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- Dans les pas de Marie, chapitre 2
- Épisode 01
Histoire ajoutée le
09/07/2009
Épisode ajouté le
09/07/2009
Mise-à-jour le
03/07/2021
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Chapitre 2
« Et pourquoi elle criait la petite? »
Mais qu’est-ce qu’elle venait m’emmerder la vieille peau…
« Vous inquiétez pas Madame Lalancette, on s’amusait, c’est tout. » Cette voisine représentait à elle seule l’équivalent en désagréments de l’ensemble des sept plaies d’égypte. Toujours à l’affût du moindre potin, l’œil littéralement greffé au judas de sa porte de palier pour être la première à savoir qui va ou et qui fait quoi. Avec elle, inutile de suivre le journal télévisé, elle aurait pu fournir en nouvelles n’importe quel chef de pupitre.
« Ça semblait pas du tout amusant vu de chez-moi. On se serait cru au temps de l’inquisition. »
« Et vous gardez de bons souvenirs de cette époque? »
Elle ne releva même pas le sarcasme, que je trouvai pourtant plutôt réussi.
« Et pourquoi votre ami respire des chaussettes? »
-« Hein? »
Je me retournai.
« Barjo, merde, fais pas plus con que t’es… » Retour à la vioque, « Il s’amuse à vous faire marcher… »
« Et c’était quoi cette histoire d’orteils trop sensibles qu’elle hurlait…j’ai cru entendre… »
« Bon allez, bonne fin de journée Madame Lalancette. » Je refermai la porte.
« Vielle conne. Et arrête de renifler ces chaussettes, nom de Dieu. »
« Elles ont son parfum. Les pieds de cette fille sont tout simplement parfaits. »
« Écoute Barjo. Ça été super, mais faut pas recommencer. Avec cette vieille vache aux alentours, c’est plutôt risqué. De plus, t’as vu son visage, elle a pas appréciée l’expérience, c’est sûr. »
« On s’en fout, elle a 108 ans, elle a déjà un pied dans le cercueil… »
« Je parle de Marie, gros con… »
« Ha? Moi j’ai bien aimé… »
« Oui, mais faut faire gaffe… »
« La prochaine fois, je me masturbe... »
« Q..quoi??? De quoi tu parles… »
« J’ai toujours rêvé de m’astiquer pendant que je chatouille une fille. »
« Non mais tu m’écoutes oui ou merde. On déconne plus. Si tu fais entrer la moindre dimension sexuelle dans le jeu, c’est fini, on est bon pour la taule. »
Le mot taule ne lui tira même pas une seconde de réflexion.
« Elle en saura rien. »
« Ha bon? Et comment? »
« Ben, on lui bande les yeux… »
« Attends, tu déconnes à fond là. Tu attaches une fille pour en profiter sexuellement et tu crois que le fait qu’elle ait les yeux bandés va te mettre à l’abri des poursuites? T’es vraiment plus con que je croyais. »
« Meu non, lopette », qu’il me lança, « elle en saura rien puisqu’elle verra rien. Elle croira qu’on la chatouille et puis basta. Le truc c’est de ne pas grogner lorsque tu jouis. Tu fais ça en silence. »
J’avoue qu’il m’arrive parfois d’avoir un peu peur de Barjo. Même si je dois avouer que notre séance de chatouilles m’avait foutu la plus solide gaule de toute ma vie.
« Écoute, faut que je vois, d’accord. Il est même pas sûr qu’on remette ça de toute façon. »
Son regard changea instantanément.
« Quesse tu racontes? T’es pas fou, hé, laisser passer une chance pareille? En temps normal, tu serais même pas autorisé à seulement adresser la parole à un canon pareil alors que là…Tu parles si on va remette ça, elle va regretter d’avoir des pieds la petite, tu peux me croire. »
Et il passa la porte sans le moindre regard dans ma direction. Le problème n’était pas d’avoir créé un monstre, mais de l’avoir créé dans un aussi gros format. Barjo était sans doute le meilleur copain que j’avais jamais eu mais il me faisait peur par moment. Niveau moral, c’était plutôt limité en ce qui le concernait. Je redoutais sincèrement que les choses ne m’échappent. Mais ce qui me faisait vraiment peur, c’est que la chose m’excitait au-delà de tout.
(48 heures plus tard)
Allongé sur mon lit, une mignonne petite chaussette rose me recouvrant la bite, elle-même déjà bien en main, je dû m’avouer que Marie m’avait beaucoup plus profondément perturbé que ce que je voulais bien croire. Il s’était à peine passé deux jours depuis notre petite séance de torture que je devais m’être masturbé une bonne douzaine de fois. L’image de ses pieds plus que parfaits me hantait littéralement. J’en étais à entamer une 13ème branlette lorsque la sonnette d’entrée retentit.
« Merde, peut même plus se faire plaisir tranquille… »
Mon cœur rata quelques battements. L’objet de mes fantasmes se tenait tranquillement devant moi, les yeux plus railleurs que jamais.
« Ben dis donc, c’est une belle surprise ça…je pensais justement à toi… »
« J’ai besoin de toi. »
« Pourquoi? T’as envie de remettre ça? »
« Je t’emmerde. Je suis venue pour que tu honores notre marché. »
La bande à J.C. Merde. J’avais presque oublié ce détail.
« Ha ben sans problème. Dès que Barjo rentre du charbon, on s’en occupe ».
« Non, tout de suite, je peux même pas sortir de l’immeuble. »
« Hé ben, sort pas. » plaisantai-je.
Je n’essaierai pas de vous faire croire que je n’avais pas remarqué ses petites chaussettes tennis toutes neuves.
« Elles ont l’air de bien t’aller tes nouvelles socquettes, je me trompe? »
« Y a pas autre chose que les pieds dans ta vie? »
« Si. Les chatouilles ».
« T’es vraiment malade. Alors, tu viens t’occuper de mon problème? »
« Pas sans Barjo. Pas question. Faut attendre. »
Je vis son découragement et pour être tout à fait honnête, elle me fît un peu pitié.
« Bon allez, je vais pas t’attaquer. Tu peux rester ici en attendant, ça me cause pas de problème. »
Aucune réponse. Aucun mouvement.
« Tu peux garder tes chaussettes si c’est ça qui t’inquiète » rajoutai-je en plaisantant.
À peine sa mâchoire se désserra-t-elle..
« Tu sembles vraiment stressée, tu sais ça? Je suis vraiment sincère quand je te dis que si tu respectes notre marché il va rien t’arriver. J.c. a une peur bleue de Barjo ».
« Ben moi aussi. J’ai cru que j’allais m’évanouir quand il m’a chatouillé ».
« Ouais, il est assez convaincant lorsqu’il s’adonne à son sport préféré. »
Elle consentit tout de même à s’asseoir sur le bout du canapé, et regarda autour d’elle comme si elle cherchait la preuve que le logement était effectivement habité par des fous.
« Ton paternel est pas là aujourd’hui? »
« Mon paternel est rarement là. Il bosse et quand il a finit, il picole. Pas de danger de le croiser avant le petit matin ».
Mes yeux se posèrent sur ses pieds. Bordel de merde. Même en chaussettes, ils étaient dangereusement craquants. On devinait très bien la plante sous la courbure du pied et me revenait en mémoire toutes les contorsions que Marie avait tentées pour échapper à nos doigts sadiques. La douceur de ses pieds avait été la cible de l’intégralité de mes branlettes des dernières 48 heures et j’avoue que je me serais bien astiqué sur ces petits pieds en chaussettes blanches. D’ailleurs je me demandais s’ils étaient aussi chatouilleux avec cette petite couche de coton blanc qui les recouvrait. Je levai les yeux à cet instant et vit que Marie m’observait, l’air dégoûtée.
« T’es vraiment malade… »
Sur ce, elle se leva pour sortir mais je la retins.
« Attends, t’énerves pas, je t’ai pas touché à ce que je saches ».
« Je sais très bien à quoi tu penses… »
« Ben non, justement, tu sais pas » commençais-je à mentir. « J’ai étudié en réflexologie figure toi ». Houlà, moi qui avais à peine réussie ma maternelle, étudier en réflexologie. Mon paternel s’écroulerait de rire s’il m’entendait.
« C’est quoi cette merde encore? »
« Attends, tu débarques ou quoi? La réflexologie, c’est l’art de la stimulation des points réflexes par les pieds. Il existe des centres un peu partout sur la planète. C’est une technique officiellement reconnue par les médecines douces. Comme des massages quoi ». (Ouf!! Merci Internet).
« Et des gens paient pour se faire chatouiller? »
« Arrêtes de débloquer, je t’ai dit que c’était des massages, y a pas de chatouilles là-dedans. En fait tu devrais essayer, je suis sûr que tu relaxerais un peu, t’en a vraiment besoin ».
« Bien sûr. J’ai l’air d’une conne? Comme si je ne savais pas que tu veux en profiter pour me tripoter les pieds, pauvre type… »
Le « pauvre type » fût de trop. Je la poussai contre la porte.
« Je te ferai remarquer qu’on a pas de permission à demander. On va te chatouiller chaque fois qu’on en aura envie si tu veux pas servir de brochette à J.C. » Mon nez touchait presque le sien. « Je pourrais aussi changer d’idée et exiger une taxe fixe tous les jours ».
Je vis ses yeux se remplirent de larmes. Je compris à ce moment qu’elle était vraiment seule au monde et que ce dernier risquait de la voir disparaître bientôt si rien n’était fait pour lui redonner goût à la vie. Dieu me pardonne le cliché, mais je dû réprimer une furieuse envie de l’embrasser.
« Bon écoute, je me suis laissé emporter, mais me traite pas de pauvre type et tout ira bien. Je veux seulement t’aider. En fait… je te trouve superbe, c’est tout. Tu dois quand même le savoir que t’es superbe, non? »
Silence lourd.
« Ho bordel, me fait pas le coup de la fille magnifique qui se trouve moche. T’as quand même déjà croisé des miroirs dans ta vie… »
Comme elle ne répondait rien, je tentai le tout pour le tout.
« Assied-toi dans le fauteuil et mets tes pieds ici » lui dis-je en approchant le repose pieds.
« Fous moi la paix » elle pleurait franchement maintenant.
« Arrête, je te ferai rien, je te promet. » Comme elle ne bougeait pas, je tentai de la rassurer. « Tu peux garder les chaussettes, c’est seulement un massage ».
Aucune réaction, aucun mouvement.
« J’ai tué Barjo. Je l’ai découpé, il est dans le frigo ».
Elle me sourit. Si peu. Mais c’était largement suffisant pour devenir dingue. Exactement le genre de sourire qui donne envie de chatouiller juste pour le revoir. Encore et encore.
« Je vais y aller doucement, je te promet ».
Ah ben merde alors, c’était moi qui venait de dire ça? Moi qui m’étais juré que dès que l’occasion se présenterait, je ferais payer toute la gent féminine pour les douleurs endurées sous leur joug? Définitivement, y avait urgence de me faire soigner.
Marie s’installa doucement en ne me quittant pas des yeux. Elle me fit l’effet d’un pitbull qui vous regarde approcher de ses petits, sans émettre le moindre son. Le genre de silence tellement lourd que seule une explosion peut en venir à bout.
« Holà,là » que je me mit à plaisanter, « C’est jamais rien que des pieds après tout. Tu peux pas être si chatouilleuse… »
« Si. T’as aucune idée… » qu’elle me répondit, sur un ton légèrement trop bas. Je compris seulement à cet instant qu’elle était terrifiée. Lit-té-ra-le-ment. Je pris conscience par le fait même, de l’ampleur de ce qu’on lui avait fait subir.
« Putain tu te fous de ma gueule? » balbutiai-je. « À ce point? »
Je n’avais encore jamais rencontré quelqu’un d’aussi chatouilleux. J’avais toujours cru qu’il ne s’agissait que d’histoires à branlette pour internautes esseulés.
« Faut faire gaffe alors » me surpris-je encore une fois à lui dire.
Elle finit donc par s’asseoir au complet et déposa ses deux (magnifiques) pieds devant mon visage, lequel était presque à leur hauteur puisque je m’étais installé à genoux sur le plancher. J’avançai mes mains vers les deux plantes de pieds offertes et remarquai que je tremblais. En fait, je constatais que c’était la première fois que j’allais caresser d’aussi beaux pieds sans avoir à déconner ou faire celui qui n’en a rien à foutre mais qui veut bien faire plaisir à l’autre. Vous savez, quand les copains (qui ne reluquent pas les pieds, eux) vous observent donner un massage de pieds à votre copine en beuglant des trucs comme « c’est dégeu »… ou riant aux éclats de vous voir subir pareil affront (tripoter des pieds, beurk). Et lorsque vous-même en rajoutez pour avoir l’air d’un vrai mec « Non, je t’en prie, me demande pas un truc pareil », tout en priant intérieurement qu’elle ne vous prenne pas aux mots. Lorsque vous devez faire celui qui prend son mal en patience pour que personne ne s’aperçoive de votre trouble. Lorsque vous priez pour qu’un copain à vous ne se lève en hurlant « Putain, il a la gaule. Il aime les pieds » comme s’il s’agissait du pire des secrets honteux qui puisse s’abattre sur votre famille et poursuivre vos descendant d’une honte indicible pour les 13 générations à venir.
Et pourtant.
Je ne partageais ce secret qu’avec Barjo, et encore, n’était-ce dû qu’à un étrange concours de circonstances.
« T’es ou, là? » Je sorti de ma torpeur.
« Excuse moi, je…pensais à quelque chose.... »
« Tu m’étonnes ». Ma rêverie, bien involontaire, avait achevé de la rassurer. Le fait que je ne me sois pas lancé sur ses pieds semblait lui prouver que je n’étais pas le dangereux maniaque qu’elle soupçonnait. Je considérai la chose comme un bon signe.
« Bon, on va voir ce qu’on peut faire » plaisantai-je. Et je déposai mes mains sur un de ses pieds, doucement, comme si j’avais peur de me rendre compte qu’il n’existait pas, qu’il n’était encore qu’un de mes nombreux fantasmes. Non. Il était vachement réel. Je sentis mon pénis se dresser à une vitesse que je n’aurais jamais cru possible pour un organe aussi lourdement sollicité dans les dernières 48 heures. Je tenais son pied, que je massais délicatement en m’as-su-rant de ne pas le chatouiller (j’étais au paradis, pas question d’en sortir sans y être forcé) tout en prenant soin de la rassurer du regard.
« Ça va? Pas trop de problèmes? »
« So far, so good » qu’elle me répondit en tentant de sourire. Je devinais bien son stress. Elle s’imaginait que je passerais à l’attaque d’un instant à l’autre. Ce que je fis, mais d’une toute autre façon.
« Écoute, sans déconner, c’est trop difficile avec la chaussette. Il faudrait que tu l’enlève ».
Je la sentis se rétracter aussitôt.
« Non, c’est bon, tu peux arrêter. J’ai pas envie de toute façon ».
« S.T.P. Laisse moi au moins te montrer… » Insistai-je en tentant de retenir son pied. Quand elle senti que je ne laissais pas aller ce dernier, elle se mit à se débattre.
« Mais putain, je fais rien là, arrête de paniquer » m’emportai-je.
« Laisse moi… » Me cria-t-elle. Barjo arriva à ce moment précis.
« Ho le salaud, il m’a pas invité… »
