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- Shadow of Feet
Histoire ajoutée le
31/08/2011
Épisode ajouté le
31/08/2011
Mise-à-jour le
03/07/2021
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SQUALL - il y a 14 ans
Ahah ^^ Mine de rien il suit le Satori
Non non, mais sous sa cape il a un uniforme allemand (Attention quand l'autre va arriver ça va criser)
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SQUALL - il y a 14 ans
[b:1t7rb2s6][size=150:1t7rb2s6]Chapitre 12 : La saveur de l’Innocence[/size:1t7rb2s6] Crâle se sentait tellement excité, tellement enthousiaste, qu'il avait l'impression qu ses mains tremblaient alors qu'il faisait son lit pour la dernière fois. Ils y étaient, ce fameux jour où ils s'en iraient tous les quatre. Orynn était resté invisible ces derniers jours, préparant vraisemblablement leur départ vers un endroit dont le jeune homme ne savait rien, il devait bien le reconnaître. Seul Zukk avait une idée de ce qui les attendait, mais l'Arris aux cheveux coiffés en bataille avait confiance en lui. A ne croire personne d'autre que soit, on finissait comme Arion, seul, et cela, Crâle ne le souhaitait pas. Soupirant, le jeune homme regarda une dernière fois autour de lui, scrutant ces murs qui l'avaient tenus prisonniers pendant des jours. Un petit sentiment de nostalgie s'empara un instant de lui, mais il se rendit compte qu'il ne regretterait vraiment rien, ce qui avait le plus de valeur pour lui, Arion, Yùmraëlle et Zukk, il l'emportait avec lui dans cette belle aventure. Il tourna ainsi les talons et leva sa main vers la poignée de la porte, n'emportant avec lui que les vêtements qu'il portait, un pantalon de toile marron et un shirt bleu sans manche de laine fine, le reste du contenu de l'armoire demeurant en ces lieux pour le prochaine Arris qui viendrait. Ainsi, le fonctionnement de la vie n'était qu'un éternel recommencement, et lui passait à la prochaine étape de son existence. Un léger pincement dans le bras avertit Crâle que son membre souffrait encore de quelques petites séquelles dut à sa grave blessure quelques semaines plus tôt. Mais il ne se leurrait pas, la guérison avait été fulgurante et miraculeuse grâce aux pouvoirs de l'Immortel. Il ouvrit enfin la porte, puis la referma avec un dernier regard. Après quoi il arpenta silencieusement le couloir, droit vers les escaliers en colimaçon juste au bout. Il était très tôt, et mieux valait ne réveiller personne. Lorsqu'il passa devant la chambre de l'ermite aux cheveux blancs, Crâle se demanda si ce dernier n'avait pas décidé au dernier moment de rester, ou bien peut être ne s'était-il même pas réveillé, cela n'aurait guère été étonnant. Mais il était peut être déjà en bas, prêt à partir. Motivé inexplicablement par cette perspective, le jeune homme excité pressa le pas tout en prenant garde de ne pas glisser dans l'escalier, il n'aurait vraiment pas été très malin de se briser le cou alors qu'il était à l'aube d'un superbe voyage. Il arriva donc tout de même rapidement à la grande salle, impeccablement rangé, de grandes tables collées contre les murs au même titre que de larges sofas et le sol recouvert de carrelage était nettoyé. C'était les Arris eux même qui s'occupait de cela, une façon de leur offrir une certaine autonomie. Crâle salua silencieusement les effort du peuple de Zukk pour faire en sorte que les être comme lui ne se sente pas trop oppressé, même si au final, même le plus calme et renfermé des hommes voyait le titiller un désir de plus grande liberté. Un feu brûlait, comme toujours, dans la cheminée, au fond, lueur orangée qui donnait une lumière tamisé à la salle. Ce ne fut qu'alors que Crâle remarqua deux choses, la première fut qu'il n'y avait personne qui l'attendait, le faisant douté de son horaire, et la deuxième, qu'il y avait un canapé avancé juste devant le cheminé, ce qui fit douter le jeune homme quand à sa première conclusion. En tout cas, s'il y avait bien quelqu'un qui se faisait doré devant les flammes, il ou elle ne l'avait pas entendu. Le jeune homme eut donc un réflexe des plus humain, à ce qu'il lui sembla, ne faire aucun bruit pour se rapprocher de cette source de questionnement. Il s'approcha ainsi juste suffisamment pour apercevoir les boucles de cheveux marrons qu'il reconnu comme étant ceux de Yùmraëlle. Souriant, il s'approcha d'avantage, sans qu'elle ne l'entende. C'était bien elle, cela ne faisait aucun doute. Elle ne l'avait absolument pas remarqué, concentrée vraisemblablement sur les vacillements flammes jaune orangés, peut être même s'était-elle assoupie, il ne savait pas, il ne pouvait pas voir, de là où il était si les yeux gris de la jeune fille était ouvert ou clos. Crâle se mordit la lèvre, se demandant ce que la jeune fille ferait à sa place, fantasmant à l'idée de bondir sur elle pour la surprendre. Tranquillement entrain de réchauffer ses pieds nus devant la cheminée, elle ne verrait rien venir. Il n'avait qu'à... - Tu as encore des progrès à faire, remarqua la voix douce mais autoritaire de la personne qu'il pensait très franchement pouvoir surprendre, faisant sursauter le jeune homme qui maudit sa totale inaptitude à faire quelque chose de surprenant. Gardant tout de même sa bonne humeur, Crâle fit le tour du canapé pour s'asseoir juste à côté de son amie qui reprit sa contemplation des flammes. Elle était plus calme qu'à son habitude. En même temps, c'était le matin et il était encore tôt, elle était sans doute encore un peu endormie. Il eut envie de dire quelque chose. Mais quoi, il ne trouva pas vraiment. Dire que la prochaine fois il serait plus discret ? Qu'est ce que ça avait d’intéressant ? Le jeune homme s'intéressa alors, baissant la tête, sur les pieds de son amie, qui faisait de curieux mouvements, se présentant sous toute les coutures aux flammes sereines, douces, et chaude. Il y avait un côté poétique à cela, mais Crâle n'aurait su dire lequel, ce n'était que des pieds après tout. - Tu te réchauffes ? Tenta-t-il, se rendant compte au moment où il prononçait ces mots qu'il aurait difficilement pu faire pire comme phrase d'accroche. - Est ce que ça t’intéresse vraiment de savoir si je me réchauffe les pieds où si j'aime juste la couleur qu'ils ont quand je les mets devant la cheminée ? Soupira-t-elle, amère. - Euh...non..., concéda Crâle, songeant que c'était probablement la seule bonne réponse à avoir, et ne souhaitant pas s'assurer de la mauvaise humeur de la jeune fille. Il regarda de nouveau les pieds de son amie, songeant à ce qu'elle venait de dire, à propos de la couleur. Il se demanda ainsi si Yùmraëlle trouvait cette lueur orange sur ses orteils jolie. Finalement il repoussa cette interrogation qui n'avait pas le moindre intérêt. Il battit des paupières, soudain conscient qu'il était lui aussi encore bien ensommeillé. Peut être une mauvaise nuit pour la jeune fille, il ne savait pas. Peut être qu'elle n'avait pas dit cela méchamment et que c'était lui qu'il était un peu paranoïaque sur les bords ? Cela dit, elle ne lui avait même pas dit bonjour. Mais...lui non plus...c'est ça qu'il aurait sans doute du dire... Crâle faillit rattraper son retour et saluer la jeune fille avant de se rendre compte que ça aussi, à présent qu'une bonne minute de silence avait passé, ce serait un peu stupide. Crâle prit donc la sage résolution de ne rien dire. Il soupira doucement, suffisamment discrètement pour ne pas troubler le silence serein. Il se rendit compte qu’il n’y avait rien à dire. Yùmraëlle était à côté de lui, elle aussi silencieuse, fixant les flammes, ne faisant pas vraiment attention à lui. Ça lui était égal, tant qu’elle était là. Envoûté par l’atmosphère chaleureuse et la tranquillité des lieux, le jeune homme laissa doucement tombé sa tête contre l’épaule de son ami, lui signifiant sa présence sans le moindre mot, fermant les yeux, profitant de ce moment où aucun mot n’était nécessaire. Mais un brusque mouvement agressif de l'épaule le tira de sa rêverie, le frappant au niveau du menton et l'irradiant d'une vive douleur. Et il fallut un instant à Crâle pour comprendre que la jeune fille venait de le repousser, et ce ne fut que lorsque la voix habituellement douce se lâcha sur lui qu'il en fut vraiment certain. - Mais t'es pas possible toi hein, collant jusqu'au bout même quand c'est pas le moment ! S'énerva-t-elle, le fusillant du regard. - Pardon, s'excusa Crâle en se redressant et se reculant de quelques bons centimètres, peu désireux de se prendre un coup en retour, et ne comprenant pas vraiment pourquoi elle s'énervait ainsi, et pourquoi elle disait cela, qu'il était...collant. Yùmraëlle semblait furibonde, et le jeune homme ne comprenait pas et avait instinctivement levé les mains, comme pour se protéger. Elle était en colère. Pourquoi ça ? C’était son genre pourtant de poser la tête sur l’épaule de quelqu’un de cette façon, elle le faisait tout le temps. Alors quoi ! Peut être n’était elle pas d’humeur… Elle le quitta des yeux, reprenant sa concentration sur le feu agité. Crâle ravala sa salive, sentant un poids lui tomber sur la poitrine. Il s’écarta un peu d’elle et jeta son regard dans une autre direction, tentant d’oublier ce qu’elle venait de dire, se convaincant que c’était juste sous le coup de la colère et que… - Crâle…, commença-t-elle d’une voix un peu plus douce, mais que le jeune homme n’interpréta pas comme spécialement positif, redoutant qu’elle en rajoute une couche, ou qu’elle s’en aille, Je… Excuse-moi, vient là. La jeune fille se tourna vers lui et ouvrit les bras, comme pour l’inviter à s’approcher et se blottir contre elle, ce qui n’avait plus le moindre sens. Crâle ouvrit la bouche pour parler mais ne sut que dire, alors que tout ce mélangeait dans son esprit. Il tenta maladroitement d’occulter le fait qu’il n’avait qu’une envie, c’était de plonger dans ces bras ouvert pour la serrer très fort. Il n’y arrivait pas. - Allez vient, lui intima-t-elle, Ce n’est pas tous les jours que je te propose un câlin. Crâle obéit finalement, oubliant tout le reste, oubliant ses doutes, s’approchant, et enlaçant doucement son amie qui fit de même. La bonne odeur de ses cheveux lui emplit les narines alors que les mains délicates de la belle Yùm passaient sur son dos, faisant frissonner le garçon aux cheveux bruns. Il se sentit si bien alors, pendant ces quelques secondes, dans les bras de la belle. Elle le relâcha finalement, signant son acte d’un léger baiser sur sa joue qui firent s’enflammer les pommettes de Crâle. - Je suis contente de t’avoir comme ami, faut que tu le saches, susurra-t-elle alors à son oreille, et le jeune homme sentit une douce chaleur se répandre un peu partout en lui suite à cet aveu si bon à attendre, alors que son cœur s’emballait un peu. Yùm se recula, souriante, exagérément ou pas, ça Crâle n’en avait que faire, c’était un sourire magnifique. Ce dernier se mordit la lèvre, souhaitant lui dire que lui aussi était heureux, mais pas besoin de mot, et il n’avait pas envie de dire une nouvelle ânerie. - Eh, Crâle, Sourit-elle en l'apostrophant du regard, Ça te dirait de me chatouiller les pieds, là maintenant ? J'en ai envie. Et ça fait longtemps que je sais que toi aussi. [/b:1t7rb2s6]
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War' - il y a 14 ans
Très bon chapitre. On découvre le côté sérieux de Yüm qui contraste totalement avec l'idée qu'on avait d'elle au début de l'histoire, ça surprend. ^^
- Eh, Crâle, Sourit-elle en l'apostrophant du regard, Ça te dirait de me chatouiller les pieds, là maintenant ? J'en ai envie. Et ça fait longtemps que je sais que toi aussi.
Mouais, à tous les coups, il va se passer un truc et ça n'arrivera pas. On te connait, Squall.
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SQUALL - il y a 14 ans
[b:367vi25e][size=150:367vi25e]Chapitre 13 : Depuis longtemps attendu[/size:367vi25e] - Euh…, s’étouffa à demi Crâle, sentant une nouvelle chaleur bien plus particulière monter en lui et l’électriser comme un coup de fouet, il repoussa cependant cette torpeur pour répondre précipitamment, Oui, oui, bien sûr, je veux bien. J’adorerais même ! - N’en fait pas trop quand même, sourit son amie en se positionnant déjà autrement, réfléchissant visiblement à la meilleure façon dont elle pourrait s’installer. Crâle se mordit la lèvre et ne dit rien alors que la jeune fille, dont le jolie visage était à demi éclairé par les flammes doucereusement chaleureuses, ramenait ses jambes vers elle, puis, se tournant vers lui, tendis gentiment ses pieds dans sa direction. Le jeune homme dont le cœur battait, put voir les plantes laiteuses aux couleurs orangées lui être offerte. Il se rapprocha un peu, de sorte que la jeune fille puisse placer ses deux chevilles sur ses genoux, et se caler confortablement. Moins d’une trentaine de secondes s’était écoulée, et ils y étaient, sur le point de réaliser ce fantasme que depuis les premiers jours ils avaient eu la possibilité d’essayé, et que jamais ils n’avaient prit le temps de concrétiser. Mais enfin, Crâle allait pouvoir faire passer ses doigts sous les pieds de la belle Yùmraëlle, et enfin se rendre compte si oui ou non, elle était chatouilleuse. - Bon…, sourit-elle, ne sachant visiblement pas plus que lui quoi dire, Bah on y est. - Ouais, concéda son ami, ne sachant non plus quoi répondre, levant vers elle des yeux un peu benêts, il le sentit bien, Je… Je commence ? J’y vais ?
- Mais oui idiot, rit-elle, Mais gentil hein ! J’aurais préféré une plume mais… Elle haussa les épaules. Crâle médita cette phrase quelques instants. Cela lui rappela tout ce qu’il avait écris, ce sujet qu’il avait tant réfléchis, qui l’intriguait sans qu’il y ai véritablement une raison. La plume, souple et douce, parfaite pour entamer une longue torture, probablement efficace pour les zones les plus difficiles à atteindre et sensibles, comme entre les orteils ou… Oui..., Crâle lui aussi aurait bien aimé une plume. Il se mordit la lèvre et répondit, presque sans y penser : - Peut être une autre fois, sourit-il, avant de se reprendre en voyant la mine surprise de la jeune fille, Euh je veux dire…si tu…voudras… Yùmraëlle lui sourit. Elle ne dit rien. Lui ne dit rien non plus. Elle était belle. Crâle déglutit, reportant son attention sur les deux pieds qu’elle lui offrait. Il se fichait bien des deux pieds en eux même, mais c’était le fait qu’elle se laisse faire, qu’elle lui offre l’opportunité de la chatouiller, qui faisait battre son cœur à la chamade. Il se repositionna, leva sa main gauche, et posa doucement la droite pour maintenir les chevilles de son amie. Elles étaient presque brûlantes sous sa main, réchauffée par les flammes de la cheminée. Crâle entendit ses dents s’entrechoqué lorsqu’il approcha sa main, avec une lenteur presque religieuse. Sans un mot de plus, le jeune homme, sentant qu’il était temps de réaliser ce fantasme qui le consumait de l’intérieur, était arrivé, il toucha délicatement les deux plantes de son amie du bout des doigts. Il caressa lentement cette surface douce qui tressaillit immédiatement. Yùmraëlle laissa échapper un glapissement léger, si doux à l’oreille de Crâle, mais il n’en fut pas suffisamment ému pour accorder à sa désormais victime l’arrêt de son mouvement de haut en bas. Cela ne faisait que commencé pour le joli brin de fille. Elle lui avait confié ses pieds, et il comptait bien continuer à faire ce qu’il avait tant espérer faire ces semaines passées. Yùmraëlle voulut dire quelque chose mais les glissements légers, s’accélérant, l’empêchèrent de formuler quelque chose cohérents. Ses deux pieds restèrent cependant bien droits, acceptant leur destin avec courage, alors que leur propriétaire luttait contre la sensation qui l’irradiait pour ne pas s’éclipser à la torture. Non, elle semblait souhaiter autant que lui profiter ce moment, quitte à se battre contre elle-même. Crâle respecta cette adorable détermination en gardant un rythme moyennement rapide, habituant progressivement les deux petons à la sensation électrisante. Le jeune homme sentait les deux chevilles essayer de se libérer, sans que Yùmraëlle ne le veuille vraiment, à ce qu’il semblait, mais il les maintenait, aidant de cette façon son amie à résister autant que possible aux si troublantes et intéressantes chatouilles. Chaque respiration, chaque mouvement, chaque battement de paupière de la part de la belle se transformait en mine d’informations pour Crâle qui repensait à tout ce qu’il avait écris. Pourquoi ce sujet était-il si important pour lui ? Pourquoi sentait-il ce feu qui brûlait un peu plus fort à chaque passage sous ces beaux petits pieds… Ces beaux petits pieds ? Il n’avait jamais considéré les pieds de la jeune fille comme quelque chose de beau, après tout ce n’était que des pieds. Mais à présent qu’ils étaient maintenus, emprisonnés, en son pouvoir, ils étaient si vulnérables, si mignon. Quelque chose en lui souhaitait ardemment qu’ils soient encore plus attachés, encore plus immobilisés. Pris d’un vif sentiment de sadisme, Crâle accéléra légèrement ses attouchements sous la surface délicate d’une taille 38. Le jeune homme ne savait pas reconnaître une taille de pied, mais il lui semblait bien avoir entendu Arion dire cela, que c’était une taille 38. Quoiqu’il en était, le jeune homme se délectait de ce qu’il leur faisait subir. C’était peut être un peu méchant… Mais bon sang, ce qu’il aimait entendre les gémissements continues de son amie qui refusait toujours de délivrer de véritables rires. Il avait honte quelque part, mais ce vague sentiment était totalement balayé par ce plaisir qu’il avait. Elle finirait par rire, il ne s’arrêterait pas avant… Il voulait l’entendre céder. Si seulement elle avait été totalement immobilisée et… non… Il devait se contenter de ce moment… Mais il ne parvenait pourtant pas à s’empêcher de désirer plus. Ses doigts avaient de plus en plus de dextérité, de légèreté, d’élégance peut être même. Plus il caressaient cette peau douce, plus il avait l’impression de la connaître sous toute les couture, ce petit creux si sensible, qui une fois titillé, provoquait de doux gémissements chez la jeune fille, son petit orteil du pied gauche, qui une fois très doucement frôlé, provoquait de brefs soubresaut. Ces deux petites choses pâles et vulnérables avaient tant de points faible que Crâle sentait sa tête tournée, imaginant chaque orteil bien ficelé, la plante bien lisse, il s’en donnerait à cœur joie. Yùmraëlle crispait les pieds à intervalles réguliers pour tenter de briser le rythme des attouchements. Mais le jeune homme était satisfait de constater qu’il parvenait même à en tirer partis pour rendre les chatouilles encore plus efficaces. Un long rire baigna finalement la grande salle, aussi radieux que le feu mouvant qui brûlait encore dans la cheminé, sonnant comme la victoire magnifique de Crâle qui sentit son cœur se gonfler d’une fierté sadique. Alors comme ça, la petite Yùmraëlle cédait finalement sous les chatouilles aux pieds ? La fièvre du désir fit brûler le front du jeune homme qui sentait sa respiration s’accélérer un peu. Les chevilles tentaient de s’échapper avec un peu plus de force, mais Crâle les maintenait sans difficulté, se rendant à peine compte qu’il souriait, excité par la perte de contrôle de sa victime dont les pieds bougeaient de plus en plus, toujours caresser par la main libre de son bourreau improvisé qui se sentait plus à l’aise dans cette tâche que dans tout ce qu’il avait pu faire avant cela… Ou bien peut être y prenait-il plus de plaisir…il ne savait pas… Cette peau sous ses doigts était si réactive et douce qu’il aurait pu la chatouiller encore des heures. Il savait bien que ce ne serait pas le cas, mais il ne pouvait s’empêcher de le vouloir si fort… Il voulait pouvoir chatouiller plus que les pieds de la jolie jeune fille, de tester sur elle nombre de méthodes et d’instruments. Mais il devait se cantonner aux deux petits pieds sensibles, et à n’utiliser qu’une seule de ses mains pour les torturer. C’était frustrant, mais pourtant, ainsi il avait tout l’opportunité de réfléchir à tout ce qu’il pouvait faire, tout ce qu’il pouvait expérimenter. - Crâle…, gémit Yùmraëlle entre deux rire, donnant des frissons au jeune homme, se délectant de cette petite voix aux portes du gouffre, faisant se demander au bourreau si la jeune fille aurait été prête à répondre aux question d’un interrogatoire s’ils avaient été dans cette situation, même s’il n’y avait aucune raison… - Alors, ça chatouille ? Titilla-t-il, envoûté par le moment et les rires. - Oui espèce d’idiot ! Rit la jeune fille en retour, tentant encore un peu plus de libérer ses chevilles, sans y mettre non plus trop de conviction. Les rires n’en furent que soudain plus intenses. La jeune fille, ayant perdue sa concentration, ne sembla plus en mesure de résister aux attouchements de plus en plus précis de Crâle qui prit un malin plaisir à ne surtout pas baisser d’intensité, titillant les points sensibles, chatouillant les creux, glissants sur les côtés, caressant délicatement les orteils, rendant Yùmraëlle de plus en plus hystérique, même si elle tentait avec détermination de reprendre son calme. Les rires s’atténuèrent un peu, et elle le défia du regard. Elle ne perdait rien pour attendre… Ce n’était pas terminé… - Je vous dérange peut être ? Crâle sursauta. Instantanément les rires de son amie stoppèrent alors que ses doigts ne courraient plus sous sa voûte plantaire. Immédiatement, les deux pieds lui furent retirés sans le moindre mot. Son regard fut logiquement attiré par la source de cette interruption, même s’il avait déjà reconnu la voix de l’Attis aux cheveux rouge. Et ce fut effectivement sur le visage radieux et souriant de Zukk qu’il tomba en tournant la tête derrière eux. Et cela sonna comme la fin de ce beau moment. - Voilà, LUI, il est doué, il est discret ! Clama Yùmraëlle, en pointant Zukk du doigt. Crâle sentit en lui la froide morsure désagréablement familière de la jalousie alors que les deux pieds échappaient à leur chatouilleux destin avec une désinvolture si frustrante qu’il s’en mordit la lèvre inférieure. Son éphémère victime se leva donc sur ses jambes et, à l’approche de Zukk, se jeta dans ses bras. Crâle ne dit rien, fulminant en silence, jurant qu’un jour, cela changerait, jurant qu’un jour, il serait le meilleur. [/b:367vi25e]
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Lilo - il y a 14 ans
Alors là, j'aurais jamais cru ! J'étais persuadée qu'il y allait forcément avoir un truc pour l'empêcher de la chatouiller ! Transformation radicale de Crâle, on le reconnaît même pas, le nounours un peu benêt qui se transforme en sadique quand il la chatouille. ^^ Ca a l'air de l'avoir complètement changé, il en vient à devenir jaloux de Zukk, et on dirait qu'il le déteste vraiment à la fin. Il va peut-être rester comme ça, un sadique jaloux de Zukk qui voudra toujours faire tout mieux que lui et qui voudra tout le temps attacher Yùmraëlle pour la chatouiller... ^^
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SQUALL - il y a 14 ans
[b:3tle1592][size=150:3tle1592]Chapitre 14 : Unis malgré Tout[/size:3tle1592] Zukk devait l’avouer, il se sentait un peu coupable d’avoir brisé ce doux petit rapprochement entre Crâle et Yùmraëlle, mais il n’avait pu résister à l’envie de signifier sa présence de façon un peu théâtrale. Mais tout de même, il était tout d’abord tombé d’étonnement devant ce spectacle incroyablement hors de propos. Alors qu’ils étaient tous sur le point de s’en allez vers l’académie d’Alluban, que c’était sans le moindre doute l’un des jours les plus importants de leur vie, même s’ils ne s’en rendaient pas compte, contrairement à lui, eux se chatouillaient. Mais tant mieux, tant mieux ! Il était heureux de les voir s’amuser ! Après tout, ça changeait tellement de voir Crâle un peu moins…guindé… Il était sympathique mais…il y avait quelque chose d’étrange chez lui. Le câlin qui avait suivis et l’enthousiasme de Yùmraëlle n’avait été qu’un très agréable bonus, mais quel délectable petite surprise. Ce n’était pas étonnant de la part de la jeune fille que de montrer ainsi sa bonne humeur, et Zukk accueillit cette déferlante de tendresse amicale par sa propre jovialité. Il respira un plein poumon l’odeur subtil de la jeune fille mêlé au savon de la salle de bain commune. Le jeune homme leva un œil et remarqua le regard sombre de Crâle. Quoi ? Etait-il jaloux en plus du reste ? Sympathique ou pas, qu’il était prise de tête ! L’Attis décida qu’il n’avait pas la moindre envie de faire un effort pour le confort du jeune homme, il n’allait certainement pas renoncer à passer de bons moments avec la jolie Yùm, comme l’Arris agacé avait l’habitude de l’appeler, à contrariori de leur ami Arion. D’ailleurs où était-il cet imbécile encore ? Yùmraëlle relâcha sa douce étreinte et le gratifia d’un sourire. Etrange d’ailleurs ce sourire… Peut être exagéré, Zukk ne sut le dire. Bah, elle était simplement heureuse, lui aussi l’était. Bien qu’il sembla clair que ce n’était pas pour la même chose. Crâle sortit à son tour du canapé, faisant quelques pas dans sa direction avant de le saluer d’un signe de main. L’Attis aux cheveux rouge dut avouer qu’il préférait cela, un câlin venu d’un autre homme ne lui disait vraiment rien. Sur ce point, il partageait l’avis de l’associable notoire. A ce propos… - Où est Arion ? Demanda-t-il poliment, refusant de songer ce qu’il ferait au jeune homme bourru s’il les mettait tous en retard. - Mmmh ? l’interrogea sans un mot Yùmraëlle comme si elle ne comprenait pas très bien en quoi la question était pertinente, ce qui était assez étrange, mais ce genre de réaction était devenu commune depuis quelques jours en ce qui concernait l’ermite râleur et désagréable. - Il est sûrement encore dans sa chambre, avança Crâle, essayant semblait-il de cacher le fait qu’il était profondément agacer que l’Attis ait mis fin au moment privilégié qu’il passait avec la douce Yùm, comme il la nommait. Mais qu’il se calme ! Il aurait d’autres occasions ! - Il faudrait aller le chercher, répondit Zukk d’une voix mesurée, fixant son interlocuteur brun, insistant sans un mot sur le faite que c’était à lui d’y aller, et n’oubliant pas d’ajouter, Maître Orynn ne va pas tarder à arriver, mieux vaudrait qu’il ne nous mette pas en retard. Je compte sur toi, s’il préfère rester, qu’il reste. Sans fausse note, et lorsque Crâle serait parti, il pourrait parler un peu plus intimement à Yùmraëlle, il avait quelques petites choses à lui dire. Et cela ne nécessitait vraiment pas la présence de son ami Arris. Ce dernier fit la moue. Il n’était peut être pas si bête finalement, il comprenait parfaitement qu’il était écarté. Mais qu’allait-il faire de toute façon ? Après tout, il était bien le seul assez…gentil…pour aller chercher l’autre idiot dans sa chambre et le convaincre dans sortir à l’heure. - Ouais, j’y vais, Assura-t-il, acide, jetant ensuite un coup d’œil vers la jeune fille, guettant de l’aide ou quoique ce soit d’autre. - Ne le prend pas comme ça Crâle, lui intima-t-elle, souriante et douce, Et puis il faut que je remette mes chaussures en plus. Si Arion me voit pieds nus, nous ne sommes pas prêt de partir. Mais si vraiment l’autre empaffé ne veut pas sortir dit lui que j’ai les pieds glacés et besoin d’un massage. - Je pourrais t’en faire un aussi. Zukk haussa un sourcil. Etait-ce bien Crâle qui venait de dire cette phrase ? Il esquiva le regard de la jeune fille, probablement étonné comme le sien. Le jeune homme serait-il entrain de tenter de s’approcher un peu d’elle ? C’était mignon. Un peu ridicule car motivé par une jalousie déplacé, mais mignon quand même. Crâle était vraiment le parfait meilleur ami, et c’était pourquoi il n’y avait rien à craindre de lui à ce niveau, jamais il ne pourrait avoir Yùmraëlle comme il le souhaitait visiblement. - Et…bien…oui, oui pourquoi pas, Sourit-elle. Ne sachant visiblement plus où se mettre, le jeune homme leur adressa à tout deux un sourire un peu crispé, avant de filer vers les escaliers de la grande salle menant directement aux étages des chambres. Zukk pensa silencieusement un bon débarras qu’il regretta immédiatement. Crâle était quelqu’un d’honnête et sympathique, et méritait certainement mieux de sa part. Le voyant s’en aller, suivant ses pas d’une oreille, l’Attis se promit de faire plus d’effort pour lui, ce n’était pas insurmontable. De plus, il ne voulait pas devenir quelqu’un comme Arion, aigri, grincheux et peu sympathique. Crâle n’avait certainement pas à changer pour lui. - Qu’est-ce qu’il y a ? Lui demanda Yùmraëlle, le tirant de ses rêveries et de sa contemplation désintéressée de l’escalier que l’Arris venait d’emprunter. - Rien rien, assura-t-il en exagérant son propos d’un signe de la main, Je me disais juste…que je devrais peut être faire un effort pour être plus agréable avec lui.
- Pour Crâle ? Il n’y a pas beaucoup d’effort à faire, il manque juste un peu d’attention, sourit-elle en jetant à son tour un regard vers les escaliers, La vérité c’est que je n’avais vraiment pas envie d’aller voir Arion, sinon je l’aurais accompagné. - De toute façon, il fallait que je te parle, se décida Zukk. - Ah oui ? Titilla-t-elle, visiblement joueuse, et si le jeune homme n'avait pas été si tendu, il aurait probablement profité de sa bonne humeur pour flirter un peu avec elle, mais ce n'était guère le moment, même si elle semblait en avoir envie. - C'est à propos d'Alluban, enchaîna-t-il, Tu sais, je n'ai peut être pas été tout à fait honnête avec vous. Au départ, seuls moi et Crâle étions censé partir et... - Pardon ? Le coupa-t-elle avec violence, mais il retint son agacement en levant une main, l'intimant de le laissant finir et enchaînant sans qu'elle n'ait le temps de dire plus. - Les critères de sélection des futurs Gardiens sont choisis spécifiquement chez les Arris, Maître Orynn a déterminé du potentiel chez Crâle pour me rejoindre dans mon apprentissage. J'ai fait la demande auprès de lui pour que tu puisses venir toi aussi après qu'Arion ait été recommandé par un autre Immortel, je ne voulais pas que tu te retrouves seule. Maître Orynn a agréé ma demande. C'est la raison pour laquelle nous partons tous les quatre. Je tenais à...à te le dire. Yùmraëlle ouvrit la bouche pour parler mais sembla hésiter un instant. Tout à fait honnêtement, Zukk se serait attendu à toute sorte de réaction, qu'elle le gifle, qu'elle hurle qu'elle lui saute dans les bras. Il ne savait même pas s'il avait bien fait de mentionner cela qu'il était d'ailleurs censé gardé pour lui. Mais c'était fait, et de toute façon, il ne serait pas parvenu à cacher cela. Si elle devait, tout comme ce crétin d'Arion, faire ses preuves autant sinon plus que lui et Crâle, alors il se devait de l'avertir. - Mais..., commença-t-elle, cherchant visiblement une réponse adaptée, mais la vérité était qu'il n'y avait sans doute pas vraiment, Zukk fit donc silence, Pourquoi est ce que... Attend une seconde là... Ça fait un beau morceau à intégrer.
Elle lui tourna le dos. Le jeune homme crut tout d'abord qu'elle était en colère, mais absolument pas, elle se rendit seulement simplement là où elle avait laissé ses chaussures. Elle s'assit sans véritable grâce sur le canapé, et Zukk la suivit d'un pas lent, s'appuyant sur le dossier, derrière elle. Il n'avait même pas trop fait attention au fait qu'elle était pieds nus. De toute façon, ce n'était pas le moment de s'amuser, et elle enfilait déjà ses bas de nylon noirs, masquant sans pitié les plantes laiteuses éclairées faiblement par la lumière du feu. - Si je comprends bien, moi et Arion, nous n'aurions pas du partir, résuma-t-elle. - Au départ, non, avoua-t-il, Mais c'est bon maintenant, vous avez tous les deux été autorisé à devenir Gardiens avec nous par le Conseil d'Eternel, c'est la plus haute instance de la capital. Vous n'avez juste pas été recommandé par Orynn. - Et c'est toi qui as demandé pour moi ? Le relança-t-elle d'une voix terne. - Maître Orynn m'a accordé cette faveur, je lui ai expliqué qu'il était préférable que notre groupe ne soit pas...séparé. Il a présenté ton cas avec les nôtres, et la réponse a été positive, je ne l'ai fait que parce que je savais que tu ne souhaiterais pas que l'on s'en aille sans toi, se défendit-il, Je pensais bien faire... Je voulais... - …Merci Zukk, acheva-t-elle pour lui, faisant ressentir à l'Attis une douce chaleur. [/b:3tle1592]
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SQUALL - il y a 14 ans
[b:3apog944][size=150:3apog944]Chapitre 15 : Vient avec Moi si tu veux Vivre[/size:3apog944] Arion était réveillé. A vrai dire il n’avait pas beaucoup dormi, malgré tous ses efforts, ce qui était assez frustrant. C’était lorsque l’on avait besoin et envie de partir dans un monde de rêve duquel il serait difficile d’être tiré, que le se trouvait pris d’insomnie. Les mains posées dans sa nuque, tentant de se caler confortablement, Arion réfléchissait et tentait d’évaluer combien de temps il avait pu sombrer dans un sommeil relatif. Il était impossible de le dire avec précision. Quelques heures peut-être. Il n’avait pas envie de se lever, pas envie de prendre la décision de suivre cette petite troupe bercée d’illusion, pas envie de peser le pour, le contre, il n’avait envie que de faire seul ses choix. Et cela n’était pas un choix. Quelqu’un lui imposait une décision qui signifiait bien plus qu’il ne semblait laisser entendre. Cela s'appelait de la manipulation. Et Orynn devait faire ça depuis si longtemps qu'il ne se rendait plus compte que sa démagogie transparaissait sur son visage invisible. Ou bien n'était ce que du mépris, Arion n'aurait su le dire. C'était soit l'un, soit l'autre ; soit il était trop sûr de son pouvoir de suggestion, soit il ne les considérait pas assez futés pour voir au travers de ce qu’il leur proposait. Dans les deux cas, c'était un crétin. - Arion ? Le jeune homme sursauta et il sentit immédiatement une colère glacer le parcourir. Il s'était endormi et c'était la voix peu agréable de ce chouineur de Crâle qui était venu le tirer de ses rêveries. Que voulait-il ? Oh...oui...sans doute le presser de venir les rejoindre, pour qu'ensemble ils puissent partir vers ce lieu nouveau qui le faisait tant fantasmer sur un avenir radieux. Quel crétin. - Tu es là ? - Où veux-tu que je sois ! Cracha-t-il d’une voix rauque qui trahissait un réveil brusque, ce qui ne fit que décupler sa rage. - Excuse moi si je t’ai réveillé, commença-t-il pathétiquement, mais je… Je venais te… - Va te faire voir, répliqua désagréablement l’esthète de mauvaise humeur, appuyant bien sur le fait qu’il n’avait ni envie de le laisser rentrer, ni de lui parler, ni de l’écouter. Un silence reposant suivi cette véritable déclaration d’hostilité froide et dure, Arion en était conscient, mais qu’importait, de toute les manières, cela ne changeait rien. Il avait toujours été ainsi et ne changerait pour personne. Il jouait le rôle de l’associable, et il s’y tenait. Si Crâle avait un problème avec cela, et bien, rien ne l’obligeait de continuer à lui parler. En ce qui le concernait, personne n’était irremplaçable sinon les gens qui l’acceptait tel qu’il était. Ce n’était pas égoïste, il écartait seulement et simplement ceux qui, de toute façon, ne serait jamais de vrais amis. - C’est aujourd’hui que nous partons tu te souviens ? Risqua son interlocuteur. - Oui, Crâle, je me souviens, fulmina l’ermite en attrapant la première chose qui lui tomba sous la main, une lampe de chevet en verre fonctionnant par un phénomène qu’il ne comprenait pas vraiment, une sorte de gaz contenu dans une poche de verre situé en dessous d’une ampoule incandescente. Le verre se brisa en un million d’étoiles cristallines luisantes lorsque cette lampe percuta avec violence le pan de la porte et la fit vibrer doucement. Cela produisit un son terrible, désagréablement puissant. Le calme revint presque instantanément mais la chambre sembla demeurer choquée d’un tel bouquant. Arion dut avouer qu’il se sentit presque coupable envers tous les autres…Arris, qu’il avait du réveiller. Presque. Mais en réalité il ne fallut pas plus de quelques secondes pour qu’il se rende compte qu’il s’en fichait éperdument. - Tu as du réveiller tout une partie du… - Abrège Crâle, si tu as quelque chose à dire, dit le, et ensuite va-t-en, ragea Arion dont le soudain excès de rage ayant conduit à l’assassinat arbitraire d’une innocente lampe de chevet n’avait fait que détériorer le peu de patience qu’il avait encore. La porte s’ouvrit cependant brusquement et Arion sursauta, se rappelant pourtant l’avoir fermé, avant de se souvenir qu’il était parti pendant la nuit se soulager du trop plein de liquide qui lui encombrait le sternum. Crâle fit ainsi irruption dans la chambre, le visage congestionné, concentré, haletant, semblant essayer de paraître sérieux, voire même impressionnant. Ce n’était pas crédible un seul instant. Mais au moins, cela avait un côté surprenant. - Va falloir que tu m’écoutes bien alors avant que je m’en aille, S’énerva le jeune homme en claquant la porte dans son dos. - Oh mais écoute toi, Crâle, tu me ferais presque de l’effet, là comme ça, enfin un peu de masculinité, je commençais à me dire que tu… - Arrête maintenant ! Cracha-t-il, Tu prends vraiment tout pour une vaste blague ? C’est de ta vie dont on parle là, tout ça c’est notre vie ! Et toi tu te laisses pourrir dan ta chambre comme un abruti qui va finir tout seul avec ses regrets.
- Arrête d’aboyer, tu ne fais peur à personne, répliqua Arion qui décidément n’avait pas la moindre envie de discuter et encore moins avec Crâle. - Alors comme ça tu vas rester ici ? S’enquit-il avec un désappointement sincère qui ne faisait que mettre l’esthète aux cheveux blancs plus en rage encore. - Je compte simplement ne bouger que lorsque j’aurais envie de le faire et pas quand un imbécile en robe de chambre orange me l’aura susurré, mais j’imagine qu’un petit garçon comme toi ne peut pas comprendre que… - Arrête à la fin, qu’est ce que c’est que cette dégaine de rebelle et ce discours vaniteux qui laisse entendre que tu es plus futé que moi, s’emporta Crâle avec une véhémence assez exagéré mais plutôt divertissante, comme s’il essayait de se convaincre lui-même. - Très bien, dans ce cas, pourquoi selon toi je devrais vous suivre ? Lança théâtralement le jeune homme avec un mouvement d’invitation de la main - Il ne s’agit pas de nous suivre, mais de… Ah ! Tu m’énerves ! J’essaie de te sauver là, des regrets que tu pourrais avoir, lâcha Crâle, excédé.
- Commence par te sauver toi-même, idiot, Grinça-t-il entre ses dents. - Tu comptes laisser Yùmraëlle aussi ? Tenta le jeune homme d’une voix assez pathétique, il fallait bien l’avouer ; il ne brillait pas dans un rôle de manipulateur. - Contrairement à toi, je ne pense pas que Yùmraëlle ait besoin de quelqu'un pour la chaperonner, mais plutôt qu'elle devrait prendre ses décisions par elle même. - Qu'est ce que je dois comprendre ? - Que tu fais l'erreur de croire que tout le monde est comme toi. Il le vit sur son visage, il le vit dans ses yeux, cette fois il le toucha, et une intense satisfaction fit gonfler son ego de façon tout à fait notable. Si Crâle n’était pas très doué pour faire mal, ni très doué pour toucher, lui en revanche savait y faire. Cela dit, il n’était pas très difficile de trouver les points névralgiques des faiblesses de ce minable qui avait tout lieu d’être son seul ami, et lui ne se faisait pas prier pour en profiter. A y réfléchir, qui le plus pathétique des deux ? Il se le demandait vraiment. - T’es qu’un con Arion. Pour une fois, cet idiot disait quelque chose de sensé. C’était un peu naïf de sa part de présenter ça comme une nouveauté, mais cela n’empêchait que c’était foutrement vrai. L’esthète solitaire, râleur et détestable haussa ainsi les épaules, un peu à court d’arguments solides, n’ayant même pas envie de démentir l’affirmation de son…ami. Aussi se contenta-t-il de répondre : - Et après ? - Ca me désole de le dire, mais j’aimerais quand même que tu viennes, enchaîna-t-il, ne se laissant décidément pas démonter cette fois, Pourquoi, ça me regarde, d’ailleurs il n’y a sûrement rien de logique derrière ce besoin que j’ai de te garder dans ma vie. - Tu vas me faire pleurer, ironisa méchamment le jeune homme, ne pouvant s’empêcher malgré tout d’être cinglant et acide, peut être pour convaincre Crâle qu’il n’en valait pas la peine, parce qu’il ne souhaitait pas entendre que quelqu’un tenait à lui. - Tu peux pas survivre tout seul en ne te reposant que sur toi, ait confiance, laisse faire les choses au lieu de combattre tout ce qui peut arriver. Ce n’est pas la fatalité, c’est le destin qui nous tend la main et… Ce serait trop con pas saisir cette chance…, Se lança l’Arris aux yeux pétillant d’espoir en faisant plusieurs pas vers celui qui ne croyait en rien, Tout ce que je veux te dire c’est… Vient avec moi si tu veux vivre ça aussi. Crâle tendit une fois de plus sa main vers celui qui n’en voulait pas. - Je peux me lever tout seul crétin ! Je te suis, mais par pitié arrête de jacasser ! [/b:3apog944]
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Naara - il y a 14 ans
(Reviens d'entre les morts !!)
Bonjour à tous ! Oui ça fait un bon moment que je suis pas venu poster ici !
Mais cependant, je n'ai pas laissé à l'abandon ce forum !
En effet, j'ai suivi ton histoire Squall de près !
Et pour te dire, je reconnais bien ton style d'histoire, d'écriture, d'humour aussi.
Ca reste toujours aussi agréable à lire, les rares fautes d'orthographes relèvent plus d'une faute de frappe qu'autre chose !
J'ai lu "Shadow of Feet" comme j'aurais lu un Roman fantastique, c'est a dire que j'ai quelque peu dévoré ces chapitres. Je me suis identifié à certains personnages, j'ai comme on pourrait dire, vécu cette aventure avec eux, et je la vie encore !
Je te souhaite bonne continuation dans cette oeuvre et dorénavant je serais là pour donner mon avis sur tes prochains posts !
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SQUALL - il y a 14 ans
Je dois l'avouer, ce genre de commentaire ça fait toujours plaisir
Et bien, c'est vrai que je n'avais pas vu la bouille de Sephiroth par ici depuis un bout de temps, content de te revoir. Et puis, je suis heureux de savoir qu'il y a du monde qui suit cette histoire et à qui elle plait. Dévorer les chapitre ? Que peut on entendre de plus gratifiant
surtout en ne mettant pas tellement de chatouilles, ce que tout le monde attend.
Bah merci beaucoup Naara
Et tous les autres qui continuent de suivre. Cette histoire n'est pas prête de s'arrêter même si j'ai des passages à vide je l'avoue. Mais déjà vendredi prochain le chapitre suivant sera là, c'est certain 
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Naara - il y a 14 ans
Oh tu sais, il n'est pas nécessaire de mettre beaucoup de chatouilles pour faire un Best Seller ! (Heureusement sinon que serais devenu Harry Potter !
)
En tout cas j'espère grandement que c'est pas fini hein ! Vivement vendredi prochain pour un nouveau chapitre.
Et pour tes passages à vide, quoi de plus normal pour un artiste d'avoir des blanc ?
(Surtout quand tu n'as encore rien marqué sur ta feuille ! xD)
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SQUALL - il y a 14 ans
[b:qaewx5dt][size=150:qaewx5dt]Chapitre 16 : Votre futur le voilà[/size:qaewx5dt] - Mais que fait Crâle ! Vociféra Yùmraëlle pour la troisième fois en quelques minutes, se rendant bien compte que cela ne servait à rien, et que ce n'était certainement pas Zukk qui allait la renseigner, mais ne pouvant s'empêcher de redouter qu'elle soit seule avec l'Attis lorsque l'Immortel ferait son apparition. - Ne t'inquiète pas, tenta-t-il de la rassurer, même si ce n'était pas tout à fait honnête, elle sentait bien qu'il n'appréciait pas beaucoup Crâle, mais l'intention était là et c'était tout ce qui comptait après tout. La jeune fille était jusqu'alors de bonne humeur, un peu tendue, mais de bonne humeur. D'ailleurs les chatouilles et le petit moment avec son ami aux habitudes si timides étaient parvenus à la détendre considérablement. Mais à présent, l'attente d'Orynn, les paroles de Zukk, Arion qui ne descendait pas, Crâle qui tardait à revenir, tout cela contribuait à faire se nouer son estomac en elle. Yùmraëlle dut avouer qu'elle n'aurait pas dit non à un massage des pieds ou... La jeune fille fit la moue et l'Attis à ses côtés ne dut pas savoir quoi en penser. La vérité était que cette envie soudaine lui avait fait penser au jeune homme aux yeux ambrés qui aimait tant lui toucher les pieds. Elle était toujours en colère contre lui, de l'avoir rejeté, d'avoir été. un...véritable mufle. C'était à Crâle qu'elle avait envie de penser, ou même Zukk. Elle savait parfaitement qu'il lui suffirait de le proposer de nouveau ses petons à son ami Arris pour qu'elle passe un nouveau bon moment. Quand à l'Attis jaune de peau, ses manières semblaient démontrer un certain désir d'être un peu plus qu'un ami, et cela ne laissait pas la jeune fille indifférente, loin de là. D'autant plus qu'il était particulièrement délicat. Yùmraëlle adorait sentir sur elle cet intérêt. Cela la faisait se sentir...vivante, réelle, importante. Soudain la porte s'ouvrit et elle sursauta très légèrement alors que le lourd battant glissait doucement pour laisser entrer l'Immortel qui répondait au nom d'Orynn, vêtu de son ample tunique flamboyante. Son visage invisible, dissimulé par sa capuche, se tourna avec dédain vers elle, et Yùmraëlle se sentit mal à l'aise. Elle n'aimait pas beaucoup ce personnage, elle devait l'avouer. Il se concentra ensuite sur Zukk qui lui, prit instinctivement une posture plus droite. La jeune fille fit donc de mettre, sentant un frisson lui parcourir l'échine, se rendant compte qu'elle ne savait pas du tout dans quoi elle s'engageait. - Bonjour vous deux, entama-t-il avec une véhémence sans doute exagéré, Où sont les deux autres ? Nous ne sommes pas pressés, mais garder une marge serait préférable, j'ai beaucoup de choses à vous dire. - Ils arrivent, assura Zukk, visiblement embarrasser par la situation. Yùmraëlle se détendit cependant un peu en se répétant ce que l'étrange personnage coloré venait de dire, qu'il avait beaucoup de chose à leur expliquer. Ce qu'elle attendait. Simplement être fixée quand à l'endroit où ils allaient et pourquoi, même si elle en avait une vague idée à force de passer du temps avec Zukk, qui lui en revanche savait parfaitement où il allait. Crâle quand à lui était tellement excité qu'il ne semblait même pas appréhender l'inconnu. Quand à Arion, il s'en fichait purement et simplement. Et Yùmraëlle devait avouer qu'elle ne comprenait toujours pas pourquoi lui aussi était convié dans leur petit voyage vers...elle ne savait pas encore exactement quoi. Non pas qu'elle ne le supportait plus du tout, même si elle gardait une rancœur mordante, elle ne comprenait simplement pas. - Nous sommes là, excusez nous, Lança une voix à demi paniqué, et à demi navré, celle d'un Crâle essoufflé qui dévalait les escaliers d'un pas rapide et presque mal assuré, Nous avons été retardé par... - Ce n'est pas grave n'en parlons plus, le coupa Orynn avec un geste apaisant ce qui déconcerta un peu Yùmraëlle, ne comprenant pas vraiment si elle sentait de l'impatience chez l'Immortel ou de la tolérance. Le moins que l'on pouvait dire était qu'il n'était pas facile de lire en lui, même si Arion se targuait d'en être capable sans effort. Quel idiot prétentieux. Il n'était déjà pas capable de savoir ce qu'il ressentait lui même alors pour ce qui était des autres... - Il est temps de prendre votre décision, me suivre ou non, reprit Orynn en occultant totalement le fait qu'Arion traînait des pieds dans l'escalier, les mains dans les poches, ne s’embarrassant même pas d'un salut ou d'un mot quelconque, Comprenez bien que si vous souhaitez suivre le groupe en espérant vous faire oublier et esquiver habilement les responsabilités, vous vous épargnerez bien du mal en demeurant ici avec les autres. Son regard invisible sembla se poser délicatement sur la jeune fille mais elle n'en fut pas certaine. Cela ne fit que lui rendre rage au cœur. Elle ne dit cependant rien, et n'esquissa pas la moindre réaction, quel aurait été l'intérêt ? Arion aurait sans doute été désagréable ce qui ne lui aurait valu que plus de dédain de la part de l'Immortel. Et au vu de la façon d'Orynn de l'ignorer allègrement, il était d'ors et déjà évident qu'il ne le portait pas en autre estime.
- Voici l'endroit où nous allons, entama le mage encapuchonné en levant une de ses mains, comme s'il leur présentait quelque chose, même si sa paume demeurait vide, ce qui déclencha une incompréhension partagé, tout du moins jusqu'à ce que des particules de lumière ne se mettent à irradier purement et simplement de la main gantée. - C'est Fabuleux..., souris le jeune homme le plus impressionnable du monde. Crâle exagérait quand même. C'était beau, oui, c'était surprenant, peut-être, c'était impressionnant, sans le moindre doute, mais ce n'était pas fabuleux pour autant. Et à la vérité, le sentiment qui dominait en elle, c'était bien une appréhension nouvellement réaffirmée. Une sphère d'or apparut presque avec douceur et Yùmraëlle ne put s'empêcher de remarquer que les différents visages qu'arboraient ses amis étaient si représentatif de leur personnalité que cela en devenait caricatural. Si Crâle gardait cette expression émerveillé, Zukk lui arborait un sourire confiant tandis qu'Arion exposait une moue presque agressive. Et le sien d'ailleurs ? A quoi ressemblait-elle ? Avait-elle l'air...effrayée ?
- Voici l'académie d'Alluban, annonça Orynn, la faisant se reconcentrer sur ce qu'il était entrain de leur montrer. La Sphère d'or avait soudain cessée de luire de mille feu, et apparaissait à présent en son sein une l'image de quelque chose, une grande structure encadré de murailles couleur ocre, avec trois tour majestueuse s'élevant au centre de cette zone protéger, faisant ressembler l'ensemble à un palais ou un château. - Qu'est ce que c'est ? Grinça Arion avec une curiosité cependant sincère. - C'est votre futur, si vous en décidez ainsi, répondit Orynn d'une voix assez ostentatoire, C'est là où vous vivrez ensemble, coupés du reste de la civilisation Attis. C'est la raison pour laquelle ce n'est pas une décision qu'il vous faut prendre en fonction du choix des autres, mais de vous même. Soyez sûr de ce que vous souhaitez. Peurs et doutes n'ont pas leurs places là où je vous mène. - Nous en sommes tout à fait conscient, assura Zukk, et Crâle opina du chef, véritablement excité par ce qu'il était entrain de voir, et Yùmraëlle dut avouer qu'elle aurait aimer ressentir la même chose, ce n'était pas le cas. - Je vous laisse un instant pour y réfléchir, termina l'Immortel en refermant son poing, faisant ainsi disparaître en un instant la boule luminescente qui leur avait permis une vision assez surprenante, Zukk, suis moi.
L'Attis adressa un sourire à la jeune fille qui le lui rendit alors qu'Orynn tournait les talons d'un pas souple, rouvrait la lourde porte sans effort, comme si lorsqu'il passait, tout devenait d'une fluidité exacerbée. Yùmrëlle eut envie d'attraper la main de Zukk pour une raison qui lui échappa. Elle se retint, et les regarda simplement franchir le battant qu'il laissèrent ouvert, mais ils disparurent tout de même de leur champs de vision, laissant les trois Arris seuls.
- Il ne nous a toujours rien dit, commenta Arion avec un soupir de dédain. - Peu importe, moi j'y vais, se lança Crâle en faisant quelques pas en avant jusqu'à la porte et posant une main hésitante sur le second battant resté fermé, jetant semble-t-il un coup d'oeil vers la plaine matinale, avant de se retourner vers eux et reprendre avec un air que la jeune fille ne lui connaissait pas, Vous faites ce que vous voulez.
Il n'ajouta rien de plus et franchit la porte à son tour, comme si elle représentait la ferveur de sa détermination à suivre Orynn. Comme si elle représentait le choix. Yùmraëlle serra très légèrement les dents, sentant son cœur battre plus fort, se rendant compte qu'elle y était, finalement, sans Zukk, sans Crâle, sans personne. - Ils se fichent qu'on vienne ou pas ? Murmura Yùmraëlle pour elle-même, mais tout de même suffisamment fort pour qu'Arion l'entende, et ce dernier ne manqua pas de lui répondre de sa voix toujours aussi dure et sans tact.
- Crâle fait ce que lui dicte son cœur. Et je te conseille d'en faire autant. Moi j'ai choisi. Pour une fois cet idiot a l'air de savoir ce qu'il fait alors... Yùmraëlle attendit une suite, mais il n'y en eut pas. D'un pas mollasson mais pourtant assuré, Arion s'avança jusqu'à la porte, et sans un regard en arrière, franchit à son tour ce cap, cette étape, celle qu'elle n'arrivait pas à approcher. La peur la gagna comme une griffure sauvage et brûlante tant elle était glacée. Elle ne pouvait pas rester ainsi, sans personne, seule. Elle fit un pas. Comme elle aurait aimé que rien ne change. [/b:qaewx5dt]
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Lilo - il y a 14 ans
Drôle de chapitre quand même. On ne sait toujours rien sur ce qui les attend, la seule nouveauté pour les Arris c'est qu'il savent qu'il vont à l'Académie d'Alluban. Ce n'est qu'un nom, ça aurait très bien pu être Choucroute on n'en aurait pas su mieux ^^ Et cet Orynn est toujours un peu bizarre, faussement apaisant, il fait un peu manipulateur, mais cette impression est peut être due au point de vue de Yumraëlle aussi. Réaction étonnante chez Arion aussi, on sait pas trop ce qu'il lui a pris, peut être que finalement l'idée de partir vers l'inconnu lui plait ^^ Et la fin est rageante, d'un côté c'est compréhensible, c'était impensable qu'elle reste seule et regarde ses seuls amis partir sans elle, mais d'un autre côté on sent bien qu'elle n'est pas faite pour Alluban (selon Orynn en tout cas) Bah on attend de voir ce qu'il se passe après, peut être que chacun trouvera sa place là bas. En tout cas, c'est un drôle de chapitre, mais vraiment sympa quand même ^^
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chatouillesdu92 - il y a 14 ans
Chapitre très sympa, mais c'est difficile parce qu'on a aucun perso auquel s'attacher, ou auquel se rattraper ^^
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Naara - il y a 14 ans
Ça m'énerve ça m'énerve ça m'énerve !!!! Je veux savoir ce qu'ils vont y faire dans ce château !!!
Comment ça je suis impatient ?
J'ai bien aimé ce petit chapitre, le fait de rester dans l'ignorance vis à vis de la suite de l'histoire le rend que plus addictif ! Vivement la suite Squall !
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SQUALL - il y a 14 ans
J'avoue que je fais un peu trainer les situations, mais c'est voulu et assumé, je prend mon temps, et je me fais plaisir, mes personnages se développent doucement, et l'interet que vous leur portez avec. Le prochain chapitre arrive bientôt ^^
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SQUALL - il y a 14 ans
[b:2cfhwpe2][size=150:2cfhwpe2]Chapitre 17 : Loin de Tout le Reste[/size:2cfhwpe2] - Je vois que vous avez tous fait votre choix, je suis heureux de vous voir tous tenter cette aventure, commença Orynn en les détaillant du regard l'un après l'autre, faisant preuve d'un certain respect il fallait bien le dire, ce qui était assez appréciable après son discours cynique sur la responsabilité d'assumer une décision importante. Yùmraëlle avait fermé la porte derrière elle, non sent avoir déglutit assez douloureusement. Non pas que ce lieu lui manquerait mais, elle s'était vraiment demandée si elle ne faisait pas l'erreur de toute une vie. Elle avait de toute façon eu la satisfaction de voir le visage de Crâle rayonner en la voyant suivre, et Zukk lui faire un léger clin d’œil discret. Ils étaient là pour elle, c'était la seule chose qui comptait. Si les choses tournaient mal, elle ne serait pas seule. Cette perspective suffisait à faire passer l’appréhension qui la consumait. - Rapprochez vous de moi je vous prie, reprit Orynn alors que son auditoire restait silencieux et désireux de voir la suite des évènements. Zukk fit un pas en avant et se positionna face à l'Immortel, le buste droit, les mains respectueusement placé dans son dos, une posture que Crâle imita lorsqu'il s'approcha à son tour. Orynn leva ensuite un regard invisible vers les deux restés en arrière. Yùmraëlle prit sur elle pour s'approcher avant l'autre arrogant jeune homme aux cheveux blancs qui l'avait plus tôt laissée seule derrière sans même un regard. Elle ne voulait plus être à la traîne, maintenant que son choix était fait. Sûr d'elle, ou tout du moins était-ce ce qu'elle voulait laisser transparaître, l'Arris la plus féminine du groupe s'avança et adopta une posture similaire aux deux autres, bien que moins guindée. - Si vous vous saviez à quel point vous êtes ridicules tous les trois, maugréa Arion, visiblement dépité, s'avançant à son tour avant que l'Immortel ne le presse d'avantage, il garda cependant son air nonchalant et arrogant, mais cela était-il seulement étonnant ? - Tu peux toujours aller te... - Zukk, le réprimanda calmement Orynn, ce qui fit taire en un instant l'Attis à la peau jaunâtre, qui bafouilla un mot d'excuse qu'il garda à mi-voix, ce qui déclencha un ricanement dédaigneux de la part d'Arion, que le mage flamboyant ignora purement et simplement, et Yùmraëlle crut comprendre que l'Immortel ne se sentait pas un instant concerné par le comportement du désagréable jeune homme. Un courant d'air souffla doucement, faisant volé très légèrement les cheveux de la jeune fille, lui passant une mèche devant les yeux, qu'elle écarta d'une main qu'elle remarqua fébrile, emprunte d'une anxiété palpable. Elle cligna des yeux, remarquant que de petits éclats dorés étaient entrain d’apparaître ici et là, de véritables étincelles magiques qui germaient autour du corps de l'Immortel, et des leurs bien sûr. Ces lucioles flamboyantes se multiplièrent rapidement pour se transformer en véritables tornades mouvante de lueurs surnaturelles. - Ne vous écartez pas de moi, avertit Orynn d'une voix calme et impérieuse alors que le phénomène continuait de s'accentuer, et Yùmraëlle eut la folle envie d'attraper le bras de quelqu'un, mais n'osa pas bouger, et les autres non plus. Le véritable vortex luminescent qui se mit à tournoyer autour d'eux, composé de millions, de milliards de petites lumières, les englobant tous les cinq. Yùmraëlle cligna de nouveau les yeux, agressé par tant de luminosité. Elle sentait ses jambes être mal assurée, refusant de ne pas trembler. Il n'y avait personne pour lui tenir la main, personne pour lui dire que tout allait bien se passer. Son cœur battait, battait si fort qu'il menaçait de lui exploser la cage thoracique. Et soudain, il y eut un éclaire, aveuglant, puissant, qui résonna comme un coup de tonnerre à ses oreilles et l'obligea à fermer les yeux. Et elle sentit quelque chose la parcourir, chaque fibre de son corps être emportée. Elle se sentit frigorifiée puis brûlante. Yùmraëlle vécut alors un incroyable voyage. Les étoiles tourbillonnèrent autour d’elle, comme un joyeux ballet stellaire qui l’inviterait vers un nouveau monde, comme si elle mourrait pour renaître. Une sensation qui la transcendant comme si la foudre l’avait traversée de part et part. Ses pieds ne touchaient plus la terre, et son contact avec le monde réel s’envola purement et simplement. Et avant même d’avoir pu avoir peur, elle retomba violemment sur un sol dure, concret, et ses sens lui envoyèrent des signaux incontrôlés. Yùmraëlle vacilla, et se sentit mal. A côté d’elle, quelqu’un poussa un grognement. Perdant l’équilibre, la jeune fille voulut se ragripper à quelque chose, mais se fut en réalité quelque chose qui vint à elle pour la soutenir et l’empêcher de tomber à genoux. - Ne t’inquiète pas tout va bien, la caressa dans la douce voix rassurante de l’Attis aux cheveux rouges, Ça fait bizarre la première fois. - Bordel, c’était quoi ça ! Ragea la voix que tout le monde reconnu. Yumraëlle récupérait peu à peu ses esprits, elle avait l’impression d’avoir tourné sur elle-même pendant une bonne minute, tout se chavirait dans tous les sens, ses yeux n’arrivait pas à se réhabituer à leur nouvel environnement. Ses oreilles lui indiquèrent mollement que le vent soufflait légèrement, et que non loin de là, un cours d’eau circulait tranquillement. Les formes et les couleurs reprirent lentement leur place, du vert pour le sol, du bleu pour le ciel, au loin de petites bosses régulières sombres qui auraient pus être de lointaines montagnes, et des masses de couleur qui elles devaient être des forêts. Cela ressemblait à un endroit perdu au milieu de…nulle part.
- La sensation que vous ressentez est désagréable mais vous passera vite, les prévins Orynn de voix sérieuse et légère, comme celle d’un père compréhensif. - Vous auriez pu prévenir ! S’exclama le jeune homme aux cheveux blancs qui ne connaissait décidément pas la politesse. - On ne pouvait pas prévoir que le gros dure allait s’écrouler à son arrivé, remarqua Zukk d’une voix acide, mais parfaitement adapté à la situation étant donné que d’un regard, Yùmraëlle se rendait compte que si elle avait eu quelqu’un pour la rattraper, ce n’était pas le cas pour Arion qui était tombé assez pitoyablement sur les genoux, une main au sol pour empêcher une chute complète. - Toi fermes ta grande g… - Ça suffit, ordonna sèchement Orynn sans lever le ton pour autant, mais d’une façon suffisamment appuyé pour que ses deux interlocuteurs comprennent bien qu’il valait mieux qu’ils se tiennent tranquille, Bien que ce débat s’annonce particulièrement intéressant, je me vois dans l’obligation de vous pressé un peu, il y a beaucoup à dire, et je suis attendu à Eternel au plus vite. - Excusez nous, ça ne se reproduira pas, intervint Crâle, qui lui, était bien campé sur ses deux jambes, et était le seul des quatre compères à se tenir à peu prêt correctement, Zukk lui-même ayant du troquer sa droiture exemplaire pour la rattraper. L’Immortel ne dit rien, mais Yùmraëlle fut presque certaine qu’il arborait une moue, peut être contrariée, ou bien pressée, mais quelque chose du genre en tout cas. Sans un mot, ne souhaitant pas ramener l’attention du mage sur elle, la jeune fille fit signe à l’Attis qu’elle pouvait tenir debout seul, ce à quoi il répondit en lui lâchant la main. Tient ? Elle n’avait même pas remarqué qu’elle lui avait saisi la main. Etrange. Toujours fut-il qu’il s’écarta d’elle, tandis qu’Arion lui-même se redressait pour reprendre une posture qui lui seyait plus. - Où est ce qu’on est ? Râla ce dernier en jetant des coups d’œil répétés autour de lui, remarquant, tout comme Yùmraëlle quelques secondes plus tôt, qu’il n’y avait strictement rien à voir hormis une immensité de plaines herbeuses saillies de forêts et de petits bois, et sillonnées d’un fleuve tranquille suffisamment large pour que les eaux fassent un doux bruit de clapotis que le vent menait jusqu’à eux. - Nous sommes arrivés, suivez moi, annonça Orynn en leur tournant le dos et se mettant simplement à marcher dans ce décors bucolique où il était presque choquant de ne voir vraiment, vraiment personne. Yùmraëlle ne put s’empêcher de soupirer. Quelque chose en elle lui fit désirer de s’asseoir, d’enlever ses chaussures, et profiter un peu de la tranquillité des lieux avec ses amis. Un après midi au soleil à juste parler avec eux, éventuellement échanger quelques chatouilles avec Crâle, se réconcilier avec Arion en lui offrant ses pieds comme gages de paix, que ce soit ridicule ou non, et pour Zukk… Et bien… La jeune fille buta dans quelque chose, et il lui fallut un instant pour se rendre compte qu’il s’agissait de l’épaule du plus taciturne de la bande, que, plongé dans ses pensées, elle n’avait pas vu stopper. Orynn lui-même avait arrêté sa marche et levait à présent une main, comme s’il saluait quelque chose qu’elle ne voyait pas. Tous demeurèrent silencieux, même Arion, et il fallut encore un instant à la jeune fille pour comprendre qu’il se passait quelque chose, et en levant un peu la tête, elle en eut la preuve. Quelque chose était entrain d’apparaître lentement, comme sortis d’un brouillard magique. Des formes, gigantesques, et Yùmraëlle reconnut des tours, trois tours. Puis un mur d’enceinte se dessina pour encadrer une structure de plusieurs dizaines de mètres de haut. La couleur suivit ensuite, ocre, oscillant entre le rouge et le marron, avec peut être une quelques pointes d’oranges, rendant le tout aussi intimidant qu’harmonieux. - Voici l’Académie d’Alluban, leur présenta-t-il la majestueuse cité, forteresse, palais, qu’en savait-elle, pour la seconde fois en peu de temps, mais ce n’était qu’à présent qu’elle la voyait en face que Yùmraëlle prenait conscience de ce à quoi ressemblerait vraiment leur futur, qui devait se situer quelque part entre ces murs. [/b:2cfhwpe2]
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Naara - il y a 14 ans
Ah voilà ce fameux château !

L'effet secondaire de la téléportation me fait penser au transplanage dans Harry Potter, le fait de perdre ses repères, ses sens et tout et tout !
Vivement la suite qu'on sache qu'est ce qu'il vont faire là dedans ! ^^
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SQUALL - il y a 14 ans
Star Treck, Harry Potter, décidément je suis pas impargné ^^ Oui bon, autant vous le dire, on va encore avoir quelques chapitres d'architectures et d'explications avant que nos héros soient livrés à eux même. Après ça, on pourra dire que l'histoire sera officiellement lancer. Mais tout ce préambule à la grosse intrigue est importante.
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chatouillesdu92 - il y a 14 ans
ce chapitre a quelque chose de ... comment dire... transitoire !!! voila !!! Non je déconne, j'ai trouvé ce chapitre génial parce qu'il parle un peu de tout le monde, et qu'il y a de grands moments !!! Merci ^^
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SQUALL - il y a 14 ans
[b:6ekyw2sh][size=150:6ekyw2sh]Chapitre 18 : L’Académie d’Alluban[/size:6ekyw2sh] Du revers de sa main, Arion s’essuya le coin de la bouche, plus pour faire disparaître l’expression de pur hébétement qu’il avait du avoir pendant une poignée de seconde en observant l’incroyable structure apparaître du néant, et cela par la seule volonté de l’Immortel. C’était impressionnant, il fallait l’avouer, et cette académie, si tel était son nom, était vraiment une construction magnifique, doté d’une muraille de plusieurs mètre de haut pour protéger ce qui semblait être une cours intérieur dans laquelle était planté le château lui-même, composé de trois tours distinctes rattachées les unes aux autres de sorte de former une structure unique. Sans un mot de plus, Orynn s’avança, et tous suivirent, même lui, sans le vouloir vraiment, emporté par le charisme du personnage, ce qui ne manqua pas de le faire grincer des dents. Arion ne supportait décidément pas ce personnage, mais les réponses, il avait affirmé pouvoir les leur donner une fois arriver entre les murs de cette forteresse, donc ne restait plus qu’à attendre encore un peu. Enfin ils sauraient tout trois ce qu’ils faisaient là, même si lui-même en avait une petite idée. Cet espèce de bâtard de Zukk ne leur avait vraiment rien dit jusqu'au bout… Orynn, Crâle et l'autre idiot à crête rouge ouvraient la marche. Yùmraëlle restait un peu en retrait, tout comme lui. Il espéra silencieusement qu'elle ne lui parle pas, il n'avait pas envie de l'entendre pleurnicher, ce n'était pas le bon moment, il avait autre chose en tête. Cela faisait quelques jours qu'elle le boudait comme une véritable gosse blessée de ne pas avoir reçu le cadeau qu'elle aurait souhaité. Il fallait qu'elle se réveille un peu, ce n'était pas un monde joli où tous les espoirs devenaient réalité, et même si les Immortels faisaient passer leur petit univers comme un quelque chose de merveilleux, Arion n'était pas dupe, quelque chose puait le mensonge. Il ne dit cependant mot, et continua d'avancer, avec les autres, tel un parfait petit mouton. Pour l'instant, c'était ce qu'il y avait de mieux à faire. A chaque pas, l'Académie devenait plus imposante, plus impressionnante. La gigantesque porte, seule ouverture dans la muraille couleur ocre, à elle seule, était déjà colossale, quelques mètres de large, et au moins le double de haut, et Arion ne put s'empêcher de se demander comment le mage encapuchonné allait faire pour bouger une telle masse. Mais sa question eut très rapidement sa réponse lorsque, encore pourtant à une vingtaines de pas de là, la gigantesque entrée massive s'ouvrit d'elle même, sans un grincement, sans un à-coup ou secousse d'aucune sorte. Cela avait beau être de la frime, c'était tout de même très impressionnant, d'autant plus qu'Orynn n'avait pas esquissé le moindre geste, comme si la structure elle même avait reconnu l'Immortel. - C'est incroyable, lâcha Crâle, faisant grincer les dents d'Arion, qui pourtant partageait son point de vu, mais le penser et le dire ouvertement étaient deux choses très différentes, combien de temps cela prendrait-il avant qu'il ne se réveille de son ridicule ébahissement qui le poussait à ne voir que l'aspect merveilleux de ce qui l'entourait. Le petit cortège au demeurant assez informel continua sur le chemin qui lui était tracé par le meneur de marche encapuchonné, les faisant tous passé sous l’arche gigantesque qui encadrait la porte, les laissant découvrir ce à quoi Arion s’attendait, une belle cours, en partis pavé pour créer du petits chemins faisant communiquer différentes entrés aux multiples bâtiments qui composaient véritablement l’académie. Le reste comportait des touffes herbeuses plutôt bien entretenues. Le lieu, quoique désert, ne semblait pas laissé à l’abandon. Alors c’était ici qu’ils allaient être coupé du monde ? Le jeune homme leva les yeux pour admirer d’un peu plus prêt la structure à trois tours qui s’élevait comme une flèche, ou plutôt trois flèche à la vérité, vers le ciel. Trois grosses tours rondes et immense, suffisamment large pour contenir logé peut être une centaine de personne, au bas mot. C’était si démesuré qu’Arion y vit une mauvais blague. Tout ça seulement pour quatre adolescents ? Qu’est ce que c’était que ce monde totalement stupide ! Il y avait également de petites structures bien plus réduite, ressemblant déjà plus à d’humble logement à une pièce. Un coup d’œil rapide permis à Arion d’en repérer deux, carré, battit des mêmes pierres que le palais d’Alluban lui-même, et la muraille également. Peut être y en avait-il une troisième caché derrière les trois tours, mais ce n’était pas facile à voir. Le lieu en lui-même marquait encore à lui seul toute une nouvelle série de question, et ne donnait réponse qu’à une extrême minorité. Pour l’amour de tout ce qui existait, qu’est ce qu’ils fabriquaient dans un endroit pareille ? Pouvaient-ils enfin savoir ? Il en avait assez, était-il donc le seul à s’impatienter des silences bien trop appuyé de ce crétin d’Immortel ? - Vous voici à Alluban, entama-t-il d’une voix suave, Ne vous attendez pas à ce que je vous fasse visiter toute la structure, comme vous vous en doutez, c'est gigantesque, et je suis assez pressé, malheureusement. Entrons si vous le voulez bien, vous verrez, l'intérieur est tout à fait surprenant, et je me réjouis que vous le découvriez. - Nous allons devoir supporter longtemps toutes ces simagrées ? Ragea Arion, lâchant enfin ce qui gonflait dans sa poitrine depuis plusieurs minutes, Est ce que vous allez enfin nous dire ce qu'on fabrique ici ? Qu'est ce que vous voulez que ça nous fasse de reluquer la décoration grotesque d'un palais à la noix !
- Arion..., chercha à le calmer Crâle, ce qui ne fit que décupler la rage de celui ci. - Mais réveille toi un peu, toi ! Ce guignol te fait vraiment autant d'effet ? Vociféra le jeune homme, Tout ce qu'il fait c'est se pavaner dans sa robe et nous sortir des phrases de bouquins qui n'intéressent que les... - Et toi quand tu l'ouvres si c'est juste pour ramener ta fierté de..., le coupa Zukk avant d'être lui même stoppé par un geste de l'Immortel qui plaça son bras presque intégralement caché par une manche trop large couleur flamme devant son visage. - Et moi qui pensait qu'un roquet ne faisait que grincer des dents, souffla Orynn presque avec politesse, ce qui donna envie au jeune homme de cette fois lui coller son poing dans sa figure invisible, faire taire cet enfoiré une bonne fois pour toute. - Je suis ravi de vous surprendre, ironisa-t-il avec une moue déplacée. - Sache, mon garçon, que tes questions auront leur réponse une fois que nous serons simplement mieux installés, un peu de confort ne nous fera pas de mal et j'ai beaucoup à dire et peu de temps. Aussi puis-je te suggérer d'être patient. Peux-tu attendre quelques minutes de plus le temps que nous entrions ? Proposa Orynn avec une douceur sans doute exagérée qui rendit le jeune homme malade, et le poussa à répondre. - Non ! J'en ai assez maintenant, soit vous nous dites ce que nous sommes venus faire ici, soit je m'en vais, et je tente ma chance tout seul. - Personne ne te retient, cracha Zukk malgré la présence de son prétendu maître coloré. - Si, désolé Zukk mais…, on est deux à vouloir qu’il reste, intervint Crâle avec une petite voix mesurée, Même s’il est odieux et… - Moi aussi je veux savoir ce qu’on fait ici ! Intervint Yùmraëlle. Un silence étrange s’abattit doucement sur la cours de l’académie d’Alluban, comme une brume surnaturelle. Arion sentit un frisson le parcourir, et ce n’était pas parce que ses deux prétendus amis l’avaient soutenus, non. Il leva les yeux au ciel, comme s’il avait entendu une voix inaudible. Il y avait quelque chose de bizarre avec cet endroit, quelque chose qui le mettait mal à l’aise. Il redirigea son regard vers Orynn, souriant d’un air satisfait, comme pour lui dire, tu vois ? Tu ne contrôles pas tout. - Très bien, si vous tenez tant à savoir, je vous le dirais, commença l’Immortel, comme s’il n’était pas surpris le moins du monde à l’entente de l’ultimatum, Cette académie à pour but de faire de vous des Gardiens. Les forces élémentaires qui contrôlent ce monde se rejoignent en certain point précis de notre terre, Alluban fait partis de ces zones névralgiques. Vous avez été amenez ici pour devenir le fer de lance de lutte Attis contre ses ennemis et œuvrer pour la protection de notre monde. Il s’agit de l’une des responsabilités les plus importantes pour notre peuple. De nouveau ce silence étrange. Mais cette fois, le jeune homme aux cheveux blancs ne perdit pas un instant à lever les yeux au ciel. Il sentit ses phalanges blanchir tant il serrait les poings alors qu’une rage aveugle s’emparait de lui. Qu’est ce qu’il venait de dire ? Des petits soldats ? De beaux petits soldats ? C’était ça la grande révélation ? Ça devait être une mauvaise blague ? Comment pouvait-il croire un instant…que… qu’ils étaient si stupides ? - Vous voulez faire de nous des…, commença Arion, les dents si serrées qu’il craint un instant de se les briser. - Suivez moi, reprit il, Je vous expliquerais tout à l’intérieur, après quoi je m’en irais et vous laisserais réfléchir jusqu’à demain matin. Il n’ajouta rien et devança tout éventuelle réponse en tournant le dos à son auditoire pour se lancer droit vers l’une des probables entrées de l’infrastructures, belle porte sculptés de motifs compliqué, d’une couleur sombre, probablement d’un bois de conifère au vu de son aspect, ce qui n’était guère étonnant. Orynn ouvrit la porte sans un mot et les invita tous d’un geste à le suivre, ce qu’ils s’empressèrent tous de faire. Etaient-ils devenus dingues ? Ou simplement complètement con ? Comment pouvaient-ils le suivre ? Comment pouvaient-ils… Arion soupira doucement. Attendre, juste attendre, écouter, et leur parler une fois que l’Immortel serait partis. - Tu peux être sûr d’une chose, enfoiré, ce ne sera pas la réponse à laquelle tu t’attends, maugréa à mi-voix Arion, les dents toujours serrées, décidant finalement de suivre les autres vers cette ouverture qui allait les mener droit vers il ne savait quoi encore.[/b:6ekyw2sh]
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chatouillesdu92 - il y a 14 ans
Excellent ! J'ai bien fait de prendre mon temps pour le lire. Tout le chapitre est génial, c'est un de mes préférés. Le meilleur passage reste quand Yumraelle elle s'en mele, c'est super bien fait. Meme si à la place d'Orynn je me serais envoé en l'air depuis deux minutes.
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Lilo - il y a 14 ans
Ce chapitre est vraiment sympa
On est à fond dedans ^^
La présence de Yùmraëlle à Alluban est comme... Dérangeante. Tu te dis mais qu'est-ce qu'elle fait, elle est sûrement en train de faire une grosse connerie ^^. C'est bien fait en tout cas.
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SQUALL - il y a 14 ans
Je suis heureux d'avoir eu cet impact sur certaines personnes :-) Merci à toi de ton commentaire, ça me fait plaisir, vraiment.
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SQUALL - il y a 14 ans
Non non non, elle continue, j'avance un chapitre d'une de mes histoires chaque semaine, souvent j'alterne entre Shadow of Feet et Les Chroniques d'Univers, et un petit Plune de temps en temps quand ce n'est pas le tour de la coquigirl. Normalement c'est tous les vendredi. Donc aujourd'hui...peut être...
Et Satori est un emmerdeur
Non voilà, en fait je suis content des commentires de TOUT LE MONDE sauf Satori, voilà, juste pour faire chier
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SQUALL - il y a 14 ans
[b:2j1xvs08][size=150:2j1xvs08]Chapitre 19 : Les Héros d’un Monde[/size:2j1xvs08] Arion fut le dernier à entrer dans ce hall qui, rien que de l’extérieur, avait l’air particulièrement colossal. Mais l’imaginer et le voir était deux choses totalement différentes. Il était si grand qu’il aurait été possible d’y construire une petite maison, et en levant les yeux, le jeune homme remarqua qu’une mezzanine en faisant le tour à quelques cinq mètre du sol. C’était non seulement gigantesque, mais magnifiquement décoré et agencé, sous une thématique de couleurs rouges et ors. C’était ce à quoi s’attendait le jeune homme, quelque chose de grand, très grand, presque trop grand. Comme si l’architecte n’avait pas su retenir son prétentieux talent à faire quelque chose monstrueusement royal. - Mais qu’est ce que c’est que…ça…, maugréa-t-il en parcourant le gigantesque hall du regard, ne s’offusquant même pas que personne ne lui réponde, songeant qu’aucun de ses prétendus compagnons n’avaient du l’entendre. Le hall était si spacieux qu’il en avait la tête qui tournait, de sublimes tentures étaient suspendues au dessus de sol et voguait au gré des courants d’air, caressant, léchant les murs comme l’aurait fait une plume. Des escaliers massifs et sombres constituaient une décoration presque naturelle sur les murs pour monter jusqu’à l’étage supérieur via la mezzanine. Une cheminée colossale et magnifiquement sculpté prenait la place central du dernier mur droit devant lui, petite place vers laquelle l’Immortel les amenait, visant semble-t-il une sorte de petit salon comme posé là plus pour des soucis d’esthétisme que pour le côté pratique. Il n’empêchait que les fauteuils de cuirs, ou d’une imitation forte ressemblante, et la petite table basse brune, concordait parfaitement avec l’atmosphère générale de cette grande salle qui aurait pu accueillir tant de personnes qu’Arion sentit de nouveau monter en lui la morsure de la méfiance. Arion suivit tout de même le sinistre cortège, songeant soudain à quel point tout était silencieux. Autour de la table basse, il y avait exactement cinq sièges, leur nombre précisément, ce qui ne fit rien pour le rassurer. D’un geste exagérément polis, Orynn les invita à prendre place à son tour alors que lui-même prenait place à un siège, pareil aux autres. Se mettre à leur niveau, montrer de la déférence à leur égard, leur laisser le choix de la place à prendre, Arion n’était pas dupe, tout cela n’était que pure manœuvre psychologique destiné à leur donner un sentiment d’importance et de liberté qui les mettrait mieux en condition pour ce qu’il allait probablement leur proposé. Il était futé. Mais il commettait une grave erreur en passant être le seul conscient des réalités. Les sièges étaient disposé en cercle autour de la table basse qui, il fallait l’avouer, n’avait ainsi qu’un rôle de figuration assez pathétique. Zukk se mit à la droite d’Orynn, tel le petit chien qu’il était, et Yùmraëlle se mit à côté de lui, visiblement tellement en manque d’attention qu’elle en cherchait où elle pouvait, ce qui était encore plus pitoyable. Lui-même choisit plutôt le coup de théâtre déplacer en se plaçant immédiatement à la gauche de l’Immortel. Quand à Crâle, comme toujours, il prit la place qui restait, incapable de décider, ne souhaitant pas déranger. Décidément, chacun à leur façon, ils inspiraient la pitié. Même ce manipulateur prétentieux en cape flamboyante. - Maintenant nous pouvons parler, commença Orynn, liant ses mots d’un geste un peu mielleux sans doute avant de lancer son bras pour un geste plus vif en direction de la cheminée qui eut pour effet de faire monter un feu des plus bienfaisant en sein, ne faisant plus douter Arion quand à la raison pour laquelle ce petit salon imrpovisé avait été place juste à côté de l’âtre. - Il serait temps, griffa Arion de sa voix la plus amère, ignorant purement et simplement les artifices ridicules du maître, ne comptant certainement pas être impressionné par ce dernier, Vous disiez que vous vouliez faire de nous des soldats, c’est ça ? Son attaque marqua un dur silence uniquement brisé par le bruit crépitant du feu nouvellement né. En réalité, il n’avait pas dit le mot soldat, mais ce tacle lui prouverait bien que ses interlocuteurs, ou tu du moins l’un d’entre eux, n’était pas totalement idiot. Et Arion dut avouer qu’il fut satisfait de voir que ni Crâle ni Yùmraêlle ne le reprirent ou ne le firent taire. Eux aussi voulaient savoir. Et même si le jeune homme brun si facilement impressionnable avait tourné un regard pétillant vers le feu, il n’en demeura pas moins qu’il retint cette fois ses louange. Orynn soupira doucement alors que son disciple Attis envoyait à Arion un regard électrique. Qu’importait ! S’il voulait se battre, il serait son homme. - Un Gardien n’est pas un soldat, entama l’Immortel d’une voix parfaitement bien dosé, entre autorité et douceur, celle d’un véritable orateur, La guerre ne mène qu’à la destruction et n’est pas saine, le concept même est primitif et déplacé. Un Gardien est un protecteur, pas un agresseur, et à moins que la situation ne l’exige, il ne tue pas. Et d’une manière générale, un Gardien n’a aucune autorité en ce qui concerne la justice, et n’a aucun droit d’appréhender ou causer du tort à un Attis ou un Arris. Nos peuples sont soudains, et aucun soldat n’est nécessaire pour garantir cette paix qui dure depuis des générations. Des siècles que j’ai moi-même connus. - Vous êtes si vieux ? Se risqua Yùmraëlle. - Un peu de respect s’il te plait, la reprit avec douceur l’ancêtre du monde, Je suis Immortel de la Vie, et à ce titre ma longévité à été considérablement accru, si vous tenez à le savoir. Mais revenons plutôt à vous. Il serait tout à fait inutile de vous expliquer pendant des heures ce que vous n’êtes pas, ce serait une perte de temps pour vous comme pour moi. Aussi vous prierais-je de ne plus me couper, toi en particulier. Arion ne trouva pas plus judicieux que de lui adresser un sourire des plus ironique, songeant qu’il n’avait qu’à se tenir tranquille, et trouver les incohérences dans ce qu’allait leur raconter ce sale manipulateur du cinquantième âge. Qu’il continue, qu’il fasse son mignon petit discours qu’Arion imaginait déjà, à propos de chance et de responsabilités. Il s’attendait à tous les pires mensonges possible et imaginable pour qu’ils disent oui à un destin tout tracé vers des postes de sous-fifres commis aux sales besognes cachées par le monde utopique qui leur est tant présenté. - Notre monde est bloqué depuis des temps reculé dans une guerre froide avec un peuple que nous appelons les Phurians. Il s’agit d’un peuple vindicatif souterrain qui a toujours refusé toute civilisation, préférant vivre à leur façon plutôt que participer à notre système communautaire. Le problème vient du faite qu’il s’agisse d’un peuple non tolérant concernant les pensées différentes des leurs, et qu’ils se montrent très hostile, et naturellement violent. Nous refusons d’éradiquer cette race, belliqueuse ou non, ou de déclencher une guerre pour les soumettre à notre civilisation, ainsi, nous les laissons simplement vivre dans leurs contrées, cependant, nous avons besoin d’une force dissuasif servant à surveiller les frontières de notre territoire. C’est ce que nous appelons les Gardiens. Ils sont chargés de repousser les attaques éventuelles en neutralisant les forces Phurians. Les prisonniers sont ensuite placés en détention, interrogés et finalement relâché en contreparties de trêves. Voilà en ce qui concerne la situation de notre monde. La voix suave avait bercé le jeune homme sans qu’il s’en rende vraiment compte. Pas de guerre ? Une force de défense ? Il était vrai que tout ce que disait cet Immortel était parfaitement logique. Mais cela ne les aidait pas beaucoup quant aux véritables questions qu’ils se posaient. Qu’est ce que ça signifiait neutraliser les forces Phurians ? Comment est-ce qu’ils étaient censé se battre ? Tel que le présentait l’Immortel, il semblait n’y avoir aucun danger. Mais Arion ne voyait vraiment pas comment quatre gamins pourraient faire quoique ce soit face à toute une troupe de guerriers sans doute entraînés. Le jeune homme ne comprenait pas, au lieu de les rassurer, l’Immortel semblait sincère, à quoi jouait-il ? Même Crâle se rendait compte que ce n’était tout simplement pas possible. Le grincheux de la bande, qui ne suivait désormais plus la logique de démagogue du mage, ouvrit la bouche. - J’y arrive, un instant, le coupa Orynn avant même qu’il n’ait pu dire quoique ce soit, En ce qui concerne les Gardiens, eux ne sont pas des guerriers dans le sens où vous ne manierez aucune arme et ne serez pas entraîné à tuer. Avez-vous remarqué que je possédais des capacités tout à fait hors du commun ? Ce même genre de pouvoir est confié aux Gardiens, il s’agit d’un honneur confié à un infime pourcentage de notre population, en échange de quoi ces privilégiés n’ont plus le droit de vivre dans la communauté, c’est en ce sens qu’ils forment une entité à part. Nous choisissons ainsi plus facilement des Arris qui n’ont pas d’attaches particulières avec notre cité pour ce rôle, il est naturellement plus facile pour eux de vivre à l’écart. Encore une fois il s’agit d’un choix, rien ne vous y oblige. - Pourquoi nous ? Interrogea Crâle avec pertinence, ce qui était tout à fait notable et fit sourire Arion ; comme quoi, il n’était pas si bête. - Il y a toute une procédure de recherche de profil type à qui il serait possible de proposer cette opportunité, et cela fonctionne par un système de proposition amenée devant un conseil, Expliqua très posément l’Immortel qui semblait particulièrement bien connaître son sujet, Comme vous vous en doutez, ce genre de chose prend du temps. Au final, vous avez été approuvés tous les trois, Zukk lui a reçu l’autorisation il y a quelque mois, mais il a été décidé qu’il serait plus judicieux de lui faire partager cette expérience avec des Arris qui n’ont pas…disons…les bases nécessaires. - C’est n’importe quoi…, lâcha Arion. - Libre à toi de croire ce qui t’arrange, balaya Orynn avant de reprendre, Les Gardiens sont les héros de notre monde, ils permettent à tous les citoyens Attis et Arris de ne jamais être inquiété par une menace venue des Phurians. Cette académie que vous avez ici est le lieu ou vous apprendrez à vous servir de ces facultés, si vous décider de les accepter. L’alternative est une vie normale, sans problème, dans la capitale Attis. Le choix vous revient. Mais sachez qu’une fois pris, il est définitif et sans retour en arrière possible. Posez vous donc la question, êtes vous fait pour suivre cette voie ? Je vous laisse jusqu’à demain matin pour y réfléchir. [/b:2j1xvs08]
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SQUALL - il y a 14 ans
Mais je n'en doutais pas voyons
Tu cherches juste à m'embêter alors je réplique beeeeuh
Mais en réalité tu es un tout gentil
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chatouillesdu92 - il y a 14 ans
Après avoir lu le début, j'ai pas pu m'empecher de commenter certaines phrases qui m'ont trop marqué ^^ "qu’une mezzanine en faisant le tour à quelques cinq mètre du sol" à ... quelques cinq mètres ^^ est-ce qu'il y a que moi qui ai rigolé ^^ "Se mettre à leur niveau, montrer de la déférence à leur égard, leur laisser le choix de la place à prendre, Arion n’était pas dupe, tout cela n’était que pure manœuvre psychologique destiné à leur donner un sentiment d’importance et de liberté qui les mettrait mieux en condition pour ce qu’il allait probablement leur proposé. Il était futé. " ..... au moins Sansnom il est pas parano ^^ "liant ses mots d’un geste un peu mielleux sans doute " qu... hein ? "qui eut pour effet de faire monter un feu des plus bienfaisant en sein, ne faisant plus douter Arion quand à la raison pour laquelle ce petit salon imrpovisé avait été place juste à côté de l’âtre." excellent !! le mec qui se met à côté de la cheminée expres pour se la peter ^^ "- Vous êtes si vieux ? Se risqua Yùmraëlle." HA ha ha ha XD concours de boulet ! "Avez-vous remarqué que je possédais des capacités tout à fait hors du commun ?" avez-vous remarqué à quel point ccette phrase est pédante ^^ bref j'ai bien aimé ce chapitre !!! On arrive à un point ou on sait plus lequel faut écouter
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SQUALL - il y a 14 ans
C'est tout juste ça
Et je t'emmerde avec mon "à quelques 5 mètres de haut" parce qu'il me semblait que ça se disait, à quelques cent mètres de là, en tout cas je l'ai souvent entendu et lu. beeeeuh !
