Histoire : Sans un bruit

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Auteur
Histoire
  • Sans un bruit


Histoire ajoutée le 12/03/2020
Épisode ajouté le 12/03/2020
Mise-à-jour le 03/07/2021

  • Saizo Avatar
    Saizo - il y a 1 an

    Bonjour bonjour o/

    En ces temps de confinement, on va pas se mentir, c'est pas la joie. Heureusement, ce forum, et votre serviteur sont là pour vous donner de la lecture ^^. Je préviens, l'histoire va être divisée en chapitres assez courts, mais nombreux, histoire de pas trop tarder entre les chapitres. Alors, pas plus de blabla inutile, et voilà le second chapitre. Bonne lecture à tous !







    Chapitre 2 : Une piste







    Cela faisait un peu moins de deux mois que Sandy suivait diverses pistes censées mener à sa collègue. Malheureusement, peu avaient réellement abouties. Cependant, un indice fini par attirer l’attention de la jeune scientifique.



    Le soleil se levait sur la ville de Krein, tandis que Sandy restait assise, dos au mur des restes d’une supérette, fixant le vide d’un air désespéré. La jeune femme ne pouvait pas croire un seul instant que sa collègue si débrouillarde avait disparue d’un coup, en un claquement de doigts. De toute façon, beaucoup de survivants lui avait avoué l’avoir vu, mais il y a de cela plusieurs heures. Cependant, d’après sa dernière source, Mégane était sur une moto, et fuyait vers la direction inverse du complexe. Si Mégane fuyait avec un tel véhicule, Sandy n’avait aucune chance de la rattraper. La plupart des véhicules sont, depuis plusieurs semaines, soit en pièces détachées, soit impossible à démarrer. Sans oublier que les Kh’us étaient officiellement libres de leurs mouvements, les gouvernements étant officiellement tombés. Sandy fixait le ciel, sans espoir, pensant à l’éventualité de se laisser attraper par un Kh’us quelconque pour quitter ce monde en riant.



    Cependant, un énième rire brisa le silence de la ville en ruine. Pendant quelques secondes, Sandy hésita à fuir. Les victimes de Kh’us se comptant à tour de bras, une de plus ne changerait pas grand-chose. C’était une pensée que Sandy avait fini par accepter. Cependant, sa curiosité l’emporta. Une scientifique comme elle ne pouvait pas décemment rater une chance d’observer une nouvelle forme de vie telle que les Kh’us. La scientifique se mit alors à marcher à pas de loup vers la source des rires, qui s’amplifiaient petit à petit. Après quelques minutes, Sandy remarqua que les cris provenaient d’un hangar. La jeune scientifique s’y faufila alors, une porte à l’arrière du bâtiment étant restée ouverte, probablement pas la victime du Kh’us. Lorsque Sandy entra dans le bâtiment, un dégoût se fit d’abord voir sur son visage. L’endroit était visiblement abandonné, crasseux au possible, des carcasses de voitures se battant au milieu des débris mécaniques alentours, illuminés par des fenêtres laissant passer de minces rayons de soleil derrière la poussière de vitres. Cependant, de tels capharnaüm sont très prisés des survivants, étant de très bonnes sources de métaux divers.



    Malheureusement, la victime n’avait pas eu de chance, et hurlait quelques mètres plus loin, cachée dans les décombres graisseux et poussiéreux. Sandy glissa alors le long des murs sur sa droite, afin de se rapprocher au maximum. Lorsqu’elle fut suffisamment près, la scène la fascinait autant qu’elle la repoussait. Une jeune femme dans la vingtaine avait les jambes coincées sous des décombres, tandis qu’un Kh’us s’en donnait à cœur joie. La créature avait un long corps, similaire à celui d’un vers de terre de plusieurs mètres de long. On ne distinguait même pas où pouvait bien se situer sa tête, mais c’était loin d’être le plus grave. Le plus grave était sa multitude de fins tentacules parcourant son corps, le tout enrobé dans une fourrure brune à l’aspect brillante et soyeuse. Sandy avalait difficilement sa salive alors qu’elle fixait les tentacules tripoter, caresser, titiller la peau de la jeune fille, y compris ses jambes bloquées, et donc, totalement soumises. La pauvre femme riait à pleins poumons, à s’en briser les cordes vocales, mais finit par remarquer Sandy, et tendit son bras vers cette dernière, suppliant de l’aide. Mais à cet instant, la créature touffue profita de ce mouvement pour enrouler l’extrémité de son corps autour du cou de sa victime, s’y frottant avec ferveur, tout en utilisant ses tentacules pour titiller les joues, et les narines de sa victime, sans oublier de s’acharner sur l’aisselle à présent à découvert.



    Un flot continue de larmes coulaient le long des joues de la pauvre jeune femme, alors que celle-ci approchait la folie pure, frappant le sol de ses poings quand elle ne le griffait pas pour espérer avoir un appui pour pouvoir échapper à son prédateur. Pendant tout ce temps, Sandy reprenait son âme de scientifique, analysant, répertoriant chaque détail du Kh’us et de sa proie, griffonnant sur son petit carnet, seul vestige de son ancienne vie. Cependant, le bruit agressif de la mine du crayon sur le papier du carnet alerta rapidement le Kh’us, qui cessa ses chatouilles pour relever l’extrémité de son corps vers le haut, examinant la pièce, toutes tentacules dressés. Sandy resta parfaitement immobile, cessant presque de respirer. Puis, le Kh’us commença à glisser vers la scientifique, les tentacules balayant chaque surface se trouvant autour de lui, avançant droit vers Sandy.



    Des gouttes de sueur commençaient à perler sur son front alors que deux tentacules arrivèrent aux chevilles de cette dernière, avant de se glisser dans ses chaussures. La mâchoire de Sandy se resserra, prête à endurer un supplice comparable à la précédente victime de la créature, quand un bruit de métal tombant sur le sol fit se retourner la créature, libérant les pieds de Sandy pour dresser toutes ses tentacules droit la source du bruit. La jeune femme qui se faisait torturer avait tenté de se dégager du tas de métal, mais avait, une fois libérée, fait s’effondrer ledit tas de métal sur lui-même, provoquant un bruit strident. Le visage de la jeune femme se glaça d’un coup, avant de courir vers Sandy, lui lançant, par la même occasion, un morceau de métal rouillé tranchant comme un rasoir.



    « Prenez ça ! Tranchez-lui la… »



    Mais avant de pouvoir terminer sa phrase, le Kh’us plongea sur la jeune femme, s’enroulant de nouveau autour de son corps, mais commença, cette fois-ci, à glisser avec fureur sur le corps tout entier de sa victime, ses tentacules virevoltants partout où elles le pouvaient sur la peau. La réaction fut alors immédiate, et la jeune femme roulait au sol comme une folle en se tortillant dans tout les sens, espérant éviter les furieuses chatouilles de son agresseur. Cependant, Sandy, qui regardait la scène, inspira un grand coup, avant de sauter au cœur de l’affrontement, et d’utiliser le morceau de métal pour trancher tentacule après tentacule. La jeune femme, quant à elle, tentait de donner des indications à sa « sauveuse ».



    « Trahahanchez sa têêêêêhête ! »



    Sandy s’exécuta alors, et trancha l’une des extrémités de la créature au hasard. Par chance, le Kh’us s’effondra, sans vie, sur la jeune femme, un liquide clair et brillant s’échappant de ses parties sectionnées. La jeune femme, elle, suffoquait au sol, reprenant doucement son souffle, avant de se faire relever par Sandy.



    « Mer…Merci. Je serais morte…si vous…si vous aviez pas été là.



    -Hum, de rien, j’imagine. »



    Sandy peinait à contenir sa déception, ayant aimé pouvoir continuer son observation. Mais sa réflexion reprit immédiatement, montrant une photo de Mégane, à moitié soule, à la jeune femme.



    « Avez-vous vu cette femme ?! C’est une amie, elle est extrêmement importante pour moi !



    -Hum…nan, désolé.



    -Merde, je m’en doutais un peu.



    -Mais…pourquoi…pourquoi vous la cherchez ? »



    La jeune femme s’assied sur un tas de métaux juste derrière elle pour reprendre son souffle.



    « Eh bien, quand ses choses sont arrivées dans notre monde, je l’ai vu fuir l’une de ses choses. Malheureusement, depuis ce jour, je n’ai pas réussi à la retrouver. Je ne retrouve d’elle que des traces. C’est encourageant, certes, mais insuffisant.



    -Bah…c’est déjà bien, non ?



    -…Pardon ?



    -Eh bah, au moins, vous savez qu’elle est en vie. Vous savez pas à quel point vous avez de la chance. Nous, on a perdu beaucoup de monde quand tout ça est arrivé. Certains étaient très importants pour nous. Mais vous, vous savez qu’elle est en vie, alors vous avez une bonne raison de continuer.



    -Euh, eh, eh bien, c’est une façon de voir les choses. »



    La jeune femme s’étira un instant, ayant fini par reprendre son souffle.



    « Bon, après, je me mêle de ce qui me regarde pas. Vous faites comme vous voulez.



    -Non, vous avez eu raison de me le dire. Je ne dois pas me décourager. Je sais qu’elle est en vie, c’est déjà beaucoup.



    -Eh ben voilà, ça c’est bien parlé. Bon, j’imagine que vous allez partir dans pas longtemps, mais, vous voulez pas passer un peu de temps chez nous ? J’imagine que vous avez pas mangé depuis un moment. Oh, au fait, moi, c’est Lucie. »



    En effet, lorsque Sandy s’observa un instant, elle constata sa maigreur. Elle ne mangeait que de la nourriture de survie depuis le début de ses recherches.



    « Oui, je devrais. Un véritable repas, et des réserves me fera le plus grand bien.



    -Parfait alors. Venez, mais essayez d’être plus discrète que moi.



    -Ça ne risque pas d’être très compliqué…



    -Eh ! C’est méchant, ça ! J’ai failli y rester ! »



    Sandy se tourna vers la jeune femme, pouce levé, et visage neutre.



    « -Mais vous êtes encore là. Ne vous découragez pas.



    -Le social, c’est pas votre fort, on dirait…



    -A…Ah oui ?! Comment l’avez-vous remarqué ?!



    -Ça se voit comme un Kh’us dans un tunnel ! »



    Cependant, ce court moment de discussion fut stoppé par un grondement assourdissant, à en faire trembler les murs.



    « Merde, encore lui ! Suivez-moi, mais restez accroupie. »



    Lucie marcha presque en rampant, tandis que Sandy l’imitait. Lorsque les deux femmes sortirent dehors, Sandy vit un essaim épars de boules de fourrure grandes comme 3 fois une boule de bowling flotter dans les airs, entourant ce qui ressemblait à un immense lombric à la fourrure tacheté de différentes teintes de brun et de marron. Sandy fut saisie d’horreur en voyant la taille de la créature. Le Kh’us était aussi grand qu’une maison, rampant sans s’arrêter, quitte à écraser les bâtiments sur son passage. Lucie avala difficilement sa salive, avant de faire signe de la suivre, vers l’extérieur de la ville, le tout sous les grondements bestiaux du Kh’us géant. Lorsque les deux femmes furent hors de la ville, en sureté, Sandy s’approcha de sa camarade.



    « Qu…Qu’est-ce que c’était ?



    -On l’appelle la « toison des lamentations ». C’est un Kh’us alpha. Il est pas plus intelligent qu’un Kh’us normal, voir, encore plus stupide, mais l’essaim de boule de poils autour de lui est intelligent pour lui. Il rampe sur le sol en essayant de trouver un humain à chatouiller, et, quand il est à portée, sa fourrure s’allonge pour l’attraper. Et quand il le tient, l’humain va s’enfoncer dans sa fourrure, et y être chatouillé à mort. Si l’humain est trop loin, son essaim va le chercher pour lui. C’est de loin la pire chose sur laquelle tu puisses tomber. Si t’entend ses grondements, courts le plus loin possible. »

    Lucie soupira de soulagement.



    « Enfin bon, il est loin, maintenant. Aller, vient, je vais t’emmener au camp. C’est pas terrible, mais c’est mieux que rien. »



    Sandy suivit alors sa camarade de fortune, tout en repensant aux indices pouvant la mener à sa collègue. Mais sa piste pouvait attendre. Rien ne servait de courir. Ce qu’il lui fallait, c’était un véhicule, résistant et fonctionnel. Peut-être que ce groupe sera utile à notre scientifique.


  • Saizo Avatar
    Saizo - il y a 1 an

    Bonjour à tous, j'espère que votre confinement se passe le mieux possible pour vous. Mon rpg patine en ce moment, alors je me change un peu les idées en écrivant la suite cette histoire, tout en revoyant ma propre méthode de travail.

    Enfin bref, ne perdons pas plus de temps, et, bonne lecture à vous :).






    Chapitre 3 : Le camp







    Suite à sa rencontre avec la jeune survivante Lucie, cette dernière conduisit Sandy devant un camp de fortune pour se reposer, et surtout, trouver que quoi créer un véhicule correct.



    Arrivées devant le camp, Sandy observait un épais mur de taules ondulées protégeant ce dernier. Lucie se tourna vers sa camarade.



    « Ouai, je sais, c’est pas terrible, niveau protection contre les Kh’us. Mais au moins, ça décourage les pillards. »



    Une personne entièrement enroulée dans un tissus en lambeaux se présenta en haut du mur. Lucie leva la main d’un geste décontracté.



    « C’est bon Joseph, elle est avec moi ! »



    Immédiatement, la personne en haut du mur tira une corde qui fit rapidement se lever quelques morceaux de taule, créant un trou assez spacieux pour faire passer plusieurs personnes d’un coup. Lucie se retourna vers Sandy d’un air amusée.



    « Ça en jette, un ? Et, fais pas attention à Joseph. Il garde la porte, et aime s’habiller comme ça surtout pour effrayer les personnes extérieures au camp. »



    Lucie guida alors Sandy dans le camp. L’endroit ressemblait plus à un bidonville, mais semblait étrangement accueillant. Chaque personne que les deux femmes croisaient leur faisait amicalement signe ou se présentait à Sandy de manière chaleureuse. Sandy se rapprocha de Lucie pour ne pas se faire entendre.



    « Vous avez l’air relativement heureux.

    -Pourquoi on le serait pas ? Ouai, on vit l’équivalent d’une apocalypse zombie, les chatouilles en plus, mais c’est pas une raison. On arriverait à rien à déprimer.

    -…Tu marques un point.

    -Bon, par contre, vaut mieux que je te présente au chef. Si je ramène quelqu’un sans lui en parler, elle risque de le prendre mal. »



    Lucie guida la scientifique au fin fond du campement, arrivant devant un petit cabinet. Il faisait partie des seuls bâtiments du camp à ne pas être en matériaux de récupération. Lucie ouvrit la porte sans ménagement.



    « Salut m’dame Fujikooo ! »



    Une jeune femme japonaise d’environ 35 ans était assise au milieu d’un bureau. Elle était très grande, svelte et avec des formes généreuses, arborant une magnifique chevelure noire et brillante, s’arrêtant à ses hanches. en train de trier des dossiers. La jeune femme sembla avoir un frisson de dégoût en entendant la voix de Lucie.



    « Lucie…qu’est-ce que je t’ai déjà dit ?

    -Pfff. D’arrêter de rentrer chez toi comme dans un moulin…

    -Exactement. »



    Mrs.Fujiko fixa Sandy d’un regard glaçant, avant de se tourner de nouveau vers Lucie.



    « Et je me souviens même que tu étais censé me prévenir si tu trouvais une personne à recruter. De préférence AVANT d’entrer dans le camp.

    -Euh, ouai, ouai, j’avoue, j’ai gaffé. Mais ça s’est fait sur le vif, et…

    -C’est bien ce que je te reproche !

    -P-P-Pardon, ç-ça va, je…j’voulais juste aider, moi… »

    Mrs.Fujiko soupira, avant de se tourner vers Sandy.

    « Pardon de t’infliger ça. Tu n’y es pour rien, tu ne pouvais pas savoir. »



    La jeune japonaise parti derrière son bureau, avant d’en sortir plusieurs pinceaux, brosses et plumeaux, ainsi qu’une longue corde qu’elle saisit dans ses mains.



    « Tu m’as désobéi. Tu sais ce qui t’attend ?

    -Hum, euh, wowowowo, on va pas réagir comme ça juste pour ça, hein ?

    -Tu ne connais pas cette personne. Elle pourrait être une pillarde, ou autre. Et tu connais la règle. Si tu désobéi, tu dois être punie. Ne t’en fais pas. Comme ta faute était mineure, je ferais en sorte de ne pas y aller trop fort. »



    Lucie soupira, avant de se diriger à droite du bureau, où se trouvait un canapé, puis s’allongea dessus, avant de lever les bras vers le haut. Mrs.Fujiko enroula la corde aux poignets de Lucie tout en parlant à Sandy.



    « Tu peux sortir. Tu n’as pas fauté. Bien que tu doives toujours me prouver que tu n’es pas dangereuse. Tu peux sortir, le temps de la punition. Sauf si, bien sûr, tu préfères regarder, ce qui ne me dérange absolument pas.

    -N…Non, ça ira. Je vais sortir. »



    Sandy sorti du cabinet, avant de tomber nez à nez avec deux jeunes hommes musclés, gardant l’entrée du cabinet, lui ordonnant de rester ici. À peine quelques secondes après être sorti, elle entendit déjà Lucie hurler de rire, suppliant d’arrêter. Pendant ce temps, un jeune homme aux cheveux blond coupés très courts, d’une vingtaine d’années, à la carrure assez banale, et couvert de suif, se présenta devant Sandy.



    « Salut, euh, j’m’appelle Connie. Lucie m’a prévenu que tu cherchais un véhicule pour nous aider. Viens, je travaille justement dessus.

    -P…Pour vous aid… ? »



    Connie tira Sandy vers le garage à l’ouest du camp, sans que cette dernière ne puisse terminer sa phrase. Ils avaient réarrangé une caserne de pompier pour en faire un garage. Le bâtiment était vétuste, mais l’intérieur était parfaitement bien organisé, les outils bien rangés. Connie guida Sandy vers un camping-car sur lequel on avait soudé des lames d’armes blanches de différentes taille.



    « Pas mal, hein ? Comme ça, peu importe où tu iras, tu seras à l’abri des Kh’us. Y a un bouton sur le siège conducteur pour rétracter les piques. Bien pensé, hein ?

    -Euh, ouai, c’est génial, mais…

    -Attend, t’as pas encore vu le mieux !

    -…Je vais l’égorger… »



    Sandy peinait de plus en plus à garder pour elle son côté affirmé. Elle qui avait tellement prise pour habitude de diriger les autres se retrouvait dirigée par n’importe qui. De plus, il régnait dans cet endroit une atmosphère étrange. Une sorte de fausse tranquillité, ce qui ne plaisait pas du tout à la jeune femme. Mais qu’importe, Connie tira Sandy à l’intérieur du véhicule. L’intérieur était tout à fait normal pour un camping-car de luxe, avec une petite douche et un lit à droite, un coin cuisine et salle à manger au milieu, comprenant un large frigo, et enfin, le siège conducteur en cuir, avec tableau de bord tout équipé. Connie appuya sur un bouton sur lequel était inscrit un hérisson, ce qui fit se rétracter les piques sur le véhicule.



    « T’as vu ? Et enfin, mais ça c’est pour le fun…

    Connie montra un bouton sur la gauche sur lequel était inscrit une plume.

    …Au cas où tu croiserais des gens à interroger. »



    Au moment d’appuyer sur le bouton, le tableau de bord se retourna avant de laisser place à un second tableau de bord entièrement différent. Dans le même temps, le pare-chocs du véhicule se transforma en table d’interrogatoire, avec des bras mécaniques pour immobiliser une cible, ainsi que des plumeaux, des plumes, des doigts, trônant au bout de tentacules mécaniques attendant que quelqu’un se place sur la table. Connie remit le pare-chocs à son état initial, avant de se retourner vers Sandy.



    « Alors, ça en jette hein ?

    -Bon, écoute, t’as l’air d’avoir mis du temps dans ce truc, mais…»



    Alors que Sandy voulait lui dire la vérité, un homme se présenta devant le véhicule.



    « Connie, la nouvelle, on a capturé des espions. La patronne veut vous voir pour vous montrer comment ça se passe ici. Surtout toi, la nouvelle ! »


  • Saizo Avatar
    Saizo - il y a 1 an

    Bonjour à touuus ! J'espère que votre confinement se passe bien. Voilà le prochain chapitre, mais, il va falloir attendre un peu pour avoir le suivant. Et oui, mais voyez-vous, j'ai fait un rêve qui m'a inspirer une autre histoire, en un seul chapitre, mais qui promet d'être intéressante (si je me débrouille bien XD). Et puis, j'ai remarqué quand même un truc. Bosser sur la même chose encore et encore, et ne rien faire de nouveau, j'aime pas trop. Alors cette petite pose sur cette histoire me permettra de changer d'air un peu, et aussi surtout pour prévoir la suite de l'histoire XD.

    Bon, cette présentation a déjà trop durée, mais je voulais quand même vous prévenir de la petite pause qui suivra. Enfin bref, maintenant que c'est fait, bonne lecture à tous ! :)






    Chapitre 4 : Absence de pitié







    Connie sembla aux anges que Mrs.Fujiko fasse un tel honneur à Sandy, mais cette dernière s’en fichait éperdument, suivant tout de même l’homme inconnu pour terminer devant un bâtiment ressemblant à un ancien bâtiment de police. L’homme invita Sandy à le suivre, bien que la scientifique n’eût pas vraiment le choix. Les deux individus entrèrent alors dans le bâtiment, avant que l’homme ne guide Sandy au fond du bâtiment, là où se trouvaient une multitude de cellules. Sandy fut saisie d’horreur en entrant dans le couloir des cellules. Le couloir était grand, mais désespérément long, peu éclairé, et l’intérieur des cellules étaient garnies de Kh’us enragé, frappant contre les grilles des cellules. Sandy n’était pas rassurée, tandis que Mrs.Fujiko se présenta devant la scientifique.



    « Merci d’être venue si vite. Tu vas pouvoir contempler un interrogatoire bien de chez nous. Amenez-moi les espions ! »



    Sandy fut alors surprise de voir des gardes amener une femme dans la trentaine, accompagnée de deux enfants ne dépassant pas la dizaine d’années. Sandy se retourna alors vers Mrs.Fujiko.



    « C’est ça vos espions ?

    -Exactement. Il paraîtrait qu’ils ont tenté de voler dans la réserve de nourriture. Et je veux savoir pourquoi.

    -Euh…parce qu’ils avaient faim ?

    -Tss. Bien trop évident. Moi, je pense, et je suis même certaine, qu’il s’agit d’espions. Et j’ai même un très bon moyen de le savoir. »



    Mrs.Fujiko se plaça devant la jeune femme, qui était retenue par un garde, de même pour les deux enfants.



    « Bien. Je ne vous offrirais qu’une seule chance. Pour qui travaillez-vous ? »



    La jeune prisonnière leva la tête, fixant le visage froid et sévère de son interlocutrice.



    « P…Personne. Je voulais juste à manger pour l’un de mes fils.

    -Tiens donc. Et lequel ? »



    La prisonnière hésita un instant, avant de pointer d’un doigt tremblant l’enfant sur sa droite. Mrs.Fujiko s’accroupi devant l’enfant, qui devait avoir 12 ans, et afficha un visage étonnamment bienveillant.



    « Tu as faim, c’est ça ?

    -Euh, o-o-oui… »



    La jeune femme toucha le ventre de l’enfant du bout des doigts, toujours avec le plus grand sourire.



    « Ce petit ventre m’a pourtant l’air étonnamment rempli. »



    Puis, petit à petit, le visage souriant et chaleureux de Mrs.Fujiko se déforma, affichant un sourire sadique, terrorisant les prisonniers.



    « Viens avec moi, petit, je vais t’offrir de quoi taquiner ce joli petit ventre. »



    Mrs.Fujiko attrapa l’enfant par le col, avant de le traîner vers l’une des cellules, où elle souleva le haut de l’enfant, dévoilant son ventre, avant de coller ce dernier à la grille froide de la cellule. Soudain, ce fut un gargouillement bruyant qui résonna dans la pièce, avant qu’une dizaine de tentacules au bout desquelles dansaient des lèvres duveteuses n’émergent des ténèbres de la cellule. L’enfant, collé à la grille, commençait à trembler de peur, tandis que le sourire de Mrs.Fujiko s’élargissait d’autant plus.



    « Tu verras, ça va te faire du bien ! »



    Les bouches fondirent ensuite droit vers le ventre de l’enfant, avant de s’y coller, de s’y frotter, de lécher goulument le ventre tremblant de ce dernier. L’enfant tremblait comme une feuille, avant d’éclater de rire, tandis que la prisonnière suppliait la pitié de son bourreau.



    « Quoi ? Tu n’aimes pas voir ton enfant rire ? tu es donc une mère indigne ? Tu le serais moins si tu me disais qui vous a envoyé ! »



    Alors que la mère suppliait la libération de son enfant, tout en clamant son innocence, l’enfant pleurait déjà, tandis que les lèvres et les langues glissaient sur son ventre avec une malice horrifiante, devant le regard médusé de Sandy, qui observait la scène, en retrait, horrifiée par ce qu’elle voyait, une sadique qui torturait un enfant innocent devant sa propre mère, en larmes, et suppliant son bourreau de subir la torture à sa place. Ce fut alors trop pour la scientifique. Elle avait beau être très curieuse envers ses étranges monstres, mais ce n’était pas une raison pour y impliquer un enfant pour son plaisir personnel.

    La jeune scientifique saisit alors rapidement les clés des cellules dans la poche de Mrs.Fujiko, puis se tourna alors vers une autre cage, et l’ouvrit en direction des gardes. La créature enfermée sauta de sa cage, avant de foncer sur la première chose qu’elle vit : les gardes. Le LKh’us libéré était un une sorte d’araignée, équipée d’une vingtaine de longues mandibules couvertes d’un épais pelage touff-u. Le Kh’us sauta en direction des gardes, avant d’en attraper un par les hanches à l’aide de ses mandibules, avant d’y faire balader ces dernières sur la peau de sa proie, qui supplia de l’aide. Mrs.Fujiko, perturbée par la scène qui se passait à sa droite, jeta l’enfant sur sa gauche, avant de se retourner vers Sandy, furieuse.



    « Mais qu’est-ce qui te prend ?!

    -Je suis scientifique, pas bourreau d’enfants. »



    Mrs.Fujiko voulu se diriger vers Sandy, mais le Kh’us lâcha sa proie actuelle pour se diriger vers la proie la plus bruyante, c’est-à-dire Mrs.Fujiko. Le Kh’us sauta alors droit vers la jeune femme, mais cette dernière esquiva. Le Kh’us s’écrasa au fond du couloir, avant de se relever, puis de sauter de nouveau sur sa proie, tandis que les gardes vinrent prêter main forte à leur patron. Sandy, quant à elle, profita de la panique pour faire fuir la petite famille prisonnière en dehors du bâtiment, et fuir à son tour vers le garage du camp. Lorsqu’elle fut finalement sur place, la scientifique entendit des cris retentir, provenant de la « prison ». Un nombre toujours plus important de Kh’us s’échappaient des cellules, surement à cause du Kh’us arachnéen qui a dû enfoncer certaines cellules, libérant ainsi les prisonniers touffus. En peu de temps, le camp entier fut pris dans une panique généralisée. Les Kh’us couraient dans tous les sens, de même pour les habitants du camp, tandis que l’on entendait des cris, des rires, et des pleurs. Les gardes avaient beau être nombreux, les Kh’us libérés étaient malheureusement plus nombreux. Sandy avait l’impression de revivre le début de l’invasion des Kh’us. Cependant, raison de plus pour ne pas traîner dans les parages. Si Sandy volait le camping-car, puis prenait la sortie arrière du garage, personne ne le remarquerait dans la panique, et les Kh’us seraient trop occupés par les habitants en panique pour se soucier du bruit du véhicule. Sandy se faufila alors dans le garage, désert. La panique a forcément dû alerter les mécaniciens, qui avaient fuit l’endroit. Sandy grimpa alors dans le camping-car, avant de remarquer que Connie avait laissé les clés sur le contact. Sandy démarra alors le véhicule, avant de faire marche arrière, puis de voir la porte arrière du garage s’ouvrir.



    « Tiens, des portes avec détection. Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu ça. »



    Cependant, Sandy remarqua Mrs.Fujiko devant la sortie. Elle avait la chevelure ébouriffée, peinait à tenir sur ses jambes, une trace d’urine tâchant son entrejambe. Elle semblait véritablement folle de rage, tandis qu’elle pointait le véhicule d’un bras tremblant.



    « TOI ! N’espère pas que tu vas t’enfuir si facilement ! Tu aurais pu faire tellement de choses avec nous ! Mais tu as détruit cet endroit ! Je te punirais pour ce que tu as fait ! Je te punirais pendant des jours ! Des semaines ! Tu me supplieras de t’épargner alors que l’urine dégoulinera à flot dans ton pantalon ! Tu seras à moi ! Rien qu’à MOI ! Jusqu’à ta mort! »



    Cependant, la jeune femme, dans sa tirade, attira un Kh’us à l’allure serpentine, qui sauta sur elle, la plaquant au sol, tout en la retirant du passage du camping-car. Sandy profita de ce moment pour faire marche arrière à toute vitesse, avant de foncer vers les portes du camp. Dans son rétroviseur, la scientifique voyait le Kh’us s’enrouler de plus en plus autour de Mrs.Fujiko, ne voyant d’elle plus qu’un bras convulsant comme un fou, tendu vers le véhicule. Sandy fonçait à présent hors du camp, enfonçant sans effort la clôture de ce dernier, et suivant le sentier qui l’éloignait du camp. Alors que la pression redescendait, la jeune femme soupira de soulagement.



    « Pfiou. Elle était complètement cinglée, cette Mrs.Fujiko. Enfin bon, ce n’est pas comme si je risquais de la revoir un jour, vu l’endroit où je me dirige. Y a une carte, dans ce camping-car ? »



    Alors qu’elle conduisait, Sandy diminua l’allure pour fouiller dans la boîte à gants à sa droite, puis en sorti une carte routière.



    « Parfait. Maintenant, c’est qu’une question de temps, Mégane. Je vais te retrouver, avec cet engin, j’en suis certaine. »


  • Call me H. Avatar
    Call me H. - il y a 1 an

    L'histoire est bien menée et j'apprécie beaucoup tous les détails que tu as mis dans chaque chapitre. ça permet de bien visualiser chacun des personnages. Et le contexte m'a également séduite pour son originalité. ça change des scènes de chatouille "classiques". Et en tant que grande adepte de science-fiction, je ne peux que valider ;) !


  • nahognas Avatar
    nahognas - il y a 1 an

    Pour avoir vu le film, le concept reste intéressant.



    Après tout s'enchaine assez rapidement, Sandy n'a pas une minute de répit ^^'



    A voir ce que donnera la suite.


  • Saizo Avatar
    Saizo - il y a 1 an

    Oui, c'est une des raisons pour lesquelles je fais une pause. Je repense au scénario, entre autre, parce que ça allait trop vite, et ça me convenait pas trop. Je vais essayer de faire plus lentement pour les prochains chapitres :).


  • chatouillesdu92 Avatar
    chatouillesdu92 - il y a 11 mois
    Heu cette histoire est super sympa ! J'adore le scénario, simple mais on est direct à fond dedans !