Histoire : Hystérie dans la salle 104 (2ème partie) HH/F

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Histoire ajoutée le 18/01/2026
Épisode ajouté le 18/01/2026
Mise-à-jour le 18/01/2026

Hystérie dans la salle 104 (2ème partie) HH/F

Hystérie dans la Salle 104 Partie 2


Le trentième jour arriva enfin. Pour Clara, ce mois avait été une éternité de sensations exacerbées, transformant sa perception de son propre corps. Elle n'était plus la même étudiante qu'au premier jour ; elle était devenue une créature de pure réactivité nerveuse, ses pieds ayant développé une sensibilité telle qu'un simple murmure semblait pouvoir les faire tressauter.

Pour cette dernière session, l'administration universitaire et Marc avaient préparé une conclusion à la hauteur de "l'expérience". Lorsque Clara glissa ses pieds dans le carcan pour la dernière fois, elle sentit immédiatement une différence. Les assistants ne se contentèrent pas d'une fine couche d'huile ; ils appliquèrent un baume chauffant spécial qui dilatait chaque pore et rendait chaque terminaison nerveuse à vif.

Ses orteils furent tirés vers l'arrière avec une tension maximale, exposant ses plantes de pieds comme des cordes de violon prêtes à vibrer. De l'autre côté du mur, une foule inhabituelle s'était massée. Le bruit courait que c'était le final de la "Rebelle de la Salle 104".

Marc s'avança, mais cette fois, il n'était pas seul. Il avait invité deux autres étudiants à l'aider pour ce qu'il appelait "l'orchestre sensoriel".
« C'est le dernier soir, Clara, » annonça-t-il à travers la cloison. « On va s'assurer que tu ne l'oublies jamais. »

Dès que le premier contact eut lieu, Clara bascula instantanément dans une hystérie totale. Ce n'était pas un seul outil, mais six mains et une douzaine d'accessoires qui s'abattirent sur ses pieds simultanément.

Marc maniait deux brosses à dents électriques sur ses talons.
Le deuxième étudiant faisait courir des plumes de paon entre ses orteils fixés.
La troisième utilisait des pinceaux de maquillage ultra-doux pour tracer des cercles frénétiques sur ses voûtes plantaires.

Clara explosa. Le son qui sortit de sa gorge était un rire aigu, saccadé, presque inhumain. Elle se convulsait si violemment que le fauteuil lui-même grinçait sous la force de ses spasmes. Ses pieds, pourtant solidement ancrés, semblaient vouloir s'arracher de ses jambes tant les chatouilles étaient électriques.
« HAHAHA ! NON ! PITIÉ ! HÉHÉHÉ ! ARRÊTEZ ! TOUS EN MÊME TEMPS... C'EST TROP ! » hurlait-elle, les larmes coulant librement sur ses joues rougies.

Elle n'avait plus aucune barrière. Chaque effleurement du pinceau sur sa peau surchauffée par le baume déclenchait une décharge qui la faisait se cambrer jusqu'à l'épuisement. La sensation était si dense, si omniprésente, qu'elle ne savait plus où commençait une chatouille et où s'arrêtait l'autre. C'était un océan de stimuli insupportables.
Après une heure de ce traitement intensif, Marc fit signe aux autres de s'arrêter. Le silence qui suivit fut seulement brisé par les sanglots de rire résiduels de Clara et sa respiration haletante.

Marc s'approcha une dernière fois du mur et, d'un geste presque doux, il tapota le bout de son gros orteil. Clara sursauta violemment, un dernier éclat de rire nerveux s'échappant de ses lèvres.
« C'est fini, Clara. Tu es libre. »

Le carcan se déverrouilla dans un déclic métallique. Clara retira ses pieds avec lenteur, ses muscles encore secoués de tressaillements. Elle resta un long moment assise, les pieds nus sur le sol froid, savourant le simple calme après l'orage sensoriel qu'elle venait de traverser.
Pour marquer la fin de sa sentence, l'administration universitaire avait prévu une ultime vérification. Avant de valider officiellement la fin de son "service de recherche", Clara dut se soumettre à un examen final dans la salle 104, non pas avec Marc, mais avec le Docteur Aris, le responsable du département de psychologie sensorielle.

Clara était toujours installée sur son fauteuil, les pieds enfin libérés du carcan mural mais encore d'une sensibilité exacerbée. Le Docteur Aris entra, tenant une tablette et une fine baguette de plexiglas.
« Mademoiselle, avant de signer votre décharge, je dois évaluer si l'hypersensibilité développée au niveau plantaire s'est propagée à d'autres zones réflexogènes du corps. C'est une procédure de routine pour nos données », expliqua-t-il d'un ton clinique qui ne la rassura pas du tout.

Il lui demanda de lever les bras et de croiser les mains derrière sa tête. Clara, épuisée et encore tremblante, obéit. La position exposait ses flancs et ses aisselles de manière totale.
Le docteur commença par ses côtes. Il n'utilisa pas d'outils, mais ses doigts gantés de latex, froids et précis. Il commença à "pianoter" rapidement le long de sa cage thoracique.

L'effet fut instantané. Clara, dont le système nerveux était à vif après un mois de torture plantaire, réagit avec une violence qu'elle n'avait pas soupçonnée. « NOOON ! Haha ! Docteur ! » hurla-t-elle en essayant désespérément de rabattre ses coudes.
« Restez immobile, Clara. C'est pour la science », ordonna-t-il calmement. Il insista sur les zones molles entre ses côtes, ses doigts s'enfonçant légèrement pour stimuler les nerfs les plus profonds. Clara se tordait sur le siège, son rire devenant saccadé, presque hystérique. Sa peau semblait s'enflammer sous chaque pression.

Puis, le Docteur Aris remonta vers ses aisselles. C’était son point le plus vulnérable, une zone qu'elle avait réussi à protéger pendant tout le mois. Lorsqu'il commença à y faire des cercles rapides avec ses index, Clara perdit totalement pied.
Ses jambes, encore libres, s'agitèrent frénétiquement en l'air tandis que son torse se convulsait. Le rire qui s'échappait d'elle était pur, sauvage, dépourvu de toute retenue. C’était une explosion de chatouilles si intense qu'elle en perdait le souffle. « HAHAHA ! S'IL VOUS PLAÎT ! HIHIHI ! C'EST PIRE QUE LES PIEDS ! »

Le médecin nota scrupuleusement ses réactions sur sa tablette : "Sujet présentant une réponse hystérique généralisée. Seuil de tolérance quasi nul."  Il termina en utilisant une petite brosse rotative directement dans le creux de ses aisselles, provoquant chez Clara une dernière quinte de rire si forte qu'elle finit par glisser presque de son siège, les larmes coulant de plus belle.
Le docteur s'arrêta enfin, rangeant ses instruments. Clara resta prostrée, le souffle court, ses côtes encore parcourues de spasmes douloureux tant elle avait ri.

« Impressionnant, » conclut-il en signant le document officiel. « Votre sensibilité est effectivement au maximum. Vous êtes libre de partir, Clara. Mais je vous suggère d'éviter tout contact physique dans les prochaines quarante-huit heures. »

Clara quitta la pièce, ses bras serrés contre son corps comme pour protéger ses côtes encore brûlantes de sensations. Elle avait survécu, mais elle savait que son corps resterait, pour longtemps, un véritable champ de mines sensoriel

Elle avait survécu au mois le plus vulnérable de sa vie. Elle savait maintenant que son rire était sa plus grande faiblesse, mais aussi que personne sur ce campus ne la connaissait aussi intimement que ceux qui s'étaient arrêtés devant ce mur de bois, consciente que chaque pas qu'elle ferait désormais lui rappellerait, par un léger frisson, le souvenir indélébile de la salle 104.
FIN

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