Histoire : L'Épopée de Niphale [ Chapitre 344 ]

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Histoire
  • L'Épopée de Niphale [ Chapitre 344 ]


Histoire ajoutée le 06/04/2006
Épisode ajouté le 06/04/2006
Mise-à-jour le 03/07/2021

  • Mimura Avatar
    Mimura - il y a 13 ans
    [color=#0000FF:3mqofz75][u:3mqofz75]Chapitre 223[/u:3mqofz75] [b:3mqofz75]Vouloir s'y préparer[/b:3mqofz75][/color:3mqofz75] Dans la zone de combat entourée de sa grille de protection, Kamhal regardait, d'un œil attentif, le combattant qui se trouvait face à lui. « Hamog » était son nom. Il n'en avait jamais entendu parler mais cela n'était guère étonnant. Les soldats de l'Air avaient la réputation d'être les plus discrets parmi tout les guerriers de la dimension. C'était un homme, apparemment, de même taille que Kamhal. Il portait une armure typique de l'armée de l'Air à savoir qu'elle était dorée, en grande partie composée de cotte de maille à l'exception de plusieurs renforcements de métal blanc aux chevilles et aux bras. Il portait une longue cape blanche passant par dessus ses épaules pour s'attacher sous son coup par une légère chaîne jaune. Une seconde cape, moins large, descendait par-devant, sur son torse, jusqu'à ses genoux et était maintenue plaquée à l'aide d'une ceinture à hauteur de ses flancs. Pour finir, il portait un casque cylindrique dans lequel une petite ouverture en forme de « T » partant du bas lui permettait de voir et respirer. Le tout accompagné d'un grand bouclier jaune en forme de pointe de flèche tournée vers le bas et une épée à une main à lame blanche et au pommeau dorée. Cela faisait longtemps que le commandant ne s'était pas battu contre un autre soldat ou même n'importe quel guerrier. Heureusement, il se savait fort de constitution et avait passé sa première année en Infer à s'entraîner dans les camps du Feu. Il devrait, simplement, faire attention à son tempérament. Il avait toujours eu tendance à s'emporter rapidement et chercher à conclure prestement le combat. Il allait devoir prêter attention à cela pour éviter de révéler des vulnérabilités que pourrait exploiter son ennemi. Alors que Kamhal en était encore à scruter celui qu'il devait combattre, ce dernier sembla ne guère vouloir lui laisser la possibilité de décrypter une quelconque faille dans l'armure qu'il portait, ou la garde qu'il affichait. Hamog se mit à courir dans la direction de celui qui lui faisait face, apparemment décidé à porter le premier coup. Bien que surpris par une telle initiative, Kamhal n'en fut pas moins préparé et, esquivant la première attaque portée, il parvint à éviter toutes pertes d'équilibre en utilisant une de ses ailes pour la planter dans le sol et se projeter sur le côté. Dans un mouvement circulaire, aidé de son autre aile, le commandant exploita la courte période de déséquilibre de l'opposant, de par l'attaque qu'il venait de lancer, et utilisa son autre aile pour lui envoyer un coup violent sur l'épaule qui le fit basculer en projetant plusieurs débris sur le sol. Le commandant poussa une respiration, comme une méthode pour calmer des tensions. Il semblait chercher à réduire une montée, peut-être, trop rapide d'adrénaline. L'action d'Hamog avait certainement eut un impact sur lui mais, heureusement, il avait su la gérer. Cette première contre-attaque ne semblait avoir entamé en rien la volonté d'Hamog. À peine rétablit de la précédente escarmouche, ce dernier se retourna et reparti en direction de Kamhal. Le commandant put éviter son estocade une seconde fois. Décelant, dans les mouvements du soldat de l'Air, une position particulière, Kamhal comprit que cette nouvelle attaque n'était qu'un leurre pour lui porter un coup à l'aide de sa jambe. Cette anticipation lui permit d'éviter l'offensive en s'envolant brusquement. Puis, dans un mouvement bref, le commandant se rabattit lourdement sur Hamog, le plaquant au sol, comprimant violemment son torse et imposant son poids contre son dos. De nouveau, plusieurs débris d'armure s'échouèrent au sol. De son côté, le commandant se porta à distance pour ne guère laisser la possibilité à son opposant d'user de la proximité pour l'entailler. Pour l'instant, tout se passait correctement. Kamhal conservait l'avantage et ne sentait pas monter, en lui, de désir d'en finir. Le combat ne faisait que commencer. Avec quelques peu de difficulté, le guerrier se releva et regardait en direction de son opposant avec ce que l'on pouvait penser comme étant de la sérénité. Cela était difficile à dire dans la mesure où le visage d'Hamog n'était pas visible. Pourtant, il semblait calme malgré les deux offensives que venait de lui imposer Kamhal. Cette fois-ci, Hamog ne partit pas dans un assaut frontal. Était-ce qu'il avait compris l'inutilité d'attaquer de face ou cherchait-il un moyen de déceler les méthodes de son assaillant ? Toujours était-il qu'à présent, il restait campé, face à lui, à attendre. Kamhal aurait pu profiter de cet instant pour saisir l'initiative et lui imposer son rythme mais son instinct semblait lui indiquer de ne pas bouger et de rester attentif. Il n'opérait toujours pas de mouvement. Posé ainsi, il attendait. Il n'était, même pas, sur une garde. Comme s'il laissait le champ libre à toutes armes possibles. Les secondes s'écoulait sous les regard braqués de nombre de personnes du public et rien ne changeait dans leur état contemplatif. L'instant de silence en était au poing ou plusieurs membres du publics, principalement de ceux du Feu, peu réputés pour leur calme et leur mesure, se mirent à leur crier des phrases de motivations pour les pousser à sortir de leur état extatique. Pour autant, cela ne paraissait avoir aucun effet et aucun des deux ne se décidaient à effectuer le moindre mouvement. Soudain, Hamog finit par se lancer en direction du commandant. Mais l'œil attentif de ce dernier avait anticipé le mouvement. Décidé à couper court à son attaque et le surprendre, Kamhal saisi l'initiative à ce moment précis. Il fondit dans sa direction et, d'une attaque d'une rare violence, contenant toutes la force qu'il possédait en lui, il fracassa son casque d'un fulgurant coup de poings. De multiples débrits échouèrent au sol alors que le soldat s'écroulait et que Kamhal, dans la vitesse de son mouvement, parvenait de l'autre côté de la zone de combat. Il était content. Il avait su garder la tête froide et écoutait son réel ressenti. Cela s'était avéré payant. Le combat n'était, peut-être, pas fini mais il avait définitivement acquis l'avantage. Son adversaire allait rester sonné après une telle offensive et il ne pourrait plus se battre avec toutes ses facultés. Dés lors, le vaincre ne serait plus qu'une question de minutes, peut-être, même, de secondes. Kamhal se retourna pour faire face à Hamog et s'apprêter à attaquer de nouveau. À l'instant où il lui fit face, il fut interpellé par sa vision et comprit, dés lors, que le moment des réjouissances était bien loin d'être acquis. devant lui, au centre du terrain, Hamog se tenait relevé et le casque intact. [color=#FF0000:3mqofz75][u:3mqofz75]Prochain Chapitre :[/u:3mqofz75] [b:3mqofz75]Sembler s'y déceler[/b:3mqofz75][/color:3mqofz75]

  • pierreanne Avatar
    pierreanne - il y a 13 ans
    Mon cher Mimura on dirait que ces combats te lassent. Tu les fais passer de plus en plus vite voulant semblablement passer le plus vite possible à autre chose.

  • Mimura Avatar
    Mimura - il y a 13 ans
    Je ne vois pas d'où tu sors ça Pierreanne ? Certains combats sont plus courts que d'autre, oui. Ça me paraît normal qu'un combat entre deux personnes s'étendent moins qu'un combat entre trente. [color=#0000FF:3te4tiji][u:3te4tiji]Chapitre 224[/u:3te4tiji] [b:3te4tiji]Sembler s'y déceler[/b:3te4tiji][/color:3te4tiji] Comment cela était-il possible ? Kamhal se souvenait, pourtant, parfaitement avoir senti la densité du casque d'Hamog partir en morceau au moment de sa dernière attaque. Tout autant que chacun des autres endroits de son armures qu'il avait frappé jusqu'à présent. En regardant, il put se rendre compte que la partie de son épaule précédemment atteinte n'était en rien endommagée, au même titre que son buste et, certainement, son dos. Que diable signifiait ceci ? Ce guerrier maîtrisait-il un sort particulier ? Une magie d'illusion peut-être ? Non, le sol témoignait des coups et mouvements effectués jusqu'à présent. On voyait clairement l'emplacement où le soldat de l'Air s'était échoué au moment où le commandant l'avait comprimé au sol. Si tout ceci avait été une chimère, Kamhal n'aurait pu faire cela tout seul. Était-il capable de reconstruire son armure de lui-même ? Ce n'était pas cela non-plus. Il n'y avait, au sol, aucun trace d'un quelconque morceau de métal. S'il reconstruisait son armure, les anciens éléments détachés de celle-ci n'auraient pas, pour autant, disparus du terrain. Qui plus est, Hamog semblait assez peu atteint par le dernier coup que venait de lui porter Kamhal. Avec une puissance pareil infligé à son crâne, il aurait été logique qu'il ait, au moins, du mal à rester droit. Et, pourtant, il était campé devant lui comme si rien ne s'était passé. Cela n'avait aucun sens. Comment pouvait-il rester, ainsi, intact sans présenter le moindre relief de combat sur son corps. Que les morceaux qu'il avait entendu atteindre le sol fussent des leurres, ce pouvait être envisageable, mais qu'aucune marque ne soit visible en aucun point, c'était, là, un mystère total. Comment avait-il fait cela ? Il ne comprenait pas. Il avait beau y penser, cela lui semblait parfaitement improbable. Étonné et déconcerté par cela, Kamhal se lança en direction de Hamog, oubliant sa retenu guerrière, pourtant de rigueur dans les cas de figure où l'on se retrouve face à un pouvoir inconnu. Mais le fait de voir son ennemi vierge de coup alors qu'il le pensait à l'orée de la défaite venait d'entamer sa confiance. Quand Kamhal voyait son ego atteint, au cours d'un combat, il avait tendance à jouer les attaquants suicides. Peut-être était-ce cela comme une manière de se prouver à lui-même qu'il pouvait gagner. Paradoxalement, ce genre de réaction avait tendance à le perdre. Hamog esquiva sans problème l'attaque de son assaillant et s'apprêta à le percer de son épée. Le commandant pris appuis sur sa jambe avant pour se porter sur le côté et éviter la lame mais son pied glissa et la pointe de l'arme l'atteint à l'épaule. Par réflexe, Kamhal abattit ses ailes au sol pour se projeter à distance tandis que du sang s'écoulait de sa blessure, formant une légère rigole sur son armure. L'entaille n'était guère grave mais cela faisait de lui, dés lors, le seul blessé de ce match. Il essayait d'analyser la situation. Pour autant, Hamog ne souhaitait pas lui laisser le temps de réfléchir et vint à lui pour lui porter une nouvelle estocade. Surpris, le commandant essaya de reculer mais se mis, à nouveau, à déraper et tomba vers l'arrière. La pointe de l'arme de son ennemi se rapprochait dangereusement de son visage. Dans un soubresaut, il parvint à utiliser son aile droite pour détourner la lame, le temps de se rattraper et s'éloigner. Complètement déconcerté par l'enchaînement des évènements. Kamhal se mit à observer le sol de la zone de combat. La cause de ses esquives manquées lui parvint alors. Plusieurs flaques d'eau s'y trouvaient. Relevant les yeux vers Hamog, de nombreuses questions semblaient apparaitrent sur son visage. Il ne saisissait toujours pas la situation mais, un point était certain, il devait se calmer et l'analyser avec intelligence et recul. En aucun cas il ne pourrait gagner contre son opposant s'il tentait des actions désespérés. Respirant un grand coup, à plusieurs reprises, il parvint à réduire sa tension et retrouver un semblant de confiance face à Hamog qui l'observait tel un fauve prêt à bondir à tout moment. Le regard assuré retrouva sa place originelle sur le visage de Kamhal. Il ne savait toujours pas quel était le pouvoir de ce guerrier de l'Air mais il concevait qu'il finirait par le trouver et, pour cela, il userait du peu qui était, déjà, à sa disposition. Le soldat blanc se lança de nouveau. Kamhal se porta sur le côté et se mit à glisser. Hamog tenta, une fois de plus, de profiter de l'instabilité de son opposant sans se rendre compte d'un élément essentiel. Kamhal avait sciemment dérapé et, utilisant ses deux ailes pour les planter dans le sol, il put se projeter dans la direction du guerrier et utiliser la jambe dérapant pour le heurter violemment au ventre. Cette fois-ci, Kamhal ne quitta pas un seul instant la zone atteinte de son coup. Il était suffisamment puissant pour déformer sa troncation, quelle astuce pourrait-il bien utiliser pour éviter cela ? Divers morceaux tombèrent au sol. Des morceaux de glace. Au moment où le pieds de Kamhal était arrivé à hauteur du corps d'Hammog, ce dernier avait généré une couche de glace à l'emplacement adéquate et de densité suffisante pour que l'armure ne soit en rien atteinte. Depuis le début, Kamhal n'avait jamais rien brisé d'autre, sur Hamog, que la glace que ce dernier avait lui-même généré. Sous le climat chaud de l'Infer, les débris avaient rapidement fondu et formé les flaques présentes sur la surface de l'aire. Kamhal connaissait, désormais, le pouvoir d'Hamog. Tout autant, ce dernier avait, vraisemblablement, compris que son opposant ne s'y laisserait plus prendre. Brandissant son bouclier dans sa direction, il se mit à courir vers le commandant. Alors que Kamhal s'apprêtait à éviter la charge, du mana d'un fin cyan se mit à parcourir le bouclier pour faire apparaître un revêtement de glace. Ce dernier se déploya rapidement sur les côtés jusqu'aux deux bordures de la grille avant de s'étendre verticalement pour former un mur de glace véritable, couvrant la totalité de la surface, ne laissant aucun accès. Kamhal se jeta sur le mur pour interrompre sa course mais, de l'autre côté, Hamog, le bouclier encastré dans le pan qu'il venait d'ériger, forçait à son tour. Peu à peu, il rapprochait le commandant du bout de l'aire de combat. Doucement mais surement, Hamog parvenait à gagner des centimètres, puis des mètres, dans ce combat de distance. De son côté, Kamhal voyait se rapprocher la grille que le mur de glace lui promettait. [color=#FF0000:3te4tiji][u:3te4tiji]Prochain Chapitre :[/u:3te4tiji] [b:3te4tiji]Accepter s'y confronter[/b:3te4tiji][/color:3te4tiji]

  • Mimura Avatar
    Mimura - il y a 13 ans

    Vu que je ne vous ait pas mis de chapitre ce Dimanche, je vous en met un nouveau aujourd'hui :)


    Chapitre 225
    Accepter s'y confronter


    Kamhal ne parvenait pas à lutter contre la poussé de la paroi qui le rapprochait dangereusement de la grille et, donc, de la défaite. Son opposant semblait plus habitué que lui à se mouvoir sur un sol glissant. De plus, il s'aidait de la prise de son bouclier pour apporter son appuie sur le mur, ce dont ne disposait pas le commandant.
    Il avait bien tenté de creuser un point d'appuie avec ses ailes, mais la fente ainsi créée était trop glissante et, de ce fait, insuffisante pour apporter une pression opposée importante.

    Si l'avancé imposante de la paroi continuait à ce rythme, il allait finir par frôler la ligne électrique. À partir de cet instant, la douleur lui retirerait ses dernières chances de lutte contre son adversaire et il perdrait, immanquablement, le combat.

    Par un tour rapide, il avait chercher à vérifié que la muraille couvrait la totalité du terrain, c'était bel et bien le cas. Nul doute qu'Hamog était doué dans sa magie car il avait réussi à ériger un pan de glace épais sur une grande largeur et une, non moins, imposante hauteur.
    Il s'était, uniquement, arrêté aux bordures de la grille, avant de n'entrer en contact avec ces dernières.

    Kamhal aurait pu tenter de passer par les côté extérieur ou par le dessus. Accepter de se faire violence et traverser le mur de foudre pour contourner le mur iceberg mais il connaissait suffisamment bien sa constitution pour savoir qu'il aurait du mal à tenir sous le choc. S'il procédait ainsi, peut-être passerait-il le mur mais il reviendrait dans un état où son adversaire pourrait l'achever sans la moindre difficulté.

    Soudain, le commandant se rendit compte qu'il avait omis une solution pourtant évidente.

    De son côté, Hamog poursuivait son avancé, tenant la poignée du bouclier, lui-même encastré dans le gigantesque mur de glace. Peu à peu, il sentait que la fin de la surface se rapprochait et qu'il pourrait faire sortir son adversaire.
    Une série de frappe se firent entendre de l'autre côté du mur. Des vibrations le parcourait, de plus en plus violemment. Hamog tenta de presser le pas quand, brusquement, une aile de métal traversa le pan translucide. Elle se retira rapidement pour réapparaître à nouveau et, ainsi de suite, élargissant progressivement la surface autour d'elle. Kamhal venait de creuser le mur à l'aide de ses ailes. Alors qu'il ne restait qu'à peine deux mètres avant la limite de la zone et malgré l'empressement d'Hamog pour tenter de pousser d'avantage la paroi, le commandant parvint à se jeter au travers du trou préalablement creusé et à retourner du bon côté du terrain.

    Hamog, qui ne semblait pas avoir prévu ce cas de figure, abandonna son bouclier dans la muraille et se mit à brandir son épée dans la direction de son opposant.
    La distance entre les deux combattants était suffisante pour laisser à Kamhal la possibilité de réagir à la prochaine estocade de son rival, il n'attendait plus que ce dernier fasse un mouvement pour réagir. Hamog leva son épée et, sans bouger, porta un coup vertical pourtant bien trop loin pour toucher quoi que ce soit...

    Au dernier moment, réagissant d'instinct, Kamhal porta ses deux ailes au-dessus de lui. Juste à temps pour retenir la lame d'Hamog que ce dernier avait allongé en utilisant, de nouveau, la glace comme extension.
    La force émise par Kamhal lui permit de rompre la lance gelée, répandant les divers morceaux au sol, fondant aux pieds d'Hamog, sous les yeux du commandant dont une lumière semblait traverser l'esprit.
    Il se retourna, un bref instant, pour observer le mur de glace. Ce dernier était bien plus massif et restait, encore, intact face à la fonte.

    Finalement, ses deux ailes massives se déployèrent et il se mit à s'envoler jusqu'à se porter à une distance suffisante au-dessus du sol.

    « Toi ! Lança Kamhal à l'attention de son adversaire tout en parlant suffisamment fort pour se faire entendre du reste du public, ta manière de te battre est pour le moins ridicule. Utiliser de ridicules glaçons au cœur d'un brasier ? N'est-ce pas, là, le plus stupide des choix de pouvoir ? On reconnait bien, là, l'intelligence guerrière de l'Air ! »

    Dans les gradins, le public riaient des provocations du commandant et se moquaient du soldat de l'Air. Ce dernier, apparemment peu aguerri en matière de stratégie dans des combats réels, se mit à répondre aux attaques verbales de Kamhal en utilisant son arme comme précédemment. Il cherchait à atteindre le moqueur ailé par ses lames de glaces qu'il faisait surmonter à son épée.
    Pour une fois, l'impatience commençait à se lire bien plus dans le comportement d'Hamog que dans celui de Kamhal. De ce fait, le combattant de la Terre parvenait, sans mal, à éviter les pointes gelées. Il utilisait ses ailes et ses membres pour les briser, poussant Hamog à en reconstruire de nouvelle pour tenter de l'atteindre.

    Le sol commençait à se couvrir de débris de glace quand le soldat de l'Air se mit à se propulser dans la direction de son ennemi mortel, provoquant l'apparition d'un socle de glace, sous ses pieds, pour monter vers lui.
    Cependant, Hamog n'avait guère anticipé la faible vitesse de construction de ce monticule par rapport à l'agilité d'une paire d'ailes et Kamhal n'eut aucune peine à descendre de quelques mètres et briser la colonne.
    Les divers morceaux s'échapèrent aux multiples coins. Certains allant se ficher dans la grille et s'électrifiaient avant d'exploser. Hamog, déstabilisé dans sa hauteur, parvint à se rattraper en plantant une nouvelle lame de glace dans le sol afin de s'en servir de perche.
    Il put, ainsi, se rétablir sur le sol inondé de l'aire de combat.

    Effectivement, depuis tout à l'heure, les multiples attaques du guerrier de l'Air à l'attention de son adversaire avait engendré nombre de monceaux de glaçons qui, au fur et à mesure, avaient fondu pour, désormais, laisser place à une immense flaque recouvrant la quasi totalité de la surface de la zone.

    « Par ici, homme de glace ! » Lança le commandant, dans les airs.

    Par réflexe, Hamog se tourna vers l'emplacement d'où provenait la voix pour apercevoir Kamhal, devant le grand mur de glace. La base de ce dernier était, à présent, immergée.
    Dans un mouvement rapide, Kamhal s'encastra dans le haut du mur, se mettant à forcer pour commencer à lui faire perdre sa stabilité. Finalement, il s'en détacha tandis que la paroi entamait sa descente vers la grille à proximité.

    Hamog ne comprit que trop tard la raison de cette action.
    Alors que le mur de glace progressait jusqu'au sol, il finit par atteindre la grille. L'électricité de cette dernière se mit à parcourir la paroi conductrice jusqu'à atteindre le sol, inondé, et de s'y déployer jusqu'à rejoindre le corps d'Hamog, en plein milieu.
    Pendant plusieurs secondes, le guerrier de l'Air fut submergé d'arc électrique d'une densité intenable. Il semblait s'être transformé en une marionnette désarticulé auquel les multiples fils étaient tirés dans toutes les directions. Il luisait d'une saturation lumineuse impressionnante tandis qu'un bruit assourdissant s'était mis à englober le terrain.
    Finalement, le pan de glace explosa en une volé de givre et interrompit le contact entre la grille et la flaque de l'aire.

    Hamog, dont l'armure avait viré au gris foncé et fumait de l'intérieur, resta pendant quelques secondes sans bouger au milieu du terrain, comme s'il regardait dans les cieux une entité invisible lui annoncer sa propre défaite.
    Puis, lentement, il vacilla vers l'avant et s'échoua dans l'eau.

    Un arbitre se mit à faire plusieurs signes, ce qui provoqua la baisse de la grille du terrain et l'annonce, par Karib :

    « Kamhal est vainqueur contre Hamog. »


    Prochain Chapitre :
    Lever la tête


  • Mimura Avatar
    Mimura - il y a 13 ans
    [color=#0000FF:21yc5wzh][u:21yc5wzh]Chapitre 226[/u:21yc5wzh] [b:21yc5wzh]Lever la tête[/b:21yc5wzh][/color:21yc5wzh] « Eh bien ! Ma chère Skila. Ce fut, pour le moins, un impressionnant combat ! Le commandant Kamhal viens de prouver que les guerriers de la Terre savent utiliser tout autant leur tête que leur muscle. Cependant, les pouvoirs du soldat Hamog me laissent perplexes. Créer de la glaces semblent être une magie particulièrement puissante, comment se fait-il que nous n'ayons pas plus de sorciers à le faire ? » « C'est une excellente question ! » Lui répondit Skila avec l'entrain habituel qu'elle laissait transparaître quand elle s'apprêter à faire étalage de sa culture florissante. « Il s'avère qu'Hamog n'était pas un "sorcier" à proprement parler. Comme nous le savons tous, les sorciers sont les utilisateurs de la magie bleu. Hamog est, ce que l'on appelle, un "archimage", à savoir un utilisateur de deux couleurs de mana en simultané. » « Certains archimages, poursuivit-elle, usent de leur seconde couleur pour renforcer les sorts de leur teinte de prédilection, ceux-là sont dit de "l'Amélioration". D'autres utilisent chaque couleur individuellement pour accroître la diversité des sorts à leur disposition. Ils sont dit de "l'Exploitation". Enfin, certains, rares, car la maîtrise s'avère complexe, sont de "la Création". Ceux-là parviennent à mélanger harmonieusement les couleurs pour obtenir des sorts uniques ou des éléments particuliers. » « C'est le cas d'Hamog. En tans qu'utilisateur de mana bleu et blanc, il est un "archimage d'Iceberg" et utilise sa maîtrise dans la création pour obtenir l'élément de glace. » « Eh bien ! Avec une telle appellation, cela donne envie de manier plusieurs couleurs ! Je me demande bien comment je serais nommé si j'utilisai le mana vert en plus du noir ?... » « Vous seriez un archimage des Marais. » Une courte pause se fila. « ...Il faut croire que tout les mélanges ne se valent pas. En attendant, aussi puissant pouvait être Hamog, il s'est avéré que son incroyable magie a perdu contre le commandant Kamhal. » « En vérité, Hamog n'est, encore, qu'un jeune soldat. Son arrivée en Infer est assez récente et il n'a jamais eu le moindre état de service sur un champ de bataille. C'est un excellent technicien qui est parvenu à théoriser et pratiquer l'usage de deux couleurs en vue de la création d'un nouvel élément mais il lui manque, pour le moment, une réelle connaissance de la pratique dans un combat. S'il parvient à surmonter cette défaite et se met à pratiquer autant l'usage de ses sorts à la guerre que dans des laboratoires, il pourrait devenir l'un des prochains vainqueurs du Tournois dans un avenir proche. » La discussion passionnée de Karib et Skila parvenait aux oreilles de Rophello et l'énervait particulièrement. Kamhal venait de remporter son combat et, lui, de son côté, en était toujours à chercher à atteindre son adversaire. Il fallait dire qu'il était bien mal tombé quand on le désigna pour se confronter à cet étrange homme nommé « Selyo ». C'était un céphalide qui portait une aube bleu foncée, plutôt saillante car serrée pour ne pas trop handicaper les mouvements, et qui ne laissait, uniquement, transparaître sa tête et ses mains. De plus, son visage restait en partie voilée par la capuche de son vêtement, rabaissée sur sa tête. En tans que céphalide, il portait, à la place de ses cheveux, de longues tentacules tombant de part et d'autre de sa nuque. Quand à son regard, il était froid et calme. Depuis le début, il semblait regarder Rophello comme une simple étape avant la suite. Il ne paraissait, pas même, le considérer comme une adversaire tangible. Il fallait dire que, de son côté, l'elfe n'était guère parut comme un véritable guerrier de valeur durant le début de ce combat. Se pensant, encore, à la Fosse et prêt à reprendre ses habitudes, Rophello, au commencement du combat, s'était contenté d'attendre. Il voulait que l'ennemi fasse le premier pas pour le noyer sous les esquives répétées et trouver une faille à exploiter. Bien sûr, le terrain était différent. La technique du lézard aurait pus marcher mais, pour cela, il aurait fallu le forcer à se rapprocher de la grille. À ce moment là, il aurait pus tenter de la lui faire toucher pour l'affaiblir avant de l'achever. Par manque de chance, Selyo était tous sauf un ennemi orienté sur l'offensive et l'elfe allait l'apprendre à ses dépends. Alors que Rophello patientait pour la première approche du céphalide, ce dernier se contenta de faire, vivement, apparaître du mana bleu au bout de chacun de ses doigts et se mit à graver des runes sur le devant de son aube. En quelques secondes, l'écrit était achevé et un simple écoulement bleuté en son sein provoqua l'apparition de deux ailes dans le dos de Selyo qui s'envola à une porté impossible à atteindre pour le garçon. Décontenancé, l'elfe s'était tourné vers l'arbitre le plus proche et indiqua qu'il croyait les parchemins et sceaux prohibés. Le juge lui expliqua qu'ils étaient interdits avant les affrontements. Mais que, à partir, du moment où ils étaient créés durant un combat, ils étaient parfaitement légaux. Par dessus cette première humiliation vint, en plus, se rajouter la confirmation, par Karib, qui s'était mis à commenter sur la capacité à créer des sceaux rapidement. Du fait qu'elle était, également, l'apanage d'une bonne stratégie guerrière. « Les sceaux sont une magie très particulière. » S'était mis à indiquer Skila, comme pour poursuivre la démonstration de la bêtise de Rophello. « Les magiciens expérimentés, toutes couleurs confondues, peuvent se former dans l'écriture des sceaux. Il s'agit de l'application, sur une surface, d'une série de runes chargées de contenir un sort et ses composants à savoir manas et sentiments. Grâce à un sceau, un magicien peut lancer un sort bien plus tard après sa création, voir le faire lancer par une tierce personne sans que cette dernière n'ait à utiliser de mana. » « La créations d'un sceau standard, continuait-elle dans sa lancé, n'est pas, en soit, quelques choses de particulièrement compliqué. Cependant, plus un sorts à encapsuler en son sein est puissant et complexe et plus son écriture s'avérera technique. Effectivement, pour l'intégration d'un sceau, tout est affaire d'équilibrage puisqu'il existe de nombreuses écritures différentes d'un même sorts. L'importance est d'arriver à doser entre la puissance du sort et celle des runes utilisées pour le contenir. Si un sentiment fort est appliqué sur une écriture faible, le sort peut ronger le sceau et finir par se libérer de lui-même. Si un sentiment faible est appliqué sur une écriture forte, le sort peut s'affaiblir au point de le transformer en sceau à vide. » « Et, justement, en ce qui concerne le soldat Selyo, il semble être un guerrier spécialisé dans l'écriture de sceau. Le sort de vol n'est pas particulièrement compliqué à créer ou équilibrer mais le fait qu'il préfère passer par un sceau, plutôt qu'un simple sort, pour l'utiliser prouve qu'il en a fait sa spécialité. Si c'est bien le cas, son adversaire risque d'avoir du soucis à se faire. » Rophello n'avait pas besoin d'entendre les remarques de cette femme-encyclopédie. Il se sentait, déjà, suffisamment rabaissé pour que, en plus, on vienne lui annoncer une issue du combat tournant en sa défaveur. Mais, puisqu'il semblait être le seul, ici, à croire en lui, alors il ferait tout pour se battre et les faire mentir. À tous, autour de lui, qui le scrutaient de leur regard amusé, il leur montrerait qu'il n'est pas qu'un bête pion dans une bataille qui le dépasse. Il allait se battre et il allait atteindre et étendre son ennemi. Enfin... « Atteindre » était, peut-être, un mot un peu osé pour le moment tans son adversaire était insaisissable. L'elfe avait bien essayé de sauter, à de multiples reprises, pour toucher Selyo, mais ce dernier était trop haut et se déplaçait avec suffisamment de vitesse pour éviter une attaque verticale. Il aurait eut une chance s'il avait eu des ailes. Finalement, c'était facile pour Kamhal. Il n'avait eut qu'à déployer ses planches de métal déloyalement implantées sur ses omoplates et la victoire était à sa porté. Même l'adversaire actuel de Rophello avait plus d'honneur que l'autre commandant. Au moins, lui, il se les était créées, ses ailes. Depuis plusieurs minutes, Selyo n'avait cessé d'aller et venir au-dessus du terrain, en observant l'elfe comme le sujet d'une expérience, quand, soudain, il plongea sa main droite sous son aube pour en ressortir une série de parchemins vierges. [color=#FF0000:21yc5wzh][u:21yc5wzh]Prochain Chapitre :[/u:21yc5wzh] [b:21yc5wzh]Jeter le poing[/b:21yc5wzh][/color:21yc5wzh]

  • Mimura Avatar
    Mimura - il y a 13 ans
    [color=#0000FF:a34i3bj1][u:a34i3bj1]Chapitre 227[/u:a34i3bj1] [b:a34i3bj1]Jeter le poing[/b:a34i3bj1][/color:a34i3bj1] Alors dans les airs, le céphalide tenait un ensemble de feuilles jaunies, propres à la plupart des parchemins de sorts que bon nombres de soldats dénués d'ailes reconnaissaient. Depuis l'avancée écrasante des connaissances sur les sceaux, les ailes de métal étaient devenues obsolètes et seuls les soldats de la Terre continuaient en s'en faire implanter. La Terre ayant toujours préféré la mécanique à la magie. Ces feuilles que montrait Selyo étaient vierges de toutes écritures. Cependant, le sorcier se mit à faire apparaître les mêmes pointes colorées au bout de ses doigts que précédemment et, sans tenir la moindre importance à son adversaire au sol, il se mit à graver diverses runes. Plusieurs suites de symboles furent, ainsi, appliqués à quatre pages différentes sous le regard anxieux mais, surtout, impatient de Rophello. Ce dernier faisait les cents pas en regardant son ennemi. Tel un lionceau en cage, il semblait n'attendre que la plus petite des opportunité pour bondir. Mais c'était, déjà, bien trop demander à son adversaire que de lui tendre ce genre de perche. Les quatre pages écrites reçurent, chacune, une même suite de symbole à leur verso. Immédiatement, les runes apposées de cet autre côté se mirent à luirent d'une lumière cyanosée et les papiers s'envolèrent pour tournoyer lentement autour du céphalide. Énervé de ce qu'affichait son adversaire comme étant, clairement, un combat déloyale, Rophello s'adressa, une fois de plus, à l'arbitre à proximité pour lui demander s'il n'était pas interdit de rester, ainsi, hors d'atteinte. Bien entendu, le juge lui fit rapidement comprendre que, tans qu'un participant restait dans les limites imposées par la grille, il pouvait se tenir où il le souhaitait, aussi longtemps qu'il le souhaitait, que ce soit sur l'axe horizontal comme vertical. Au grand désarroi de l'elfe désabusé. Alors que Rophello, dans ce moment d'énervement, venait de cesser de maintenir son regard sur son adversaire, le son d'un mouvement vif se fit entendre et les dalles derrière lui se mirent à exploser. Instinctivement, il fit un pas vers l'avant en se projetant pour s'échouer au sol et se retourner. Il put, alors, constater que la cause de cette secousse était une lance de métal bleu fichée dans le sol. Au-dessus de lui, Selyo continuait à tenir ses parchemins vierges avec son bras gauche tandis que, avec sa main droite, il arrachait de ses papiers volants contenant ses sceaux des armes de divers calibres comme si chacun d'eux était une besace sans fond. L'elfe dût se relever rapidement pour éviter la pluie qui s'abattait sur lui et le suivait avec acharnement. Des tridents, des masse d'armes, des haches et des lances. Toutes plus aiguisées les unes que les autres et dont les dégâts qu'elles opéraient sur la surface de la zone de combat garantissaient de leur performance. Par chance, passé la surprise, Rophello sût retrouver son agilité habituelle. De son côté, le céphalide ne semblait pas être particulièrement expert dans le lancé de projectile. De ce fait, la densité de l'assaut était bien plus à craindre que la dextérité de son utilisateur. Malgré tout, Rophello qui, jusqu'à présent, ne pouvait qu'attendre la descente de son adversaire, se retrouvait dans une situation pour le moins périlleuse. Toujours incapable d'agir contre Selyo et devant, en plus de cela, éviter les retombées mortelles de ce dernier. Tout en maintenant sa courses, il se mit à apostropher, pour la troisième fois, l'arbitre concernant cette pluie massive d'armes qu'il croyait limitées à une. Le juge, qui commençait à s'excéder des remarques incessantes du participant, lui répondit avec mépris que les armes emmenées sur le terrain étaient limités à une. Mais que, en revanche, rien ne limitait le nombre d'armes invoquées une fois sur l'aire de combat. Hors, c'était ce que faisait Selyo en l'instant même, il invoquait des armes. « Ce que fait Selyo, se mit à dire Skila, est très intéressant. Il nous fait une belle démonstration de l'intérêt stratégique de la conception de sceau durant un combat. » « Qu'entendez-vous par là, chère Skila ? » La questionna son collègue. « En ce qui concerne les invocations multiples, l'usage de sceau est grandement recommandé et ce pour une raison simple. Lorsqu'un magicien invoque quelque chose, que ce soit un être vivant ou un objet, ce dernier reste spirituellement relié à son invocateur jusqu'à temps que ce dernier relâche son lien spirituel. À ce moment-là, les éléments invoqués retournent dans leur dimension originelle. Or, il peut être facile, pour tout bon magicien, de maintenir un lien spirituel avec un élément invoqué, voir deux. Mais, à partir du moment où leur nombre se met à dépasser le triple, maintenir la liaison devient bien plus complexe. C'est un peu comme être obligé de penser à cinq éléments à la fois sans la moindre interruption. Si jamais on perd l'une de ces pensées pendant, ne serais-ce que, quelques centième de seconde, l'élément en question se retrouve révoqué. Une situation bien trop instable pour un tournois. » « Je comprend. En quoi l'usage des sceaux change t-il ce fait ? » « Les sceaux agissent comme des copies d'une part de l'esprit du magicien, certes limitée mais existante. Lorsqu'il invoque un élément à partir de lui, cette invocation ne se trouve pas être liée spirituellement au magicien mais au sceau lui-même. Or le sceau d'invocation est, à ce titre, fait pour maintenir le lien spirituel. Et ce quelque soit le nombre de lien qu'il va générer. Ainsi, le magicien peut multiplier les invocations à outrances sans risquer de voir certaines d'entre elles disparaîtrent. » « Effectivement, il s'agit là d'une parfaite démonstration de l'utilité des sceaux dans un affrontement. » Rophello continuait à zigzaguer entre les lames en essayant, tans bien que mal, de réguler sa respiration pour éviter de s'essouffler au beau milieu de cette retombé létal. Il n'était, décidément, pas endurant. Jusqu'à présent, il avait gagné la plupart de ses combats en faisant preuve de souplesse et parce qu'il était plus intelligent que ses adversaire mais, sur le coup, il était loin d'être le plus intellectuellement disposé entre les deux participants de ce combat. L'affrontement venait de démarrer depuis, déjà, une dizaine de minutes et il n'avait pas réussi à lui porter ne serait-ce qu'une esquisse de coup. Si, au moins, il avait une arme... Pendant l'espace d'un instant, Rophello ressentit cette étrange impression, un mélange entre la satisfaction d'avoir compris quelque chose et l'énervement de ne pas avoir été assez malin pour l'avoir saisi avant. Opérant un changement d'angle de déplacement, il attrapa l'un des tridents, plantés dans le sol, et l'en arracha rapidement avant de l'envoyer vivement dans la direction de Selyo. Rophello n'était pas un lanceur hors-pair mais il savait que cela pouvait suffire, compte tenu de la lenteur du corps de son adversaire. La lame fendit l'air, se rapprochant, au fur à et mesure, du céphalide volant. [color=#FF0000:a34i3bj1][u:a34i3bj1]Prochain Chapitre :[/u:a34i3bj1] [b:a34i3bj1]Baisser les yeux[/b:a34i3bj1][/color:a34i3bj1]

  • Tickler-Demon Avatar
    Tickler-Demon - il y a 13 ans

    Ouaip, c'est décidé... J'aime pas Rophello. :xp:
    Par contre, je dois avouer qu'on s'attache facilement aux autres personnages. Akroma la sadique, Trisha la puissante magicienne, Kiku le coeur d’artichaut et au milieu t'as Niphale, la petite elfe innocente qui veut que tout aille bien dans le monde rose des bisounours alors qu'elle est dans l'Infer des démons chatouilleurs accros aux petits pieds.

    Sinon, j'espère bientôt découvrir les capacités de Thot, il a vraiment la classe ! ;)


  • gaetan26 Avatar
    gaetan26 - il y a 13 ans
    [quote="Mimura":3l3gkca1] La lame fendit l'air, se rapprochant, au fur à et mesure, du céphalide volant.[/quote:3l3gkca1] quitte a fendre l'air autant qu'elle lui fende le crane

  • Mimura Avatar
    Mimura - il y a 13 ans

    Merci Tickler-Démon pour ton commentaire :)
    En ce qui concerne Niphale, elle n'est pas si innocente et naïve que ça, ne serait-ce qu'à voir dans ses moments d'intimités avec Kamhal. Elle a simplement un désir de paix qui, il faut l'avouer, est difficile à obtenir dans un monde pareil ;)


    Chapitre 228
    Baisser les yeux


    Alors prête à le pourfendre, Selyo fit un court mouvement de la main droite et révoqua cette lame traîtresse dans le flot d'un nuage de mana cendré.

    Rophello ne s'attendait pas à ce que cela soit si simple pour son adversaire de faire disparaître les éléments ainsi invoqués. Pour autant, il n'avait guère d'autre choix. Et, si cela pouvait pousser son ennemi à changer de tactique, c'était, d'autant, préférable. Ainsi, l'elfe continua à éviter les foudres métalliques du céphalide tout en les lui renvoyant régulièrement. Dans la zone, des armes volaient dans toutes les directions, de l'air vers le sol et inversement. Cela en devenait presque risible tant on aurait dit une scène de ménage entre un couple d'armurier.
    Rophello qui, malgré tout, réfléchissait vite, ne lui lançait pas toujours les armes dessus afin d'essayer de le feinter. Il essayait d'élargir la zone de projection afin de déconcentrer son adversaire et le pousser à la faute ou, au moins, le pousser à réduire ses invocations.
    Pour autant, les résultats restaient mitigés et aucune arme ne parvenaient à atteindre, au final, qui que ce soit.

    Alors que Rophello poursuivait ses mouvements, courant, attrapant une arme et la projetant, courant, attrapant une arme et la projetant, ce sans interruption, il commença à observer une évolution dans les gestes de Selyo. Ce dernier continuait à lui lancer ses tridents, lances, masses d'armes et haches, cependant, entre deux invocations, il dessinait, vivement, quelques subreptices formes sur les parchemins qu'il tenait dans son autre main.
    Il semblait le faire sur plusieurs d'entre eux, les faisant défiler à l'aide de sa main gauche tandis que, entre deux projections, il opérait un geste de sa main droite pour dessiner une forme concise dessus.

    Rophello ne comprenait guère où il voulait en venir. Ses opérations se poursuivaient depuis quelques minutes et il n'avait rien fait, jusqu'alors, pour utiliser les parchemins qu'il était en train de remplir. Allait-il se mettre à invoquer encore plus d'armes ? Si c'était le cas, pourquoi ne pas ajouter à ses pages d'invocations déjà présentes, autour de lui, les nouvelles complétées au fur et à mesure ?
    Qu'attendait-il exactement ?

    L'elfe parvint à détecter une très légère fenêtre de pause due à l'écriture de Selyo entre deux de ses lancements. Tout en poursuivant ses esquives au sol, il se mit à cesser de renvoyer les armes de son adversaires pour, à la place, se contenter de les déposer dans un même tas. Rapidement, ce tas se mit à croître pour devenir amoncellement d'une vingtaine d'armes.
    L'elfe se mit à observer son rival avec attention jusqu'à ce qu'il vit apparaître la fameuse fenêtre de temps entre ses deux envois. D'un mouvement rapide, il fondit jusqu'au tas d'armes qu'il avait préparé et les projeta toutes, les unes à la suite des autres, en direction du céphalide.

    Dans une immense explosion de fumée d'un gris bleuté, Selyo révoqua la totalité de ses armes, masquant, pendant un court instant, la vue entre lui et l'elfe. Rophello qui venait de perdre le visuelle avec son opposant vit descendre, soudain, le tas de feuille du céphalide, suivis d'un bruit de vent.

    « Une feinte ! » Pensa rapidement Rophello avant de s'extraire rapidement de sous le tas de feuille pour éviter ce pour quoi il avait réellement été lâché, à savoir lui masquer la vue et permettre aux armes de le toucher.
    Par chance, il avait agit rapidement et les armes n'avaient guère atteint leur but.

    Au travers du nuage évanescent, Rophello regardait en attendant de voir ré-apparaître son rival.
    C'était étrange, sa silhouette n'apparaissait toujours pas, pourquoi n'était-il pas ?...

    Soudain, Rophello se retourna et vit, au sol, Selyo au milieu des armes qu'il venait, à l'instant, de jeter. Non, pas seulement des armes. Chacune des armes qui avaient été projetées par le céphalide s'était plantée dans l'une des pages et l'avait plaqué au sol. Chacun de ces parchemins étaient, ainsi, contre la surface du terrain. Et, l'ensemble de ces pages, avec les diverses runes précédemment écrites par Selyo, formaient un sceau gigantesque que Selyo se mit à activer en déversant son mana en son sein.

    Dans un assourdissant fracas, un immense tourbillon bleu s'extirpa du grand sceau. C'était un impressionnant portail dimensionnel que venait d'ouvrir Selyo et, dans ce marasme du siphon de mana, trois grandes formes se levèrent et s'avancèrent pour se révéler être trois colosses céphalides mutants.
    Ils étaient, tout les trois, équipés de protections rudimentaires aux chevilles, épaules et bras sous la formes de morceaux d'armures à la forme de coraux métalliques associés avec une cotte de maille arborant l'aspect d'une toge. La mutation de leur corps avait entraîné l'apparition de multiples pointes acérées pareilles à des pattes d'araignée des mer qui s'extirpaient de leurs avant-bras et de leur torse.
    Le premier des trois tenait un immense trident noir de rouille. Les deux autres avait leur arme fusionnée avec leur bras droit dans une étrange symbiose de filament nerveux et de chaire tordue. Une grande masse d'arme lardée de pointes pour l'un, un lourd bâton comportant de multiples dents de requin, pour l'autre.
    Chacun d'eux portaient un caque voilant complètement leur visage et rendait la lecture de leurs intentions impossible.

    « Ce que viens de faire Selyo est incroyable ! Lança Skila, enthousiasmée, l'invocation par les sceaux a ceci de problématique qu'il est impossible d'invoquer un élément plus grand que la surface couverte par le sceau. Le participant viens de réussir à créer un sceau d'une taille conséquente afin de faire apparaître ces trois mastodontes ! »

    Glacé d'effroi, Rophello ne parvenait pas même à bouger le moindre membre face aux trois géants.
    Dans un sanglot à peine retenu, il gémit, auprès de l'arbitre, qu'il pensait l'aide extérieur interdite.

    Ne juge n'eut pas le temps de répondre.
    Le second céphalide, d'une baffe de sa main gauche, fit s'envoler l'elfe, telle une poupée de chiffon, au travers de la grille avant que ce dernier ne s'écrase au sol.

    « Selyo est vainqueur contre Rophello. Dit Karib, et pour répondre à la dernière plainte du perdant, les invocations d'êtres pensants ne sont pas considérées comme de l'aide extérieur tans qu'ils ne sont pas présents dans la même dimension. »

    Dans le corridor, Thésé retenu un cri effrayé mais, heureusement, le perdant parvint à se relever. Comprimé de douleur mais vivant et, globalement, indemne.
    Alors que la foule acclamait les combats qui venaient de se dérouler, ce que Rophello prenait pour des moqueries à son encontre, les deux commentateurs invitèrent les participants à retourner dans le corridor.

    Meurtrie, se tenant les côtes, il passa devant Kamhal.
    Ce dernier, dans un sourire, lui dit :

    « Au moins, tu sais soigner tes sorties. »


    Prochain Chapitre :
    Les voix des siens


  • gaetan26 Avatar
    gaetan26 - il y a 13 ans
    [quote="Mimura":3l9zy2hd]Le second céphalide, d'une baffe de sa main gauche, fit s'envoler l'elfe, telle une poupée de chiffon, au travers de la grille avant que ce dernier ne s'écrase au sol. [/quote:3l9zy2hd] Tout sa pour se faire jarter du terrain a cause d'une toute petite baffe, enfin, petite, vu le personnage, il n'a pas du se retenir. mais bon, tout sa pour dire que, Rophello a dut etre bien dégouter de ce combat. ^^ [quote="Mimura":3l9zy2hd]« Au moins, tu sais soigner tes sorties. »[/quote:3l9zy2hd]
    Kamhal a toujours le mot pour faire rire a ce que je voit ^^

  • Tickler-Demon Avatar
    Tickler-Demon - il y a 13 ans

    Ooooh ! Il n'y a pas eu de chapitre hier T_T
    J'suis en manque ;(


  • Mimura Avatar
    Mimura - il y a 13 ans

    En effet, désolé Tickler-Demon, le travail qui s'enchaîne et qui entraîne l'oublie.
    Voila qui est réparé :)

    Gaetan26, on appelle ça de l'over-kill ;)
    Mais plus sérieusement, de toutes évidence, Selyo a choisit l'un de ses sorts les plus puissants pour mettre, une bonne fois pour toutes, son adversaire hors du terrain.
    De toutes évidences, Rophello n'était pas de taille contre ça :D



    Chapitre 229
    Les voix des siens


    La voix des deux présentateurs résonnaient avec engouement dans l'arène sous les hurlements d'encouragement et d'excitation du public. Alors que Karib et Skila étaient en train de faire l'appel des prochains appelés dédiés au prochain passage, les précédents participants regagnaient le lieu de repos des guerriers dans l'attente de nouveaux affrontements.
    À l'arrivée de Kamhal, Thésé manqua de lui sauter au cou. Par chance, ses émotions ne lui flouaient guère complètement sa mémoire et elle se souvint de son rôle à tenir. Aussi se contenta t-elle de lui saisir l'épaule. Saisie dans laquelle elle plaça toute l'affection qu'elle pouvait avoir et, surtout, l'immense soulagement et fierté qu'elle ressentait à la vue de la victoire de son compagnon.

    « Félicitation pour cette tactique, dit Trisha à l'attention du commandant, c'était particulièrement ingénieux d'utiliser la grille comme moyen de victoire contre ce type de magie. »

    Kamhal se contenta de sourire timidement en remerciant la sorcière. Dans ce bref silence, Akroma se mit à prendre la parole :

    « Pourquoi ne pas porter d'armes ? »

    « Je n'ai jamais eu suffisamment de dextérité pour les manier correctement, répondit-il. Ma force ne s'exprime jamais aussi bien que par l'usage direct de mes poings. »

    « C'est une bonne raison. » Conclut l'ange, agréablement surprise par la présence d'esprit et le recul soudain de celui qu'elle avait toujours pris pour l'élément mineur des champs de batailles.

    Pénétrant sous les gradins par une autre porte, Rophello, particulièrement énervé par sa défaite humiliante et la remarque de Kamhal, se mit en retrait contre le mur. Il observait, d'un œil mauvais, ce groupe d'imbéciles qui congratulaient le démon détestable.
    Depuis son inscription au Tournoi, il avait eu le sentiment d'être tenu à l'écart, mais cela n'avait jamais été à ce point-là. Personne n'était venu le questionner sur sa défaite ou sur sa santé. Ne serait-ce que pour savoir s'il n'était pas blessé ou avait besoin de soin. De plus, même s'il avait perdu, il s'était bien battu. Quelques compliments sur la façon dont il avait tenu tête à ce dangereux sorcier n'auraient pas été de trop. Pourquoi toutes les éloges devaient-elles, forcément, être dirigées vers cet homme aux ailes de métal ?

    Peu importe, il n'était pas encore éliminé de la compétition. La prochaine fois, il réussirait à battre son adversaire et, cette fois, c'est lui qui recevrait toutes les louanges.

    « Kamhal semble très dur avec toi... »

    La voix était sorti dans son dos. L'elfe tourna la tête pour reconnaître Gokan, lui-aussi appuyé contre le mur en observant le groupe de Kamhal.

    « ...un commandant ne devrait pas décourager, ainsi, les combattants qui tentent de se battre pour prouver leur valeur. Poursuivit-il. D'autant que je n'ai pas trouvé l'affrontement de Kamhal particulièrement impressionnant. »

    Rophello ne répondit rien. Les paroles de Gokan étaient flatteuses, mais cela ne l'empêchait pas de douter autant de lui que du conjoint de sa Niphale.

    « Certes, reprit Gokan, il a réussi à vaincre son ennemi en utilisant une astuce. Mais que ce serait-il passé si, au lieu de la glace, son opposant avait manié les flammes ? Il se serait transformer en torche humaine et, actuellement, il ne serait plus qu'un misérable tas de cendre. Il est peut-être intelligent, mais il est faible. »

    L'elfe ne disait rien, continuant à observer le groupe. Il feignait d'ignorer son interlocuteur, cependant, il ne pouvait s'empêcher de lui prêter une oreille attentive.

    « Toi, en revanche, dit Gokan, tu as su montrer un véritable esprit de battant. Tu n'as pas paresseusement saisit une opportunité pour gagner. Tu as exploité chacune de tes ressources, jusqu'au bout. Et même si la défaite t'a emporté, tu aurais, sans conteste, mérité de gagner. »

    « J'ai bien l'intention de le prouver à mon prochain combat. » Lança, soudain, Rophello. Brisant son silence précédent.

    « Laisse moi te dire une dernière chose, Rophello. S'il avait été à ta place, contre ce Céphalide, Kamhal aurait également échoué. Il pourra dire ce qu'il veut, mais ses ruses n'auraient pas fonctionné contre une telle magie. Il se serait fait dégager de la piste. Peut-être, même, encore plus rapidement que toi. »

    « Peut-être... »

    « Penses-y lors de ton prochain affrontement. Il a, peut-être, les galons. Il a, peut-être, des gens qui l'entourent, mais, toi, tu as le courage. La véritable audace. Celle de ceux qui se jettent dans la bataille sans une grosse armure. »

    « Les grosses armures sont trop lourdes pour les mouvements. »

    « Et tu es assez intrépide pour préférer la vitesse et la souplesse à la protection. C'est ce qui fait les véritable soldat, de ceux qui connaissent le sens du mot "sacrifice". »

    « Sacrifice ? »

    « Tu sais bien... » Gokan se rapprocha de l'oreille de Rophello tout en continuant à poser son regard sur les personnes qui entouraient le commandant qu'ils conspuaient. « Être prêt à mettre en jeu sa vie et son corps pour le bien de ses idéaux, ou... pour sauver un être cher. »

    L'elfe ne répondit rien mais sa respiration trahit ses pensées. À l'évocation de cet « être cher », par Gokan, il émit un souffle irrégulier qui démontrait, sans difficulté, son sentiment à ce sujet. Son interlocuteur finit par se reculer et, prenant quelques dernières secondes, il conclut auprès de lui :

    « Je ne sais pas ce que tu vises réellement, ni les raisons pour lesquelles tu sembles t'opposer à Kamhal. Mais, saches que, si tu as besoins d'aide, moi comme l'armée de la Terre seront toujours là pour te venir en aide. »

    Sur ces dernières paroles, Gokan fit volte-face et disparut dans la foule du corridor.


    Prochain Chapitre :
    Les conseils des autres


  • gaetan26 Avatar
    gaetan26 - il y a 13 ans
    Gokan... sa me fait penser a un prénom d'un des personnage du dessin animé "les maitre de l'univers". Mais impossible a me rappeler lequel. d'ailleurs je l'aime pas Gokan, il cherche a influencer Rophello contre les amis de Niphale alors que, à mon avis il devrait se rapprocher d'eux, justement

  • Mimura Avatar
    Mimura - il y a 13 ans
    [color=#0000FF:2600m0s2][u:2600m0s2]Chapitre 230[/u:2600m0s2] [b:2600m0s2]Les conseils des autres[/b:2600m0s2][/color:2600m0s2] Au centre de l'arène, le public semblait s'enthousiasmer pour ce qu'ils voyaient. Au cœur du corridor, les guerriers attendaient, fébriles, que leur tour arrive. Passé les félicitations et discutions générales, l'assemblée de Thésé s'était délayée pour souffler. Profitant de ces moments de combats où aucun d'entre eux n'avait à paraître, ils laissaient se reposer leurs nerfs en attendant d'avoir, à nouveau, à se tendre pour quelqu'un ou pour eux-mêmes. Appréciant ce moment de calme, les trois démons retrouvèrent Trisha. Elle était, à présent, assise sur sa couchette, les paupières closes, en train de se reposer les yeux. « Nous n'avons pas eut le temps de te féliciter pour ta performance... se mit à dire timidement Adra. C'était un très beau combat. Il était... si fluide et harmonieux... » « Merci Adra. » Dit-elle doucement sans pour autant ouvrir les yeux. « Je me demande... » Lança Draka avec hésitation avant de retenir ses propres mots. Il semblait avoir une question brûlante sur les lèvres mais n' osait guère la lancer, de peur d'avouer une ignorance stratégique à sa supérieur et ses propres frères d'armes. « Je t'écoute Draka. Lui répondit la générale, nous sommes entre nous. Dis-moi ce qui te taraude. » « Pourquoi ne pas avoir cherché à te défaire prestement de l'ennemi ? » « T'ai-je paru si imprécise ? » « Ce n'est pas ça. Mais ta rivale n'était pas du même niveau. Un guerrier de cette trempe la... Je t'ai déjà vu en expulser de plus puissants en moitié moins de temps. » « Avant de te répondre, laisse-moi, à mon tour, te poser une question, Draka. » « Quoi donc ? » « Ces autres guerriers "plus puissants" que tu m'as déjà vu combattre, les ai-je repousser avec les mêmes sorts que ceux utilisés contre ma rivale de tout à l'heure. » « Eh bien... non, évidemment. Tu utilisais des magies plus fortes. » « Alors, dans ce cas, pourquoi, selon toi, ne l'ai-je pas battu aussi rapidement ?... » « ...parce que tu n'as pas utilisé des sorts plus puissants... je suppose. » « Et la raison en est que ?... » Un bref silence marqua la question de Trisha. Draka était entré, sans le vouloir, dans la zone de pédagogie de sa supérieur. Il s'en rendit compte et finit par conclure, presque fataliste : « ...parce que tu ne dois pas révéler toute ta force dés les premiers combats... » « Exactement Draka. Je suis d'accord avec toi en ce qui concerne mes capacités. Firi n'était pas une adversaire à ma mesure en terme de puissance. J'aurais pu la défaire en quelques secondes. Cependant, tout les autres participants se seraient rendu compte de mes compétences et les combats du troisième tours s'en seraient retrouvés compromis car mes futurs opposants auraient une avance stratégique sur moi. Qui plus est, à présent, je connais une partie de la puissance de cette Firi, il n'en était pas de même au commencement de notre combat. J'ignorais l'étendu et les limites de sa force. » « Certes... mais... » « Draka. » Se mit à interrompre Trisha, avec gentillesse mais fermeté. Elle avait toujours les yeux fermés et sont visage semblait serein. Pour autant, aucune hésitation ne transparaissait dans ses propos. Les phrases sortaient de sa bouche avec une fluidité parfaite et une confiance absolue en ses dires. « Il faut que tu gardes en tête que, dans ce tournoi plus que jamais, l'arme la plus puissante est l'information. Un guerrier peut en battre un autre bien plus fort, simplement en utilisant une tactique intelligente et en usant de l'éventail de sa puissance avec parcimonie. Je ne lui ait rien dit car il semblerait que sa défaite l'ait poussé à nous éviter mais Rophello a effectué un très beau combat. Son adversaire n'était, clairement, pas du même niveau et, au final, il s'est fait battre mais, s'il avait été autant tête brûlée que Kamhal, il ne serait pas même resté une minute sur la zone. » « Je suis bien d'accord. Répondit Adra qui, depuis quelques minutes, observait le dialogue avec attention, j'ai eu peur que l'elfe soit blessée rapidement, comme il m'avait paru bien faible au premier tour... Pourtant, son affrontement était bien loin d'être celui d'un amateur. Je pense juste qu'il n'a pas eu de chance. » « Je n'oserais, jamais, dire que tu as tord, Trisha. Relança Draka, mais cette histoire de stratégie m'ennuie profondément. J'aime me battre, affronter des ennemis puissants, les frapper, briser, mutiler et finir par les éparpiller. J'ai beau être un "démon ascendant", comme il semble qu'on nous appelle, je continue à ressentir ce plaisir de me ruer sur d'autres pour opposer ma force à la sienne. Ces histoires de calculs, de tactiques et autres réflexions... À mon sens, cela retire toute la valeur d'un combat. De plus, cela n'est pas propre à l'esprit du Feu. Définir des méthodes complexes pour les affrontements... laissons cela à l'Eau. » « N'oublie pas que je suis une sorcière, Draka, lui répondit Trisha. Mon cœur est au Feu, mais mon esprit est à l'Eau. » Draka afficha un sourire entendu, comme pour conclure le débat. « De toutes évidences, nous n'avons jamais pleinement réussi à tomber d'accord sur ce point. Qu'importe, tans que nous gagnons, la démarche n'est pas si importante que cela. N'est-ce pas Stram ? » Draka venait d'envoyer une tape fraternelle sur l'épaule de Stram, ce dernier se mit à le regarder comme s'il sortait d'un songe, apparemment, il n'avait guère suivit le flot de la discussion et s'était contenté, durant tout le long, de poser son regard au loin dans le corridor. « Tout va bien Stram ? » Lui demanda Adra. « Oui... pardon. Répondit-il, je me questionnais juste sur... l'identité de cette Firi. » Dirigeant son regard dans la même direction que son frère aîné l'avait précédemment, Draka put apercevoir, au loin, la diable rouge en train de l'observer avec un sourire en coin avant qu'elle ne disparaisse dans un flot de flammes virevoltantes. [color=#FF0000:2600m0s2][u:2600m0s2]Prochain Chapitre :[/u:2600m0s2] [b:2600m0s2]Les clameurs des pairs[/b:2600m0s2][/color:2600m0s2]

  • Mimura Avatar
    Mimura - il y a 13 ans
    Il n'y aura pas de chapitre ce Samedi. J'essaierait de rattraper cela par un nouveau chapitre Mardi prochain. [color=#0000FF:14wd4a8z][u:14wd4a8z]Chapitre 231[/u:14wd4a8z] [b:14wd4a8z]Les clameurs des pairs[/b:14wd4a8z][/color:14wd4a8z] Quatre participants revinrent dans le corridor alors que la voix des présentateurs s'emportaient dans un flots d'élocutions endiablées sous les applaudissements ou les sifflets de la foules. Apparemment, deux d'entre eux ne pourraient poursuivre les combats. L'un d'eux avait été gravement blessé. Quand à l'autre, il avait, simplement, trépassé. « Les six prochains appelés sont : Adra, Draka, Stram, Mahina Braso, Tamis Narinig et Niisdia Diipa. » À l'entente des trois noms, sans même attendre leur entrée au centre de l'arène, la foule du Feu se mit à scander, de nouveau, les éternels « Am ! Stram ! Gram ! ». Ils n'attendaient que ça. Voir les trois espoirs de leur race se battrent en leur nom et porter leurs couleurs. Nombre d'entre eux n'étaient venus que pour cela : voir des démons défendre leur honneur. Trisha ouvrit les yeux et se contenta de les regarder en souriant, sans ajouter la moindre parole. Ils comprirent, alors, qu'elle leur faisait pleinement confiance et qu'il était temps, pour eux, de se montrer à la hauteur de cette foi qu'elle leur portait. Sans paroles, ils la saluèrent avec assurance et s'envolèrent pour quitter le corridor tandis que la sorcière se levait afin d'observer leurs prouesses. Dés l'instant où ils sortirent, les déclamations des démons et succubes se changèrent en un flot ininterrompus d'ovations passionnées qu'aucun autre cri d'un quelconque secteur concurrent n'aurait pu couvrir. Ils étaient leurs vedettes, ils le savaient, ils allaient en être dignes. Toujours sous les gradins, prête à se rendre à son second combat, Niisdia vint auprès de Gokan. « Dois-je frapper pour tuer ? » Lui demanda t-elle, voyant que son adversaire serait, certainement, l'un des trois démons. « Si tu te retrouves face à l'un des trois sous-fifres de la sorcière, tue-le. Répondit Gokan, cela ne pourra que faciliter les intentions futures de la Terre. Qui plus est, cela pourrait porter un coup au moral, auprès des deux autres, suffisant pour les éliminer de la compétition. » « Entendu. » Face à la tribune suprême, les six guerriers venaient de se réunir. Les ovations s'étaient réduites et, à présent, on put entendre Karib et Skila donner les affiliations pour les trois affrontements. « Aire première, dit Karib, Adra contre Mahina Braso. » « Aire secondaire, reprit Skila, Draka contre Niisdia Diipa. » « Aire tertiaire, conclut Karib, Stram contre Tamis Narinig. Veuillez vous rendre sur vos emplacements respectifs et attendre la levé des grilles. » Les trois frères se firent mutuellement face et posèrent leur poing droit respectif, les uns contre les autres, en se regardant avec force de volonté. Puis ils s'envolèrent, chacun, en direction de leur zone sous les acclamations qui venaient de reprendre. Apparemment, même la foule était heureuse de constater qu'ils n'allaient pas se battre entre eux. « Le public semble être particulièrement agité à l'idée de voir concourir les trois frères du Feu, se mit à dire Karib à sa collègue, je comprend l'importance, pour les soldats d'un secteur, d'observer des victoires des participants arborant les mêmes couleurs, mais à un tel niveau ?... Comment se fait-il que le public du Feu soient, à ce point, sensible à leur combat spécifiquement ? » « Comme je vous l'ai dit précédemment, chère Karib, lui répondit-elle, ces trois soldats représentent l'espoir pour leur communauté. D'une certaine façon, on peut dire que leur concours, dans ce Tournoi, a une valeur hautement symbolique pour le Feu et, tout particulièrement, pour les démons. » « Pourquoi cela ? » « La race des démons n'a jamais été considérée comme une race particulièrement puissante. Nombre d'entre eux sont relégués aux tâches ingrates de la Terre, des sujets d'expériences pour l'Eau et de la chaire à canon pour le Feu. Les démons de naissance sont définis comme des démons purs et donc, à ce titre, encore plus faible que les démons issues de la physiodepressurisation. » Dans la colonne, de nombreux huements se firent entendre, reprochant à Skila, certainement, sa trop grande franchise. « Actuellement, poursuivit-elle sans se soucier des réactions suscitées par son discours, il n'y a jamais eu de démon natif qui réussisse à gagner le Tournoi voir, même, à passer le second tour des qualifications. Ainsi, si jamais, ne serait-ce que l'un des trois frères, parvenait à atteindre le troisième tour, il serait le premier démon natif de l'histoire de l'Infer à y parvenir depuis sept cents soixante treize milles sept cents années. » « Effectivement, conclut Karib, je vois que beaucoup d'espoirs reposent sur eux à présent. J'espère qu'ils seront à la hauteur de l'attente qu'ils suscitent. » Adra observait la foule de la colonne, un pincement au cœur. Il était partagé entre l'étouffement du devoir qu'il portait sur ses épaules et l'émotions que lui inspirait une telle confiance qu'on lui accordait. Il ne savait pas ce qu'il devait répondre ou afficher. il ne savait, même pas, s'il réussirait à aller jusqu'au bout de ces combats. Il se savait fort mais sa confiance en ses capacités était encore vacillante quand il se retrouvait seul sans ses frères. Mais demeurait, au moins, un élément sur lequel il était assuré, c'était sa volonté. S'il devait perdre, ce ne serait jamais sans avoir essayé de gagner. Peut-être allait-il tomber contre un ennemi puissant, imposant, féroce et vivace. Peut-être allait-il le malmener et le blesser voir, même, essayer de le tuer. Peut-être allait-il réussir. Peu importe. Tout robuste, énorme et belliqueux qu'il pourra être, il allait donner à sa victoire un goût amer, le goût du triomphe conquit de peu face au démon qui se sera défendu comme un beau diable. Il pouvait venir, ce féroce combattant. La grille se leva, ressortant de ses pensées, Adra baissa les yeux pour apercevoir son adversaire : Une jeune femme pieds nus aux bras ligotés. [color=#FF0000:14wd4a8z][u:14wd4a8z]Prochain Chapitre :[/u:14wd4a8z] [b:14wd4a8z]Hésiter, affronter, observer[/b:14wd4a8z][/color:14wd4a8z]

  • Tickler-Demon Avatar
    Tickler-Demon - il y a 13 ans

    La race des démons n'a jamais été considérée comme une race particulièrement puissante. Nombre d'entre eux sont relégués aux tâches ingrates de la Terre, des sujets d'expériences pour l'Eau et de la chaire à canon pour le Feu. Les démons de naissance sont définis comme des démons purs et donc, à ce titre, encore plus faible que les démons issues de la physiodepressurisation.

    Mimura



    Mimura...








    C'est vachement insultant ! ;(


  • Mimura Avatar
    Mimura - il y a 13 ans

    Ah ! Tickler-Démon :D
    Ce n'est pas personnel, c'est ainsi que sont considérés les démon dans cet univers. Te sentir visé indiquerait que tu es un démon issu de mon univers mais ce n'est pas forcément le cas, n'est-ce pas ? ;)


    Chapitre 232
    Hésiter, affronter, observer


    Mahina, la jolie jeune elfe albinos aux bras liés dans sa combinaison et aux pieds nus se tenait devant le grand démon. Elle le regardait avec des yeux presque suppliants. De sa bouche, elle se mordait la lèvre inférieur comme si elle se retenait de fondre en larme. Elle semblait vaciller sur ses jambes, tenant à peine debout. On aurait dit qu'elle se retenait, avec grande peine, de s'écrouler face à la carrure imposante de son rival.

    Adra ne savait comment réagir. Il était prêt à se battre et affronter des êtres puissants, massifs et, surtout, déterminés. Mais, une faible femme ?
    Certes, tout à l'heure, elle avait failli les atteindre, mais quand bien même. À présent, elle était seule face à lui, quelle chance pouvait-elle bien avoir ? Elle semblait, déjà, si fragile. Si impuissante, si vulnérable.
    Et si elle n'était ici que par obligation ? S'il ne s'agissait, encore, que d'un tour sadique des soldats de la Terre sur une pauvre petite femme du Feu ?

    Devait-il, simplement, la saisir pour la sortir du terrain ? Se battre avec elle au risque de la tuer par inadvertance ? Ou l'immobiliser pour la chatouiller jusqu'à ce qu'elle abandonne ?

    Quand la grille s'était levée, Draka venait, déjà, depuis quelques secondes, de prendre conscience de l'identité de son adversaire. Il l'avait observé durant son combat contre Thésé, une heure auparavant. Niisdia Diipa, une farouche guerrière de la Terre. Ses cheveux cours, vert, étaient particulièrement clairs à la lumière du magma. Son armure était assez large et semblait avoir été, au départ, conçue pour la corpulence d'un homme. Entre ses deux ailes mécaniques, dans son dos, elle portait une longue chaîne reliée, d'un côté, à une garde métallique et, de l'autre, à une boule du même alliage, hérissée de pointes de plusieurs centimètres.

    Le regard de la soldat était froid. Ce n'était pas qu'elle affichait de la colère ou une quelconque rancœur. Non, elle semblait, simplement et totalement, considérer son ennemis, à l'occurrence, Draka, comme un obstacle à abattre. Aucune hésitation, ni la moindre faille, ne transparaissait dans ses pupilles.
    Il ne comptait pas reproduire l'erreur du précédent rival de la soldat et la sous-estimer. Elle était forte et prête à tout. D'autant qu'il avait bien pris le temps d'observer, lors de sa montée sur l'aire de combat, l'arme qu'elle portait dans son dos. Il avait compris, dés qu'il l'avait vu, que le combat serait violent et intense, en outre, comme il les aimait.

    À peine une seconde s'était écoulée depuis la monté de la grille que Draka se jeta dans la direction de son opposante. Usant de ses ailes pour maximiser sa vitesse, il arriva à son niveau dans une incroyable rapidité et, surtout, une lourde force. Ne lui laissant guère le temps de prendre l'arme à son dos, il la saisie aux deux épaules et se mit à la pousser avec une puissance telle que Niisdia se mit à reculer dangereusement en direction de la grille derrière elle.
    En un geste vif et sous cette contrainte, elle enfonça sa jambe droite dans le sol pour freiner le recul un mètre à peine avant de toucher le mur électrique.

    « Je vois, lui dit-elle sans afficher la moindre émotion, pas de pitié. N'est-ce pas ? »

    « Ceci est un combat, guerrière de la Terre, lui répondit le démon, pas une danse ! »

    À l'écho de cette phrase, retransmise par le haut-parleur du Saqar et le système oYe, les soldats, civils et toutes personnes occupant la colonne cramoisie dressée au-dessus de l'arène se mirent à hurler de plaisir en scandant le nom de Draka.

    De son côté, Stram, mesuré et prudent, ainsi que son adversaire du même acabit en terme de retenu, tournoyaient au sein de leur zone d'affrontement. Tamis, l'opposante du démon, était une sirène. Comme toutes les sirènes, elle arborait le corps d'une femme, agréablement proportionné et esthétique bien qu'avec une poitrine assez courte, et une peau rose quelque peu jaunie. Elle portait des flots de plumes turquoises sur ses bras, à partir des coudes jusqu'à la base de ses poignets. Ces dernières formaient, sur ses membres, un duvet touffu avant de devenir, sur les extérieurs, de plus en plus grandes ce qui donnait, à ces ensembles, des allures d'ailes apposés à ses partis supérieurs. Elle portait, de la même façon, une chevelures composées de ces mêmes grandes plumes qui descendaient en cascade par l'arrière jusqu'à ses omoplates et, par l'avant, cachant son visage pour n'y laissait apparaître qu'un cou fin, un menton pointu et un magnifique et large sourire d'un rouge rubis. Elle portait une longue robe de soie en motifs de vagues bleues et vertes partant de ses épaules et descendant de manière abrupt par l'avant comme l'arrière. Sur le devant, cela lui cachait le bout des seins puis se rejoignait au-dessus des hanches, laissant voir son nombril. Le reste de la robe descendait jusqu'à la base de sa silhouette. Enfin, elle portait, à la hauteur de ses hanches, au-dessus de son postérieur que l'on percevait rebondit, un nouvel agglomérat de plume qui devenaient de plus en plus grandes à force de descendre pour terminer sur une dernière particulièrement longue et, apparemment, très souple qui semblait danser lorsque la sirène se mouvait. Cet ultime assemblage, qui ressemblait fort à une queue, justifiait, à lui-seul, le statut de sa robe dont une coupe différente n'aurait pu permettre à ces dernières d'apparaitrent.

    La sirène flottait à une trentaine de centimètre au-dessus du sol. En bas de sa robe, on pouvait voir pointer deux pieds nus aux ongles vernis de verts et bleus.

    Achevant cette courte chorégraphie d'observation, Tamis s'envola dans les airs sous le regard intrigué de son opposant. De son côté, Stram semblait vouloir attendre avant de décider d'un mouvement.
    Brusquement, la sirène partit en piqué dans sa direction tout en tournoyant vivement. Le mouvement était rapide et plutôt violent. La force de la rotation empêchait le démon de la saisir dans son déplacement sans risquer de se blesser lui-même. Fort heureusement, l'attaque restait facile à éviter et il se douter que, dans une action comme celle-ci, son champ de vision restait limité et, donc, l'empêcherait de changer de direction.
    De ce fait, plutôt que de risquer une imprudente contre-attaque, Stram se contenta d'éviter l'assaut et se porta à l'autre bout de l'aire de combat.

    Face à Adra, la frêle Mahina faisait peine à voir. Elle tremblait de plus en plus et le fuyait du regard. De temps à autre, elle poussait un soupir de peur. Ses orteils se crispaient et elle ne parvenait pas à se tenir droite. Elle paraissait attendre, avec la plus grande des appréhensions, la ruade de son adversaire et le craignait plus que tout.
    De son côté, le démon n'arrivait pas à prendre de décision. Elle ne lui apparaissait en rien dangereuse, il ne savait, même pas, ce qu'elle faisait ici. L'avait-on forcé ? Quel horrible bourreau pouvait bien prendre plaisir à ligotée une faible femme pour la faire concourir au Tournoi ?
    Le procédé lui paraissait immonde et il souhaitait, presque, abandonner pour ne pas la blesser. Mais si elle tombait, par la suite, contre un soldat véritablement malsain, qu'adviendrait-il d'elle ? Peut-être valait-il mieux qu'Adra se charge de la mettre hors-concours.
    Mais, comment ? Il ne fallait pas la mutiler non plus...

    Comme si la fragile Mahina avait compris que son opposant ne l'était plus vraiment, elle sembla gagner en courage et s'avança jusqu'à lui, accroissant ses tremblements à mesure que la distance entre eux se réduisait. Finalement, à moins de deux mètres de lui, elle le regarda avec supplication et finit par se retourner pour se mettre dos à lui, s'asseyant, au sol, sur ses jambes. Elle laissait apparaître la magnifique plante laiteuse de ses pieds ainsi qu'une série de liens dans son dos, vraisemblablement ceux enfermant sa combinaison.

    « Par pitié... se mit-elle à gémir en baissant la tête, libérez-moi... »


    Prochain Chapitre :
    Toucher, voir, entendre


  • gaetan26 Avatar
    gaetan26 - il y a 13 ans

    Mahina, la jolie jeune elfe albinos

    Mimura


    elle n'est pas apparut au premier tour elle ?? ou alors c'était une autre elfe albinos pareil, mais j'en doute...

    Entre ses deux ailes mécaniques, dans son dos, elle portait une longue chaîne reliée, d'un côté, à une garde métallique et, de l'autre, à une boule du même alliage, hérissée de pointes de plusieurs centimètres.

    Mimura


    mouai, un fléau quoi...

    « Par pitié... se mit-elle à gémir en baissant la tête, libérez-moi... »

    Mimura


    NOOOOON !!! C'EST UN PIEGE !! enfin, d'après moi. il la libère, il se fait maraver sa gueule, et, éliminer au final. :armeafeu4: :infirmiers:


  • Mimura Avatar
    Mimura - il y a 13 ans
    Gaetan, tu te doutes bien que si j'ai pris le temps de décrire la forme de l'arme plutôt que de dire qu'il s'agissait d'un fléau, c'est qu'il y avait une raison. En l'état, un fléau n'est pas supposé disposer d'une longue chaîne. À ce titre, j'ai préféré décrire entièrement l'arme plutôt que de de risquer une confusion en indiquant un "fléau à longue chaîne". [color=#0000FF:1aj12z8l][u:1aj12z8l]Chapitre 233[/u:1aj12z8l] [b:1aj12z8l]Toucher, voir, entendre[/b:1aj12z8l][/color:1aj12z8l] Le démon était pris de court. Voila que sa concurrente l'implorait de la défaire de ses liens. La situation était, pour le moins, inattendue. Cependant, elle venait de mettre fin à sa longue réflexion. Au final, il valait mieux, certainement, recourir à sa demande pour lui permettre de s'enfuir de ce tournoi qu'on lui imposait de force plutôt que d'utiliser la violence, même contenue, pour lui épargner des coups futurs. Adra s'approcha lentement d'elle en l'observant. Elle était belle dans sa position implorante, telle un petit ver plaintif dont les pieds nus aux orteils et plante crispés paraissaient s'offrir en sacrifice à un dieu miséricordieux en échange de la liberté. Il allait avec l'intention de la libérer, mais son regard ne pouvait s'empêcher de scruter ces deux merveilles sous ses yeux. Ses mains visaient les liens qui l'enserraient, mais elles dérivaient vers la source sensible de son anatomie. Son cœur le poussait à lui porter assistance, mais ses tripes lui hurlaient de lui imposer le supplice. Les émotions se bousculaient et, alors qu'il avançait, c'était lui qui se mettait à trembler à mesure que la distance entre eux se réduisait. Partagé qu'il était entre la libération et la torture. L'aide et la trahison. Le vice et la vertu. Un instant, il ferma ses yeux et se mit à souffler lentement. Finalement, il parvint à retrouver son calme et ses esprits. Ses pulsion n'auraient pas le dessus cette fois-ci, il allait la libérait. C'est ainsi qu'il s'approcha d'elle en vue de défaire ses attaches. Dans un mouvement aussi soudain et brutal qu'imprévu, Mahina fit volte-face en faisant tournoyer ses hanches au sol tout en envoyant l'un de ses jambes vers l'avant. Dans le mouvement, elle percuta violemment le côté droit d'Adra, entraînant son bras et ses côtes. Profitant de l'incompréhension soudaine et son déséquilibre, la faible femme qui ne le semblait plus utilisa la fin de son mouvement pour poser son pieds au sol et se relever face à lui puis, se penchant en arrière dans une souplesse parfaite, elle fit une pirouette qui lui permit de porter un coup sous le menton du démon, le repoussant à l'opposé. Au final de son mouvement, Mahina retomba, avec grâce, sur ses deux pieds en affichant un sourire amusée. Bien entendu, à présent, elle avait totalement perdu cette vulnérabilité et les tremblements qu'elle arborait précédemment. Toujours en proie à l'emprise de Draka, forçant pour ne pas ployer vers l'arrière et sortir de la grille, Niisdia finit par choisir la fuite par les airs. Dans un battement soudain, elle se détacha de sa prise et s'envola au-dessus de lui. Cependant, son estimation des réflexes de son ennemi semblait avoir été limité. Draka l'avait poursuivit et lui attrapa la jambe avant de la tirer avec force et, par un mouvement circulaire, il la projeta au sol. Dans un cas comme celui-ci, l'armure renforcée de la combattante se manifestait comme le meilleur choix au vue du cratère qu'elle venait de créer en atterrissant ainsi. Alors qu'elle ouvrait rapidement les yeux après cette chute brutale, elle put se rendre compte que Draka opérait un piqué de toute sa célérité dans sa direction. Par automatisme de défense, elle utilisa l'une de ses ailes pour frapper l'ennemi avant l'impact. Le coup n'était qu'un réflexe, sa force était mineur et Draka n'eut qu'à utiliser son bras en se déportant sur le côté pour ne pas en subir de dommage. Cependant, il n'était parvenu à achever son mouvement et Niisdia était encore consciente. Usant de ce dernier moment où le démon se repositionnait, elle s'aida de ses deux ailes pour se relever et elle porta sa main droite dans son dos pour saisir son arme. Passé sa vrille de la première attaque, Tamis partit, à nouveau, dans les airs. Stram attendait toujours, étudiant ses mouvements et son mode d'opération. Elle se mit à prendre une grande inspiration et, après une brève seconde de retenu, elle ouvrit largement sa bouche, hurlant un déferlement de mana sous la forme d'une solide onde sonore qui atteint rapidement le démon. Sa vision se brouilla et, alors que le reste de son environnement semblait se tordre légèrement, il voyait, face à lui, non pas une mais trois Tamis qui lui fonçaient, toutes, dessus dans un mouvement exactement similaire. Rapidement, Stram comprit qu'il était en proie à un sort de confusion. Plutôt que de risquer d'esquiver l'une de ces trois assaillantes, au risque de se prendre un coup de la réelle, il se créa un cocon de protection à l'aide de ses ailes en attendant la frappe. Cette dernière arriva, fort heureusement, amortie par la protection. Le démon prit connaissance de la direction du coup et se porta à distance par rapport à la position opposée pour s'assurer de rester éloigné le temps que son trouble s'estompe. À l'aide de son arme à chaîne qu'elle tenait dans sa main droite, Niisdia balayait l'air autour d'elle. Par moment, elle envoyait des attaques vives qui rebondissaient au sol en le fracassant sur son passage, tenant Draka à distance. Elle tentait d'imposer son rythme au démon tout en s'assurant une confortable zone de sécurité. « Dites-moi, chère Skila, lança Karib, n'est-il pas quelque peu dangereux d'utiliser une telle arme dans la surface de la grille compte tenu de ce qu'il s'est produit, tout à l'heure, dans l'affrontement entre Kamhal et Hamog ? » « N'ayez point d'inquiétude, lui répondit-elle, la plupart des armes conçues en Infer sont composées d'un alliage spécial qui ne conduit pas l'électricité ou la chaleur. » « Voila qui est rassurant pour Niisdia Diipa. » Abasourdi par l'attaque surprise qui venait de lui être envoyée, Adra en oublia toutes retenus et se jeta avec hargne en direction de Mahina, la heurtant de son épaule par le côté, la faisant s'échouer au sol. Aussitôt, Mahina s'allongea sur le dos, relevant ses jambes et secouant la tête de droite à gauche en gémissant : « Non !... par pitié grand démon puissant... Laissez-moi ! Je ne suis qu'une faible femme. Je ne peux pas vous résister. De grâce !... Ne profitez pas de votre emprise sur moi pour torturer mes pauvres petits pieds si chatouilleux !... » À mesure qu'elle débitait ses paroles, elle présentait ses deux plantes avec application, jouant avec ses orteils pour en renforcer ses dires. Surpris à nouveau, Adra en perdait ses mots. Son envie de se battre venait, à nouveau, de retomber. Il ne pouvait se faire à l'idée d'affronter un adversaire pareil. « Mes frères ! » Se mit-il à lancer d'une voix hautes pour que Draka et Stram puissent entendre. « Je ne peux me résoudre à affronter un être aussi fragile. C'est contre toutes mes convictions ! » Bien qu'il s'adressait à ses deux frères, ses paroles semblaient se diriger vers tous les soldats du Feu. « Oublies le statut de ton ennemi ! Lui hurla Draka entre deux attaques de Niisdia, concentre-toi sur la victoire ! » Dans un dernier mouvement de balayage, la soldat de la terre fit s'envoler de nombreux débris devant Draka, le poussant à se reculer. « Vous trois êtes pathétiques, lui dit-elle de sa voix grave et déchargée de tout sentiment, si le Feu fonde ses espoirs sur vous, je craint qu'ils ne soient vite désappointés. » Draka l'ignora en évitant, à nouveau, une attaque de sa part. « ...même si je dois avouer, reprit-elle, que tu restes largement au-dessus de ton frère. Si faible qu'il ne parvient pas même à gagner face à une elfe attachée. » La dernière frappe de Niisdia s'interrompit au beau milieu de sa course. Draka qui, droit face à elle, la regardait avec des yeux chargés de haine, venait de saisir la chaîne au beau milieu du mouvement. Quelques morceaux de métaux s'échouèrent au sol, suivis de plusieurs gouttes de sang. L'arrêt de l'arme ne s'était pas produit sans heurt. La vitesse produite avait poussé la masse pointue à s'échouer sur son bras, lui fracassant une partie de l'armure et le blessant par la même occasion. Pour autant, cette blessure semblait le désintéressait au plus haut point. À présent, sous les yeux, soudain, étonnés de Niisdia, Draka affichait le regard le plus noir qui puisse exister et lança, à l'intention de la fautive : « Ceux qui ne connaissent pas Adra n'ont aucun droit de le juger ! » [color=#FF0000:1aj12z8l][u:1aj12z8l]Prochain Chapitre :[/u:1aj12z8l] [b:1aj12z8l]Métal, onde, vent[/b:1aj12z8l][/color:1aj12z8l]

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    Mimura - il y a 13 ans
    [color=#0000FF:236lsyrf][u:236lsyrf]Chapitre 234[/u:236lsyrf] [b:236lsyrf]Métal, onde, vent[/b:236lsyrf][/color:236lsyrf] Alors que, dans sa colère, Darka tenait fermement l'arme de Niisdia, il tira violemment sur la chaîne, projetant, dans sa direction, son opposante. D'un brutal coup au ventre, il la fit repartir à sa position initiale tout en lui soustrayant l'arme de ses mains. Sans la moindre hésitation, il jeta l'outil dérobé en-dehors du terrain tandis que sa propriétaire se relevait. « Je vais te montrer, dit-il, à quel point je compense la gentillesse de mon jeune frère ! » À ces mots, Draka tendit son bras droit en l'air et prononça : « Broie le sol, Opprimendos ! » Un flot de petites sphères de mana rouge se mirent à bouillonner depuis sa poitrine, parcourant son bras pour s'échapper, telle une fontaine, de la paume de sa main, avant de retomber en pluie au centre de cette dernière, formant une boule écarlate grossissante. À terme, la profusion s'interrompit et la grande masse cramoisie se déploya pour se transformer en une imposante masse d'arme de métal buriné dont le manche était, clairement, fait pour une prise à deux mains. La masse était un énorme pavé d'un mètre de long et dont les angles étaient coupés en biseau. De nombreuses traces de lames étaient visibles sur ce bloc. Alors qu'il posait lourdement son arme au sol, le démon posa ses yeux sur son opposante qui affichait la stupeur. « Pourquoi un tel étonnement ? Lui demanda t-il, Après tout, les démons sont issus de la race des anges. Il est, donc, normal, pour nous, d'avoir la possibilité de trouver nos armes spirituelles. » Tandis que Niisdia maintenait son air déconcerté face à l'adversité qui se montrait à elle, Draka saisie son arme à deux mains et se mit à la faire tournoyer dans ses paumes en l'observant avec fierté. Même si cette arme semblait être d'un poids considérable, il paraissait n'avoir aucun mal à la porter. « Pour notre part, poursuivit-il en se jouant de cet instant de flottement, c'est grâce à l'entrainement de notre générale et notre élévation au stade supérieur de notre évolution qui nous a permit de trouver nos armes spirituelles. » Il se tu, soudain, cessant de jouer avec son ustensile et retirant son sourire narquois de son visage pour retourner à l'expression précédente : la colère. En un instant, il lança ses bras vers les airs, en tenant la masse, et la fit lourdement retomber pour frapper le sol de la zone. L'impact fut d'une puissance telle que l'aire de combat toute entière explosa en des milliers de fragments de roches et de pierre. La rivale, surprise, reçut un contre choc par le bas qui la fit partir en hauteur. Le dos vers le bas, elle essaya de se reprendre en battant des ailes pour stabiliser son déplacement aériens mais, avant qu'elle ne parvienne à se retourner, le démon arriva par en-dessous. Utilisant, simplement, une rotation de ses poignets, il la cogna sous les omoplates. Elle eut, à peine, le temps de sentir l'électricité quand elle traversa la grille par le dessus de la zone. La seconde grille, en revanche, lui fut bien plus douloureuse. C'était le plafond du Saqar. Niisdia s'était élevée jusqu'à sortir de la hauteur de l'arène. Elle n'eut guère le temps de redescendre, des gardes de réception, suivis par des soigneurs, vinrent la cueillir. Elle avait traversé le plafond du Saqar : elle avait perdu le combat. « Draka est vainqueur contre Niisdia Diipa. » Se mit à dire Karib entre deux hurlements de joie de la colonne qui scandaient le nom du victorieux. De son côté, toujours au dépourvu, Adra observait Mahina jouer les jeunes demoiselles en détresse. Il ne comprenait plus ce qu'il devait faire. S'il devait la frapper, la chatouiller ou la libérer. Sa bonté, son envie, sa volonté, ses trois sentiments se mélangeaient et formaient un imbroglio chaotique dans son esprit. Il avait du mal à réfléchir, cela était par trop émotionnellement complexe pour lui, ce... « Bon sang ! Adra ! Se mit à crier Draka, oublie son apparence ! Ce n'est qu'une ruse ! » Tamis volait, continuellement, à plusieurs pieds au-dessus de la zone de combat. Stram commençait à comprendre sa méthode et, surtout, sa mise en pratique. Comme la plupart des sirènes, elle utilisait les ondes sonores émises par le timbre de sa voix pour projeter ses sorts, il devrait agir en conséquence. La confusion préalable s'était évaporé lentement, il ne voyait plus trouble. Son offensive devrait avoir lieu sans attendre, il n'aurait, peut-être, plus de nouveau instant de lucidité pour attaquer. La sirène prit une nouvelle inspiration. Cette fois-ci, Stram quitta sa position d'observateur. S'envolant d'un coup, il fondit dans sa direction. Tamis lui jeta un nouveau sort de confusion qui se mit à défragmenter sa vue jusqu'à lui faire perdre l'usage de ses yeux. Le démon s'en désintéressa. Il poursuivait sa pointe dans la même direction. Il savait qu'elle ne serait pas suffisamment rapide pour l'esquiver. Dés l'instant où il sentit un contact, le démon se mit à rabattre ses bras sur sa proie. Il venait de saisir la sirène à la taille, la serrant fortement, restreignant la totalité de ses mouvements. Tamis se débattait avec hardeur, endolorie par la saisie étouffante du démon et n'appréciant guère une telle proximité avec son rival. Elle prit une nouvelle inspiration et lui hurla, de sa voix suave et, pourtant, dangereuse, au visage un autre sort dont l'onde sonore fut telle que de nombreux soldats, dans le public des gradins, s'évanouirent. Tandis que sa vue revenait progressivement, Stram tourna son regard vers la sirène et lui dit : « Je suis désolé, ma jolie. Mais il en faut plus que cela pour qu'une tête dur comme moi puisse lâcher prise... » Sur ces paroles, maintenant sa saisie, le démon s'envola et traversa la grille du haut. Les deux guerriers furent balayés d'éclairs à répétition. La douleur était insupportable mais, en tans que bon démon du plus hargneux des secteurs, Stram avait largement connu pire. Il se maintenu, ainsi, jusqu'à ce qu'il cesse de ressentir le corps de Tamis se débattre. Puis, alors que la grille autour de lui s'échappait, signe qu'elle venait de s'évanouir, il redescendit pour la poser délicatement au sol. « Je suis désolé de ne pas être particulièrement mélomane. » Lui dit-il en tans que conclusion. « Stram est vainqueur contre Tamis Narinig. » Lança Skila alors que, désormais, la foule scandait le nom de Stram. Soudain, à l'unisson, les deux frères victorieux se mirent à raisonner Adra, toujours en proie au doute. Draka cherchait à lui rappeler son rôle au sein du Tournoi. Stram tentait de le pousser à viser la victoire. Rien à faire. Adra semblait avoir oublier toute idée de se battre contre une telle adversaire. Il n'était pas fait pour ça. Pas contre elle. Pas comme ça. Mahina profita de ce moment et, glissant ses jambes à ras du sol, elle saisie Adra et put le déséquilibrer suffisamment pour que, en ajoutant un dernier tour de rein, elle le projette à l'extérieur de l'aire de combat. Adra s'échoua, lourdement, sur le ventre avant que la grille ne se rabatte et Karib de conclure : « Mahina Braso est vainqueur contre Adra. » La foule semblait dépitée. L'incompréhension se lisait sur le visage de nombre de spectateurs. Même l'annonce de Karib quand au résultat du match s'était faite sur un ton mélangeant la surprise et le désarroi. Malgré tout, malgré la défaite de leur frère et la déception de leurs admirateurs, Draka et Stram ne pouvait s'empêcher de sourire avec amusement. [color=#FF0000:236lsyrf][u:236lsyrf]Prochain Chapitre :[/u:236lsyrf] [b:236lsyrf]Vif, fort, bon[/b:236lsyrf][/color:236lsyrf]

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    Mimura - il y a 13 ans
    [color=#0000FF:1cqzzigs][u:1cqzzigs]Chapitre 235[/u:1cqzzigs] [b:1cqzzigs]Vif, fort, bon[/b:1cqzzigs][/color:1cqzzigs] « Eh bien, Skila, se mit à dire Karib avec énergie tandis que les participants descendaient de leurs estrades respectives, nous venons d'assister à trois combats passionnants ! » « En effet Karib. Même si le plus jeune des trois frères n'aura guère réussi à remporter son affrontement, nous pouvons considérer, sans ambages, qu'ils seront des adversaires de poids contre tout ceux qui souhaiterons parvenir au troisième tour. » « Une question me taraude, cependant, chère Skila. Avec vos connaissances, vous parviendrez, certainement, à me l'expliquer. Comme se fait-il que Draka soit parvenu à invoquer une arme de cette façon ? » « C'est une bonne question, Karib. En réalité il n'a pas utilisé de magie ou, tout du moins, pas de magie consciente. Les démons sont des anges physiopressurisés. À ce titre, ils conservent les particularités des anges et, notamment, la possibilité d'avoir une arme spirituelle. Cela n'est, pratiquement, jamais arrivé qu'un démon trouve son arme spirituelle, cependant, cela reste, techniquement, possible. À ce titre, cher Karib, savez-vous comment fonctionne le principe des armes spirituelles des anges ? » « En tans que scientifique, Skila, je le sais. Cependant, je pense que cela reste intéressant à indiquer pour nos spectateurs. » « Tout à fait. En fait, le corps des anges possède une résistance naturelle à la magie. Cette résistance renforce leur capacité à subir des sorts mais cela les rend, la plupart du temps, incapable d'exploiter le mana de leur cœur. Lorsqu'un ange évolue en tans que guerrier, les combats et l'expérience vont habituer son cœur, sans même qu'il ne s'en rende compte, à brasser du mana qui restera en vase clôt mais mémorisera son cheminement martial. Plus la force et l'esprit de l'ange se façonnera, plus sa volonté sera forte et plus il sera capable d'entendre le murmure de ce mana. Si un jour, sa puissance et son caractère sont suffisants, il parviendra à trouver le mantra qui lui est propre pour expulser, hors de son corps, ce mana. Ce dernier prendra, alors, la forme qui lui convient parfaitement, celle d'une arme façonnée au fil de sa vie. » « Voila qui devrait avoir fournit bien plus de détails à tous nos auditeurs. Cependant, je me dois de vous interrompre, ma chère Skila, car j'aperçois Draka en train de retourner au corridor et je souhaite lui poser quelques questions. » Sur ces derniers mots, le présentateur quitta son perchoir pour descendre, rapidement, jusqu'au sol et atteindre le démon qu'il visait. Ce dernier s'arrêta de marcher quand il vit arriver le diable bavard. Il se doutait de ce qu'il souhaitait et ne comptait pas le frustrer dans cet exercice. « Guerrier Draka, se mit à dire Karib, puis-je vous poser quelques questions rapides avant le début des prochains combats. » « Faites donc. » Lui répondit le démon. « Nous avons, hier, évoqué le fait que les sages de l'Air étaient en train de statuer sur un titre à donner à la nouvelle race que vous incarnez. Qu'en pensez-vous ? » « Je trouve que le terme de "démon ascendant" est le plus adéquate. Cela montre nos origines tout en induisant parfaitement que nous, démons, ne sommes pas restreint à n'être que des sous-races de l'Infer. » Sur ces paroles, la foules de la colonne se mit à applaudir en encourageant les dires du démon. « Savez-vous pourquoi votre jeune frère, Adra, a refusé de se battre ? » Alors que Draka commençait à reprendre l'expression de colère qu'il avait eu précédemment, Stram apparut derrière lui et, de son flegme naturel, répondit : « Adra a toujours eu quelques difficultés à affronter les êtres aux apparences fragiles. De nous trois, il est celui qui porte le plus, en lui, la volonté du Feu. Se battre pleinement, mais contre des ennemis plus fort que nous. » « Je comprend. Je vous remercie pour vos précieuses minutes. » Conclut Karib qui sentit, dans le ton de Stram, un souhait de ne lui fournir qu'un discours classique. À la suite de quoi, le présentateur, d'un bond, retourna aux côtés de sa compagne tandis que les trois frères rejoignaient le corridor où les attendaient Trisha, souriante, qui n'avait rien manqué de leurs affrontements. « Félicitation Stram, lança t-elle, tu as parfaitement analysé la situation et tu as su percer les failles de ses attaques. C'est une victoire méritée. » « Merci, Trisha. » Lui répondit-il tranquillement. « Draka, c'était un beau combat. Continua t-elle, tu as toujours autant d'énergie et de vitesse et tu n'as pas laissé l'opportunité à ton ennemi de mener la danse. Le seul regret étant que tu ais révélé ton arme. À présent, tes futurs adversaires sauront à quoi s'attendre et tu devras t'y préparer. » « Oui, générale. » Dit-il avec acceptation. « Adra, ne soit pas triste de ta défaite. Murmura t-elle avec douceur, tu as perdu car tu refuses de devenir un oppresseur des faibles. Il n'y a aucun mal à cela. Le Tournoi n'est pas terminé, tu auras toutes les occasions de prouver ta force face à des ennemis qui en vaudront réellement la peine. » « D'accord... » confia t-il avec humilité. « Reposez-vous, à présent, conclut-elle. La lutte ne fait que commencer. » [color=#FF0000:1cqzzigs][u:1cqzzigs]Prochain Chapitre :[/u:1cqzzigs] [b:1cqzzigs]Et si ?...[/b:1cqzzigs][/color:1cqzzigs]

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    Mimura - il y a 13 ans
    [color=#0000FF:3r75p94f][u:3r75p94f]Chapitre 236[/u:3r75p94f] [b:3r75p94f]Et si ?...[/b:3r75p94f][/color:3r75p94f] Alors qu'elle venait de mener ses trois soldats jusqu'aux des couchettes le longs des murs pour les encourager à se reposer et relâcher leurs tensions, Trisha retourna vers ses autres compagnons afin de leur faire part de ses impressions. « Nous avons, tous, eut la chance de commencer nos combats rapidement, leur dit-elle. Même si nous devons rester prêts, nous devrions être tranquilles pendant, au minimum, cinq à six passages. » « Je ne peux que corroborer à cela, répondit Akroma et observant le centre de l'arène d'un coin de l'œil. Le repos est d'autant important que les affrontements. Si nous le négligeons, nous risquons de nous retrouver à court d'énergie à la fin de la journée et nous pourrions perdre nos derniers matchs par ce manquement. » À l'extérieur, les nouveaux appelés se rendaient au centre pour le prochain passage sous les ovations du public et l'engouement des commentateurs. « Cependant, reprit-elle, il serait malvenue d'ignorer les combats en cours. Si l'un de nos futurs adversaires fait étalage d'un pouvoir spécifique, nous nous devons de le savoir. » « Ce n'est pas un problème, lança Thésé. Relayons-nous, trois par trois, pour observer les affrontements. Nous partagerons les informations ensuite. » « Cela me convient parfaitement, dit Trisha. Je peux prendre le premier passage avec Akroma. » « Je me joint à vous, provoqua une voix grave derrière elles. » Stram, qui ne semblait guère souhaiter rester sur sa couchette, venait de revenir. « Je suis encore dans l'adrénaline de mon précédent combat. Je vais avoir du mal à me reposer pour le moment. Qui plus est, Thésé et Kamhal semblent en avoir bien plus besoin que moi. » Il n'avait pas tord. Thésé accusait encore le coup qu'elle avait reçu de son premier combat. Quand à Kamhal, il avait beau réussi à vaincre son ennemi, la fatigue de ce long duel ne s'était en rien estompé. Cela s'était même amplifié à force de rester debout pour garder un œil sur l'arène. Le commandant et son lieutenant acceptèrent cette relâche et allèrent s'étendre non-loin d'Adra et Draka. Quelques mètres plus loin, Rophello se tenait assis sur l'un des matelas en ruminant contre son rival. Sous l'arcade de l'entrée, volant à un mètre au-dessus du sol, Akroma observait, de son regard de biais, le démon qui venait de les rejoindre. « Nous avez-vous rejoint pour profiter du spectacle que mes pieds ont à offrir ? » Lança t-elle avec un sourire mélangeant un amusement certain, une méfiance voilée et une pointe d'astuce. « Malgré tout le charme que peuvent avoir vos membres, répondit-il avec sobriété sans quitter du regard le centre de l'arène où s'agençaient les duels, je souhaite, avant tout, me renseigner sur la puissance de nos opposants. Aussi fantasmagorique que peuvent être la sensibilité des pieds de votre race, leur intérêt reste inférieur à celui que je porte à ma mission. » « Vous parlez comme un véritable soldat, emprunt de devoir et dénué d'émotion. Vous semblez bien plus expérimenté que vos deux frères. » L'ange émit une pause, avant de reprendre dans un rictus taquin : « Et s'il s'agissait des pieds nus de Trisha qui se trouvaient à côté de vous ? » Stram n'eut guère le temps de répondre. Immédiatement, la sorcière interrompit la conversation en sommant Akroma de cesser son jeu puéril. Malgré tout, elle n'obtint pas ce qu'elle souhaitait. « Voyons, Trisha, reprit l'ange, ne soit pas si naïve. Neuf soldats sur dix ayant un supérieur féminin ont pour fantasme principal de torturer leur propre chef. Ne viens pas me faire croire que tu ignores cela. » « Ce n'est ni le lieu, ni l'instant pour parler de ces choses-là. » Répondit la sorcière qui refusait de rentrer dans ses machinations. « Je suis sûr que cela vous taraude, chère Stram, n'est-ce pas ? Quel pourrait être la douceur, la chaleur, la sensualité de la plante de pieds de votre générale ? Et si vous l'aviez entièrement ligotée en face de vous, pieds nus, vulnérables, gigotant dans ses liens, hurlant des plaintes sous son bâillon, arriveriez-vous à vous retenir de passer un doigt sous ses orteils frétillants ?... » « Akroma, bon sang... » Trisha murmurait entre ses dents en espérant, en vain, qu'elle finisse par se taire. « Vous ne l'avez jamais chatouillé. Je me trompe ? Pouvoir le faire, ne serait-ce qu'une fois... Je suis certaine que vous fulmineriez de savoir si quelques caresses sous sa partie sensible lui provoquerais les mêmes sursauts incontrôlables que n'importe quelle petite supplicié du Tartare... » « En effet. » Lança Stram avec honnêteté, mais toujours avec le même calme qui le caractérisait. Cet élan de sincérité stoppa Akroma. Voyant la stupeur qu'il venait de causer, le démon reprit dans un demi-sourire : « Trisha n'a jamais été dupe de l'effet qu'elle avait sur nous, ni sur la volonté que l'on pouvait avoir de la mettre au supplice. Plus encore, elle en a joué, usant de cela comme moyen de nous motiver et nous pousser à nous dépasser. Si vous me demander si je désire chatouiller ma générale ? Oui, bien entendu, plus que tout. Mais, contrairement à ce que vous pensez, ce ne serait pas une torture similaire à l'une de celles que je pourrais donner à une demoiselle du Tartare. Il en faudrait beaucoup pour parvenir à mettre en état de vulnérabilité Trisha et si, un jour, j'y parvenais, en la chatouillant, je taquinerai du doigt la force de ma générale, mais pas sa volonté. » La sorcière eut un sourire émut avant de se reprendre et de lancer un regard noir à l'ange qui venait de pousser son protégé à faire, ainsi, étalage de ses sentiments. « Allons... » Relâcha l'ange dans un grand sourire qui dissimulait mal une certaine gêne. « Laisse-moi donc m'amuser un peu. Il fallait bien passer le temps, jusqu'à ce que les combats commencent. » [color=#FF0000:3r75p94f][u:3r75p94f]Prochain Chapitre :[/u:3r75p94f] [b:3r75p94f]Et quand ?...[/b:3r75p94f][/color:3r75p94f]

  • Mimura Avatar
    Mimura - il y a 13 ans
    [color=#0000FF:1g859xed][u:1g859xed]Chapitre 237[/u:1g859xed] [b:1g859xed]Et quand ?...[/b:1g859xed][/color:1g859xed] Les combats s'étaient poursuivis et les passages se succédaient. Après leur premier tour d'observation, Trisha, Akroma et Stram venaient de donner le relais à Kamhal, Thésé et Rophello. Ce dernier, malgré sa mauvaise volonté et le refus de s'impliquer dans cette activité, finit par accepter tout en conservant une humeur maussade. La sorcière, l'ange et le démon n'avaient guère aperçu d'ennemis particulièrement violents. Peut-être cachaient-ils leur véritable puissance ? Dans tout les cas, il n'y avait pas eu de révélations marquantes pour l'instant. Tout au plus un étrange affrontement entre un angelo et une succube. Rapidement, la succube avait abandonné, comme si elle s'ennuyait de son combat. Sur leur couchette, les deux frères de Stram dormaient tranquillement. Visiblement, ils avaient besoin de récupérer. Stram, lui-même, s'allongea sur un autre lit à proximité et ne tarda guère à les suivre dans les songes. Son tour de garde avait finit de le vider de son adrénaline. Seules subsistaient Akroma et Trisha qui, bien que s'étant toutes deux assises sur les couches, ne semblaient guère enclins à dormir. Posée en tailleur, la plante des pieds vers le ciel pour éviter tout contact, et s'assurant, par des coup d'œil rapide autour d'elle, que personne ne comptait jouer un mauvais tour à ses orteils, l'ange finit par s'adresser à la sorcière. Son ton, usuellement hautain, était, soudain, assez maladroit et hésitant : « Tu sais, Trisha. Malgré le fait que je m'amuse de toi, comme tout à l'heure, il y a un point que je souhaitais te dire... » « Quoi donc ?... » Murmura sa voisine à demi-mots. « Tu as grandement réussi dans la formation de tes trois soldats. Ils sont puissants et dotés d'une volonté forte. Je dois avouer être, moi-même, particulièrement étonnée de voir à quel niveau tu as réussi à les mener. C'est... vraiment impressionnant... de ta part. » « Merci Akroma. » « S'il y avait juste une dernière chose que je devais te dire... » « Je t'écoute. » L'ange retrouva, soudain, son assurance. « Si tu leur fait miroiter de te chatouiller s'ils deviennent plus forts que toi, tu vas avoir du souci à te faire. » « Tais-toi donc... » Allongé de son côté, Stram émit un léger sourire amusé. Les passages s'enchaînèrent au rythme des hurlements et applaudissements du public, des envolés lyriques suivis d'explications des commentateurs et, bien entendu, des coups ou pouvoirs des participants. Adra, Draka et Akroma s'était, à leur tour, occupés d'observer les combats. Moment durant lequel Draka en avait profité pour reprendre le jeu qu'il avait démarré avec l'ange lors de leur première rencontre. Il plaisantait en lui indiquant qu'il comptait bien la mettre au supplice et elle s'en amusé en lui répondant qu'elle pourrait le tuer. Le tout sous le regard déconfit d'Adra. À une cinquantaine de mètre de là, Gokan attendait, accoudé au mur. Son expression trahissait son impatience d'en découdre avec ses futurs ennemis et son désir de gagner ou, tout du moins, de faire perdre les autres. Quelqu'un entra sous l'une des arches pour venir jusqu'à lui. Il s'agissait de Niisdia qui, apparemment, était remise de son dernier combat face à Draka. L'unité de soin avait pansé ses blessures et, comme elle était encore en état de se battre, elle n'avait pas été éliminée. « Je vous présente mes excuses pour le dernier combat. Lança t-elle, j'ai commit l'erreur de sous-estimer les soldats de la générale. » « Tu es encore en lice, répondit Gokan, c'est le principal. De plus, ta défaite ne s'est pas faite en pure perte. Tu as permis à tous de voir le pouvoir de ce Draka. À présent, il aura d'avantage de difficulté à gagner. » « Je vois. Merci de votre sollicitude. » « Contentes-toi de te souvenir du rôle que tu auras à jouer si tu es éliminée. » Termina le commandant en s'éloignant pour se fondre dans la foule des autres participants qui attendaient. Finalement, au terme de trois nouveaux passages, Stram revint en observation, remplaçant Akroma en compagnie de ses deux frères. Alors qu'il s'attendait à assister, de nouveau, à un affrontement relativement banal où chacun viendrait dissimuler sa force, il fut agréablement surpris de retrouver Tamis, la sirène. Elle affrontait le capitaine Ridere Consuti, l'homme au corps gris boursouflé et raccommodé avec son masque à l'expression minimaliste cousu à même le visage. Apparemment, l'homme avait finement observé le dernier combat de la sirène. Il ne lui laissa guère le temps de se déployer dans les airs pour lancer ses attaques. Utilisant la magie noir, il fit se dresser quatre poteaux sombre autour d'elle et provoqua l'immobilisation de son opposante par l'attache de chacun de ses membres à l'un des différents pilier par le biais d'une chaîne. Avant que Tamis n'ait pu effectuer le moindre mouvement, les liens se rétractèrent, lui retirant toutes possibilités de mouvement, la maintenant au-dessus du sol à hauteur du torse de son assaillant. « Il semblerait que Tamis se retrouve en mauvaise posture ! » Lança la voix de Karib, pointant du doigt l'évidence. Loin de chercher à achever le combat, Ridere s'approcha de celle qu'il venait de capturer dont les deux pieds nus pointaient avec délicatesse au bout de sa robe. Usant d'un peu de mana, le bourreau fit apparaître une petite tige foncé dans chacune de ses mains et se mit à les utiliser sous la plante de chacun des deux pieds de la sirène. Le démarrage de ce supplice provoqua des mouvements frénétiques des orteils de la victime ainsi que des rires magnifiques, comme chantés par une diva. Le public, quand à lui, affichait clairement son excitation à voir cette jolie sirène subir les chatouilles. Ils s'étaient, quasiment tous, rendu compte qu'elle était pieds nus lors de son affrontement contre Stram et, depuis, ils avaient tous rêvé de la voir subir la torture. C'était chose faites. « Eh bien... se mit à dire Skila avec une voix particulièrement coquine, je n'aimerais pas être à sa place. » Cette dernière phrase ne fit que renforcer l'agitation du public tandis que la présentatrice amusé se mettait à glousser en entendant leur réaction. Sous les chatouilles, les orteils taquinés et les deux plantes grattées par les tiges irritantes, la voix de Tamis se faisait de plus en plus forte et prenante. Ses rires se renforçaient, prenaient de l'ampleur et semblaient finir par englober toute la surface du Saqar. Son corps, retenu par les quatre attaches, semblait lutter dans une suite de mouvements frénétiques incontrôlés. Elle était parcouru de spasme que les mouvements nerveux croissants de ses deux pieds torturés affichaient parfaitement. Le volume de sa voix, au diapason de l'agitation de ses membres, ne cessait de croître à mesure des jeux de son bourreau, passant par dessus le bruit des autres affrontements, voilant les commentaires de Karib, poussant de nombreux spectateurs à se protéger les oreilles. Tout à coup, alors que le capitaine était au sommet du supplice qu'il imposait, la sirène, comme quelque chose d'incontrôlable qui finissait par sortir d'elle, se mit à hurler une onde sonore d'une incroyable puissance. Cette explosion auditive se déploya tout autour d'elle, réduisant les quatre poteaux en miettes et projetant le bourreau à l'extérieur de l'aire de combat. Elle venait de gagner. Stram se mit à sourire d'une telle résolution. « On ferait mieux de prévenir les autres des pouvoirs de Ridere Consuti. » Dit Adra en s'apprêtant à retourner sous le corridor. « Inutile, répondit Draka en retenant son jeune frère par le bras. Il n'est pas particulièrement puissant, à part l'autre elfe, nous pouvons tous le battre sans problème. » Draka émit un sourire intéressé avant de reprendre : « Qui plus est, j'aimerais beaucoup voir un affrontement entre lui et Akroma. » [color=#FF0000:1g859xed][u:1g859xed]Prochain Chapitre :[/u:1g859xed] [b:1g859xed]Métal et foudre[/b:1g859xed][/color:1g859xed]

  • Tickler-Demon Avatar
    Tickler-Demon - il y a 13 ans
    Encore un super chapitre ^^ J'ai bien aimé le combat de la sirène (on se demande pourquoi xD) Continus comme ça !

  • pierreanne Avatar
    pierreanne - il y a 13 ans

    Retard rattrapé!

    (Je pensais en avoir plus que sa)

    Bon j'ai beau détester Rophello j'ai été désolé de sa défaite après tous les efforts qu'il avait lancer dans la bataille.

    Euh Adra est un abruti XD

    Une sirène avec des pieds, original ^^

    Je ne savais pas Akroma aussi coquine c'est assez plaisant à voir

    Le dernier combat... Perso j'aurais baillonné la sirène... Faut pas être con --'.

    Enfin voila continue sur cette voix la ;)


  • Mimura Avatar
    Mimura - il y a 13 ans

    Merci Tickler-Demon :)

    Une sirène avec des pieds, original ^^

    pierreanne


    Pas tans que ça.
    Il y a une raison culturelle à cela, je te laisse deviner pourquoi ;)


    Chapitre 238
    Métal et foudre


    « Où en sont-ils ? » Se mit à dire Thésé tout en s'étirant après une sieste réparatrice d'une dizaine de minutes.

    « Ils viennent d'achever ce passage, lui répondit Adra, nous devrions avoir les nouveaux appelés sous peu. »

    Rapidement, Thésé et Kamhal s'assurèrent de retrouver leur condition physique en opérant quelques mouvements d'échauffement. Il ne s'agissait pas de laisser son corps endormi s'ils devaient se lancer, dés maintenant, dans de nouveaux combats. D'autant que, pour Thésé, l'erreur n'était plus permise. Si jamais elle échouait, elle serait retirée de la course et leurs chances d'accomplir la mission prévue s'en trouveraient fortement réduites.

    Trisha observait les petits sauts qu'opérait son amie et s'en amusa. Pour une sorcière comme elle, les exercices se faisaient, bien plus, sur un plan psychique. Pour autant, Trisha se concentrait, en silence, à faire bouillir son mana.
    Un échauffement de magicienne en somme.

    « Les six prochains appelés, se mit à prononcer la voix enjouée de Skila à l'extérieur, sont : Akroma, Gokan Kestadore, Baphomet, Thésé, Trisha Dirwy et Selyo. »

    Sans guère d'avantage de paroles, à présents coutumiers du mode de fonctionnement, les six personnes firent places au centre pour obtenir leur attribution. Après quoi, ils purent se rendre à leur aire respective.

    Akroma, qui patientait sur sa zone, vit marcher, à l'autre bout, le commandant Gokan. Ce dernier avançait en l'observant d'un œil noir empreint d'un fort ressentiment. Akroma voyait mal ce que cet homme pouvait avoir contre elle, mais cela n'avait que peu d'importance. Le commandant poursuivit sa route pour se rendre jusqu'à la zone où se trouvait Trisha, celle contre qui il devait se battre.

    Comme cela avait été le cas précédemment, de nombreux scientifiques de l'Eau apparurent, tractant, sur leur charrette, l'étrange cube de métal et d'électricité qu'était Baphomet. Akroma les regardait peiner pour faire rouler l'horrible engin sur le gravier dans lequel les roues s'enfonçaient, ralentissant, d'autant plus, la démarche.
    Finalement, le cube finit par être posé sur le terrain de l'ange et les grilles des trois aires purent se lever, annonçant le démarrage des hostilités. Akroma se mit à souffler de déception en sachant que son ennemi allait être cette caricature d'expérience scientifique.

    Actuellement, la plupart des yeux étaient rivés sur l'ange qui s'opposait à ce qui semblait être une simple grosses et lourdes valise de fer dans laquelle on aurait enfermé une anguille électrique. Ce que le public voulait voir, ce n'était pas un combat dantesque, impressionnant aux multiples rebondissements et révélations. Non, ce qu'ils souhaitaient, tous, savoir, était si la guerrière ailé allait, oui ou non, supporter une victoire aussi facile, à contrario de Thot.
    Certains d'entre eux en venaient à se demander s'il ne s'agissait pas d'une expérience de l'Eau pour voir si un non-participant, car c'était ce qu'il semblait être, pouvait arriver jusqu'au troisième tour simplement en poussant les autres à refuser de se battre contre lui.

    Mais, c'était mal connaître Akroma.
    L'ange avait beau apprécier les combats dangereux et les victoires méritées, elle n'était pas, pour autant, dans le refus d'une réussite facile.
    Après avoir ostensiblement hausser les épaules, elle fit apparaître son épée simple dans sa main droite et s'approcha de ce que l'on pouvait qualifier comme étant son adversaire. Tout en conservant une distance de sécurité afin d'éviter toutes surprises problématiques, elle tendit le bras pour toucher, du bout de sa lame, Baphomet.

    Le pommeau de son arme n'étant pas constituée d'un assemblage métallique, l'électricité de la grande boîte n'était pas conduite jusqu'à sa main. Elle se contentait de grésiller dans sa lame sans que cela n'engendre la moindre blessure.
    Comprenant que, désormais, son opposant ne lui offrirait guère plus de résistance que cette pathétique électrisation de son « corps », l'ange se mit à le pousser vers l'arrière à l'aide de sa lame.

    La boite était lourde, mais cela ne l'empêchait pas d'être déplaçable par une telle méthode. Lentement, Baphomet se rapprochait des limites du terrains et de la grille. L'action avait beau être ridicule et d'un ennuie affolant, tout le public, tout secteur confondu, avaient les yeux rivés sur cette « attaque ».
    Ils tenaient, absolument, à voir si quelque chose allait se passer, ce que cette boîte allait bien pouvoir faire. Ce n'était pas possible qu'il s'agisse, simplement, d'une expérience inutile. Elle allait, forcément, déclencher un procédé. Allait-elle exploser ? Ou peut être déployer un système de défense pour inonder la zone d'éclairs ? Pourrait-elle s'ouvrir pour libérer une créature tapie à l'intérieur ?

    Il allait forcément se passer un retournement de situation, ce n'était pas envisageable, pour l'Eau, de se baser, uniquement, sur un poids important et quelques éclairs. Baphomet allait réagir, il ne pouvait pas se laisser pousser ainsi, perdre de manière aussi bête et misérable...

    Dans un bruit sourd, après une série d'éclairs, la caisse venait de tomber lourdement sur le sol de l'arène, à l'extérieur de l'aire de combat. La grille était en train de s'abaisser et Skila, dubitative devant un tel spectacle, se mit à dire avec une certaine hésitation tans elle doutait, elle-même, de ce qu'elle disait :

    « Akroma est... vainqueur contre Baphomet... Apparemment. »

    Le public était totalement silencieux. La situation avait été tans surréaliste que personne ne semblait vouloir le croire.
    Soupirant, comme si elle était, elle-même, désolée de ce qui avait pu se passer, Akroma finit par lever la tête. C'est alors qu'elle lança à pleine voix, à l'attention des gens qui l'observaient, tout en montrant la caisse au sol :

    « Mesdames et Messieurs, les prouesses de l'Eau ! »

    Cela brisa le silence pesant pour laisser la place à l'hilarité du public.

    Quand soudain, alors que les gens riaient de la situation, la boîte se mit à s'irradier d'électricité avec violence, formant un pic de foudre au-dessus d'elle et poussant l'ange à s'en éloigner.
    Akroma, les commentateurs ainsi qu'une grande partie des spectateurs, durent détourner les yeux pour ne pas être aveuglé par une telle saturation de lumière.

    Dans un bruit violent, proche de celui provoqué par cette foudre, la colonne lumineuse disparue. Observant ce qu'il en était, Akroma, Karib, Skila ainsi que tout les autres purent observer un phénomène étrange.
    À présent, Baphomet n'était plus une boite, il ressemblait à un golem lourd et large de deux mètres dont le corps était constitué de multiples grandes plaques métalliques. Sa tête était formé d'une plaque de métal un peu plus grande, en forme de dôme et percée d'une fente horizontale.

    Dans le silence général, la nouvelle silhouette de Baphomet se mit à observer autour de lui avant de repartir, de son propre chef, dans le corridor.


    Prochain Chapitre :
    Air et pierre


  • pierreanne Avatar
    pierreanne - il y a 13 ans
    La grille étais sa source d'énergie? Étrange cette machine, hâte de voir se que va donner son prochain combat.

  • Tickler-Demon Avatar
    Tickler-Demon - il y a 13 ans
    Aaah ! Je m'imagine plein de trucs sur Baphomet ! Son pouvoir serait-il de rétrécir la cage électrique ? Ou bien ça ne serait que sa source d'énergie ? Posséderait-il des armes cachées ? Va-t-il trouver l'amour ? Akroma aura-t-elle un prix Nobel de physique quantique pendant les périodes de fête ? Vous le saurez dans le prochain épisode ! ou pas... En fait, j'en sais rien. musique de merde C'est le petit bonhomme en mousse...

  • Mimura Avatar
    Mimura - il y a 13 ans
    Tu nous fait un infarctus Tickler-Demon ? [color=#0000FF:16twerwb][u:16twerwb]Chapitre 239[/u:16twerwb] [b:16twerwb]Air et pierre[/b:16twerwb][/color:16twerwb] Le commandant Gokan venait de fouler du pieds la surface poussiéreuse de la zone avant que ne s'élève la grille. Face à lui se trouvait une sorcière générale du Feu dont il ignorait tout si ce n'était qu'elle était un grain de sable sévère dans les rouages de la Terre. Elle lui paraissait bien étrange. Son armure était rouge, mais ses cheveux étaient bleus. Elle était belle, mais son regard était froid. Sa silhouette transmettait la douceur, mais sa posture soumettait la force. La générale Trisha Dirwy était, ainsi, constituée de nombreux paradoxes que l'homme ne parvenait à expliquer. Il ne la connaissait guère, mais il sentait, déjà, qu'elle était puissante. Il ressentait un terrible désir de sonder l'étendu de ses pouvoirs, trouver la faille et l'exploiter pour la posséder. « Allons-y, Sorcière ! Lança t-il à sa rivale dans un regard plein de défi. Pour moi, tu peux utiliser des sorts majeurs ! » Elle ne lui répondit rien, ne révéla aucune émotion sur son visage. Un bref instant, elle le toisa puis, sans perdre son expression d'une neutralité absolue, lui répondit : « Ce n'est guère à vous de décider de ma magie. » Comme pour répondre de ce qui lui semblait être une provocation, le commandant s'élança dans sa direction et projeta l'une de ses ailes afin de l'atteindre. Sans le moindre mal, Trisha esquiva cette attaque soudaine d'une simple téléportation avant d'apparaître au-dessus de lui et de lancer un boomerang à son attention. Par une rapide rotation, Gokan parvint à parer, de son autre aile, le sort et se rétablit immédiatement. De son côté, la générale usa d'une nouvelle téléportation pour se porter à distance, de l'autre côté de la zone. « Tu ne sembles pas vouloir prendre ma recommandation au sérieux. » Lui lança t-il avec un certain agacement mêler à une légère curiosité. La sorcière se contenta de lui retourner : « Il n'est de propos d'un adversaire que je prenne au sérieux. » Relâchant le sourire issu de son intérêt, Gokan partit dans les airs pendant quelques instants avant de se pencher en direction de Trisha, les épaules en avant, pour opérer un piqué d'une étonnante rapidité. Dans ce qui semblait être une attaque rapide pour atteindre, vivement, la position de son ennemi afin de lui porter un coup au corps à corps, le commandant, au dernier instant, fit se retourner ses ailes pour que ces dernières partent vers l'avant, surplombant ses épaules, telles deux lances dressées vers son opposante. Ce mouvement imprévu étonna Trisha. Pour autant, ce n'était pas ce qui pouvait l'inquiéter mais l'attaque était particulière car les ailes mécaniques n'étaient, normalement, pas capables de ce genre de prouesse. Pour autant, cela ne l'empêchait pas de l'éviter avec aisance. Un simple déplacement téléporté lui permit de rejoindre l'un des quatre angles de la zone tandis que Gokan atteignait la surface avec violence, creusant un grand trou duquel surgissait des monceaux de pierres et de poussière. Alors qu'il se relevait, la sorcière se mit à opérer une série de téléportations particulièrement rapides au quatre coin de la surface, sous l'œil interrogatif de son opposant, au milieu de l'aire. La méfiance du commandant était compréhensible, des quatre directions empruntées par Trisha jaillirent une boule de mana ciblant l'homme au centre. Par réflexe, il replia ses ailes pour entreprendre de bloquer les projections. Un déplacement de mana d'une incroyable célérité fit apparaître Trisha directement devant Gokan, entre son corps et ses ailes qu'il tentait de rétracter. Le public ne vit rien de cet instant. Pour autant, la sorcière avait, assurément, utilisé de nouveau des boomerangs. Dans une brève explosion bleutée, les deux ailes du commandant partirent en arrière tandis que Trisha se reculait rapidement et que les quatre boules de mana achevaient leur course sur le torse de l'homme. Décontenancé par cette attaque surprise millimétrée, Gokan s'attendait à recevoir un choc violent. Mais, rien ne se passa, aucun ressenti, son corps n'avait pas bougé. Lentement, étonné du manque de réaction, il ouvrit les yeux et baissa la tête pour se rendre compte que les quatre magies simultanées de la sorcière n'avaient pas été des attaques offensives mais des sorts de liens. À présent, quatre cordes gélatineuses azures étaient reliées de son torse aux quatre angles du terrain, lui soustrayant la possibilité de voler et, même, de se déplacer. L'œil mauvais, remplie d'une profonde contrariété, Gokan s'adressa à celle qui venait de l'immobiliser sans avoir utilisé d'autres magies que des sorts mineurs : « Tu ferais mieux de faire ce que je t'ai dit, femme ! » Cette nouvelle annonce grossière eut autant d'effet sur la générale qu'une simple bourrasque venant s'élancer contre une immense montagne. Malgré tout, l'obsession du commandant à se battre à pleine puissance face à elle commençait à chatouiller la curiosité de Trisha. Esquissant un sourire intéressé, elle lui répondit : « Force-moi donc à le faire. » Comme s'il n'avait attendu que cette invitation, Gokan mit un genou à terre en souriant, maintenant un regard décidé sur elle. Pendant quelques secondes, il sembla forcer et, brusquement, tourna sur lui même tandis que les différents liens, soudain tranchés, s'en allaient dans les quatre directions tel des élastiques rompus. « Je vois. Dit Trisha avec un calme qui cachait mal son désir guerrier, tu es donc magicien... » [color=#FF0000:16twerwb][u:16twerwb]Prochain Chapitre :[/u:16twerwb] [b:16twerwb]Sang et âme[/b:16twerwb][/color:16twerwb]

  • Mimura Avatar
    Mimura - il y a 13 ans
    [color=#0000FF:2tr0w1kb][u:2tr0w1kb]Chapitre 240[/u:2tr0w1kb] [b:2tr0w1kb]Sang et âme[/b:2tr0w1kb][/color:2tr0w1kb] Ignorant la dernière phrase de sa rivale, comme s'il considérait cela dans une parfaite évidence, Gokan se contenta d'aller vers elle avec une vitesse moindre. Il tendit son aile afin de la frapper ce qui la poussa, à nouveau, à se téléporter. Soudain, un mouvement vif, Gokan se retourna et envoya son autre aile vers l'arrière, à un emplacement vide qui, tout à coup, accueillait Trisha en train de se réceptionner. L'aile érafla l'épaule de la sorcière qui, se la tenant, partit en arrière par réflexe. « Pour un utilisateur de magie doté d'une bonne perception, dit-il d'un ton étonnamment hautain, ce n'est pas difficile de ressentir le déplacement de tes particules de mana afin de savoir où tu comptes de téléporter. » Trisha qui, surprise, portait sa main droite sur son épaule gauche endolorie, se rendit compte qu'elle saignait bien plus abondamment qu'on puisse le penser pour une telle blessure. Profitant de la pause que lui offrait son adversaire, vraisemblablement toujours en attente de la voir utiliser ses sorts majeurs, elle jeta son regard sur les ailes qui l'avaient blessé. Contrairement aux membres métalliques pour le vol implantés aux soldats normaux, les ailes de Gokan pouvaient partir vers l'avant, ce qui était, déjà, une altération de l'usage d'origine. Cependant, une seconde particularité venait s'ajouter à la première. Elles étaient, toutes deux, particulièrement aiguisées. Comme s'il portait deux assemblages de grands couteaux de part et d'autre de son dos. La générale s'en voulut de ne pas avoir décelé cela plus tôt. « Chère Karib, se mit à dire Skila qui observait le combat avec attention, pourquoi les ailes du commandant Gokan Kestadore, clairement utilisables comme des armes, ne vont-elles pas contre le règlement ? » « Une question qui revient régulièrement, ma chère Skila. Parmi les marchés de l'armement personnalisé proposé par l'Eau, celui de l'amélioration des ailes est l'un des plus florissant. Il n'existe que peu de soldat de grade commandant ou supérieur, dotés d'ailes de métal, qui les aient gardé sans améliorations. C'est pourquoi le problème de l'usage des ailes à des fins d'armement a rapidement soulevé des questions pour le Tournoi du Saqar. Cependant, il s'est avéré que le droit de pouvoir voler étant défini comme inaliénable, les ailes mécaniques ne peuvent être retirées à un participant, pas même si ces dernières lui apporte une force supplémentaire. Pendant longtemps, les guerriers usèrent de ce flou dans les règles pour se battre lourdement armés de leurs ailes et leur arme. À présent, cela a quelque peu changé et, si un participant se présente avec des ailes mécaniques améliorées, ces dernières sont considérés comme son arme principale ce qui lui interdit d'en porter une en plus. » « Je comprend. Cependant, je me pose une question. Si le droit de voler est inaliénable, pourquoi les parchemins de vol sont-ils interdits ? » « C'est vrai que ce point est, encore, assez obscure. Les juges craignent que l'autorisation des parchemins de vol n'entraînent des dérives et des abus. Il serait aisé, pour n'importe qui, de venir avec un parchemin de vol auquel est ajouté un sort d'attaque particulièrement puissant. Si on considère le vol par parchemin comme un droit dans le Tournoi, il pourrait le garder et disposerait d'une avance déséquilibrée. Cependant, chaque année précédant l'ouverture du Saqar, le conseil des arbitres soulève cette question afin de la jauger au mieux. » Ignorant le discours technique du commentateur zélé, Gokan regardait froidement Trisha. Les rôles semblait s'être inversés. Il avait réussi à la surprendre et il détenait, désormais, l'ascendant psychologique. « Utilises tes sorts majeurs à présent ! » Lui lança t-il. Trisha ne répondit rien, elle le regardait, ennuyée de la situation. Retirant sa main de sa blessure, elle se mit à créer un boomerang dans chacune de ses paumes et entreprit de les mélanger. « Ne me prend pas pour un ignorant ! » Hurla Gokan en fondant sur elle. D'un coup d'aile, il s'apprêta à lui transpercer la poitrine. Voyant qu'elle n'aurait pas le temps d'opérer sa fusion, la sorcière utilisa l'un des deux sort sur l'aile et le second sur elle-même. Les deux résonances se résolvèrent par une situation similaire à précédemment. Gokan d'un côté et Trisha de l'autre. « Tu es une insoumise, n'est-ce pas ? » Questionna Gokan sur un ton qui ne semblait guère révéler une quelconque appréciation du commandant à ce sujet. « Être dominée ne me va guère au teint. » Lui répondit la générale avec impertinence. « Plutôt que de m'écouter et d'utiliser un sort majeur, tu préfères fusionner des sorts mineurs... Est-ce là une volonté de m'humilier ? » « Je dois avouer qu'humilier un commandant de la Terre est assez tentant. » Ces dernière paroles provoquèrent les hurlements des gradins de la Terre, immédiatement camouflés par des encouragements tonitruants provenant de toute la colonne au-dessus de l'arène. Sous les applaudissements multiples, Trisha reproduisit sa stratégie de téléportation aux quatre coins de l'aire de combat. Gokan chercha à l'atteindre dans l'un des angles mais l'action ne lui était guère possible. Alors qu'il était remonté dans l'un des coins, Trisha ne se téléportait, désormais, plus que sur les trois autres. Il aurait pu chercher à foncer d'un angle à l'autre de la zone pour rattraper le flux de magie mais il était suffisamment intelligent pour se rendre compte que la distance qui les séparait le défavorisait, il ne serait jamais parvenu à égaler la vitesse de la téléportation de Trisha sur une telle distance. Elle avait adopté la bonne stratégie. Alors que le commandant semblait réfléchir à un moyen d'interrompre son manège, la sorcière apparut devant lui, tenant un fil de redirection à son doigt. Elle se mit à le tirer vers elle tandis que, de son autre main, elle jeta un boomerang que Goken para de son aile. Ce court instant de protection bloqua la visibilité du commandant sur son opposante. Rapidement, il retira son aile pour rétablir son champ de vision et put voir que Trisha légèrement en retrait, tenait, à présent, un fil de redirection à chacun de ses doigts, chacun relié à une boule de mana aux différents coins de la zone de combat. Dans un mouvement vif, elle se mit à tous les tirer d'un coup, les poussant à se rassembler vers elle. Gokan comprit clairement son intention. Il s'agissait là de dix boomerangs qu'elle avait pour but de fusionner afin de l'expulser du terrain. Le commandant avait beau être doué, doté d'un esprit guerrier puissant, de bonnes compétences de magicien et d'une grande connaissance, l'intelligence de la générale l'impressionnait. Elle avait été capable d'établir une telle suite de réflexion dans un moment pareil. Tout cela dans le seul but de refuser d'utiliser d'autres sorts que des mineurs. Cependant, il avait pu s'en rendre compte à temps. La vitesse de déplacement des sphères de boomerang était rapide mais pas inégalable. Qui plus est, elle aurait besoin d'au minimum une seconde pour opérer et lancer la fusion. Il pouvait l'atteindre pour lui porter un coup avant cela, il n'avait pas l'intention de la laisser faire. Dans un violent coup d'aile prévu pour le faire se projeter sur sa rivale, le commandant n'opéra aucun mouvement. Regardant derrière lui, il put se rendre compte qu'un lien bleu le reliait à l'un des coins, dans son dos. Le premier sort que Trisha avait fait venir vers elle, lorsqu'elle l'avait forcé à utiliser son aile contre son boomerang, il s'agissait d'un sort de lien. Sans qu'il ne s'en rende compte, elle avait bloqué ses mouvements. Il était rapide, mais pas assez pour pouvoir rompre le lien et l'atteindre avant sa fusion. Il vit cela arriver comme on observe une apocalypse inévitable. Dans un mouvement grouillant de jets de mana bouillonnant, Trisha se mit à fusionner les dix sorts de boomerang et prononça : « Ouragan, la sphère du chaos ! » L'explosion de mana balaya toute l'aire de combat. Le flux violent frappa Gokan de plein fouet et l'expulsa au travers de la grille sur les gravillons de l'arène, derrière l'angle auquel il était, encore, rattaché. Alors que le flux commençait à retomber doucement, sous les acclamations du public du Feu, ravis de voir leur générale s'être, ainsi, battue contre un dirigeant de la Terre, Skila prononça : « Trisha est vainqueur contre Gokan Kestadore. » Dans les loges, un violent coup se fit entendre, suivis du son léger de quelques débris s'échouant au sol. Niisdia venait de frapper violemment le mur à côté d'elle. Son regard trahissait les sentiments qu'elle éprouvait de voir son commandant s'être ainsi fait battre par cette femme. Alors que Gokan se relevait en détachant son lien bleu, Trisha s'approcha de lui et lui dit, dans un sourire amusé : « Rassurez-vous, commandant, l'humiliation n'est pas létale. » [color=#FF0000:2tr0w1kb][u:2tr0w1kb]Prochain Chapitre :[/u:2tr0w1kb] [b:2tr0w1kb]Eau et os[/b:2tr0w1kb][/color:2tr0w1kb]

  • Mimura Avatar
    Mimura - il y a 13 ans
    [color=#0000FF:391fqq27][u:391fqq27]Chapitre 241[/u:391fqq27] [b:391fqq27]Eau et os[/b:391fqq27][/color:391fqq27] Elle venait à peine de laisser ses deux camarades s'installer sur leur aire respective quand Thésé s'élança pour grimper le haut de l'estrade de pierre qui l'attendait et sur laquelle se trouvait, déjà, son opposant. Selyo, le guerrier céphalide de l'Eau dans son aube océane semblait l'attendre avec impatience. Ce dernier paraissait bien plus confiant et déterminé qu'au moment de son premier affrontement. Peut-être avait-il eu besoin d'une confirmation de sa force lors de son précédent combat ? À peine la grille venait de s'élever dans les airs que le guerrier bleu procédait à l'écriture de runes sur sa tunique. Sans lui laisser le moindre temps, Thésé fondit jusqu'à lui et opéra un mouvement d'une grande vitesse dont on ne perçut que le son de deux impacts violents et le mouvement de Selyo pour se porter rapidement à distance... Non, en vérité, il ne s'était pas porté à distance, cette impression provenait du recul de l'attaque. À peine avait-il atteint la surface, à nouveau, qu'il s'était écroulé sur le dos, inerte. Pour autant, l'arbitre à proximité ne proclama pas la victoire de Thésé. Au lieu de cela, il se mit à compter les secondes. « Eh bien ! se mit à dire Skila impressionnée, il semblerait que les sceaux de Selyo ne soit guère du goût de Thésé. » « En effet, chère Skila, lui répondit Karib. Son attaque fut rapide et d'une efficacité impressionnante. Pour autant, on aurait tord de s'imaginer qu'il s'est contenté de lui donner un coup puissant. En effet, une fois face à lui, en l'espace d'une fraction de seconde, Thésé a porté une double frappe qui lui a permit de casser ses deux bras. Je vous laisse en juger ! » Le grand cristal se mit à grésiller en affichant une image parasitée qui finit par se stabiliser pour montrer une vue de dessus de Selyo, figé, et de Thésé, légèrement accroupie, face à lui. Il s'agissait d'une vidéo au ralentie dans laquelle on put voir Thésé porter un coup de son bras droit dans le gauche de Selyo, provoquant une rupture de ce dernier et poussant le corps du céphalyde à opérer une rotation vers la gauche. profitant de cette rotation, Thésé lança une seconde frappe de son autre bras vers celui encore intact de la victime. Au même titre que le premier, le membre venait de violemment se rompre. « Il s'agit d'un geste particulièrement technique. Repris Karib, casser un bras avec une telle vitesse est très difficile. Il faut savoir où viser et de multiples facteurs rentrent en considération, comme la taille, la corpulence et la musculature de l'ennemi. Mais parvenir à casser les deux en usant de la rotation du corps, c'est proprement prodigieux. » « En effet chère Karib, poursuivit sa collègue. Cependant, sans vouloir retirer du crédit au lieutenant Thésé, je doute de la réussite d'une telle technique contre un guerrier au corps préparé. Comme vous le dites, cela dépend aussi de la musculature et je doute que Selyo, en tans que scientifique de l'Eau, en ait vraiment beaucoup. » Cette dernière remarque provoqua l'hilarité chez nombre de soldats du Feu et de la Terre présents dans les gradins à l'attention des membres de l'Eau. En vérité, Skila était sérieuse dans ses propos et ne semblait en aucune façon avoir dit cela pour se moquer d'un quelconque quart. « Par contre... » Poursuivait-elle alors que l'arbitre, dans l'arène, s'apprêtait à atteindre la vingtaine de secondes. « Pouvez-vous nous expliquer pourquoi, au lieu de prononcer la victoire de Thésé, le juge s'est-il mis à compter ? » « C'est évident, Skila, Selyo n'est, tout simplement, pas inconscient. Quand un guerrier s'écroule, inerte, mais que son esprit est encore conscient, il dispose de trente secondes pour se relever. Après quoi, la victoire est déclaré pour son adversaire. Cette notion est une sous-règle de celle sur la défaite par perte de conscience, c'est pourquoi elle n'est pas annoncée en début de Tournoi. Il faut, d'ailleurs, garder en tête que l'autre participant ne dispose plus du droit de frapper son adversaire si l'arbitre se met à compter. » Le compte était sur le point d'atteindre la trentaine quand une grande sphère bleu d'opacité moyenne à la texture proche de la foudre apparut autour du corps du céphalyde. Ce dernier tandis, alors, un bras et s'en servit pour s'appuyer au sol et s'aider à se relever. Alors qu'il se remettait debout, Thésé put constater une série de runes inscrites au sol. Thésé ignorait comment, mais Selyo était parvenu à les inscrire alors qu'il se trouvait face contre terre, les deux bras inutilisables. Fonçant vers la bulle que son rival venait de créer, Thésé tenta de la percer d'une attaque rapide. Malheureusement, cette dernière s'avéra être une sphère de contention externe que Selyo avait érigé pour se protéger et dont la consistance était particulièrement solide. Afin d'éviter de rester à porté, Thésé se déplaça, rapidement, vers l'arrière pour réfléchir à une stratégie. C'est alors qu'elle put se rendre compte que son ennemis pouvait bouger les bras avec facilité. Elle ne comprenait pas comment il avait réussit à réparer ses bras mais c'était, assurément, ce qui lui avait permit de graver les runes au sol. Quelque chose paraissait inhabituel dans l'attitude du céphalyde. Il semblait, soudain, bien plus offensif. Thésé comprenait que lui avoir brisé les deux bras puisse l'avoir énervé mais de là à ce que cela le pousse à aborder une attitude à l'opposé de sa stratégie ? Non... Ce n'était pas une question de stratégie. Cette dernière, pour Selyo, n'avait pas changé. Il était toujours aussi patient et, apparemment, porté sur les attaques à distance. Dans ce cas, qu'est-ce qui donnait à Thésé ce sentiment de changement ? « Son physique... Bien sur ! » Se dit-elle soudain en l'observant attentivement. Contrairement au commencement du combat, les tentacules qui formaient comme une masse de cheveux ordonnés sur la tête de Selyo s'étaient, soudain, toutes étendues et semblaient bouger selon des mouvements mécaniques. C'est alors qu'elle put s'en rendre compte. Le bouillonnement de mana l'avait voilé, jusqu'à alors, mais, à présent, c'était évident. Au bout de chacune des tentacules dressés sur la tête de Selyo se trouvait un fil de mana relié à l'un de ses bras. Il n'avait pas réussi à se soigner, s'il continuait à pouvoir les bouger, c'était qu'il se les animait par le biais de ses tentacules. [color=#FF0000:391fqq27][u:391fqq27]Prochain Chapitre :[/u:391fqq27] [b:391fqq27]Bois et lumière[/b:391fqq27][/color:391fqq27]

  • Mimura Avatar
    Mimura - il y a 13 ans
    [color=#0000FF:2ndou4uq][u:2ndou4uq]Chapitre 242[/u:2ndou4uq] [b:2ndou4uq]Bois et lumière[/b:2ndou4uq][/color:2ndou4uq] « Voila qui est inattendu ! » Lança Karib avec enthousiasme. « Il s'agit du marionnettisme. Enchaîna Skila, c'est une technique de magie qui consiste à rattacher des liens de mana pur à différentes parties de son corps pour leur permettre d'effectuer des mouvements impossibles en temps normal voir, comme c'est le cas ici, de les faire bouger alors qu'elles sont rompues. Cette technique a été découverte aux alentours du huit-cent dixième millénaire. Elle avait été emmené par des âmes réincarnées en Infer d'une tribu nommée les "Shamron". Ils venaient de la planète Tenoxa et vivait sur un continent noir. Tous les membres de leur tribu étaient aptes au marionnettisme et avaient fait de cette discipline le centre de leur existence. Il était de coutume que les guerriers les plus doués se retiraient, progressivement, les liaisons entre leurs os aux genoux, épaules, coudes, bassin, etc. De manière à pouvoir se tordre dans tout les sens et, ainsi, utiliser le marionnettisme à sa pleine puissance. » « Eh bien, se mit à poursuivre Karib, au vue de son intérêt dans un combat, je trouve cette technique particulièrement intéressante. Pourquoi n'est-elle pas d'avantage enseignée ? » « Tout simplement car elle est très difficile à maîtriser. N'importe quel utilisateur du mana ayant un minimum d'expérience saurait comment appliquer un lien de mana pur. Là, où le problème se pose est que cela demande un effort de concentration particulièrement intense. Il faut être, en permanence, en train de doser parfaitement le flux du lien pour répartir équitablement la force émise. Si on ne met pas suffisamment de puissance, le lien peut se rompre mais, si on en met trop, on risque d'opérer des mouvements incontrôlés voir se briser, soi-même, un membre. » « Dans tout les cas, conclut Karib, Selyo me parait bien maîtriser cet art. » C'était vrai, se tenant dans sa sphère de contention, face à Thésé, Selyo bougeait ses bras comme si rien ne lui était arrivé. Pour autant, cette histoire de marionnette la rassurait. Elle préférait savoir qu'il avait ce pouvoir là plutôt que celui de se soigner. Ce dernier aurait été bien plus problématique. Usant de sa main gauche, le céphalyde se mit à graver une rune sur son aube. Alors qu'elle continuait à l'observer, une idée traversa la tête de Thésé en voyant que la sphère de contention semblait s'arrêter au niveau du sol. Usant d'un peu de mana ressortant de ses pieds, le lieutenant projeta un jet de lumière verte qui parcourut, en zigzaguant de manière anarchique, le sol jusqu'à atteindre l'emplacement de Selyo et émettre une forte lueur émeraude. Rapidement, cette dernière fut suivis d'une croissance accélérée d'arbre au sein de la zone de protection du céphalyde. Ce dernier fut contraint de s'en extirper, laissant les plantes croître jusqu'à briser la bulle de protection. Vivement, le céphalyde se mit à graver une simple rune sur son torse ce qui provoqua l'apparition d'une paire d'aile de mana dont il se servit pour s'envoler rapidement sous le regard de Thésé. Alors que le poisson ailé sortait ses trop fameux parchemins de sa tunique, sous le corridor, Rophello assistait, impuissant, à la scène. Il était désolé pour Niphale. Lui-même n'avait rien pu faire contre ce sorcier. Elle se retrouvait dans la même situation qui avait provoqué sa défaite. Il espérait, simplement, qu'elle ne soit pas trop blessée avant d'être éliminée. Il espérait que ce magicien ne profite pas de sa supériorité pour... Il essayait de ne pas y penser mais c'était difficile, cela lui accaparait l'esprit. Il n'arrêtait pas d'imaginer la petite Niphale, après que son casque lui soit retirée, ficelée dans l'un des filets des guerriers céphalydes invoqués par Selyo. Il ne voulait pas qu'elle subisse ça, il avait envie de lui hurler d'abandonner. D'un bond, alors que Selyo s'apprêtait à écrire sur ses parchemins, Thésé parvint à son niveau et lui donna un coup magistral qui le fit passer au travers de la grille par laquelle il subit de sévères décharges. Malgré l'insoutenable douleur, le céphalyde parvint à ré-activer ses ailes avant une chute décisive et retourna au cœur de la zone en se posant au sol, à distance. Il n'était pas encore éliminé mais son corps tout entier était brûlé et il paraissait se mouvoir avec grande difficulté. Soudain, des dix tentacules sur sa tête, il se mit à graver des runes sur son propre front. Voyant cela, le lieutenant se lança à son encontre mais sa vitesse ne fut guère suffisante. Alors qu'elle s'apprêtait à l'atteindre, Selyo opéra un mouvement d'une grande célérité et apparut derrière, dans une position martial d'un combattant prêt à un affrontement au corps à corps, ce malgré ses bras rompu et son corps calciné dont on ne percevait plus que ses yeux qui brillaient d'un bleu intense. Les runes qu'il venait d'écrire sur son front luisaient d'une forte lumière azur qui remontait jusqu'à ses tentacules. De ses dernières ressortaient des centaines de fils blancs qui venaient s'enrouler autour de ses différents membres et les saisir à de multiples endroits. Sans prévenir d'avantage, Selyo se lança sur son opposant et tenta de se battre avec lui en affrontement direct. Il avait gagné, fortement, en vitesse, en force et ne semblait guère craindre la douleur ou les blessures. Pour autant, Thésé était plus forte et plus rapide. Malgré toute la technique et l'intérêt d'une telle magie, cela ne pouvait surpasser, au stade de la lutte physique, la puissance de celui qui avait focalisé toute ses compétences dessus. Aucun des coups portés par Selyo ne parvenaient à atteindre leur cible, son ennemi les esquivait tous avec agilité, sans le moindre mal. Inversement, toutes les attaques de Thésé appliquaient de nouvelles blessures au corps du céphalyde. Tans et si bien que, peu à peu, le corps du guerrier de l'Eau commençait à tomber en morceau. S'il n'était pas déjà mort, c'était pour une raison très simple : Thésé ne voulait pas le tuer. Il évitait, volontairement, les attaques aux parties vitales qui auraient tôt fait d'interrompre le combat mais aussi la vie de son opposant. Thésé tentait de lui hurler de cesser de se battre, d'abandonner. Elle essayait de lui faire comprendre qu'il risquait de mourir mais Selyo refusait d'entendre raison malgré le tournant du combat en sa complète défaveur. Dans un mouvement involontaire, Thésé lui arracha le bras gauche. Cependant, ce dernier resta à son emplacement initial et le céphalyde poursuivait ses attaques comme s'il était indemne, son bras gauche toujours actif malgré la net déchirure entre le membre et l'épaule. « Bon sang... » se mit à gémir Thésé, à cours d'arguments, sous le feu nourri de son adversaire. Finalement, dans un dernier hurlement, presque sanglotant, elle cria : « Je suis désolé ! » et opéra une vive esquive pour se retrouver derrière Selyo, lui saisit les tentacules sur sa tête et les arracha. Les fils s'évaporèrent et le corps inerte du céphalyde s'échoua à terre, le bras gauche roulant au sol quelques mètres plus loin. L'arbitre fit un signe, vraisemblablement, il n'était pas nécessaire de compter. « Thésé est vainqueur contre Selyo. » Lança Skila. Rapidement, alors que la grille redescendaient, les soigneurs arrivèrent sur l'aire de combat pour trouver Selyo tandis que Thésé attendait à côté, morte d'inquiétude. « Va t-il s'en sortir ? » Demanda t-elle avec nervosité. « Ne vous affolez pas. » Lui répondit l'un d'entre eux, étonné qu'un rival se sente, ainsi, concerné par le sort de son ennemi. « Les céphalydes sont capables de se régénérer en peu de temps et ils peuvent rester en vie tans que leur cerveau n'est pas touché. Il ne pourra guère participer davantage au Tournoi mais, d'ici quelques jours, il sera rétabli. » Rassurée, Thésé put souffler et descendre de la zone pour rejoindre le corridor. Sous ce dernier, Rophello, abasourdi par la rapidité et la violence de la victoire de celle qu'il aimait restait pantois, incapable de considérer ce à quoi il venait d'assister comme réel. « Eh bien... se mit à dire Kamhal, derrière lui, ça a été facile. » [color=#FF0000:2ndou4uq][u:2ndou4uq]Prochain Chapitre :[/u:2ndou4uq] [b:2ndou4uq]Et pourquoi ?...[/b:2ndou4uq][/color:2ndou4uq]

  • Mimura Avatar
    Mimura - il y a 13 ans
    [color=#0000FF:1lyguuqs][u:1lyguuqs]Chapitre 243[/u:1lyguuqs] [b:1lyguuqs]Et pourquoi ?...[/b:1lyguuqs][/color:1lyguuqs] Sous le corridor, alors que Thésé y retournait tranquillement sous l'expression d'incompréhension absolu de Rophello, Trisha, qui s'y trouvait, déjà, depuis quelques minutes, vint à elle. « Félicitation pour ta performance. Lui dit-elle avec sincérité, j'ai le sentiment que, pendant le combat, tu raisonnes de plus en plus comme je le fait. » « Merci... » Balbutia Thésé, étonnée par cet étrange compliment qu'elle ne savait guère comment prendre. Alors que les nouveaux noms se faisaient entendre au cœur de l'arène et que les publics ne cessaient de s'échauffer la voix à l'annonce des multiples personnes qui allaient, encore, s'affronter, dans les tribunes, Anna se penchait vers son mari. « La prestation de notre jeune Trisha a été tout bonnement remarquable. » Lui dit-elle avec engouement. « Je ne sais pas... » répondit-il avec une certaine absence. Il avait l'esprit ailleurs, de toute évidence dans l'anxiété relative au fait de voir sa protégée se battre. Sous ses yeux qui plus est. « Elle se retient beaucoup pour le moment. De plus, je trouve qu'elle se met un peu trop en danger. » « Voyons ! Mon ami, ayez donc d'avantage confiance en Trisha. Elle est forte et doté d'une intelligence que, ma foi, je pourrais qualifier, sans ambage, d'exceptionnelle ! » À la gauche de la dame distinguée qui partageait, avec passion, ses ressenties, la jeune Zæl se pencha, à son tour, pour s'adresser au couple : « Dame Anna... » Dit-elle à voix basse, comme si elle craignait d'être entendu. « Vous devriez vous exprimez plus doucement. Les autres personnes, ici présentes, nous regardent. Étant des favorites, nous ne sommes pas supposées nous faire entendre. » « Oh ! Lança Anna dans une expression outrée, eh bien... soit ! » L'ange ne le sut guère mais Lox lui fut reconnaissant d'avoir réussi à faire taire sa compagne. Elle disait des choses justes mais le cœur de l'homme n'était pas, actuellement, apte à écouter la voix de la raison. Au centre de l'arène, aucun des membres du groupe de Thésé ne s'y trouvaient. Ils profitèrent, à nouveau, de cet instant pour se détendre. Laissant les trois démons observer les déroulements des combats. L'un d'entre eux opposait la belle elfe albinos, Mahina, au bourreau Ridere Consuti. Le public était en effervescence, ils n'auraient pas pu rêver mieux comme affrontement. À peine le combat était-il entamé que le guerrier de la Terre parvint à entièrement entraver le corps de sa rivale, entourant la totalité de son corps d'une longue chaîne noir, laissant ostensiblement à découvert les pieds nus que l'elfe s'amusait à révéler à la face du monde. Immédiatement, elle se mit à jouer sur la même corde qui avait été la sienne jusqu'à présent. Elle se mit à supplier le bourreau de ne pas la chatouiller, de ne pas profiter de sa vulnérabilité. Pendant un instant, Adra, qui observait l'affrontement, pensa qu'il s'agissait d'un piège. Il n'en était rien. Les chaînes semblaient solides et le corps de Mahina incapable de se mouvoir. Les tiges noir de Ridere se mirent à se déplacer sur la plante laiteuse de la guerrière immobile, jouant de chacun de ses courbes et se déplaçant entre ses orteils. Mahina riait avec, ce qui semblait être, pour elle, à la fois un supplice et un plaisir. C'était comme si elle désirait offrir le spectacle au public. Elle hurlait, se tortillait dans ses entraves, remuait ses pieds, crispait les orteils et criait maintes complaintes savamment dosées pour instiller encore plus de désir chez les hommes et, même, femmes de l'assistance. Bien entendu, le cristal affichait, avec un plaisir assumé, un gros plan sur les deux pieds nus de Mahina sous la torture. Permettant, de ce fait, à tout un chacun, d'en profiter. « Une fois de plus, se mit à dire Skila, amusée, Ridere Consuti est parvenu à mettre au supplice son opposante. Il semble être dotée d'une grande chance pour affronter les bonnes personnes. Ces pauvres demoiselles étaient, décidément, condamnées dés l'instant où elles se retrouvèrent contre lui. » « Dites-moi, chère Skila, lança Karib avec une immense espièglerie dans la voix, comment vous débrouilleriez-vous si vous deviez l'affronter ? » « Moi, répondit-elle dans une franchise coquine, je suis certaine qu'il parviendrait à m'immobiliser en moins de deux. Ensuite, il me retirerait mes chaussures, mes chaussettes, et il finirait, assurément, par s'amuser avec mes petits pieds nus à découvert. » « Vous seriez prête à endurer ce supplice pour gagner l'affrontement ? » « Mon dieu non ! Je suis bien trop chatouilleuse sous les pieds... » Entre les taquineries des deux présentateurs et le spectacles de Ridere et Mahina, la foule s'était muée en troupeau bestial qui hurlait d'un puissant désir commun. Sur l'aire de combat, après cet intense supplice de plusieurs minutes, le bourreau s'approcha de sa victime et lui indiqua que la seule manière, pour elle, de mettre fin à cette torture était d'abandonner. Elle se contenta de le regarder avec un grand sourire et les yeux baigné de larme avant de lui répondre : « Pourquoi y mettre fin ? » Le public hurla de bonheur. Sous le corridor, Thésé, Kamhal et Akroma s'étaient assis pour discuter. Après le match qu'elle avait effectué, Trisha ressentait le besoin de retrouver des forces et s'était tenu à l'écart. Assise sur une couchette, le dos contre le mur, elle somnolait. Dans ses songes, elle revoyait le combat qu'elle venait d'effectuer. Son esprit était, actuellement, tant focalisé sur l'action que, même en fermant les yeux, tout ce qu'elle parvenait à voir n'était que des déplacements par téléportation et des boomerangs. « Voila qui est inattendu ! » Lança la voix de Skila à l'extérieur, quelque peu étouffée par les bruits environnants sous le corridor. « Mahina est vainqueur contre Ridere Consuti ! Ce dernier, après l'avoir torturé pendant une bonne dizaine de minutes, a décidé de jeter l'éponge. » « Il a certainement dû se rendre compte qu'elle n'abandonnerait jamais sous la torture. Répondit Karib, à contrario de vous chère et chatouilleuse Skila. » La présentatrice se mit à glousser avant de reprendre : « Dans tout les cas, cela prouve que le capitaine Ridere Consuti n'était pas suffisamment fort pour la compétition. À présent, cela lui fait deux défaites ce qui provoque son élimination. » Trisha ouvrit les yeux pendant quelques instants, troublée, dans son sommeil, par les hurlements des deux commentateurs. Finalement, elle parvint à baisser, à nouveau, les paupières et retourner voir ses téléportations et boomerangs à répétition. À une vingtaine de mètres, tapi dans un coin, Niisdia l'observait, un puissant désir de vengeance dans le regard. [color=#FF0000:1lyguuqs][u:1lyguuqs]Prochain Chapitre :[/u:1lyguuqs] [b:1lyguuqs]Et sinon ?...[/b:1lyguuqs][/color:1lyguuqs]

  • pierreanne Avatar
    pierreanne - il y a 13 ans

    Très beau combat de Niphale je trouve ^^.

    La réaction de Rophello durant ce combat me donne toujours autant envie de lui en coller une...

    J'attend de voir Trisha se battre à fond j'ai hâte de voir sa.

    Quant au combat Mahina contre le bourreau la... Franchement abandon du bourreau? C'est une blague? Il aurait pu continuer autant qu'il le voulait et il abandonne. Tu voulais t'en débarrasser avoue XD

    Mais j'ai beaucoup aimé les taquineries entre les 2 présentateurs ^^

    Continue j'attend la suite avec impatience ;)


  • Mimura Avatar
    Mimura - il y a 13 ans
    [color=#0000FF:1nqdqi19][u:1nqdqi19]Chapitre 244[/u:1nqdqi19] [b:1nqdqi19]Et sinon ?...[/b:1nqdqi19][/color:1nqdqi19] Les participants rejoignirent le corridor. Exception faites de Mahina pour qui l'adversaire avait abandonné et quitté le Saqar en oubliant de lui retirer les liens. Heureusement, des soigneurs spécialisés dans la purification vinrent pour l'aider à se débarrasser de l'agglomérat qui la retenait prisonnière. Le plus improbable fut que l'elfe entravée ne put s'empêcher de reproduire son numéro de jeune demoiselle en détresse lors de l'arrivée des secours. Les suppliant de la libérer et de ne pas toucher à ses petits pieds nus qu'elle avait de si terriblement chatouilleux. Mais, les soigneurs faisaient parties d'un corps de médecins spécifiques. En cela, c'étaient de véritables professionnels pour qui le devoir et l'objectif passait avant tout le reste, y comprit devant quelques chatouilles imposées à une jeune femme ligotée. « Finalement, Mahina viens d'être libérée. Dit Skila en observant la demoiselle se relever après que ses liens furent évaporés, voila qui est mieux. Outre le fait qu'il fallait attendre cela pour continuer les combats, je dois avouer que la situation commençait à me mettre mal à l'aise. » « Pourquoi donc ? Lui demanda Karib, taquin, à cause du fait que vous vous imaginiez à sa place ? Enchaînée, pieds nus et sans défense ? » « Ah mon dieu arrêtez ! Je ne veux pas y penser ! Rien que l'idée d'une petite plume qui glisse sous ma plante sensible c'est... trop horrible. » Skila avait beau poursuivre avec son aguichante voix suave emprunt de malice, elle ne semblait pas, pour autant, mentir dans ses propos. Le public s'en amusait et riaient en suivant l'exemple de Karib. Certains, dans le public, tendaient des plumes dans la direction de la tribune des deux commentateurs en hurlant : « Tends nous ton pieds, Skila ! » « Karib ! Se mit-elle à dire avec un certain entrain forcé, nous devrions poursuivre et annoncer les participants pour le prochain passage ! » Après le départ de nouveaux soldats vers le lieu des affrontements, Thésé constata que le nombre de participants avait fortement commencé à baisser. Ce n'était guère étonnant. De nombreux combattants avaient été éliminés depuis le démarrage du second tour. Soit par les deux défaites, soit pour cause de blessures sévères, voir de décès. Cela semblait, soudain, plus facile de respirer sous le corridor. Dans ses songes, Trisha se voyait en train de virevolter au-dessus d'une aire de combat de millier de kilomètre. Elle se battait contre de nombreux ennemis qui arrivaient en nombre. Elle rejetait chacun d'entre eux avec facilité et évitait la moindre de leurs attaques. Tout semblait facile, et fluide, comme mener une danse que l'on s'est exercé à reproduire des milliers de fois. Mais, tout à coup, un voile noir se posa sur ce monde martial et Trisha se retrouva seule, enfermée entre quatre murs d'une prison obscur. Une porte face à elle s'ouvrit. Derrière se trouvait la fragile Kiku. Ligotée au sol, nue, bâillonnée et en pleurs. Elle tenta de s'approcher d'elle pour lui porter secours mais une grande succube au visage diabolique apparut derrière la porte et lui barra la route. Lentement, les deux salles se séparèrent et s'éloignèrent l'une de l'autre, comme si elles se trouvaient dans l'espace. Avant qu'elle ne perde Kiku des yeux, Trisha put se rendre compte que la succube s'était transformé en un ange au rire sombre. Sous le corridor, les trois démons étaient restés en position pour observer les combats. Après un tel spectacle offert par Mahina, ils tenaient tout particulièrement à garder leurs yeux braqués sur les zones de combats. Même si Draka ne pouvait s'empêcher, par instant, de tourner la tête dans la direction d'Akroma afin de poser ses yeux, durant quelques secondes, sur les deux joyaux qu'elle portait au bout de ses jambes. Alors qu'il venait de tourner la tête pour la dixième fois, l'espace d'un instant, un détail, au fond du couloir, retenu son attention. Quelqu'un, au loin, semblait s'avancer à un pas régulier plutôt rapide. Il était difficile de deviner les intentions de ses yeux mais on aurait dit qu'il était en colère. Quand à son regard, il se porté à un emplacement spécifique pour ne pas s'en détacher, un emplacement situé au niveau des couchettes... l'emplacement occupé par Trisha. Draka ne comprenait pas trop de quoi il s'agissait mais cette personne ne semblait guère animée des meilleurs intentions. Plus elle s'approchait et plus son pas s'accentuait. Plissant les yeux, quelques secondes, le démon comprit qu'il s'agissait de la guerrière qu'il avait précédemment vaincu, comment s'appelait-elle déjà ?... Niisdia ! Comptait-elle se venger sur sa générale de la victoire que le démon lui avait arraché ? Dans tout les cas, le danger était bien présent. Désormais, il était certain de lire sur le visage de la soldat un désir de meurtre. Elle se rapprochait bien trop dangereusement de la sorcière. Draka s'élança dans les airs pour tenter d'esquiver les participants sur son passage. Ce cours moments d'envolés lui fit perdre de vu sa cible. Alors qu'il la cherchait il parvint à la retrouver bien plus prêt de la sorcière, beaucoup trop prés ! Elle n'était plus qu'à quelques mètres. Sans attendre d'avantage, le démon se jeta dans sa direction en espérant l'atteindre à temps. Niisdia s'avançait d'un pas rapide vers celle qui avait humilié son commandant et maître, elle ne comptait pas laisser à la sorcière un pareil crime impuni. Quitte à aller à l'encontre des règles du Tournois, elle avait l'intention de lui faire payer son impudence. Elle allait la tuer ici et maintenant. Elle ne laisserait pas à cette générale insoumise du misérable secteur de ces soldats bourrins le loisir de l'impunité. Pas après avoir rabrouer Gokan avec une telle impertinence. Alors qu'elle se trouvait à deux mètres de la générale, Niisdia porta la main à l'arme dans son dos. Dans un coup violent qui résonna tout le long du corridor, Niisdia fut écrasée contre l'un des piliers entre deux portes de sorties. Gokan venait de la saisir par l'épaule pour la planter, brutalement, contre ce mur. « Qu'est-ce qui te prend ? » Lui hurla t-il dans une colère sévère tout en tachant de ne pas hausser la voix au point de risquer d'être entendu par Trisha ou ses compagnons. « Commandant ! Répondit Niisdia endolorie par cette attaque surprise, elle vous a déshonorée ! Cette femme ne mérite pas de vivre. Laissez-moi m'en occuper ! » « Pauvre idiote ! Ce n'est pas comme cela que l'on détruit ses adversaires ! Si tu veux me venger, assures-toi d'être sur l'aire de combat, face à elle, et vainc là selon les règles ! Sinon, tu ne vaux guère mieux qu'elle et l'affront qu'elle m'a fait subir. » Sous la pression de son supérieur, Niisdia concéda aux propos et calma son expression colérique tandis que Draka atterrissait à côté de Trisha, toujours les yeux fermés. « Que se passe t-il ici ? Demanda t-il avec sévérité, qu'est-ce que cela signifie ? » « Ce n'est rien. Répondit le commandant avec un léger sourire, ma lieutenant a simplement crue que votre générale lui avait volé sa couchette. Ne vous inquiétez pas, je l'ai rappelé à l'ordre. » « Dites à votre lieutenant qu'elle ferait mieux de surveiller sa manière d'agir sous le corridor ! » « Je lui en toucherais un mot. » Sur ces dernières paroles et sous le regard inflexible de suspicion du démon, Gokan et Niisdia s'éloignèrent tandis qu'il lui glissait à l'oreille : « Je n'ai rien oublié de ce qu'elle m'a fait subir et, crois-moi, j'ai bien l'intention de rattraper cela par la suite. » À l'extérieur, la voix tonitruante de Karib supplanta les cries de surprise des spectateurs pour hurler : « Oh ! Quelle magnifique victoire de Thot ! Et ce en un seul geste ! » Sur l'aire de combat où se trouvait Thot, alors que la grille était en train de redescendre, on pouvait voir, à quelque mètre de lui, le corps de Hamog, le guerrier de glace, allongé au sol dans une flaque de sang. Pour seul coup visible qui lui avait été porté, il avait une plume plantée profondément dans la visière de son casque. Sous le corridor, Draka, qui venait de s'assurer que Gokan et sa lieutenant s'éloignent suffisamment, se mit à observer Trisha qui dormait paisiblement. Il eut un soupir amusé en se disant que, pour une fois, c'était lui qui l'avait protégé. Alors qu'il retournait à sa position, dans le dos de Trisha, cette dernière étouffait un sort qu'elle semblait avoir préparé au cas où... [color=#FF0000:1nqdqi19][u:1nqdqi19]Prochain Chapitre :[/u:1nqdqi19] [b:1nqdqi19]Laver nos péchés[/b:1nqdqi19][/color:1nqdqi19]

  • Mimura Avatar
    Mimura - il y a 13 ans
    [color=#0000FF:27810rea][u:27810rea]Chapitre 245[/u:27810rea] [b:27810rea]Laver nos péchés[/b:27810rea][/color:27810rea] « Tout va bien ? » La question provenait de Thésé qui, ayant laissé, pendant quelques secondes, Kamhal, venait de retrouver Rophello. Visiblement inquiétée par le fait qu'il reste volontairement à distance de leur groupe. Elle cherchait à se rassurer, auprès de lui, qu'il ne ruminait guère de quelconques mauvaises pensées. « Oui, oui... » Lui répondit-il vaguement. « Tu as vu ? Lui dit-elle, soudain, amusée. Je t'ai vengé. J'ai battu celui qui t'avait fait du mal. » « Normalement, ce n'est pas toi qui devrait me protéger... » « Ah ?... Qui donc alors ? » Il voulu lui dire que c'était à lui de la protéger, et non l'inverse. Mais ils avaient déjà eu ce discours à bien trop de reprise. Elle lui répondrait qu'elle était forte et mettrait fin à la discussion. Il se contenta, de justifier qu'il devait pouvoir se défendre par lui-même, ne pas compter sur les autres. Elle le rassura en lui expliquant qu'ils étaient un groupe et que, à ce titre, chacun pouvaient compter sur les autres pour s'aider. Dans le dos de Thésé, à une vingtaine de mètres, Rophello pouvait voir Kamhal qui l'observait avec un regard suspicieux. « Les prochains appelés sont les suivants ! Se fit entendre une voix à l'extérieur du corridor. Mahina Braso, Niisdia Diipa, Rophello, Elnël Pax, Dapurak et Kamhal. » À l'entente de son nom, Rophello se décolla du mur auquel il était adossé et s'apprêta à partir quand Thésé le retint par le bras en murmurant son nom. Pendant quelques second, elle le regarda sans prononcer le moindre mot, voilée derrière son casque, puis se permit de l'enlacer pendant quelques secondes. Cette accolade, aussi soudaine qu'imprévue, surpris fortement le garçon. Puis, ce dernier se laissa réchauffer par les bras qui l'entouraient, heureux d'avoir retrouvé l'attention qu'il souhaitait à son égard. Approchant son visage, elle lui susurra à l'oreille : « S'il te plait, abandonne ton combat. Tu pourrais te faire tuer. Tu es un ami cher, je ne veux pas qu'il t'arrive malheur. » Écarquillant les yeux, Rophello, soudain redevenu morne, détacha les bras qui le serraient en indiquant devoir se rendre dans l'arène. Il dépassa ostensiblement Kamhal qui l'observait avec une certaine colère naissante depuis l'instant où sa compagne l'avait pris contre elle. Sur les gravillon du centre du Saqar, cinq pairs de chausses de métal, et une de pieds nus, foulaient le sol face à la tribune dont ils attendaient les affiliations. Alors dans l'attente, Kamhal se pencha légèrement dans la direction de l'elfe. « Encore un match en un contre un, lui souffla t-il, tu penses pouvoir survivre avant de perdre ou préfères-tu faire appel à ton ami de la Terre pour venir te secourir ? Peut-être comptes-tu troquer ton rôle de preux chevalier contre celui de demoiselle en détresse ? » « Parles tans que tu veux, lui répondit-il avec un certain sang froid. En attendant, contrairement à toi, Niphale a daigné braver sa peur pour m'enlacer. Combien de fois t'a t-elle serré dans ses bras depuis le début du Tournoi ?... Il semblerait que ses priorités soient en train de changer... » « Sinistre... » Le mot qui venait accompagner le premier ne sortit guère de la mâchoire serrée de Kamhal qui contenait avec peine une rage croissante. « De toutes façons, je pense que c'est la dernière fois que je verrais ta face ici. Tu vas perdre et tu devras débarrasser le Saqar de ton insignifiante personne. » « Dans ce cas, je compte bien gagner. L'idée de t'infliger la vue de mon être sera un appréciable bonus en plus d'attirer l'attention de Niphale. » Kamhal se tue pendant un instant, de toutes évidences, ce n'était pas qu'il ne savait quoi répondre, c'était qu'il voulait éviter de provoquer une esclandre que tous pourraient entendre. Retrouver un minimum de calme, bien que la gorge noué par l'aigreur, il prononça sa dernière phrase dans une lenteur malsaine : « L'un de nous deux devra mourir pendant ce tournoi... elfe. » Rophello tourna légèrement les yeux et lui répondit : « Ne t'inquiètes pas... Niphale ne portera guère ton deuil trés longtemps... démon. » Alors que Kamhal était sur le point de perdre toute contenance, Skila et Karib donnèrent les attributions. Niisdia se vit remettre le combat contre Elnël, Kamhal affronterait Dapurak et Rophello était attribué au troisième terrain, face à Mahina. Ravalant sa colère, le commandant s'écarta pour rejoindre son terrain attitré, de même pour l'elfe qui avait, volontairement, emprunté le chemin opposé. Niisdia, de son côté, s'éleva pour se poser sur le premier terrain sur lequel elle devait affronter son adversaire : un angelo mâle. Ce dernier était étrange. Il ne portait aucune protection, juste une toge blanche maintenu par une ceinture jaune dorée. Ses cheveux était d'un blond très clair, légèrement allongé et quelques peu ondulant. Ses yeux était d'un bleu très clair, il portait deux petites ailes blanches dans le dos qui battait à un rythme soutenu. Enfin, son visage jeune et beau, ajouté à la pureté de son corps et la propreté de l'image qui présentait, dénotait totalement avec tout ce que l'on avait pu voir du Tournoi jusqu'à présent. La guerrière n'était pas une débutante. Elle savait que ce qui apparaissait comme sans défense était toujours le plus dangereux. Elle choisi d'éviter de sous-estimer l'ennemi et saisi, immédiatement, l'arme dans son dos pour la garder, enroulée, dans sa main. « Approches mon enfant... » dit, soudain, Elnël avec un grand sourire tout en étendant les bras comme s'il offrait à son adversaire une cible parfaite pour un coup mortel. D'un pas prudent bien que solide, la soldat s'avança en direction de l'angelo qui ne procédait à aucun mouvement, la laissant marcher, progressivement, vers lui. À mesure que Niisdia se rapprochait d'Elnël, cette dernière semblait, soudain, plus lourde. Elle commençait à se voûter vers l'avant, ses bras retombaient nonchalamment et elle finit par relâcher la chaîne de son arme qu'elle se mit à traîner avec, ce qui semblait être, un terrible ennuie lisible sur son visage. « Tu ne peux rien contre moi, jeune guerrière ! » Lança l'angelo avec certitude alors que Niisdia se trouvait directement face à lui, mais ne l'attaquait pas. « Je suis l'incarnation de la volonté de Parados ! Je possède, dans mon corps, un enchantement puissant qui diffuse, autour de moi, les mêmes particules que celles de Parados. Tout ceux qui s'approchent de ma personne voient toutes leurs envies de se rebeller ou de se battre disparaître. » Niisdia l'observait avec un air affligé, son visage était devenu vide, dénué de l'étincelle froide qu'elle avait toujours eu, jusqu'à présent. L'angelo reprit pour conclure : « En résumé, je détruit, chez mes adversaires, toutes envies de gagner ! » Alors que son regard n'avait en rien changé, perdu dans un flot d'ennuie, d'un geste sec, Niisdia saisit Elnël au visage. Sa poigne forte empêchait l'angelo abasourdi de s'en défaire. « C'est impossible ! Se mit-il à crier derrière la main qui le maintenait, tu ne devrais plus vouloir gagner ! » « Je n'ai pas envie de gagner... prononça lentement Niisdia d'une voix monocorde. Mais cela n'a pas d'importance. Car, pour moi, si je dois te vaincre, ce n'est pas par envie mais par devoir. » « Non ! Atten... » Ne laissant guère plus de temps à l'angelo, la guerrière se mit à serrer son emprise de plus en plus fortement jusqu'à broyer la tête d'Elnël dont le corps inerte se posa lentement au sol saupoudré de sang et divers morceaux de cervelle. [color=#FF0000:27810rea][u:27810rea]Prochain Chapitre :[/u:27810rea] [b:27810rea]Tenir nos positions[/b:27810rea][/color:27810rea]

  • Mimura Avatar
    Mimura - il y a 13 ans
    [color=#0000FF:1pzijnmk][u:1pzijnmk]Chapitre 246[/u:1pzijnmk] [b:1pzijnmk]Tenir nos positions[/b:1pzijnmk][/color:1pzijnmk] Alors que Niisdia repartait en direction des loges, laissant le cadavre de son adversaire aux soins des succubes qui se chargeraient de son incinération, elle sentit monter, en elle, une nouvelle énergie. Inspirant profondément, elle put se rendre compte que sa volonté était de retour. Avant de disparaître sous les arcades, elle émit un rictus léger, heureuse que les effets de l'enchantement d'Elnël ne soient pas définitifs. De son côté, Kamhal faisait face à Dapurak. C'était un soldat du Feu. Un gobelin en apparence très agité et nerveux. Comme tout les gobelins, il ne mesurait guère plus d'un mètre, sa peau était verte foncé et sa tête, ses mains et ses pieds étaient plus grands proportionnellement au reste de son corps. Il portait de multiples protections de métal noir hérissées de pointes sur le buste, le haut du crâne, à l'entrejambe et le dessus des bras et des jambes. Les ongles de ses mains étaient assez longs, au même titre que ses grandes oreilles pointus tirées vers l'arrière et percés de plusieurs anneaux de métal sombre. Enfin, il portait des lunettes de protection sur les yeux, ce qui les voilaient par la même occasion et, dans son dos, une grosse boule d'un rouge très foncé dont l'apparence se rapprochait fortement de l'oursin. Le gobelin tendit vivement le bras droit ce qui poussa Kamhal a se mettre, par réflexe, en position de défense. En réalité, Dapurak ne cherchait qu'à se défaire de la boule hérissée qu'il portait dans son dos pour la poser au sol. Puis, une fois délesté de son poids, il se mit à tourner autour en opérant une danse étrange, effectuant de courts mouvements saccadés des bras et des jambes tout en poussant de petits hurlements aigus incompréhensibles mais que d'aucun aurait pu associer à du chant. Étonné, Kamhal ne fit rien et se mit à l'observer. Cela pouvait ressembler à un piège, pousser le commandant à frapper en premier pour contre-attaquer par dessus, mais, le plus logique était qu'il s'agisse d'un rituel d'avant-combat pour le gobelin. Kamhal n'était guère particulièrement cultivé. Il ignorait totalement si cela était, effectivement, propre au gobelin d'entonner un chant de la sorte avant de partir au combat. Il tentait de se remémorer toutes les fois où sa compagne rentrait d'une journée chargée en consultation à Alexandrie. Elle lui parlait pendant des heures de ce qu'elle avait découvert avec une telle passion. Il avait toujours trouvé ça charmant et il restait à l'écouter en lui souriant chaleureusement. Cependant, il s'avérait qu'il se concentrait bien d'avantage sur son charmant minois d'elfe enjouée que sur les propos qu'elle tenait. Il n'avait jamais rien retenu de ce dont elle lui avait parlé. Sur le coup, il s'en voulait un peu, malgré tout. Ne serait que pour savoir s'il était autorisé d'interrompre le rituel de danse d'un gobelin avant le combat. Il fouillait dans sa mémoire pour essayer d'y récupérer quelques bribes d'informations qui auraient pu lui être utile. Il savait qu'elle lui avait déjà parlé de cette race, de ses us et coutumes. Que lui avait-elle dit, déjà, à ce sujet ?... Trisha, sur son lit, ouvrit les yeux puis s'étira avec peine. Elle avait réussi à se reposer un minimum, malgré l'interruption de la sbire de Gokan. « Tu viens nous rejoindre ? » Lui demanda Thésé, se tenant à proximité de l'une des ouvertures, en compagnie d'Akroma et des trois démons. « Rophello et Kamhal sont en train de se battre. » Elle acquiesça et se leva tranquillement, sous le regard amusé de Thésé. « Je croyais que tu n'arrivais pas à dormir dans ce genre de situation... » Lui dit-elle. « J'ai, principalement, somnolé. J'arrive à fermer les yeux pendant plusieurs minutes mais je ne pourrais guère faire plus longtemps. » « Tu devrais venir voir ça, Trisha, lança Draka à l'attention de sa générale, le gobelin qu'affronte Kamhal est en train de faire une danse ridicule... » « Comment ça ?... » Lança Thésé en s'avançant prestement vers l'extérieur de l'ouverture afin de voir de quoi il en retournait. « Mais... Pourquoi Kamhal ne réagit-il pas ? » « Je suppose qu'il s'imagine, comme nous, qu'il serait dommage d'interrompre un tel spectacle. » Lança Stram avec spiritualité en riant doucement à l'unisson de ses deux frère. Pour autant, Thésé, de son côté, était loin de rire. « Kamhal ! » Lança soudain une voix haute et puissante qui balaya l'arène pour arriver jusqu'au commandant. C'était celle de Thésé qui avait joué largement de ses cordes vocal et de son souffle pour augmenter fortement la porté de ses paroles. « Empêche le gobelin de continuer ! Il est en train d'invoquer un sort majeur ! » Kamhal eut à peine le temps de comprendre les paroles de son lieutenant que Dapurak venait d'achever sa chorégraphie. Une aura rouge se mit à l'englober. Cette dernière enveloppait totalement son corps et son opacité était telle qu'elle donnait le sentiment que le gobelin s'était transformé en torche. De surcroît, cette couche de mana semblait ajouter au petit être de multiples soubresauts. Sans plus d'avertissement, Dapurak se jeta en direction du commandant et le frappa, de sa tête hérissée de longues épines, avant de repartir en arrière. Le coup manquait de puissance, bien que ses capacités de pénétration s'avéraient assez élevées en raison des pointes de métal de son casque. Khamal n'avait pas été repoussé et aucune blessure sérieuse n'était à déplorer. Malgré tout, plusieurs trous avait été appliqués sur son bras droit dont il s'était servi pour se protéger. À trois d'entre eux s'écoulait un peu de sang. Loin d'en rester là, le gobelin renouvela l'opération, fondant sur le commandant et frappant l'une des parties de son corps avant de se porter à distance et recommencer. Il était beaucoup trop rapide. Chacune des fois où il allait jusqu'à lui, son déplacement ne durait qu'un quart de seconde, alors qu'il partait d'un point situé à une vingtaine de mètres. Le coup qu'il portait était légèrement moins rapide, ce qui permettait de laisser un court instant, à Kamhal, pour parer. Mais, encore fallait-il que le gobelin soit apparut devant lui et non derrière. « Est-ce vrai, demanda Karib à sa consœur, que la danse de Dapurak, en début de combat, était une invocation de sort ? Ne s'agissait-il pas, plutôt, d'une diversion ? » « Non, non, chère Karib. Lui répondit-elle avec certitude, la danse, elle-même, était le rituel du sort. Voyez-vous, les gobelins n'ont pas la capacité de formuler des phrases concrètes. Ils communiquent, principalement, par le biais de signaux sonores et de mouvements corporels. La danse qu'a effectuer Dapurak étaient les mantra d'un sort rouge sous la forme gobeline. » Sur le terrain, Kamhal se faisait marteler à forte cadence par de multiples angles. « Une chose est certaine, poursuivit Skila, c'est que, actuellement, le commandant Kamhal est en très mauvaise position. » [color=#FF0000:1pzijnmk][u:1pzijnmk]Prochain Chapitre :[/u:1pzijnmk] [b:1pzijnmk]Saisir notre chance[/b:1pzijnmk][/color:1pzijnmk]

  • pierreanne Avatar
    pierreanne - il y a 13 ans
    J'ai cru jusqu'a la dernière seconde que tu nous ferais un combat Rophello contre Kamhal et l'idée me plaisait bien ^^. Continu comme sa =)

  • Mimura Avatar
    Mimura - il y a 13 ans
    Merci Pierreanne. J'en profite pour vous annoncer qu'à partir de demain, vous aurez, chaque semaine, un chapitre le Samedi en plus des autres jours. Il y aura, donc, 5 chapitres par semaine. [color=#0000FF:2kdfnjru][u:2kdfnjru]Chapitre 247[/u:2kdfnjru] [b:2kdfnjru]Saisir notre chance[/b:2kdfnjru][/color:2kdfnjru] Kamhal ne parvenait pas à retourner la situation. Dapurak était bien trop rapide et ses attaques restaient totalement imprévisibles. Non seulement ne laissait-il aucune latence entre deux mouvements, ce qui auraient pu permettre au commandant d'anticiper une zone ciblée, mais, de plus, le gobelin prenait soin d'alterner le rythme de ses coups afin d'empêcher l'homme qu'il frappait de déceler le moment adéquate pour se protéger. Tout ce que pouvait tenter de faire Kamhal était de réagir aux coups qu'il prenait en projetant ses poings dans les directions des frappes qu'ils rencontraient. Mais, bien entendu, ses retours n'étaient pas assez rapides. Il en était réduit à subir les coups multiples tout en moulinant des attaques dans le vent. En même temps que les attaques se poursuivaient, on pouvait entendre les cries étranges et incompréhensibles de Dapurak. Ces derniers semblaient provenir de tous les côtés, ce à cause de ses déplacements rapides qui le portaient, avec célérité, à chaque emplacement du terrain en quelques fractions de secondes. « Fait-il cela pour me déstabiliser ? » Se demanda Kamhal. La question méritait d'être posée tans ces multiples cries généraient une sensation étrange. Comme un dialogue improbable entre des milliers de personnes invisibles qui se situeraient tout autour de lui. Par moment, il avait, même, l'impression que sa voix provenait d'un sens, et l'attaque, de l'autre. Kamhal était, déjà, dans un situation particulièrement ennuyeuse mais ces tentatives répétitives de pression psychologique terminaient de lui faire comprend à quelle point la posture dans laquelle il se trouvait était mauvaise. Il avait beau essayer de bouger sur le terrain, le gobelin le suivait sans le moindre problème. Quand aux moments où il avait tenté de s'envoler pour se retrouver dans une zone inaccessible au petit être, il n'avait, pas même, réussit à se porte à plus d'un mètre. Dés l'instant où il commençait à tenter de s'envoler, Dapurak s'acharnait sur ses deux ailes ce qui rendait la montée impossible. Le seul point appréciable, dans cet affrontement, était que le gobelin n'était pas particulièrement fort. Ses coups étaient douloureux, mais autant que pouvait l'être une piqûre d'aiguille. Et même si la multiplication à l'infinie de toutes ces frappes mettaient, sérieusement, son corps et son matériel à rude épreuve, cela restait, pour le moment, parfaitement supportable. Au vue de l'état dans lequel il se trouvait, lui et son armure, lardée de trous, il estimait qu'il pouvait encore tenir entre dix à vingt minutes sur ce régime. Il ne savait pas combien de temps un tel sort pouvait durer. Il devait réussir à tenir jusqu'à temps qu'il se dissipe. Après quoi, il ne lui laisserait guère le temps d'en provoquer un second. Afin de se donner une protection supplémentaire et, ainsi, gagner une plus grande marge de temps, Kamhal utilisa ses deux ailes pour se recouvrir et se protéger, s'envelloppant totalement des pieds jusqu'à la tête et s'accroupissant afin de créer une véritable carapace protectrice. Au travers de cette dernière, il entendait le gobelin continuer à marteler de ses coups rapides. Les frappes répétées ne cessaient de se poursuivrent, alternant leur emplacement et leur rythme. Par chance, le métal utilisé pour les ailes du commandant était composé d'un alliage autrement plus résistant et solide que celui de son armure. Les ingénieurs de l'Eau avait toujours mis un point d'honneur à faire de ses parties mécaniques l'un des mécanisme les plus sûr qui soit. Et pour cause, que ce soit au Parados ou en Infer, si l'une des deux venait à faillir en vol, c'était la mort assurée. Sur l'heure, leur dureté exemplaire faisait d'elles le mode de protection idéal. Contre n'importe quel autre ennemi, de telle méthode serait contre-indiquée car, en forçant un peu, il aurait été facile de pousser le commandant à ouvrir ses ailes. Mais, face à ce petit guerrier rapide mais faible, la mesure était idéale. Progressivement, Kamhal put constater que le rythme des coups devenait de plus en plus régulier. À peu prés un tiers de seconde se déroulait entre chaque coup. De plus, au fur et à mesure, les attaques commençaient à se rapprocher les unes des autres, vers la partie avant de Kamhal, et cessaient, de ce fait, de se provoquer aux multiples endroits qui l'entouraient. Finalement, Dapurak, par lassitude peut-être, avait fini par porter ces attaques à un rythme régulier et à un seul et unique emplacement. « Plus que quelques minutes et le sort devrait s'achever. Se dit Kamhal, dés l'instant où je sens un ralentissement évident de ces coups, je déploie mes ailes et je lui fonce dessus. » Mais, pour le moment, les chocs ne décroissaient pas, se poursuivant à cadence régulière, sans la moindre interruption. Au travers de ses ailes, Kamhal entendait la foule qui semblait encourager ou crier, il n'était pas très sûr. Les spectateurs du Feu devaient, certainement, trouver son attitude déplorable. Cependant, il n'avait guère d'autres choix et, stratégiquement parlant, c'était la bonne direction. Il entendait, également, le bruit mué de ce qui semblait être les commentaires de Karib et Skila. Mais il n'en décelé par le teneur tans le tout était brouillé par les bruits du métal continu et les babillages incessants du gobelin. Il y avait, également, un léger bruit de grésillement qui commençait à apparaître. Ce n'était pas bon. Il comprit que le grésillement qu'il entendait était celui de la grille. Si Dapurak avait alterné sa manière de cogner pour ne cibler qu'un seul et même point, ce n'était pas par fatigue ou lassitude mais afin de pousser, progressivement, le commandant vers la grille. Comprenant que la situation devenait précaire et qu'il risquait de rentrer en contact avec le mur électrique avant que le sort du gobelin ne s'éteigne, le commandant alterna sa tactique. Compte tenu du fait qu'il attaquait, désormais, à intervalle régulière et au même endroit, il pouvait trouver le timing pour se déployer et le saisir. Fermant les yeux, il se focalisa sur la zone et la mesure des coups, calibrant avec précision le moment où devrait y aller, ressentant les battements, cherchant à rendre cela le plus intuitifs possible... « Un... deux... trois... » « Un... deux... trois... » « Un... deux... trois... un... deux... trois... un... deux...! » Jetant son bras au travers d'une ouverture de ses ailes, dans la direction exact où Dapurak devait l'atteindre, Kamhal réussit à saisir le gobelin. Satisfait, il déploya ses ailes pour l'observer. De sa main, il tenait la grande boule hérissée de pointe que Dapurak portait dans son dos au commencement du combat. À présent, elle était seule alors que le gobelin se trouvait bien plus loin sur le terrain, sous le regard emplie d'incompréhension du commandant. Sans lui laisser le temps de faire un quelconque mouvement, Dapurak effectua rapidement un pas de danse couplé à un cri chanté. Cela eut pour effet de faire luire la boule, dans les bras de Kamhal. Elle explosa dans une grande gerbe de flamme, expulsant celui qui la tenait au-travers de la grille. Divers débris de métaux s'échouèrent au sol, tout comme le corps du guerrier. « Dapurak est vainqueur face à Kamhal ! » Lança Karib. [color=#FF0000:2kdfnjru][u:2kdfnjru]Prochain Chapitre :[/u:2kdfnjru] [b:2kdfnjru]Comprendre nos erreurs[/b:2kdfnjru][/color:2kdfnjru]

  • Mimura Avatar
    Mimura - il y a 13 ans
    [color=#0000FF:24q9o0c9][u:24q9o0c9]Chapitre 248[/u:24q9o0c9] [b:24q9o0c9]Comprendre nos erreurs[/b:24q9o0c9][/color:24q9o0c9] La grille s'abaissa et les secours se pressèrent pour rejoindre Kamhal et le remettre sur pieds. Ses blessures étaient superficielles. Vraisemblablement, la bombe de Dapurak avait bien plus pour rôle de repousser que d'éparpiller. « Dites-moi, Karib, commença Skila tandis que Kamhal émergeait lentement sous les soins, cette bombe, que Dapurak a utilisé contre Kamhal, n'est-elle pas contraire au règlement ? » « Chère Skila, lui répondit-il, vous me demandez cela car, il est vrai, les armes que l'on apporte à la compétition ne doivent être ni magique, ni chimique. Et, il est vrai que l'on pourrait croire, à première vue, que cette bombe était une arme de type chimique. Or il n'en est rien. En effet, au commencement du combat, cette sphère, qui était creuse, ne contenait absolument rien. Au fur et à mesure de l'avancé du combat, pendant qu'il molestait le commandant Kamhal, Dapurak n'a cessé d'invoquer des sorts d'embrasement au cœur de la sphère et de les contenir pour, au fur et à mesure, la transformer en un impressionnant engin de destruction. » « Je vois. C'est pour cela qu'il ne cessait de crier alors qu'il se battait. » « Exactement. Au final, il lui a suffit d'interrompre la retenu qu'il avait sur les sorts cumulés dans la sphère pour qu'elle explose violemment au visage de Kamhal. Cette arme n'est devenu, techniquement, chimique qu'après le début du combat, ce qui la rend parfaitement légale. » Sur l'arène, le gobelin descendit d'un bon rapide l'estrade de son aire de combat pour atterrir sur les gravillons. Son aura cramoisie s'évapora. Il se mit en quête de récupérer les différents morceaux de métal de sa bombe dispersés un peu partout dans le centre du Saqar, sous le regard intrigué des spectateurs. Il les cumulais à un même endroit, telle une fourmis qui chercherait à entasser des provisions de nourriture. Au bout de quelques minutes, il finit par obtenir un conséquent tas de débris métalliques. Il se mit, soudain, à danser autour en entonnant ses cris de mantra. L'amas métallique se mit à rougir de plus en plus fortement jusqu'à fondre pour former une flaque compacte de métal en fusion. Finalement, faisant apparaître deux fortes aura d'un rouge virant au gris sur chacune de ses mains, il les plongea dans le liquides se mit à tirer, provoquant l'apparition de la même sphère qu'il avait préalablement faite exploser. Cette dernière s'extirpa de la flaque, provoquant sa diminution graduelle jusqu'à ce que, enfin, elle disparaisse après avoir provoqué la complète reconstruction de l'arme de prédilection de Dapurak. Satisfait, ce dernier retourna sous le corridor. Rétablit par les soins avisés des soigneurs, Kamhal put se relever, bien que contracté, et retourna, désabusé, sous les arches. À son retour, Thésé vint à lui : « Ce n'est pas grave, lui dit-elle avec douceur, tu ne pouvais pas prévoir sa force. L'important est que tu ailles bien, c'est tout ce qui compte pour moi. » Le commandant ne semblait guère convaincu. Dans l'arène, on entendit Skila ré-enchérir : « Je tiens à souligner que le sort utilisé par Dapurak au tout début du combat se nommait "Vive Hâte, Le Corps Furieux". Il s'agit d'un sort majeur d'un niveau très élevé qui donne au corps la capacité de bouger dix fois plus vite que la normal. La durée du sort varie suivant le temps que le shaman a pris pour le provoquer. D'autre part, le sort d'embrassement n'était qu'un simple sort mineur. En revanche, la technique utilisé pour les contenir se base sur l'usage de mana pur afin de créer une bulle de contention autour des sorts. Cela est une procédure particulièrement difficile et, surtout, complexe dans le cadre d'un combat. » « En effet chère Skila, ce Dapurak semble être un shaman doué et un très bon stratège. » Sous le corridor, Thésé observait le gobelin, à plusieurs dizaine de mètre d'eux, qui s'était posé sur une couchette, et elle se mit à dire : « Ils ont raison. Une erreur que nombre de guerriers ont tendance à faire est de sous-estimer les gobelins. » Du côté de Rophello, le combat se déroulait toujours sans qu'une once d'évolution n'eut été encore décelée. La guerrière qui avait détecté, dans son rivale, des aptitudes assez faibles, avait troqué ses tentatives de séductions contre un mode offensif véritable. Se tortillant tel un asticot surexcité, elle usait de ses jambes et sa souplesse pour l'attaquer par le biais de nombreux mouvements de jambes, opérant des rotations gracieuses enchaînés par des coups rapides et des replis stratégiques. Elle ne lui laissait que peu de zone d'action. Même si ses deux bras étaient entravés, ses grandes jambes lui permettaient d'aisément compenser ce manque et combler les ouvertures de sa garde. Rophello n'était pas, pour autant, dépassé par les évènements. Contrairement à son premier combat contre le sorcier céphalyde, il s'agissait, là, d'un affrontement dans un style qui lui convenait. Il cumulait les esquives, jouait de multiples déplacements pour déstabiliser les rotations de la guerrière et cherchait, régulièrement, à se placer dans ses angles morts où à des emplacements stratégiques dont l'usage des bras de Mahina auraient, normalement, du être indispensables. Cela lui remémorait les duels de la Fosse, le danger de tomber en moins. Il était vrai qu'en observant avec attention le style de Rophello on pouvait se rendre compte qu'il fonctionnait sur un mode d'attaque très horizontal. Comme s'il conservait une même ligne de direction, restant devant ou derrière son adversaire mais se déplaçant bien plus rarement sur les côté. Des résidus des combats sur les ponts suspendus, certainement. Plus le combat avançait et plus les deux guerriers parvenaient à se rapprocher sans pour autant se toucher. Quand Mahina attaquait par une roue envolée, Rophello se baissait et frappait par le bas afin d'atteindre ses jambes à leur retour. Mahina procédait à un évitement en opérant un saut périlleux arrière qu'elle couplait avec une projection avant pour atteindre, de son genoux, Rophello, au visage. Ce dernier l'esquivait en se courbant vers l'arrière et, se tournant au sol, il envoyait sa jambe vers le haut pour la frapper dans le dos, ce qu'elle contrecarrait, immédiatement, par une rotation opérée dans les airs. Coups pour coups, esquives pour esquives, l'affrontement se poursuivait avec acharnement et intensité. Il était, par ailleurs, bien plus technique que d'autres combats en matière de mouvements martiaux. Rophello n'était guère si inexpérimenté que cela et on pouvait se rendre compte que l'apprentissage de la Fosse restait formateur en terme de corps à corps. Peut-être que, si l'elfe albinos avait l'usage de ses bras, il en aurait été autrement. Pour autant, actuellement, aucun des deux ne prenait le dessus sur l'autre. Jusqu'au moment où, usant d'un court instant de tournoiement durant lequel Mahina perdit son opposant du regard, ce dernier pénétra dans son aire de protection et, plaçant un pieds derrière sa jambe et sa main devant son buste, il la tira dans les deux directions opposées, provoquant sa total déstabilisation. Elle s'échoua au sol. C'est alors que, sous la stature tendu de son rival, Mahina se mit à se tortiller dans ses habits, reprenant son rôle de victime éplorée. [color=#FF0000:24q9o0c9][u:24q9o0c9]Prochain Chapitre :[/u:24q9o0c9] [b:24q9o0c9]Fixer notre rythme[/b:24q9o0c9][/color:24q9o0c9]

  • Mimura Avatar
    Mimura - il y a 13 ans
    [color=#0000FF:f9s6qjwu][u:f9s6qjwu]Chapitre 249[/u:f9s6qjwu] [b:f9s6qjwu]Fixer notre rythme[/b:f9s6qjwu][/color:f9s6qjwu] « Pitié ! Gémissait Mahina en fermant les yeux dans une expression mélangeant douleur et plaisir, ne me faites pas de mal, guerrier ! Laissez-moi m'en aller. Je vous supplie de ne pas profiter de ma vulnérabilité pour chatouiller mes petits pieds nus sensibles... » Rophello l'observait et, sans une once d'hésitation, il jeta son pieds vers l'avant pour la frapper, au sol, de tout son poids. D'un coup, Mahina ré-ouvrit les yeux et, changeant totalement d'expression pour retrouver celle de la combattante farouche, elle roula sur le sol pour éviter l'attaque avant d'user de son genoux pour se relever et, appliquant un nouveau tour sur elle même, elle utilisa le dessus de son autre pieds pour saisir la cheville de son opposant et la tirer avant que ce dernier n'ait pu retrouver sa stabilité. Partant vers l'arrière, Rophello ne chercha pas à lutter contre le revirement de son corps et l'accompagna pour former un arc jusqu'à atteindre le sol sur ses mains et les utiliser pour bondir et se porter à distance. Le combat se poursuivait et toujours aucun écart ne parvenait à se creuser. Par moment, le garçon parvenait à lui porter quelques coups ou à saisir ses jambes pour la repousser mais il se rendit, rapidement, compte qu'il ne disposait pas d'une force suffisante pour la faire sortir de l'aire de combat. Tout en continuant les attaques et esquives, Rophello se mit à retirer sa tunique et la fendu. Au fur et à mesure, alors qu'il avait cessé de l'attaquer mais continuait à esquiver habilement les frappes de Mahina, il avançait dans son étrange tâche consistant à déchirer proprement sa veste de tissu standard marron foncé, fournit par la Terre, afin d'en obtenir une sorte de corde de taille conséquente. Il ne perdait pas de vue les gesticulations de son adversaire et prêtait attention à ne pas rester visible de face suffisamment longtemps, ce qui aurait permit à la guerrière de comprendre ce qu'il manigançait. Tout à coup, alors qu'il semblait tenir la corde qu'il venait de se construire par l'un des bouts, il se mit à attaquer vivement l'elfe albinos, augmentant radicalement le rythme de ses frappes. Il portait ces dernières à hauteur de buste ou de visage, forçant Mahina à garder ses yeux au-dessus de la ceinture. À présent, il se mettait à tourner autour d'elle afin de changer, en permanence, les axes de direction de ses attaques et, donc, des esquives de celle qu'il visait. Elle continuait d'éviter élégamment mais, malgré tout, elle sentait que son opposant était en train de reprendre le dessus. Dans un gracieux et vif tournoiement de bassin, Rophello lança sa jambe dans la direction de la participante. Cette dernière parvint à l'éviter en décalant son pieds vers l'arrière et s'apprêta à le frapper, à son tour, quand Rophello tira d'un coup sec de sa main. La jambe de Mahina parti vers l'avant pour rester en l'air. Elle venait de se faire prendre la cheville dans le piège installé par Rophello, un lasso déposé au sol avec un nœud coulissant. S'il n'avait daigné lui porter que des attaques hautes, la raison en était qu'il voulait l'empêcher de porter attention au chausse-trappe qu'il venait de positionner. À présent, il tenait une corde rattachée à la cheville droite de Mahina. L'une de ses jambes contraintes, l'elfe albinos ne s'en laissa pas, pour autant, affligée et, tournant sur elle-même dans le sens de l'horizontal, elle tenta d'enrouler la corde de son autre jambe tout en se tenant au sol par le dessus du crâne, afin de tirer Rophello dans sa direction et lui porter une attaque. Apparemment, le garçon n'avait pas, pour autant, pris pour acquis sa situation et restait sur ses gardes. Il parvint à désamorcer la contre-attaque de Mahina grâce à une alternance du jeu de longueur de la corde. C'est alors qu'il se mit à se tenir à distance tout en usant de l'attache qu'il avait infligé à Mahina pour tenter de la déstabiliser complètement. Elle parvenait, malgré tout, à tenir. L'oscillation semblait être son domaine de prédilection et, malgré la gêne que cela pouvait lui occasionner, on la sentait encore apte à se défendre. Elle n'allait pas abandonner comme cela, c'était un fait indiscutable. De son côté, Rophello commençait à augmenter sa vitesse et se mettait à tourner autour d'elle afin de forcer sa cheville encore valide à se retrouver dans le même enchevêtrement. Sur un soubresaut de vitesse et par une chance, certainement due à la fatigue croissante de Mahina, il parvint à faire le tour de son corps et, tirant d'un coup sec, il l'entraîna au sol avant de se ruer sur elle, l'immobiliser et lui lier, définitivement, les deux chevilles, l'une à l'autre. À présent, Mahina était complètement immobilisée dans une position qu'elle connaissait bien. Dans les gradins, la foule s'était mit à hurler en tendant un bras vers l'avant avec le pouce baissé : « Chatouille ! Chatouille ! Chatouille ! » Une fois de plus, le public était en transe, surexcité, ils n'attendaient qu'une seule chose, voir, de nouveau, la charmante elfe albinos subir un supplice sous sa plante laiteuse. Dans la sphère du cristal, les pieds nus de Mahina apparurent en gros plan. La diffusion était prête à afficher, à la vue de tous, la torture qu'allait subir la pauvre fille. « Oh non... Se mit à dire Skila avec une compassion que l'on sentait volontairement fausse, la pauvre guerrière va encore se faire chatouiller les pieds. Décidément, ce doit être terrible pour elle... » Au centre de la zone de combat, devant Rophello qui se tenait debout et l'observait, Mahina venait de cesser son jeu de séduction et ne pouvait plus attaquer. Se frottant le dessus de son pied droit avec son pieds gauche, elle le regarda avec des yeux mêlant, à la fois, l'envie et la crainte, puis elle lui dit, dans un demi-sourire : « Vous pouvez me chatouiller, charmant guerrier, vous l'avez mérité. À présent que je suis totalement ligotée, vous avez gagner le droit de faire mes pieds ce que bon vous semble. » Lentement, Rophello descendit vers les plantes nus des pieds de Mahina qui lui étaient offertes. [color=#FF0000:f9s6qjwu][u:f9s6qjwu]Prochain Chapitre :[/u:f9s6qjwu] [b:f9s6qjwu]Taquiner nos nerfs[/b:f9s6qjwu][/color:f9s6qjwu]

  • Mimura Avatar
    Mimura - il y a 13 ans
    [color=#0000FF:1997030g][u:1997030g]Chapitre 250[/u:1997030g] [b:1997030g]Taquiner nos nerfs[/b:1997030g][/color:1997030g] Mahina attendait que la sentence s'abatte sur ses pieds nus sensibles dont les orteils recroquevillés laissaient entendre que, malgré le fait qu'elle s'amuse à en jouer, cela ne l'empêchait guère, comme beaucoup de femme de ce monde, de l'appréhender tout autant. La foule, de son côté, continuait de clamer l'application de la peine, tous prêts à assister au spectacle qu'ils aimaient tans et directement visible sur la sphère de diffusion qui trônait au-dessus de l'arène. Toute l'attention était, à présent, porté sur Rophello et sa victime. Ils étaient en effervescence, à cet instant, le garçon était leur héros et il clamait ses louanges comme ils l'avaient fait, pour Ridere, précédemment. Un genoux à terre, Rophello se rapprochait de celle qui allait subir son courroux. Une toute dernière fois, Mahina le regarda, de ses yeux qui transpiraient la contradiction d'un désir certain et une tension palpable, et lui dit : « Chatouillez-moi, Rophello... Mettez-y tout votre cœur. Faites-moi rire jusqu'à en perdre la voix, poussez-moi à hurler maintes plaintes. Faites en sorte de me pousser à abandonner. » La main du garçon se rapprocha des pieds nus de Mahina tandis que cette dernière reposait sa tête au sol en fermant les yeux comme pour mieux savourer son supplice. Le cri de la femme attachée traversa tout le Saqar pour s'envoler dans l'air chaud entourant les lieux. Contrairement à ce qui semblait attendu, elle n'avait pas poussé un rire mais un hurlement de douleur. Suivi d'un second, puis d'un troisième. Rophello n'était pas en train de gratter sa plante de pieds mais bel et bien de la lui frapper à l'aide de trois des doigts de sa main, et ce à un rythme soutenu et ininterrompue. Un incroyable silence s'échoua sur toute l'arène. La foule, mue de surprise, ne prononçait plus le moindre son. Seul subsistait les claquements fermes de la main de l'elfe sur les pieds de sa suppliciée et les cris de douleurs de cette dernière. Même les commentaires de Karib et Skila n'avaient plus lieu. C'était comme si le temps venait de se suspendre, personne ne semblait être en mesure d'appréhender une situation comme celle-ci. Une femme magnifique était attachée, pieds nus, sensible et réclamait qu'on lui chatouille les membres dénudés qu'elle mettait en valeur et celui qui l'avait sous son joug, au lieu d'accédait à sa requête, se mettait à lui frapper ses membres. « Me crois-tu stupide ? » Se mit, soudain, à dire Rophello. Sa voix était froide et implacable. C'était comme si, en cet instant, toutes émotions étaient absentes de son être. Il n'était nullement affecté par le spectacle qu'avait cherché à lui offrir son adversaire quand elle lui devint vulnérable. « Je sais parfaitement que les chatouilles ne te dérange pas ! Croyais-tu qu'en te retrouvant attachée, ce supplice était ma seule option ! » Sous cette torture parfaitement inattendue, Mahina, entre deux hurlement d'une douleur qu'elle n'avait jamais appréhendé et qu'elle semblait ne pas supporter un seul instant, se mettait à supplier son adversaire de cesser son jugement. En comparative de toutes les fois où l'on avait pu entendre l'elfe albinos implorer quelqu'un, c'était bien la première qui semblait parfaitement sincère. De toutes évidences, cela lui était insupportable, il n'en faisait aucun doute. Et les mouvements qu'elle opérait sous ses liens démontrait que, à présent, elle désirait réellement se libérer. « Si tu souhaites que je cesse cela, lui répondit Rophello, il va te falloir abandonner. Autrement, crois-moi que j'ai bien l'intention de te frapper la plante des pieds jusqu'à ce qu'elle se mette à saigner, et encore ensuite. » « J... jamais... lui retourna t-elle. Tu es un... barbare. Fait ce que tu veux... Mutiles moi les pieds si... tu le souhaites. Je ne m'inclinerais pas... devant toi. » Sur ces dernières paroles, toujours tapis dans un silence religieux, le garçon cessa sa torture. Mahina se mit à souffler, son visage était ruisselant. Elle était heureuse de voir que sa détermination avait eu raison du sadisme de son adversaire. Elle sentit ses jambes partir vers l'avant. Rophello venait de la saisir par les liens qui retenaient ses chevilles et, lentement, commençaient à la traîner au sol. La faible force de Rophello l'empêcher d'aller bien vite, cependant, il avançait peu à peu, tirant, derrière lui, le corps immobile de la demoiselle dubitative. Rapidement, Mahina vit poindre et se rapprocher dangereusement, de ses pieds nus vulnérables, la grille de sortie de l'aire de combat, c'est alors qu'elle comprit l'objectif du garçon. Soudainement, elle perdit toutes retenus et se mis à hurler en s'agitant dans toutes les directions, suppliant son adversaire de la relâcher. Douloureusement, elle avait accepté l'idée de se faire battre, jusqu'au sang, la plante sensible de ses petons mais la seule idée qu'il les fasse se calciner dans le mur électrique lui était insupportable. « Arrête ! Par pitiés, arrête ! Lui criait-elle, ne fait pas ça ! Pas la grille ! Pas aux pieds ! » « Tu sais ce qu'il te reste à faire... » Lui rétorqua Rophello, glacial. « Non ! Pitié, non ! Arrête ! » Elle vit le mur de foudre bourdonnant se présentait pleinement devant la surface laiteuse de ses membres nus. Les faibles décharges d'étincelles qui en ressortaient lui atterrissaient sur la surface et entre les orteils, donnant l'effet de piqûres légères telles des avertissements d'une douleur à venir. « Tu as gagné ! J'abandonne ! » Hurla, finalement, Mahina. Dans un silence absolu, la grille du terrain s'abaissa tandis que le garçon reposait les jambes de son adversaire au sol avant de lui défaire les liens. Ce calme parfait se maintenu pendant quelques secondes avant que, soudain, la totalité des soldats présents sur les gradins ne se lèvent et que tous, eux comme ceux de la colonnes, ne se mettent à acclamer Rophello. Dans les tribunes, Karib se mit à hurler : « Chère spectateurs, c'est incroyable ! Hallucinant ! Rophello est vainqueur contre Mahina Braso ! » [color=#FF0000:1997030g][u:1997030g]Prochain Chapitre :[/u:1997030g] [b:1997030g]Donner nos désirs[/b:1997030g][/color:1997030g]

  • piroru Avatar
    piroru - il y a 13 ans

    250 chapitres et je ne m'en lasse toujours pas. Une surprise à chaque chapitre et ça, ça me plait. Bravo Mimura pour cette épopée continue comme ça :D


  • Mimura Avatar
    Mimura - il y a 13 ans

    Merci beaucoup Piroru.
    Je suis content de savoir que je parviens encore à vous surprendre :)


    Chapitre 251
    Donner nos désirs


    « Ce qu'il a fait est inhumain ! Se mit à dire Kamhal avec dégoût à l'attention des autres membres de son groupe, comment peut-on infliger cela à une femme. Un combat n'excuse pas tout ! »

    « J'avoue avoir, moi-même, eu mal pour cette fille. Répondit Akroma, cependant, la victoire reste la victoire. Les méthodes peuvent être discutables mais, au final, seul le résultat importe. »

    Thésé ne disait mot, partagée qu'elle était entre de multiples sentiments contradictoires.

    « Dans tout les cas, reprit Akroma, la volonté de ce Rophello est peut-être bornée, mais pour le moins exemplaire. »

    Mahina, qui venait d'être libérée par Rophello, se releva en le regardant avec une haine violente dans le regard. De toutes évidences, elle lui en voulait particulièrement et ne risquait pas de lui pardonner de si tôt.
    Elle avait, encore, la chance de n'avoir eut que ce seul combat de perdu. Aussi repartit-elle, à toutes hâtes, dans le corridor sous les railleries des spectateurs qui s'amusaient du traitement imprévu qu'elle venait de subir.

    De son côté, alors qu'il rentrait rejoindre son groupe, le garçon au centre de l'attention fut rattrapé par Karib.

    « Veuillez m'excuser de cette irruption, lui dit-il, mais je souhaiterais vous poser quelques questions, maître elfe, accepteriez-vous d'y répondre ? »

    « Je vous en prie. » Lui répondit Rophello avec calme.

    « Tout d'abord, je tiens à vous féliciter pour le combat que vous venez de mener, c'était réellement impressionnant. Et ce final ! Incroyable ! Je ne sais pas si vous vous en rendez compte mais il s'agit là d'une première dans l'histoire du Saqar. Personne, jusqu'alors, confronté à une situation où il pouvait utiliser les chatouilles, n'a changé d'axe pour infliger un supplice de ce genre et pousser, ainsi, à l'abandon, son adversaire. Comment vous est-il venue une telle idée ? »

    « Je pense, simplement, que les filles qui se sont éloignées de leur chemin doivent être rappelée à l'ordre, même si cela peut s'avérer douloureux. Et ce n'est pas en leur donnant ce qu'elles veulent qu'on peut les corriger. »

    « En tout cas, après ce genre d'action, inutile de vous dire que vous vous êtes attiré la sympathie de la Terre. Certes, ne leur avez-vous pas apporté ce qu'il voulait, une femme chatouillée je précise pour ceux qui ne suivrez pas, mais vous avez fait bien plus que cela. Vous venez d'apporter la preuve que les bourreaux restent les seuls décideurs. Contrairement à ce que nombre de personnes, et notamment des femmes, cherchaient à démontrer, les victimes qui, en jouant la carte de la vulnérabilité, peuvent espérer séduire leur bourreau, ne les contrôlent pas pour autant. Ce sera certainement un vent nouveau qui pourra souffler dans le secteur de la torture et protection intérieur grâce à vous. Ne vous étonnez pas si, au sortir du Tournoi, vous obteniez une promotion intéressante pour le Tartare, voir mieux. »

    « Je ne suis pas là pour ça. »

    « Alors... justement, à ce sujet, chère Rophello, votre style de combat était très particulier. Vous n'aviez rien pu faire contre Selyo et pourtant, là, vous êtes parvenu à faire jeu égal en combat au corps à corps avec Mahina Braso qui était loin d'être une guerrière inexpérimentée. Est-ce la Terre qui vous a formé ainsi ? »

    « Non. Juste la Fosse. La Terre n'a rien fait pour moi, jusqu'à présent. »

    « Vous entendez cela, messieurs ? Je crois bien qu'il s'agit, là, d'un appel à peine dissimulé. Ce jeune a décidément les dents longues et il attend bien à ce que son secteur se rattrape et lui donne ce qu'il mérite. »

    Dans l'assistance, les soldats de la Terre scandaient les louanges du garçon comme bon nombre d'autres personnes. En revanche, on sentait que, dés l'instant où Karib avait achevé son discours sur les bouleversements de la Terre dus au final de ce combat, nombre de femmes s'étaient mise à huer ou lancer des reproches.
    Cependant, la plupart de ces dernières étaient bien plus adressées au présentateur et aux soldats de la Terre qu'à Rophello directement.

    « Mais, rassurez moi, maître Rophello, repris Karib, vous aimez, malgré tout, chatouiller les pieds des demoiselles, n'est-ce pas ? »

    « Oui. Mais uniquement celle qui le mérite. »

    « Vous entendez mesdames ? Encore une pointe de plus à votre attention. Il semblerait que la révolution des mâles soient en place ! »

    « Et moi ? » Se mit, soudain, à dire Skila d'une voix douce et coquine qui simulait, à la perfection, la vulnérabilité et tout les charmes qui pouvaient l'accompagner. « Pourrais-je mériter de me retrouver ligotée, pieds nus et chatouillée par vos soins, maître elfe ? »

    Rophello ne laissa guère de réponse, ignorant totalement la remarque qui lui était adressé et qui, pourtant, n'avez guère laissé de marbre le reste du public.

    « Sacrée Skila ! » Lança Karib en rigolant, avant de reprendre. « Mais, plus sérieusement. En mettant le final de côté, c'est extrêmement rare qu'un première classe remporte un match du second tour. Quelles sont vos motivations ? »

    « Je n'ai qu'un seul but, aider celle que j'aime. Je ferais tout pour la sauver et lui permettre d'atteindre ses objectifs. »

    « Une bien belle intention qui vous honore. Comme quoi, même pour le porteur d'une révolution masculine, il y a toujours une femme dans son cœur. Dans tout les cas, je vous remercie pour vos réponses et vous laisses poursuivre le Tournoi en espérant, sincèrement, vous revoir pour le troisième tour. »

    Alors que Karib retournait auprès de Skila, boudeuse de ne pas avoir obtenu de réponse à sa taquinerie, et que le public applaudissait chaleureusement la sortie de Rophello, ce dernier s'engouffra dans le corridor et passa devant Kamhal en le regardant d'un œil noir et froid. Il poursuivit son pas pour se poser une cinquantaine de mètres plus loin, sur une couchette, entouré de plusieurs participants de la Terre qui lui serraient chaudement la main.
    De leur côté, Trisha, Thésé et Akroma n'osaient rien dire, tans la situation leur paraissait improbable.

    Pénétrant dans le cercle des guerriers du secteur des tortures qui encerclait le garçon, Gokan s'approcha de lui et lui dit :

    « Alors, c'est une fille que tu te disputes avec Kamhal... »


    Prochain Chapitre :
    Tu es faible !


  • pierreanne Avatar
    pierreanne - il y a 13 ans
    Tiens c'est marrant je m'attendais pas à ce qu'on l'acclame

  • Mimura Avatar
    Mimura - il y a 13 ans
    [color=#0000FF:1cbzu7qu][u:1cbzu7qu]Chapitre 252[/u:1cbzu7qu] [b:1cbzu7qu]Tu es faible ![/b:1cbzu7qu][/color:1cbzu7qu] « Les appelés pour le prochain passage sont : Draka, Momus, Tamis, Adra, Stram et Firi. » Les trois démons étaient, à nouveau, réquisitionnés pour se rendre dans l'arène et combattre. Une bonne vingtaine de minutes s'étaient déroulées depuis le passage précédent. Les juges avaient appliqué une reconstruction total des aires comme cela devait régulièrement se faisait. Les trois soldats de Trisha appréciaient de pouvoir sortir du corridor pour se battre à nouveau, après tout, ils étaient des soldats du Feu. S'avançant vers l'emplacement donnée pour y attendre les remises de terrains, Stram se mit à observer, avec attention, la jeune Firi, déjà en place face à la tribune des présentateurs. Le démon n'écoutait qu'à demi-mot tandis que les ordres furent donnés et que chacun se dispatchèrent sur leur zone respective. Alors qu'il montait sur le premier terrain, Adra put constater qu'il allait affronter un de ses confrères, si l'on pouvait le nommer ainsi. Il s'agissait de Momus, un soldat du Feu. Ce dernier était lourdement équipé, portant une armure massive d'un métal gris avec un casque sobre mais imposant au-travers duquel on ne pouvait déceler que ses yeux, ainsi qu'une épée courte, large et lardée de pointes allant, toutes, dans le sens de la lame. Cet impressionnant équipement gageait qu'il possédait une musculature fournie. Il était légèrement plus grand qu'Adra et bien plus large, cependant, il n'avait pas d'ailes ce qui certifiait qu'il n'était pas un démon ou, tout du moins, pas un démon avec des ailes valides. La vibration survolté caractéristique du démarrage des hostilités se fit entendre. Momus, resté stoïque, Leva le bras dans la direction d'Adra. « Accepterais-tu de me laisser gagner si je joue les demoiselles en détresse ? » Lui demanda t-il sur un ton fièrement impertinent. Les yeux du soldat, face au démon, étaient rieurs. Cet homme planta son épée dans le sol pour l'y faire tenir et reprit : « Je peux me mettre au sol et gémir si cela peut te faire craquer. » Sur ces dernières paroles, Momus se mit à prendre une fausse voix aigu d'imitation avant de se mettre à poursuivre : « Au mon dieu ! Non ! Laissez-moi maître démon, ne me faites pas de mal ! Laissez-moi gagner ce combat, comme ça, je serais libre. N'abîmez pas mon petit corps de jeune fille fragile... » Adra regardait le maître chanteur avec une certaine irritation naissance dans les pupilles. Pour autant, il parvenait à garder son calme. « Les soldats comme toi sont la lies de l'armée du Feu ! Poursuivait l'adversaire moqueur, ne pas être capable de frapper une femelle ? Je pense que tu es, tout simplement, incapable de frapper quoi que ce soit ! Au moins, tes deux frères sont aptes à se battre et défendre leur honneur, mais toi ?... » Même s'il n'affichait, encore, qu'une aigreur contenu, le rythme des respirations d'Adra était en train d'évoluer, augmentant d'intensité. « Toi... continuait l'homme, tu as simplement profité de l'ascension de ta misérable générale et ta fratrie dégénérée et te voila capitaine ! Un poste fantoche pour quelqu'un qui pleure lorsqu'il doit affronter un ennemi... Quelle misère pour notre glorieux secteur ! » Le démon serrait les dents, ses yeux devenaient de plus en plus noir, sa colère s'accentuait à grande vitesse. « Cependant, finissait Momus, je suppose qu'il ne fallait guère en attendre d'avantage de la part d'un démon pouilleux tout droit sortie de ce bidonville qu'est Hinnom ! » Alors que la foule de la colonne semblait sous le point de s'emporter au vue des propos racistes du soldat, sans débordements, comme par une résolution finale, Adra se mit à tendre le bras droit devant lui et dit : « Fends les cieux, Misericordiam... » Dans un flash de lumière blanche soudain et éphémère, Adra disparut instantanément pour apparaître devant Momus, un genoux à terre et tenant une très longue épée, particulièrement fine, légèrement courbée vers l'arrière sur sa pointe et dénuée de garde. Dans ce silence soudain, contraste total de la précédente minute saturée d'insultes, Momus et Adra semblaient, tout deux, attendre. Puis, dans un bruit métallique grinçant, le casque de l'homme se mit à bouger avant de tomber, en morceaux, au sol, révélant un visage d'homme aux cheveux très courts bruns et aux sourcils rejoints avec une expression de surprise absolue. Tenant son épée qui apparaissait comme aussi grande que lui, le démon se releva et se retourna pour rejoindre, tranquillement, sa place initiale. « Tu ferais mieux d'abandonner, lui dit-il avec calme, effectivement, je n'aime pas prendre la vie des femmes et des êtres faibles. En revanche, libérer le monde des souillures tel que toi ne m'a jamais dérangé. » La foule de la colonne se mit à acclamer Adra avec énergie. Il venait de défendre leur honneur et de prouver sa véritable valeur, il avait regagné tout son crédit à leurs yeux. Humilié, Momus se mit à observer les morceaux de son ancienne protection, gisants au sol, en serrant la poigne de son épée et grinçant des dents. « Parce que tu crois que cela m'impressionne ? » Se mit-il à lui crier dans une fausse impression de contenance mal voilée par les soudaines sueurs froides qui s'écoulaient de son front. « C'est ça qui vous plaît, hein ? À toi et à tes frères ! Faire le spectacle ! Les généraux du Feu se sont laissés impressionner par vos petites pirouettes et les illusions de votre leader et vous voila propulser à un rang qu'aucun démon ne pourrait atteindre ! J'ai guerroillé pendant des siècles pour être capitaine ! J'ai mis ma vie en danger des milliers de fois, du supporter les ordres dégradants et effectuer d'horribles missions et tout ça pour quoi ? Pour que trois démons arrivent au même niveau en à peine deux ans ? Je ne saurais supporter une telle injustice, votre position dans l'armée du Feu est galvaudée. » « Je ne peux rien pour toi, lui répondit Adra avec une voix calme et dénuée de toutes émotions, et je n'ai rien à répondre à cela. Le niveau que nous avons atteint est ce qu'il est. Si tu es insatisfait du tiens, continu tes efforts et tu finiras par accéder à un dont tu seras fier. » Les paroles du démon n'étaient ni des reproches, ni du sarcasme, elles étaient sincères. Pour autant, Momus ne semblait guère enclin à supporter une quelconque morale venant de la part de son ennemi. Arrachant son épée du sol, il se mit à donner furieusement des coups sur l'aire de combat en hurlant de rage. Puis, une fois calmé, il se mit à dire, avec noirceur : « J'ai entendu des rumeurs... au sujet de votre générale, cette... Trisha ! Ces rumeurs m'ont bien fait rire. Cette misérable sorcière n'y arrivera jamais au vue de son incompétence. Tout ce qu'elle va y gagner, c'est de se retrouver au Tartare où elle sera torturée jusqu'à la fin de ses jours. » « Tu devrais cesser à présent. » Lui dit Adra dont l'irritation commençait à le reprendre. « Je l'imagine avec délice sous la torture. Après tout, elle est une incapable mais cela ne l'empêche pas d'être une très belle femme. Elle serait là, entièrement nue et ligotée sur une table, une boule de rétention dans la bouche. » Adra comprimait d'une force croissante le manche de sa lame. Momus reprit : « Une succube à chaque pieds qui viendrait la chatouiller. Elle se tortillerait dans ses liens, elle pousserait des petits cris sous son bâillon, elle voudrait supplier mais ne pourrait rien faire. Elle sera humiliée, elle, la grande général, hurlant sous le suppli... » La phrase ne fut guère finie. Dans un mouvement aussi soudain qu'instantanée, Adra se rua sur lui et le transperça de son épée. La vitesse du démon, certainement issue de toute la colère qu'il ressentait en cet instant, le fit poursuivre son chemin avec son adversaire fiché dans son épée jusqu'au travers de la grille qu'ils traversèrent immédiatement jusqu'à atteindre le mur extérieur des tribunes et le plaquer dessus. En un mouvement d'une incroyable, vitesse, Adra retira son épée tout en accompagnant son geste d'une étrange suite de lignes lumineuses et, après quelques secondes de suspensions, alors que la grille de leur terrain était en train de descendre, le corps de Momus se sépara en plusieurs dizaines de morceaux qui s'échouèrent au sol dans un écoulement important de sang et de viscères. « Adra est vainqueur contre Momus. » Prononça Karib alors que le démon, qui observait le résultat de son œuvre, tentait de reprendre sa respiration après ce violent accès de colère. « Oh ! Mais, attendez ! Le juge viens de nous indiquer qu'il y a eu une entorse au règlement de la part d'Adra ! En effet, Momus avait perdu dés lors qu'il a touché le mur. Malgré tout, Adra l'a achevé juste après. Techniquement, lorsque Adra a tué Momus, ce dernier n'était plus son adversaire. Les arbitres viennent de comptabiliser cela comme un meurtre illégal. Adra est, donc, éliminé de la compétition ! » La foule au-dessus du Saqar se mit à crier à l'injustice et huer les arbitres. Cependant, la décision était irrévocable. Adra maudissait sa susceptibilité et comprenait parfaitement ce jugement, il n'aurait pas du s'emporter ainsi ou, au moins, aurait-il du tuer cet imbécile dans les limites du terrain. Tans pis. Il était, au moins, heureux d'avoir réussi à laver l'affront qui avait été porté sur lui, ses frères, sa race et sa générale. Rangeant son arme et avant qu'il n'ait à rejoindre la colonne pour la suite des évènements, il demanda la permission de rester pour observer les combats de ses deux frères . L'honneur des "Am, Stram, Gram" tenait, à présent, sur leurs épaules. [color=#FF0000:1cbzu7qu][u:1cbzu7qu]Prochain Chapitre :[/u:1cbzu7qu] [b:1cbzu7qu]Elle sera perdante ![/b:1cbzu7qu][/color:1cbzu7qu]

  • Mimura Avatar
    Mimura - il y a 13 ans
    [color=#0000FF:1776sjc3][u:1776sjc3]Chapitre 253[/u:1776sjc3] [b:1776sjc3]Elle sera perdante ![/b:1776sjc3][/color:1776sjc3] Draka se retrouvait sur la zone de combat face à la sirène en lévitation à quelques centimètres au-dessus du sol. Il semblait que le destin ait décidé que Tamis allait devoir affronter les deux éléments de la même fratrie et le démon actuelle en était le second. Malheureusement pour elle, Draka avait vu de quoi elle était capable, pour le reste, Stram avait pris le temps de lui expliquer quand ils se trouvaient sous le corridor. Il savait que la meilleure stratégie s'avérait de la saisir en corps à corps aussi vite que possible. Plus il lui laisserait de temps à rester à distance et plus il lui offrirait de chance de lancer sa magie d'ondes sonores. Immédiatement, Draka se jeta dans la direction de son adversaire. Cette dernière s'éleva, ce que ne manqua pas de reproduire le démon afin de rester à son niveau. Voyant l'ennemi arriver à grande vitesse, Tamis se mit à hurler d'une voix impressionnante. Cette vague sonore eut pour effet de produire un tunnel de courant aérien contraire face à Draka qui se mit à lutter contre ce vent violent. Malgré la force de ses ailes, il ne parvint pas à rivaliser face à la colonne d'air et du se résoudre à se laisser repousser pour repartir d'un autre point. Il finit par se rétablir au bout du terrain. De l'autre côté, la sirène se mit à lever la tête et pousser une note courte en ouvrant largement la bouche. Une petite boule de mana bleu s'en échappa et s'immobilisa au dessus de ses lèvres avant de prendre, d'un coup, la taille d'une pastèque. Tamis rétablit son visage dans la direction de son ennemis tandis que sa boule de magie restait face à sa bouche. Puis, dans un dernier crie, puissant mais toujours dans son esthétisme auditif, elle provoqua le lancement rapide de la sphère vers Draka. Le démon tournoya afin d'esquiver le sort qui, malgré tout, était resté à une vitesse raisonnable. Au vue de l'effet que ce dernier eut sur le sol, il s'agissait d'un simple boomerang. Le soldat en avait vu et senti suffisamment, lors de ses entrainement avec Trisha, pour savoir que cela en était bel et bien un. À ce titre, il était rassuré de voir que sa magie n'était pas si différente de la générale. Il n'allait pas être en terrain totalement inconnu. Pour autant, Tamis ne comptait guère lui laisser le temps de se reposer. Ce premier tir apparaissait comme n'ayant été qu'un avertissement. La sirène se remit à lever la tête et pousser la note pour reproduire sa génération avec, cette fois, une vitesse d'exécution des étapes bien plus cadencée. Elle se mettait à enchaîner les projections de boomerang depuis l'extrémité opposé. Draka se mit à repartir vers elle en virevoltant entre les sphère bleue. Il avait l'impression de revivre le temps où il partait en guerre avec ses deux frères et Trisha. Où, sous le ciel doré de Parados, entre les architecture d'or et d'argent et les nuages cotonneux, ils se ruaient en tournoyant entre les flèches pour atteindre la ligne de défense des anges. Comparativement à cela, cette pluie de mana n'était qu'une bruine légère. Alors qu'il se rapprochait dangereusement de Tamis et que les esquives s'avéraient bien plus complexes au vue de la distance qui le séparait du point de lancement, il profita d'un instant où la sirène avait la tête levée à préparer un autre boomerang pour replier, soudainement, ses ailes. Cela provoqua la chute immédiate du démon jusqu'au sol. Quand l'ennemie rétablie, à nouveau, son visage pour tirer, elle fut surprise de ne plus voir le démon lui faire face. Draka profita de cet instant d'hésitation pour se pousser du sol par ses jambes et se projeter vers elle. Quand elle le vit la rejoindre à haute vitesse, instinctivement, Tamis lui hurla une nouvelle colonne d'air. Cependant, cette dernière semblait être bien moins violente que la précédente, certainement en raison d'un manque de temps pour la provoquer correctement. Légèrement ballotté par le vent, Draka poussa, dans un dernier effort, sur ses ailes et parvint à saisir la queue de plume de Tamis. Alors, relâchant totalement son travail de stabilisation faces aux rafales, il se laissa emporter en traînant, avec lui, la sirène. Dans un nouveau crie, Tamis provoqua l'arrêt soudain du souffle et, au lieu de lutter contre le mouvement de son ennemi pour tenter de s'en défaire, elle alla à sa rencontre. Le démon semblait prêt à l'accueillir de son poing, elle, pour sa part, comptait user d'une onde sonore de choc avant qu'il ne parvienne à la toucher. Plus elle serait proche de lui pour provoquer ce coup et plus cela lui donnerait de force dans son renvoie et multiplierait les chances qu'il lâche son appendice. Ils n'étaient plus qu'à quelque centimètre l'un de l'autre, la guerrière était prête à relâcher son attaque. Dans un mouvement de bassin soudain, Draka fit tourner son corps sur le côté et abattit la sirène vers le bas à l'aide de son aile. Puis, usant de l'emprise qu'il avait, toujours, sur sa queue, il la tira dans l'autre sens pour la faire brutalement remonter avant de la jeter violemment contre le sol. Tamis s'échoua sur la surface et du, de surcroît, subir la brûlure du mana qu'elle n'avait put utiliser sur le sort qu'elle préparait à son ennemi. Son membre libéré de la prise, elle se reprit rapidement et glissa sur le côté avant de s'envoler à nouveau, évitant la toute dernière chute du démon que ce dernier prévoyait pour, sans conteste, terminer le combat. Visiblement, il avait quelque peu sous-estimé l'endurance de la sirène sous les coups. Cependant, cette dernière n'était plus au mieux de sa forme. Son corps était douloureux, sa vitesse avait décru, elle était essoufflée et même son débit de mana régressait. Alors que le démon se relevait, Tamis pris une grande respiration et, soudain, se mit à chanter. Sa voix était somptueuse et il ne s'agissait plus de crie ou de simple note à présent, il s'agissait d'un champ véritable. Pour couronner la puissance de ce lyrisme, elle semblait capable de chanter à trois voix, l'une faisait le champ, la seconde les harmoniques et la dernière le rythme. Ses paroles ne semblaient avoir aucun sens ou, tout du moins, n'étaient pas intelligibles. Alors qu'il l'observait avec la plus grande des précaution, ignorant ce que cela pourrait provoquer, Draka se mit à regarder autour de lui. Rien ne semblait se produire. Ce ne pouvait être un champ du signe... un refrain que la sirène chanterais avant de perdre... non, ce serait parfaitement idiot et, si elle avait eu un tel rituel, elle en aurait fait de même durant le combat contre Stram. Soudain, un éclair de compréhension traversa l'œil unique de Draka. Des mantras ! Le démon n'était pas coutumier des races exotiques, mais, au vue du combat précédent de Kamhal, si les gobelins étaient capables d'effectuer des mantras de magie par le biais de bruits, pourquoi n'en serait-il pas de même pour le champ d'une sirène ? Si c'était le cas, il devait à tout pris empêcher la sirène d'arriver au bout de l'exécution de sa magie ou elle pourrait risquer de... Trop tard. Dans une montée final de sa chanson, terminant dans une apothéose magnifique, Tamis jeta, en direction de Draka, un flot de mana impressionnant qui lui provoqua un assourdissement de plusieurs secondes. De douleur et par réflexe, il ferma son œil et se boucha les oreilles. Quand le vacarme fut finit il il put retrouver l'usage de son ouïe et ouvrit sa paupière. « Qu'est ce qu'il se passe ? Pensa t-il, est-ce là l'effet de son sort ? » En effet, observant autour de lui, Draka put constater qu'il était plongé dans le noir. [color=#FF0000:1776sjc3][u:1776sjc3]Prochain Chapitre :[/u:1776sjc3] [b:1776sjc3]J'étais ici...[/b:1776sjc3][/color:1776sjc3]

  • pierreanne Avatar
    pierreanne - il y a 13 ans
    J'aime beaucoup les combats des 3 frères, je crois que ce sont mes préférés à chaque fois dans le tournoi pour le moment. J'adore l'arme d'adra au passage. Très Séphirothesque mais on s'en fout sa reste la classe =d Et voila Draka victime d'un sort de cécité je lui souhaite bonne chance.

  • Mimura Avatar
    Mimura - il y a 13 ans
    [color=#0000FF:1n8je36u][u:1n8je36u]Chapitre 254[/u:1n8je36u] [b:1n8je36u]J'étais ici...[/b:1n8je36u][/color:1n8je36u] « Que se passe t-il ? Où suis-je ? Est-ce une illusion ? Ou suis-je mort ? Je ne vois rien autour de moi, je ne ressent plus mon corps... Est-ce un rêve après m'être évanoui ? Non... Je ne pense pas... Je ne sais pas... C'est difficile à dire mais... J'ai l'impression d'être conscient. C'est simplement que tout autour de moi semble avoir disparu. Peut-être suis-je devenu aveugle ? Qu'est-ce que c'est ?... C'est mon bras, mon corps... Il est encore là et je parviens à le voir et le sentir à nouveau. Je n'ai pas perdu l'usage de la vue. Le sol ?... Il est là aussi. C'est étrange, je ne parviens à le voir que sous mes pieds. Tout autour, il semble s'enfuir comme disparaissant dans la nuit. Et quel est cette texture ? Ce n'est pas le sol du terrain. On dirait de la pierre rouge, pourquoi le sol est-il ainsi ? Quel est ce bruit ? De la musique ? Je l'entend au loin, quelque part. Je n'arrive pas à trouver de quelle direction elle provient. C'est comme si elle se déplaçait sans arrêt. Elle augmente en volume, je la distingue un peu mieux. On dirait... oui, c'est bien ça, on dirait une percussion de tambourin. Quelle nostalgie... Oh ! Des lumières se sont allumées dans le noir ! Il y en a beaucoup, tout autour de moi. C'est étonnant, on a l'impression quelles sont suspendus dans les airs à différentes hauteurs. On croirait des halo lumineux de torches mais... il n'y a aucune torche, pourtant... On dirait des morceaux de rues que je vois, flottant dans le noir. Des pans de murs, un bout de trottoir, un coin de rue, une cagette de bois. Pourquoi cet étrange spectacle ? Ces lucioles perdus chercheraient-elles à me montrer quelque chose ? Mais... je n'arrive pas à avancer. Je marche mais j'ai l'impression de rester sur place, sur mon point de lumière au centre de cette galaxie de morceaux de ruelles. Encore d'autres ? De nouveaux halos apparaissent. Ils viennent se coupler entre eux, c'est un bien curieux spectacle... j'ai l'impression d'assister à la naissance d'un monde. Mais quel est-il ? Et pourquoi y suis-je ? Les apparitions se multiplient ! Il y en a de plus en plus ! Même dans le ciel ! Des zones apparaissent comme des trous dans un voile noire. Ils révèlent le nuage cendré du brouillard de l'Infer. Quel endroit intriguant va t-il se révéler au travers de ces accumulations ? Mais, c'est ?... C'est Hinnom ! Ma ville natale... pourquoi suis-je ici ? Et cette ruelle... cette ruelle... je me souviens. La musique de percussion, c'est celle de Cantu. Ce bon vieux Cantu ! Il était toujours campé au coin de la rue, à utiliser ses deux baguettes de bois sur son instrument de fortune qu'il s'était fabriqué avec un baril de métal usé et une peau de chèvre tendu. Le son n'a jamais été terrible mais il a toujours eu un sacré sens du rythme. Oh... c'est bizarre... j'ai l'impression que tout s'agrandit autour de moi ! Que se passe t-il maintenant ? Non... ça s'est arrêté, c'est étrange, c'est comme si tout avait doublé de volume, tout d'un coup. Pourtant... cette vue, ce sentiment... J'ai l'impression de connaître tout ça, même mon corps, comme une impression... Mon corps ! Je n'ai plus le même corps ! Enfin, si... je comprend, maintenant. Je reconnais ce petit bras fin, cette aile juvénile, ces jambes minces et élancées. Je suis dans le corps de mon enfance. C'est incroyable ! Je n'avais plus observé la ville sous cet angle depuis des siècles. Quelle sensation étonnante. J'ai l'impression d'être revenu dans le temps... Et la vue... Oh ! Comme c'est étrange, c'est troublant... Pendant un instant, j'ai eu le sentiment que tout ce qui m'entourait se jetait vers moi. J'ai été pris d'un court vertige. Je ferais peut-être mieux de m'asseoir. Là... La marche du trottoir de pierre... c'est vrai. La sensation de la roche chaude, je me souviens l'avoir fait souvent, me reposer ici en regardant le ciel à chercher des yeux le passage d'un soldat ou d'une succube. En tout cas, cette ville est, réellement, comme dans mes souvenirs. Des rues sans pavements taillées à même le sol. De courtes bâtisses de grès d'un rouge clair desquelles ressortaient de larges branches de bois grossièrement taillées. Ni portes, ni fenêtres. Simplement des trous, rectangulaires pour les entrées, arrondies pour les lucarnes. De multiples déchets au sol... Quelques morceaux de métal, des débris de bois et beaucoup de papiers volants au bon vouloir du vent qui s'engouffrait dans les ruelles par intermittence. La caresse de cette brise chaleureuse, elle aussi, je m'en souviens... Je comprend mieux pourquoi j'ai eu ce moment d'étourdissement. Je vois les distances à nouveau. Mon œil manquant est revenu. Je suppose que, si j'ai retrouvé mon corps d'enfant, il en est de même pour la constitution de mon visage. Je ne suis plus habitué à voir les volumes depuis très longtemps... Tiens ?... Des cris d'autres enfants ? J'ai l'impression d'entendre des hurlements qui viennent vers là. C'est encore difficile à dire à cause des percussions et du bruit de la ville mais je crois bien que ce sont des enfants qui viennent vers ici... Là ! Ils viennent de passer dans l'angle avant de continuer dans l'autre rue ! Il faut que j'aille voir... Bon sang ! Ce n'est pas facile de courir avec ce corps... Je me sent plus léger mais j'ai l'impression de faire du sur-place... Je manque de muscle et je suis trop petit, ce doit être à cause de ça... Je les entends toujours, ils ne doivent être plus très loin. Ils ont remonté la ruelle. Où mène t-elle, déjà, cette rue ? Je la reconnais aussi. Je l'ai souvent emprunté, mais je ne parviens pas à me remémorer pourquoi... Je les vois ! Ils sont au bout, ils ont tournés à l'angle de la rue, dans un coin qui semble avoir un peu d'herbes. Je ne vais pas tarder à les rattraper, cela grimpe pas mal et j'ai du mal avec ces jambes, mais ça devrait aller. Ça y est ! Je me souviens ! C'était donc ça... cette rue... cet endroit avec de la verdure ! Ce grand terrain vague remplie d'herbes folles, isolé au beau milieu de la ville entre les maisons qui l'entourent et située en-dessous du grand pont de métal qui relie cette partie de la ville à la zone de transit. Et, plantée dans le fond de ce terrain vague, il y a la grande cabane construite avec de nombreux morceaux de bois de récupération comme tout ceux qui jonchaient le sol. Elle est grande ! On dirait, presque, une véritable maison. Une voix ! Je les ait rattrapé ! Les enfants, ils sont dans la cabane. Quelqu'un sort... Je reconnais ces visages juvéniles. Adra ! Stram ! Mais... Aussi... Pik et Pyc ?... » [color=#FF0000:1n8je36u][u:1n8je36u]Prochain Chapitre :[/u:1n8je36u] [b:1n8je36u]Nous étions ainsi...[/b:1n8je36u][/color:1n8je36u]

  • pierreanne Avatar
    pierreanne - il y a 13 ans
    Am stram gram pik et pyc et kolégram?