et appréhendait ma prochaine attaque. Là était le but, je descendais les mains très lentement, de plus en plus proche de son corps. Elle me voyait venir, savait que j'allais frapper mais ne savait pas quand. Et puis de là où j'étais je pouvais venir titiller ses hanches, ses côtes, son ventre et ses aisselles, ce qui lui laissait encore un doute sur l'endroit que je torturerai ensuite. Là était son erreur, je ne m'attaquerai pas à un endroit : mais à tous !
Mes mains plongeaient sur son ventre. Je pianotais dessus, suivant le rythme de sa respiration haletante, faisant aller son ventre de haut en bas. Pas le temps de comprendre que je lui chatouillais le ventre que j'étais déjà remonté aux côtes. Parcourant une par une ces petites bosses se tortillant à chaque petit accoue. Je remontais aux aisselles et me plongeais à nouveau au creux de ses bras. Je redescendais et lui pinçait les hanches, les malaxant, les picotant, alternant entre tout ce qui pourrait la faire rire.
''-NAAAAAAAAAAAAAAAAAN ! ARRÊTEZ ! J'EN PEUX PLUS ! JE VAIS DEVENIR FOLLE ! Hurlait-elle avec une voix frénétique et déraillant tout en remuant la tête de gauche à droite.''
Je passais une fois de plus les mains sous son pantalon au niveau de sa taille et pressais au niveau du bassin.
''-NOOOOOOOOOON PAS LA PAS LA ! Hurlait-elle en essayant de me faire tomber.''
J'avais les mains qui la prenait pas les hanches et les pouces s'occupaient de titiller la zone. Elle bougeait dans tous les sens, criait à gorge déployée et finit par réussir à me faire tomber.
Je me retrouvais par terre à côté du lit.
''-À L'AAAAAAAIDE !!! Hurla t-elle. ON ME TORTURE !''
Je me relevais et allais vers les pieds du lit et ceux de Nelly par la même occasion. J'étais de nouveau dans la partie sombre de la chambre. Me voyant venir, elle plaqua ses pieds contre le lit, essayant de protéger ses plantes.
''-Nan pas les pieds ! Pitié stop je n'en peux plus, je vais craquer ! Suppliait-elle toute essoufflée.''
Je me rapprochais de ses deux pieds et observais un instant. Ces deux magnifiques pieds, tremblant, plaqués contre le sol. Les os des orteils toujours visibles sur le dessus tant elle devait forcer pour exercer son mouvement. Ses deux chevilles fines et osseuses qui marquaient la limite de ce que couvrait son jean moulant. Je rapprochais mes mains de ses pieds pour commencer à les torturer.
''-Nan pitié pas mes pieds ! Je déteste qu'on me touche les pieds ! Je vous en supplie !''
Alors comme ça elle détestait le simple fait qu'on lui touche les pieds hein... J'entourais sa cheville avec ma main, provoquant un sursaut de la part de ma suppliciée. C'était vrai qu'elle était vraiment très sensible. Je lâchais la cheville et commençais à caresser le dos de son pied droit.
''-Aaaaaaaaah ! Hurla t-elle alors que je sentais son pied qui se battait pour ne pas exposer sa plante.''
Je continuais de caresser doucement son pied craintif. Les bouts de mes doigts couvraient chaque centimètres de la peau froide du pied. Elle fléchissait les orteils, ses jambes toutes entières tremblaient. Elle n'eut pas le choix et bougea les pieds qu'elle emmena plus loin. Mais pas le temps de les reposer. Je saisissais ses deux chevilles et les entourais avec mon bras gauche.
''-Nanhanhanhan, sanglotait-elle, pitié je déteste ça ! Par pitié ne me chatouillez pas les pieds, je vous en prie.''
Je ne l'écoutais pas et entamais sa torture pédestre en grattant ses talons. Automatiquement elle fléchit les orteils, contorsionnant sa plante en plein de petits plis dans la peau. Je grattouillais encore et encore ses deux talons, un par un, alternant lorsque l'un avait trop de répit.
''-HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA ! Hurlait-elle à gorge déployée.''
Elle hurlait de plus en plus fort et j'avais peur que cela finisse par s'entendre.
''-PITIE ! JE FERAI TOUT CE QUE VOUS VOULEZ MAIS ARRÊTEZ !!! Hurlait-elle.''
Je laissais un peu le talon et remontais jusqu'à la plante qu'elle essayait désespérément de protéger en fléchissant les orteils. Mais cela ne servait à rien, sa plante était trop longue et ses orteils ne pouvaient que protéger le haut du pied en froissant la peau pour atténuer la sensibilité. Mes doigts glissaient sur la plante toujours lisse et froide typique des pieds féminins.
Nelly se débattait tant bien que mal, n'utilisant que ce qui lui restait d'énergie pour essayer de se soustraire à mes chatouilles. Elle sanglotait et fermait les yeux comme si elle ne voulait pas affronter la réalité. Elle serrait les dents et les poings comme pour évacuer toute sa souffrance et sa frustration de ne pas pouvoir bouger.
Je saisissais se orteils et les rabattais en arrière pour les maintenir dans cette position et lisser la plante, enlevant tout semblant de protection à cette chère Nelly. Je rapprochais mes doigts de cette plante nouvellement lissée et entrais en contact avec cette zone à ma merci. Je grattais le pied tout tendu, torturant littéralement sa plante qui m'était servie sur un plateau. Je remontais jusqu'au haut de la plante, grattais la base des orteils forçant contre mes doigts, je redescendant et titillais le centre de la plante avant d'aller grattouiller le talon tout en taquinant les flancs sensibles. Aucune partie du pied n’était épargnée.
''-HAHAHAHAHAHAHAHAHAHA !!! PAR PITIE JE N'EN PEUX PLUS JE CRAQUE !!! Hurlait-elle avec une énergie soudaine.''
Elle se débattait à nouveau vivement. Elle essayait de me frapper avec son autre pied et criait à l'aide.
''-À L'AAAAAAAAAAAAAAAAAAAIDE ! Hurla t-elle.''
Cette fois-ci la musique n'était plus là pour couvrir sa voix. Et si quelqu'un l'avait entendu... pensais-je. J'arrêtais de la chatouiller et m'éloignais un peu pour réfléchir à une alternative pour me sauver. Je devais partir, maintenant, me tirer avant que tout l'étage ne vienne voir ce qui se passe. Je mis une bonne minute avant de me convaincre de sortir immédiatement. Mais trop tard, on toqua à la porte.
''-Eh ça va là dedans ? Demanda une voix féminine derrière la porte.
-À L'AAAAAAAAAAAAIDE ON ME TORTURE ! Hurla Nelly, retrouvant espoir.''
Il y eut un coup contre la porte. On essayait de la défoncer.
Ma seule issue menait à un tas de témoins. J'étais cuit ! On me coincerai et j'irai en taule pour au moins 3 ans. Quel autre solution avais-je ? J'étais bloqué dans 8m² avec comme seule sortie une porte qui donnait sur une foule de filles essayant de me coincer. Par réflexe, je regardais par la fenêtre comme pour évaluer mon plan b potentiel. J'étais tout de même au troisième étage, ça aurait été suicidaire de sauter d'ici. À moins que...
Il y avait un balcon avec un pare-soleil en toile tendu. Si je sautais sur le pare-soleil, la toile amortirai ma chute, je pourrai ensuite descendre du balcon et tomber directement dans la cour du bâtiment ou au moins me trouver une autre issue une fois en bas. Ce n'étais pas vraiment un plan brillant mais attendre ici de se faire cueillir par les flics n'était pas mieux. J'ouvris donc la fenêtre de la chambre et m'assis sur le rebord.
''-Il essaye de ses sauver ! Hurla Nelly aux filles derrière la porte. Les coups sur celle-ci se firent plus intenses, on sentait la faiblesse et la fragilité naissante de la porte rien que dans le son des impacts contre celle-ci.
La porte finit par céder et quelques filles entrèrent, découvrant Nelly attachée sur son lit, essoufflée et venant d'être suppliciée et son agresseur, moi, assis sur le rebord de la fenêtre. Pas le temps de comprendre, je sautais. La chute fut courte et je n'eus pas le temps de comprendre ce qui m'arrivait. En moins de deux je me retrouvais allongé dans la toile robuste. Je me hissais hors du pare-soleil et tombais sur la terrasse. J'ouvrais la baie vitrée donnant vers l'intérieur et me retrouvais dans la cafette des filles. L'étage était vide, sombre et silencieux à l'exception du long bruit infini du frigo.
Je ne perdais pas une seconde et me ruais vers la sortie, évitant de justesse la horde qui descendait à ma poursuite. Je sortais en courant du bâtiment et parcourais tout le campus en direction de ma chambre sans m'arrêter une seule seconde. J'arrivais dans mon bâtiment et montais immédiatement dans ma chambre pour me cloîtrer à l'intérieur. Personne ne m'avait suivit.
Je tombais littéralement sur mon lit, complètement épuisé.
Je passais une longue nuit reposante à rattraper tout le sommeil que j'avais en retard après cette nuit quasi-complète à faire la fête, chatouiller et courir. Je me réveillais étonnamment tôt vu la folle soirée de la veille. J'étais réveillé mais je n'osais pas me lever. Je réfléchissais à ce qui s'était passé hier, à ce que j'avais fait à Nelly. Je n'avais pas de nouvelles et savais qu'elle avait du être prise en charge par les filles de son étage et sûrement par un responsable de la fac. Je l'avais laissée, attachée sur son lit, découverte par toutes ses voisines de chambres, après une bonne heure de torture. Me réveiller et n'avoir plus que ça comme souvenirs c'était pas ce qu'il y avait de mieux.
Je me levais et pris une douche avant de revenir dans ma chambre et de vérifier mon portable. Rien. Aucun message. Je décidais donc d'aller à la cafette du campus pour me prendre un petit-déj’, j'y croiserai peut-être Nelly.
La cafette n'était pas très remplie en ce dimanche matin. Juste quelques étudiants entrain de petit-déjeuner, une équipe réduite du staff de la cafette et quelques profiteurs venus pour le wi-fi. J'ingurgitais rapidement mon petit déjeuner avant de sortir de la cafette en direction du bâtiment des filles.
Je ne pouvais pas continuer à déambuler dans la fac toute la fin de week-end sans savoir ce qui était arrivé à Nelly. Je voulais des nouvelles, faire une sorte de mise-à-jour me prouvant que Nelly allait bien. Je me dirigeais donc au bâtiment 1 et montais jusqu'au 3ème étage. J'avançais dans le long couloir où toutes les filles me regardaient tant la présence d'un gars ici était inhabituelle.
J'arrivais vers la porte de Nelly mais fut intercepté par une fille qui avait probablement anticipé mon chemin.
''-Excuse-moi tu vas voir Nelly ? Demanda t-elle en me barrant la route.
-Euh ouais pourquoi ? Dis-je en jouant mon rôle d'ignorant.
-Elle est un peu chamboulée en ce moment. Je ne pense pas qu'elle accepte de visites.
-Chamboulée ? C'est à dire ? Demandais-je pour jauger le degré des répercutions de mon acte d'hier.
-Je ne sais pas si elle tient à ce que ça se sache, dit la fille.
-Allez je peux pas la voir 5 minutes ? Juste pour savoir comment elle va, lui parler un peu, proposais-je.''
Elle soupira et tourna les talons avant d'aller frapper doucement à la porte de Nelly. Elle l'entrouvrit et passa sa tête dans l’entrebâillement.
''-Il y a un de tes amis qui veut te voir, dit-elle.''
Je n'entendis pas de réponse mais elle revint vers moi et me fit signe que c'était bon. J'entrais dans la chambre et la fille refermait la porte derrière moi et retourna vaquer à ses occupations dehors.
Je retrouvais la chambre quasiment dans le même état que la veille. Les quatre liens de fortune étaient complètement détendus et gisaient au sol, proche de chaque pied de lit où je les avais attachés. Il y avait énormément de froissements sur le matelas empruntant grossièrement la forme du corps de Nelly.
Quant à elle, elle était assise à son bureau, quasi-recroquevillée sur elle même. Elle était habillée à la va-vite, contrairement à d'habitude où elle était toujours classe. Ses cheveux encore mouillés trahissaient une douche récente et son visage n'avait aucune trace de maquillage.
''-Jason... dit-elle faiblement en me voyant.
-Nelly ça va ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Mentais-je.
-Je... je... Bégayait-elle.''
Je la regardais pendant qu'elle essayait de baragouiner sa réponse mais comprenais qu'elle n'y arriverait pas. Je vis son regard complètement passer à la tristesse et à la peur.
''-Je... j'arrive pas à le dire, dit-elle en m'envoyant un regard plein de détresse.''
Je me rapprochais d'elle et m’accroupis pour me mettre à peu près au niveau de sa chaise de bureau. J'attrapais sa main tremblotante d'abord réticente au contact, mais elle finit par me laisser agir.
Je me voulais rassurant, faisant office d'une figure amicale et réconfortante, digne de confiance, même si je ne l'étais pas...
''-Prend ton temps, fais-le seulement si ça ne te dérange pas.''
Elle avala sa salive un grand coup et poussa un long soupire en fermant les yeux et en serrant mes doigts dans ses mains.
''-Hier soir... Après que tu sois parti... Qu...Qu... Commença t-elle.''
Elle soupira à nouveau et le sortit d'une traite.
''-Quelqu'un est entré dans ma chambre.''
Je jouais, à chaque morceau de phrase, la réaction appropriée.
''-Ensuite on a profité de mon sommeil pour m'attacher sur le lit et...''
Je l'encourageais à dire la suite de chaque phrase avec un regard intéressé et triste.
''-On m'a chatouillé pendant au moins une bonne heure, finit-elle.''
Je jouais la surprise et la compassion.
''-C'était horrible, dit-elle, je... je ne pouvais pas bouger. Je sentais les doigts de ce fou passer partout sur moi... fouler chaque recoin de mon corps et tout ce que je pouvais faire c'était hurler et subir.''
Je ne savais pas quoi dire et je n'aurais pas non-plus sur quoi dire si je venais juste de le découvrir.
''-Je me sens souillée... avoua t-elle.
-Je suis désolé Nelly, dis-je.''
Elle me sourit pour la première fois depuis que j'étais arrivé.
''-Si tu as besoin de quoi que ce soit, sache que tu peux compter sur moi, dis-je.''
Je posais ma main sur son épaule en signe de bonne volonté.
''-Jason arrête, dit-elle en dégageant ma main.''
Elle avait littéralement bondit sur son siège en poussant un cris.
''-Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce que j'ai fait ? M'affolais-je.
-C'est juste que... je ne veux plus qu'on me touche, dit-elle. Je préférerai rester seule, dit-elle.
-Bon très bien, je vais te laisser, dis-je. Bonne chance pour affronter tout ça.''
Je m'en allais à reculons et me retrouvais à nouveau dans le couloir, la laissant seule dans sa chambre.
Voilà où elle en était... Je l'avais traumatisée. Elle parlait de ça comme d'une agression et même pire, d'un viol. Je ne mesurais qu'à ce moment la portée de mes actes du samedi soir. Une sorte de pulsion m'avait poussé à agir ce soir là et je n'y avais pas réfléchis et étais passé à l'action sur le coup sous l'effet de l'alcool, ne me souciant pas du mal que je causais à Nelly. J’espérais vraiment qu'elle allait s'en remettre car ce n'était pas son humeur de ce matin qui me rappelait la Nelly que je connaissais.
Je descendais au rez-de-chaussée et me rendais directement à l'intérieur pour rentrer à ma chambre et poursuivre ma journée. Je devais marcher depuis seulement 2 minutes lorsqu'on m’interpella.
''-Hey Jackson ! Euh non, Jason.''
Je me retournais et tombais nez-à-nez avec Alice qui se tenais derrière moi.
Elle était habillée en survêtement noir Adidas à rayures roses et portait une paires de runnings blanches. Elle avait attaché ses cheveux en une queue de cheval et la même fine mèche tombait encore sur le côté gauche de son visage.
-Salut Alice, dis-je surpris de la voir.Je pensais pas que t'étais une sportive.
-Eh bien si, dit-elle, quoi de mieux que de se maintenir en forme tout en visitant la fac et Cottonway ?
-Pas grand chose je suppose, dis-je.
-Bon alors et toi qu'est-ce que tu fais ici de bon matin ? Demanda t-elle en reprenant son souffle.
-Je venais voir une amie, elle ne va pas très bien depuis hier soir. Il y a eu une histoire, un truc pas net.
-Ah oui ce matin j'ai entendu parler d'une intrusion dans la chambre d'une fille. C'est elle ton amie ?
-Ouais... dis-je.
-C'est pas très rassurant, dit-elle, on m'a dit il y avait déjà eu un cambriolage l'année dernière et maintenant ça... Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
-Je sais pas si elle voudrait que l'info se répande, dis-je en n'osant pas avouer ce que j'avais fait devant la fille que j'aimais.
-Oh je vois, dit-elle.''
Il y eut un petit silence durant lequel je n'osais pas trop parler. Vite réfléchis, trouve un moyen de la retenir, pensais-je. Je ne voulais pas la laisser partir, je voulais lui parler. Passer un peu de temps avec elle, mais je ne trouvais rien à lui dire pour l'inviter à sortir ou même à parler sur le campus.
''-Bon, eh bien je suppose qu'on se verra demain matin, dit-elle.
-Euh...ouais, dis-je contraint de lâcher l'affaire.
-À demain, dit-elle avec un sourire.
-Ouais à plus.''
Elle reprit sa course à travers le campus et fut vite hors de mon champ de vision. De mon côté je rentrais chez moi et passer la journée à glandouiller.
Tom revint au campus le soir où je lui expliquais ce qui était arrivé à Nelly. Il fit un saut au bâtiment des filles pour aller lui parler et m'informa, en revenant, qu'elle avait vu un psychologue. Elle lui avait plus parlé qu'à moi mais bon, j'en savais bien plus que lui, après tout j'y étais. Je dînais avec Tom où on parlait de tout et n'importe quoi, occasionnellement de Nelly dont il ne voulait pas trop m'en dire. Je finissais ma soirée en regardant un film et au dodo.
Le lendemain je me levais et me préparais, prêt à m'embarquer dans une autre de ces innombrables semaines formant la routine de la vie. J'étais une fois de plus prêt un peu avant l'heure et je sortais pour aller en cours. Sauf que cette fois-ci il n'y avait personne pour me rattraper en chemin et m'accompagner jusqu'au cours, comme l'avait fait Nelly la semaine dernière.
J'arrivais devant la salle et patientais avec Samantha et Tom qui venait juste d'expliquer à cette dernière ce qui était arrivé à Nelly. D'ailleurs il n'y avait aucune trace d'elle ce matin. D'habitude elle glandait avec nous devant la salle et nous formions une petite bande de 4. Mais ce matin elle n'était pas là.
''-Nelly ne vient pas ? Demandais-je.
-Elle est retournée chez elle cette semaine, m'informa Tom.
-Sérieux ? M'étonnais-je.
-Elle ne supportait plus de rester dans cette chambre, dit-il.''
On entra en cours suite à l'ouverture des portes.
''-Quand est-ce qu'on la revoit ? Demandais-je.
-Pas temps qu'elle n'ira pas mieux.''
On sortit nos affaires, prêts à suivre le cours. Mais comme d'habitude, ça ne se déroula pas comme prévu et on commença à bavarder.
''-Mais attend... commença Sam, tu étais avec Nelly samedi soir.''
J'eus une sueur froide à l'idée qu'elle commence à me poser des questions.
''-Euh... ouais, répondis-je.
-Une fois qu'elle est rentrée dans sa chambre t'as fait quoi ?
-Je l'ai laissée dormir, dit-elle.
-Et tu as fermé la porte à clé ?
-Euh...ouais, dis-je sur un ton moyennement convainquant.
-De l'extérieur ? Demanda Samantha suspicieuse.''
Ouh la boulette... je n'avais même pas eu le temps de me préparer un alibis et de falsifier une sortie crédible.
''-Je me souviens plus trop de ce que j'ai fait en sortant, on était bourrés je te rappelle, dis-je en reprenant un ton convainquant et adéquat à mon rôle de non-coupable.
-Pourtant les filles ont dit à Tom que la porte était verrouillée quand elles sont arrivées, nota t-elle.
-Je sais pas, peut-être que Nelly s'est réveillée à un moment et a fermé la porte, dis-je en cherchant une excuse crédible. Ou peut-être que c'est l'agresseur qui a verrouillé la porte après être entré.''
Samantha eut un regard vide et poussa un soupire.
''-Bizarre, dit-elle.
-Attend tu ne crois tout de même pas que c'est moi ?! Demandais-je, faussement scandalisé.
-Non... je ne sais pas... je voulais juste éclaircir un point noir, dit-elle.
-Sam... sérieusement ? Dis-je. Je n'aurais jamais pu faire de mal à Nelly.''
C'était vrai. Je n'aurais pas osé lui faire de mal ou même la faire souffrir en temps normal. Mais ce soir là la tentation était trop puissante et puis je n'étais pas dans mon état normal. Si j'avais su qu'il y allait avoir autant de répercutions et que cela allait affecter Nelly à ce point là je ne l'aurais pas fait.
Sam se tut et semblait pensive. Elle fixait son cahier des yeux et fronçait les sourcils avec un air dubitatif.
''-Sam tu ne devrais pas autant te prendre la tête avec ça, dit Tom, je suis sûr qu'elle s'en remettra bientôt. De toutes façons la police est sur le coup.
-La police ? Répétais-je.
-Ouais ils vont essayer d'enquêter, dit Tom.
-Je ne pense pas que la police puisse trouver quoi que ce soit que les filles n'ont pas trouvé, dit Sam.
-On verra bien, dit Tom.''
On se remit tous à noter le cours alors que je me sentais de moins en moins à l'aise et un peu moins convaincu que je m’en sortirai indemne.
Voila pour ce chapitre. Je reviens sûrement à la fin de la semaine avec un nouveau chapitre. Bonne semaine tout le monde.
-
Neotk - il y a 8 ans
Ça chauffe pour Jason! Effectivement des fois on agit sans penser aux conséquences pour assouvir nos pulsions ça m’a fait réfléchir en tout cas et bravo pour ca c’est bien la dernière chose que je m’attendais à faire ici. En tout cas super histoire vivement la suite
-
-
-
Zodiac - il y a 8 ans
Euh...plus ou moins. J'ai quelques idées de scènes et une ligne conductrice autrement j'ai pas encore tout imaginé
-
Neotk - il y a 8 ans
Ok bah bon courage vivement la suite et ce sera le dernier chapitre ou y en aura d’autres?
-
-
SweatyGirlySoles - il y a 8 ans
Ben perso j'adorerais qu'il fasse encore une scène de chatouille mais avec Alice mais qu'elle soit consentante et même qui sait, qu'il lui lèche également les pieds lol et sente ^^ sinon j'ai vraiment adorer cette histoire et t'encourage vivement de continuer
-
-
SweatyGirlySoles - il y a 8 ans
de plus j'espere qu'elle se remettra de son traumatisme et aussi je sens que sa va rapidement se savoir qui s'était le bourreau et qu'elle va le savoir et j'espere qu'elle ne va pas le rejeter et qu'il va lui dire pourquoi il a fait ca et qu'elle va lui pardonner
-
Zodiac - il y a 8 ans
Je comptais laisser un peu Nelly de côté mais bon vu que ce personnage semble vous avoir plût je pense la refoutre quelque part dans l'histoire par la suite
-
Zodiac - il y a 8 ans
Voici la suite, enjoy. :D
Chapitre 4 : la vie continue.
Les semaines passaient, Nelly était revenue en cours et semblait se reconstruire petit à petit. Malgré tout elle avait toujours ces réflexes pudiques. Lorsque l'on sortait de cours elle attendait toujours que la foule d'étudiants sortant se soit tassée par peur des mains baladeuses dans tout ce chaos. Son histoire s'était répandue à travers la fac même si la victime restait anonyme aux yeux de tous. Le bourreau aussi d'ailleurs. On ne m'avait pas retrouvé. Les flics étaient venus et m'avaient interrogé en tant que dernier témoin avant l'agression et je n'avais eu qu'à répondre ce que j'avais répondu à Samantha, en plus préparé cette fois. L'histoire de Nelly avait même créé une sorte de légende qui traînait sur tout le campus. On parlait du ''chatouilleur fou'' qui s'était fait une petite réputation au sein des étudiants.
Je croisais Alice à l'occasion. On parlait quelques minutes puis on se séparait et ce depuis un bon mois. Je n'arrivais pas à faire progresser notre ''relation''. On était même pas des amis, juste des connaissances. Noël approchait à grand pas et je ne voulais pas perdre une seconde de plus comme simple gars qui a fait tomber son pack de bières.
Un lundi matin où je revenais de Livercombe par le métro, je croisais Sam et on faisait le chemin ensemble. On parlait de tout et n'importe quoi avant de nous lancer dans une journée ennuyeuse. On sortait de l'immense gare aménagée spécialement pour la fac avant de nous engouffrer sur le campus.
Dés la sortie de l'escalator, il y avait toutes sortes de distributeurs de tracts qui nous approchaient et essayaient de nous distribuer tel journal, nous convaincre d'aller à tel manif et de nous inscrire à tel événement, etc... Il était impossible d'y échapper, quand on en esquivait un, un autre venait et monopolisait notre temps.
Une fois de plus ce fut le cas. Avec Sam on évitait la pub pour le journal de la fac et deux secondes plus tard on était de nouveau abordés.
''-Hey Jason ! Dit une voix.''
On tombait nez-à-nez avec Alice. Elle était magnifique en ce matin de Décembre. Elle portait un petit bonnet qui plaquait ses cheveux sur le côté de son visage, excepté cette éternelle fine mèche rebelle sur le bord de son nez. Elle portait une petite doudoune rose et avait une écharpe enroulée autour du cou. Le bout de son petit nez était légèrement rougit par la fraîcheur de l'extérieur.
''-Ah salut Alice, dis-je.
-Bonjour, dit Samantha en lui souriant.''
Alice essayait de se débrouiller avec ses papier et nous présenta une planche sur laquelle était calée une feuille.
''-C'est pour le club de photo, dit-elle, on nous a retiré notre salle et la moitié de notre matériel. Vous voulez bien signer la pétition pour nous soutenir ?
-Bon d'accord, dis-je en prenant le stylo et la planche, mais c'est bien parce que c'est toi.''
Je signais et passais la feuille à Samantha. Pendant que Sam signait, Alice me regarda et me sourit. Je lui rendais son sourire.
''-Merci beaucoup, nous dit-elle en reprenant la pétition.
-Bon courage, dis-je.
-Au revoir, dit Samantha.''
Je m'éloignais et fus vite rejoint par Sam.
''-Eh ! Pourquoi tu l'as pas invitée ? Demanda t-elle.
-Je sais pas, c'est pas le moment, dis-je.
-Pfff... dis pas n'importe quoi et propose lui un rencard, dit-elle en s'éloignant sans moi.''
Je me figeais sur place.
''-Euh... Alice ! L'appelais-je en revenant sur mes pas.''
Elle se retourna alors que je m'avançais vers elle.
''-Ça te dirait de... euh... qu'on se voit un de ces quatre pour faire un truc, se prendre un café ou aller au ciné ? Demandais-je.
-Ouais je suis intéressée, dit-elle en souriant.
-Je peux avoir ton numéro ? Demandais-je.''
Elle l'écrit sur le coin de la feuille de la pétition et déchira cette partie pour me la donner.
''-Appelle-moi vite, dit-elle.
-J'y veillerai, dis-je.''
Elle me sourit une dernière fois alors que je me rendais au cours. Quant à elle, elle semblait le manquer pour continuer sa demande de signatures pour la pétition.
Les jours passaient et je n'osais pas l'appeler. Cela faisait maintenant deux jours qu'elle m'avait passé son numéro et je n'en avais pas fait usage. Le mercredi en fin d'après-midi je ne cessais de me poser la question en faisant les cent pas dans ma chambre. Devais-je vraiment l'appeler ce jour là ? Au final, mon indécision choisit pour moi et je ne l'appelais pas. Le jeudi je n'avais même pas le temps et la question se posa à nouveau le vendredi après-midi.
Je l'avais déjà croisée plusieurs fois le vendredi après-midi dans la fac et savais que, tout comme moi, son après-midi était libre. Je me retrouvais à nouveau dans ma chambre et il me fallut au moins 30 minutes pour trouver le courage de l'appeler.
Je dégainais mon téléphone et composais le numéro que j'avais toujours noté sur le bout de papier déchiré. J'hésitais un peu avant d'appeler. Mon doigt stagnait à proximité de l'écran alors que j'hésitais avant que je me décide une bonne fois pour toute à agir. J'appuyais sur le bouton tactile de l'écran et l'appel se lançait. Un premier long bip retentit dans le portable. Le second bip eut à peine commencé qu'Alice avait déjà décroché.
''-Allô ? Dit-elle.
-Salut, dis-je, c'est Jason.
-Oh salut Jason ça va ?
-Ouais ça va plutôt tranquillement et toi ? Demandais-je.
-Ça va aussi.
-Je me disais qu'on pourrait se voir cet aprem, ça t'irait ? Proposais-je.
-Ça fait trois jours que j’attends ton appel alors oui, dit-elle.
-Génial, dis-je. Alors dans 20 minutes devant la bibliothèque ça te va ?
-Parfait, dit-elle.''
On finit par raccrocher alors que je me préparais dans ma chambre, m'habillant de plus beau que je pouvais tout en restant avec un style correspondant au quotidien. Je me parfumais un peu, me recoiffais et me regardais une dernière fois dans le miroir de ma chambre avant de me mettre en route pour mon rencard.
Il y avait cette phrase qui m'avait étonné dans notre conversation. Elle avait dit :''ça fait trois jours que j'attends ton appel''. Je ne savais pas que cela comptait pour elle à ce point là. En tous cas c'était l'impression qu'elle donnait. Mais bon je la connais cette impression d'être aimé de l'être aimé qui ne se concrétise jamais voir qui est contredite par de multiples preuves du contraire à un moment ou un autre.
J'arrivais le premier devant la bibliothèque et attendais un peu dans le froid. Alice arriva quelques courtes minutes plus tard. Je la voyais arriver de loin, les mains dans les poches, son bonnet à pompon sur la tête et sa doudoune qu'elle portait déjà lundi. Elle était toute mignonne avec toutes ces précautions qu'elle prenait contre le froid : gants, écharpe, bonnet.
Elle arriva près de moi et me sourit. Je me penchais pour lui faire la bise et nos deux joues froides se touchaient.
''-Salut, dit-elle, libérant un flot de buée disparaissant l'instant d'après.
-Salut, répondis-je en lui rendant son sourire. Alors pas trop froid ?
-Pffff ne m'en parle pas, c'est horrible, dit-elle en frissonnant. Bon alors on fait quoi ?
-Je connais un café dans le coin, ça te dirait d'y aller ?
-Je suis partante, dit-elle enthousiaste.''
Je l'emmenais à un bar sympa à 5 minutes de la fac à la limite de Cottonway. On prit une table à la terrasse puis on parlait de tout et de rien, apprenant à nous connaître et discutant juste pour le plaisir de divaguer d'un sujet à l'autre
''-Alors comme ça t'es inscrite au club de photographie ? Demandais-je.
-Ouais, j'adore la photo, dit-elle, c'est ma plus grande passion.
-Et il y a un problème avec votre matériel ? Demandais-je.
-Ouais, on nous a récemment retiré notre salle et une partie de notre matériel pour des raisons de 'restrictions budgétaires', dit-elle avec une amertume palpable.
-Et tu penses que la pétition aura de l'impact sur la direction ? Demandais-je.
-Je ne sais pas, mais il faut bien faire quelque chose, dit-elle. Tu t'es inscrit à un club toi ?
-Nan, aucun des trucs que propose cette fac ne m'intéresse à ce niveau là.
-Vraiment rien ?
-Pas au point de m'impliquer à ce point, dis-je.''
Elle se pencha sur sa chaise et saisit son sac à main posé par terre. Elle fouilla un instant dedans et sortit un paquet de cigarettes et un briquet de l'une des poches. Elle fit glisser une clope dans sa main et la coinça entre ses fines lèvres.
''-Ça ne te dérange pas si je fume ? Demanda t-elle en maintenant sa clope en place avec ses lèvres.
-Nan nan, ne te gêne pas, lui dis-je.''
Elle alluma le bout de la cigarette et tira un coup. Elle évacua la fumé, rangea le briquet et planta à nouveau son regard dans le mien. Elle afficha un sourire.
''-Pourquoi tu me regardes comme ça ? S'étonnait-elle.
-Donc toi, la joggeuse qui se 'maintient en forme', tu fumes ?''
Elle leva les yeux au ciel et prit une bouffée de plus.
''-J'essaie d'arrêter, dit-elle., je suis passée de trois paquets par semaine à un seul.''
Elle tira une autre latte et regarda, à travers la toile transparente limitant la terrasse, les passants dans la rue. Elle détourna le regard en relâchant la fumée et me regarda à nouveau.
Le serveur arriva avec un plateau rond qu'il posa sur la table. Il nous servit respectivement mon Pepsi et son café avant de repartir. On entamait chacun nos verres et elle continuait de fumer sa clope.
''-Je peux prendre une photo ? Demanda t-elle soudainement.
-Quoi ? De moi ? Demandais-je, confus.
-Ouais, ça ferait une superbe photo, dit-elle.
-Euh...ok.''
Elle se pencha et sorti un appareil photo de son sac à main. Elle cala sa cigarette dans le cendrier et plaça une main de chaque côté de l'appareil photo.
Je restais à peu près dans la même position et attendais le martellement de l'objectif. Elle appuya sur le bouton. Elle fit quelques réglages et me tendit l'appareil pour que je puisse voir la photo. L'écran numérique affichait un cliché me comprenant, un bras passé derrière le dossier de ma chaise, un léger sourire en coin et devant un fond plutôt beau composé de grandes plantes posées pour décorer la terrasse et d'une rangée de table vides ou presque.
''-Eh bien si ça te plaît, dis-je en lui rendant son appareil.
-Je dois monter un album pour la fin du semestre, dit-elle, ça te dérangerait que je mette cette photo dedans ?
-Non, dis-je, vas-y.
-Merci, dit-elle avec un sourire.''
On parlait encore un bout de temps, profitant de ce petit moment en tête à tête pour apprendre à mieux se connaître. Elle me donnait son identifiant Instagram, je lui donnais le mien et on finit par se séparer pour qu'elle aille à la réunion du club de photo. Quant à moi, je rentrais à ma chambre pour préparer les affaires que j’emmènerai chez moi quand Jam' sortirait de cours.
J'avais cette impression qu'on a sûrement tous déjà eu d'être aimé par l'être aimé. Alice était vachement entreprenante, volontairement ou non. Durant toute notre conversation elle m'avait regardé avec un regard profond et presque noyé dans mon visage qu'elle regardait. Exactement comme moi je faisais parfois en la voyant. Après tout quand je parlais à Nelly ou Sam je ne me sentais pas obligé de sourire ou de les regarder en leur parlant, mais avec Alice, c'était différent. Son visage tout mignon me donnait envie de sourire et apparemment de son côté aussi vu le nombre de fois où j'avais vu ses dents blanches ce jour là. Elle m'avait pris en photo sois disant pour son album, mais je ne vois pas ce que cette photo avait de particulier pour mériter d'être présentée comme travail de photographie. Et puis elle me posait plein de questions sur des sujets qui relèvent normalement de la galanterie et que je n'avais même pas le temps de prendre en main. Elle s'était basée sur mon avis pour se placer au bar, elle avait passé la commande des boissons, elle se préoccupait de savoir si sa cigarette me dérangeait ou pas alors qu'habituellement les fumeurs que je fréquente s'en grillent une sans vraiment faire attention à ce que pourrait penser l’interlocuteur, surtout en terrasse. Enfin bref, c'était sûrement de la paranoïa ou une montée de confiance en moi au niveau de mon attirance physique, mais j'avais cette impression qu'elle ne se comportait pas avec moi comme une amie.
J'étais entrain de rentrer à ma chambre lorsque je reconnus une silhouette au loin, marchant pour rentrer à son bâtiment. Je m'en rapprochais rapidement et posais mes mains sur ses épaules.
''-Bouh ! Dis-je.
-Ha ! Sursauta Nelly.''
Elle se retourna et tomba nez-à-nez avec moi.
-Oh Jason tu m'as fait peur, dit-elle en recommençant à respirer.''
Elle avait un sac de courses dans chaque main et semblait plutôt débordée. Je saisis un des sacs pour l'aider et entamais le chemin vers sa chambre avec elle.
''-Alors mademoiselle a fait du shopping ? Demandais-je.
-Ce sont des achats de noël, dit-elle, il faut bien faire plaisir à sa famille.
-Et mon cadeau dans tout ça ? Le taquinais-je.''
Elle me balançais le ticket de caisse en guise de cadeau.
''-Ah d'accord...merci, dis-je alors qu'elle se moquait de moi.
Nelly s'était plutôt bien remit de cette histoire de chatouilles. Elle était redevenue comme avant et avait retrouvé le sourire. Elle se fichait bien qu'on la touche ou non et ne semblait pas si marquée que ça. J'étais heureux qu'elle s'en soit remise. On retrouvait enfin celle qu'on connaissait et ça faisait du bien.
Je montais l'ascenseur menant au troisième étage de son immeuble avec elle. Les portes s'ouvrirent, et on avançait dans le long couloir, chacun un sac à la main. Nelly posa son sac contre le mur près de sa porte et déverrouilla l'accès à sa chambre. On entra et on déposa les sacs sur son lit.
''-Merci pour l'aide, dit-elle en se tournant ensuite vers moi.''
On discutait un peu et je repartais en direction de ma chambre. Je préparais un sac avec des affaires à emmener pour le week-end. Jam' passait me chercher et on filait en scooter en direction de Livercombe pour s'amuser et profiter d'un week-end de plus.
Voilà c'est tout pour cette partie, la suite devrait arriver dans les jours à venir et normalement il devrait y avoir des guillis. Bonne semaine tout le monde. :lol:
-
LeJames - il y a 8 ans
Salut. La suite est toujours aussi plaisante. Juste un petit conseil et une requête ;) Si tu rédiges l'histoire entièrement au présent elle sera encore plus vivante que ce qu'elle est déjà. Et ma requête, tu as parlé de guillis pour la suite, donc si la victime pourrait avoir des bas ou des collants ce serait sympa. Si trop de monde s'y oppose fais comme tu le souhaite. Bonne rédaction :)
-
Zodiac - il y a 8 ans
Salut LeJames merci pour ton retour. J'aime pas trop écrire au présent car ça offre moins de possibilités d'expression que l'imparfait. Autrement je verrai ce que je peux faire pour ta requête.
-
-
-
Zodiac - il y a 8 ans
Bien le bonjour tout le monde ! Je reviens après 2 semaines d'absence pour. Les vacances me laissent beaucoup de temps alors je pense vous publier la suite dés cette semaine ou la prochaine. En tous cas je vous souhaite une bonne lecture et de joyeuses fêtes de fin d'année.
Chapitre 5 : Alice je t'aime.
Nous entrions dans le mois de décembre et les vacances de noël approchaient à grand pas. Les partiels aussi d'ailleurs... La première semaine était une semaine normale où nous suivions les derniers cours du semestre, prolongeant notre routine de ces derniers mois. S'en suivit une semaine de révision où nous n'avions plus aucun cours et un emploi du temps complètement libre et libéré de tout enseignement. Officiellement pour réviser, mais officieusement on s'en servait plus pour glander et se pencher sur les cours à l'occasion seulement.
Nelly, Tom et moi ne nous retrouvions que pour traîner ensemble, manger et quelques fois pour réviser. Quand à Sam, elle se rendait à la fac à l'occasion pour se donner bonne conscience, mais au final elle se retrouvait vite entraînée dans notre glandouille quotidienne sans même ouvrir un cahier. En bref quand je fréquentais ces gens là, ce n'était pas pour travailler.
Avec Alice, au contraire, il n'y avait pas un seul moment de relâchement. Lorsque je n'étais pas avec Sam et les autres, j'étais à la bibliothèque de Highgate avec Alice à réviser nos cours pendant des heures durant. Jusque là je n'avais jamais travaillé avec elle, mais j'avais beau l'aimer, je dois admettre que c'était chiant. Alice était un vrai bourreau de travail. Elle ne s'arrêtait pas temps que l'horloge n'affichait pas 18h ce qui voulait dire que moi aussi. Mais bon, ça valait la peine. Si Alice vouait ses journées au travail intensif, elle libérait ses soirées pour se détendre et s'amuser et, après des négociations intensives, j'avais réussi à la convaincre de sortir avec moi pour nous rendre à la patinoire.
En effet, la municipalité de Livercombe avait fait installer une patinoire éphémère dans le parc central de la ville. J'avais eu vent de cette attraction par ma sœur et rêvais d'y aller pour patiner à l'air libre comme dans tous ces téléfilms américains de noël. J'avais invité Alice qui, d'abord réticente à l'idée d'aller jusqu'à Livercombe, avait fini par accepter de m'accompagner dans ma ville.
Je passais donc la chercher le jeudi soir au pied du bâtiment des filles. Je patientais une petite poignée de minutes devant la porte d'entrée, témoin de la flopée de résidentes entrant et sortant du bâtiment. La porte s'ouvrit après quelques minutes à attendre et dévoila Alice qui sortait du hall et s'avança vers moi. Elle me vit immédiatement et afficha un large sourire.
Une fois de plus elle était super mignonne. Son sourire s'étendant sur tout son visage lui donnait une expression chaleureuse, surélevant ses pomettes et crispant les tâches de rousseur qui parcouraient ses joues. Elle portait une bonnet à pompon qui plaquait ses cheveux contre ses oreils, laissant sortir cette éternelle mèche rebelle qui tremblottait entre son œil gauche et son nez sous le souffle du vent hivernal. Elle portait un trench-coat beige qui descendait jusqu'à ses genoux, dissimulant le haut d'une paire de collants sombres qui descendaient le long de ses fines jambes pour aller se terrer dans ses bottines rembourées noires.
Elle s'approcha pour me faire la bise et la seconde d'après on était en route pour Livercombe. On passa une bonne heure dans les transports en commun avant de sortir à la mairie de Livercombe. La municipalité avait mi le paquet sur les décorations de noël. Chaque lampadaire était orné d'une décoration lumineuse clignotant en rythme avec les autres. Alice semblait émerveillée par ce que la ville avait à lui offrir. À chaque fois que je la regardais, j'avais à faire à une Alice la tête en l'air et la bouche ouverte d'émerveillement. On passa par un petit marché de noël chaleureux. C'était un un attroupement de petits chalets suisses qui formaient quelques allées. Chaque stand proposait de la nourriture collant avec le thème, des articles décoratifs de noël ou d'autres babioles que les gens semblaient prêts à acheter.
On déambulait avec Alice dans les petites allées, profitant de toutes ces belles choses ne serait-ce qu'en se rinçant l’œil. On s'approchait des stands, discutant avec les commerçants, goûtant les échantillons gratuits, essayant les accessoires insolites et profitant de ce qu'on pouvait trouver d’intéressant. Je remarquais ce regard, celui des commerçants. Ils nous envoyaient des sourires, pensant sûrement quel joli petit couple. Ils ne savaient rien et nous parlaient comme à un couple. Cela me fit prendre conscience d'un truc : il fallait que j'en parle à Alice. Que je lui avoue tout, quitte à me prendre un râteau, mais ce n'était plus possible de rester dans cette espèce d'attente ambiguë ne menant à rien. J'avais l'impression de voir tous les signes, comme si tout l'univers m'envoyait des indices sur ce qu'Alice ressentait pour moi. C'est ce que je pensais.
On s'arrêtait devant un stand de nourriture rapide. Il y avait tout : friandises, crêpes, churros, pommes d'amour, vin chaud, etc...
''-Je me prendrais bien une pomme d'amour, dit-elle.
-Et une pomme d'amour ! Une ! Dit le vendeur en prenant une pomme brochettée et en la plongeant dans le mélange de sucre et de colorant.
-Deux pommes d'amour s'il vous plaît, ajoutais-je.''
Il nous préparait chacun notre pomme avant de nous annoncer le prix. Alice commençait à fouiller dans son porte monnaie alors que je présentais déjà quelques pièces au vendeur.
''-C'est bon je m'en occupe, dis-je à Alice.
-Nan nan nan, c'est bon je paye, dit-elle.
-Laissez donc votre petit ami payer, dit le vendeur en prenant mes pièces, c'est de la galanterie.''
A la prononciation des mots petit ami, Alice releva la tête et regarda le vendeur, puis me regarda. Le vendeur me regarda aussi et chacun me fixait, attendant une réaction de ma part.
''-Euh... on sort pas ensemble, dis-je.
-Ah, autant pour moi, dit le vendeur.''
On s'éloigna du stand, savourant chacun nos pommes d'amour.
Alice marchait lentement, ne disant plus un mot et regardant fixement devant elle.
''-Eh, ça va ? Demandais-je.
-Hmm, marmonna t-elle.''
Je n'osais pas aborder le sujet en question, celui qu'avait soulevé la remaque du vendeur. Cette dernière phrase de ma part avait rendu Alice bien silencieuse. Elle se contentait de croquer dans sa friandise, marchant à mes côtés. Je ne savais pas comment me sortir de ce long silence et me contentais de marcher à côté d'elle.
On arrivait au parc central de Livercombe quelques minutes après, finissant nos deux friandises. On s'enfonça dans les chemins pavés du parc jusqu'à arriver à la fameuse patinoire. C'était un espace de patinage délimité par des murs classiques que l'ont trouve dans toutes les patinoires. Près d'elle, il y avait un kiosque où l'on pouvait louer les patins devant lequel d'étendait une longue queue. Parallèlement à la patinoire, il y avait également des gradins à quatre niveaux qui avaient été montés pour l'occasion.
Alice me suivit jusqu'à la queue menant au kiosque de location des patins. On patienta une vingtaine de minutes, avançant lentement dans la queue avant que ce ne soit notre tour de prendre nos patins. Alice demanda une paire de patins de taille 39 et j'en demandais une en 44. On reçu nos patins en quelques secondes, des rouges pour Alice et des blancs pour les miens. L'employé du kiosque nous donna également une clé pour pouvoir ranger nos chaussures dans un casier prévu à cet effet. On paya pour nos patins avant de nous rendre sur les gradins pour les enfiler.
Alice retira ses deux bottines, dénudant ses pieds toujours enrobés de ses collants sombres. Je distinguais avec difficulté ses fins orteils recouverts de la couture de ses bas. Je n'eus pas vraiment le temps de distinguer quoi que ce soit de plus. Elle enfila rapidement le premier patin puis le second. J'en fis de même avec les miens, laçant le casse tête sans nom que sont les lacets de patins à glace. On se rendait ensuite au coin des casier pour ranger nos affaires dans celui qui nous était dédié et on était prêt à aller glisser sur la glace.
On s'approchait de l'entrée de l'espace de patinage. On s'arrêta un moment, regardant la glace brillante juste en bas de la petite marche menant à cette surface glissante.
''-À toi l'honneur, dit Alice en me désignant le chemin en tendant son bras.
-Ok, je vois, dis-je en souriant.''
Je m'avançais à taton vers le rebord de la marche. Je descendais le premier patin contre la glace. La lame toucha le sol blanc et je m'équilibrais difficilement, manquant de trébucher dans un mouvement ridicule. Je posais mon second patin contre la glace et tentais de trouver un équilibre. Je titubais et me rattrapais sur le rebord.
''-Hahaha ! Rit-elle.
-Viens sur la glace on verra si tu te débrouilles mieux, dis-je en me remettant droit debout.''
Elle cessa de rire et s'aventura vers la surface glacée. Elle tendit sa jambe par dessus la marche et effleura le sol avec la lame de son patin. Elle colla complètement la lame et s'appuya sur ce pied dans la patinoire pour entrer. Son pied glissa et elle se retrouva vite par terre.
''-Ça va ? Demandais-je en me marrant devant cette chute.''
Elle fronça les sourcils et attrapa la main que je lui tendais. Elle se releva et manqua de trébucher encore une fois mais je la rattrapais alors qu'elle tombait dans mes bras. Elle plaqua la tête contre mon torse et m'entoura de ses bras pour éviter de tomber à nouveau. C'était agréable de la voir là, comme ça, sentir sa présence aussi proche de moi. Elle releva la tête et me regarda dans le yeux.
''-M...merci, bégaya t-elle en se remettant droite debout.''
Je lui souris et m'éloignais un peu.
J'essayais de renouer avec cette discipline que je n'avais plus pratiqué depuis quelques années et en vingt bonnes minutes je retrouvais mon savoir d'entan. Je n'étais pas un pro mais bon, c'était suffisant pour patiner sans tomber. Quant à Alice... elle se déplaçait, c'était déjà ça...
Je m'insérais dans cet espèce de trajectoire uniforme que prenaient les gens pour patiner. Tout le monde tournait dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, sillonant la patinoire en longeant les bords. À la fin de chaque tour je passais devant Alice qui restait près de l'entrée à essayer de ne pas tomber.
''-Allez viens, lui disais-je en passant.''
Elle ne se sentait pas prête à se lancer dans le mouv'. Alors je repassais une fois, deux fois et elle ne me rejoignait toujours pas de peur de tomber en suivant ce rythme qui allait trop vite pour elle.
Je me lançais une fois de plus tout seul dans se grand tour, la retrouvant une fois de plus rétiscente à me rejoindre à la fin de ma boucle. Je la surpris par derrière et attrapais sa main, la tirant derrière moi au rythme de mes coups de patin.
''-Lâche-moi, dit-elle en me suivant avec difficulté.
-C'est bon fais moi confiance, dis-je.''
Je menais la dance, la menant à travers la piste du bout du bras. Par la force de ce même bras, je la tirais pour l'amener à côté de moi pour que l'on patine côte-à-côté.
Il y avait comme une sorte de sentiment commun qui se créait entre nous, une osmoze. On patinait à la même allure, faisant les mêmes mouvements. Elle ne trébuchait plus et ses déplacements étaient plus gracieux et contrôlés. C'était un moment magique. Je décidais de ne pas gâcher cette soirée et de lui avouer ce que je ressentais pour elle. On prendrait ensuite le métro pour retourner à Highgate et là je lui avouerai mes sentiments.
Après un bout de temps à patiner en duo on sortait de la patinoire pour retourner nous asseoire sur les gradins. Alice ôta les patins qui lui opressaient les pieds depuis bientôt une heure avant de se malaxer les pieds pour se relaxer un peu. Je la voyais presser ses petits petons à travers ses collants tandis que j'enlevais mes propres patins.
''-Ooouh... ça fait du bien de les enlever, souffla t-elle.''
Elle plia sa jambe et la cala sur le genoux de l'autre. Elle commençait à masser l'autre pied.
Pendant ce temps je me dirigeais vers le coin des casiers pour aller chercher nos affaires. Je pris le sac à main d'Alice, ses bottines et mes propres affaires avant de revenir auprès d'Alice.
Le chemin du retour m'obligea à faire à nouveau le tour de la patinoire. J'entamais cette boucle avant de tomber sur un visage qui ne m'était pas inconnu. Mon regard croisa celui de deux yeux bleus perçants. Cette fille aux joues creuses, au teint pâle et aux cheveux blonds me lançait un regard noir. Cette fille c'était Alison. Mon itinéraire m'obligea à me retrouver nez-à-nez avec elle.
''-Salut Alison, dis-je sur un air amical.
-Rrrrh... Fous moi la paix Jason, dit-elle en me contournant pour continuer son chemin.
-On est pas obligés de se faire la gueule dés qu'on se voit, dis-je.
-Je ne tiens pas à reparler à mes ex, dit-elle en se retournant, et surtout pas à toi.
-Mais pourquoi ? Demandais-je.
-Pourquoi ?! Répétait-elle. Tu m'as attachée et chatouillée ! C'est de la torture Jason !
-Je te rappelle que tu étais d'accord.
-Je hurlais Jason ! Je me débattais et je te suppliais de me détacher ! S'énerva t-elle.''
Je regardais autour de moi que personne n'ait entendu ce qu'elle venait de dire.
''-En tous cas je vois que tu as une nouvelle victime, dit-elle en jetant un regard aux bottines que j'avais entre les mains. Libre à toi de chatouiller qui tu veux mais ne t'avises plus de t'approcher de moi.''
Elle tourna les talons et s'en alla.
Je retournais aux gradins de donnais ses affaires à Alice. Elle enfilait ses bottines en même temps que je mettais mes baskets puis on retournait au kiosque pour rendre nos patins et la clé du casier.
Le chemin du retour dans le métro se fit dans le calme, si l'on met de côté le bruit toniturant des roues grinçant sur les rails. On ne se parlait pas vraiment, passant notre temps à nous reposer, un peu épuisés. Tout ce que j'avais envie de lui dire, c'était que je l'aimais mais l'endroit n'était pas propice.
On arrivait à Highgate environ 1h après avoir quitté Livercombe, découvrant l'université toute entière sous la neige. Chaque surface un temps soit peu horizontale était recouverte d'une épaisse couche de neige alors que de fins flocons arrivaient au sol à chaque seconde. On avançait quelques mètres sur le chemin se trouvant à la sortie de la gare avant que je ne perde Alice de vue. La seconde d'après je me retrouvais avec une boule de neige atterrissant à l'arrière de ma tête.
Alice venait de la lancer et riait après que je me la sois prise de plein fouet. Dans un élan de folie je m'accroupis au sol et constituais une boule de neige. Je me relevais et la lançais sur Alice qui se protégeait en plaquant ses bras devant son buste. La boule la heurtait, couvrant sa manche de neige. Pas de répit pour Alice, je façonnais déjà une autre boule prête à aller se loger directement contre son manteau. Je lançais la boule et celle-ci frôla son bonnet, l'emportant dans sa lancée. Son bonnet tomba à terre, en même temps que la boule qui se dissout et se mêla avec la neige. Elle s'accroupit pour récupérer le bonnet et en profita pour me balancer une boule en pleine face.
Après cette petite bataille de boules de neige on continuait notre traversée du campus. Je l'accompagnais jusqu'au pied de son bâtiment. Je regardais son visage mignon meurtrit par le froid alors qu'elle fixait ses pieds.
''-Bon eh bien merci de m'avoir invitée, dit-elle, ça m'a fait plaisir de passer un petit moment avec toi.
-Moi aussi ça m'a fait super plaisir, dis-je en lui souriant.
Il y eut un silence. C'était le moment. Celui de lui avouer ce que je ressentais. Vite ! Avant qu'elle ne s'en aille encore après que j'ai trop tardé. Pas le courage... je ne dis rien. Encore une fois.
''-Bon eh bien je vais y... commença Alice.
-Ah mais quel idiot, dis-je. Il faut que j'aille chercher un livre chez Nelly, ma pote. Du coup je t'accompagne en haut.
-Oh ok. Très bien, dit-elle, surprise.''
Ce petit stratagème me faisait gagner au moins 2 minutes de plus, il ne fallait pas les gâcher. Je l'accompagnais à l'intérieur. On attendit l'ascenseur avant de monter dedans pour monter. La cabine s'arrêta au 3ème et on sortit tous les deux, s'enfonçant dans le couloir.
''-Ma chambre est ici, dit Alice.''
Elle se rapprocha de la porte et enfonça la clé dedans avant de déverouiller la porte. Elle la poussa et s'enfonça dans sa chambre. Je la suivais de loin et jetais un coup d'œil à l'intérieur. Elle poussa l'interrupteur et la lumière illumina toute la chambre.
C'était une chambre comme celle de tous les autres avec un lit tout blanc, un bureau tout blanc et une armoire toute blanche. Mais Alice avait rajouté des rideaux sur les bords de la fenêtre, rendant l'allure de sa chambre plus chaleureuse. Il y avait plein de polaroïdes accrochés sur le mur derrière son lit. Elle avait un trépied et un tas d'autre matériel qui gisaient dans un coin. Il y avait également des tas de feuilles avec des dessins dessus. Un miroir accroché au dessus du bureau avec une trace de rouge à lèvre dessus.
''-Ouah passionnée de photo hein ? Dis-je en regardant les inombrables photos aux murs.''
Elle me sourit.
''-Et de dessin à ce que je vois, dis-je en me rapprochant du bureau.
-NAN ! Les regarde pas ! Dit-elle en se jetant dessus.''
Elle saisit toutes les feuilles avant que je ne puisse les regarder et les cacha ailleurs.
''-Bon, ok, dis-je.
-J'aime pas trop montrer mes dessins, dit-elle.
-Je comprend, dis-je.''
Je regardais plus en détails les photos accrochées aux murs. Elles étaient toutes accrochées au dessus de son lit à l'exception de quelques unes. Je me rapprochais pour regarder les trois photos accrochées au dessus de son bureau et reconnus les photos qu'elle avait prise de moi au café lors de notre premier rencard.
''-Eh c'est moi, dis-je.
-Euh...ouais, dit Alice en rougissant.
-Tu devais pas les mettre dans ton album ? Dis-je.
-Euh..si je les ai en double.''
Je ne dis rien mais j'avais remarqué qu'elle ne prenait que des paysages et que les seuls portraits de cette chambre étaient ceux pris au café. Elle avait gardé mes photos pour elle. J'étais excité de voir un tel intérêt pour moi. Moi qui avais des doutes, j'étais presque sûr désormais : Alice avait un faible pour moi.
Elle baissait les yeux, évitant mon regard. Ses deux joues rougissantes accentuaient sa timidité soudaine. Elle ferma les yeux comme pour se ressaisir. Je ne la sentais pas à l'aise. C'était une fille plutôt timide et renfermée et là je rentrais dans son intimité et relevais chaque détail, l'agressant peut-être inconsciemment. Je m'approchais d'elle et pris ses mains. Elle ouvrit les yeux et planta ses yeux dans les miens, me lançant un regard confus. Elle ouvrit la bouche alors que je m'apprêtais à en faire autant.
''-Jason je t'aime, dit-elle avec une voix douce.
-Alice je t'aime, dis-je exactement au même moment.''
Mon cœur fit un bond dans ma poitrine. Je commençais à avoir chaud et d'un coup l'adrénaline monta en moi. Elle le pensait elle aussi ! On l'avait dit en même temps ! La fille que j'aimais m'aimait aussi ! Il se passa trop de choses dans ma tête en un seul moment pour tout pouvoir décrire.
Nos deux déclarations furent suivies d'un long silence durant lequel on avait sûrement les mêmes pensées. Nos deux paires d'yeux baignaient dans le regard de l'autre. On s'aimait l'un l'autre, mais comment officialiser tout ça maintenant. On restait plantés debout l'un devant l'autre à seulement réaliser la situation.
L'instant suivant, tel deux individus mentalement connectés, on se jeta l'un sur l'autre. On s'embrassait un long moment, profitant d'un baiser langoureux en commun. Alice tomba à la renverse sur son lit avec moi par dessus. Je me plaçais au dessus d'elle, me calant contre son lit avec mes bras en position pompe. Alice posa ses deux main sur mes joues avant que nos langues ne se rencontrent dans ce baiser torride. Ma langue s'aventurait dans sa bouche toujours fraiche de tout l'air hivernal qu'elle avait absorbé toute la soirée. Je passais ma main droite dans ses cheveux, les caressant et rabattant en arrière ceux qui étaient sur son visage. D'un geste de la jambe je fermais la porte de la chambre restée entrouverte depuis mon entrée. Je sentais son doux parfum fruité qu'elle s'était mise dans le coup. Le doux souffle chaud que dégageait son nez rythmait notre baisé au gré de sa respiration.
Alice décolla sa bouche de la mienne et rouvrit les yeux alors que je m'éloignais un peu.
''-Jason... dit-elle, je...je ne sais pas quoi dire.
-Alors embrasse-moi, dis-je.''
Je me rapprochais à nouveau de son visage et on s'embrassait à nouveau.
On passa la nuit dans sa chambre à s'embrasser, se parler et juste se regarder, profitant de cette union naissante entre nous. J'en oubliais presque les partiels qui arrivaient à grand pas, les fêtes de fin d'année qui me préoccupaient pourtant encore quelques heures plus tôt. J'avais pour but de réussir mon année mais honnêtement : je ne réviserai pas cette semaine..
-
Zodiac - il y a 8 ans
Merci pour ton retour ! J'ai pensé à faire une scène de chaouilles avec Alison en flashback normalement elle arrive dans le prochain chapittre
-
Arth - il y a 8 ans
Eh bien !
Je passe encore de temps en temps sur le forum pour observer son évolution, et je dois dire que ton histoire a su me captiver :D
Simple, accessible, un univers assez commun mais où chacun pourra s'y retrouver ; je ne demande qu'à voir la suite qui de plus te laisse de belles perspectives pour nous construire quelques péripéties :rouleyeux:
A très vite !
-
LeJames - il y a 8 ans
Merci Zodiac. Tu vas te dire que je saoule avec mes collants mais je pensais qu'il y allais avoir des chatouilles :) Comme la dernière fois, je te demande si il est possible que la victime (Alice je suppose) porte ses collants au moment des chatouilles, ce serait très sympa. Si ça te dérange un tout petit peu ne t'embête pas. En tout cas encore bravo et vivement la suite ;)
-
Zodiac - il y a 8 ans
Merci Arth et LeJames pour vos retour ça me fait vraiment plaisir de lire ça en me connectant. Pour ce qui est de ta demande James je n'oublie pas ;) Je pense qu'elle aura lieu dans une future scène avec Alice. Par contre la prochaine scène de chatouilles ne sera pas avec elle donc il va falloir se montrer patient. En tous cas merci pour vos retours :D
-
-
Zodiac - il y a 8 ans
Voici la suite de mon histoire et elle contient enfin une scène de chatouilles. Je publierai sûrement la suite d'ici la fin de la semaine prochaine ou peut-être avant. Sur ce, bonne lecture.
Chapitre 6 : fin d'année.
Il devait être 21h et le soleil était déjà parti depuis des lustres, la lune n'était qu'à peine visible derrière les nuages épais. Il neigeait de fins flocons qui venaient apporter leur pierre à l'édifice dans cette couche fine de neige qui traînait par terre. Alice et moi nous avancions dans une rue sombre, éclairée de quelques lampadaires seulement. À gauche et à droite il y avait des rangées de maisons côte-à-côte les unes des autres et s'étendant dans toute la rue. C'était le genre de baraque à étage avec une petite cour à l'avant et un jardin massif à l'arrière. Chaque allée menant aux garages des maisons comptait une voiture chic garée et recouverte de neige.
''-Jason, qu'est-ce qu'on fait ici ? Demanda Alice sur un ton exaspéré.
-T'en fais pas on est bientôt arrivés, la rassurais-je.
-Cette rue c'est un cul de sac, dit-elle en remarquant l'absence d'issue au fond.''
J'avais amené Alice ici sans lui donner de détail sur ce qu'elle y trouverait. Une surprise en somme, une surprise que je savais déjà qu'elle allait détester. C'était une fille sage et j'allais légèrement dans le sens contraire de sa nature en l'emmenant ici ce soir là.
On passait devant une dizaine de maisons avant que je ne m'arrête devant une en particulier. Le 139 Rue de la Victoire. Une maison toute aussi massive que les autres, les murs recouverts de lierre par manque d'entretien, l'allée du garage vide et la haie mal taillée.
''-C'est là, dis-je.''
Alice s'arrêta pour contempler la maison.
''-Quoi ? Ça ? Cette vieille maison ? Je viens depuis Cottonway juste pour ça ? S'exclama t-elle sans comprendre le but de cette entreprise.
-Exact, dis-je en restant vague.''
Je savais qu'on passait à la partie du plan qu'elle n'apprécierai pas. Je pris appuis avec ma main au sommet du portail menant à la cour à l'avant de la maison. Je bloquais ma jambe contre la barrière et poussais pour prendre de la hauteur et me positionner à califourchon dessus.
''-Jason t'es malade ?! Dit-elle en chuchotant pour rester discrète. Descend de là.
-Rrrh, je savais que t'allais pas aimer l'idée, dis-je.''
Je sautais de l'autre côté du portail et me retournais en regardant Alice de l'autre côté.
''-Jason je veux pas être impliquée dans ce genre de truc, dit-elle méfiante.
-T'inquiète pas, dis-je, personne ne sera au courant.''
Je bricolais la serrure pour tirer le loquet de la barrière sur le côté. En moins de deux je déverrouillais la porte et dégageais le passage pour Alice.
Alice entra mais seulement pour me convaincre de ressortir.
''-Jason ne fais pas de conneries, dit-elle, sors maintenant c'est de la folie. Imagine que le propriétaire rentre !
-Le propriétaire ? Répétais-je, cette maison appartient à un riche chinois. Il ne vient ici que pour l'été.
-Jason je ne joue pas à ce jeu là, dit-elle.
-Oh allez viens voir, il y a une surprise à l'arrière, dis-je.''
Je refermais le portail derrière elle et la prenais par le bras pour la faire venir. Elle finit par se laisser faire et on empruntais l'allée sur le flanc gauche de la maison qui menait au jardin derrière.
Le jardin était une étendue d'herbe spacieuse dont tout le matériel avait été enlevé, sûrement les proprios avaient-ils tout mi dans le garage. L'arrière de la maison comprenait une grande baie vitrée donnant sur une terrasse en bois recouverte d'un porche pourvu d'une toile protégeant habituellement du soleil mais aussi de la neige en ce soir de décembre.
''-Jason je suis pas très à l'aise, dit Alice en scrutant chaque coin du jardin.
-J'ai justement de quoi te relaxer, dis-je.''
Je m'approchais d'une bâche tendue sur le sol de la terrasse. Je saisis un coin de la bache et le tirais d'un coup, entraînant la bâche dans mon mouvement et dévoilant un jacuzzi creusé dans le sol de la terrasse.
''-Un jacuzzi ? S'étonna Alice.
-Ouais, c'est pas génial ?''
Alice ne répondit pas et tournait autour du jacuzzi. De mon côté je m'approchais de la baie vitrée menant au salon de la maison. Je savais qu'elle avait un défaut de verrouillage et que si on tirait un peu dessus elle ne manquerait pas de s'ouvrir. Bingo, elle s'ouvrit, coulissant sur le côté pour nous libérer l'accès à l'intérieur.
''-Je t'en pris, dis-je en la laissant parler.''
Alice passa sans dire un mot. Surement réfléchissait-elle à la valeur éthique de ce que nous étions entrain de faire.
Le salon était une pièce assez large disposant d'un canapé en L, dont il n'était pas nécessaire de douter de la qualité du cuire, disposé en face d'une télé posée sur un petit meuble en bois. Une cheminée était logée dans le mur du fond, juste à côté du couloir menant à la porte d'entrée. Derrière la télé montait un escalier qui menait au couloir donnant sur les chambres.
J'invitais Alice à aller dans la cuisine et ouvris le frigo pour prendre un truc à manger. Vide. J'aurais du m'en douter. J'abandonnais l'idée de manger quoi que ce soit et me dirigeais vers la porte du garage, suivit par Alice qui peinait à suivre mon rythme. L'organisation du garage était bordélique. Dedans était fourré tout ce qui était en temps normal dans le jardin ou la cour. J'esquivais la tondeuse, déplaçait l'aspirateur et ainsi me frayais un chemin jusqu'à ce qui m'intéressait : le tuyau d'arrosage. Je saisis le tuyau enroulé autour d'un socle prévu à cet effet et rejoins Alice dans le salon.
Je me dirigeais vers l'extérieur tandis qu'Alice commençait à me sermonner sur ce que nous faisions. Je liais le tuyau à une pompe à eau dont un robinet sortait du sol avant de balancer le tuyau à Alice.
''-Va mettre ça dans le jacuzzi, dis-je.''
Prise au dépourvu, elle saisit le tuyau que je lui avais lancé et le déroula jusqu'au jacuzzi.
J'actionnais le robinet et l'eau coula à travers le tuyau pour aller se déverser dans le jacuzzi.
Une fois le tout plein, j'arrêtais la pompe et remettais le tuyau à sa place. Je retournais avec Alice près du jacuzzi et l'allumais en trifouillant le panneau de contrôle. Les bulles s'activèrent, l'eau chauffa, les lumières dans le jacuzzi s'allumèrent et il fut prêt à recevoir nos deux corps meurtris par le froid.
''-Bon eh bien... à l'eau, dis-je en baissant la fermeture de mon manteau.
-Attend on va se baigner comme ça, chez des gens, alors qu'il fait -3° ?
-L'eau est bonne, laisse le jacuzzi résoudre tous tes problèmes, dis-je.''
Alice se frota l'épaule tout en réfléchissant.
''-Jason c'est pas mon genre de faire ça, dit-elle.
-Pourtant t'es là, dis-je.
-Oui mais...
-Tu sais ce que je crois ? Je crois que t'es amoureuse de moi et que malgré tout t'en as envie de ce jacuzzi.
-N'importe quoi, je peux très bien me passer d'une baignade dans un jacuzzi, dit-elle.
-Alors pourquoi tu m'as laissé te traîner là dedans ? Et pourquoi t'as mis le tuyau dans le jacuzzi ?''
Elle ne répondit pas et commença à se déchausser.
''-C'est ce que je pensais, dis-je.''
On posa nos affaires sur le canapé à l'intérieur avant de nous ruer dans le jacuzzi pour nous extraire du froid de l'hivers.
On plongeait dans le jacuzzi, accueillis à bras ouverts par l'eau chaude et les remontées de bulles. On ne pouvait s'empêcher d'avoir des têtes de cons pour retranscrire notre bien-être. On pris place l'un en face de l'autre sur les banquettes situées sous l'eau. Les dossiers des deux banquettes projetaient une flopée de bulles qui massaient le dos.
''-Quel bonheur, dit Alice.''
Je lui souris et profitais de mon côté du jacuzzi.
On passa une bonne vingtaine de minutes à discuter dans l'eau chaude, se caliner et s'embrasser. Ce jacuzzi était vraiment une aubaine.
''-J'ai faim, finis-je par dire.
-Tu vas pas leur voler leur nourriture non plus, dit Alice.
-De toutes façons y a rien, dis-je. Mais y a une pizzeria à 5 minutes d'ici, je peux aller nous chercher quelque chose.
-Quoi ?! Tu vas aller nous chercher quelque chose ? S'exclama Alice. Tu comptes me laisser toute seule ici ?
-Tranquille, dis-je, reste ici, profite du jacuzzi et je serai là dans 15 minutes. Je te prend quoi ?
-Comme tu veux, dit-elle pas très rassurée.''
Je sortis du jacuzzi et me ruais à l'intérieur de la maison pour prendre mes affaires et m'habillais en vitesse. Je fis le tour de la maison et sortis dans la rue.
J'arrivais à la pizzeria 5 minutes plus tard et commandais pour Alice et moi. L'attente était estimée à 20 minutes. Ce qui me faisait en tout 30 minutes hors de la maison. Je savais qu'Alice n'était pas rassurée à l'idée de rester seule dans la maison et habituellement j'aimais bien la taquiner mais là je voulais vraiment rentrer au plus vite. La pizza se faisait vraiment prier. Je voyais le mec de l'accueil faire des allé-retour en cuisine pour prendre des nouvelles de ma pizza. Chacun de ses dépars signifiait généralement qu'il allait revenir et m'annoncer que ça prendrait 5 minutes de plus. Je voyais les livreurs entrer et sortir à plusieurs reprises et j'avais littéralement l'impression de passer en dernier.
J'avais cette même position idiote, planté en plein milieu de la pizzeria face au comptoir et le mec de l'accueil qui me regardait à quelques occasions sans savoir quoi faire de moi. La porte coulissante de la pizzeria s'ouvrit derrière moi et alors que je croyais encore à un enième livreur une main se posa sur mon épaule.
''-Jason ! Dit une voix famillière derrière moi.''
Je me retournais et tombais nez à nez avec Alice.
''-Alice je t'ai dis que j'arrivais, chuchotais-je pour ne pas trop attirer l'attention dans le silence religieux de la pizzeria.
-Mais ça fait 30 minutes que je suis toute seule dans la maison c'est pas très rassurant, chuchotait-elle.
-J'y peux rien ils mettent 3 heures à me servir.''
À l'instant où j'eus fini cette phrase le type de l'accueil m'appela et me tendit une boite à pizza. Je pris la pizza et sortis avec Alice.
Alice marchait plus rapidement et semblait énervée.
''-Alice attend moi, dis-je en trottinant pour la rattraper.''
Elle ne répondit pas.
''-Tu me boudes ? Demandais-je.
Elle continuait à tenter de creuser l'écart et ignorait chaque chose que je pouvais lui dire.
Elle fouilla dans sa poche de manteau et sortit un briquet et un paquet de clopes. Elle fit glisser une clope dans sa main et la coinça entre ses lèvres. Elle alluma le bout de la cigarette et tira une latte. Je m'approchais doucement et lui pinça une côte. Elle sursauta et fit tomber la clope dans la neige. Oups.
''-Rrrrrh Jason pourquoi t'as fais ça ?! Dit-elle en ramassant la clope.
-Tu devais pas arrêter de fumer ? Demandais-je réthoriquement.
-Si mais je t'ai déjà dit mille fois que j'ai ralenti ma consommation, dis Alice en allumant à nouveau la cigarette.
-Oui bah ça a pas l'air de marcher, dis-je.
-Il me faut du temps, dit-elle. En tous cas arrête de me faire ça.
-Disons que c'est pour te dissuader, dis-je avec un sourire.''
On arrivait à nouveau à la maison et on se posait dans le salon. On s'installait côte-à-côte sur le canapé. J'ouvris la boite à pizza et on commençait à manger au calme dans le salon.
''-C'est la première fois que je fais un truc aussi fou, avoua Alice.
-T'as jamais fait de bétise ? Demandais-je.
-C'est pas mon genre, dit Alice en mangeant un bout de sa part, ça ce voit non ?''
Je réfléchissais un instant.
''-Mais pourant tu es là... avec moi...dans une maison qui ne nous appartient pas, dis-je, et je suis prêt à parier que tu passes un bon moment.
-Oui mais je ne peux pas m'empêcher de stresser, de rester sur mes gardes, avoua t-elle. Comment as tu découvert cette maison ?
-Un de mes potes vivait ici, dis-je. Un jour il a déménagé et à la place on a foutu un mec qui vient jamais alors je le fais à sa place.
-Tu viens souvent ici ? Demanda Alice.
-En faite je suis pas venu depuis... depuis l'année dernière.''
En effet cela devait faire depuis le mois de juin que je n'étais pas venu. Je n'étais pas venu depuis ma rupture avec Alison. C'était un endroit qu'on affectionnait tout particulièrement. C'était un peu notre planque secrète à tous les deux. On adorait faire des trucs fous ensemble. On avait déjà fumé un pétard en pleine rue au nez et à la barbe de la police, on rentrait en boite par l'arrière, j'avais même déjà fini au poste et Alison m'avait attendu toute la nuit.
On avait vraiment cette espèce de relation à la Bonnie et Clyde mais à moindre échelle. Alison cherchait toujours à repousser ses limites et moi j'étais toujours celui qui l'aiderait à aller plus loin et crécher dans cette maison à l'abandon était pile ce qu'il fallait à notre couple.
Mais le problème lorsque l'on goûte au danger c'est qu'on s'y habitue et que cela devient vite un standard, quelque chose d'habituel. Alison cherchait quelque chose de nouveau, quelque chose de sexuel... J'avais justement ce qu'il lui fallait et un endroit pour le pratiquer...
Livercombe, un an plus tôt.
Alison et moi étions dans le jacuzzi de la maison abandonnée. On était entrain de s'enlacer amoureusement. Elle me chuchotait des trucs à l'oreille et moi je lui caressais le dos, lui mordillais l'oreil, etc. On essayait de se chauffer l'un l'autre avant de monter dans les chambres du haut pour aller faire ''un calin''.
''-J'ai hâte que tu me montres ton truc, me chuchota Alison sur un ton enjoleur.
-J'espère que ça va te plaire, dis-je.''
Elle m'embrassa et se jeta sur moi. Je tombais sur le dos contre le dossier du siège du jacuzzi alors qu'elle continuait de s'acharner à m'embrasser. Je passais mes mains un peu partout sur le haut de son corps, saisissant ses épaules, empoignant ses seins et caressant ses hanches. Je sentais ses hanches se contracter au gré de mes mouvements sur cette zone apparemment sensible. Je repoussais un peu sa tête alors qu'elle continuait à m'embrasser fougueusement.
''-Alison t'es chatouilleuse ? Demandais-je comme si de rien était.''
Elle sourrit et se mit debout, la moitié du corps hors de l'eau. Elle passa ses mains dans ses cheveux, levant les bras et exposant ses aisselles.
''-À toi de le découvrir, dit-elle avec un air provocateur.''
Je me levais, sortant de l'eau à mon tour et la regardant dans les yeux. Elle me fixait elle aussi, toujours les mains dans les cheveux à m'offrir ses aisselles, ses côtes et ses hanches avec un sourire complice sur les lèvres.
Je tournais un peu autour d'elle, patogrant dans l'eau chaude. Je me retrouvais dans son dos et plaçais mes mains sur les coudes de chaque bras, passant ma tête par dessus son épaule. Je posais chaque doigt de ma main sur sa peau humide et dégoulinante de gouttes chaudes. Mes dix doigts entamaient leur descente le long de son bras. Elle ne se laissait trahir par aucun sursaut, aucun rire et pas même une variation dans sa respiration. J'entamais une descente plus appuyée vers ses aisselles.
''-Alors ? Chuchotais-je à son oreille.
-Pas même des gratouilles, me provoqua t-elle.''
Je fus étonné de voir qu'elle ne semblait rien ressentir. Je laissais tomber ma petite mise en scène progressive et m'attaquais directement à ses aisselles.
Mes dix doigts se baladaient dans les deux creux nus à ma gauche et à ma droite. Je ne m'arrêtais pas une seule seconde et continuais de titiller ses deux aisselles. Mais rien à faire, Alison ne bougeait pas d'un centimètre. Elle semblait même prendre un malin plaisir à me défier et à frustrer mon envie de la voir se tordre de rire.
''-Pas ici apparemment, conclus-je à voix haute.''
Je voyais ses joues ses bomber comme si elle souriait de plaisir de m'avoir eu.
Mes deux mains laissaient ses aisselles tranquilles et descendaient jusqu'à ses côtes. Je commençais à caresser cette zone, explorant chaque petite bosse osseuse sous sa peau svelte. Je ressentis une sorte de contraction dans la cage thoracique d'Alison. Elle réagissait à mes mouvements sur ses côtes et semblait s'en protéger comme elle pouvait. Je savais qu'elle avait une grande fierté et qu'elle ne s'avouerai pas vaincue de sitôt. Il fallait lui forcer la main. J'empoignais littéralement ses côtes à droite et à gauche et commençais à presser doucement. J'alternais entre pression des côtes et caresses, créant un rythme irrégulier laissant possible toute surprise chatouilleuse pour cette chère Alison.
''-Ok là ça me chatouille, avoua t-elle avec un petit rire à la prononciation de cette phrase.
-Hmm intéressant, chuchotais-je à son oreille.''
Je tendais mes bras et la chatouillais sous les seins, cosant un petit sursaut. Elle rentra le ventre et recula un peu vers moi comme si son système nerveux l'avait poussée à avouer une faiblesse inconsciemment. Je descendais et empoignais ses hanches.
''-Ha ! Sursautait-elle.''
Je pressais ses deux hanches, réveillant son système nerveux qui n'avait été que titillé jusque là. Elle balançait le bassin de gauche à droite pour essayer de soustraire ses hanches aux tourments que leur infligeaient mes mains baladeuses. Elle bougeait le bassin à gauche et sauvait la hanche droite, mais la gauche était encore plus sujette à mes chatouilles et lorsqu'elle tentait de protéger la hanche de gauche, c'était celle de droite qui prennait. Elle n'avais nulle part où cacher ses hanches et elle venait juste de me dévoiler une faiblesse.
''-Ok ok stop, dit-elle.''
Je saissais de la chatouiller alors qu'on reprennait place face à face dans les banquettes du jacuzzi.
-Quoi déjà ? Demandais-je étonné.
-J'aime pas trop ça, dit Alison un peu gênée.
-Quoi ?! Bah c'est toi qui m'a allumée à coup de 'à toi de le découvrir', dis-je.
-Je ne sais pas, dit-elle, c'est contradictoire. J'aime repousser mes limites mais une fois qu'on commence à les atteindre je n'ai qu'une envie c'est d'arrêter.
-Euh... Qu'est-ce que... enfin... comment je... bégayais-je.
-Jason attache-moi, me coupa t-elle en se rapprochant de moi.''
Un large sourire s'afficha sur mon visage à l'instant où elle prononça cette phrase. À l'époque je n'avais encore jamais eu de séance et alors que je venais tout juste de me remettre de notre petite expérience précédente, elle me parlait directement de l'attacher, quelle rapide celle-là.
On laissait un peu le jacuzzi pour nous diriger dans les chambres à l'étage. On se rendit à la plus grande des chambres tout au fond du couloir, comprenant un lit à deux places et un grand dressing reservant bien des surprises. En effet lors de notre première excursion dans la maison on avait découvert tout un attiraille d'attaches, de liens et autres baîllons et je comptais bien en faire usage ce soir. Encore heureux qu'on ait choisis de squatter la maison d'un SM.
On débarquait dans la chambre à coucher du fond. Alison se jeta sur le lit et s'allongea au milieu. J'ouvrais la porte coulissante du dressing et fouillais dans une boite de rangement pour en sortir des sangles en cuire. Je lançais un regard excité vers Alison qui me fit signe de venir l'attacher. Je retournais près du lit et attacha le brasselet de la sangle autour du poignet gauche d'Alison. J'attachais l'autre bout de la sangle à la tête de lit qui semblait avoir été choisie spécialement pour les pratiques du proprio. Je profitais de ma position au dessus d'Alison pour lui lâcher un petit bisou sur la bouche avant de retourner au bout du lit où j'avais déposé le reste des liens. J'attachais sa chaville gauche au pied sur lit sous le sommier et m'occupais de sa jambe et de son bras droits.
Alison était désormais attachée en X et en bikini noir sur l'épais drap blanc. Ses cheveux blonds flottaient autour de sa tête dans cet amas de tissu qui recouvrait le lit. Elle me regardait de ses yeux bleus au mascara mis à rude épreuve par la chaleur du jacuzzi. Son maigre ventre ne cessait de monter et descendre au gré de sa respiration de plus en plus rapide.
Je me rapprochais du lit et enjambais le matelat pour me mettre à califourchon sur Alison. Je plaçais mes mains derrière ses omoplates et me baissais pour l'embrasser. Nos deux paires de lèvres entrèrent en contact alors qu'à l'intérieur de nos bouches nos deux langues allaient vers celle de l'autre. On échangeait un baiser langoureux alors je me relevais déjà pour profiter de cette première séance.
''-Prête ? Demandais-je.''
Alison soupira et se repositionna avant de me regarder dans les yeux.
''-Je ne sais pas, j'aurais besoin de... commença t-elle.''
Je ne lui laissais pas le luxe de terminer sa phrase et utilisais les pouces de mes mains placées derrière ses omoplates pour les faire pénétrer dans le creux de ses aisselles. Mes deux pouces faisaient des ronds dans ses aisselles, provoquant un petit cris qui coupa sa phrase précédente. Alison tenta de remonter ses épaules, et avec, ses aisselles, mais quand elle atteint le plus loin que sa position avait à lui offrir elle se retrouva bloquée, mes pouces lui titillant toujours ardemment les aisselles et n'ayant plus aucun espace où bouger pour tenter de se soustraire à mes doigts.
''-Ah ! Haha ! Riait-elle.''
Je me rapprochais mon visage d'elle à mesure que je la chatouillais. Je collais mon visage contre sa clavicule et remontais avec mon nez jusqu'à son cou tout en continuant à chatouiller ses aisselles. Je humais son doux parfum tout, l'empêchant de se décoller du lit pour bouger ses aisselles comme elle tentait de le faire jusque là.
''-Hahahahah !!! Riait-elle en remuant la tête.''
Je m'approchais de sa tête agitée et commençais à lui faire quelques petits bisous sur la joue gauche, rendant le tout un peu plus sensuel.
Je sortais mes mains de derrière ses omoplates et fourrais désormais tous mes doigts dans ses aisselles creuses. Dix nouveaux instruments de torture s'aventuraient désormais sous ses bras. Cela faisait cinq bonnes minutes que je la chatouillais et la respiration d'Alison commençait à devenir haletante. Je sentais sa cage thoracique et son ventre faire des allé-retour de haut en bas sous mes jambes. Je caressais ses aisselles un peu plus doucement, mais restant tout de même plus longtemps sur les points sensibles lorsque j'en trouvais. Je laissais ses aisselles tranquilles pour le moment et lui accordait une petite pause.
''-Wouah, m'exclamais-je, t'étais pas aussi réactive tout à l'heure.
-C'est le fait d'être attachée, j'ai une sensation d'être impuissante et ça aiguise mes sens, expliqua t-elle en reprennant son souffle.''
Elle repris son souffle, perdit le teint rougeâtre qu'elle commençait à avoir à cause de ses rires et détendit la plupart de ses membres.
''-Ça fait combien de temps ? Demanda t-elle.
-Euh... bah ça doit bien faire 5 minutes, dis-je.
-Quoi ?! S'exclama t-elle, mais j'ai l'impression que...''
Elle cogna sa tête contre le drap du lit tout en jurant à voix basse.
J'avais vraiment du mal à comprendre son attitude. Un coup elle me suppliait pour que je la chatouille et quand je lui annonçais que ça ne faisait que commencer ça semblait lui poser problème. J'avais du mal à m'y retrouver avec toutes ces réactions contradictoires. Mais après tout, enthousiaste ou pas je comptais bien la chatouiller ce soir.
Je quittais ma position au dessus d'elle et retournais dans le dressing à la recherche d'accessoires ou de trucs un minimum intéressants. Je trouvais des espèces de cravaches qui ne m'intéressaient pas, d'autres liens qui ne seraient que de trop et un masque de sommeil, le genre qu'on prend dans l'avion pour dormir. Je pris le masque et le ramenais à Alison. Je tendais l'élastique et m'approchais d'elle pour lui enfiler autour de la tête.
''-Hey ! Qu'est-ce que tu fais ? Demandait-elle paniquée, non non je veux voir ce que tu me fais.
-C'est bon relax, ça rajoute du challenge, dis-je en essayant de lui enfiler.''
Elle remuait la tête dans tous les sens pour m'empêcher de lui enfiler le masque.
''-Noooooon Jason je veux voir ce que tu me fais, dit-elle en s'énervant.
-Allez t'es courageuse ou t'es pas courageuse ? Demandais-je.''
Dans un instant de distraction elle me lança un regard noir et je profitais de l'immobilité temporaire de sa tête pour lui enfiler le masque en vitesse.
''-Naaan Jason t'es qu'un salaud ! Dit-elle.''
Elle frottait l'arrière de sa tête sur le drap sur lit comme pour faire glisser le masque de sa tête.
Je m'installais à nouveau à califourchon sur elle alors qu'elle ne voyait plus rien et ne soupçonnais plus l'endroit de mes attaques. Je plaçais mes mains à côté de ses hanches et me préparais à lancer un assaut. Surprenant ma victime, je pianotais soudainement sur les hanches à nue, provoquant les mêmes esquives que tout à l'heure dans le jacuzzi. Elle gigotait de droite à gauche, essayant d'échapper tantôt à la main droite et tantôt à la gauche.
''-HAHAHAHAHA ! Hurlait-elle, Jason t'es qu'un sale con.''
Malgré ces insultes ça se voyait qu'elle était bonne joueuse et m'insultait uniquement pour extérioriser sa frustration. Elle riait, souriait, hurlait par moment mais cela restait dans la bonne ambiance et quand elle me demanderai d'arrêter je le ferai.
Je pinçais ses côtes, les caressais, je tapotais même son ventre et ses côtes alternant entre l'un et l'autre ne laissant aucune seconde de répis à ma pauvre suppliciée. Elle était aveugle, immobile et très sensible et était contrainte de subire mes misères toute la soirée.
Je quittais ma position sur elle pour me mettre accroupis sur le côté du lit près de ses jambes. Je faisais passer mes mains sur le dessus et le dessous de ses jambes tendues et bien trop seules depuis le début de la séance. Je caressais la jambe dans son intégralité, massant la cuisse, dorlotant le reste. Alison eut la chair de poule sour l'effet de mes petites attentions. La peau de sa jambe devint légèrement plus rude, plus présente au toucher.
''-Bon c'est quand tu veux pour les chatouilles, me provoquait-elle.''
D'abord surpris de cette provocation je ne perdais pas une seule seconde et ma main se dirigea toute seule vers son pied gauche. Je saisis ses orteils, les tirant en arrière, d'une main et chatouillais directement sa plante tendue de l'autre.
''-AAAAAAH HAHAHAHA !!! Gémit-elle en remuant le pied comme elle le pouvait.''
Je faisais des allé-retour de haut en bas avec mon index, parcourant le pied des orteils au talon. Je torturais cette fine et longue plante tendue et complètement inoffensive. La seule résistance exercée consistait à des mouvements de cheville à travers la sangle bien serrée.
Mon index fut vite rejoint par ses quatre camarades qui parcouraient entièrement le pied, caressant la plante, grattouillant le talon et torturant les orteils tendus. Chaque centimètre de son pied fut exploré, ne recevant aucune résistance de taille pour empêcher Alison de subir mes chatouilles sous ses pieds. Elle riait toujours plus fort, se débattait avec de plus en plus de hardeur et essayait toujours plus de serrer les orteils qui étaient retenus en arrière par mon autre main.
''-HAHAHAHAHAHA STOP STOP C'EST TROP, J'EN PEUX PLUS !!! Finit-elle par supplier.''
Je cessais de torturer son pauvre peton et retounais vers la tête du lit pour lui ôter son masque qui lui entravait la vue.
''-T'es vraiment un sadique Jason, dit-elle en me souriant et en reposant enfin son corps.
-Hey c'est toi qui t'inflige ça, dis-je, moi je suis que le médiateur.''
Elle reprit son souffle alors que je détachais ses membres un par un. J'eus à peine le temps de ranger les liens qu'Alison se jeta sur moi, m'enlaçant et m'embrassant alors que je tombais à la renverse sur le lit. Elle me faisait plein de petits bisous partout sur le visage, m'embrassais sur la bouche par moment et semblait libérer une envie intense sur moi.
''-Je suis complètement excitée ! Dit-elle.
-Alors on le fait maintenant ? Demandais-je.''
Elle ne me répondit pas et dégrapha son bikini. Ça voulait dire oui !
Cela me manquait. Passer des soirées avec l'âme-sœur à coup de chatouilles, faire des conneries en couple. J'avais bien chatouillé Nelly récemment, mais ce n'était pas pareil. Nelly était une amie qui comptait pour moi et ça avait été une erreur de me laisser emporter ce soir là. J'avais bien faillit la rendre folle et renfermée à vie et j'étais heureux qu'elle s'en soit remise mentalement. Et pour ce qui est d'Alice et moi... Certe on passait du temps en couple, je l'avais emmené dans cette maison mais sans une complicité réciproque à l'idée de faire un truc illégale on perd une partie de l'intérêt du truc.
Alice et moi étions différents. Elle était une fille sage, pas fêtarde, passionnée par les cours et sortait avec moi, un grand fêtard, un peu hors la loi par moment et dégoûté par les cours et le travail. Pourtant on sortait ensemble et cette première semaine de cours s'était plutôt bien passée. Je sais qu'une semaine c'est peu pour juger un couple et que tout peut vriller très vite mais les bases sur lesquelles se fondait notre couple étaient plutôt bonnes. On venait de terminer notre semaine de partiels et les vacances étaient là.
Alice partait en vacances avec sa famille je ne sais où et moi je restais à Livercombe pour passer Noël avec mes parents et ma sœur. Jam' et tous mes potes du lycée étaient eux aussi sur Livercombe pour les vacances, ce qui nous permettait de traîner ensemble pendant les vacances. Que demander de mieux comme fin d'année ?
C'est tout pour cette partie. Merci de m'avoir lu
-
-
Zodiac - il y a 8 ans
Salut LeJames, j'ai pas trop eu le temps d'écrire quoi que ce soit ces derniers temps donc je m'y met désormais
-
-
Zodiac - il y a 8 ans
Bonjour ou bonsoir.
Cela fait 3 longs mois que j'essaye d'écrire la fin de mon histoire mais je n'y parviens pas. Il semblerait que j'ai perdu l'inspiration qui nourrissait mon récit au début. Il se trouve que j'ai envie d'écrire autre chose en ce moment tout comme j'avais, à la base, envie d'écrire cette histoire cet été. Ce qui fait que je me retrouve souvent obligé de terminer une histoire pour pouvoir écrire la prochaine qui m'inspire plus. J'ai essayé d'écrire la fin de cette histoire mais je pense que je n'ai plus rien à dire et que mon engouement pour prochaine histoire pourrit complètement mon travail sur celle-ci. Je préfère donc passer à autre chose tandis que l'inspi est encore là plutôt que de perdre plus de temps sur cette histoire, perdre mon inspi pour la prochaine, etc, etc...
Je m'excuse donc auprès des quelques-uns qui suivaient mon histoire mais je n'arrive vraiment pas à écrire la fin.
Je vous retrouve sûrement pour ma prochaine fiction.
-
SweatyGirlySoles - il y a 8 ans
Beaucoup trop d'histoire commencer sans fin sa commence à devenir lassant c des coups a se desinscrire perso car sa en devien un peu lourd entre vengeance qui date de 2008 et que y a jamais eu de suite depuis ou quelques autres. Ces mois ci combiens de personnes ont commencer des histoires et qui ne les ont pas fini pour en commencer une autre. Ce n'est pas contre toi mais bon ça en fait encore 1 de plus. J'espère vraiment qu'elle sera pas abandonnée définitivement et que après l'autre histoire qui j'espère aura une fin celle là au moins j'espère que tu continuera celle là un jour même si c'est dans 5 6mois
-
Zodiac - il y a 8 ans
Justement j'écris ma prochaine histoire en entier pendant qu'il en est encore temps au lieu de perdre plus de temps avec celle là qui ne m'inspire plus. Je sais que ça doit être chiant d'avoir des histoires sans fins mais c'est plus marrant à écrire et donc ça baisse en qualité. J'ai mi 3 mois pour faire 2 pages je peux plus continuer comme ça. Si l'auteur ne croit plus en son histoire elle ne peut pas être bien. En tous cas je travaille déjà sur mon prochain truc.
