Histoire : Plune : La Station Blanche

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Auteur
Histoire
  • Plune : La Station Blanche


Histoire ajoutée le 05/09/2011
Épisode ajouté le 05/09/2011
Mise-à-jour le 03/07/2021

  • Lilo Avatar
    Lilo - il y a 14 ans
    Et bah bien... ^^ Je l'ai trouvé super énervant Ioran dans ce chapitre, j'imagine que tu l'as fait exprès, mais là pff ^^ Et la pauvre Prunelle elle a l'air gentille, là il la prend juste pour une distraction, un moyen de passer une soirée tranquille sans penser au boulot, pas sympa. Et en plus il a oublié son bracelet, laissé Wydee toute seule et a transgressé les règles et la loi de Plune, juste le jour d'une alerte... Super ^^

  • pierreanne Avatar
    pierreanne - il y a 14 ans
    Ahhh Loran il me fait penser dans son style à Hiyama ou yagami (lost brain ; Death note) C'est un peu moins fort que sa mais c'est dans le même style X)

  • SQUALL Avatar
    SQUALL - il y a 14 ans
    Elle n'a pas oublié, on a décidé de prendre une semaine de repos. D'ailleurs toute mes histoires se sont aussi arrêter une semaine. Exams et tout, on pouvait pas gérer, mais maintenant c'est bon on reprend les posts.

  • chatouillesdu92 Avatar
    chatouillesdu92 - il y a 14 ans

    Oui dsl !
    Nan en fait j'attendais voir au bout de combien de temps quelqu'un réagirait !! ^^
    Nan je dec

    Oui on est dsl mais on a des problemes a devoir travailler tout le temps;
    On pensait reprendre à la rentrée, histoire d'avoir un peu d'avance et de pouvoir faire face à d'autres périodes ou on aurait pas forcément le temps d'écrire !

    :)


  • chatouillesdu92 Avatar
    chatouillesdu92 - il y a 14 ans
    Bon, ... je comble le trou, histoire de pas dire que ça est pas avancé depuis un mois ^^ De toute façon je suis déjà à pleins de dimanche de retard donc ^^ Chapitre 12 : Souplesse est enfer - Un Wisky-crème, s’il-te-plait, demanda Artaban avec un petit sourire. - Tout de suite, chef ! lui répondit le barman en s’en allant dans l’arrière boutique. Artaban était serein, il poussa un soupir d’aise. Il aimait beaucoup cette routine mouvementée qu’il vivait chaque jour. Vraiment, venir sur Plune était certainement l’une des plus belles choses qu’il ait pu lui arriver. Ce soir-ci, content et satisfait de son travail, il allait prendre un petit verre au bar de la base de maintient de Plune. Et oui, parce que, il y avait pourtant longtemps, avant même son arrivée, il y avait un bar au premier étage, tout à l’Est du bâtiment afin que les odeurs ne dérangent pas et soient évacuées directement. Certainement ce bar avait-il été mis en place dans l’espoir d’améliorer les conditions de travail des salariés fonctionnaires de Plune. Et ce bar, peut-être était-ce parce que personne n’était au courant de son existence, ou alors parce que tous les employés n’avaient qu’une hâte après une longue journée de travail : rentrer chez eux, en tout cas, il n’y y avait jamais personne. Artaban était toujours le seul à venir boire un petit coup. Pas grand-chose évidement, pas de quoi finir sur le trottoir, d’autant plus que l’alcool était plus cher car plus limité que sur Terre, mais juste de quoi calmer son esprit. Du coup, il était un peu un habitué. L’unique à venir le soir. A vrai dire, il n’aimait pas sa chambre. Il n’avait rien à lui reprocher, elle n’était pas plus petite ou plus désespérément rectangulaire que celles des autres, mais Artaban était juste plus enclin à être entouré que claustrophobe. Il n’était pas quelqu’un qui pouvait avoir envie d’être seul un moment, non, la solitude l’ennuyait. Alors le soir, plutôt que de courir se coucher, il passait un moment accoudé ici au comptoir, puis il allait se balader dans les rues, il marchait jusqu’au couvre feu réglementaire d’économie d’énergie, et alors il allait dormir. Il se levait, n’ayant jamais eut besoin de beaucoup d’heures de sommeil, ce depuis sa jeunesse. Le barman revint avec la boisson choisie. - Ce sera la F5123.E, annonça l’homme en trainant un siège afin de s’asseoir en face d’Artaban. Artaban oublia instantanément le numéro de facture, de toute façon il recevrait un récapitulatif de ses dépenses bientôt. Alors ils papotèrent. L’avantage de pouvoir se parler seul à seul avec une personne et ce tout les soirs, était que le barman et lui, sans s’entendre à merveille non plus, parlaient sans retenue. Alors l’un comme l’autre étaient au courant de tout de qui se passaient dans leur étage respectif. C’était très pratique. Artaban essayait de tout connaître de Plune, et même lui arrivait à imaginer combien il en était loin, toutefois, on faisait souvent appel à lui à son étage, le second. En effet, en plus d’être un technicien compétent, il savait plein de choses sur pleins de trucs. Ce n’était jamais assez précis pour vraiment être utile, mais il savait donner la bonne direction sur ce que lui demandaient les gens. Une autre chose qui exaspérait l’homme était le manque de prise d’initiative au sein du groupe. En effet, dès qu’il y avait le moindre problème, c’était la fin du monde ! Tous paniquaient sans réelle raison sans vraiment réfléchir au fond du problème. Lui au moins, il avait des idées, cela lui permettait de pouvoir bricoler un peu pour régler les problèmes, alors que chacun suivait consciencieusement une procédure tellement rigide qu’elle arrivait à en devenir stupide. Enfin si, la dernière prise d’initiative bien venant de quelqu’un d’autre, ça avait été de lui envoyer Enjolraa. La jeune fille tombait vraiment à point nommé, à un moment où Artaban commençait à ne plus distribuer les papiers réglementaires par flemme de passer plus de temps à faire le facteur que de s’occuper de ses chers réacteurs. La petite y mettait de l’énergie et du cœur, ça faisait plaisir à voir, du coup elle le débarrassait de ses transmissions harassantes de document, et elle le faisait mieux que lui. D’ailleurs, tant mieux, il avait pu lui donner tous les documents qu’il avait en retard, et ce juste avant l’arriver du représentant du Commandant de Plune, si ça ne n’était pas de la chance. Car il paraissait évident qu’une pile de papier posée entre deux réacteurs, ça l’aurait franchement mal fait. En plus, on ne l’avait même pas prévenu de l’arrivée de ce jeune homme, qui remplissait fort bien la fonction d’inspecteur du travail. Malgré son jeune âge, il avait quelque chose qui avait un peu gêné artaban, son professionnalisme peut-être. Voilà c’était ça, il était un peu trop jeune pour être aussi… professionnel. De son côté, Artaban avait dû lui paraître un peu trop actif et mirobolant pour être le chef d’atelier des réacteurs. Mais il semblait à Artaban que, entre eux deux, dans leurs échanges, ils avaient bien compris que Plune ne pouvait se passer ni de l’un, ni de l’autre. Quoi que personne ne fût indispensable tout compte fait. Les places sur Plune étaient chères, on y envoyait pas de « touristes » en somme. Non, n’y allait que ceux qui y aurait une place et saurait y trouver utilité. Artaban profita d’un court instant où ni le barman ni lui n’avait chose à dire pour étancher sa soif d’une gorgée. C’est alors qu’il s’étouffa. Il se mit à tousser, se levant d’un coup. Cette alarme, c’était une blague ? Elle lui sifflait dans les oreilles, hurlantes partout dans Plune. Alors Artaban remarqua que le haut parleur était juste au dessus du bar. Ni une ni deux, sentant son cœur se serrer, il fonça vers la cage d’ascenseur. Les raisons pour lesquelles l’alarme pouvait sonner étaient multiples. Toutefois, la moitié d’entre elles se situaient dans la salle des réacteurs centraux de Plune, la salle dont il était responsable. Plus anxieux que jamais, Artaban maudit la lenteur de l’ascenseur, alors qu’il ne s’en était jamais rendu compte avant. Il devait se calmer, il avait déjà résolu nombre de problèmes. Il devait garder son sang froid, s’il y avait un hic, il trouverait la source du problème et le réparerait. Peut-être serait-ce juste une coupure de courant sectorielle, alors il suffisait de brancher le courant en alternatif sur une autre zone (ne faites pas ça chez vous XD !). Et puis pourquoi paniquer autant, c’est n’importe quoi ! Artaban appuya un court instant sur ses tempes. D’un coup il changea d’avis, heureusement que l’ascenseur était lent. Il entra en trombe dans la grande salle du second étage. La sécurité était bien faite. En cas de pépin, il fallait savoir dans la seconde quelle machine, ou pire, quel réacteur, était défaillant, alors un petit voyant rouge indiquait tout disfonctionnement. Il n’y avait pas de gyrophares rouges aveuglants dans chaque angle. Il parcourut du regard les bâtons de fer posés à côté de chaque machine. Son cœur rata un battement. Le voyant rouge, en haut d’une de ces barres, était éclairé. Il s’approcha de l’engin. Ce n’était pas le réacteur principal qui était en danger, mais un réacteur accessoire. Toutefois, le problème, s’il était grave, pouvait toucher le réacteur central. Conclusion, s’il ne décelait pas vite le problème, l’évacuation de Plune risquerait d’être enclenchée, ce qui serait une catastrophe sans nom, pour Plune, pour les habitants, et pour sa gueule, évidemment. Evidemment, personne pour l’aider, ce à cause de l’heure, pourtant très vite la sécurité interviendrait. S’il pouvait avoir réglé l’affaire avant, ce serait absolument génial. Il se pencha sur la machine qui semblait s’être emballée. Rien qu’en ce geste il sentit qu’elle était bien plus chaude que d’ordinaire, et à travers ses écrous et tuyaux coulait, et c’était un très mauvais signe, un liquide marron, certainement l’huile de graissage. Si cette substance s’échappait de l’endroit, c’était qu’il y avait fuite, et si elle était marron, c’était qu’elle était certainement bien au dessus d’une température simple d’ébullition. Le cœur, lui aussi plus chaud que le degré d’ébullition, d’Artaban explosa dans sa poitrine alors qu’il courut vers le fond de la pièce. Il ouvrit en grand sans en retenir les portes un imposant placard. Sans perte le temps d’enfiler une combinaison complète, il mit juste des gants de protection ainsi que des lunettes très épaisses. La tenue à moitié complète n’était pas très réglementaire, mais le temps jouait en sa défaveur. Artaban entendit l’ascenseur s’ouvrir. Il se retourna, paniqué. - Monsieur Artaban ! Est-ce que tout va bien ? - Ne t’approche pas Enjolraa, lui intima-t-il. C’est très dangereux. Artaban s’approcha de nouveau de la machine emballé avec un tube d’une pâte qui pouvait sécher instantanément. De quoi colmater le trou s’il le trouvait. Il entreprit de suite le filet d’eau pour suivre d’où venait le problème. Il s’appuya contre la machine pour passer par-dessus un tuyau d’évacuation qui le gênait. Artaban hurla. Il retint ensuite son cri. La chaleur était telle qu’il s’était brûlé à travers le gant de protection. Blessé, il ne sentait plus sa main. Si la machine était montée à une telle température, elle risquait d’exploser sous peu, et ce serait la fin des haricots. - Enjolraa ! hurla-t-il. Tire sur la manette rouge ! - La manette… la ma… Laquelle ?! - Celle-là ! explosa l’homme en montrant la bonne direction à la jeune fille complètement perdue dans la cohue. Elle sprinta sur 30 mètres et tira sur la dite manette. L’alarme incendie se mêla à celle déjà en route depuis moins de dix minutes. Alors l’eau tomba du ciel, en plein sur les machines étanches. Artaban espérait bien que le liquide froid refroidirait le réacteur en furie. Toutefois, une épaisse fumée commença à s’élever. Artaban, qui voyait de moins en moins bien, paniqua violemment.

  • SQUALL Avatar
    SQUALL - il y a 14 ans
    [b:mhmrbcmi][size=150:mhmrbcmi]Chapitre 13 : Magnétisme divergent [/size:mhmrbcmi] Weedy était folle de rage, malade de haine et de rancœur envers lui, cet homme, ce pilote, sa nouvelle âme sœur si l’on pouvait dire, celui qui s’occuperait d’elle, Ioran Kayles. Non content d’être grossier, méchant et désagréable, il était à présent tout bonnement inexcusable. Il l’avait sciemment laissé derrière lui, seule, détachée du système, emprisonnée dans cette saleté de bracelet d’identité. Qu’il aille se faire foutre. Bon sang ! Qu’il aille se faire foutre, qu’il aille se faire foutre, qu’il aille se faire foutre ! Même si elle n’avait pas le droit de le dire, même si elle ne le dirait jamais, même si elle ne pourrait jamais lui dire quelque chose d’aussi…méchant. C’était ainsi, elle était attirée par lui, mais il ne faisait que la repoussé, comme si c’était un phénomène physique immuable, l’attirance, et le rejet. C’était sans doute quelque chose d’approchant. Elle n’était pas faite pour lui…dans le sens littéral du terme, pas créée pour quelqu’un comme Ioran Kayles. Etait- ce sa programmation qui l’obligeait à ressentir de l’attachement envers lui malgré tout ? C’était idiot ! Ça n’avait évidemment aucun sens… Aucun sens… Mais pourquoi elle se sentait si triste bon sang ! Elle ne devrait pas ! Elle n’avait pas été programmée pour être une petite fille malheureuse… Elle ne souhaitait que…faire son travail…être comme Ioran Kayles… Et la sonnerie retentit. Wydee la ressentit, partout en elle, résonnant comme un flux battant, comme un cœur, pompe du corps humain envoyant en rythme des litres de sangs parcourir le corps. Elle ressentit pour la première fois le sentiment préprogrammé dans son circuit qui était censé représenter la peur. Ce n’était pas agréable. Loin de là. Coupé du système, elle ne pouvait pas savoir ce qui se passait, ni savoir où était Ioran… Elle n’entendait que cette sonnerie… Et pendant un instant, perdue, sans réponse, elle se sentit presque humaine. Elle eut honte… de penser à quelque chose comme ça à un moment pareil. Pourtant, malgré la peur qui l’envahissait, la consumait, elle ne put repousser un agréable sentiment de plénitude de remplacer tout le reste. Elle se sentait vulnérable, seule dans une bulle...jusqu'à ce que Ioran revienne. Et il finirait bien par revenir... Cela l'excitait, cette sensation de ne pas savoir, de ne plus savoir, d'être aveugle et dans le flou... Etait-ce ce que ressentait un humain lorsque... Ah ! Elle ne pouvait pas réfléchir à tout ça alors que la situation était grave ! Et pourtant, elle ne put s'empêcher de s'imaginer avec un corps réel, poignets et chevilles liés, privée de la vue et de sa compréhension de la teneur des évènements qui l'entouraient. Elle s'imagina guettant les faits et gestes de Ioran Kayles pourrait la...la... La porte des appartements privés s'ouvrit et si Wydee avait eu un corps, elle fut certaine qu'elle aurait sursauté. Ce ne fut pas le cas, à son grand regret. Mais elle sentit de nouveau cette incertitude agréable l’embaumer. Qui était là ? Que se passait-il ? Allait-on finalement la rebrancher au système ? En avait-elle seulement envie… Wydee se demanda un instant si elle pourrait un jour avoir un corps réel coupé de ce système. Si elle pourrait un jour fermer les yeux, et essayer de se sentir un peu humaine. - Wydee ! La voix empressée de Ioran Kayles acheva de la tirer de ses rêveries absurdes. C’était bien lui qui était entré, il revenait pour la chercher et sans doute…savoir ce qui se passait. Elle ne le savait cependant pas plus que lui, déconnectée ainsi du système. Allait-il s’excuser ? Allait-il faire comme si de rien n’était ? La jeune intelligence artificielle attendit. Et soudain le bracelet fut reconnecté et immédiatement le réseau s’insuffla en elle, l’inondant d’information. Elle put ainsi de nouveau voir à travers la micro camera du bracelet et ceux de la chambre. Immédiatement le visage de Ioran s’imposa à elle, plaçant le bracelet devant son visage pour pouvoir y parler. - Wydee j’ai eu tort de te laissé ici, je suis désolé, j’ai fait preuve d’un manque de discernement pathétique et puéril, je te prie de me pardonner, commença-t-il, et Wydee sentit son âme artificielle se réjouir et faillit lui répondre, cependant il continua, Mes sentiments personnels envers toi ne devraient pas nous empêcher de travailler ensemble, mon aversion envers les intelligences artificielles, en particulier celles qui cherchent à être humaine, ne doit pas m’empêcher de suivre les lois de Plune. Je ne devrais jamais te quitter comme je l’ai fait aujourd’hui pour le bien de la station. Le petite ordinateur ne dit rien, comprenant que cette tirade n’avait rien d’excuses, il se réprimandait seulement lui-même. Il la détestait pour ce qu’elle était, et cela ne changerait pas. Il n’était qu’en colère contre lui-même de passer pour un idiot en moment de crise majeur dans la station. Wydee dut avouer que le courant d’un instant, cette alarme ne signifia plus rien pour elle, et seul compta Ioran Kayles, ce visage sérieux, concentré, les sourcils froncés. L’intelligence artificielle sentit ses neuro-synapses polarises se mettre à brûler violemment au tréfonds d’elle-même. - Je ne collaborerais pas avec vous Ioran Kayles si c’est ainsi qui vous me considérez, je ne suis pas votre portefeuille terrien, ni votre montre, ni votre animal de compagnie, j’attend de vous le respect que l’on a dut vous enseigner dans votre école d’officier stellaire, siffla-t-elle, tentant de tout son cœur de ne pas s’emporter. Un silence répondit à sa froide déclaration. La vérité était qu’elle se serait attendue à une réaction, n’importe laquelle, qu’il se mette à crier, qu’il s’excuse, qu’il lui réponde n’importe quoi pourvu que ce soit pertinent. Mais la seule chose qu’il fit, fut de soupirer doucement, comme l’aurait fait un parent face au caprice ridicule d’un de ses enfants. Si Wydee avait eu un corps, elle l’aurait probablement giflé. Songer à attenter à l’intégrité physique de Ioran la rempli de dégoût, mais sa réaction l’écoeurait encore plus. N’avait-il donc pas le moindre respect pour elle ? Ne pouvait-il pas seulement faire un effort ? Est-ce que c’était trop demandé bon sang ?!
    - Nouveaux messages, Wydee ? Demanda l’officier sèchement. L’intelligence artificielle dut contenir sa frustration autant que faire ce peu, et se retenir d’effacer rageusement le message qui attendait effectivement Ioran Kayles. Mais le nom de l’expéditeur était bien trop intimidant pour qu’elle se permette ce genre de fantaisie illégale qui lui vaudrait sans doute un tour en reprogrammation, et cela, elle ne le souhaitait pas. Aaron Geyst, le commandant. Ce devait être important. Ça l’était probablement. Et l’alerte désagréable continuait de sonner. Ce n’était pas terminé… Ioran Kayles… - Message du commandant Geyst à l’officier de liaison Ioran Kayles, matricule IK382, Alerte de niveau 2, rendez-vous immédiatement au centre de traitement des réacteurs à fusion, un pique d’énergie inhabituel a été enregistré dans la zone. Rapport d’avarie requis dans les plus brefs délais. Si vous pouvez régler le problème de vous-même, n’attendez pas mon autorisation. Ioran n’attendit pas la fin du message pour fixer le bracelet à son poignet. Wydee énonça le message jusqu’au bout alors que l’officier franchissait déjà la porte de ses quartiers pour sortir en trombe dans les rues désertées de Plune. Il se mit à courir, droit vers l’endroit que le message indiquait. Son corps athlétique pouvait supporté une telle course, l’ordinateur qu’il avait au bras pouvait le calculé grâce aux donnés physionomique qu’elle possédait. Wydee garda ensuite le silence, sachant bien qu’il n’avait rien à dire, et ce n’était sans doute pas le moment d’essayer de lui parler… Tentant d’occulté le fait qu’elle n’avait aucune envie d’aider l’officier et songeait d’avantage à la futur conversation qu’il aurait qu’à la situation présente, la petite IA fit le tour de ses fichiers détaillant les activités des dernières heures autour des réacteurs à fusion, sans trouvé quoique ce soit de particulièrement à même de déclencher une catastrophe. Si la thèse de l’accident lié à une erreur humaine était exclu, ne restait que deux option, le mauvais fonctionnement de la machine, ou un sabotage. - Responsable du bon fonctionnement des réacteurs à fusion de ce secteur, Apollinaire Artaban, récita-t-elle à Ioran alors que celui-ci prenait précipitamment la route la plus directe vers le centre industriel de recherche nord de la station, Aucune autorisation d’expérimentation jugée dangereuse n’a été délivré pour ces dernières heures et… - Sabotage…, grinça Ioran avec un écoeurement non dissimulé, Merci Wydee.
    - Une erreur mécanique est toujours à envisager, avança Wydee avec un calme qui l’étonna elle-même, comprenant que le professionnalisme de Ioran Kayles était contagieux ; elle devait bien l’avouer, l’officier ne mélangeait pas ses sentiments personnel et son travail, et n’était désagréable et froid avec elle que lorsque le sujet déviait du cadre professionnel, il ne voulait à la réalité pas d’elle dans sa vie privée. - En effet, mais il est tout de même assez étonnant qu’un disfonctionnement mécanique se produise dans la soirée de fin de semaine, au moment où presque tous les chercheurs possiblement enclin à gérer le problème sont coincés dans leurs appartements à attendre les directive d’un commandant débordé, réfléchit tout haut l’officier. - C’est la raison pour laquelle vous avez pourvu le poste d’officier de liaison Ioran Kayles, et j’ai toute confiance en vos capacités, Soutint Wydee. - Je ne te cache pas que j’aurais besoin de ton aide si la situation s’aggrave, Ajouta-t-il, Remettons notre différent à plus tard si tu le veux bien. - Très bien, concéda-t-elle alors même qu’ils arrivaient aux portes du gigantesque bâtiment qu’elle reconnaissait bien, c’était l’endroit où Ioran avait rencontré Prunelle, cette petite garce de secrétaire, qui finalement était la cause de tout… Mais ce n’était déjà plus le moment d’y penser, Plune passait avant tout, même Ioran.[/b:mhmrbcmi]

  • Lilo Avatar
    Lilo - il y a 14 ans

    Alors moi, ce chapitre, je l'ai trouvé super triste. Le point de vue de Wydee est dur quand même, elle est enfermée dans cette machine, considérée comme un simple objet (on sent quand même qu'il y a une personne derrière cette appellation d'"intelligence artificielle"). Et c'est vachement triste de la voir rêver d'être humaine alors qu'elle va rester... Ce truc toute sa "vie" ^^
    En plus de ça, elle peut rien faire, elle peut pas bouger, elle est littéralement enfermée et elle est obligée de supporter le mépris de ce Ioran qui est vraiment énervant dans ce chapitre ! ^^
    Et en plus elle aurait des sentiments pour lui ? Mais c'est horrible ça !

    Enfin, peut être qu'un jour, sans qu'on s'y attende, on verra Wydee se matérialiser et prendre un corps d'humaine... Mouais ^^

    Il n'empêche que ça fait plaisir de relire Plune ! :) Et j'attends la suite de ch92 avec impatience ^^


  • chatouillesdu92 Avatar
    chatouillesdu92 - il y a 14 ans

    Au risque de dire une fois encore le contraire total de Lilo, moi je l'ai trouvé super intéressant et prenant, justement parce que Ioran est un peu un connard (en fait j'ai du mal à le trouver méchant, parce que je serais certainement comme lui vis à vis d'un putain d'ordi qui me ferait autant chier).
    Et non, Weedy c'est un ordi je m'en d'elle, tant mieux si elle est triste elle sert à quelque chose ^^
    En tout cas ce chap est vraiment un de mes préférés !

    :D


  • chatouillesdu92 Avatar
    chatouillesdu92 - il y a 6 ans

    Quelle nostalgie de relire cette histoire !



    Cela fait beaucoup de souvenir :)

    Et également permet de voir ce que j'écrivais maintenant et avant.



    Cette histoire était vraiment bien, Enjolras, Wydee et Ioran aussi ;)