Histoire : Demain, je mange au bureau ?

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Histoire


Histoire ajoutée le 25/08/2025
Épisode ajouté le 25/08/2025
Mise-à-jour le 25/08/2025

Demain, je mange au bureau ?

Salut à toutes et à tous. Ma première histoire. Qu'est ce que vous en pensez? Je travaille sur une éventuelle suite...


"Nous sommes en 1984, et cela fait maintenant un peu plus de trois semaines que je suis chez M. Alexandre B., ingénieur de son état, et qui me permet de faire mon stage dans le cadre de mes études. Je suis assez concentré par toutes les missions que me confie mon maître de stage. Tout ce passe bien. 

Il est assisté par une secrétaire, Isabelle. Très belle dame, assez grande, brune, de jolies yeux noir, et surtout… des pieds de reine. Elle porte très souvent des chaussures à talon qui laisse entrevoir  sa belle voute plantaire, et ses petits orteils dont les ongles sont recouvert de vernis d’un rouge vif. Bref, un vrai plaisir pour mes yeux de fétichiste… Mais je ne tergiverse pas trop, je reste concentré sur mon travail de stagiaire. 

Je m’appelle Gilles, j’ai 18 ans, et je suis étudiant dans une grande ville du pays. J’habite un petit village au nord de la ville. Je suis brun, je fais 1, 69 m. Je sais, je ne suis pas très grand. Pas maigre, ni gros, une morphologie assez moyenne finalement, mais je suis assez bien proportionné. Je fais du sport régulièrement. Je prends soin de mon corps. Je n’ai pas de très grandes mains et je chausse du 38 (Et oui, j’ai des petits pieds…). J’ai aussi l’habitude de m’habiller assez cool. 

Comme je suis étudiant et que je ne travaille pas encore, je n’ai pas beaucoup d’argent . Je travaille régulièrement pendant les vacances scolaire, et l’argent que je gagne me permet surtout de me payer mes études et quelques loisirs.

Tous les matins, je prends le bus pour me rendre sur mon lieu de stage assez tôt, vers 6H00, pour être sûr d’être au bureau à 8h30. Pour midi, 12H30 exactement, comme je ne suis pas très riche et que je n’ai pas le temps de revenir chez moi,  j’ai pris très vite l’habitude de manger pas très loin du bureau, dans un grand jardin public où je me restaure avec un sandwich fait maison que j’ingurgite avec une boisson quelconque. 

J’apprécie vraiment ce moment où je récupère d’une matinée studieuse. Il arrive de temps en temps que je me promène, mais la plus part du temps, je me prélasse sur le banc où j’ai mangé mon petit repas, ou à coté, sur l’herbe sur laquelle je m’allonge. Je ne m’endors pas. Souvent, je réfléchi, à peu près à tout et à rien. 

Pendant ces moments paisibles, je me détend, et souvent je me déchausse pour aéré mes pieds. Il fait chaud, cet l’été. Je porte, ça dépend des jours, et aussi de comment je m’habille, soit des tennis, ou des mocassins. Quand je porte des tennis, c’est toujours avec des chaussettes, mais je suis souvent pieds nus quand j’ai les mocassins. 

Le week-end dernier, j’ai encore fait un soin de pieds… chez ma cousine. En effet, elle pédicure/podologue et elle m’embête tout le temps pour que je fasse attention à mes pieds. Bon, pour lui faire plaisir, et aussi pour lui permettre de s’exercer vu qu’elle a débuté il n’y a pas longtemps, je me prête au jeu et je la laisse tripoter mes pieds. Mais je dois avouer aussi que j’aime bien. Je trouve que j’ai de jolie pied même si ma cousine se moque un peu moi en me disant que j’ai des pieds de filles. C’est peut-être aussi pourquoi je les aime bien. Ils sont petits,  j’ai les orteils court, et une belle voûte plantaire mais pas trop prononcé.

Quelquefois, elle s’amuse gentiment à me chatouiller la plante des pieds. Mais cela ne dure qu’une demi seconde car elle sait qu’elle risque des représailles.

Ah oui !! Je ne l’ait pas encore précisé :  En plus d’être fétichiste des pieds, je suis un chatouilleur invétéré. Depuis assez petit jusqu’à mon adolescence, mais moins aujourd’hui, je m’amuse à chatouiller ma sœur, mon frère, mes cousins et cousines, quelquefois aussi des amis et amies qui venaient à la maison lors de fêtes d’anniversaires par exemple. Quelques ventres, quelques aisselles et surtout quelques pieds ont eu le privilège de rencontrer mes doigts chatouilleurs, sous l’emprise d’étreinte bien menée. Aussi, étant parmi l’ainé des garçons de la famille, donc un des plus fort, je n’ai jamais eu à subir quelques vengeances que ce soit, et c’est tant mieux… !

Je sais que je suis chatouilleux. J’ai vraiment horreur de subir les chatouilles. Je sais que je suis chatouilleux car à deux ou trois occasions, quand j’étais petit, mon père m’a chatouillé très succinctement mais assez pour me faire comprendre que je ne supporte pas ça. C’est très paradoxal c’est vrai, mais être chatouillé, NON ! Et puis, je ferais toujours attention de ne pas chatouiller quelqu’un qui pourrai ce venger facilement.

Les petites chatouilles que s’amuse à me faire ma cousine pendant les soins des pieds sont assez légère et inoffensives pour être vraiment intolérables.

 

Je rappelle que nous sommes en 1984 et qu’il n’y a pas comme aujourd’hui d’internet, de smartphone et de réseaux sociaux. Donc je suis assez persuadé que mon attirance pour les chatouilles que je fais subir aux autres est quelque chose d’unique. En effet, même si mes victimes pouvaient penser à se venger, je sens bien qu’il n’y a pas d’obsession de leur part à me chatouiller, ou à chatouiller d’autres personnes. Je sens bien que je suis le seul vrai chatouilleur dans les parages. Cette déviance a l’air de m’appartenir. Je ne connais personne qui aurait cette attirance pour les chatouilles, ni l’impression que ça existe ailleurs.

Je dois avouer aussi que je n’en parle pas du tout.

 

Aujourd’hui, il fait assez beau, et comme d’habitude je vais prendre mon repas au jardin public. Je suis sur un banc, plutôt éloigné du grand passage, j’aime bien être tranquille. Ce matin, j’ai décidé de porter des tennis et bien sûr comme presque tout le temps, je me déchausse. Mes pieds blancs dépassent de mon pantalon en jean bleu. Je pose mes pieds sur le banc et mes genoux me servent de repose tête. Alors que mes orteils sont dans le vide, mes talons sont bien encrés sur la première barre en bois du banc public. Tout en étant dans mes pensées, je me triture les orteils que je fais frétiller … rien de spécial… 

Alors que j’ai ma tête encore dans mes genoux,  plongé dans mes pensées, une voix brise ma concentration et lance un « Et bonjour… ! » plutôt réjouit. Je relève ma tête dans le même instant, et je vois un gars… Que dis-je, je vois LE gars.  Oui ce gars qui, depuis les premiers jours où je viens manger dans ce parc, me dit bonjour, avec un grand sourire étrange, pratiquement tous les jours, en passant très vite devant moi sans s’arrêter.

Rien de mal me direz-vous ? Mais la première fois que cela s’est produit,  et au moment où j’ai répondu à son bonjour, ce type s’est arrêté net de marcher. Avec un grand sourire sur son visage, il me redit bonjour avec un ton bizarre et je dirais même, étrangement intéressé. Ce après quoi, je dis : 

« Euh… oui, bonjour !

Lui : Comment ça va.. ? avec cet étrange sourire et s’avançant vers moi.

Moi : Ça va… Bonjour… point… ! » d’un ton assez sec. 

Sur ce, il se reprend, se retourne, et s’en va, se mettant à marcher, rapidement. 

J’avais bien aperçu, depuis le début que je squatte cette petite partie du parc le midi, que ce type marchait, se promenait, plutôt d’un pas décidé d’ailleurs, dans les allées gravillonnées du jardin. J’avoue que si je l’ai effectivement remarqué, je n’ai absolument pas prêté plus attention. C’est un type qui marche, comme d’autres, un point c’est tout.

Mais son comportement m’avais laissé, lors de cette première  pseudo rencontre, une mauvaise impression.  Je crois que j’ai tout simplement eu peur qu’il m’agresse. 

Ce type était assez grand, très grand même, costaud, avec un léger bide. Il portait toujours des baskets, un espèce de bermuda souvent avec une chemise à manche courte ou un T-shirt, cheveux châtain, un peu dégarni. 

Donc, ce dernier « bonjour » de sa part, où il avait tenté une seconde fois de m’abordé finalement, et où il m’avait sorti de ma détente, n’avait reçu de ma part, encore une fois, qu’un regard agacé. Et une fois de plus, il tourna les talons, puis s’en va. Bon.

Le lendemain, après ma matinée de travail, me revoilà dans le jardin public pour me restaurer. Aujourd’hui, j’avais vraiment envie d’être tranquille. Je me suis trouvé un coin très isolé du parc. Pendant tout le temps que j’ai pris pour manger, personne ne s’est promené devant moi, ni n’est venu se poser sur un banc voisin. J’étais seul. J’en ai profité pour m’enlever les tennis et me mettre pieds nus. J’avais vraiment envie d’ôter mes chaussettes, ce que j’ai fait car il faisait chaud.

 

Je me suis allongé sur le dos, dans l’herbe. Perdu dans mes pensées une nouvelle fois, j’ai fermé les yeux un moment pour me concentrer et profiter… Au bout de 1O minutes environ, j’ouvre péniblement les yeux à cause de l’intensité de la lumière du jour, et juste avant de me lever, je suis surpris par une silhouette, à contre-jour, devant moi. Je mets ma main devant mon visage pour me protéger du soleil, et mieux voir, et je m’aperçois que c’est à nouveau CE type … 

J’allais me lever, et…, c’est aller très vite ! 

Le bonhomme s’est avancé  rapidement vers moi, et au moment où j’essaie de me reculer, il attrape ma cheville droite. Malgré ma résistance, il me traine vers lui sur environ 50 centimètres, il fait un demi-tour sur lui-même, et s’assoie sur ma jambe droite au niveau de ma cuisse.

Je suis tellement surpris et pétrifié que je n’arrive pas à sortir un son de ma bouche. Là, il prend ma jambe gauche en la pliant vers lui, la place sous son bras, attrape mon pied et sa main du même bras tient fermement ma cheville. Bien sûr, à ce moment-là, je me débat assez violemment en poussant des grands cris d’énervement mais je m’arrête au moment où il me dit :

- MAIS arrêêêête…, je ne vais pas te faire de mal, ne t’en fais pas… !

-Euh…. Mais… , bafouillais-je tout en essayent de retirer ma jambe gauche son étreinte. Mais qu’est-ce que vous faites ?? LACHEZ-MOI !!!

- Chuuutttt …. Calme toi mon ami, calme toi, me dit-il, tout en touchant délicatement mon pied gauche avec sa main droite.

- HEEEEEEY…. Mais qu’est-ce que vous faiiiiiite ?? Je tire sur ma jambe pour la sortir de ce piège, mais il est très fort. Il me tiens vraiment bien.

Et là, il me dit :

- Dès la première fois que je t’es croisé, j’ai vu tes pieds. Tu t’en est sans doute pas aperçu, mais tu t’es déchaussé devant moi juste au moment où je suis passé devant toi la première fois. Et, tu sais que tu as de jolis petits pieds.

- Non mais n’importe quoi !!!!  lâchez moi… bordel… lui dis-je avec une voix assez effrayé.

- Mais calme toi je te dis. Je ne voulais pas te faire peur, et je ne vais pas te faire de mal, me dit-il. Et puis, je voulais juste te faire passer un bon moment. Mais pour ça, il fallait que je m’assure d’une chose.

Je ne comprends rien de ce qu’il me dit. Me faire passer un bon moment. Et s’assurer de quoi ? Je suis à cent mille lieux de ce qui va se passer.

Il reprend :

- Je veux juste savoir si tu es assez sensible pour bien rigoler avec moi.

 

Et là, d’un coup, c’est un électrochoc dans ma tête, je comprends de suite ce qu’il va faire. Ce qu’il va ME faire !!!… Et à peine ais-je compris, n’ayant même pas eu le temps de protester, que je me mets à hurler de rire. Je me redresse contre lui m’agrippant à ces épaules, mes deux jambes étant bloquées, asseyant avec mes mains d’attraper ses bras, et éprouvant des chatouilles intensives sur la plante de mon pied gauche. J’ai bien essayé de crier mais je ne pouvais pas. Je ne pouvais que rire…, riiire…, riiiiiiiire… et RIIIIIIIIIIIIIIRE …

 

Soudain, il s’arrête. Je reprends ma respiration avec un grand râle.

il dit :

- Waouh.. !! Mais ouiiiii mon petit, mais oui, ça le fait vraiment. On va bien s’amuser tous les deux. 

Je me redresse en m’agrippant à ses épaules : 

- NON MAIS... ARRETE …ArrêtArrêtArrête… … Arrête… … Je t’en supplie, arrête… Ne fais pas ça, ne fais pas ça. Arrête… Je crains les chatouilles…. Arrête… !!! NON, Vraiment…. Vraiment….. arrête arrête… tu ne peux pas me chatouiller. Pas MOI… !!!

Je n’arrive pas à croire ce qui m’arrive.

Il reprend :

- Mais pourquoi veux-tu que j’arrête mon petit ? Tu as l’air d’aimer ça, avec ton rire magnifique et joyeux.

- Mais c’est n’importe quoi, lui dis-je. Tu ne peux pas me chatouiller comme ça, ce n’est pas possible !! Pourquoi tu faiiiiiiis çaaaaaahahahahahahahah…. Heyeeeeyyyyyyyy…..HHHHHHHAAAAAAhahahahahahahahaahahahaha……..NOOOONNNnnnnnnnnnnNNHHHHHHHHHahahahahahahahaha……..AAAAAAhahahahahaha…..... AAAAAAAAAaaaaaaaaaaaaAAAAaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa..............rrrrrrrrrrrrrrrrr.................

 

Avant que je ne finisse ma phrase, ce type s’est remis à me chatouiller frénétiquement la plante de mon pied de plus belle, provoquant encore une fois une crise de rire hystérique. Je retombe le dos sur le sol, je fais tout mon possible pour retirer mon pied de ses mains mais rien n’y fait. Tout en riant comme un fou, Je me redresse encore une fois, j’essaie de lui arracher ses bras de ma jambe. C’est un tronc d’arbre, il ne bouge pas.

 

A travers mon rire, mes oreilles perçoivent un rire gras, entrecoupé de paroles qui disait :

- HAHA, je suis désolé, HAHA, mais c’était plus possible, HAHA, tu te rend pas compte,  tu n’arrêtais pas de me narguer avec tes petits pieds, HéHéHé, ALLEZ…. Guili GUILI GUILI… HOOOOoooo, Mais c’est que tu es vraiment trèèès chatouilleux mon ami…. GUILI GUILI ».

 

Moi :

NOooooonnnnaaaaaAAAAAAAAAaaaaaaaa…………..HHAAAAAAAAaaaaaaaaa………… AAAAAAAAAAAAaaaaaaaaaaaaAAAhhhAAAAAA Hihihihihihihihihihihihihihiiiiiiiihhihihihihihih………..OOOOhhhhhhhhahahahahahah…. ……… NNOOOOONNNNNN.....RRRrrrrrrrrr... AAAAHHHHhhhhhihihihhihihiihihihihihihihihihihihihihihihihihihihihihihiih…………………….kggnkgnnkggnkgngnkgnngngngn…….. RRrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr      ….……………. Hihihihihihiiihih. AAAAAAAAAAAAaaahehehehehahahahhahahahahahhahahahahahhaha..  NNNOOOoooooonnnnnnnnnnnnnnhahahhahahah…. hihihhihihihihihihihihihihihihihihihiiiiiii  ...................................AAAAHHHRRRRRHHHhhahahahahahahahahahahahahaaaaaa…. Hihihihihihihihihiihiih….   AAARRRRRRRhahahahahahagggggghihihihihihihihihihihihihihihihi…

 

Je deviens dingue tellement je ris. Ces chatouilles … ces chatouilles… bon sang, mais ce n’est pas possible. Moi, je suis en train de me faire chatouiller les pieds sauvagement par un inconnu dans un jardin public. Ce n’est pas vrai, ce n’est pas possible…. !!!

D’un coup, il met ma jambe gauche, qu’il tenait fermement dans ses mains, par terre. Alors qu’il était assis sur ma jambe droite, le voilà maintenant complètement posé sur mes deux jambes. Là, je sens la plante de mes deux pieds furieusement labourées par ses doigts. Mon sang ne fait qu’un tour. Je me met à hurler de rire, passant d’un long rire silencieux, jusqu’à un nouveau râle m’emmenant encore vers un rire clair interminable. J’essaie de protester, mais aucun mot n’arrive à sortir de ma bouche. A peine j’arrive à prononcer la première syllabe d’un mot que mon rire reprend immédiatement le dessus. Je n’arrive ni à parler, ni à penser, ni à analyser…. Je ris, point.

 

Je me met à frapper son dos avec mes poings, le plat de mes mains, mais il ne bouge pas. C’est une force de la nature.

 

Sensation horrible, … indescriptible.

 


Il s’arrête enfin…

Enfin.

 

Alors que je termine ma crise de rire, je l’entend dire : 

- J’adore ton rire. Tu as réellement un joli rire, tu sais, ? J’ai l’impression de chatouiller une fille.

- Mais, mais POURQUOI tu fais ça, lui dis-je en reprenant mon souffle. Mon esprit est complètement confus, c’est inimaginable…

 

En réponse, je n’ai que son rire gras.

 

Il se lève.

 

A peine délivrer de cette emprise, instantanément, je me recule de 3 ou 4 mètre au moins de lui pour échapper à une nouvelle attaque.

Je suis assis, les jambes repliées sur moi, mes plantes de pieds posées sur l’herbe.

Je reprends encore mon souffle.

Je ne dis rien.

Je le regarde encore avec un espèce de sourire forcé sur mes lèvres et quelques rires encore présent.  Je n’en reviens toujours pas.

Je mets mes mains sur mes pieds, comme pour les cacher.

Je m’aperçois que mes chaussures et chaussettes sont à côté de lui. Je n’ose pas allé les chercher. Le type les voit, il les prend et les jette vers moi. Je m’empresse de les mettre, bien sûr.

Je suis en sueur. Bon sang, je ne réalise toujours pas ce qui vient d’arriver.

 

- Alors ? Ça va ? On a bien rigolé, me dit-il, très content de lui .

- Mais non, mais non,  ça va pas du tout, c’est n’importe quoi…  lui dis-je encore affolé.

- Ne me dit pas que tu n’as pas aimé, tu riais comme une petite fille. Putain… mais tu es vraiment très chatouilleux, mon ami. Et puis, tu as vraiment de très jolis petits pieds. Et ils sont étonnamment très doux en plus.  C’était parfait…. Inespéré, mon ami.

- Putain, dis-je à mon tour, mais arrête avec ton ami … et puis je ne suis pas ton ami, connard.

 

Là, un moment de silence s’installe. Je finis de me rechausser correctement en faisant mes lacets.

 

Puis, sans prévenir, il se lève , Et là, tout en me faisant un clin d’œil, il me dit :

- Allez mon gars, j’y vais, et … à la prochaine… ! Au fait, je m’appelle Robert.

- A la prochaine ???  N’importe quoi… petit con !

 

Toujours abasourdis, je le vois s’éloigné nonchalamment, l’air satisfait.

 

Je ne bouge pas. Je regarde autour de moi. Il n’y a personne. Je vois ma poche de victuaille sur le banc. Ma boisson est renversée… Je la ramasse.

 

Mince… me dis-je en reprenant mes esprit!!! Je me rend compte que je vais être en retard au bureau. Mon maître de stage ne va pas être contant car je reprends à 13H30. Je regarde vite ma montre, et … ??? Il est 13h12. Je ne comprends pas. Je suis arrivé à 12H30. J’ai fini de mangé vers 12H50, et le temps de pose sur la pelouse pour me détendre ne m’a pris qu’une dizaine de minutes. Ce type ne m’a chatouillé que pendant … sept minutes ??? J’étais persuadé du double, du triple de temps même.

 

Ma montre n’est pas cassée.

 

Je me lève à mon tour, je prends mes affaires et me dirige vers le bureau. A peine arrivé sur mon lieu de stage, je me dirige dans la cuisine et me sert un grand verre d’eau. Mon maître de stage arrive à ce moment-là. Il me regarde en me dévisageant et me dit :

- Ça va ? Tu as l’air un peu bizarre.

- Oui, oui, ça va, merci… euh.. en fait, non pas trop. Je crois que je suis un peu barbouillé. Je ne me sens pas très bien. Ca vous dérange si je rentre chez moi dès maintenant, je serais de retour demain matin sans faute.

- Mais oui, bien sûr, me dit-il. Tiens moi juste au courant de ton état au cas où tu ne viendrais pas demain malgré tout. Rentre bien.

- Mais oui, tu peux y allez, me dis Isabelle, la secrétaire, tout en faisant du dangling avec sa chaussure. Je ne m’en soucis même pas plus que ça.

 

Je suis dans le bus. Il fallait bien que je prétexte de ne pas être bien pour rentrer chez moi. Je n’aurais pas pu travailler et aurais été incapable de me concentrer après ce que qu’il s’est passé. Je suis perdu dans mes pensées, sans d’ailleurs pouvoir penser à quoi que ce soit finalement.

Arrivé chez moi, Je pousse la porte de ma chambre et je m’affale sur mon lit. Je me déchausse et m’enlève les chaussettes. Et là, je regarde mes pieds. Je les regarde longement,  attentivement. Je me met à les toucher, à les masser, surtout la plante des pieds. c’est à ce moment-là que j’ai l’impression de réaliser. Je me met à sourire bêtement en secouant la tête. Je me remémore ce moment horriblement incroyable. Je n’aurais jamais pensé vivre un moment pareil, surtout là, comme çà. C’était impensable. Depuis toujours, c’est moi le chatouilleur. C’est moi qui fait des chatouilles. C’est moi qui me délecte d’entendre des rires que je provoques en torturant des pauvres pieds sensibles de mes victimes. C’est moi qui entend  des supplications de détresse afin que j’arrête les chatouilles que je fais subir à quelques chatouilleux malchanceux de me croiser, pas l’inverse.

 

J’ai toujours pensé que j’étais le seul à avoir ce genre de fétichisme, mais…. Mais non en fait. Il existe. Il existe lui… et le comble, c’est qu’il soit tombé sur moi, et il a fait de moi sa victime, son jouet à chatouilles. C’est déroutant.

 

Je me rappelle cette sensation d’impuissance, de ce rire incontrôlable provoqué par les attouchements de ces doigts sur la plante de mes pieds. Je me mors les lèvres d’incompréhension. En me concentrant un peu, j’arrive aussi à me rappeler des mouvements de ses doigts sur les endroits sensibles de mes petons, de ce lien avec ÇA et mon rire hystérique.

 

Merde alors…

 

Demain, je mange au bureau ?

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