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- Le Donjon de Choupicoeur
- Épisode 01
Histoire ajoutée le
07/10/2009
Épisode ajouté le
07/10/2009
Mise-à-jour le
03/07/2021
Voilà pour toi Choupicoeur (c'est cool à d'avoir un écrivain à sa botte...enfin à son pied nue plutôt, c'est mieux) Une petite histoire rien que pour toi.
Sur ce coup, Camille devait l’admettre, elle se sentait vraiment cruche. S’être fait avoir si facilement était presque insultant. Et puis, les kilomètres de voyage ligoté et balancée sur l’épaule de son ravisseur comme un sac de pomme de terre n’avait pas rendu son humeur meilleure. Et à présent où se trouvait ? Dans la salle de torture d’un donjon humide, dénué de décoration et aux couleurs fades. En sommes, un sale endroit, pour elle qui était habitué à beaucoup plus de luxure. Enfin…à côté de ce danger, la première maison sur le chemin était un véritable palace.
Il n’en restait pas moins qu’elle était assise à même le sol pas particulièrement propre, les deux mains attachées par des menottes qui l’empêchaient d’avoir des envies de liberté. Ce qu’elle avait devant elle la rendait plus pensive que véritablement effrayée, cependant lorsque l’on se retrouve devant un grand nombre de machine créer pour attacher les futurs victimes lors d’un supplice désagréable qu’elle allait sans le moindre doute enduré, on ne peut s’empêcher d’avoir une petite pensée effrayante.
En fait, ne restait plus que le bourreau pour que le grand spectacle ne commence. Où était-il passé celui là ? Non pas qu’elle était impatiente que tout commence (quoique) mais elle s’ennuyait ferme, elle devait bien l’avouer. Elle regarda pensivement ses chaussures. Pourquoi particulièrement cela, elle ne savait pas.
Soudain, un bruit de porte grinçante la fit sursauté, et de l’ouverture déboucha un jeune homme des plus étranges. Sa démarche était tout à fait ridicule, sautillant presque d’un pied à l’autre. Camille eut presque envie de rire. Non, en réalité c’est ce qu’elle fit, ce qui eut l’air de ravir le nouveau venu (pas l’air fute fute celui là)
- Tu ne t’es pas trop ennuyée ?
- Non non, ça va, répliqua la jeune fille, amusée, et absolument plus soucieuse.
- Toute mes excuses, j’ai été retardé, une histoire de vendeur d’aspirateur qui est venu sonner à la porte. Bref.
Camille rit de nouveau. Mais c’était qui encore celui là ? Ce n’était tout de même pas son ravisseur. Elle se souvenait d’un homme froid, professionnel, qui l’avait attiré dans un guet-apens après la fin de ses cours, sur le chemin. En sommes elle s’était fait avoir comme la fille d’un manga shonen.
- J’en viens à la raison de ta présence ici. Tu as une information très importante que je convoite, et je veux l’avoir, s’il te plaît.
- Pourquoi tant de cinéma pour une question ?
- Parce que je sais que tu ne répondras pas.
- On enchaîne, on enchaîne, et donc si je veux pas, tu me torture c’est ça ? Tu pensais qu’avec la vu de ces trucs je craquerais. Désoler mais non.
Le jeune homme sourit.
- Non non non, en fait, je voulais juste que tu puisses réfléchir laquelle tu préférais en premier. Je te laisse choisir, tu as de la chance.
- Mais tu ne m’as même pas…
- Non, en effet, il serait trop bête que tout ce que j’ai préparé ne serve à rien. Alors j’ai décidé de commencer une petite heure pour te mettre en bonne condition pour la suite de l’interrogatoire.
La façon dont il parlait… On avait l’impression que tout pour lui n’était qu’une vaste blague que lui seul comprenait. C’était étrange. Il ne semblait pas rire…mais si elle comprenait bien, il était entrain de lui expliquer qu’il allait la torturer.
- C’est une blague ?
- Non. Et si tu veux bien te décider rapidement, j’aimerais commencer.
- Mais euh…
Camille regarda rapidement les machines qui lui étaient proposée. Aucune ne semblait parfaitement inoffensive. Elle n’avait pas la moindre envie de choisir.
- Mais j’en sais rien !
- Alors c’est moi qui choisis, s’enthousiasme le bourreau, puis son visage s’assombrit, comme si une autre personnalité prenait soudainement le déçu. Cela fut si soudain que Camille en frissonna. Il fit un pas vers elle et elle sentit une décharge électrique parcourir son échine alors qu’elle se collait un peu plus contre le mur derrière elle.
Il attrapa doucement l’une des mains de la captive et la détacha, puis ce fut au tour de l’autre. Camille se mit à se débattre, mais ses deux bras furent retourner dans son dos et attaché l’un à l’autre en un rien de temps. Il la balança ensuit sur son épaule alors que les jambe de la jeune fille battait l’air et qu’elle criait :
- Non ! Lâche moi !
Mais il n’en fit rien, l’assit de force sur l’une des machines, lui détacha les mains et les lia toute les deux, jointes, à un crochet juste au dessus. Camille eut ainsi en un rien de temps les bras tendu au dessus de la tête. Ne restait que ses jambes. Elle se débattit farouchement mais sa position de lui laissait qu’une liberté de manœuvre très réduite. Elle était en fait assise sur une sorte de grande chaise mais avec les jambes tendues…et en quelques secondes, immobilisées elles aussi.
Le bourreau continua son travail en ajoutant quelques autres lien pour parfaitement immobiliser la pauvre victime que, rageuse, tentait de mordre ou de faire n’importe quoi d’utile. Mais rien de ce qu’elle fit ne détourna ne serait-ce qu’une seconde l’attention de jeune homme. Pire, il ne fut pas même déconcentré. Elle se retrouva immobilisée et prête à recevoir son supplice quel qu’il soit. Ce qui ne la rassurait absolument.
- Au fait, moi c’est Squall, déclara sombrement le bourreau avec un demi sourire ironique qui n’avait plus rien à voir avec celui de tout à l’heure. Le jeune homme qui avait fait rire Camille semblait ne plus exister dans ce corps.
Il se recula, et apporta une sorte de petits chariots où trônait des dizaines d’objets en tout genre. Camille ne put pas très bien les distinguer mais elle sentit son cœur battre soudain beaucoup plus fort. Beaucoup TROP fort d’ailleurs. Elle tira sur ses liens, mais ceux-ci ne bougèrent pas d’un pouce. Elle sentit la peur l’envahir. Qu’allait-il lui arriver ?
Le dénommé Squall regarda chacun des instruments posés sur le petit chariots, passant le bout de ses doigts dessus, les examinant avec la précision d’un neurochirurgien. Il s’arrêta finalement sur quelque chose de fin et brillant. Il le prit entre ses mains. Le cœur de Camille rata un battement. C’était un scalpel. Il se tourna vers elle, sourit, puis s’approcha.
- Non, non attend ! Paniqua-t-elle.
Le scalpel s’approcha de son ventre. Elle ferma les yeux, prêt à hurler lorsqu’elle sentirait la lame. Mais ce ne fut pas ce qui arriva. Elle entendit distinctement le bruit d’un tissu. Elle rouvrit les yeux juste pour voir son T-shirt partir en lambeau. Squall prit le plus grand soin à découper les manches également pour pouvoir l’enlever sans la détacher. Et il prenait tout son temps. D’ailleurs, son regard s’attardait bien trop sur les courbes au goût de la jeune fille impuissante.
Elle se retrouva finalement en soutien-gorge, les deux mains jointes au dessus de sa tête, ses aisselles lisse et douce parfaitement vulnérable, et son ventre l’était tout autant. Squall sourit alors que Camille le fusilla du regard en tremblotant un peu à cause du froid qui régnait dans le donjon. Le bourreau replaça méthodiquement le scalpel sur le petit chariot et se remit à caresser de la main chaque instrument.
- Qu’est ce que vous allez faire ? Risqua Camille.
- Tu aimes les surprises ? Lui répondit gaiement son interlocuteur.
- Pas vraiment ! Ronchonna-t-elle.
Il sembla bondir et se rapprocha si vite d’elle qu’elle ne put empêcher un cri de surprise de lui échapper lorsque leurs visages se collèrent presque. Ses yeux rivés dans les sien, il souriait, une lueur étrange dans le regard. Comme une lueur de démence. Elle détourna le regard. Il lui attrapa délicatement le menton et lui susurra :
- Tu vas apprendre à aimer dans ce cas.
Puis il se recula. Camille n’avait plus de doute possible. C’était un malade. Et peut être schizophrène de surcrois ! Un nouveau frisson la parcoura alors que de nouvelles idées l’assaillait. Dans la position où elle se trouvait, il pouvait faire d’elle ce qu’il voulait. Il n’avait qu’à tendre la main pour lui enlever son soutien gorge et la laisser poitrine nue.
Elle avait soudain très chaud, mais ce n’était pas qu’à cause de l’appréhension. Sa situation désastreuse et soumise avait quelque chose…un tout petit quelque chose…d’assez excitant. Elle le regardait faire, continua de regarder les instruments que de sa position elle ne pouvait voir. Elle se mit à penser à tout ce qui pourrais lui arriver.
Et finalement il sembla avoir choisi. Elle sursauta lorsque ses yeux se tournèrent vers elle. Toute son attention était fixée sur le petit objet dans sa main. Il faisait trop sombre pour qu’elle voie ce dont il s’agissait. C’était long et un poil courber. Il fit un pas vers elle. Camille continua d’essayer de discerner l’objet. Un autre pas. Elle voyait à présent…
Un dernier pas et il fut sur elle. L’objet fusa dans sa direction. Elle comprit juste avant que le petit objet ne touche son aisselle gauche dénudée qu’il s’agissait d’une plume. Les va et viens commencèrent sous son bras. Elle se mordit la lèvre inférieure. Des chatouilles…il voulait la chatouiller… Elle laissa échapper un petit couinement de détresse mais garda résolument la bouche fermée.
Ce fut sans compter sur le fait qu’une autre plume vint lui titiller l’autre aisselle. Elle se mit à soupirer plus fort. Elle essayait de bouger la tête, de protéger ses bras, mais il n’y avait rien à faire, le bondage était parfait. Elle jeta un regard noir à son tortionnaire. Mais de plus en plus, un sourire se dessinait sur les traits adorables de Camille.
- Tu es chatouilleuse ? Demanda lentement Squall.
- Pas…du…tout, répliqua t’elle en le défiant du regard.
- Même…par ici…
Les deux plumes se mirent à descendre, caressant les côtes sensibles de la demoiselle pour finalement arriver toutes deux dans le petit creux du ventre de la jolie fille. Son nombril fut longuement caressé par les deux bouts duveteux. Elle secoua la tête, tira de nouveau sur ses liens, mais rien n’y fit. Elle serrait les dents aussi fort qu’elle le pouvait pour ne pas crier et donner à son bourreau le plaisir immense de montrer qu’elle craignait énormément le traitement qu’il lui infligeait.
Heureusement pour elle…il ne semblait pour le moment pas interessé par la partie la plus sensible au chatouille de son anatomie : ses deux petits pieds, qu’elle aurait voulu faire disparaître. Camille avait bien remarqué comment il les avait immédiatement dévoré du regard. Elle pria silencieusement qu’il les oublie un moment.
Mais pour le moment, les plumes qui lui caressaient le ventre étaient de loin son souci premier. Les poiles duveteux la chatouillait horriblement. Elle avait envie d’ouvrir la bouche et de rire, mais elle était têtue. Très têtue. Il n’était pas question de craquer. Il n’en était pas question… Sa bouche s’ouvrit et elle rit, incapable de résister. Elle ne rit que quelques instant, mais ce fut suffisent pour le bourreau qui arrêta tout.
- Tu as perdu, chantonna Squall.
- Perdu ? S’énerva Camille en reprenant son souffle.
- Oui, perdu. Maintenant je vais te chatouiller les pieds.
Camille sentit un frisson glacé la parcourir et ses orteils se recroquevillèrent dans ses chaussures. Tout sauf ça, se répéta t’elle, non non !!! Mais Squall reposait déjà ses deux plumes avec le plus grand soin. C’était impossible ! Impossible ! Elle tira sur ses liens, essaya de se dégager. Mais si elle pouvait encore un peu bouger les bras de quelques centimètres, ses pieds, eux, était totalement immobilisé.
- Non, implora-t-elle doucement.
- Surprise, surprise, chantonna son bourreau en se rapprochant des deux petons immobilisés.
Camille se mit à respirer plus fort lorsque ses deux lacets se firent lentement défaire sous ses yeux. Squall prenait tout son temps, des gestes lents et méthodiques, et sa tête se balançait de droite à gauche, comme s’il avait une chanson dans la tête. Mais ce n’était pas ce qui effrayait le plus la jeune et jolie jeune fille.
- Je te dirais ce que tu voudras ! Tenta Camille.
- Je ne t’ai rien demandé, répondit lentement Squall.
- Tu n’as pas parlé d’une question à me poser ?
- Je t’ai aussi dit que je te torturerais d’abord une heure pour te mettre dans les meilleurs conditions.
- Non ! C’est bon je le suis, je veux bien te répondre !
L’une de ses chaussures lui fut ôté avec le plus grand soin, mettant à jour un adorable petit pied enveloppé d’une chaussette passe partout. Sous le fin tissu, les orteils de la jeune fille restaient recroquevillé, craignant plus que tout la passage d’une plume.
- Pitié non ! Lâcha Camille alors qu’à la vue de son pied, elle pressentait déjà les caresses dessous.
Squall lui enleva sa seconde chaussure avec autant de délicatesse que de grâce dans le mouvement. Un petit pied si magnifique ne se met pas à nu aussi vite.
- Arrête !
- Silence. Ce genre de moment doit être parfait.
Squall passa tout doucement un doigt sur les pieds de Camille qui ferma les yeux aussi fort qu’elle put. Le véritable calvaire commençait à peine…
