Histoire : Révélation /\

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Histoire


Histoire ajoutée le 13/08/2008
Épisode ajouté le 13/08/2008
Mise-à-jour le 03/07/2021

Révélation /\

Je vous souhaite une bonne lecture... :) Puissiez vous l'apprécier à sa juste valeur...

Révélation




La lumière du jour traversa la fenêtre de la petite chambre en ce début d’après-midi et alla s’écraser sur les yeux clos de Joël. Ce brusque changement de luminosité mit fin à la grasse matinée qui avait suivit la nuit de folie que lui et sa copine avaient vécu. Joël cligna les yeux et se les frotta avec sa main droite, la gauche étant trop occupée à serrer l’épaule de sa compagne blottie contre lui.
Reprenant peu à peu ses esprits, il tourna la tête vers la jeune fille allonger à ses côtés.
Noémie dormait encore… Ses long cheveux noirs éparpillés pêle-mêle sur le coussin et la couverture, ses fines lèvres, son petit nez tout mignon, sa peau blanche et magnifique, son visage légèrement ovale superbement modelé…toute cette beauté pouvait, rien qu’à la voir, hypnotiser pendant un long moment quiconque avait le bonheur de croiser son chemin. Il était difficile de ne pas s’émerveiller devant un mélange de beauté, de grâce et de gentillesse.
Il était encore plus difficile de ne pas être subjugué quand elle se tenait allonger à côté de vous en tenue d’Eve.
Ainsi, pendant quelques minutes, Joël hésita à réveiller cet ange au corps de rêve. Elle semblait faire de si beaux rêves…
De plus, elle devait se sentir bien fatiguer quand on savait qu’ils avaient passé leur nuit à réitérer le plus fabuleux, le plus ancien et le plus intime rapport qu’il puisse arriver entre un homme et une femme.
Pour passer le temps, il fit la rétrospective de la soirée d’hier.
Visite de la chambre…du lit surtout…des sous-entendus…des baisers intenses…le contact avec le matelas…les vêtements inutiles…arrachés et lancés n’importe où…le contact avec la peau…le rapport en question…le bonheur…le nirvana…l’amour…l’affection…la fatigue…et enfin l’assoupissement blottis l’un contre l’autre…
« Une nuit de rêve…une nuit de noce…» pensa joyeusement Joël.
Il se tourna vers Noémie et décida qu’il était temps pour elle de quitter le pays des songes pour le rejoindre dans le lit douillet.
De sa main libre, il empoigna un pan du drap de lit qui recouvrait le corps de son épouse et le tira en direction de l’extrémité du lit. Peu à peu, la fraîcheur put s’immiscer sur les épaules, les seins et la poitrine de la jeune femme et, finalement, la fit frissonner. Lentement, elle se réveilla.
Les paupières s’entrouvrirent, le corps remua légèrement et enfin elle fut totalement réveiller.
Elle détourna la tête de la lumière éblouissante du Soleil et vit alors son époux contre lequel elle s’était blottie.

- Salut fit-il avec un sourire.
- Salut répondit-elle avec un sourire plus sincère.

Elle décolla sa tête du matelas et la posa délicatement sur la poitrine de son mari.
D’une voix douce, elle demanda :

- Ca fait longtemps que tu es réveillé ?
- 5 minutes…

Noémie se blottit encore plus contre lui. Ensemble, ils gardèrent le silence pendant une poignée de minutes goûtant au plaisir d’être si proches l’un de l’autre. Ensemble, ils apprécièrent d’être si loin du monde extérieur.


- On fait quoi aujourd’hui ? demanda Joël au bout d’un moment.
- Et si on restait là, à ne rien faire ? Je suis bien là…près de toi.
- On ne pourra pas rester longtemps comme ça tu sais…il faudra bien vivre un jour ou l’autre. Tu ne
crois pas ?

Pour toute réponse, elle lui apposa un bisou sur le torse. En retour, il lui caressa délicatement les cheveux.

- Je t’ai déjà dit que je t’aime ? fit Joël
- Peut-être…je ne m’en souviens plus…
- Tu veux que je te rafraîchisse la mémoire…
- Humm pourquoi pas…

Il lui fit un bisou sur le front et il lui attrapa la main tandis que celle qui caressa les cheveux descendit sur son épaule.

- Je t’aime… plus que tout…mon amour, Confia Noémie, c’est pour ça que j’ai dit ‘oui’ hier…
- Moi aussi mon amour…je t’aime et tu m’appartiens maintenant…pour toujours…
- Alors…ça veut dire que tu peux faire tout ce que tu veux de mon corps.
- Oh oui…et je vais en profiter…
- Tout de suite ?
- Si ce sont les vœux de mademoiselle…
- Madame ! Je suis marié maintenant…
- D’accord, si ce sont les vœux de madame…
- Oui…je t’ordonne d’en profiter…tout de suite…
- Comme tu voudras mon aimée…

Il lui apposa un autre bisou sur le front et fit descendre sa main vers les côtes. Quand il fut sur celles-ci, Joël marqua une pause avant de demander :

- Dis, je peux savoir un truc ?
- Tout ce que tu veux mon chéri…
- Heu…es-tu…chatouilleuse ?

Noémie leva la tête pour le regarder dans les yeux. Il lui fit un sourire de Joconde et attendit sa réponse. Pendant un moment, elle ne dit rien…elle se contentait de la fixer de ses deux petits yeux bleu-ciel. Gêné devant ce regard appuyé, Joël eut l’impression de passer sous un rayon X tant elle essayait de déchiffrer ses intentions…Son visage était crispé et interrogateur.
Finalement, elle se rasséréna et répondit avec le même sourire :

- Je sais pas trop…peut-être…sans doute.
- Je peux vérifier ?

Là encore, la réponse mit un certain temps à aboutir aux oreilles de l’interlocuteur.

- Si tu veux…fit-elle avec un petit rire. Mais n’exagère pas hein ?

Ravi d’obtenir satisfaction, Joël jubila intérieurement. Ca allait être la première fois qu’il chatouillait Noémie. Il s’était toujours abstenu de le faire par peur de l’effrayer.
Mais maintenant, il allait enfin pouvoir essayer de réaliser son désir le plus fou…
Entendre la femme de sa vie rire sous ses doigts…

Les doigts de la main qui étaient sur les côtes commencèrent légèrement à remuer.
Doucement, ils s’enfoncèrent dans les côtes et les pincèrent. Le résultat ne se fit pas attendre...
Le bras de Noémie balaya brusquement les intrus tandis que sa bouche émit un agréable petit gloussement.

- Non ! Je suis très chatouilleuse…
- Je le vois…ça te déranges si je recommence ?

Elle leva la tête et, le visage aussi adorable qu’interrogateur, demanda d’une petite voix :

- C’est vraiment ce que tu veux ?
- S’il te plait…j’aimerais tellement… après je ferai ce que tu veux…Noémie…je te le promets…Mais
si tu n’aimes pas, je peux ne pas te le faire…

Noémie réfléchit quelques minutes. La sincérité dont fit preuve Joël la toucha et la poussa à répondre :

- D’accord…je veux bien faire ce qu’il te plaira pendant une heure mon aimé…en échange…je te le
dirais plus tard…marché conclu ?

Afin d’être très explicite sur l’expression du bonheur qu’elle venait de lui procurer, il l’embrassa langoureusement sur la bouche tout en lui prenant la tête dans ses mains.

- Mais de rien mon aimé…nous sommes mariés maintenant…je suis à toi…Quand tu veux… dit-elle
avec un sourire.

Mais sa voix trahissait déjà son appréhension de ressentir des démangeaisons sur les zones les plus sensibles de son épiderme. Joël, ayant remarqué ce petit détail, s’écarta du corps nu de son épouse et se mit à cheval sur ses hanches. Visiblement apeurée, Noémie, sur le dos, fit d’une voix tremblante :

- Dou…doucement…

Joël s’approcha du demi-visage qu’il pouvait voir et embrassa affectueusement la joue gauche avant de lui susurrer dans l’oreille.

- Merci…

Il se redressa et considéra longuement le demi-corps qu’il avait à sa disposition. Enfin, il se décida et attaqua directement les côtes.
Durant les premières secondes, Noémie tenta de maintenir à distance les petites doigts taquins mais, malgré tout ses efforts, Joël parvint à lui pincer une côte.
Ipso Facto, elle émit un petit cri de surprise. Puis, à force, elle eut de plus en plus de mal à rester muette. D’adorables gloussements parvinrent aux oreilles de Joël, qui se transformèrent bientôt en rire.
Malheureusement pour Noémie, ses rires la rendirent de plus en plus faible. Ses forces diminuèrent tant elle riait. Progressivement, elle n’était plus à même de se défendre et devint pratiquement vulnérable.
Joël se rendit alors compte qu’elle avait la force d’un enfant de dix ans quand elle riait.
Dès lors, il n’eut plus aucun problème pour la chatouiller.

Variant pression et intensité, sans lui faire mal, il jouait à présent à la guitare sur cette surface si sensible aux pincements et ce, dix minutes durant. Mais il eut la gentillesse de lui accorder des pauses régulières afin de la laisser respirer. Il ne voulait en aucun cas la faire souffrir…c’était contre sa nature…

Depuis toujours, il avait considéré les femmes comme des créatures, belles et fragiles qu’il fallait éviter de blesser.
Quand Noémie se blessait, que ce soit physiquement ou moralement, il allait la trouver et la réconforter de sa voix douce et chaleureuse. Il lui caressait les cheveux, il la rassurait par des mots doux et apaisants. Et, plus que tout, il la serrait contre lui pour lui montrer que, lui, ne l’avait pas abandonner quand le monde entier semblait être contre elle. Leur amour avait naquit comme ça. Cette main qu’il lui avait tendu l’avait extirpée d’un cercle infernal qui aurait pu la mener vers une issue fatale…
Leur amour…fort et sincère n’avait jamais cessé de brûler pendant toutes ces années.
Leur cœurs, soudés depuis longtemps, étaient reliés entre eux par un lien indestructible que même la mort ne pourrait sans doute jamais rompre tant il était épais. Un véritable élastique qui les ramenait inexorablement l’un vers l’autre au moindre écartement.
Un amour qui semblait défier le temps et l’univers tout entier.
Un amour qui leur interdisait de se faire mal.
C’est pourquoi Joël ne prit pas le risque de trop titiller sa moitié.
Pendant l’une de ses pauses, elle lui avoua :

- Non arrête…je…j’ai l’impression que je vais mourir…
- Encore 40 minutes, mon amour, je te promets que je fais doucement…
- Je…je peux aller à la toilette ?
- Heu oui bien sûr…va mon amour…je t’attends…

Une poignée de minutes plus tard, elle revint dans la chambre. Elle se précipita dans les bras de son époux et l’embrassa langoureusement.
Une poignée de minutes séparée de son mari était un laps de temps trop long pour elle…
Quand les retrouvailles furent achevées, il demanda sur un ton doucereux :

- On reprend… ?
- Tout ce que tu veux mon chéri…je suis à toi pour toujours…

Elle se recoucha sur le ventre et attendit, résignée, la suite des opérations. La perfection de son corps dénudé attira pendant une minute l’attention de Joël. Mais une partie de son corps se fit remarquer plus qu’autre chose…
Il s’agenouilla à ses côtés et la regarda droit dans les yeux.

- Replie les jambes…

Sans comprendre où il voulait en venir, elle s’exécuta. Cela fait, il se mit à cheval sur elle,
mais cette fois, vers le bas du corps.

Joël était aux anges… il avait devant lui les plus belles petites choses qui existent au monde…
Un vrai régal pour les yeux, le nez, la langue et les doigts. Les pieds de Noémie étaient, il faut l’avouer, d’une beauté et d’une pureté absolument incontestables. Des petits orteils, parfaitement proportionnés, de longueur tout à fait raisonnable, le tout d’une couleur difficilement identifiable et absolument superbe.
On aurait dit que ces pieds nus lui demandait de leur faire des guilis autant que faire se peut.
Mais Joël savait qu’il ne pourra pas la chatouiller si longtemps sans interruption.
Il décida donc d’y aller progressivement.

D’abord, il entoura les chevilles de son bras gauche et, de son bras libre, il approcha sa main des magnifiques plantes nues…
Ensuite, de son index, il effleura doucement le creux de la plante. Immédiatement, Noémie se mit à glousser :

- Hihihihi arrête…non…pas les pieds ! hihihi !

Du bout du doigt, il commença à lui gratouiller toute la surface de la plante. De suite, elle rigola et se trouva par conséquent dans l’incapacité de se défendre.
Une fois de plus, ses forces l’abandonnèrent…
La seule chose qu’elle pouvait faire était de rire face à la déferlante de démangeaisons qui sévissait sur sa voûte plantaire. La vulnérabilité de cette dernière était envoûtant et subjuguait littéralement Joël. Ses deux petites choses sans défense étaient si jolies et si réceptives à ses doigts qu’une envie de plus en plus grande l’envahissait.
Sans être sadique, il s’attaqua aux petites choses qui bougeaient, frétillants et paniqués, dans tous les sens…Les orteils étaient absolument adorables à se mouvoir de la sorte. Il s’y attarda une minute, engendrant par la même occasion des rires très mélodieux.
La peau douce était agréable au toucher. A tel point que Joël eut peur de l’égratigner…
Aussi, il cessa de la chatouiller et la caressa du bout des doigts. Ce traitement diminuait assurément l’intensité des rires mais il ne voulait plus faire de mal à ses petits petons si parfaits.
Finalement, l’envie de tout à l’heure le submergea.

Ses lèvres s’approchèrent des plantes et il lui posa un bisou dans le creux.
Puis un autre à la base des orteils, un autre dans le talon.
Il passa ainsi le reste du temps à lui donner des bisous sur toute la surface des plantes, insistant bien sur les orteils.
Il remercia ainsi à ces pieds magnifiques d’exister. Heureux de les avoir en sa possession, il en profita pour les serrer contre son visage.
Et, dans un élan de compassion, il délivra les chevilles entravées de son épouse.


Encore sous le choc, elle se retourna vers son mari. Pendant quelques minutes, elle le fixa avec des yeux atones. Devant son air qu’il interpréta comme interrogateur, il lui expliqua :

- J’ai toujours adoré tes pieds…je…j’ai toujours voulu les toucher et les titiller un peu. Mais…je me
suis rendu compte que…je ne pouvais pas non plus te faire du mal… Je t’aime trop pour ça…et je
ne veux pas que tu croies que je t’ai épousé rien que pour tes pieds… Je ne voulais pas te
chatouiller sadiquement…je ne suis pas comme ça…je ne veux pas abuser du fait que tu ferais
n’importe quoi pour me prouver ton amour… Je veux que tu m’aimes…et qu’on vive heureux… Je
t’ai révélé mon secret le plus intime car j’estime que dans un couple on doit tout se dire. Mais, si
maintenant tu n’aimes te faire chatouiller et si tu me demandes de ne jamais recommencer, je
t’obéirai…parce que…je t’aime…et que je veux rester avec toi pour l’éternité…

Devant ce discours, Noémie avait affiché un visage calme…serein et attentif sans l’interrompre. Puis, finalement elle se releva et s’approcha de lui. Quand leur visage ne furent plus qu’à quelques centimètres, elle se mit à parler :

- Je te remercie d’être sincère avec moi…j’avoue que je ne m’y attendais pas… il faut que tu
saches que…je me fiche complètement que tu aimes mes pieds…je t’aime pour ce que tu es…c’est
tout…Je ne veux pas qu’on se dispute pour ça…Pour te récompenser d’être si sincère, je te
promets que si un jour, tu veux à nouveau me chatouiller, je serai prête à te les offrir…mais je ne
veux pas vivre ça au quotidien…je veux que tu me promettes que tu me feras des chatouilles le
plus modérément possible…
- Je te le promets mon amour…je t’aime…
- Moi aussi…plus encore que toi…

Ce fut à ce moment-là qu’ils succombèrent à la tentation de se rapprocher
Ils s’embrassèrent langoureusement avant de replonger dans le lit...
Et ils réitérèrent ainsi le plus ancien, le plus fabuleux, le plus intime moment qu’il puisse arriver entre un mari et son épouse…



FIN




Ps : Je ne l'ai pas mis dans mes autres histoires à un chapitre parce qu'elle sort un peu de l'ordinaire.
J'espère que vous avez apprécié...

Merci de laisser vos commentaires... :)

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