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- Institut Delver
Histoire ajoutée le
15/07/2009
Épisode ajouté le
15/07/2009
Mise-à-jour le
03/07/2021
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nahognas - il y a 17 ans
Loool c'est quoi ce règlement si c'était que les filles chatouillées je m'y serait inscrit de suite mais vu que c'est tout sexe confondu c'est pas top! Quand je vois la description du château: on dirait Poudlard en mode chatouille XD Continue comme sa et si tu pouvait commenter aussi mon histoire ça serait sympa même dire que c'est de la merde à la limite mais au moins un avis! Parce que je suis entrain de continuer une histoire sans savoir où je vais !
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nahognas - il y a 17 ans
Loool c'est quoi ce règlement si c'était que les filles chatouillées je m'y serait inscrit de suite mais vu que c'est tout sexe confondu c'est pas top! Quand je vois la description du château: on dirait Poudlard en mode chatouille XD Continue comme sa et si tu pouvait commenter aussi mon histoire ça serait sympa même dire que c'est de la merde à la limite mais au moins un avis! Parce que je suis entrain de continuer une histoire sans savoir où je vais !
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Slash - il y a 17 ans
Ton histoire a du potentiel. Je suis curieux de voir la suite...
J'espère lire une bonne suite pour mon retour de vacances dans 15 jours.
'que mort s'ensuive' en un mot aux temps simples, mais c'est juste un détail.
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La Faucheuse - il y a 17 ans
Deuxième chapitre de cette histoire. Je ne suis pas vraiment satisfait pour ce chapitre, alors j'attends de pied ferme vos commentaires, bons ou mauvais. [center:pctxon8f][b:pctxon8f]Une école lugubre, 2ème partie (la visite)[/b:pctxon8f][/center:pctxon8f] Tiphaine, bien qu’elle eut prit la secrétaire pour une timbrée, avait peur de lui désobéir. Cela ne se fait pas, surtout quand on est nouveau à un endroit. Elle se leva donc et suivit la femme marteau dans un long corridor sombre. -« L’Institut Delver est constitué de 300 élèves dispatchés dans cinquante classes. Cela fait six élèves par classe, ce qui, d’après nous, permet au professeur d’avoir une meilleure main de fer et aux élèves de mieux suivre le cours prodigué. Il arrive tout de même qu’un élève soit turbulent et ne révise pas ses leçons, aussi va-t-il dans la salle de torture que nous verrons tout à l’heure. Ici c’est le couloir de la prison. Je sais que ça peut te paraître idiot, mais nous avons beaucoup d’élèves turbulents, et afin que tout reste dans l’ordre, on les enferme dans ces cellules, en attendant leur tour. Il est impossible de s’enfuir. -Jusqu’à combien d’élèves peuvent attendre ici, demanda Tiphaine pour faire semblant d’être intéressée. -Cela ne te regarde pas, lui fit la secrétaire d’un ton sec et froid. La porte du fond donne sur la cour, la deuxième cour. » Elles franchirent donc la lourde porte métallique et le froid mordant saisit la jeune ado à la gorge. La deuxième cour était cerclée par les bâtiments. Les tours disposées à chaque coin donner à l’ensemble un centre pénitentiaire. En même temps, vu le règlement, le contraire en aurait été étonnant, non ? Au milieu se trouvait un carcan dans lequel était entravée une jeune fille, qui semblait plus vieille que Tiphaine. -« Voici Miss Dior, une des élèves les moins douées de l’Institut. Elle prétendait travailler tous les soirs pendant deux heures, mais sa mauvaise moyenne ne nous convainc pas. Accusée de mensonge et de manipulation, elle est condamnée à se faire chatouiller les pieds par des brosses à cheveux, deux chèvres lui lècheront les aisselles et la directrice lui chatouillera les côtes et le ventre, jusqu’à ce que la mort par épuisement s’ensuive. Nous devions la condamner car elle était aussi la honte de notre établissement. -Depuis quand est-elle là ? demanda Tiphaine, horrifiée. -Depuis hier midi. Son exécution a lieue demain. Tu as intérêt à être présente si tu ne veux pas te retrouver à sa place. -Ne risque-t-elle pas une hypothermie ? -Ses vêtements sont chauffés. » Les deux femmes traversèrent la cour, sous les yeux fatigués de Dior. Cette dernière adressa un faible sourire à Tiphaine, qui le lui rendit. La secrétaire lui fit visiter la cantine et lui donna les règles à suivre pour ces lieux : -« Tu dois obligatoirement avoir de l’argent en entrant dans la cantine, sans quoi tu ne pourras pas manger. Ensuite, tu dois obligatoirement prendre un verre, un couteau, et une cuiller, une entrée et un dessert. Impossible qu’une entrée ou un dessert ne te plaise pas, nous faisons en sorte de donner aux élèves ce qu’ils aiment afin de leur remonter le moral en temps de… crise, si je puis dire. Le plat de résistance, tu peux manger seulement la moitié, mais dans ce cas tu dois donner le reste ainsi que ton dessert à un autre élève. Tu n’es pas obligée de boire, mais il vaut mieux pour ta santé. Les élèves mangent pas classe, on ne se mélange pas. -Pourquoi prendre soin des élèves quand on sait que la plupart d’entre eux mourront de rire ? -Pas de rire, d’épuisement. On prend soin de toi, pour que tu puisses mieux sentir les chatouilles qu’on te prodiguera lorsque tu passeras dans le carcan. Maintenant, si tu veux bien me suivre » Elles empruntèrent un autre couloir, éclairé cette fois-ci. A leur droite se trouvaient les fenêtres, à la gauche les portes des salles de classe. On entendait les professeurs parler de la naissance du christianisme en Judée, de la fonction carrée, de la conséquence mortelle quand on mélange du sodium à de l’eau, et de l’histoire de l’Institut Delver. Cette dernière chose étonnait fortement Tiphaine. Quand elle était encore dans son autre lycée, on n’avait pas de cours sur l’histoire de l’établissement scolaire. Or, le professeur ici en parle comme s’il s’agissait d’un monument historique. Sur chacune des portes était fixé un emploi du temps de chaque salle. Ainsi, si un élève se promenait dans le couloir à une heure libre de son temps, il saurait en regardant la fiche punaisée quelle matière avait lieue dans telle salle, à telle heure. Par contre, le nom de la salle n’était pas marqué, tout comme les noms des bâtiments. Encore une chose qui surprit la jeune élève. Au fond du couloir se trouvait une porte en bois peint, sur laquelle était gravée DIRECTRICE et SOUS-DIRECTION en gros. La secrétaire fit entrer la nouvelle dans le bureau de la direction. Pas de fenêtres, c’est ce qui frappa d’abord Tiphaine. L’électricité devait bien fonctionner et l’école se devait d’avoir beaucoup d’argent pour pouvoir payer la facture à la fin du mois. Un simple bureau grisâtre, laid. Un tapis bordeaux miteux, avec des trous ici et là ; sur les murs dont la peinture s’écaillait par endroits étaient affichés des photos d’adolescents, avec en-dessous une date précédée d’une croix. Derrière le bureau de la directrice, une autre porte. La secrétaire, en trois pas seulement la rejoignit et l’ouvrit, invitant Tiphaine à venir voir ce qui se cachait derrière cette porte. C’était une grande salle. Tout à fait au fond se trouvait des cages, retenant prisonniers quelques filles et un garçon. Sur les murs étaient accrochés des plumes, rangées dans un ordre croissant, des brosses à dents, à chaussures et à cheveux, des peignes, des roues dentées, métalliques, des cordes de taille variable, des savons. Dans un coin trônait un lavabo qui devait être blanc à ses origines, mais le ménage n’étant sûrement que rarement fait ici, il avait prit un teint jaunâtre. Et puis toutes sortes de carcans. Des carcans obligeant la victime à rester debout, dans ce cas on devait lui chatouiller les aisselles, les côtes et le ventre. Des carcans en X, des piloris contraignant la victime à adopter une position assez inconfortable… -« Voici la salle de torture de l’Institut, demoiselle, annonça triomphalement la secrétaire. Ces élèves que tu vois au fond ont chatouillé une fille qui avait dénoncé une autre fille qui avait gaspillé de la nourriture dans la cantine. La fille qui avait gaspillé est morte, celle qui a été dénoncée est à l’infirmerie, ceux-là seront torturés après-demain. Allez, on sort. » La secrétaire lui fit visiter le dortoir et la salle de bain, ainsi que la salle de jeu. Enfin midi sonna. Un grondement sourd, signe que les élèves sortaient des salles, se fit soudainement entendre. Et elle les vit sortir dans la cour et se mettre en rang, comme à l’armée. Puis une femme d’une trentaine d’année fit son apparition. Vêtue d’un tailleur, Tiphaine se demandait comment elle n’avait pas encore chopé le rhume. La directrice vit sa nouvelle élève et la gratifia d’un sourire. Tiphaine fit de même. -« Jeunes gens, en espérant que vous avez très bien travaillé et que vous n’avez pas fait une seule entorse au règlement de l’Institut Delver ce matin, vous avez autorisation d’aller manger ! » Un brouhaha assourdissant emplit alors la cours. Les élèves de différentes classes se mélangeaient, discutaient bruyamment tout en se dirigeant vers la cantine. La directrice marcha vers Tiphaine et lui tendit la main. La nouvelle la lui serra, mais quelque chose ne lui plaisait pas dans cette poignée. La femme avait les mains sèches et dures, anormal pour une femme. -« Bonjour, Tiphaine. » Ce fut tout. La directrice repartit dans son bureau, sûrement pour préparer ses victimes à la torture. La secrétaire invita la nouvelle à aller manger un peu. Etant donné que c’était son premier jour elle pouvait manger gratuitement. Tiphaine accepta de bonne grâce, n’ayant rien mangé le matin de sa nouvelle rentrée scolaire. Comme la secrétaire lui avait dit, les classes ne se mélangeaient pas. Une panique saisit alors la nouvelle élève : ne sachant pas dans quelle classe elle se trouvait, elle ne savait où elle devait s’asseoir ! Elle voulut ressortir de la cantine pour aller demander ce renseignement à la secrétaire, mais quelqu’un lui barra la route. Une fille de son âge, rousse, des taches de rousseur constellaient entièrement son visage. Ses cheveux étaient attachées en queue de cheval, comme il était précisait dans le règlement. -« T’es nouvelle, hein ? -Oui, souffla Tiphaine. -Si tu veux, tu peux venir manger à notre table. -C’est que je veux juste savoir dans quelle classe je suis… -Ne te préoccupe pas de ça. La première journée, on se contrefiche du règlement. Tu iras chercher ce renseignement plus tard. Tu t’appelles comment ? La question habituelle fatale. -Tiphaine Marivaux. -Moi, c’est Léa Brûlin. Viens avec nous, y’a que des filles ! -Bon, ben ouais, je veux bien. » Le temps que Tiphaine remplisse son plateau sa nouvelle copine et ses amies avaient fini de manger, mais elles l’attendaient sagement. -« C’est sympa de m’attendre, mais je ne veux pas que vous vous retrouviez dans le bureau de la directrice, dit Tiphaine. -Nous devons tous sortir ensemble de la cantine, c’est le règlement. -Ah bon ? S’étonna la nouvelle. Je ne l’ai pas lu… -C’est normal, on te donne juste les règles de base, dit une fille à lunettes. Je suis Aurélie Chantreau. Et voici Flore Manouvrier. » Tiphaine détesta tout de suite Flore, mais adorait déjà Aurélie et Léa. Elle mangea rapidement, et cinq minutes après qu’elle eut fini son assiette les élèves sortirent de la cantine. -« Désolé, fit Léa, mais nous devons te laisser. Nous devons travailler sur un dossier d’histoire pour cet après-midi. On peut se retrouver ce soir ! Nous mangeons toujours à la même table, si tu veux savoir. -Merci les filles ! lança Tiphaine. » Soucieuse de connaître son emploi du temps afin de ne pas arriver en retard à son cours afin de ne pas se retrouver dans la salle de torture afin (ça fait beaucoup de « afin ») de ne pas subir les caresses de dix doigts furtifs sous ses aisselles, ses côtes et son ventre. Les chatouilles, elle détestait ça. Elle rentra pour la deuxième fois de la journée dans le bureau de la secrétaire. -« Oui ? Sa voix était froide, et elle avait prononcé ce mot d’un ton péremptoire. -« Heu… avança Tiphaine. Je ne sais pas dans quelle classe je suis et je n’ai pas d’emploi du temps. -Ah ! J’en étais sûre que j’avais oublié de te donner quelque chose. Alors, attends que je le retrouve… Je devrais mettre de l’ordre dans mes papiers, ça devient infernal. Là ! Tiens, le voici. » Lundi : Histoire, anglais, français, anglais. Physique, sciences de la vie et de la terre. Mardi : Education civique, juridique et sociale, géographie, mathématiques. Mathématiques, français. Mercredi : Français, heure libre, mathématiques, biologie de laboratoire et paramédicale. Jeudi : sciences de la vie et de la terre, allemand, heure libre. Biologie de laboratoire et paramédicale, anglais, physique. Vendredi : Mathématiques, chimie, allemand, histoire. Histoire, français, sport. Aucune indication concernant les salles où elle devait se rendre à chaque cours. Ce qu’elle ne manqua pas de demander à la secrétaire. -« Je crois que tu cherches surtout à ce qu’on s’occupe de toi, ma mignonne. Maintenant, va-t-en. » Tiphaine eut beaucoup de mal à retenir ses larmes, mais se réconforta en se rappelant ce que lui avait dit Léa à la cantine, que le premier jour les nouveaux n’étaient pas affectés par ce règlement stupide de cet institut à la con. Elle se promena au hasard des couloirs et atterrit dans la salle de jeu. Personne. Dans les couloirs. Personne. Dans les salles de classe. Personne. Dans la cours. De moins en moins de monde. La panique s’agita de nouveau dans son cœur. Elle se rendit au dortoir des filles et vit Léa, Aurélie et Flore. Flore qui lui jeta un regard détestable, Aurélie afficha un sourire timide et Léa un grand sourire. Des trois, Léa était la plus belle, Aurélie la plus mignonne, Flore la plus cruche. Tiphaine espérait que Flore se fasse choper avant Noël. Ce serait un beau cadeau. Justement, celle-ci quitta la pièce en compagnie de Léa, laissant Tiphaine et Aurélie en face-à-face. -« Alors, tu as ton règlement ? -Ouais. Tiens. -Hey ! Tu te retrouves dans la même classe que moi ! Cool ! -Ouais, super ! Euh… Je peux te poser une question ? Elle est un peu gênante, mais… -Vas-y, on est entre filles. -Comment tu trouves Flore ? -Flore ? Une vraie conne. Elle ne pense qu’au sexe. Un jour, elle avait demandé à un garçon de lui lécher les pieds. La copine de ce garçon l’a dénoncé, et il est mort. Flore n’a émit aucun sentiment de désespoir, de peur, de colère, de honte. Et c’est une véritable cruche. Vivement qu’elle se fasse choper. -Tu me rassures, soliloqua Tiphaine. Dès le premier regard je ne l’aimais pas. -Elle déteste les gens qui sont intelligents, préférant les beaux mecs musclés sans poils ni boutons d’acné, et qui frappent avant de réfléchir. Ici il n’y en a pas, et donc elle se sent un peu frustrée. » La discussion entre les deux filles continua encore longtemps. Tiphaine espérait qu’Aurélie et encore moins Léa ne se fassent choper avant la fin de l’année scolaire et qu’elles pourraient toutes les trois se trouver pendant les vacances et trouver un moyen de s’enfuir de l’Institut. Encore devait-elle avoir la preuve que les chatouilles étaient prodiguées en ces lieux. Demain. Celle qui s’appelait Dior mourrait sous les chatouilles. On allait voir ça.
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Vorse-raideR - il y a 17 ans
Bonne histoire, j'aime beaucoup, mais le reglement me parait assez cruelle et ça à l'air de paraitre assez normales à Tiphaine sur la fin

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La Faucheuse - il y a 17 ans
Elle n'y croit qu'à moitié, en fait. Mais je vais arranger ça dans le prochain chapitre
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nahognas - il y a 17 ans
Let's go faucheuse (applaudissement) let's go faucheuse ! <rire> Cette partie était très sympathique avec Tiphaine complètement troublée qui reste déjà de se faire chatouillée soit en ayant pris la mauvaise classe mais bon elle la trouvée finalement dommage ou alors cette histoire de salle de classe. La suite promait d'être jouissif Continue comme ça!
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sad face - il y a 17 ans
Bravo !
Voila une histoire que je compte suivre . Tu écrit bien et c'est plaisant à lire . L'ambiance est sombre et un peu flippante ( pour les élèves ).Perso , j'aurais fait un panssiona pour fille mais ...
j'attend la suite impassiement , continu comme ça !
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La Faucheuse - il y a 17 ans
Merci pour vos commentaires! Désolé de vous décevoir, mais quelques idées énoncées comme l'histoire de la classe ou de se retrouver à l'heure au bon endroit ne sera pas gardé... J'ai mieux en tête. C'est dans ce chapitre que l'histoire commence. Et préparez votre bombe anti-cauchemar à partir de maintenant, vous en aurez peut-être besoin!
Chapitre dans lequel tout commence
Le temps ne s’était pas arrangé depuis la veille. Ces fichus nuages gris plomb couvraient le soleil. Et donc, ce n’était pas une foule d’élèves et de profs qui se réunissait autour du carcan de Dior, mais une marée de parapluie, tous noirs. On se serait cru à l’enterrement d’un comte. La directrice était sur l’estrade, en train de parler à sa victime. Elle avait tout perdu de sa sympathie quand elle jeta un regard des plus noirs aux spectateurs. Elle s’appuya sur une table sur laquelle étaient posés des brosses à cheveux, un pot de miel dans lequel plongeaient deux pinceaux.
-« Institut Delver ! En ce jour maussade et pluvieux, Léna Dior, ici présente, va mourir sous vos yeux.
La façon dont la directrice présentait la chose faisait rire intérieurement Tiphaine. On aurait dit un magicien qui s’apprête à faire disparaître sa partenaire. Tout le monde trouverait ça drôle, et puis on ferait un goûter pour se réchauffer, et la directrice recevrait des compliments.
-« Cette jeune fille, de 17 ans, a osé nous faire croire qu’elle travaillait énormément chaque soir. Mais nous ne l’avons pas crue, car son bulletin trimestriel est une honte ! Léna Dior a donc menti et tenté de manipuler les professeurs et moi-même. Comme il est précisé dans l’article 13 du règlement, toute personne n’ayant pas la moyenne au bout d’un trimestre est condamnée à se faire chatouiller les pieds par des brosses à cheveux, lécher les aisselles par les chèvres et chatouiller les côtes et le ventre par moi-même. Ne pouvant pas tout faire toute seule, je demande à deux élèves de s’occuper des pieds, et deux autres élèves de badigeonner régulièrement les aisselles de miel. »
Deux élèves, dont Flore, montèrent sur l’estrade et prirent chacun une brosse à cheveux. Deux garçons montèrent à leur tour et se saisirent des pinceaux. Les chèvres sentaient la douce odeur du miel qui s’échappait du pot et s’excitaient.
-« Parfait, reprit la directrice. Mettons un bâillon à cette petite sotte, et nous pourrons commencer ».
Sa parole accompagna le geste, et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, Léna Dior, 17 ans, qui avait pourtant travaillé longuement chaque soir, fut bâillonnée. Le silence régnait dans la cours, et on entendait seulement Léna gémir dans son carcan, crispant et décrispant ses orteils. Flore lui jeta un regard moqueur. Elle faisait passer d’une main à l’autre son instrument de torture. Puis elle commença doucement à gratter le talon de Léna, suivit de l’autre personne chargée de chatouiller l’autre pied. Dior ne gémissait pas trop pour l’instant, et les bourreaux-bénévoles commencèrent à accélérer le rythme, tout en restant au même endroit. La victime gloussait maintenant. La directrice fit signe aux deux autre élèves de badigeonner les aisselles de miel. L’un d’eux prit le pot et le tendit vers son acolyte qui y plongea son pinceau. Puis ils en tartinèrent cette zone sensible. La réaction fut immédiate, Léna tenta de s’extraire de la caresse des pinceaux, mais en vain. Ses bras étaient solidement coincés entre deux planches de bois. On fit venir les chèvres, qui ne léchèrent pas tout de suite. Tout semblait avoir été répété longuement à l’avance, on aurait vraiment dit un tour de magie : on prépare l’assistante, et la magicienne, dont le rôle est tenu par la directrice, se concentre.
Petit à petit, Flore et l’autre élève gagnèrent le creux de la plante des pieds, zone apparemment plus sensible que le talon à en croire le feulement sauvage étouffé de Léna. Tiphaine remarqua dans l’assemblée que plusieurs spectateurs souriaient à l’entendre gémir. Si déjà, rien que le fait que ses pieds soient chatouillés la rendait à moitié hystérique, la torture « intégrale » allait être prometteuse. Le rythme des brosses s’intensifia encore, et les instruments parcouraient maintenant la totalité des pieds de Léna. La directrice se retourna vers la victime, s’agenouilla et commença à menacer de ses longs doigts les côtes de Dior. Celle-ci riait de tout son soûl derrière son bâillon. Elle était tellement bien ficelée qu’elle ne pouvait à peine bouger. Enfin les chèvres entrèrent en action. Les yeux de Léna s’agrandirent de stupeur, et sa tête bougeait de gauche à droite, comme si cela allait apaiser la torture. Flore avait intensifié encore plus sa torture, et s’arrêta soudainement, et jeta la brosse dans le public. L’autre personne chargée de chatouiller l’autre pied ralentit, sans pour autant s’arrêter, et regarda d’un œil interrogateur Flore. La directrice s’arrêta de chatouiller, carrément. Mais les chèvres, gourmandes comme ce n’est pas possible, continuaient de lécher les aisselles dégoulinantes de miel, et les deux autre bourreaux continuaient d’ajouter régulièrement du miel, sans faire attention à ce qui se passait autour d’eux. Tout l’Institut Delver avait les yeux rivés sur Flore Manouvrier, qui était debout sur l’estrade, les bras ballants, les yeux dans le vide. Soudainement elle balança violemment sa tête en arrière et poussa un hurlement strident qui poussa tout le monde à se boucher les oreilles. Puis se creva les yeux de ses ongles, le sang gicla. Un murmure d’horreur et d’effroi parcourut l’assemblée. Plusieurs personnes, élèves comme professeurs, s’évanouirent à la vue du sang, dont Aurélie. Tiphaine la rattrapa avant qu’elle se pète le nez contre le sol et la serra dans ses bras, sans manquer un instant du suicide de Flore, bien que si c’était réellement un suicide, il était… comment dire… spécial. Flore qui était devenue folle, aveugle, et peut-être même sourde, parce que si elle gueulait comme ça, ça devait peut-être être pour qu’elle s’entende. L’adolescente sanglante saisit sa brosse et commença à frapper l’autre qui chatouillait le pied, frappa, frappa, encore une fois, une fois de plus, jusqu’au sang. Il était roué de coups et sûrement mort depuis longtemps quand elle s’arrêta. Personne ne voulut tenter de la raisonner, elle avait perdu la raison. Léna regardait d’un œil méfiant son bourreau, les chèvres avaient fui en entendant le cri du monstre qu’était devenu Flore. Elle attaqua la directrice, la poussa hors de l’estrade. Un craquement sec se fit entendre, signifiant que la femme s’était brisé une jambe. Puis Manouvrier fit fuir les deux autres badigeonneurs en herbe. Et retourna s’agenouiller devant l’un des pieds de Léna. Toute l’assemblée retenait son souffle, attendant de voir ce qu’elle allait faire. Une langue bleuâtre et gonflée sortie de sa bouche et lécha vivement Léna, qui se remit à rire de plus belle. Un garçon tenta de grimper sur l’estrade pour chatouiller les côtes de la victime, mais prit la fuite quand Flore lui montra les crocs. Tiphaine, aussi bonne soit sa mémoire, se souvenait que Flore avait des dents blanches et parfaitement rangées. Là, elles étaient verdâtres, avec ce qui devait être des algues entre les dents, et ce n’était plus des incisives ou des molaires qu’on voyait là, mais des crocs. Les yeux de Léna roulaient dans leurs orbites, montrant plus que le blanc des yeux. Soudainement le corps de la victime s’arc-bouta violemment et ne bougea plus pendant quelques secondes. Flore arrêta alors de lécher le pied, se leva et se pencha vers la bouche de Léna. S’ensuivit un bruit de succion désagréable, comme un baiser mouillé. Dior ne bougeait plus, ses paupières cachaient ses yeux. Flore se releva, descendit l’estrade et se fraya un chemin dans l’assemblée, sans s’attaquer à qui que ce soit. A son passage Tiphaine sentit une odeur de beurre rance, de lait tourné et de vase. Ses yeux crevés ne l’empêchaient pas de voir où elle allait, Manouvrier semblait guidée par le démon. Manouvrier entra dans un bâtiment, et on ne la vit plus de la journée, malgré les recherches intensives menées par des élèves et des professeurs qui avaient tout de même la peur au ventre, de peur qu’ils deviennent comme l’autre élève qui chatouillait gaiement l’un des pieds de Léna. Tiphaine demanda l’autorisation à un professeur de transporter Aurélie dans le dortoir des filles et de la veiller, la réponse fut positive. Quant à la directrice, son tibia était cassé en deux endroits distincts, et elle avait de la fièvre. Le médecin de l’Institut chercha le pouls de Léna, mais ne le trouva pas. Elle était donc morte, mais pas d’épuisement, car la séance avait été trop courte pour qu’elle s’épuise en cinq minutes.
Les cours furent suspendus. Tiphaine resta jusqu’au réveil d’Aurélie. Elle était encore plus belle quand elle dormait, et Marivaux avait eut envie de l’embrasser, de la câliner, de la caresser. Aurélie était plus jeune que Tiphaine ou Léa, et plus mignonne. Tient, quant à Léa, Tiphaine se demandait ce qu’elle foutait. Elle ne l’avait pas aperçue pendant la mise à mort de Léna. Peut-être qu’elle s’était faite chopée dans les couloirs par le concierge.
Une ambiance funèbre, funeste et glauque régnait maintenant sur l’Institut Delver. Déjà que ce n’était pas fameux avant, mais alors maintenant qu’on avait une morte, une blessée légère, une disparue et un mort-vivant dans l’établissement, l’heure n’en était pas à la rigolade. Elle n’a d’ailleurs jamais été à la rigolade. Tiphaine se remit en mémoire le dernier geste que Flore avait fait à Léna, un bisou mouillé sur la bouche. Beurk ! Ce bruit ! Aurélie se réveilla enfin, se demandant où elle était.
-« Chuut… susurra Tiphaine. Tu es dans notre dortoir. Tu t’es évanouie.
-Pourquoi ?
-Tu te souviens que Léna Dior devait être exécutée aujourd’hui ? La directrice avait demandé à ce que des élèves l’aident dans l’exécution. Flore faisait partie des bénévoles. Elle commençait à chatouiller les pieds de Léna avec l’aide d’un autre, et deux autres tartinaient les aisselles de miel de Léna. La directrice lui chatouillait les côtes. Soudainement Flore s’est arrêtée, s’est levée et s’est crevée les yeux. Ensuite elle a roué de coups l’autre qui chatouillait le second pied, il est mort, enfin je pense, et s’est attaquée à la directrice. Elle s’est cassé une jambe en tombant de l’estrade. Ceux qui s’occupaient de badigeonner les aisselles sont partis en courant, les chèvres également. Et là, quelque chose de bizarre s’est produit. Flore s’est agenouillée devant l’un des pieds de Léna et l’a léché. Dior gesticulait plus que quand tout le monde la torturait. Puis elle s’est arc-boutée, et Flore lui a fait un baiser sur la bouche avant de partir tranquillement dans les couloirs du château. Elle voyait où elle allait, malgré qu’elle n’avait plus de yeux…
Aurélie fixa encore longuement Tiphaine.
-Flore serait possédée… C’est une chose dont il ne faut pas en rire en ces lieux. Cet endroit m’a toujours foutue la chair de poule, murmura Aurélie.
-Je te croyais plus intelligente que ça, mais je pense m’être trompée, fit Tiphaine d’un ton de reproche.
-Hey ! Je connais mieux Léa et Flore que quiconque dans cet Institut ! Je sais de quoi je parle ! Léa et Flore étaient les meilleures amies du monde et sont arrivées un mois après moi. J’avais des amies, mais elles n’avaient pas ce côté charmant que Léa et Flore ont, tu vois. Mes plus anciennes amies que je côtoie toujours sont timides, tout comme moi. Léa et Flore m’ont libéré de ce défaut. Je les ai remercié et me suis mise à les fréquenter. Mais je leur parle de moins en moins depuis que j’ai appris que Léa adorait les sciences occultes et avait tenté d’invoquer Satan en compagnie de Flore. Le fait qu’elle soit incollable en ce domaine a rendu Léa très orgueilleuse et très mielleuse. Si elle le pouvait, elle ferait un sacrifice humain… Elle fait tout pour être très gentille avec tout le monde, et en fait c’est une salope d’hypocrite. Flore est pire. Elle menace ceux qui se moquent de Léa. Elle n’hésite pas à se battre, et Léa, qui a un don d’argumenter impressionnant, faisait en sorte que ce soit la personne avec qui se battait Flore soit emprisonnée derrière le bureau de la directrice. A force, tout le monde les craignait, et moi je me faisais mal voir. Léa n’était pas là quand a eu lieu l’exécution, et se comportait bizarrement ce matin. Flore, pareil. Elle semblait stressée. Comme si c’était elle qui allait se faire chatouiller à la place de Dior. Dior qui pourtant travaillait beaucoup chaque soir. Mais Léa et Flore était derrière elle et se sont débrouillées pour pourrir la vie de Léna. Je n’ai pas osé les dénoncer… Je suis timide.
-Je ne pensais pas que Léa était aussi cruelle. Mais que penses-tu qu’il est arrivé à Flore ?
-Hé bien… Léa connaissait quelques ficelles concernant l’hypnose. Je pense qu’elle l’a hypnotisée avant la séance de ce matin. Et qui sait, Léa est peut-être réellement possédée. Elle mord alors Flore, qui est possédée à son tour. Flore mord Léna. Celui qui délivrera Léna pour l’enterrer au cimetière se fera mordre, et ainsi de suite. Des morts-vivants. Je le répète, rien n’est impossible en ces lieux. Et je pense que la contagion va être rapide, car Flore et Léa s’attaqueront d’abord à ceux qui attendent leur tour dans la salle de torture. N’en parle pas à qui que ce soit, on pourrait te prendre pour une folle et t’enfermer à ton tour. Dans ce cas, tu deviendras une proie facile.
-Supposons que tout ce que tu as dit concernant la possession soit vrai, comment ce fait-il que Flore est devenue folle que bien plus tard ?
-Il faut du temps.
-Comment allons-nous faire cette nuit, si Léa et Flore sont des monstres ?
-Je ne sais pas… »
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nahognas - il y a 17 ans
Wow ça fout la trouille effectivement mais je suis mitigé de la façon que tu as tourné cette histoire j'attends la suite pour donner mon avis. Par contre il y a un moment où tu dis que la victime s'est arc-boutée, ça veut dire quoi? J'ai cherché sur Internet mais les pages mettent trop longtemps à charger
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Vorse-raideR - il y a 17 ans
Ah quand même... Je t'avoue que je ne suis pas trop accro a ta suite, mais bon je vais tout lir, peut être que j'aimerai mieux !!
Bonne chance pour la suite !!
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La Faucheuse - il y a 17 ans
Je voulais donner à ma fiction un côté gore... Du survival-horror, en fait
S'arc-bouter, c'est prendre la forme d'un arc de cercle avec ton corps... Si tu comprends ce que je veux dire par là...
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sad face - il y a 17 ans
A wai...
J'aime bien le coté sombre et horror que tu a donné à l'histoire même si c'est un peu space .
Juste , g trouvé un peu bizarre que les gens restent comme ça alors qu'il y a un monstre devant,t eux .
Et que auréli en sache autant , et sa théorie .
Mais c'est toi le boss . Continu , j'attends impatiemment la suite , parce que moi ça me plait l'horreur
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chatouillesdu92 - il y a 17 ans
Oua !!! SUper histoire ! Tu écrisd vraiment super bien, c'est génial. Je me suis vraiment marrée avec le réglement, surtout "qui chatouille sera chatouillé lol". Et le coup de "machin a dénoncé bidule par ce que truc n'avait pas mangé à la cantine" ou je sais plus quoi, j'étais morte de rire. bref, glauque à souhait. Je dirais même trop, la fin est tellement choquante (on ne s'y attend pas) et space que a nous passe un peu au dessus de la tete. Et il y a des trucs pas logique, Flore tabasse le garçon à ses côtés, mais lui il bouge pas ? Pourquoi Tiphaine ça la cohque pas tout ce qui se passe ? Et un truc aussi : c'est quoi cette histoire d'eau et de sodium mortel ? En gros, dès qu'on boit de l'eau salée, on est censé mourir ? ^^ LOL Bref, j'aime, franchement, et veux la suite ! Ya le suspense qu'il faut et on s'attache aux persos car on ne peut pas s'identifier à euxcar ils sont tous inhumains. Vraiment génial, et surtout exceptionnellement bien écrit. HS : c'est quoi les sciences de laboratoire ? j'ai jamais eu de cours de ça. HS2 : j'espere voir des mecs chatouillés aussi. Vivement l'arrivée d'un mec mignon ! (baff)(on voit bien que je suis une fille ^^) Vraiment bonne chance pour la suite !
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CalimerOff - il y a 17 ans
Sévère le réglement dis donc , puis déja y'a des indice sur les démon : 1818 , cet une drôle d'année pour un institut non ? non franchement j'adore vivement la suite ( pas trop glauque quand même ) .

