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- Au plaisir altéré
- Épisode 01
Histoire ajoutée le
04/08/2010
Épisode ajouté le
04/08/2010
Mise-à-jour le
03/07/2021
Comme il n'y a pas beaucoup d'autres histoires que celles de Squall, qu'il aimerait bien voir ce que je peux faire, et que j'adore écrire, béh j'ai décidé de me lancer également. Parce que je trouve que ça force le lecteur a suivre l'histoire, qu'il a plus l'impression de vivre également ce que l'on écrit, et enfin parce que ça rend plus difficile l'écriture, je vais également faire comme Squall, c'est à dire vous laisser à chaque fin de post, un choix pour la suite
Je précise également que la, ça sera de la totale improvisation pour moi. Ce que j'écris en dehors de ce forum n'a que rarement attrait aux chatouilles. Je ne serais surement pas aussi rapide que Squall pour poster, ça va dépendre de l'emploi du temps! Mais au moins, ça vous laissera voter tranquillement^^
Dernière chose, n'hésitez pas à critiquer! Sur ce, bonne lecture!
Prologue
La route se perdait devant lui, droite poussiéreuse au milieu de deux bandes vertes. Il venait d'atteindre la lisière de la forêt de Creuvel. De réputation sombre et effrayante, elle n'en fut pas moins un lieu de refuge pour le guerrier dans un passé lointain. A vrai dire, toutes les forêts se ressemblaient, et le mal être que l'on pouvait ressentir en traversant celle de Creuvel n'était du qu'à l'espacement réduit entre les hauts arbres. A tel point qu'au cœur de la forêt, l'impression d'étouffement avait déjà fait tourner la tête à plus d'un. Outre l'étouffement, et toujours à cause du resserrement des arbres entre eux, peu d'animaux y vivaient, laissant souvent le voyageur isolé dans un silence oppressant. A partir de ce constat, soit on savait vivre dans un cocon, soit on fuyait. Et le deuxième choix était le plus fréquent chez les voyageurs, qui se dépêchaient ensuite d'exagérer leur ressenti autour d'une bonne chope et d'un auditoire avide d'histoire à faire frissonner.
Mais aujourd'hui, Jabor ne partait pas dans la forêt. Il comptait la traverser, simplement. Son regard bleu acier se contenta donc de lécher la route poussiéreuse. Une fois la traversée effectuée, il pourrait trouver un cheval pour filer sur la prochaine étape. Le manoir du baron Alambisque. Il se savait attendu. Il n'était pourtant pas invité, loin de la. Et en lieu et place d'une bonne chope de bière, il aurait sans doute droit au sifflement perçant d'une flèche en guise d'accueil. Il y avait cependant des priorités dans la vie, et le comte Alambisque en faisait parti.
L'homme se retourna alors, pour observer la plaine qui s'étendait derrière lui. La route qu'il venait d'emprunter serpentait entre les collines. Bien plus loin, on devinait une bâtisse de pierre. L'on pouvait croire de son promontoire qu'elle ne payait pas de mine, mais le quadragénaire savait parfaitement que le rez de chaussé était caché à ses yeux. Oui, il le savait, il était passé devant. Un jeune paysan qui bourrait une charrette de foin l'avait salué de la main et d'un grand sourire. Jabor n'avait pas daigné répondre, encore moins esquisser un seul geste montrant qu'il l'avait aperçu. Il ne souriait que rarement. Pour ne pas dire jamais. Depuis son premier voyage, il avait laissé ses sentiments, ses émotions de côté. Il s'était concentré sur ce qu'il savait faire, sur ce qu'il avait appris, et sur ce qu'il devait faire. De sorte que de l'extérieur, il s'apparenta à une pierre. Insondable, le faire sourire demandait autant d'efforts que d'essayer de le mettre en colère. Il se maitrisait pleinement, et cela déroutait toute personne un tant soit peu curieuse. L'on ne pouvait même pas le qualifier de glacial. Tout dans son attitude dénotait la neutralité.
Jabor tendit une main distraite vers sa ceinture, et saisissant une petite outre, se versa une rasade d'eau dans la gorge. Il ne faisait pas particulièrement chaud, mais la poussière des chemins, malgré l'habitude, infestait sa bouche. Gardant un instant l'eau en bouche, humectant chaque recoin de celle-ci, il entendit enfin le bruit caractéristique de sabots. Et au détour de la colline précédent l'orée de la forêt, il put apercevoir son cheval. Tiroll galopait vers son maitre, portant sur son dos un homme et une femme, reconnaissable à la longue chevelure qui flottait dans le vent. Se retournant complètement sur ses jambes, Jabor attendit que l'animal passa au trot puis au pas pour se rapprocher légèrement. Un regard vers le cavalier de tête, qui semblait plus jeune que lui. Une trentaine d'année vraisemblablement.
- Des soucis?
- Plus que tu ne le crois, annonça le cavalier en descendant de son cheval. Il tendit la bride de la monture à son maitre, et de sa main libre, pointa son pouce par dessus son épaule, sur la cavalière qui semblait mal à l'aise et exténuée. Ils ont essayé de la violer.
- Et alors? Le ton reste neutre, tout comme le regard du guerrier aux yeux bleus. Il tourne lentement le regard sur la femme, la sent pâlir. Son visage blanc trahissait la peur. Jabor reporta son attention sur l'homme qui lançait son bras droit en l'air d'un air fataliste.
- Et alors?? Tu me réponds et alors?? Je n'allais pas la laisser se faire violer.
- On s'en fiche, ce ne sont pas nos affaires. Il faut qu'elle parte.
- Attend au moins que nous ayons traversé la forêt. Jabor, je m'en occupe, fait comme si elle n'existait pas.
Indication superflue de son ami. Jabor ignorait toute personne dont il ne voyait pas d'utilité précise dans la vie.
- Débrouille toi alors. Mais une fois la forêt de Creuvel traversée, elle dégage, ou je l'aiderai moi-même.
- Oui oui, ne t'inquiète pas, se hâta d'acquiescer son ami.
Jabor plissa légèrement les yeux un instant, comme pour le sonder. Puis il se retourna pour regarder à nouveau la route qui s'étendait devant eux. Il avait déjà placé la femme dans un coin de sa tête. Elle n'y ressortirait qu'au moment importun. C'est à dire quand ils auraient traversé la forêt. En attendant, il observait les prémices du crépuscule embrasaient le ciel, colorant d'un rouge orangé le côté gauche de la forêt. Vers l'ouest. Jabor ré-ajusta d'un mouvement d'épaule l'arc qu'il portait en bandoulière. Puis se tourna vers son ami qui aidait la femme à descendre de cheval.
Changement de personnage et action:
1 : Le cavalier. Bivouaquer pour la nuit.
2 : La femme. Bivouaquer pour la nuit.
3 : Le cavalier. Commencer la traversée de la forêt de Creuvel.
4 : La femme. Commencer la traversée de la forêt de Creuvel.
Je sais, y'a aucune chatouille la! Mais j'aime bien lancer l'histoire, le contexte, etc etc. Y'en aura bien assez vite héhé!
