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- Ma classe de neige
- Épisode 01
Histoire ajoutée le
24/05/2009
Épisode ajouté le
24/05/2009
Mise-à-jour le
03/07/2021
Bon c'est la première fois que je parle des vicissitudes de ma vie sur ce forum. Il m'est arrivé trois évènements niveau chatouille qui me sont restés en tête. Je me rappelle très bien de ces journées jusqu'aux dialogues que j'avais échangés avec les différentes personnes que j'ai connu. Bref, au lieu de raconter simplement une histoire, je vais la broder au mieux et y insérer mon style d'écriture. Donc, je ne vais pas perdre plus de temps et je vais vous conter une de mes nombreuses aventures rocambolesques qui me sont advenues.
La classe de neige: épisode un
C'était il y a six années de cela. Un mois de février qui ressemblait un peu à celui que j'ai traversé cette année. À l'exception près que je fréquentais encore l'école à cette époque-là. Nous étions tous réunis, ma classe et une autre classe parallèle que je ne connaissait pas trop, devant le car qui allait nous emmener au chalet qui nous attendait. Bien sûr, j'étais très excité, comme tout le monde d'ailleurs, à l'idée de partir toute une semaine aux Portes du soleil au lieu de suivre une semaine de cours hebdomadaire.
Ma prof principale nous faisait part de quelques dernières recommandations avant de monter dans le véhicule. Mais moi, je m'empressais à ranger mon sac de voyage ainsi que mes paires de skis dans la soute à bagages imité par plusieurs de mes camarades. Je n'entendais que quelques paroles ténues qui parvenaient à mes oreilles concernant le fait de bien se vêtir chaudement. Je me mis doucement à rigoler à cela et la raison de mes rires ne s'attardait pas à être révélés.
- Mirko, je me demande comment tu fais pour supporter cette température habiller comme ça?
Je regardais mon pull noir, mon jeans et mes baskets qui étaient un peu recouvertes par la neige matinale avant de poser mon regard sur la jeune fille qui m'avait interpellé avec un sourire.
- Il faut croire que j'ai hérité du sang chaud de mon père. Comme quoi, c'est parfois utile d'avoir des origines d'Italie du sud.
Vanessa me posa un regard dubitatif. C'était la fille que je trouvais la plus sympathique de la classe. Elle avait des cheveux bruns courts, de beaux yeux verts et un charmant visage qui n'avait nullement besoin de maquillage pour l'agrémenter.
- Je ne sais pas ce qu'il te faut alors. Moi je suis déjà frigorifiée. Se plaignit-elle en poussant un soupir. J'aurais tellement voulu qu'il fasse plus beau aujourd'hui.
- Allons. Hier encore il neigeait, on était au-dessus de zéro et le ciel commence à se dégager maintenant. En plus, dans un instant on sera au chaud dans le car, donc on peut très bien supporter encore un peu cette bise matinale.
- Bien, puisque tu sembles si résistant au froid, peux-tu me mettre ça là-dedans. Je vais me trouver une place à l'intérieur au chaud.
- Heu…Très bien. Répondis-je en prenant ses bâtons et sa paire de skis.
Après avoir accompli ma besogne, je me frayais un chemin parmi les élèves qui commençaient à s'entasser, cherchant à être les premiers à ranger leurs bagages. Malheureusement, dans ma précipitation, j'ai bousculé quelqu'un en passant. J'ai essayé de le rattraper, mais j'ai glissé à mon tour sur un verglas et me suis lamentablement tombé en emportant cette personne avec moi dans ma chute.
Après m'être massé le dos, j'ai aidé cette personne à se relever tout en ressassant en excuses.
Je me rendis compte que c'était une jeune fille que je ne connaissais pas et qui devait sûrement venir de la classe parallèle.
Je fus un peu étonné que cette jeune fille aux cheveux blonds qui lui tombait jusqu'aux épaules me regarde avec des yeux bleus loin d'être acerbes.
- Laisse-moi porter tes skis pour me faire pardonner.
- Non, c'est bon, ça ira. Ânonnait-elle un peu prise au dépourvue.
- Non, j'insiste. Répondis-je en ramassant la paire de skis à mes pieds. Rentres dans le car, je me charge de tout.
Je repartis dans l'autre direction en maudissant la première approche que j'ai eu avec une personne provenant de la classe parallèle.
"Super, j'ai vraiment été grandiose sur ce coup-là."
Une fois le service rendu accompli, je suis monté dans le véhicule et je fus étonné de voir que toutes les meilleures places assises étaient déjà occupées.
"Mais quel guigne, ma bonté me perdra."
Je me mis donc à chercher aussitôt où avait pris place Michaël, un ami fort sympathique que je m'était fait cette année-là qui avait toujours les cheveux courts et hérissés. Je ne mis pas longtemps à le trouver, seulement il était déjà en compagnie de plusieurs personnes et il ne restait plus aucune place vacante.
Je poursuivis donc mes recherches et parvenus au fond du véhicule, j'ai rencontré des visages qui m'étaient très familiers.
- Salut, est-ce je peux me mettre avec vous? Il n'y a plus de place.
Comme je m'y attendais, la première à avoir pris la parole fut Élise, une fille aux cheveux roux, longs et ondulés qui aimait bien me taquiner à cause que j'étais un garçon un peu trop badin à son goût, et qui m'accueillit avec son habituel sourire ostensible ainsi que son regard qui m'annonçait très clairement qu'elle avait trouver un bon passe-temps pour le voyage.
- Pour moi il n'y a aucun problème, mais il faut voir si les autres sont d'accord.
Je voyais très bien qu'elle savait que Vanessa et Jennifer, une bonne amie d'Élise aux longs cheveux noirs qui lui tombaient en cascade jusqu'à son dos, n'allaitent trouver aucun inconvénient à ce que je m'asseye auprès d'elles.
Je m'installai à côté de Vanessa en pensant que au moins j'aurais un peu de répit pendant le trajet puisqu' Élise se trouvait en face et que je pouvais donc prévoir si elle allait me jouer un mauvais tour.
Un peu plus tard, j'ai été surpris que deux filles viennent en plus nous rejoindre.
Il s'agissait de la fille que j'avais bousculée un peu plus tôt et d'une autre fille aux cheveux bruns avec une queue cheval et aux yeux marron qui devait sûrement être son amie.
- Excusez-nous de vous déranger, mais il n'y plus de place à deux, pouvons-nous nous asseoir ici?
- Moi ça me va. Répondis-je pendant que mes camarades acquiescèrent.
- Attendez, on va se déplacer pour que vous restiez ensemble.
- Jennifer, viens ici. Dis-je aussitôt avant qu'Élise ne suggère que j'aille à côté d'elle.
Cette dernière me fit un sourire qui signifiait bien joué, mais que j'allais pas m'en tirer comme ça.
Les deux nouvelles arrivantes prirent donc place en face pendant que Jennifer s'assit au bout des trois chaises jointes, moi j'étais côté fenêtre.
Une fois que tout le monde eut fini de s'installer, nous commencions à faire plus amples connaissances avec les deux jeunes filles de la classe parallèle dont j'ai appris que celle aux cheveux blonds se nommait Katia et son amie Gaëlle.
Après avoir échangé plusieurs thèmes, Élise dit soudainement:
- Et si on faisait un jeu pour tuer le temps.
Tous les yeux se rivèrent sur elle avant que plusieurs approuvèrent d'un air enthousiaste.
- Très bien, quelqu'un à penser à amener un jeu de carte? Dis-je en parlant à la cantonade.
- Non, je pensais plutôt à ça.
Elle sortit un petit sac en plastique transparent qui contenait plusieurs morceaux de papiers de tailles égales que je connaissais trop bien.
Je me suis mis à la dévisager et j'ai compris qu'elle avait prévu de jouer à ce jeu dès que je me suis installé avec elle. C'était la première fois qu'elle ne cachait pas son plan.
Il s'agissait du jeu de la bouteille que j'avais inventé. Nous avons déjà eu l'occasion d'y jouer avec Michaël lorsqu'il avait amené sa cousine au cours d'une sorte de pyjama party chez Vanessa qui s'était transformée en véritable bataille de chatouilles tout de suite après le jeu.
- Tu penses que c'est le meilleur jeu à faire durant le trajet? S'exclama Jennifer.
D'un côté, j'approuvais un peu sa remarque. Mais mes instincts de chatouilleur s'étaient brusquement portés au pinacle. Il faut savoir qu'à l'origine, j'utilisais ce jeu qui à première vue paraissait innocent, pour chatouiller d'éventuels victimes. Bien sûr, afin de dérober mon côté knismolagnie, j'avais fait en sorte de l'adapter au "grand public" et j'ai donc mis des pénitences "non-tickling". Ainsi, j'ai calculé qu'il y avait environs 8% de chance que je sois ou je chatouille quelqu'un, mais 17% de chance de voir une personne en chatouiller une autre. Et comme j'étais le seul garçon du groupe, la proposition d'Élise ne manquait pas d'intérêt.
- C'est quoi comme jeu? S'enquiert alors Gaëlle.
- C'est un jeu où il faut tourner une bouteille et piocher un papier qui te dira quel pénitence tu dois faire subir à celui qui a été désigné par la bouteille.
Dis comme l'avait fait Élise, j'étais persuadé que les deux nouvelles n'allaient pas être très emballées. Mais contre toute attente Gaëlle s'enthousiasma.
- Ça m'a l'air cool comme jeu.
- Heu…Les pénitences ne sont pas trop méchantes. S'inquiéta alors son amie.
- Mais non, ne vous en faites, vous allez voir on va bien s'amuser. Leur rassura la jeune fille qui se trouvait à côté de moi.
Je remerciais le ciel que Vanessa est put sortir ça. Mais j'étais loin d'imaginer la tournure que cela allait prendre.
Jennifer s'empressa donc de finir son jus de fruits. Une fois la bouteille vidée de son contenu, le jeu pouvait enfin débuter. Heureusement que nous avions un grand plateau à notre disposition pour faire tourner la bouteille.
- Vu que c'est monsieur qui a inventé le jeu, c'est à toi que revient l'honneur de tourner la bouteille en premier. Dit Élise avec son habituel sourire narquois qui m'était toujours destiné.
- Je n'en ferai rien. Je laisse le soin à la détentrice de la bouteille de commencer.
"Comme si la carte chatouilles allait être pioché en premier".
Effectivement, j'avais raison. Cela aurait été trop mirobolant.
Après de multiples pénitences aussi diverses que variées piochées au hasard, ce fut Gaëlle qui tira pour la première fois le papier tant convoité et c'était son amie aux cheveux blond sur qui était tombée le supplice.
- Oh? Ça devient intéressant.
- Pourquoi? Me manifestai-je en parvenant à dissimuler mon air intéressé.
- Parce qu'elle est très chatouilleuse et je sais exactement où la titiller.
- Mais…elle ne doit pas forcément me chatouiller…là où je crains le plus? Balbutia-t-elle.
Visiblement, elle devait énormément sensible, ce qui s'annonçait plutôt bien.
- Demandez à l'expert, il saura mieux que quiconque vous expliquer. Ne manqua pas d'ajouter Élise à ma personne.
Je fis comme si de rien n'était, puisqu'enfin la première victime de la carte chatouilles a été désignée.
- Et bien normalement tu dois lui dévoiler l'endroit où tu crains le plus et quelqu'un te maintiens pendant que Gaëlle te chatouilles.
La future victime affichait un visage horrifié. J'aurais voulu l'empêcher moi-même de se mouvoir, mais ce fut Élise qui eut ce privilège puisqu'elle se trouvait en face avec la future suppliciée.
Gaëlle lui donna les directives. Ça se voyait que ce n'était pas la première qu'elle la chatouille et elle se mit à sourire à l'idée. Ce n'était pas un sourire sadique, juste un petit sourire mutin qui conjuguait avec l'ambiance badin du jeu. Rien d'étonnant à cela puisque j'étais la seule personne
knismolagnie du groupe. Une partie de moi était ravi de l'invention de ce jeu, tandis que l'autre partie était ne perdait pas une miette du spectacle.
Je priais dans ma tête que se soient les pieds qui allaient subir la torture, et ce fut le cas. Katia avait allongée ses jambes le long des sièges, tandis qu'Élise les avaient bloquées en les faisant passées entre ses cuisses le tout en se maintenant afin d'éviter de tomber.
Sur ce, la torture pouvait finalement commencer. Gaëlle retira les baskets de son amie, laissant ainsi apparaître deux socquettes roses. Elle les enleva en même temps d'un geste vifs. Les orteils de Katia se recroquevillèrent à l'air libre. Je faisais de mon mieux pour afficher un air flegmatique, mais il m'était très difficile à cause que les pieds que je voyais étaient magnifiques, sans vouloir exagérer.
La victime désignée par la bouteille se plaqua une main devant sa bouche avec appréhension lorsqu'elle vit les doigts de son bourreau se rapprocher. J'avais déjà remarqué son petit côté timide. Au début ce n'était qu'une supposition, mais à présent je pouvais confirmer qu'elle l'était bel et bien. Cependant, ce n'était pas ce qu'il me vaquait le plus en ce moment.
En effet, Gaëlle s'était mise à chatouiller les deux pieds de son amie en même temps. Les rires étouffaient les voix plus ou moins bruyantes des autres élèves dans le car. Deux têtes apparurent au-dessus des sièges. Il est vrai que de temps en temps nous avons attiré l'attention dû aux exclamations de surprise sonores ou aux plaintes liées au jeu, Mais cette fois-ci, j'avais l'impression que pendant un court instant, toutes les têtes s'étaient retournées vers nous.
Mais bon, je n'accordais pas plus importance à ce détail insignifiant. Mon cerveau était inculqué par la magnifique scène qui s'offrait à mes yeux. D'ailleurs, il y avait quelque chose qui m'avait un peu surpris. Katia ne ballottait pas d'un millimètre ses petons. La seule personne que je connaissais qui avait également cette capacité était Vanessa, la jeune fille assisse juste à côté de moi, et je devais avouer que cela était un petit plus. Je me demandais même s'il était nécessaire qu'Élise maintienne sa prise.
La torture battait son plein et je lorgnais chaque mouvements du bourreau afin d'identifier les points faibles de Katia aidé par ses rires. Qui sait, peut-être que se sera moi qui piochera le prochain papier "chatouilles" et que se sera Katia qui sera entre mes doigts. Seulement après un quelques secondes d'observations, je remarquai que Gaëlle utilisait toujours la même technique. Elle mouvait ses doigts sur toute la surface des pieds de son amie sans jamais accentuer sur un endroit précis. Était-ce la meilleure manière de faire ou simplement qu'elle ne connaissait pas d'autres méthodes? En tout cas, le résultat était plutôt efficace, mais je préférais moi-même me charger de mettre en pratique ce que je savais. Tout ce qu'il me restait à faire, était de regarder avec attention et profiter du spectacle.
Finalement, le chronomètre enclenché par le téléphone portable de Jennifer indiquait que les deux minutes étaient écoulées. Katia fut libérer de l'étreinte d'Élise. Tout le monde souriait parce qu'on s'était bien amusé de cette pénitence, à l'exception de la suppliciée qui se remettait de la torture subie tout en se chaussant.
C'était tout même beau à voir et je me disais que ça valait vraiment la peine d'avoir inventé ce jeu. J'espérai que ce serais moi qui piocherai le prochain papier "chatouilles", mais ce ne fut pas moi. Seulement son détenteur n'était de loin pas à négliger. En effet, Élise devait faire subir le supplice à son amie Jennifer. Il faut savoir que parmi toutes les personnes présentes dans le jeu, c'était Élise que je craignais le plus. Et en tant qu'ancienne victime qui ait subi le mouvement infernal de ses doigts sur plusieurs parcelles de mon corps, j'étais en partie soulagé que ce n'était pas tombé sur moi.
Profitant du seul garçon participant au jeu, le futur bourreau me proposa d'immobiliser Jennifer. Comme je savais qu'elle était plus sensible sous les bras. Je me suis assis derrière elle, je lui ai pris les poignets et je les ai levés les plus haut possible, puis j'ai enroulé mes jambes autour de ses hanches afin d'y faire une clé l'empêchant ainsi de se mouvoir pour accroître son supplice.
C'était plutôt cocasse qu'Élise et moi faisions équipe, car elle passait la plus part de son temps à me taquiner sans relâche. On formait donc un drôle de duo que ce jeu a rendu assez inattendu.
Lorsque le bourreau approcha ses doigts de leur cible, Jennifer s'enfonça sur moi, comme si elle espérait mettre le plus de distance entre de son supplice. Mais les premiers contacts effacèrent cet espoir mirobolant. Elle fit un grand sursaut que je parvins à contenir sans user trop de force. Même si je ne voyais pas son visage, je savais qu'elle se mordait les lèvres pour ne pas éclater de rire, car je l'entendais pousser des gémissements. Je me penchai en arrière afin de rendre plus lisse les aisselles de la suppliciée. Son tortionnaire haussa également le rythme de ses fluctuations ce qui fit abandonner les maigres espoirs de résistance de Jennifer qui explosa de rire. Seulement elle ne pouvait pas non plus se débattre à cause de ma prise. Son rire dominait les autres sons dans le car à un tel point que j'étais persuadé que même le conducteur pouvait l'entendre. Je désirais voir de plus près le visage de la victime, seulement elle remuait tellement la tête que tout ce que je vis, c'était des cheveux se balancer dans les airs. Je me suis donc mis à observer les mouvements d'Élise bien que je connaissais ce qu'il fallait faire pour craquer Jennifer si je devais la chatouiller. À un moment, mon regard s'est croisé avec celui du bourreau. Elle me fit un grand sourire qui montra ostensiblement qu'elle aurait préférée que je sois à la place de la suppliciée comme elle a eu une fois l'occasion de le faire. À cet instant, je me souvins que mon estomac s'est légèrement noué. Était-ce la peur? Non. Simplement la conséquence que je m'étais souvenu de la terrible séance que j'avais subi avec elle. Mon corps avait frémit à ce souvenir suave. Je me suis dit que je pourrai profiter de notre sortie pour me venger dès que l'occasion se présentera.
Soudain, je sentis mon téléphone portable vibrer qui indiquait la fin de la torture. Je relâchais à contrecœur mon étreinte ce qui fit arrêter Élise sur son élan. Jennifer se mit à sourire, ravi de s'être enfin libérée de son supplice et elle se hâta de tourner une nouvelle fois la bouteille dès que tout le monde eut pris place.
Cela faisait maintenant plus de deux heures que nous avons commencé ce jeu. Le voyage allait bientôt toucher à sa fin et j'espérai voir encore plus de chatouilles. Finalement, après avoir subi une pénitence plutôt bénigne, c'était à mon tour de tirer un papier. D'un geste philanthrope, je piochai le papier "pari". Je souris devant ma prise. Ce n'était pas le papier que je convoitais le plus, mais j'eus une excellente.
Je montrai à Vanessa, la personne désignée par la bouteille, ma pioche.
- Ok, je dois faire quoi? Me dit-elle d'un ton calme et badin.
Le but était de lui faire perdre le pari afin que je puisse la chatouiller pour sa défaite. Mais je pouvais également tirer cette carte à mon avantage et faire un petit jeu de chatouilles. Je pris ma bouteille que j'avais en poche et bus une gorgée d'eau. En regardant la bouteille, une illumination traversa mon esprit.
- Retires tes baskets ainsi que tes chaussettes et poses tes pieds sur mes cuisses.
Vanessa s'exécuta sans se poser de question, ce qui n'était pas le cas du reste du groupe qui regardait la scène d'un œil interloqué.
- Bien, je vais te dire ce qu'il va se passer. Je vais écrire deux mots avec un doigt sur tes pieds pendant que tu as les bandés et tu devras deviner quels sont ses deux mots.
- Compris.
J'enroulais l'une des manches de la veste de Vanessa sur ses yeux, puis elle posa ses pieds sur mes cuisses. Je pris mon temps pour délacer ses baskets, sans pour autant lambiner. Ensuite, je retirai les deux sockettes blanches en pinçant le haut du tissu et je les enlevai posément en tentant de garder un air flegmatique. Lorsque ses pieds furent à l'air libre, elle gigotait ses orteils comme si elle chassait une mouche. À ce moment, je dus lutter contre moi-même pour ne pas aller directement lui titiller ses orteils avec mes doigts.
- Voyons voir…Quels sont les mots que je vais choisir? Dis-je en faisant des petits cercles mutins sur la base des orteils du pied droit de ma victime ce qui la fit trémousser avant de rire.
Comme je le présentais, elle ne remua pas d'un pouce son peton. Je les avais déjà chatouillés à plusieurs reprises. Maintenant je connaissais exactement où étaient tous ses points les plus sensibles.
- Là c'est des "o" ou des zéros. Se manifesta-t-elle pour plaisanter entre plusieurs rires nerveux et incontrôlés.
Je m'attardais à répéter ces gestes avec un air espiègle tandis que les autres sourirent à cette blague.
- Je sais.
- Tu as sûrement choisi de longs mot, n'est-ce pas? Fit soudainement Élise.
Il est vrai que c'est ce que j'aurais voulu faire, mais je devais rester correct.
- Tu verras.
J'effleurai de mon doigt d'un geste lent au creux du pied droit les lettres "T", "E", "R", "R", "A", "I", N". Puis je fis d'un même mouvement stagnant les lettres "J", "E", "U", sur l'autre creux du peton gauche. À chaque passage, Vanessa riait de plus belle. C'était celui que je préfère le plus du groupe car je le trouvais plus pur, plus attrayant et même plus capiteux.
La suppliciée retira son bandeau improvisé et me regarda d'air victorieux.
- Je connais le premier mot, c'est "terrain", par contre l'autre je sais qu'il y a un "E" et un "U". Tu as certainement choisi un deuxième mot qui à rapport avec le premier.
Effectivement, elle avait raison. J'avais peur d'avoir sélectionné un mot trop facile.
- J'ai trouvé! Le deuxième, c'est "Eau"!
Je fis un petit de signe de victoire et lui dit avec un grand sourire qu'elle s'était fourvoyée et qu'il s'agissait de "jeu".
- Non! J'en étais pourtant sûre. J'étais si proche. Se lamenta-t-elle. Bien quelle est ma sentence?
- Hum, voyons, voyons. Répondis-je avec un air pensif, mais factif. Autant rester dans le même contexte. Je vais te chatouiller les pieds pendant deux minutes.
- Encore? Bon, c'est d'accord. Fit-elle avec un sourire.
Il faut savoir que cela ne l'a jamais dérangé que je lui chatouille puisqu'elle trouvait ça hilarant tant que c'était dans un contexte badin. Avec d'autres personnes, j'aurai dû bloquer les jambes en mettant les chevilles entre mes cuisses. Mais avec Vanessa c'était tout à fait inutile. Je fis craquer mes doigts avant de les remuer dans mouvements irréguliers sur les petons de mon amie. La victime ria aux éclats dès les premiers contacts. Comme à l'accoutumé, elle n'opposa aucune résistance et se laissa envahir par les intenses courant électriques qui lui parcouraient tout le corps. Je savais parfaitement où laisser promener mes dix doigts. Je concentrai mes assauts mutins, mais néanmoins efficaces, sûr le creux de la voute plantaire et la base des orteils. Mon cerveau en ébullition, percé par les doux rires de ma camarade de classe, étais entièrement focaliser sur ses magnifiques petons dont les ongles étaient vernis transparent. Je répétai insatiablement mes attouchements en modifiant la durée sur une zone sensible à chaque fois.
- Je crois que c'est bon maintenant, le temps doit être écoulé. S'exclama Jennifer.
- Ah bon? Je n'ai pas entendu le chronomètre pourtant. Dis-je sans interrompre mon élan.
- C'est parce que tu t'es précipité, on n'a pas eu le temps de l'enclencher.
- Ah? Répondis-je à moitié étonné et à moitié déçu.
- Ce n'est pas grave. Assura Vanessa.
- En tout cas, tu m'as donné une bonne idée. Se manifesta Élise.
Je n'avais pas besoin de réfléchir trop longtemps, puisque j'étais certain qu'elle allait utiliser le même subterfuge que moi pour me chatouiller.
Je n'étais nullement impressionné par cette menace espiègle. Après tout le voyage touchait gentiment à son terme et il y avait eu déjà pas mal de chatouilles. Mais bien sûr, j'étais loin d'être contre le fait d'en voir d'autre.
Ce fut alors le tour d'Élise. La bouteille me désigna cette fois-ci. Je gardais un air serein pendant qu'elle tirait un papier. Ses yeux se sont soudainement écarquillés à la vue de la pénitence choisi au hasard et elle me montra avec un visage mi-sadique, mi-émerveillé, le papier "chatouilles".
- Joker. Fis-je instantanément en montrant mon papier salvateur que je tenais pour une adversité de ce genre.
Cela ne me dérangeait pas de me faire chatouiller à mort. Mais avec elle, s'était une toute autre histoire. Une histoire qui pouvait m'empêcher de dormir. La seule que je craignais pour son, il fallait l'avouer, remarquable talent à m'expédier directement en enfer par le simple geste de ses terribles doigts.
Je poussais un ouf de soulagement pendant que, puisqu'il s'agissait de l'effet du papier "joker", elle remit le morceau de papier dans le sac en plastique et piocha une autre pénitence qui était nettement plus anodine pour moi.
C'est à ce moment-là qu'un des moniteurs passa à notre hauteur. Il avait les cheveux rouges et des tâches de rousseurs sur le visage. Il nous dit d'une voix légèrement chevrotante.
- Bien, vous êtes les six derniers manquants. C'est parfait, le compte y est. Veuillez notez vos noms sur cette feuille dans les dernières cases manquantes.
Katia prit la feuille en question. Nous étions tous interloqués par cette feuille. Elle ne comportait que les noms des autres élèves des deux classes. Sans se poser de questions, nous mirent un à un nos prénoms respectifs.
Quelques minutes plus tard, le car arriva à destination. Accompagné de mes camarades du véhicule, je descendis chercher mes affaires personnelles en étant satisfait du voyage que nous avons eu en commun. Niveau chatouilles, je pensais que j'avais du bon temps grâce à ce jeu. Seulement j'étais loin d'imaginer que ce n'était pas la dernière fois. La sortie de la classe de neige ne faisait que commencer.
Voilà c'est pour ce soir. Je ne posterai pas la suite tout de suite car je vais maintenant me consacrer à la suite de ma saga Naruto. J'espère que ma petite aventure vous a plu. allez, lâches vos commentaires et bonne nuit tout e monde.
