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- Shadow of Feet
Histoire ajoutée le
31/08/2011
Épisode ajouté le
31/08/2011
Mise-à-jour le
03/07/2021
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ticklemaniac - il y a 14 ans
Je trouve le choix de poster une fois par semaine plus apréciable que d'autre chose. Autant pour te laisser un Vide dans tes horaire et parce que l,attente rend toujours la suite plus apréciable à lire et en effet. Enlever le choix t,aiderais surment plus. DOnc pour moi je choisi l'option "Une suite par semaine"
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pierreanne - il y a 14 ans
Je choisi également une suite par semaine parce que toute façon avec la rentrée je pourrais lire qu'une fois par semaine et sa te permettra de pas être serrer au niveau des délais.
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SQUALL - il y a 14 ans
Ah oui pardon, il fallait aussi que je précise du coup, quelle jour de la semaine vous préfèreriez que je vous poste le chapitre ? C'est à vous de voir, en ce qui me concerne ça ne change pas grand chose, c'est vrai si vous préférez avoir mon chapitre pour le week end, le vendredi soir, le mercredi, je sais pas. Le lundi pour vous motiver XD Enfin vous me dites.
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Lilo - il y a 14 ans
Ah, tu entames une nouvelle histoire, génial, je la suivrai avec plaisir
Sinon, pour répondre à ta question... Une fois par semaine, c'est ce qui t'arranges le mieux non ? ^^ Et c'est un rythme de parution correct, qui te laisse le temps d'écrire, de prendre de l'avance, et qui reste assez régulier pour ceux qui te lisent.
Et le jour... Bah, n'importe, le week end c'est mieux, donc je vais dire.. Samedi ^^
Et bon courage à toi !
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Shaka - il y a 14 ans
Super une nouvelle histoire
!
Oui une suite par semaine (peu importe le jour) ça sera très bien
.
Je suis impatient de lire ça
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SQUALL - il y a 14 ans
[b:34trnn1o]Je posterais le Vendredi soir, ça me semble pas mal, comme ça ceux qui veulent lire le samedi ou le dimanche le pourront, et les impatients l'auront dés le début officieux du Week end. En plus ça vous laisse le temps de laisser un petit commentaire, en Week end on est souvent moins pressé que le reste du temps ^^ Et en plus ça m'arrange, comme ça je posterais le premier chapitre demain. Ce ne seront pas des chapitres tres long, mais déjà plus que ceux que je fait habituellement (juste compensation étant donné que je me donne plus de temps et moins de pression). J'ai déjà quelques chapitres d'avances donc pas de problème. [/b:34trnn1o]
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pierreanne - il y a 14 ans
Cool j'ai hâte de voir quelle merveille tu va encore nous sortir de ton chapeau ^^.
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SQUALL - il y a 14 ans
Désolé pour le retard, voilà le premier chapitre de Shadow of Feet (qui en faite est un jeu de mot que seul une personne du site comprendra) Bonne lecture [b:1ryp7udv][size=150:1ryp7udv]Chapitre 1 : Vivre comme un Autre[/size:1ryp7udv] « Les chatouilles, qu’est ce donc ? Médicalement et mécaniquement parlant, il s’agit d’un processus, celui de l’action d’un premier sujet sur un second provoquant un ensemble de réaction dont la plus connue est le rire. » Crâle passa le bout de son crayon dans ses cheveux que l’on pouvait à peine définir comme court, formant une tignasse assez désordonnée. Il relut sa phrase et fit une légère moue. Peut être un peu trop pragmatique comme phrase introductive, mais il ne trouva pas mieux. Il reprit donc : « Stimulant une partie précise du cerveau, les chatouilles peuvent simultanément être source de plaisir et de douleur, elles peuvent donc être utilisé comme moyen d’interrogatoire même si ce que l’on appelle plus communément guilis sont plus souvent utilisé comme jeu ou taquinerie. Le jeune homme stoppa une deuxième fois son écriture. Cette fois cela ne collait pas. Retournant son crayon, il se servit de l’autre bout pour effacer sa dernière ligne, peu pertinente dans le sujet qu’il avait à traité, les chatouilles dans l’art moderne de l’interrogatoire et de la punition communautaire. Un titre un peu pompeux mais c’était bien ce qu’il y avait inscris en haut de sa feuille. Il soupira. Rien ne le contraignait à faire ce devoir, après tout, il n’était pas à l’école, et celui que l’on devait appeler Immortel n’était pas un professeur. Même si sa grande tunique et sa capuche lui donnaient des airs de maître sage. Cet aspect était cependant contrebalancé par une couleur unique assez flamboyante entre le orange et le jaune. C’était assez étrange, dotant plus que ces teintes chaudes contrastaient totalement avec la façon très froide dont l’homme s’adressait à eux. Et par eux, il entendait lui et tous les autres. Crâle se laissa tombé en arrière, les bras derrière le crâne, baillant un instant, en équilibre sur deux des quatre pieds de sa chaise. Finalement, après avoir passé une bonne heure à prendre des notes, à faire quelques brouillons de paragraphes, il n’avait soudain plus du tout envie de rédiger quoique ce soit. Il revint finalement dans un position plus orthodoxe sur sa chaise et se leva finalement, s’étirant, décidant de sortir un peu. Il n’avait personne à retrouver, et d’ailleurs, il ne sentait pas assez sûr de lui pour adresser la parole à qui que ce soit, mais le simple fait de marcher et d’aller faire un tour à l’extérieur d’une chambre de pas plus de 10 mètres carré était toujours agréable. Il poussa la porte de bois et referma derrière lui, s’élançant dans un long couloir éclairé de douces lueurs générés par de petites créatures dont il ne se souvenant pas le nom enfermé dans des boule de verre. Il remonta le couloir, jetant nonchalamment un coup d’œil vers les numéros des chambres entourant la sienne, qui elle portait fièrement le numéro 7. C’était à cette chambre qu’il devait son nom d’ailleurs. Crâle. Il n’aimait pas beaucoup, mais n’avait eu que trois choix et les deux autres étaient encore pire. Il supposait que les chambres déterminaient la première lettre des noms de leur résident provisoire, en attendant d’être inséré dans une véritable vie active. Crâle soupira. Etre Arris n’était pas quelque chose de facile, comme si le fait de ne rien se souvenir de son ancienne vie n’était déjà pas assez handicapant comme cela. Il croisa un jeune homme. Probablement de son âge, une majorité à peine atteinte. Il ne l’avait jamais vu, enfin d’autant qu’il se souvenait. Plutôt mignon avec ses cheveux blonds qui tombait en cascade dans son dos. Crâle ne se sentait pas particulièrement laid, mais pas particulièrement beau non plus. Plutôt maigrichon et gringalet à vrai dire, une coupe châtain en bataille, un visage fin, un nez un peu pointu, des joue un peu creusée, son visage ne lui inspirait rien d’autre que la banalité. Le jeune homme inconnu ne prêta même pas attention à lui, et Crâle ne se retourna pas. Il emprunta l’escalier en colimaçon au bout du couloir, chassant ces idées de son esprit Lui, et tout ce groupe d’Arris étaient arrivés une semaine auparavant. Et très franchement, aussi loin qu’il se souvenait, Crâle avait été dans cet endroit, dans sa chambre et dans l’immense salle de séjour qu’il s’apprêtait à rejoindre. Un effet secondaire, lui avait on dit, du passage par ce que l’Immortel chargé de leur expliqué appelait puit, ou faille. D’après ce que Crâle avait compris, quatre énergies primaires étaient présentes dans le monde de cet Immortel et de son peuple. Et parfois, lorsque ces énergies s’entremêlaient dans des points précis du monde, il en résultait un trou, et de ce trou apparaissait les Arris, âme morte ayant perdues leur enveloppe dans un monde différent. C’était assez dérangeant tout de même de savoir que l’on avait eu une vie, et que l’on était mort. Rien qu’y songer provoquait chez Crâle un profond malaise. Toujours était il qu’il en était là à présent.
Après les premiers jours assez déstabilisent, tout s’était enchaîné assez rapidement, et l’Immortel, qui s’était présenté dés le premier jour, se dénommant Orynn, leur avait appris qui ils étaient, où ils étaient, ce qu’ils allaient tous devenir, toutes ces choses qui ne sont pas si évidentes lorsque l’on se réveille un jour en sachant tous les détails de la vie tout en ne reconnaissant rien autour de nous et en ne se rappelant même pas son propre nom. D’ailleurs, Crâle se souvenait encore de la première fois où il s’était observé dans un miroir, ce moment où un étranger lui avait renvoyé son regard émeraude. Il n’avait pas pu s’empêcher de pousser un cri de frayeur instinctif. Mais à présent il savait qui il était. Il s’appelait Crâle. - Qu’est ce que tu fais ? Le jeune homme sursauta presque, ne s’étant même pas rendu compte qu’il s’était arrêté en bas de l’escalier, la main encore sur la rampe, face à l’immense salle de séjour où tout le monde passait le plus claire de son temps, assis dans des divans à discuter. Enfin…à part ceux qui n’appréciait pas la compagnie, ou alors, comme lui, qui n’osait pas parler à quelqu’un. Et face à lui se tenait une jeune fille qui le regardait d’un air un peu désabusée. C’était elle qui lui avait posé la question. Quelle question déjà ? - Euh…, bégaya-t-il, incertain, alors qu’il détaillait cette personne du regard. Une jeune fille d’à peu prêt son âge, des long cheveux très légèrement bouclés, un peu plus clair que les siens, un très beau visage plus rond que le sien avec des pommettes prononcé et un nez arrondi. Ses yeux gris reflétaient une curiosité sincère, mais également une sorte d’impatience, lui signifiant clairement qu’il lui obstruait le passage.
- Excuse moi, je… je pensais à autre chose, se justifia-t-il en dégageant le chemin pour la laisser passer, elle n’en fit cependant rien. - A quoi est ce que tu pensais exactement debout dans l’escalier, rit-elle. - Je suis désolé, se répéta-t-il confus bien malgré lui. - Arrêtes, ne t’excuse pas comme ça pour rien c’est presque gênant, fit-elle, Je ne t’avais jamais vu avant, tu es Arris ? Je veux dire…avec nous ? - Oui je suis…plutôt discret d’habitude, expliqua-t-il. - Planté dans l’escalier, aujourd’hui tu as décider de ne plus l’être on dirait, une routine un peu trop pesante ? Suggéra-t-elle. - Quelque chose comme ça, affirma-t-il assez gauchement. A la vérité, il ne s’était absolument pas rendu compte qu’il gênait le passage, et même s’il avait vraiment envie que quelqu’un le remarque, il n’en serait pas arrivé à quelque chose d’aussi risiblement…nul. Cependant il devait reconnaître qu’il était très heureux de parler à quelqu’un. Et le fait que ce soit une jeune fille très jolie qui lui servait d’interlocuteur ne changeait en rien cet état de fait, bien au contraire - Oui, reprit-t-il, se libérant d’un poids incroyable, Oui, vraiment trop pesante, ça fait du bien qu’il arrive quelque chose de différent. - Tu vois un inconvénient à ce qu’on marche un peu ensemble dans ce cas ? Histoire de changer les habitudes ? J’allais faire ce que je fais toujours à cette heure, mais je crois que moi aussi je suis un peu fatigué de cette routine. - Bien…bien sûr, répondit précipitamment Crâle ne souhaitant pour rien au monde perdre cette chance de connaître quelqu’un, Ce serait avec plaisir. - Arrête d’être si tendu, le réprimanda-t-elle presque, Ca me met presque mal à l’aise, on dirait que c’est la première fois que tu parles à quelqu’un. Crâle se mordit la lèvre inférieure, se rendant compte à quel point c’était vrai. D’aussi loin qu’il se souvenait, c'est-à-dire seulement une poignée de jours, un peu plus d’une semaine, il n’avait pas échangé avec qui que ce soit. Et la seule personne avec qui il avait conversé, c’était lui-même. Il ne répondit rien, esquivant la jeune fille du regard. Elle sembla comprendre et haussa les épaules. Le jeune homme ne comprit pas très bien ce que signifiait cette réaction, mais lorsqu’elle le prit par la main et l’entraîna avec elle vers la sortie en lui susurrant un « viens » déconcerté, il se sentit incroyablement…bien, vivant. Cette chaleur dans le creux de sa main… Que ce soit de la pitié ou autre chose, il s’en moquait, il se sentait heureux. Et lorsqu’elle relâcha, il la suivit vers l’extérieur sans même y réfléchir. - Tu t’appelles comment au faite ? Lança-t-il, Moi c’est Crâle. - Yùmraëlle, répondit-elle avec un sourire en poussant la porte vers l’extérieur. [/b:1ryp7udv] La suite arrive la semaine prochaine, les passages plus en phase avec le titre du site arriveront très vite, à vrai dire, dés les deux prochains chapitre sous des formes assez discrete, puis plus concrète, je jouerais avec vos nerfs soyant en sûr. Toujours quelques chapitres d'avances, donc pas de risque de voir l'histoire s'arrêter.
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chatouillesdu92 - il y a 14 ans
Je comprends pas le tiiiiiiiiiiiiiiiiitre !!! ^^ Sinon, qund tu promets de la longueur, on est servie !! Ca fait du bien de lire un truc plus rechercher; plus long, et pour l'instant moins piedpiedpeidpeidpeidpeidepichaussette Bravo franchement ! Bonne chance pour la suite que je suivrais bien sûr avec ferveur ! J'adore Crâle !!!! Par contre je voulais faire des coms comme toi sur mon histoire, mais la longueur m'a fait réfléchir. Et en plus, comme s'est bien écri, ça ferait mal de commenter un truc comme ça. J'y penserais pour le prechain chap !
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pierreanne - il y a 14 ans
Un début prmetteur mais un truc que je n'ai pas compris ^^' jetant nonchalamment un coup d’œil vers les numéros des chambres entourant la sienne, qui elle portait fièrement le numéro 7. C’était à cette chambre qu’il devait son nom d’ailleurs. Crâle. Il n’aimait pas beaucoup, mais n’avait eu que trois choix et les deux autres étaient encore pire. Il supposait que les chambres déterminaient la première lettre des noms de leur résident provisoire, C serait la 7eme lettre de l'alphabet ^^' Sinon j'aime bien juste parce qu'on est dans un monde à part moi qui n'aime pas trop le réalisme =)
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SQUALL - il y a 14 ans
Comme je l'ai déjà dit à quelque d'autre que je ne citerais pas (XD) il n'y a pas 26 chambre ^^ De plus des prénoms en B sont plus rares que ceux en A ou en C la plupart du temps. Somme imagine, 1 2 3 A 4 B 5 6 7 C 8 9 D, ce n'est pas forcément une sequence fixe, et de toute façon, l'interet n'était que de distribué au plus vite les prénoms. Crâle à reçu le 7ème choix.
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pierreanne - il y a 14 ans
Je n'ai qu'a moitié compris j'ai juste compris que sa n'était pas en rapport avec l'alphabet mais pas la peine de réexpliquer avec moi tu pourrais y passer des heures ^^'. Y'en a qui sont mort comme sa, sisi si exploser le crane contre un mur

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SQUALL - il y a 14 ans
Ouaip, moi aussi d'une certaine façon ^^ c'est frustrant de ne pas poster alors qu'on a des chapitres d'avances, mais c'est beaucoup mieux. Et qui sait, je vais peut etre systématiser le processus si ça me convient. Je suis entrain de songer à la perspective. Mais on verra. En attendant vous pouvez être sûr que cette histoire si continuera un bon moment au moins, quoique je dise par la suite.
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pierreanne - il y a 14 ans
Bonne nouvelle sa =) surtout avec la rentrée qui arrive on aura besoin de soutien comme celui la X)
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SQUALL - il y a 14 ans
Je poste la suite demain, le chapitre 2 donc, je viens de finir le chapitre 5 à l'instant, vous aurez donc des suites pour encore quelques semaines au moins mais étant donné que ce système me motive beaucoup plus, soyez sûr que je vais encore continuer au moins et dans le pire des cas sur quelque chapitres car les idées sont là et plus besoin de les brider à cause des votes et des choix multiples. A demain donc et que la force soit avec vous (non non ça n'a aucun rapport mais j'avais envie de dire ça)
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SQUALL - il y a 14 ans
[b:1un0hteq][size=150:1un0hteq]Chapitre 2 : Vivre pour les Autres [/size:1un0hteq] - On est quand même bien la tu ne trouves pas ? Lança la jeune fille en s’allongeant dans l’herbe, plaçant ses deux mains derrière sa nuque. - Tu penses qu’on à le droit d’être ici ? Lui répondit une voix presque effacée. - Arrête de faire ça Crâle tu es insupportable, grinça-t-elle. - De faire quoi ? Demanda se dernier. - Ca ! Toi ! Arrête d’être aussi ennuyeux, soit un peu plus naturel, ait moins peur de ton ombre et laisse aller les choses, de toute façon tout arrive comme ça doit arriver, autant profiter de chaque instant, lui expliqua-t-elle. - J’aimerais bien penser comme toi…, avoua le jeune homme. - Oh je ne désespère pas, lui intima-t-elle, après quelques heures ensemble, tu es déjà moins raide comme un bâton, et tu m’as même trouvé un petit nom sympa. - C’est vrai, Yùm, sourit-il, Mais pour le miens je ne pense pas pouvoir faire quoi que ce soit. Crâle c’est vraiment…moche. - Tu écris ça comment ? C R A L E c’est ça ? Interrogea-t-elle, sans pour autant quitter le ciel des yeux, alors que lui demeurait assis. - Oui oui, confirma-t-il, pourquoi ? - Prononce le autrement, le E de la fin, prononce le é, et roule le R, ça ferait quelque chose comme Clalé, non ? Proposa-t-elle, C’est plus à ton goût ? - Tu es un génie, sourit le jeune homme, répétant son nouveau nom mentalement, songeant à quel point il appréciait ces sonorités. - Bien sûr que je le suis, rit-elle, Dit, tu pourrais me rendre un service ? J’ai envie de sentir l’herbe sous mes pieds, tu peux me retirer mes chaussures ? - Pourquoi ? Interrogea-t-il, ne comprenant pas très bien pourquoi elle souhaitait se débarrasser de ses chaussures de toile, ni pourquoi elle ne le faisait pas elle-même. - Je n’en sais rien, avoua-t-elle, j’en ai juste envie, ça te dérange ? - Non, bien sur, si tu me le demandes, répondit le jeune homme avant de saisir la jambe de sa seule connaissance et peut être amie, si l’on pouvait la considérer comme tel. Crâle tira délicatement sur les lacets de la chaussure montante noirs aux bordures blanches, défaisant le nœud avec minutie. Il n’y voyait pas là un véritable intérêt, cependant, il ne voyait vraiment pas pourquoi il aurait dit non à Yùm, d’autant plus qu’il souhaitait vraiment lui faire plaisir. Il lui retira donc sa chaussure, rattrapant sa cheville pour ne pas laisser simplement son pied tomber et risquer de faire mal à la jeune fille. Il déposa ensuit ce qu’il avait en main délicatement sur l’herbe et Yùm en profita pour plier la jambe et poser sa plante contre la surface duveteuse. Crâle s’occupa ensuite de l’autre chaussure avec les mêmes attentions, dénouant le second nœud sans risquer d’emmêler les lacets. Il enleva la seconde chaussure et la déposa à côté de la première, laissant son amie les pieds uniquement enveloppé d’un fin tissu élastique, et légèrement transparent, un collant noir. - Merci tu es un amour, fit-elle, sans vraiment se rendre compte à quel point ces mot firent bondir son cœur dans sa poitrine alors que d’un œil absent, il observant les orteils de Yùmraëlle se crisper sur le sol et arracher quelques brins d’herbes. - Tu vas salir tes collants, remarqua-t-il. - Tu as pas tort, fit-elle en jetant un coup d’œil à ses pieds qu’elle continua à tortiller, profitant visiblement d’être débarrasser de leur prison de toile, Peut être qu’il vaudrait mieux que je me mette pieds nus. Mais j’ai la flemme d’enlever mes bas et de les remettre.
- Tu veux que je le fasse ? Proposa Crâle. - Non non, c’est bon, se moqua Yùm, je vais finir par croire que tu aimes que je te donne des ordres. Lèche moi les pieds Crâle ! - Ca n’a rien à voir, bougonna Crâle, piqué au vif, c’est juste que tu as dis… - Oui je sais, je te taquine. C’est très gentil, se reprit-elle en se remettant dans une position assise, alors arrête de bouder hein ? Elle leva un pied et le posa sur la joue de Crâle qui l’écarta, toujours vexé et peu emballé par la perspective de sentir des orteils gigoter contre sa peau, surtout sur son visage. Sans dire pour autant que c’était sale, il n’aimait simplement pas ça. Yùm du le remarquer car elle fit de même avec son autre pied, taquine. Crâle l’écarta de nouveau et se recula.
- Est-ce que tu es chatouilleuse ? Demanda-t-il finalement, changeant de sujet et évitant une éventuelle question de sa part. - Je ne sais pas, avoué-t-elle, pourquoi est ce que tu demandes ça ? - L’Immortel nous en à parler, cette méthode d’interrogatoire utilisée dans leur monde, et aussi comme punition. Et j’ai essayé d’écrire quelque chose là-dessus… - Ah ? Le sujet libre tu as choisis les chatouilles ? C’est drôle, je n’y avais pas pensé. C’est vrai qu’il en a parlé alors on peut écrire quelque chose là-dessus, rit-elle, Et pour toi ça a donné quoi ? Je veux dire, tu as réussis à écrire ? - Non, je bloque, et maintenant je n’arrête pas d’y penser, expliqua-t-il.
- Tu aimerais me chatouiller les pieds ? - Je ne suis pas sûr que ça m’aide beaucoup, rit Crâle, mais c’est gentil de proposer. - Tu es sûr ? Fit-elle en lui tendant ses pieds et gigotant les orteils, comme pur le provoquer, ce qui n’eut pas le moindre effet. - Oui, je suis sûr. Confirma-t-il en quittant les deux pieds d’une taille qui ne devait pas dépasser le 38 des yeux, Dis, Yùm, Je ne dis pas ça parce que je ne suis pas bien ici avec toi, mais tu ne devais pas rejoindre un ami tout à l’heure quand tu es tombé sur moi ? Je veux dire…il ne va pas t’attendre ? - Crois moi, il est probablement très content que je ne sois pas venu, assura-t-elle, Eh, mais attend, tu me donne une idée, on va y aller tous les deux viens ! - Mais je croyais que…, commença Crâle alors que la jeune fille se levait déjà en récupérant ses chaussure d’une main, visiblement peu encline à les remettre. - Pas de discussion, on y va c’est tout, tu vas m’aider à le sortir un peu, ça fait bien trop longtemps qu’il reste à grogner dans sa chambre, ça va être génial, assura la jeune fille toute sourire, visiblement très fier de son idée, au grand dam de Crâle qui lui n’était pas un instant motivé par la perspective d’aller voir un asocial dans son antre. - Je suis pas sûr que…, commença Crâle. - Allez, rends moi ce service, l’implora-t-elle, et je te laisserait me chatouiller les pieds. - Mais je n’ai pas envie de… Yùm ! S’insurgea le jeune homme, mais c’était déjà trop tard, la jeune fille était partie, sautillant sur la pointes des pieds, rejoignant la grande porte principale qui rejoignait la grande salle de séjour qui, vu l’heure, devait être transformé en salle à manger. Crâle la suivit, grommelant, songeant pourtant que c’était le plus beau jour de sa courte vie dans ce nouveau monde. Peu importait où cela le mènerait, il ne voulait plus être seul. Il allait connaître quelqu’un d’autre, et rien que cette pensée lui donna des frissons de plaisir. Il s’engouffra à la suite de Yùmraëlle dans ce que l’Immortel Orynn avait appelé bâtiment de transition social. En effet, il fallait semble-t-il attendre quelques semaines avant que le statue de chacun soit établis, qu’un rôle leur soit octroyer dans la société, et qu’un logement leur soit offert. Il régnait dans la grande salle commune une bonne odeur de viande, ce qui rappela à Crâle qu’il avait l’estomac dans les talons. Cependant, la jeune fille passa devant tous les autres sans un regard, et plus d’un levèrent un œil amusé en remarquant qu’elle n’avait plus ses chaussures. Les occasions de rire étaient rares, et le jeune homme se serait lui-même interrogé s’il avait vu une jeune fille sans chaussure passer en trombe dans la salle pour rejoindre l’escalier. Il la suivit à la même allure, et le fait de se savoir participant à cette véritable attraction pour tous les autres, le gonfla naïvement d’une fierté enfantine. Depuis le premier jour, il s’était sentit aussi anonyme qu’inutile. A présent il se sentait toujours aussi inutile, et ce que l’Immortel Orynn appelait le « mal de la mort » le tiraillait également, cependant il ne se sentait plus si anonyme. Il avait l’impression d’être quelqu’un, d’avoir une identité pour quelqu’un d’autre. Quelle belle journée… [/b:1un0hteq]
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pierreanne - il y a 14 ans
Alors la Squall tu me surprend ^^. Faire des scènes comme sa dés le 2eme chapitre c'est rare de te voir partir aussi vite dans le vif du sujet. Quelque peu frustrant de voir un personnage non fétichiste qui m'agace un peu. La fille par contre c'est le genre de filles que j'adore. Joyeuse taquine débordant d'énergie et sans gêne je l'adore ^^. J'ai hâte de voir comment cette histoire va évoluer =).
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SQUALL - il y a 14 ans
Bah écoute tant mieux si je surprends, mais le sujet se prétait à la situation, qui sait, peut être que chaque chapitre aura sa dose de petite douceur. Quand à Crâle, c'est exactement ce qu'il est censé inspiré au lecteur, donc ne te fais pas de souci, je n'ai pas fait un anti-héros pour rien, tout l'intérêt de cette histoire, c'est l'évolution.
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Shaka - il y a 14 ans
Bonne suite
. Comme Pierreanne, j'ai été surpris mais ça m'a plu. Je suis impatient de voir comment ça va évoluer cette histoire !
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Lilo - il y a 14 ans
Moi ça me plait bien pour l'instant
Bon l'intrigue n'est pas encore bien lancée, et je n'ai pas tout compris sur le monde dans lequel ils vivent. Ils sont détenus dans un espèce de centre ? Instruits et formatés par un immortel ? Je pense qu'on en saura plus par la suite ^^
Pour ce qui est des personnages moi je les aime bien ^^ Yùmraëlle a un côté décontracté, sympathique, elle va vers les autres sans timidité, elle a même l'air un peu sans gêne. Pour ce qui est de Crâle je l'aime bien aussi, et puis un personnage principal qui ignore tout du fétichisme c'est original quand même ^^ Par contre lui a l'air un peu timide et coincé, tout le contraire de Yùmraëlle, d'ailleurs la différence de caractère entre les deux personnages est plutôt marrante
Bon bah bonne chance pour la suite (même si je sais que le prochain chapitre est déjà écrit) et vivement vendredi prochain ! ^^ (tiens d'ailleurs... Je me dis qu'il y a toute la semaine entre temps... En fait c'est plutôt long une semaine... Déprimant ^^)
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SQUALL - il y a 14 ans
Il est très difficile de battir un monde, rendre des personnages attachants et aussi lancer l'intrigue en deux chapitres. A moins de faire un prologue explicatif à la Mimura, l'univers se battira au fur et à mesur à travers les observations et les dialogues des personnages qui eux même le découvre en même temps que vous.
Oui une semaine ^^ C'est long, même pour moi, surtout presque, parce que j'ai envie de faire partager cette suite. Mais n'oubliez pas, demain Dimanche, la première de Plune ! J'espère que ça va un peu faire patienter, en attendant la fin de la semaine prochaine.
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pierreanne - il y a 14 ans
Reste plus qu'une histoire à paraître le samedi et on a un week end au poil ^^
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Mimura - il y a 14 ans
A moins de faire un prologue explicatif à la Mimura
À noter que je ne l'ai fait que pour la description de Tenoxa, les autres dimensions n'ont pas eut ce genre d'introduction
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SQUALL - il y a 14 ans
Exact, mais ça donnait déjà une base...comment dire...concrete déjà, avant même le début de l'histoire, tu nous as bien situer les chose (ce que Tolkien a fait aussi d'ailleurs, bon, à une autre échelle évidemment) Mais ça n'a jamais été mon style
Mais c'est vrai, ensuite tu es partis sur une exploration, mais tout de même, tu as quand meme de gros chapitre explicatif que ce soit pour l'Infer ou pour Parados, presque mis à l'écart de la continuité du récit. Cela permet d'avoir un univers très cohérent et tres bien travaillé. Mais ce n'est pas le genre que j'écris, ça ne collerait pas.
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Mimura - il y a 14 ans
Tout dépend de ce que tu entends par "Gros chapitre explicatif".
À priori, il n'y a que le Chapitre 1 qui balaye le monde de Tenoxa d'un point de vue Omniscient.
Par la suite, toutes les explications sont de l'ordre d'un point de vue. À savoir qu'elles sont données à partir du moment où au moins l'un des personnages est en mesure de le voir.
En soit ce n'est pas, nécessairement, quelque chose qui ne collerait pas avec ton récit puisque cela ne retire en rien la part de mystère
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SQUALL - il y a 14 ans
Justement si ^^ tout l'intérêt de cette histoire va être que chacun va avoir sa propre vision du monde. Pourquoi je ne fais pas de vision omniscente, parce qu'il n'y aucune vérité dans l'histoire que je vais raconté, tout ne sera que suposition, que croire, qui croire, ça je ne dois pas le dire, peut être que tout ce que Crâle et Yùmraelle savent pour l'instant est totalement faux, je n'écris pas une aventure comme toi, l'omniscient ne peut pas y avoir sa place car il n'y aurait dés lors plus aucun intéret à lire. Mon monde se transforme à chaque fois que l'un des personnages jette les yeux dessus, si je brise cette chaîne (qui va en fait, je spoil un peu, mais passé de personnage en personnage, toujours dans un point de vu interne différent) alors je perdrais l'essence même de l'histoire qui est en faite basé sur une série de supposition que va se faire le lecteur. Bon faut que j'arrete parce que je me spoil tout seul XD ^^ Mais pour résumé, je sais ce que je fais, et je suis contraint (et j'insiste sur le terme) de bannir l'omniscient de mes possibilités, car je ruinerais toute mon intrigue qui ne repose pas (comme toi) sur un voyage.
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Mimura - il y a 14 ans
Je vois

Je sent que cette histoire va être assez métaphysique, c'est intéressant.
En tout cas ça promet pas mal d'acrobaties littéraires pour transmettre ces points de vue
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chatouillesdu92 - il y a 14 ans
Oua !!! Tout simplement. Je ne sauras pas dire exactement pourquoi mais je préfere cette partie à la précédente. Peut être parce qu'on commence à connaitre les deux personnages. Pour le moment je trouve Yum bizarre, elle a des qualités qui la rendent weird quoi. Je pense que je l'aimerais pas en vrai, enfin apres je sais pas; Et mon préféré c'est Crâle, ça faisait longtemps que je ne m'étais autant énervé sur un perso. A chaque fois qu'il l'ouve j'ai envie de lui faire sa tete au carré ! Donc c'est de lui dont j'ai le plus hate de voir l'évolution ^^ en tout cas bonne chance pour la suite, en espérant que tu arrives à tenir le rythme !
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SQUALL - il y a 14 ans
Assez métaphysique et pirouette littéraire, très probablement, et je vais faire de mon mieux pour que la sauce prenne mais je pourrais aussi me vautrer completement car c'est certain, ça ne va pas ressembler à une grande aventure où des personnages aussi caricaturaux que sympathique rencontreront des ennemis de plus en plus puissant à la mode shonnen (Non pas que ce soit quelque chose que je n'aime pas ^^ )
Pour l'instant je reçois les échoes que j'esperais au sujet de Crâle le mal aimé et Yùmraëlle la populaire, les prochains chapitres évidemment de mise en place seront important dans le même sens. Je condère qu'il faut environ 5 chapitres de plus de mise en place avant de pleinement entrer dans le truc, me faut le temps de vous présenter les protagoniste, construire leur relation, et vous donner une vague idée du monde dans lequel ils évoluent. Et merci Coquigirl ^^ Vive mon Crâle tête à claque
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SQUALL - il y a 14 ans
[size=150:3v18e8ab][b:3v18e8ab]Chapitre 3 : Vivre avec les Autres[/b:3v18e8ab][/size:3v18e8ab] [b:3v18e8ab]- Arion ? Lança Yùm, s’adressant vraisemblablement au résident de la chambre bardé du presque théâtral numéro 1, la jeune fille quand à elle logeant au second étage, à la chambre 38, presque tout au fond du couloir.
- Tu es sûr qu’il est là ? Risqua Crâle qui se fit immédiatement taire par un mouvement de la main de son amie de quelques heures. - Je t’entends ruminer à l’intérieur, fit-elle, ouvre moi s’il te plait, ça ne te fera pas de mal d’avoir de la compagnie, et en plus, je veux te présenter quelqu… - Dégage Yùmraëlle, Cracha une voix qui respirait la mauvaise humeur, Combien de fois va-t-il falloir te dire, tes visites te font perdre ton temps et tu me déranges. - Te dérange dans quoi ? Je suis sûr que tu es avachis sur ton lit, les rideaux tirés, à… - Qu’est ce que ça peut bien te faire ? La coupa-t-il, Et qui amène tu avec toi ? Tu t’es trouvé un petit ami et tu veux m’a bénédiction ? Tu l’as. Allez forniquer ailleurs. - Mais non, je ne suis pas…, commença Crâle mais fut une fois de plus coupé par un mouvement de la main de celle qui semblait vouloir prendre les devant. - Arion ? Reprit-elle d’une voix plus doucereuse, J’ai enlevé mes chaussures et j’ai froid aux pieds. S’il te plait ouvre la porte, si toi tu t’en fiches, moi je veux te parler. Un silence répondit aux déclarations de Yùmraëlle alors que son compagnon chétif, mais tout de même plus grand qu’elle, levait un sourcil. Qu’est ce qu’elle venait de dire ? Qu’elle n’avait pas de chaussures ? En quoi c’était supposé convaincre cet…Arion, qui semblait catégoriquement refuser toute présence intruse dans son antre privé. Cependant, aussi surprenant que cela parut, un claquement sec se fit entendre, témoin de l’actionnement du loquet, qui permit à la jeune fille de tourner la poignée et ouvrir la porte. Et la première chose que Crâle vit de leur interlocuteur invisible, ce fut un dos, de large épaule, recouvert du tissu blanc et fin d’une chemise. - Je ne comprends pas ton obstination à venir me voir chaque jour, avoua-t-il en s’allongeant sur son lit dans la position exact que la jeune fille avait décrite plus tôt. - Je ne comprendrais jamais la tienne qui consiste à ne jamais sortir et ne parler à personne, lui renvoya-t-elle presque gentiment en s’avançant de quelques pas silencieux dans la chambre, posant ses chaussures à l’entrée. Le visage de son ami, Arion, demeurait caché dans l’ombre. Il faisait si sombre dans cette jambe, les rideaux étaient tirés de sorte que seuls quelques fins rayons de lumière ne traverses la pièce. Ce n’était pas suffisant pour que Crâle discerne les traits de l’inconnu, cependant une chose était certaine, il était plus grand et plus costaud que lui. Cela dit ce n’était pas très difficile. Tout cela mélangé mit le jeune homme très mal à l’aise et il n’osa pas approcher plus qu’à l’orée de la chambre. - Ferme la porte ! S’agaça le maître des lieux, crachant ses mots comme un venin qui paralysa Crâle un instant, avant que finalement un flux d’adrénaline désagréable ne le pousse à précipitamment obéir et fermé la porte derrière lui. - J’ouvre les rideaux aussi, c’est glauque quand on est dans le noir, et ta voix à l’air encore plus grave, intervint Yùmraëlle pour détourner le propos, ce que son nouvel ami apprécia grandement. Elle traversa la chambre presque sans un son, ses bruits de pas totalement étouffés par ses collants, et malgré une interjection de désapprobation de la part d’Arion, la jeune fille fit précisément ce qu’elle avait annoncé. Lorsque la lumière inonda la chambre, Crâle en fut tout d’abord aveuglé et l’occupant des lieux poussa un juron bien appuyé. L’invité inattendu ouvrit un œil hésitant et découvrit finalement pour la première fois cette chambre qui n’avait rien à voir avec la sienne, impeccablement rangé, sobre, banale, sans âme. Celle-ci, c’était tout le contraire, des dessins en noir et blanc étaient accrochés sur les murs et les recouvraient presque totalement. Du papier voletait un peu partout sur le sol. Arion avait déplacé le lit dans un coin pour avoir plus de place et visiblement ne pas avoir à supporter les rayons du soleil. Cela n’empêcha pas Crâle de discerner enfin son visage. Un menton carré, un nez aquilin, de petits yeux ambrés perçant sous de fins sourcils froncé, un visage qui en somme était très intimidant, mais pas dénué d’un certain charme dur. Il avait de longs cheveux blancs tirés en arrière, dégageant un front droit, accentuant un air sérieux et presque agressif. - Je…je m’appelle Crâle, commença l’intrus, intimidé par le personnage. - Qu’est ce que tu veux que ça me fasse ? Grinça le dénommé Arion qui le quitta des yeux pour se tourner vers Yùm, Je peux savoir pourquoi tu m’as apporté ça ici ? - Arrête de ronchonner, le réprimanda Yùm d’une voix conciliante, s’asseyant finalement sur le lit non loin d’Arion après quelques pas, puis s’adossant au mur, Il s’appelle Crâle et c’est quelqu’un de très sympathique. Le jeune homme nota silencieusement qu’elle n’avait pas répondu à la question. Et d’ailleurs, lui-même se demandait bien ce qu’il fabriquait là, planté au milieu de la chambre. Il ne trouva rien de mieux à faire que jeté des regards assez fiévreux un peu partout, avant de finalement revenir sur son amie, qu’il implora presque des yeux de faire quelque chose. Tout ce qu’elle fit, fut poser docilement ses jambes sur les genoux d’Arion qui, s’adossant sans un mot, commença par prendre doucement les pieds de la jeune fille pour commencer à les malaxer avec une adresse assez surprenante de la part de quelqu’un qui semblait si bourru. Et au vu de visage décontracté de la jeune fille, il semblait évident que les attouchement lui faisait un bien fou. Crâle ne chercha pourtant pas une logique là dedans et préféra dire quelque chose de constructif. - C’est toi qui…a dessiné tout ça ? Fit-il finalement, quittant des yeux ce massage semble-t-il improvisé qui avait inexplicablement détendu l’atmosphère. - Pourquoi tu demandes ça ? Lui répliqua Arion. - C’est très joli. Vraiment c’est magnifique, assura Crâle en détaillant ce qu’il voyait, paysage, visage, choses étrange, peut être même quelques formes abstraites, bien qu’il en doutait, tout semblait avoir une forme précise. - Oui oui oui, c’est magnifique, ironisa le jeune homme, Ce n’est ni beau ni laid, ce sont des souvenirs, pas de l’art. J’essaie seulement de dessiner ce que je vois quand je me concentre suffisamment. Je sais que ce sont des souvenirs. - Mais l’immortel a dit que nous ne pouvions pas nous souvenir de…, commença Crâle. - Et tu crois toujours ce qu’on te dit toi ? Le coupa Arion avant de poussé un sifflement consterné, En ce qui me concerne…Crâle…Je n’ai aucune confiance en cet…Orynn. - C’est idiot, protesta-t-il, Il est le seul lien que nous avons avec ce monde en attendant d’être réinséré dans la société active. - Tu sais ce que j’en dis ? Ce beau petit monde m’écoeure et je n’ai aucune envie de le voir. Ça ne m’intéresse pas, compris ? Et ça je le dis à vous deux, précisa-t-il sombrement, mais ne cessant pas pour autant de décontracté les orteils de Yùm qui ne disait plus mot, profitant visiblement du massage tout autant que de la conversation. - Tu te trompes ! S’énerva Crâle, serrant les poings. - Ce qu’il veut dire, le coupa Yùmraëlle, sentant visiblement que c’était le moment d’apporter son propre avis, C’est que des souvenirs de visages ne remplaceront pas de vrais personnes qui vivent la même chose que toi. Ils sont tous là, en bas. - Ils n’existent pas pour moi, je n’existe pas pour eux, où est le problème ? Cracha-t-il, perdant patience, Tout ce que je veux c’est qu’on me laisse tranquille, c’est compris ça ? - Tu es un lâche ! Siffla Crâle, et cette fois, son amie ne fut semble-t-il pas en mesure de tempérer son propos car Arion écarta précautionneusement les deux petits 38 qu’il massait depuis déjà quelques minutes, puis se leva très lentement de son lit pour, en quelques pas, se retrouver face à son interlocuteur. - Je suis quoi ? Commença-t-il, souriant presque devant ce qu’il venait d’entendre, et Crâle put se rendre compte à quel point il était plus impressionnant que lui, le dépassant d’une tête, et les muscles dessinés de ses bras saillaient au travers du tissu blanc, J’ai tort sur toute la ligne, je suis un idiot, et un lâche ? - Tu dis que tu veux te souvenir, toutes ces choses sur les murs, tu pourrais les retrouver ici, dans ce monde là, sous une nouvelle forme, fit-il, Et je dis que tu es lâche, parce que plutôt que de les rechercher, et de prendre le risque de découvrir qu’il y a quelque chose de bien ici, toi, tu ne parles à personne et tu ne sors pas de ton trou. Tu as peur. - J’ai peur hein ? Très beau discours, je te félicite, siffla Arion, Mais ça ne change rien. - J’ai peur moi aussi, dit Crâle, tendant sa main en signe d’amitié. - T’a vraiment une case en moins, conclue Arion, Mais t’es pas si con finalement… [/b:3v18e8ab]
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pierreanne - il y a 14 ans
Un perso fétichiste vu à partir d'un oeil qui ne l'ai pas. J'ai l'impression de suivre l'histoire depuis les yeux d'un ami lol. Très inintéressante cette histoire les personnages sont plus interressant les uns que les autres ^^. Hâte de voir la suite.
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Lilo - il y a 14 ans
Alors ce chapitre, je l'ai vachement aimé
Déjà, j'aime le personnage d'Arion, il fait un peu peur comme ça, mais son fétichisme, ses dessins lui donnent un côté plus doux, donc un côté contrasté, ça me plait.
Et puis, comme toujours en te lisant, je me suis pas ennuyée un instant, et toujours cette envie de lire la suite immédiatement, d'en apprendre plus, de mieux connaître les personnages.. C'est ce qui fait la réussite d'un chapitre non ? ^^
Et vivement la suite, une fois de plus
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SQUALL - il y a 14 ans
Alors, je prends deux minutes et je réponds à ceux qui ont postés quand même, parce que c'est sympa. Bon.
Les personnages sont interessents, et bien toute l'histoires est basé sur l'intéret que vous leur porterez donc j'espere bien ^^
Ensuite Satori, oui tu as bien cerné le personnage, mais bien évidemment, ce n'est pas si simple bien sur. Mais oui, il mérite d'etre connu car évidemment, son évolution sera bien aussi interessente que celle de Crâle. Quand au concept de vrai... mmh
on est au centre de l'interet de l'histoire comme vous le verez bientot. Mais je ne dirais pas un mot pour la suite ^^
Et pour Lilo : Arion, dure et doux à la foix, et bien, il a le côté esthète ermite c'est vrai, je suppose qu'on peut dire dur et doux. Et effectivement tu as raison, tout l'interet de l'histoire ne viendra pas de ce qui se passe autour, mais de ce qui se passe dans les personnages. Evidemment, j'ai développé l'histoire et le monde, cependant mon style s'appuie vraiment sur l'évolution. Et effectivement, et effectivement, je suppose que la réussite d'un chapitre vient de l'absence total s’ennuie et l'envie de voir ce qui se passera ensuite.
La suite vendredi, je pense PEUT ETRE écrire une histoire et poster le mercredi. Ce n'est qu'une idée, et j'hésite, mais peut être. En ce qui concerne cette histoire, pas de problème, même si j'ai repris le boulot, j'ai suffisament d'avance pour ne jamais être pris de court.
A dans trois jours pour la suite.
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chatouillesdu92 - il y a 14 ans
Piti com ^^
Bah moi j'aime pas trop Arion, peu être un peu cliché mais demandant à être approfondie.
Par contre je sur kiff Crâle, c'est extremement rare un perso ou dès qu'il parle ta envie de lui enfoncer la tete dans une fosse septique, c'est génial !
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SQUALL - il y a 14 ans
C'est vrai, Arion est un peu cliché peut être, mais dévoilé tout le caractère d'un personnage en un chapitre est assez compliqué. Non, autant dire que c'est impossible, les prochains chapitres ne pourront qu'être un bon moyen de le dévoiler un peu plus. D'ailleurs, pour, l'instant, Yumraëlle est quand à elle un personnage un peu creux qui n'aurait pas de veritable interet s'il n'y avait pas les personnalité de Crâle et Arion. C'est un autre problème. J'ai conscience de ça, et chaque chapitre ajoutera sa petite pierre à l'édification de ces personnages là.
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SQUALL - il y a 14 ans
[b:19za2tu4][size=150:19za2tu4]Chapitre 4 : Un but créateur d’identité [/size:19za2tu4] Cela faisait maintenant deux semaines. Enfin, pas tout à fait, plutôt onze jours, qu’Arion avait finalement accepté la main tendue que Crâle lui avait proposer lors de leur première rencontre. Une poignée de main brutal, dur, forte, mais qui avait tant de sens. Très franchement, le jeune homme avait cru qu’il se ferait frappé. Il n’avait pas bien su ce qui lui avait pris, à parler de cette façon à quelqu’un de bien plus costaud que lui. Il avait joué avec le feu et ne s’était pas brûlé. Bien sûr, ça aurait été mentir que de dire qu’en quelques heures, ils étaient devenu les meilleurs amis du monde. Mais une certaine tolérance s’était installée. Arion acceptait soudain dans son univers quelqu’un de nouveau, lui, Crâle, l’illustre inconnu qui n’en était plus un. C’était là le plus beau des cadeau que l’on aurait pu lui faire, et c’était Yùm, l’âme charitable qui lui offert cela. Une identité, et même un but, car depuis ces onze jours, leur grand objectif, à l’un comme à l’autre, devint celui de faire sortir Arion. - Je vous ai dit, non, ce n’est pas assez clair peut être ? Faut-il que je vous le chante ? - Je dois avouer que ce serait vraiment très drôle, rit Yùmraëlle, assise sur le lit de jeune homme, qui lui même, comme à son habitude, était allongé, les deux mains derrière la tête, râlant sans discontinuer à chaque fois qu’il ouvrait la bouche pour répondre. - Mais ce qu’on aimerait vraiment c’est te voir dehors, ajouta Crâle, quand à lui assis sur la chaise de bourreau que chaque chambre possédait. - Moi j’aurais aimé que tu sois une magnifique blonde Crâle, mais voilà, nous n’avons pas toujours ce que l’on voudrait, railla Arion en jetant un coup d’œil discret vers les chaussure que Yùmraëlle avait gardé aux pieds, ce qui était plutôt inhabituel mais bien le seul moyen qu’avait la jeune fille pour faire pression sur lui. - Oh… Il est chou, ricana Yùm en tortillant ses chaussures de toile, ce qui fit grogner l’autre occupant du lit, Mais tu sais, si tout le monde y met du sien, on peut toujours arriver à des arrangements qui plairont aux deux partis. La proposition était claire. Même Crâle qui n’avait pas l’œil pour les détails avait bien remarqué que le jeune homme taciturne aimait tout particulièrement masser les pieds de la jolie Yùmraëlle. Lui-même n’avait aucune espèce de dextérité dans ce domaine, et même s’il aimait énormément la jeune fille, il n’avait jamais eu particulièrement envie de lui masser les pieds. Elle-même semblait raffoler de ce traitement. Mais cela faisait maintenant plusieurs jours qu’elle n’ôtait plus ses chaussures en entrant dans cette chambre qu’Arion ne quittait pas. Au final, c’était un peu étrange, mais Yùmraëlle tentait de convaincre le jeune homme de sortir en échange de…bah…de ses pieds. C’était si ridule que Crâle y trouvait presque une logique. - Je ne pense pas qu’un tel accord soit nécessaire, commenta Arion, Tu aimes bien trop que je te masse les pieds pour maintenir ta grève encore longtemps. - Toujours aussi présomptueux et sûr de toi, répliqua Yùm qui n’appréciait visiblement pas du tout l’arrogance du jeune homme, Je te signale que tu n’es pas le seul à avoir des mains, et celle de Crâle sont plus douces. Il me masse déjà les pieds maintenant que tu n’es plus là tu sais, et il s’en sort bien. Quoi ? Qu’est ce qu’elle venait de dire ? C’était du délire ! Il ne l’avait jamais massé, il ne l’avait jamais proposé, et elle ne l’avait jamais demandé. Bien trop timide pour ne serais ce que faire le premier pas pour lui faire un câlin de salut matinale, le jeune homme n’avait jamais ne serais ce que songé à la massé, pensant se ridiculiser plus qu’autre chose. Il remarqua le regard insistant et le visage presque désopilant d’une Yùmraëlle qui semblait le supplier d’entrer dans son jeu. Crâle se mordit pensivement la lèvre inférieure avant de répondre finalement, au vu du regard interrogatif que lui envoyait Arion, souhaitant visiblement avoir sa version : - Oui, oui, ça m’arrive quand elle me le demande de… Enfin… Je ne sais pas si j’ai les mains douces mais… Enfin je pense qu’elle préférerait que ce soit toi qui… - Tu sais quoi Crâle ? Le coupa la jeune fille, volant à son secours, voyant qu’il s’emmêlait totalement et qu’Arion aurait tôt fait de comprendre qu’il n’avait même jamais touché la jeune fille pour la masser, J’aimerais bien en avoir un là. Avant même de comprendre ce qu’impliquait ce que venait de dire son amie, Crâle la vit entreprendre d’enlever ses chaussures. Il arrivait qu’Arion le fasse parfois. Lui-même, une seule fois, ce jour où il l’avait rencontré. Depuis lors, ayant compris que cela le rendait mal à l’aise, elle ne lui avait plus rien demandé de ce genre. Enfin…jusqu’à ce jour. Car à présent qu’il voyait les chaussures toiles tomber mollement sur le sol, au pied du lit, il commençait à sembler subitement évident qu’il allait devoir faire ce qu’elle lui demandait implicitement. - Et d’ailleurs, reprit Yùmraëlle, j’ai envie d’un massage pieds nus aujourd’hui. Arion leva presque furieusement les yeux, se redressant un temps soit peu alors que la jolie jeune fille se décida à quelque chose que jamais auparavant elle n’avait fait dans la chambre de l’ermite taciturne, enlever ses bas noirs. En effet, bien qu’elle se fasse presque quotidiennement massé les pieds par Arion, elle n’avait jamais été pieds nus pendant le…processus si l’on pouvait dire. Ce que Crâle trouvait idiot d’ailleurs, après tout, il n’avait beau ne pas être un spécialiste du massage des pieds, il trouvait évident de penser qu’il serait plus agréable de ne pas avoir de chaussette ou…autre chose. Mais elle avait persister à garder ce qu’elle portait, des bas la plupart du temps, se mariant avec sa courte jupe. - Ce n’est pas comme ça que tu me feras sortir de mon trou, commenta Arion bien que ne pouvant visiblement lâcher les mouvements de Yùm des yeux, un intérêt assez incompréhensible pour Crâle fixé au visage. - Oh mais ce n’est pas une manœuvre, j’ai vraiment envie d’un massage, répliqua-t-elle. Finalement pieds nus, contractant puis dépliant les orteils comme pour les réhabituer à la liberté, Yùm les tendis finalement dans la direction du jeune homme silencieux qui ne savait vraiment pas quoi faire. Il n’avait pas envie de se rendre ridicule. Mais devant son regard insistant, il approcha sa chaise suffisamment prêt pour qu’elle puisse poser ses chevilles sur ses genoux. Il peut dés lors voir les pieds nus de Yùmraëlle. Ils étaient mignons, bien sûr, mais le jeune homme ne comprenait toujours pas en quoi le fait de les dévoiler allait convaincre Arion d’accepter de sortir. Il ne comprenait pas. Et il avait deux pieds nus sur les genoux. - Crâle ? L’encouragea Yùmraëlle, l’incitant à entamer ce fameux massage, qu’il ne savait absolument pas faire ! - Oui oui, se pressa celui-ci, songeant que la jeune fille profitait peut être en plus de la situation, et si seulement il avait su faire les massages, il aurait trop heureux de lui faire plaisir, mais là… Songeant que tout ce qu’il avait à faire, c’était jouer la comédie, Crâle approcha ses mains, et sans qu’il ne comprenne véritablement pourquoi, il songea aux chatouilles. Au final, il avait réussi à écrire sur son sujet jusqu’au bout, et même plusieurs pages, soudain en proie à une excellente inspiration. Il l’avait remis à l’Immortel comme les autres mais ce dernier avait semblé particulièrement intéressé par son travail, plus que par lui-même d’ailleurs, il ne lui avait à peine adressé qu’un regard invisible derrière sa capuche orangée. Il repensait aux mots qu’il avait écris, à la façon dont une pression plus légère pouvait faire monter la peur de la victime, comment les temps de latence pouvaient accentuer la sensibilité, comment les pieds pouvaient être totalement immobilisés pour un maximum de résultat. Pas un instant il n’avait pensé à l’éventualité de se retrouver lui-même dans le rôle d’un bourreau, ce n’était qu’une ébauche de réflexion sur le sujet qui, curieusement, l’inspirait. Mais à présent qu’il avait ces deux pieds si prêt de lui… Il songeait à leur réaction si une plume venait à passer entre ces deux orteils là, le plus petit et celui ensuite, ce qui se passerait si quelque chose comme un pinceau viendrait à glisser à cet endroit, le côté du talon, et si un doigt venait à glisser là, dans le creux de la plante un peu rosée qui attendait toujours ce foutu massage. Pourquoi pensait-il à ça maintenant ? Pourquoi est ce qu’il avait envie que ces deux pieds si docilement posés sur ses genoux soient soudain entravés de sorte qu’ils ne puissent plus faire un seul mouvement. Il voulait essayer, tester, voir si ce qu’il avançait dans son essai pouvait se vérifier, pouvait fonctionner. De quoi parlait-il ? Souhait-il vraiment savoir si après plusieurs heures de torture elle serait prêt à avouer n’importe quoi ? Enfin c’était son amie ! Comment pouvait-il penser ça… S’excusant presque mentalement, le jeune homme approcha ses mains, assez incertain quand à ce qu’il était censé faire. Les deux petits pieds étaient justes là, à se tortiller… Il suffisait qu’il glisse un doigt pour voir…si oui ou non…elle était chatouilleuse. - Ok ok ok, ça va, ça va, je sortirais faire une petite balade pour vous faire plaisir, mais par pitié arrêtez ça sinon je vais me sentir mal et je vais devenir violent envers Crâle !
- Ah ah ! Tu l’as dis, tu l’as dis ! Lança triomphalement Yùmraëlle en retirant ses pieds des genoux de son ami, le tirant de ses pensées et le soulageant grandement du véritable poids qui pesait sur ses épaules, Désolé pour la petite mise en scène, Crâle.
- Oh il n’y a pas de mal, assura se dernier en levant les mains, plaidant du même coup l’innocence face au visage d’Arion, les traits tirés par l’agacement - Maintenant…, commença ce dernier, Puis je masser moi-même ces deux petits pieds ? [/b:19za2tu4]
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SQUALL - il y a 14 ans
Tu comprends vraiment tres bien les personnages au delà de leurs simples conversations amicals, je crois pouvoir dire sans me tromper que tu apprécieras particulièrement cette histoire. Mais je ne vais rien dire et essayer de ne pas spoiler (même si c'est pas facil ^^)
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Lilo - il y a 14 ans
Ah, la suite !
Décidément c'est Arion que je préfère, même si j'aime bien le trio. Crâle est vraiment coincé, c'est un peu agaçant mais c'est marrant ^^ Yùmraëlle.. Un côté un peu manipulateur, dans ce chapitre. Mais alors Arion, même son côté râleur je l'aime bien ! Et puis il a pas l'air d'être une si grosse brute que ça finalement
J'ai bien aimé le passage où Yùmraëlle met ses pieds sur les genoux de Crâle. On s'attend à ce qu'il la masse, et là ah, tiens, il va la chatouiller, ça surprend. Il réfléchit, il hésite, il est sur le point de la chatouiller, et finalement.. rien ^^ Surprenant, et un peu frustrant cette fois. Mais je sens que tu vas pas mal t'amuser avec nos nerfs de cette façon dans cette histoire. ^^
Et j'ai déjà hâte de lire la suite, évidemment
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chatouillesdu92 - il y a 14 ans
^^ Je crois que c'est ma partie préférée pourtant ça parle que de peids lol mais j'étais franchemnet à fond dedans ça ma fait tres plaisir ça faisait longtemps que j'évais pas été plongé dans un truc comme ça ^^
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pierreanne - il y a 14 ans
J'adore tout simplement, suivre l'histoire à partir des yeux d'un non fétichiste est franchement génial j'adore se principe et tes personnages sont aussi inintéressant que différent.
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SQUALL - il y a 14 ans
Aussi ininteressent que différent ? XD Bah ça fait plaisir ! C'est des grosses merdes en sommes ! ^^
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Mimura - il y a 14 ans
Intéressante histoire

On sent que tu tiens à présenter un monde mystérieux dont tu ne livreras les secrets qu'au compte-goutte, à mesure que l'histoire s'avancera. En tout cas, ces premiers chapitres soulèvent, déjà, un grand nombre de question. Il n'y a pas énormément de détails d'un point de vue architecture mais on se fait facilement une idée de l'environnement.
Concernant les personnages, je trouve que Crâle ( Ou "Clalé"
) revêt bien le rôle du héros naïf propre à maint quête initiatique. L'emportement viscérale dont il fait preuve face à Arion est caractéristique de ce style de personnage, cela permet beaucoup d'évolution potentielle par la suite 
D'une manière générale, face au système de ton univers, tu présentes une triptique comportementale intéressante. De ce que j'ai compris :
- L'Intégré ( Crâle )
- La Libérée ( Yùm )
- Le Rebelle ( Arion )
Scénaristiquement, cela ouvre sur bien des directions ^^
Ironiquement, concernant Crâle, c'est, finalement, des trois celui qui se sent mal d'être associal qui semble le plus connecté à cette "société".
Pour petit point négatif, je regrette l'ellipse entre le chapitre 3 et 4.
Une grande ellipse, c'est intéressant dans des histoires dont les personnages ont été biens installés et pour qui le charisme et la psyché ne laisse plus de doute. Cela permet de faire ressentir, au lecteur, le plaisir de retrouver des personnages qu'il connait bien après des évolutions plus ou moins forte.
Cela arrive souvent dans les mangas ( Exemple que la majorité connait : Naruto et l'ellipse des trois années )
Là, évidemment, ce n'est que deux semaines mais c'est déjà suffisamment long pour présenter une évolution d'attitude entre les protagonistes. Le problème est que cela arrive très tôt et que, à mon sens, leur psyché n'est pas encore assez installés pour vraiment apprécier ce bond dans le temps à sa juste valeur.
Cela ne détruit pas le texte mais en retire une partie de sa force évocatrice.
Autre point de détails, plus terre à terre. Quelques fautes ( À mon tour de les faire remarquer aux autres
) notamment des oublie de mots qui changent le sens de la phrase ce qui est parfois dommage.
Et n'oublie pas, " Ç " → Alt + 128
Ça permet d'éviter que "- Ca ! Toi !" se lise "- Ka ! Toi !"
C'est mineur, mais tans qu'à proposer quelques améliorations
Pour le reste, en terme d'écriture, c'est agréable.
Quelques répétitions par moment mais cela reste fluide et traduit bien ton scénario et le déroulement de ton histoire.
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SQUALL - il y a 14 ans
Alors ! Un commentaire un peu plus négatif que d'habitude, je me dois de répondre à ça, surtout venant de Mimura (Désolé au faite, ce n'est pas que je commente plus mais j'ai un peu perdu le file de ton histoire, j'attend de pouvoir m'en faire une pleine après midi et te faire un commentaire géant, pour l'instant je suis assez pris, d'ailleurs merci pour l'idée des chapitres en avance, ça me facilite grandement la vie ^^ et paradoxalement j'y avais jamais pensé, dés que je finissais, je postais)
Bon, alors, pour le ça, je plaide coupable, le ça majuscule est chiant à faire, et parfois je suis dans mon idée et je me dis allez, je le remplace quand j'aurais, et visiblement je suis passé à côté.
Deuxième problème, les lapsus, je fais moins de fautes que toi en général il me semble, mais il y a un truc dont j'arrive pas à me débarasser, ce sont les lapsus, quand je me mets à écrire avec une idée très précise en tête, je fais des lapsus, j'écris enfin au lieu d'encore par exemple, simplement parce que ça commence pareil et que je suis plus habitué à taper l'autre. Le plus célébre de mes lapsus, une certaine coquigirl en témoignerait, c'est d'homme. J'ai voulu écrire dôme, j'ai écris d'homme, un d'homme ^^ et je m'en suis même pas apercçu tout de suite, ça reste dans les annales de mes plus grosse bourde.
Ensuite, l'ellipse, effectivement, elle manque de punch, et je vais t'expliquer pourquoi. Shadow of feet, c'est en fait l'adaptation du véritable bouquin que j'écris, l'ombre de la vie, dans un côté allégé, condensé et avec des chatouilles. Pour te donner une idée, le premier chapitre n'aurait du tourné qu'autour de Crâle et etre trois fois plus long, et extremement lent, sans une seule parole. Ensuite viennent seulement Yumrëlle et Arion deux semaines plus tard, alors que Crâle est enfin prêt à parler à quelqu'un. lorsqu'Arion l'accepte finalement, une page se tourne. L'ellipse est plus longue d'ailleurs. Ici, étant donné que je n'avais pas le temps de faire trois chapitre sur la melancolie de mon personnage, j'ai décidé de ramené ces deux elipse en une seule, plus courte, je conçois qu'elle manque de punch car elle commence dans la chambre et revient dans la chambre, ce n'est pas le cas dans la véritable version, mais j'ai pensé à cette scène qui collait parfaitement. Alors je me suis dit, ça le fait. Au niveau de l'architecture, evidemment, le défaut va de paire avec le premier, étant donné je fais plus rapidement avancé l'histoire, pour y intégrer des scènes supplémentaires. De plus, tu as raison, toute l'intrigue reposant sur le mystère, je n'en dis pas trop, et enfin, étant à l'intérieur d'un personnage, j'ai besoin que ce qu'il voit soit crédible. Crâle passe son temps à observer le comportement de ses deux amis car il a une confiance en lui même proche du zéro, il a besoin de modèle, les murs l'intéressent beaucoup moins (pour l'instant du moins, et ce n'est pas une excuse pour ne rien d'écrire j'en suis conscient)
Quand à ton analyse de mes personnages, je suis plutôt content car c'est exctement l'impression que je veux donner au lecteur (aurais je dis impression ?) Surveille un peu le prochain chapitre Mimura, je pense qu'il te plaira
Pour l'écriture, je suis d'accord, il y a des répétitions, ça pourrait être mieux, mais je dois avouer que j'écris en revenant rarement en arrière. Si un chapitre de la VRAI version de l'Ombre de la vie, me prend des semaines, parfois des mois parce que je bloque sur un passage qui demande une âme que je n'arrive pas à lui donné, l'un de ces chapitres ne me prend pas plus de quelques heures, 3 tout au plus. J'écris bien, mes pas exceptionnellement bien, mais bon, on ne m'en voudra pas, après tout je ne suis pas ici dans un concour littéraire et j'avoue, qu'écrire sans réfléchir à chaque mot, chaque phrase, chaque virgule, c'est incroyablement reposant.
Pour conclure donc, j'assume tous les defauts que tu as cité, et j'attend de voir si l'histoire sera là pour les rattraper où non.
Sachez que les deux prochains chapitres représentent le début de mon histoire. Je n'en dirais pas plus

