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- Année mouvementée en perspective!
Histoire ajoutée le
13/08/2012
Épisode ajouté le
13/08/2012
Mise-à-jour le
03/07/2021
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L'Obscur Pianiste - il y a 14 ans
L'héroïne me fait franchement penser à quelqu'un avec qui je parle de temps en temps
Pour un premier chapitre, je dois dire que c'est vraiment très bien, la lecture est facile est agréable... Au plaisir de te lire! ^^
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El-Tickleo - il y a 14 ans
waw. Mais c'est archi bien
.
Continue ! Beau décor en tout cas, comme les colonies et tout, c'est le genre de truc qui vire facilement en chatouilles party. C'est très bien, enjoy comme tu dis
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cootie - il y a 14 ans
Voilà le chapitre deux! Enjoy et commentez =) ___ [size=200:1kr5zggj][b:1kr5zggj]Chapitre 2[/b:1kr5zggj][/size:1kr5zggj] Camille le regarda, les yeux écarquillés. Elle ramassa son sac qu'elle avait laissé tomber, rentra et ferma la porte derrière elle. Elle avança prudemment vers son lit, comme s'il s'y trouvait une bombe, sans quitter des yeux Aaron, qui continuait de lui faire un grand sourire. « Alors ? Répéta-t-il, cette journée ? -Bien, merci...je m'attendais pas à t'avoir comme colocataire... -Ah bon ? Drôle de coïncidence, non ? Me prendre dans le couloir l'idiote qui me servira de compagne de chambre ? » Fit-il d'un ton sarcastique. Camille se figea et lui lança un regard noir. Avec un calme dissimulant sa colère, elle rétorqua : « Pardon ? Excuse-moi, mais je pense que l'idiot entre nous, c'est le grand benêt qui reste planté au milieu du couloir et qui ne laisse pas passer quelqu'un de pressé. -Mmmh...Vu comme ça, c'est aussi vrai. Bon, détends-toi, je vais pas te bouffer ! On dirait que t'as un balai dans... -C'est bon ! Le coupa-t-elle. J'ai compris. Et pour ton information, il n'y a aucun balai dans cette pièce ! » Elle enleva rapidement ses baskets (comprenez par là qu'elle les balança avec les autres chaussures), saisit son sac et s'assit en tailleur sur son lit. Elle consulta son agenda. Quelques paperasses à remplir pour les profs, rien de bien méchant. Elle s'en occupa en quelques minutes, puis rangea le tout et mit son sac près de la table de chevet. Elle prit ensuite son portable et consulta ses sms, répondant à certains, en supprimant d'autres. « Dis moi, fit-elle sans lever les yeux de son téléphone, t'as tué quelqu'un ou quoi ? -Pardon ? -J'sais pas, t'as deux mètres de libre autour de toi dans les couloirs, quand je te suis rentrée dedans j'ai entendu des gens dire « elle va y passer ». Comme phrase, voilà quoi ça fait un peu peur. » Aaron la regarda, et partit d'un éclat de rire. Camille le regarda à son tour. « C'est si drôle que ça, ce que je dis ? -Mais non, c'est juste que ça me fait bien marrer d'imaginer ta tronche quand t'as entendu ça. Et j'ai aussi repensé à celle que t'as faite quand tu m'as vu, d'ailleurs. C'est excellent. T'as si peur que ça que j'te fasse quelque chose ou quoi ? -Disons qu'on m'a parlé de certains trucs. Mais c'est pas ça qui va me faire flipper. Et t'as cru que j'avais eu peur de toi ? J'étais simplement...surprise de savoir que ce serait toi mon coloc'. -Dis donc, dit-il avec un léger rire et un regard moqueur, tu sais que t'es vachement convaincante quand tu parles comme ça ? -Tu sais quoi ? Grogna-t-elle. -Non. Et j'ai pas trop envie de savoir. -Ta gueule. » Il leva un sourcil. « C'est tout ? -Regardez-moi ce blasé...Je sens qu'on va s'amuser, dis donc. Lâcha Camille en se dirigeant vers la salle de bains. -Tu ne crois pas si bien dire. Murmura Aaron. -Pardon ? -Non, rien . Va donc faire ta belle devant le miroir. -Pff... » Elle ferma la porte, et se lava les mains, se recoiffa et changea de t-shirt. Aaron toqua à la porte. « Quoi ? Demanda Camille . -Je peux entrer ? J'veux me laver les mains... -Ouais. » Il ouvrit la porte. Il se dirigea vers le lavabo sous l’œil de Camille. Quand il ouvrit le robinet, celle-ci pouffa de rire. Il se retourna et la regarda d'un drôle d'air. Elle tenta de se reprendre tandis qu'il se lavait les mains mais rien n'y fit. Aaron se sécha les mains et s'approcha d'une Camille en proie à un fou rire ininterrompu. Il haussa les sourcils. « C'est si drôle que ça d'ouvrir un robinet ? -Mais tais-toi ! Répliqua-t-elle entre deux éclats de rire, je viens juste de me rappeler d'une blague. -Tu te fous de moi ? Railla-t-il, t'es juste conne et t'es morte de rire pour rien. Quelle blague, d'ailleurs, si c'est vrai ? -Je sais plus. -Ouais c'est ce que j'dis, t'es claquée pour rien. Camille se calma peu à peu, essoufflée tandis qu'il la regardait d'un air moqueur. « Ça t'arrive souvent ce genre de truc ? On dirait que la crise d'ado te réussit pas à toi... -Je croyais t'avoir dit de te taire ! -Enfin bon, continua-t-il sans se soucier d'elle, j'espère que ça t'arrivera pas en cours : tu vas être mal vue à force. -Lâche-moi, tu veux ? » Elle sortit de la salle de bains, suivie une dizaine de minutes après par Aaron qui la retrouva assise sur son lit, son ordinateur portable sur les genoux. Il s'assit à côté d'elle et regarda l'écran. « Je te dérange pas ? Grogna-t-elle. » Il ne répondit pas, les yeux rivés sur l'écran où s'affichait une page de vente en ligne, avec en photo une perruque. « Tu veux t'acheter des cheveux ? -C'est pour un cosplay, gogole. -Un cosplay ? Quand tu te déguises en personnage de manga ou de jeu vidéo là ? -C'est ça. -Je vois. T'en as déjà fait ? » Elle lui montra des photos sur son ordinateur. « La vache, dit-il en riant, faut savoir que c'est toi avec les cheveux comme ça ! -Faut être habitué à voir ça. Moi j'adore, mais beaucoup trouvent ça con. -Chacun ses goûts. » Il la laissa à ses achats et s'allongea. Camille lui fit remarquer qu'ils n'allaient pas tarder à manger et par conséquent qu'il devrait éviter de s'endormir. Ce à quoi il répondit pas un espèce de grognement. Camille haussa les épaules. Une demi-heure plus tard, elle rangea son ordinateur pour aller manger. Elle lui toucha l'épaule, mais il ne réagit pas. Elle lui secoua, rien de plus qu'un autre grognement. Elle soupira, passa une main sous son épaule, l'autre sous son genou, et l'envoya purement et simplement valser par terre. Il se releva en se frottant le front. Camille éclata de rire, mais s'arrêta d'un coup quand Aaron lui lança un regard noir. Elle se leva, penaude, et sortit de la pièce pour aller manger, suivie d'Aaron qui souriait, content d'avoir réussi à la calmer rien qu'en simulant de la colère. Le repas fut rapide. Camille renversa son verre, Aaron se ficha d'elle, un repas normal, en somme. En voyant Camille remonter à sa chambre en compagnie de son colocataire, la majorité des élèves présents la regardèrent avec compassion. Camille fut exaspérée mais le cacha. Elle en avait marre qu'on fasse comme s'il allait la tuer ! Au pire, quoi ? Il la chatouillerait, et alors ? Personne n'en est jamais mort, si ? Elle entra dans la chambre, alla se doucher et se mettre en chemise de nuit. Alors qu'elle se séchait les cheveux, Aaron rentra, sa serviette à la main. Il posa ses affaires, et alla vers le deuxième lavabo. Camille sursauta et s'écria : « Depuis quand t'es là, toi ?! -Deux minutes. -On t'a jamais appris à toquer ?! -Faut croire que non. » Il enleva son t-shirt. Rougissant légèrement, elle reprit : « Et ne te déshabille pas comme ça devant moi ! Obsédé ! -C'est ta faute, t'as qu'à pas traîner comme ça ! -C'est bon, j'ai compris ! » Elle étendit sa serviette et sortit en claquant la porte. Après sa douche, il ressortit. Elle leva les yeux et soupira. Il était encore torse nu. « Ça te ferait tant suer que ça de mettre un t-shirt ? -Ouais. Et puis tu vas pas me dire que t'es pas la première à qui ça plaît. -Pardon ? -Regarde toi, t'as la tronche comme une pivoine. -C'est ça, fous-toi de moi ! -Bah c'est amusant, je vois pas pourquoi je m'en priverais », rétorqua-t-il avec un sourire sadique. Elle se glissa sous les couvertures et lut. Vers 22 heures, elle éteignit la lumière et se laissa aller au sommeil. Le lendemain, à 7 heures 30, l'alarme du réveil les fit émerger. Aaron sortir du lit le premier, tandis que Camille enfonçait la tête dans son oreiller en jurant. Aaron alla s'habiller en vitesse, et en ressortant de la salle de bains, constatant que Camille dormait toujours, s'approcha du lit et la secoua. Elle le regarda d'un air endormi, et se leva à grand peine. Elle alla dans la salle de bains, se changea, se mit de l'eau sur le visage. Alors réveillée, elle brancha son fer à lisser et en attendant qu'il chauffe, elle se saisit de son maquillage et l'utilisa, rejointe par Aaron qui se fit son habituel trait de crayon autour des yeux. Elle prit son lisseur, arrivé à bonne température, et entreprit d'aplatir ses mèches rebelles. Elle se brûla avec une mèche trop chaude, passa son doigt sous l'eau sous l’œil amusé de son colocataire qui lui demanda s'il pouvait lui emprunter l'appareil. Elle le regarda avec des yeux ronds puis acquiesça. Elle fut jalouse de constater qu'il le maniait encore mieux qu'elle et que lui, il ne se brûlait pas comme la gogole qu'elle était à cause d'une mèche. Il l'éteignit et le posa à côté du lavabo. Ils sortirent prendre leurs sacs et descendirent dans le réfectoire de l'internat pour prendre leur petit-déjeuner. Viennoiseries, tartines, chocolat, céréales, pain, il y en avait pour tous les goûts. Après avoir mangé, les élèves se dirigèrent vers les bâtiments de l'école. Camille y retrouva Judith, qui tint à savoir s'il ne lui était rien arrivé. Elle la rassura et elles partirent en classe. La semaine se passa ainsi, monotone et tout à fait normale, au rythme des devoirs, des discussions entre amis et pour Camille, des engueulades et autres moqueries avec Aaron. Le vendredi soir, Aaron tint à manger avec sa colocataire. Cette dernière, de moins en moins méfiante à son égard au fil des jours, accepta. « Tu veux de l'eau ? Lui demanda-t-il. -Ouais, merci. » Elle tendit son verre, puis but d'une traite. Ils se levèrent, posèrent leurs plateaux et remontèrent à leur chambre. Camille se laissa tomber sur son lit. « La vache, dit-elle en bâillant, j'suis crevée...pas toi ? -Moi ça va, répondit-il en s'asseyant en tailleur son son propre lit. -Sûrement...la semaine qui m'a...achevée... -Repose-toi. Ça ira mieux après une bonne nuit. » Déclara-t-il avec un sourire à peine suspect. Camille sombra dans le sommeil. Aaron se leva et alla près d'elle. « T'es pas très méfiante. C'est pas à moi que ça déplaît, mais franchement, fait un peu attention... » [b:1kr5zggj][size=150:1kr5zggj]A suivre...[/size:1kr5zggj][/b:1kr5zggj]
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L'Obscur Pianiste - il y a 14 ans
Dis-moi, c'est le grand amour entre Camille et Aaron! x)
Très sincèrement, j'ai aimé ce deuxième chapitre, tu as un style très plaisant, et un sens de l'humour incroyable ^^
Et sinon:
Il ne répondit pas, les yeux rivés sur l'écran où s'affichait une page de vente en ligne, avec en photo une perruque.
« Tu veux t'acheter des cheveux ?
J'ai explosé de rire x)
Et sinon j'ai remarqué que tu aimais bien le mot "gogole"
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Tickler-Demon - il y a 14 ans
J'aime beaucoup ! Aaron a un charisme flagrant, toujours classe, même quand il dit ou fait une connerie.
Autrement dit : Vivement la suite !
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El-Tickleo - il y a 14 ans
J'aime bien le contexte encore une fois et ton écriture. Une phrase me dérange ... [quote:3h1hgdm6]rejointe par Aaron qui se fit son habituel trait de crayon autour des yeux.[/quote:3h1hgdm6] Un mec qui se met du crayon a maquillage ? O_o
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cootie - il y a 14 ans
Merci à tous! contente de voir que ça vous plait =) [quote="El-Tickleo":2r5kdnyy]Une phrase me dérange ... rejointe par Aaron qui se fit son habituel trait de crayon autour des yeux. Un mec qui se met du crayon a maquillage ? O_o[/quote:2r5kdnyy] Oui, les emos se maquillent souvent les yeux et sur les mecs classes ça va très bien ^^
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pierreanne - il y a 14 ans
Camille, 14 ans,était grande, 1m79, blonde, aux yeux bleu-vert. Fan de mangas, de cosplay et aussi de mode et de musique, c'était une jeune fille normale de son âge, assez douée en classe, surtout en langues, mais très fofolle en dehors de ça.
Curieux ... ça me rappelle très vaguement quelqu'un !
Pendant la trajet, Camille fut pressée de questions par sa mère, du style : « Tu as bien mangé ? » « Tu t'es fait des amis ? » ou encore « Tu n'as pas eu trop froid ? ».
Camille la vit écraser une larme.
Une mère normale quoi.... !
Très bonne entrée en matière et vraiment rien à redire.
Ça laisse présager une très bonne suite.

Tu m'ôtes les mots de la bouche Sato X)
Sinon sérieux euh c'est quoi se lycée de coincé X.X attend le mec chatouille une fille et sa devient une terreur?
"Oh mon dieu il va... Il va... IL VA NOUS CHATOUILLER O.O!!!!"
Et les profs qu'on peur aussi? C'est tous des lavettes XD
Viennoiseries, tartines, chocolat, céréales, pain, il y en avait pour tous les goûts.
Et les cookies alors =O
Sinon un gros défaut je trouve a cette histoire, les descriptions sont pas mal, on imagine assez bien tes personnages cependant les lieux c'est pas sa mais le plus dérangeant c'est l’enchaînement des scènes hyper rapide on à l'impression d'être dans un TGV en 2 chapitres tu fais passer 8 jours X.X On ne s'habitue pas au personnages parce qu'ils sont de passages et c'est assez déplaisant je trouve.
Après ce n'est que mon opinion se que j'en dis t'en fais se que tu veut X) voili voilou sur ce bisoux
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El-Tickleo - il y a 14 ans
Ok cootie mais le crayon c'est quand même idiot de se maquiller pour un mec, pour les femmes (et non filles) passe encore bien que cela peut cacher le naturel et donc la beauté du corps eet du visage en lui même. Mais chez un mec c'est une honte de se maquiller ... ><. Je suis outré :OO
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TickTom Tickling - il y a 14 ans
Franchement,rien à redire. Simple, drôle et bien écrit. Si tu continue comme ça, tu va finir par écrire des super romans lol En tout cas on a tous hâte de lire la suite.
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cootie - il y a 13 ans
Voici le chapitre 3! Comme d'habitude, enjoy (ou pas hein chacun ses goûts^^") et commentez =) ____ [b:1p92h5jr][size=200:1p92h5jr]Chapitre 3[/size:1p92h5jr][/b:1p92h5jr] Camille ouvrit les yeux. Elle se trouvait dans un endroit magnifique, une sorte de grande forêt, près d'un ruisseau. Elle regarda autour d'elle, quand soudain arriva un kiwi qui marchait. Camille écarquilla les yeux et regarda, effarée, le petit fruit s'avancer vers elle. « Salut ! Lui dit-il. -Ooooh, un kiwi qui parle ! S'écria-t-elle. Salut ! -Laisse moi te présenter mes deux amis ! » Sur ces paroles, arrivèrent en se dandinant un grand cookie et un pingouin. La jeune fille resta bouche bée. Elle voulut se lever pour les rejoindre, mais quelque chose l'en empêchait et la clouait au sol. Elle se débattit en appelant à l'aide, et eut l'impression de tomber dans un gouffre... Elle se réveilla en sursaut. Elle regarda le plafond et se rendit compte qu'elle se trouvait dans sa chambre, le visage d'Aaron penché sur elle. « Ça va ? Demanda-t-il. T'as fait quoi comme rêve, sérieux ? T'as gueulé : « Ooooh, un kiwi qui parle ! » continua-t-il en essayant d'imiter une voix de fille. -Tss...J'y peux rien moi, de ce dont je rêve...Euh ? » Elle venait de se rendre compte, en voulant se relever, que ses poignets et chevilles étaient entravés par des cordes, attachées au lit. Elle portait un short en jean, et le haut de son corps n'était couvert que d'un soutien gorge noir . « Quoiiiiiiiiiii ?! Hurla-t-elle. T'es sérieux là ?! Espèce de vicieux, gros psychopathe pervers ! -Tout doux ! Je t'ai rien fait, si ? -Tu m'as endormie, et attachée en petite tenue sur un lit, je crois que ça compte, ouais ! Allez hop, file moi un t-shirt et coupe moi ces cordes, ça suffit les conneries ! » Mais Aaron ne bougea pas. Il resta là, à la regarder, un petit sourire inquiétant sur les lèvres. « Eh ben, quoi ?! S'impatienta Camille. J'ai une touche ? Grouille-toi un peu ! » Malgré son calme apparent, elle commençait à paniquer. Connaissant Aaron, elle n'avait presque aucun doute sur ce qui l'attendait. Elle le regarda dans les yeux. Il enleva sa veste, se mit à califourchon sur ses hanches. Il se craqua les doigts d'un air inquiétant avant de les approcher des aisselles de Camille. Il les agita au creux de celles-ci mais n'obtint aucune réaction. C'était le seul endroit insensible chez elle. La jeune fille espéra que cette tentative infructueuse le ferait renoncer à son projet mais il n'en fut rien. Il haussa les épaules et descendit un peu, entre le bas des aisselles et le haut des côtes, qu'il titilla avec un doigt. Elle se mordit la lèvre en lâchant un sourire, serrant les poings. Puis il s'arrêta, et soudain, sans prévenir, s'attaqua des deux mains aux côtés de son ventre. Elle se mit immédiatement à rire en bougeant le peu qu 'il lui était encore possible. Il sembla satisfait de cette réaction, visita les hanches, puis le ventre. Ses rires redoublèrent d'intensité jusqu'à ce que, quelques instants plus tard, il s'arrête à nouveau. Essoufflée, Camille se tut et le regarda dans les yeux. Il affichait un sourire mélangeant sadisme et satisfaction. Il parcourut des yeux le haut de son corps, comme quelqu'un faisant ses courses, puis son regard se stoppa sur ses côtes. Il la regarda, et approcha doucement ses mains, tandis qu'elle secouait la tête d'un air suppliant. Elle se savait très sensible à cet endroit-là, et y redoutait la moindre caresse. Il passa un doigt sur chaque côté des côtes, déclenchant presque instantanément des rires. Son visage afficha soudain un grand intérêt. Il se mit à pianoter de ses dix doigts sur cette zone, arrachant à sa victime des rires hystériques. Il gratta entre les os, taquina chaque centimètre carré de cette peau qui s'offrait à lui, tenant sur les hanches de Camille avec plus de difficulté qu'avant à cause de ses efforts, qui avaient considérablement augmenté, pour se dégager. Impossible de dire avec précision combien de minutes Aaron resta là, à chatouiller sa colocataire en la regardant hurler de rire, un petit sourire aux lèvres. Il finit enfin par se relever, tandis que Camille, essoufflée et en sueur, retombait sur le matelas. Elle le regarda s'avancer vers le bout du lit et s'accroupir devant. Elle redressa aussitôt la tête et lui lança un « Non ! » qu'il ignora superbement. Il se décala devant le pied droit sur lequel il passa deux doigts de haut en bas. Camille crispa le pied en riant. Puis il fut moins doux : il gratta d'une main, tantôt la talon, tantôt la plante ou les orteils, l'autre tirant ces derniers en arrière. Il fit une pause pour sortir d'une de ses poches de jean deux cordelettes dont il se servit pour attacher en arrière les deux gros orteils. Il s'attaqua alors aux deux pieds, avec une main chacun. Riant et hurlant, la jeune fille se débattait autant que possible, maintenant que le poids de son bourreau ne l'en empêchait plus. Dix minutes durant, il s'appliqua à faire rire le plus possible sa victime, alternant passages doux et intenses, se délectant de cette ''douce musique'' qu'elle lui offrait. Puis, sourire aux lèvres, il s'arrêta enfin au grand soulagement de Camille, lequel fut de courte durée. Il se dirigea vers le haut de son corps, chatouillant ses cuisses au passage. Il se rassit à califourchon sur ses hanches, et posa à nouveau ses mains sur ses côtes. Il les tortura alors sans ménagement, tandis que Camille, exténuée, essayait de hurler ce qui semblaient être des supplications. Elle commença à pleurer, sous le regard amusé d'Aaron qui, ayant presque totalement perdu son aspect froid et effrayant, semblait à présent s'amuser comme un enfant avec son jouet favori. Au bout de ce qui, pour Camille, sembla être deux heures, alors qu'à peine vingt minutes s'étaient écoulées, Aaron s'arrêta pour de bon, se releva et entreprit de la détacher. Elle avait parfois un soudain rire nerveux, ayant l'impression qu'il recommençait. Trop fatiguée pour tenter quoi que ce soit en guise de représailles, elle se recroquevilla et s'endormit. Lorsqu'elle se réveilla, la pendule indiquait 08h15. Elle avait fait sa nuit ?! On était donc le samedi matin. Elle se leva, bâilla en s'étirant un grand coup, et regarda Aaron. Il dormait, encore tout habillé (à moitié, encore une fois sans son t-shirt, ce qui fit soupirer Camille) sur les couvertures. Une idée lui traversa l'esprit. Elle sourit, alla sans bruit vers son armoire, attrapa un débardeur noir à fines bretelles et l'enfila. Elle se dirigea vers la salle de bains histoire de se coiffer un minimum et de se débarbouiller. Elle vérifia qu'Aaron dormait toujours, puis déplaça une chaise près du lit, et avisa des cordes posées près de son lit, celles qui l'avaient attachée la veille. Elle s'approcha ensuite de lui, lui toucha le bras. Il ne réagit pas. Elle le saisit alors sous les bras et, avec difficulté, l'assit sur la chaise. Elle entreprit de lui attacher les mains dans le dos et les chevilles aux pieds de la chaise, du mieux qu'elle put. Puis elle s'assit sur le lit et attendit. Un quart d'heure après, elle eut faim. Elle descendit en vitesse au réfectoire, prit quelques viennoiseries et remonta. Il dormait encore. Elle mangea un petit pain. Après l'avoir fini, elle en eut marre. Et eut une idée (sadique, il est vrai.) Elle prit son ordinateur, chercha une musique sur Youtube, brancha les écouteurs et les mit dans les oreilles d'Aaron. Puis elle mit la musique en route. Quelques instants après, il commença à bouger, fronça les sourcils en émettant un grognement, et ouvrit les yeux. Il la regarda avec colère tandis qu'elle faisait un sourire de satisfaction, et lui lança: « Mais t'es malade ? Enlève moi cette merde !!! -Aah, bah ça marche, t'es réveillé. » Elle enleva les écouteurs et rangea son ordinateur. Elle rit. Il la regarda avec colère. « Franchement, du Justin Bieber ! ''Baby'' en plus ! Sale gosse...grogna-t-il. -Contente que ça t'aie plu. Nan mais essaie pas de te lever, gogole. -C'est quoi ce plan ? Tu veux te venger c'est ça ? Classique... -Exact, quelle perspicacité ! Maintenant, qu'est-ce que je pourrais bien faire ? -Fais-toi plaisir. -Tant qu'à faire... » Elle approcha ses mains de ses abdos. Elle se mit à le chatouiller d'abord légèrement avec les ongles. Il rit légèrement, rien de bien méchant, même lorsqu'elle accéléra le mouvement. Elle fit la moue. « Décevant...Bon, j'ai une trèèèès bonne idée alors ! -Ouh là, c'est quoi? -Attends voir... » Elle courut à la salle de bains, puis revint, sa trousse de maquillage à la main. Elle la posa sur la table de chevet, prit un bâton de rouge à lèvres, s'approcha d'Aaron. « Fais un beau souriiiiiiiire ! -Bon, ça suffit les conneries. » Il tira sur les liens de ses poignets, qui craquèrent. Il détacha ses chevilles, se leva, la regarda dans les yeux. Elle était bouche bée, puis elle afficha un espèce de sourire qui ressemblait à une grimace. Il craqua ses doigts. « A-a-a-a-attends, je t'ai rien fait, c'était pour déconner, calme-toi !! » paniqua-t-elle. Il la renversa sur le lit, monta à quatre pattes dessus, à califourchon sur elle, et lui coinça les bras au dessus de la tête d'une main, tenant des poignets croisés ensemble. Il la regarda dans les yeux. « C'est fini les conneries ? Tu sais, c'est pas avec une technique d'attache aussi merdique que tu arriveras à me tenir en place, je suis pas vraiment chatouilleux, et le jour où tu me maquilleras avec autre chose qu'un peu de crayon aux yeux, ce sera quand Abraham Lincoln sortira de sa tombe pour danser la macarena, ok ?! -Ta métaphore pour dire « jamais » était pas mal, hasarda-t-elle. Enfin, je veux dire, ok quoi, désolée hein ! » Se corrigea-t-elle en voyant le regard que lui lança Aaron. -Sinon, je te promets que si tu me fais chier, ce sera pas pendant une heure que tu subiras ça. Il se mit à lui titiller, de sa main libre les côtes gauches, à travers le tissu. Elle commença à rire en se tortillant. « Et en plus j'étais sympa, reprit-il, j'y suis allé doucement, parce que c'était sur un coup de tête, ok ? Mais crois-moi, emmerde-moi et t'y passeras une après-midi entière, sans pause et sans passages softs. C'est pigé ? » Camille hocha vigoureusement la tête tout en riant. Aaron, satisfait, arrêta sa main et se releva. « J'ai la dalle. On va manger ? -Y'a...des petits pains, j'en ai ramené. -File m'en un alors, s'il te plaît. » Elle lui tendit un petit pain et prit un pour elle. Il mordit avec appétit dedans. Elle mangea plus lentement le sien en regardant Aaron. Ainsi donc, ce n'étaient pas de idioties, il s'en prenait vraiment aux gens de cette manière...Mais était-ce pour autant, une raison de le craindre au point de l'éviter partout, comme s'il allait tuer quelqu'un ? « C'est que des chatouilles après tout, pensa-t-elle. Oui, quand on est sensible comme moi c'est horrible, mais c'est bien en même temps...Les gens sont cons, c'est pas un assassin ou un violeur, ils feraient mieux d'éviter cette...péripatéticienne, pour être polie, de Tiffany et toutes ses « amies »... » Elle finit son petit pain, s'assit en tailleur sur son lit,reprit son ordinateur, le rouvrit et navigua, attendant de trouver quelque chose à faire pour le week-end. [b:1p92h5jr][size=150:1p92h5jr]A suivre... [/size:1p92h5jr][/b:1p92h5jr]
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Arth - il y a 13 ans
C'est franchement super bien écrit bravo
Tu m'impressiones Cootie
Continue tes chapitres et on attend avec patience la suite
BRAVO ENCORE
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cootie - il y a 13 ans
Wow, merci à tous!
cootie a écrit:
Elle le saisit alors sous les bras et, avec difficulté, l'assit sur la chaise. Elle entreprit de lui attacher les mains dans le dos et les chevilles aux pieds de la chaise, du mieux qu'elle put.
Là je n'y crois pas trop ! Je ne trouve pas ça très plausible, mais bon...
Et pourquoi? j'ai dit qu'il était musclé, mais pas lourd
Mais moi j'adooooooooooore Justin Bieber ! ! !
Blaspheeeeeeeme!
Je confirme, sale gosse ! (Mais ! Tu m'as volé mon expression ! COPYRIIIIIGHT)
Ah! j'avais même pas fait attention x) désolée =p
La naissance d'une amitié et d'une complicité ? Un "Bonnie and Clyde" version tickling ?
Ça pourrait être drôle et sympathique.......
Haha ^^ peut-être pas à ce point là, du moment pas pour l'instant =p
Elle s'assit en tailleur sur son lit,reprit son ordinateur, le rouvrit et navigua,
Et elle découvrit TicklingFr
Surement =p
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War' - il y a 13 ans
J'ai éclaté de rire comme un con au passage de Lincoln. xD Super chapitre. J'aime franchement ton style d'écriture. =)
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TickTom Tickling - il y a 13 ans
[quote="War'":12wi1uog]J'ai éclaté de rire comme un con au passage de Lincoln. xD Super chapitre. J'aime franchement ton style d'écriture. =)[/quote:12wi1uog] Pareil!!!!! Enfin en même temps tout le chapitre est drôle. Pour le passage de YouTube, je me suis directement demandé quel musique ce serait, et quand j'ai lu "Baby" de Justine Biber, j'ai casiment plains Aaron lol J'aurais bien vu un reveil plus agressif du genre "Sic" de Slipknot mdr (regardez sur YouTube, je disais toujours sur cette musique qu'elle pouvais faire accrocher un chat au plafond pendant une heure tellement le début est brutal mdr)
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cootie - il y a 13 ans
Après presque 4 mois de pause, voilà enfin la suite de cette fiction. Excusez-moi pour l'attente, j'espère que ce chapitre vous plaira. Enjoy et n'hésitez pas à laisser votre avis! __ [size=200:1gp1ru42][b:1gp1ru42]Chapitre 4[/b:1gp1ru42][/size:1gp1ru42] Camille se réveilla le lundi matin. Il était sept heures. Elle tourna la tête en bâillant et se trouva nez-à-nez avec Aaron, accroupi à côté du lit. « Salut !! » S'écria-t-il. Camille sursauta et lui envoya son oreiller dans la figure. « Sombre crétin !! Tu m'as fait peur ! Depuis quand t'es à côté de moi?! -Pas longtemps ! » Répondit-il en se relevant. Elle grogna, se leva à son tour, alla prendre des habits puis alla à la salle de bains. Elle se doucha, se maquilla légèrement, s'habilla, ...Trop longtemps au goût d'Aaron qui, alors qu'elle branchait son fer à lisser, tambourina à la porte. « T'as bientôt fini ?! -La ferme ! Rétorqua Camille, t'avais qu'à te préparer avant au lieu de m'observer ! » Elle prit son appareil et entreprit de se coiffer, en prenant bien son temps. Quand elle sortit vingt minutes plus tard, vêtue d'un débardeur noir et d'un short en jean, elle passa devant lui avec un sourire narquois. Elle regarda son portable : huit heures moins vingt. Elle alla préparer son sac de cours, enfila des Converse noires et s'assit enfin sur son lit. Elle avisa un cadre sur un côté de l'armoire et se leva pour lire. Il s'y trouvait une courte histoire de l'établissement et de Sainte Oriane. « Sainte Oriane fonda au VIIe siècle le tout premier monastère de Paris selon la règle de l’Irlandais Saint Colomban, sur ordre de Saint Eloi. Grande figure de son époque, son rayonnement intellectuel fut considérable. Elle assuma cette charge pendant 33 ans. Elle est morte de la peste en 666. » « Mmh, charmant... murmura-t-elle à la fin du texte. Le Diable devait vraiment lui en vouloir. » Elle pouffa de rire et retourna s'asseoir. Le bruit de la douche avait cessé. Cinq minutes après, Aaron ressortit, habillé d'un pantalon noir et d'un t-shirt rouge avec une tête de mort. Il ouvrit son armoire, saisit une veste en cuir noir, la mit, puis attrapa son sac de cours dans lequel il fourra négligemment deux ou trois cahiers et sa trousse. Il regarda Camille. « On y va ? -Ouais. » Elle mit un gilet large noir, quelques bracelets, prit son sac et la suivit. Après avoir fermé la porte à clef, il passèrent par le self, prirent au vol un croissant et le mangèrent sur le chemin des cours. Ils parvinrent dans la cour ou quelques personnes les regardèrent brièvement avant de reprendre leurs conversations. Camille laissa Aaron et scruta la cour. Elle sourit et courut vers Judith, qui l'accueillit d'une étreinte et d'une bise. « Comment ça va ? Demanda-t-elle. -Très bien, et toi ? -Cool ! Ça se passe bien avec Aaron ? -Ouais, bien ! -Génial alors ! Oooh, regarde qui voilà ! » Elle lui désigna Tiffany du menton. Comme d'habitude suivie de Marina, elle arborait son sempiternel sourire méprisant. Elle était habillée, comme Camille, d'un short en jean, à la seule différence que le sien était si court qu'on aurait pensé qu'il s'agissait d'une ceinture. En haut, elle portait un t-shirt rouge excessivement moulant et décolleté. Marina, elle, avait un short noir et un débardeur moulant blanc. Judith et Camille pouffèrent de rire. Les deux vipères les dépassèrent pour se diriger vers le groupe de filles qui semblaient les attendre avec ''impatience''. La cloche sonna, les rangs se formaient puis montaient vers leur classe. La matinée se passa lentement. Pendant le cours de maths, Camille se retrouvait à côté d'Aaron. Ils étaient placés au fond de la classe, près de la fenêtre. Camille écoutait distraitement le cours puis se désintéressait pour remplir ses intercalaires de dessins. Aaron, lui, s'en foutait, tout simplement. Vinrent ensuite anglais, français puis enfin histoire. La sonnerie libératrice annonçant la pause de midi retentit enfin. Camille et Judith mangèrent en discutant activement. Elles se réjouissaient : l'après-midi, il n'y avait qu'un cours : Deux heures de sport, de la natation. Camille jubilait, car c'était un sport dans lequel elle était douée (sûrement l'un des seuls) et qu'elle adorait. Elles finirent leur repas, et allèrent ensemble vers le bâtiment des internes pour que Camille change de sac. Elle entra dans la chambre, pose son sac de cours, chercha son maillot, serviette, lunettes ,bonnet de bain et trousse à maquillage qu'elle mit dans un sac de sport noir. Elle se démaquilla rapidement puis elles ressortirent et descendirent dans la cour où d'autres élèves attendaient déjà le professeur. Lorsque tout le monde fut rassemblé, le professeur arriva, fit l'appel des deux classes réunies, puis ils se dirigèrent vers la piscine de l'école. Un grand bassin de 50m de longueur. Filles et garçons se séparèrent pour aller dans leurs vestiaires. Camille et Judith furent les premières à sortir. Tous les garçons étaient déjà présents au bord du bassin. Elles virent Aaron, portant un maillot short noir, dans la masse masculine. Les adolescents tournèrent la tête vers elles. Judith portait un maillot une pièce bleu foncé qui allait à merveille avec ses cheveux bruns et son teint clair, qu'elle avait attachés. Camille ,quant à elle, avait opté pour un maillot de sport noir dos nu, qui moulait son buste en laissant voir ses longues jambes. Peu à peu, toutes les filles arrivèrent à leur tour. Tiffany portait un bikini rouge vif et Marina, un vert foncé. Elles étaient toujours maquillées (Du waterproof, tu vois...disaient-elles.) Le prof s'avança vers ses élèves et leur ordonna de faire quatre longueurs en échauffement. Quelques minutes après, lorsque les élèves eurent fini, ils s'alignèrent devant deux plongeoirs, en files indiennes. « Bien, maintenant, nous allons faire des courses. Un contre un, en un aller-retour. Commencez ! » Deux garçons ouvrirent le bal. Puis d'autres duos se succédèrent puis ce fut à Aaron et Judith. Cette dernière livra une bataille féroce mais perdit à la fin de la longueur retour. Ils se serrèrent la main. Les dernières à passer étaient Camille et Tiffany. Tout le monde s'assit sur les bancs ou les rebords de la piscine, chacun y allait de son pari. Elles montèrent sur le plongeoir. Camille enfila son bonnet et ses lunettes. « Quelle horreur ! Fit Tiffany. Avec toi à côté, je reste la plus sexy en tout cas. -La plus sexy, peut-être, mais la plus efficace... -Pfeuh ! Tu vas voir, tu vas mordre la poussière ! -Comme tu dis. »finit-elle d'un air détaché.
Le professeur s'avança, leva le bras. Camille se mit en position de plongeon, Tiffany elle, essaya une pose maladroite qui fit ressortir son arrière-train. Un coup de sifflet retentit, Camille s'élança avec puissance et fendit l'eau, tandis que son adversaire sauta à la verticale et nagea à sa suite . Camille remonta quelques mètres plus loin et commença à nager en crawl. Tiffany, elle mélangeait brasse et crawl. Des cris d'encouragement retentissaient en majorité pour Camille dans la piscine, les autres venant des comparses de Tiffany. Elle finit sa longueur retour pendant que Tiffany la débutait à peine. Elles sortirent de l'eau. Camille retira son bonnet et ses lunettes, regarda son adversaire d'un air de défi. « Alors comme ça, je devais mordre la poussière ? » demanda-t-elle avec un petit rire. Elle n'eut comme réponse qu'un regard noir de son interlocutrice, laquelle sortait de l'eau. Le professeur félicita ses élèves, puis ordonna quelques exercices avant, au vu de l'heure, de décréter la fin du cours. Tout le monde se précipita vers les vestiaires. Camille et son amie se changèrent, séchèrent leurs cheveux, se remaquillèrent vite fait et sortirent de la pièce pour rejoindre ensemble l'entrée et les premiers garçons. Le prof, Aaron et quatre autres jeunes hommes se trouvaient là. L'un deux, nommé Maxime et qui se trouvait dans la classe de Camille, vint vers elle. « Bravo ! Tu lui as bien fermé sa grande gueule à la Tiffany, on l'a plus entendue de tout le cours ! T'as bien nagé dis donc. -Ah ouais ? J'en suis contente ! Oh, merci.. » répondit-elle en rougissant imperceptiblement. Elle avait déjà eu quelques occasions de lui parler. Maxime était plutôt grand, avait des cheveux brun clair et des yeux verts. Il avait les traits fins et le visage toujours éclairé d'un beau sourire. Elle le trouvait mignon et sympathique. Ils discutèrent quelques minutes pendant que les autres arrivaient. Puis, quand tous les élèves furent rassemblés, ils se saluèrent et retournèrent avec leurs amis respectifs. Judith rit et donna un petit coup de coude à Camille. « Dis-donc, toi, c'était quoi ce regard ? Il te plairait pas un peu le Maxime ? -Mais n'importe quoi ! -Fais pas geeeenre... -Bon, ok, j'avoue qu'il est sympa...et puis mignon quoi.. -Ha-haa ! J'en étais sûre ! Il est dans ta classe en plus ,non ? -Oui ! » Elles se regardèrent et rirent. Derrière elles, Tiffany et Marina eurent un sourire mauvais puis pouffèrent à leur tour. [b:1gp1ru42][size=150:1gp1ru42]A suivre...[/size:1gp1ru42][/b:1gp1ru42] ___ Voilà! j'espère que ça vous a plu! Je bosse sur la suite dès que possible!
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War' - il y a 13 ans
Yeah ! \o/
Un bon chapitre, bien écrit comme d'hab. (même si personnellement, je supporte pas trop la tournure "aller" pour décrire une progression dans l'action
) Il y a pas vraiment d'évènements majeurs, si ce n'est le début d'une nouvelle relation, mais ça fait du bien des fois de simplement suivre la vie du personnage. 
A dans 5 mois pour la suite ! *paf*
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cootie - il y a 13 ans
Ouaouh, merci les gens, ça fait plaisir! [quote="War'":1f7y5h2j]Un bon chapitre, bien écrit comme d'hab. (même si personnellement, je supporte pas trop la tournure "aller" pour décrire une progression dans l'action )[/quote:1f7y5h2j] Oh, je penserai a modifier ._. [quote="War'":1f7y5h2j]Il y a pas vraiment d'évènements majeurs, si ce n'est le début d'une nouvelle relation, mais ça fait du bien des fois de simplement suivre la vie du personnage. [/quote:1f7y5h2j] T'inquiète pas, ça viendra ^^ [quote="The-plume":1f7y5h2j]Super bonne histoire comme d'hab
Au passage avec le diable j'ai tout simplement exploser de rire et mon pere ma demandé si j'allais bien [/quote:1f7y5h2j] Merci! haha à ce point? x') [quote="The-plume":1f7y5h2j]Qu'une chose a dire : la suite et vite ![/quote:1f7y5h2j] Promis, cette fois-ci je la fais plus vite \o/
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totuss55 - il y a 13 ans
Moi je suis conquis, un mélange de suspense, clareté dans le texte, bonne syntaxe, franchement chapeau Camille. Comme on dit dans le jargon technique "tu déchires tout" ^^
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cootie - il y a 13 ans
[quote="totuss55":hxqcr725]Moi je suis conquis, un mélange de suspense, clareté dans le texte, bonne syntaxe, franchement chapeau Camille. Comme on dit dans le jargon technique "tu déchires tout" ^^[/quote:hxqcr725] Ou...Ouaouh! Merci, ça fait plaisir à mort! <3
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totuss55 - il y a 13 ans
C'était pas pour te faire plaisir
je donner juste mon point de vue mais si j'ai fait une pierre deux coups tant mieux
je tencourage à continuer
et arrête avec tes cœurs tout le monde va savoir qu'on sort ensemble xD pis ça me fait rougir en plus ^^
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pierreanne - il y a 13 ans
Ton histoire est plus qu'intéressante cootie, elle attise ma soif et ma curiosité et j'ai hâte de voir la suite.
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cootie - il y a 13 ans
Bonjour ou bonsoir à tous! Me revoici après plus de deux mois, accompagnée du chapitre 5 de cette fiction! Excusez-moi du temps d'attente, je ferai mon possible pour réduire les délais dorénavant. Sur ce, voici le chapitre! Enjoy et commentez

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Chapitre 5
Le retour vers les bâtiments internes fut rapide, la piscine n’étant située qu’à quelques centaines de mètres de ceux-ci. Camille, Judith, Maxime et Aaron passèrent ensemble l’immense porte menant à l’internat, puis y pénétrèrent. Ils entrèrent dans l’ascenseur. Maxime les quitta en les saluant joyeusement, au premier étage, Judith au second. Au troisième, nos deux colocataires sortirent à leur tour. Ils marchèrent dans le couloir puis s’arrêtèrent devant leur porte. Camille sortit une clef de sa poche et l’ouvrit. Ils rentrèrent dans la pièce et jetèrent, en même temps, leurs sacs au pied de l’armoire. Ils étendirent leurs affaires de piscine dans la salle de bain puis Camille ouvrit son ordinateur, surfa un peu avant d’entreprendre de faire son exercice de mathématiques. Elle s’assit à son bureau, ouvrit son cahier et son livre, lut l’énoncé. Au bout de cinq minutes à rester immobile, elle s’écria :
« Aaaah, je pige rieeeeen ! Aaron, viens m’aider !
-En quel honneur ? demanda-t-il en relevant la tête du livre qu’il lisait.
-Parce que tu peux faire ta bonne action du jour ? »
Il soupira, se leva et s’avança vers elle. Il lut l’exercice à son tour,puis rit :
« Tu trouves ça difficile ? Je n’écoute presque jamais les cours et pourtant je te le résoudrais en moins de deux !
-Bah fais-le, alors.
-Bien sûr, bien sûr. Je t’explique et tu trouves toi-même.
-Mmmh…okay. »
Il s’accroupit à côté de la chaise de Camille puis entreprit de lui expliquer la marche à suivre. Quelques minutes plus tard, l’exercice était résolu.
« Merciiiiii ! lança-t-elle, t’es trop fort ! »
Elle sourit, se leva et retourna à son lit.
« Qui eût cru que tu étais capable de réfléchir ? C’est une découverte majeure ! » Lança-t-elle.
Aaron la regarda, eut un léger rire et se releva. Il se dirigea vers le lit de
Camille, s’assit à côté d’elle et lui souffla à l’oreille :
« Quand on n’est pas foutue de résoudre un exo niveau cinquième, on fait profil bas. »
Sa pique fut accueillie par un soupir de dédain.
« J’y peux rien, j’aime pas les maths.
- Je trouverai bien un moyen de te faire apprendre , lui susurra-t-il.
-T’es flippaaaaant, lâcha-t-elle en se retournant pour le regarder.
-Tu trouves ? Tu diras ça si tu n’apprends pas tes leçons.
-Compris, Père Fouettard. »
Elle rit. Plus tard, ils descendirent manger. Le repas passa vite, en compagnie de Maxime et Judith. Ils se quittèrent après manger et retournèrent dans leurs chambres respectives. Deux heures plus tard, tout le bâtiment était endormi.
Le lendemain matin, tout se passa comme d’habitude avant les cours. Puis, Aaron et Camille eurent français, puis maths, cours pendant lequel Camille répondit avec une certaine fierté pour résoudre l’exercice qu’il leur avait été donné de faire la veille. La récréation de dix heures, elle la passa avec Judith et Maxime. Aaron se tenait plus loin, assis dans un coin avec un air blasé. Ils discutèrent ensemble pendant le quart d’heure que dura la pause avant de se séparer de Judith et de retourner en cours. Passèrent une leçon d’allemand puis d’arts plastiques, matière favorite de Camille. Le thème était la représentation d’une situation qu’on affectionne. Elle représenta une convention de cosplay, puis elle se leva vers Maxime et lui demanda :
« Tu t’en sors ? Tu as décidé de faire quoi ?
-Sortie entre amis. Répondit-il sèchement en lui montrant son dessin.
-Ouh là… Ca va pas ?
-Si, si. »
Camille, déstabilisée, n’ajouta rien et retourna à sa place. A la fin de l’heure, elle tenta de parler à Maxime mais celui-ci partit rapidement vers le réfectoire. Elle s’y dirigea à son tour à la suite d’Aaron. Elle croisa Judith dans un couloir, laquelle la rejoignit en souriant.
« Ca va pas ? T’en tires un tête, miss !
-Maxime est devenu vachement distant, d’un coup..je comprends pas pourquoi, je ne lui ai rien fait !
-Les mecs sont vraiment bizarres …T’en fais pas va ! Viens, on pose nos sacs et on go manger ! »
Camille esquissa un sourire devant la bonne humeur de son amie. Elles firent ce que Judith avait énoncé.
Lorsqu’elles pénétrèrent dans le réfectoire, les regards se tournèrent vers elles et les conversations devinrent chuchotements à l’oreille du voisin. Camille regarda autour d’elle, ne comprenant pas. Elle se dirigea, mal à l’aise, en compagnie de Judith, vers la nourriture. Elle prit un plateau, se servit et elles allèrent s’asseoir à une table. Elles commencèrent à manger dans une atmosphère étrange. A une table voisine, Maxime mangeait en compagnie de quelques amis. Il lui jeta un regard en coin gêné.
Soudain, une boule de papier froissé atterrit devant Camille. Surprise, elle la regarda et la déplia. Elle se figea en découvrant ce qui y était imprimé.
Un montage d’elle. Sa tête sur un corps de fille digne d’une revue masculine, accompagné d’une phrase :
« T’aimes Maxime mais en vrai voilà comment t’es. »
Ses mains se crispèrent sur le papier tandis que Judith regarda la feuille au dessus de son épaule. Un rire se fit entendre. Camille tourna la tête et aperçut Tiffany, hilare, entourée de son « harem » comme d’habitude, qui riait en même temps. Camille était folle de rage mais tenta de ne pas le montrer. Elle se leva le plus calmement possible. Un silence total se fit dans le réfectoire tandis qu’elle avançait vers la blonde.
« Toi !! Hurla-t-elle, comment oses-tu?!
-Quoi ? Tu n’as qu’à pas laisser traîner ce genre de photos et parler moins fort !
-Te fous pas de moi ! Même un enfant reconnaîtrait ton vieux montage pourri ! Et je n’ai jamais rien dit de tel sur Maxime !
-Allons, c’était marrant, non ? railla-t-elle. »
Camille serra les dents et les poings, puis hurla :
« Salope !!!! »
Elle attrapa une cruche sur la table de Tiffany puis, dans un geste empli de colère, lui envoya le contenu à la figure. La vipère arrêta net de rire et regarda ses habits et ses cheveux trempés. Son maquillage dégoulinait.
« Tu fais vraiment peine à voir ! Mais ce n’est qu’une mise en bouche ! » cria-t-elle, des larmes dégoulinant sur ses joues.
Elle l’attrapa par le col, la poussa par terre et se jeta à califourchon sur elle, le poing en l’air et prête à frapper. Sous les regards de tout le monde, Tiffany poussa un cri tandis que le coup arrivait. Mais la main de Camille fut retenue par celle d’Aaron. Maxime accourut à son tour et la releva. Camille tentait de retenir ses larmes devant ses deux amis. Judith vint vers elle.
« Camille ! Camille, ça va ? »
Elle se retourna vers Tiffany, froissa le papier et lui jeta.
« Elle aurait dû te frapper ! C’est tout ce que tu mérites, sale vipère ! »
Maxime regarda Camille, la prit par les épaules.
« Je…Je suis désolé, en entendant comme quoi tu m’aimais…je ne savais pas comment réagir donc j’ai pris mes distances… Et cette photo…enfin, ce montage m’a déstabilisé… »
Camille fondit en larmes. Aaron regarda Maxime, qui hocha la tête et la lâcha. Aaron la prit dans ses bras, et les deux garçons lancèrent un regard haineux à Tiffany qui se relevait sous les regards peu amicaux de la salle. Tout le monde semblait encore plus opposé à elle que d’habitude et jetai des regards compatissants vers les quatre amis.
Ces derniers quittèrent la salle et allèrent dans la chambre de Camille et Aaron. Ils s’assirent sur le lit de la jeune blonde, qui s’était calmée.
« Cette…idiote, restons polis…Comment a-t-elle pu oser ? J’en reviens pas qu’elle fasse ce genre de choses et qu’on lui dise rien... Et surtout, qu’elle mente, et que ça m’énerve à ce point ! C’est des gamineries ! »
Elle regarda Maxime.
« Elle a menti. Je ne suis pas amoureuse de toi ! J’ai dit que je te trouvais mignon et sympa, c’est tout ! Désolée !
-Ne t’en fais pas, c’est pas grave. Le principal est qu’elle se souvienne de la leçon et que tu ailles bien, sourit-il. C’est plutôt à moi de m’excuser de
mon comportement… »
Elle lui sourit. Judith et lui se levèrent.
« On va pas vous déranger plus longtemps, alors. A tout à l’heure, Camille !
-A tout à l’heure »
Ils sortirent en souriant puis fermèrent la porte. Camille essuya ses larmes et regarda par terre avec un air triste. Aaron la fixait. Soudain il se leva de son lit, s’avança vers elle et, d’un coup la renversa sur le sien, s’assit sur ses hanches et la chatouilla sur tout le haut du corps avec un grand sourire enfantin. Elle sursauta et se mit à rire, tentant de repousser les mains du jeune homme.
« Aaron ! Articula-t-elle entre des éclats de rire, qu’est-ce que tu fous ?! Arrêêêête !
-Allez, déride-toi un peu ! guili guili !
-Gamiiiiiin ! » s’écria-t-elle en riant.
Aaron rit puis s’arrêta. Il lui tira doucement les joues.
« Maintenant tu restes comme ça, compris ? T’es mieux quand tu souris !
-Mouais…
-Les seules fois où je t’autorise à pleurer, c’est de rire, okay ? »
Camille sourit, hocha la tête. Aaron sourit à son tour, lui ébouriffa les cheveux et se releva avec un air satisfait, avant de se diriger vers son lit. Camille se redressa et s’assit en tailleur sur son lit, remettant ses cheveux en place avec sa main. Elle le regarda d’un air pensif avant de secouer la tête en souriant. L’heure avait avancé : il était déjà 13h20. Elle mit un cahier et un livre dans son sac, elle n’avait qu’un cours de maths. Vers 13h45, ils partirent vers la salle. Pour la première fois, Camille suivit le cours avec sérieux. Aaron écoutait distraitement comme d’habitude. Maxime regarda Camille et ils se sourirent. On entendait parfois des gens qui, en chuchotant, parlaient des événements de ce midi. La cloche sonna enfin. Les élèves quittèrent la salle, Maxime rejoignit Camille et Aaron puis ensemble ils trouvèrent Judith. Dans le couloir, ils croisèrent Tiffany et Marina, lesquelles leur jetèrent un regard noir auquel ils répondirent par un sourire de défi. Autour d’eux, des chuchotements et des rires étouffés ainsi que des regards moqueurs vers Tiffany fusèrent. Satisfaits que tout le monde réagisse enfin comme il se doit à l’égard des deux pestes, nos quatre comparses retournèrent au dortoir tandis que les externes quittaient l’établissement par le grand portail. En ce vendredi après-midi, ils préparèrent leurs sacs pour retourner chez eux le week-end.
Vers 16 heures, les parents arrivèrent devant l’école. Les quatre amis se retrouvèrent devant le portail, puis se saluèrent d’une bise avant de rejoindre leurs parents respectifs. Camille embrassa sa mère, son père et monta dans la voiture. Elle fit un signe de main à ses amis puis le véhicule démarra et l’emmena vers sa maison. Camille regarda par la fenêtre, pensive, puis sourit en repensant à ces semaines mouvementées. Elle abaissa sa vitre et se laissa caresser par le vent. Ils parvinrent à leur maison, descendirent. Camille attrapa son sac, monta, salua sa sœur et rentra dans sa chambre. Elle se laissa tomber sur son lit. Son portable vibra des messages que lui envoyaient ses amis. Judith, Maxime, et à sa grande surprise, Aaron. Elle sourit, leur répondit à tous. Elle fit rapidement ses devoirs du week-end pour être tranquille.
« A table !, appela sa mère.
-J’arrive, répondit-elle. »
Elle sortit de sa chambre, ferma la porte et descendit pour manger le plat dont le délicieux fumet lui chatouillait déjà les narines.
A suivre…
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Voilà pour le chapitre 5, n'hésitez pas à me laisser vos avis! Bisous!
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War' - il y a 13 ans
[quote="cootie":3f6cyawl]Elle sortit de sa chambre, ferma la porte et descendit pour manger le plat dont le délicieux fumet lui [u:3f6cyawl]chatouillait[/u:3f6cyawl] déjà les narines.[/quote:3f6cyawl] Ha ha, j'ai ri bien plus que j'aurais dû sur celle-là. xD Encore un bon chapitre, avec un bon rythme. (quoique peut-être encore un poil trop rapide...) C'est ce genre de fics qui me donneraient presque envie de reprendre les miennes lol. Continue comme ça !
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Kenshira - il y a 13 ans
Bon chapitre, bien qu'un peu rapide, en effet, tu aurais pu davantage detailler l'action de ce qu'il se passait. Et pour fair mon raleur, quand moi je sors un chapitre je sais pas combiende lustres plus tard, j'ai au moins la decence de faire un pave pour donner de la lecture, me suis tout enfile en cinq minutes, la

M'enfin, blagues mis a part, c'est un bon chap, bien que tu aies manque l'occasion de bien decrire certaines scenes, notamment l'episode avec la cruche -et dans tous les sens du terme, s'il vous plait. Voila, voila
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cootie - il y a 13 ans
Bonjour/ bonsoir à tous et à toutes! En attendant le chapitre 6 qui arrivera prochainement, j'ai pensé qu'une "galerie" des personnages tels que je les vois pourrait être une bonne idée (ou pas, chacun son point de vue) ^^ .
Aaron:
Version dessin :
http://img109.imageshack.us/img109/6176 ... ngyoub.png
http://img442.imageshack.us/img442/1550 ... 3213zx.jpg
Version réelle:
http://img692.imageshack.us/img692/8943 ... aarone.png
La nouvelle coupe de Camille:
http://img835.imageshack.us/img835/4843 ... xcrikm.jpg
Judith:
http://img9.imageshack.us/img9/2706/bro ... legirl.jpg
Maxime:
http://img441.imageshack.us/img441/7816 ... otphot.jpg
Tiffany :
http://img824.imageshack.us/img824/4886 ... ovies4.jpg
Marina:
http://img705.imageshack.us/img705/7725 ... aircut.jpg
Voilà
Bonne journée ou bonne soirée à tous!
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Kenshira - il y a 13 ans
Mmhhh... Curieusement, Aaron est le seul a ne pas faire très "réel"...
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cootie - il y a 13 ans
[quote="Kenshira":224u2avz]Mmhhh... Curieusement, Aaron est le seul a ne pas faire très "réel"...[/quote:224u2avz] Normal, je n'ai trouvé aucune photo de mec réel qui ressemblait vraiment à l'idée que je m'en faisais, donc j'ai pris ces dessins ^^
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cootie - il y a 13 ans
Up' : Kenshi, j'ai trouvé au détour d'un blog une image qui convient trèèès bien

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Kenshira - il y a 13 ans
Euh... L'est ou, ton lien ?

Édit : Faut être plus rapide entre ton post et ton édition...
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cootie - il y a 13 ans
Bonjour, bonsoir à tous et à toutes! Voici le chapitre 6, en espérant que vous visualiserez mieux les personnages grâce à la galerie quelques posts au dessus
Bon, j'espère ne pas avoir été trop longue à l'écrire, malgré quelques problèmes d'ordinateur récemment
^^"
Bon, cette fois-ci, j'espère aussi que vous ne me direz pas que ça va trop vite, je me suis décarcassée pour décrire au maximum et je vous ai pondu 4337 mots
(Nan, je me la pète pas, pourquoi?
)
Bien, sur ce, n'hésitez pas à me laisser vos avis, comme d'habitude, et bonne lecture!
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Chapitre VI
Dimanche après-midi arriva. Après ce week-end tranquille parsemé de bons petits plats et de sorties, Camille refit sa valise à regrets. Elle se força à penser au fait qu’elle retrouverait ses amis et elle retrouva le sourire. Son père l’appela : elle descendit avec sa valise et manqua de peu de se rompre le cou dans l’escalier en glissant sur une marche. Elle embrassa sa mère, salua sa sœur et suivit son père dans la voiture.
« A dans deux semaines ! » lança-t-elle à sa mère tandis que le véhicule démarrait et s’en allait.
Elle brancha ses écouteurs sur son iPod et se plongea dans la musique. Une demi-heure plus tard, ils parvinrent devant Ste Oriane. Son père sortit sa valise du coffre, lui donna, l’embrassa et repartit pendant qu’elle pénétrait dans l’établissement par la porte réservée aux internes. Elle monta dans l’ascenseur et traversa son couloir, désert. Désert, jusqu’à ce qu’elle entende des pas précipités et que quelqu’un lui saute dessus par derrière en la serrant dans ses bras. Elle se retourna et tomba, bien entendu sur Judith. Celle-ci sourit puis ouvrit de grands yeux, recula d’un pas, observa Camille et poussa un cri.
« Ouaouh ! Tes cheveux !! » S’exclama-t-elle.
Camille sourit.
« Eh oui ! J’ai enfin réussi à obtenir le droit de les teindre, samedi ! »
Les longs cheveux blonds de Camille avaient cédé la place à un dégradé brun foncé, accompagné d’une frange de côté du plus bel effet.
« Ca te va trop bieeeen ! S’écria Judith.
-Merci, c’est gentil ! Il m’aura fallu de la persévérance, ma mère était totalement opposée à cette teinture…mais finalement, elle trouve le résultat pas trop mal.
-Tant mieux ! Bon, je vais te laisser, je vais ranger mes affaires, d’accord ? Tu devrais faire de même. Aaron est déjà arrivé, d’ailleurs. Il va pas te reconnaître !
-Et Maxime ?
-Non, pas encore. Il m’a dit qu’il arrivera dans la soirée ! dit-elle en montrant son téléphone.
-Okay. Bon, eh bien on se reverra au repas alors. A toute !
-A toute ! »
Camille partit vers sa chambre, Judith disparut dans l’escalier dans la direction opposée. Désormais, on n’entendait plus que ses pas et les roues de sa valise, étouffés par la moquette du couloir. Elle parvint devant sa chambre, ouvrit la porte. Aaron était nonchalamment avachi sur son lit, un livre à la main. Après un bref regard, il dit :
« Tu t’es trompée de chambre, je crois. Désolé mais j’attends une blonde, moi.
-Elle est devant toi, la blonde, patate ! »
Aaron baissa son livre et la regarda. Il ouvrit des yeux ronds.
« Oh merde ! Qu’est-ce que t’as fait à tes cheveux ?!
-Je les ai teints. C’est quand tu prends comme une peinture a cheveux et que tu t’en mets, toi comprendre ?
-Très drôle, très drôle, mais je dois reconnaître que ça te va bien.
-Merci ! »
Elle referma la porte, défit sa valise et rangea ses affaires, avant de se laisser tomber sur son lit. Son colocataire reprit sa lecture.
«Haaaaa, je suis contente d’être là !
-Ta famille te manque tant que ça ? Ironisa Aaron en tournant une page de son livre.
-Seulement les plats de ma mère, avoua Camille. Le reste du temps, c’est prises de bec avec ma sœur ou ma mère… Donc bon, je préfère limite rester ici. »
Elle le regarda de haut en bas et termina :
« Même si ça implique de te supporter. »
Le jeune homme eut un rire silencieux et secoua la tête.
« Je pourrais dire la même chose. » sourit-il.
Il marqua sa page, ferma son livre dans un petit bruit sec, le posa sur sa table de chevet. Camille pencha la tête et lut « Harry Potter et l’Ordre du Phénix » sur la tranche.
« Bon choix, commenta-t-elle.
-Mmmh ? fit-il en tournant la tête vers elle. Ah, ça ! Ouais, j’aime bien. Ca détend.
-Enfin bon. Il est quelle heure ?
-18h22.
-On va bientôt manger alors !! s’écria-t-elle, une lueur vorace dans les yeux.
-S’pèce de grosse.
-Je te demande pardon ?!
-J’ai dit : s’pèce de grosse. Ne me dis pas que tu es sourde, en plus ? » Railla-t-il, un sourire narquois sur les lèvres.
Camille se leva, feignant d’être vexée. Elle prit son oreiller et lui envoya à la figure avec un mouvement théâtral, dans le plus grand sérieux, avant de retourner s’allonger dos à lui avec un grognement. Aaron retira l’oreiller de son visage, rit et se leva à son tour. Il se dirigea vers Camille et se pencha :
« T’as oublié ça » lui murmura-t-il.
Elle ne bougea pas. Il lui pinça brièvement les côtes, et, tandis qu’elle se redressait brusquement avec un cri de surprise, remit le coussin à sa place. Il repartit sur son lit avec un sourire satisfait, alors qu’elle poussait un nouveau grognement. Il s’allongea sur le dos, les mains derrière la tête dans une attitude nonchalante.
« Dis-moi, on va manger ? J’ai la dalle ! reprit Camille.
-Nan mais quelle grosse ! répéta-t-il. Il est que 18h30 !
-Tu vas voir ce qu’elle fait, la grosse ! » S’écria-t-elle en se levant à nouveau.
Elle avança avec une telle rapidité qu’elle se retrouva presque instantanément à califourchon sur lui. Aaron leva un sourcil et ne changea pas de position. Elle passa, comme il s’y attendait, ses deux mains sous son t-shirt, au niveau des côtés du ventre qu’elle commença à chatouiller sans ménagement. Il tenta de se retenir avant d’éclater de rire et de se redresser. Elle fixait son torse avec une expression de satisfaction moqueuse.
« Alors comme ça t’es pas chatouilleux, hein ? »
Soudain, elle sentit les bras d’Aaron passer autour d’elle. Surprise, elle retira ses mains de son ventre avant de se sentir attirée sur le torse de son colocataire dans une étreinte chaleureuse.
« A…Aaron…qu’est-ce que… Balbutia-t-elle, rougissante.
-La vache que c’est efficace ! Les femmes, je vous jure…Tu les serres et elles perdent tous leurs moyens, elles en oublient ce qu’elles faisaient ! Faudra qu’on m’explique un jour…
-C’était que ça ? Tu…Tu m’as fait peur… »
Elle se releva et il lui fit un sourire narquois auquel elle répondit par un sourire mal assuré.
« J’ai bien cru que ce cher Aaron, si fort, si dur, s’était transformé en lopette.
-Pas prêt d’arriver. On va bouffer ?
-ET C’EST MOI LA GROSSE ?! » protesta Camille.
Aaron rit, puis se leva. Il mit ses chaussures puis se retourna.
« Alors, tu viens ? »
Elle acquiesça d’un signe de tête. Ils descendirent ensemble vers le réfectoire d’où s’élevaient déjà de nombreux rires et éclats de voix. Ils pénétrèrent dans la pièce, prirent un plateau et lorsqu’il fut remplit, regardèrent autour d’eux. Ils ne tardèrent pas à repérer Judith et Maxime qui, assis à une table, leur faisaient de grands signes. Camille se hâta vers la table, posa son plateau et ouvrit les bras. Maxime se leva et, souriant, l’étreignit en la soulevant de terre, ce qui fit rire Judith.
« Ca va ? demanda Camille.
-Super, et toi ? Au fait, j’adore tes cheveux. Ca te va bien.
-Ca va ! Ah, merci, » répondit-elle avec un grand sourire.
Ils s’assirent. Quelques tables plus loin, Tiffany les fixait méchamment, ayant toujours gardé en travers les événements de la semaine précédente.
Leur repas terminé, les quatre amis repoussèrent leur plateau dans une exclamation de satisfaction, rassasiés. Ils commencèrent à discuter de leur week-end. Quelques minutes plus tard, des bruits secs et réguliers se firent entendre. Le brouhaha diminua et ils levèrent la tête. D’une démarche prétentieuse, suivie de près par Marina et quelques autres filles, Tiffany s’avançait vers eux, perchée sur ses talons aiguille. Elle s’arrêta devant leur table, et se pencha face à Maxime et Aaron en resserrant les bras pour attirer l’attention sur son décolleté mais les deux garçons n’y accordèrent pas l’ombre d’un regard. Cachant sa déception, elle fit volte-face et regarda Camille dans les yeux.
« Tiens, tu as changé quelque chose à tes cheveux ? Pas très naturel, comme couleur… » Dit-elle d’une voix doucereuse en tendant ses doigts effilés aux longs ongles semblables à des griffes vers une mèche de cheveux de Camille.
Le silence s’était fait et tous les regards étaient tournés vers elles. Camille écarta d’un geste brusque la main de Tiffany de ses cheveux et la regarda d’un air narquois.
« C’est la pétasse péroxydée qui me parle de naturel ? » répliqua-t-elle, effaçant tout sourire du visage de son interlocutrice.
Quelqu’un arriva dans leur dos. Thomas. L’air menaçant, le grand jeune homme aux cheveux bruns regarda Camille.
« Quand on traîne avec le mec qui a le trip le plus chelou du collège, on fait pas la maligne », dit-il en désignant Aaron du menton.
Il la domina de toute sa hauteur et serra le poing à en faire craquer ses articulations. Tiffany, amusée, s’était reculée. Aaron et Maxime s’apprêtaient à intervenir mais Camille, sans cesser de fixer Thomas dans les yeux, fit un signe de la main les invitant à se rasseoir, ce qu’ils firent. Elle se leva, sans être intimidée le moins du monde par son adversaire, et lui lança :
« Toi tu baises des filles, t’en violes la moitié, lui il me chatouille. Entre nous, je crois pas que ce soit lui le plus dangereux des deux. »
Un murmure parcourut la salle et nombre d’élèves hochaient la tête d’un air approbateur. Satisfaite, Camille regarda le jeune homme avec un sourire moqueur tandis qu’il serrait les dents et rougissait de rage. Tiffany le tira en arrière et l’emmena avec elle en lui murmurant quelque chose à l’oreille, pendue à son bras d’un air aguicheur. Camille se rassit et sourit à ses amis. Ils échangèrent un regard et se levèrent d’un même mouvement pour aller débarrasser leurs plateaux. Sortis de la salle, ils éclatèrent de rire dans le couloir.
« Comme tu l’as remballée, la blondasse ! s’écria Maxime en la prenant par l’épaule.
-Et la façon dont t’as défendu Aaron…toute la salle était d’accord ! Renchérit Judith.
-Merci, d’ailleurs », dit simplement Aaron.
Camille rit. Elle fit un clin d’œil à Aaron. Puis, sur ces éclats de rire, les quatre amis se séparèrent en se souhaitant une bonne fin de soirée et regagnèrent leurs chambres respectives. Nos deux colocataires se douchèrent, se changèrent l’un après l’autre. Camille, ayant fini ses devoirs, se laissa tomber sur son lit tandis qu’Aaron revenait de sa douche. Elle constata en souriant que cette fois-ci, il avait mis un t-shirt. Elle chercha quelque chose à tâtons sur la table de chevet. Ne trouvant rien, elle grogna et chercha dans sa veste puis son sac.
« Merde !!! cria-t-elle.
-Quoi ?
-Mon portable ! Je l’ai laissé au self’ ! Tu crois que c’est encore ouvert ??
-Bah…vu l’heure ils doivent être en train de nettoyer, donc ouais ! Mais tu
vas pas y aller maintenant ??
-Et je fais quoi, j’attends qu’on me le prenne demain ? Non, j’y vais ! »
Elle se releva en pestant et revêtit à la hâte un short en jean, un débardeur noir et des ballerines avant de sortir en courant sous le regard blasé de son ami. Elle dévala les étages jusqu’au self, constata avec soulagement qu’il était allumé et que quelques personnes s’y activaient. Elle y pénétra.
« Mademoiselle ? Interpella une dame qui nettoyait des assiettes.
-Ah, bonsoir ! J’ai oublié mon téléphone ici, donc je viens voir si…
-Ah, oui ! On en a trouvé un avant. MARTINE !!
-Oui ? répondit une voix plus loin.
-LE PORTABLE QUE T’AS TROUVE, IL EST OU ?
-Sur la table, là !! »
La dame lâcha son assiette et disparut dans la cuisine, pour revenir avec un Blackberry blanc à la main.
« C’est ça ?
-Oui !! Merci, merci beaucoup madame ! s’écria Camille en prenant son téléphone.
-De rien, va. Allez, retourne donc dans ta chambre, tu risques de te faire prendre par un pion, dit-elle avec un clin d’œil complice. Et à l’avenir, fais attention à tes affaires !
-Promis ! Sourit Camille. Au revoir ! »
Elle disparut à nouveau dans le couloir, en marchant tranquillement cette fois-ci. Elle traversait le couloir du deuxième étage lorsque la lumière s’éteignit. Elle chercha à tâtons l’interrupteur, en pestant contre la minuterie. Elle tomba sur quelque chose d’un peu mou et retira sa main. Elle comprit une fraction de seconde plus tard qu’il s’agissait d’un bras et poussa une exclamation de surprise en reculant. Elle sentit une main se plaquer sur sa bouche tandis qu’un bras l’immobilisait par les épaules. Elle entendit des ricanements et une porte s’ouvrit brusquement. Soulevée par son agresseur, elle tenta de se débattre mais se retrouva vite dans une chambre inconnue dont la porte se referma derrière elle. Elle prit alors conscience de la situation. En face d’elle, assis sur son lit, Thomas la regardait avec un rictus effrayant. Dans la pièce, deux fois plus vaste que sa chambre, se trouvaient trois autres lits dont les propriétaires, visiblement des amis de Thomas, étaient réunis autour d’elle. Thomas se leva et avança vers elle tandis qu’elle augmentait ses efforts pour se libérer. La main placée sur sa bouche se retira et alla se placer en dessous de l’autre bras pour mieux la retenir.
« Comme on se retrouve. Tu fais moins la fière quand t’as pas tes potes et toute une salle qui t’écoute autour de toi, hein ?
-La ferme, Thomas !!!
-Et aimable, avec ça, ironisa-t-il. Laisse-moi au moins faire les présentations… »
« Adam, Florian et Justin, »dit-il en désignant tour à tour un blond aux yeux verts et cheveux courts, un asiatique aux traits fins, les cheveux noirs coupés courts, et enfin celui qui la tenait, un jeune homme aux cheveux brun clair et aux yeux verts qu’elle put distinguer grâce à un miroir au bout de la pièce. Tous étaient très grands et très musclés. Ils la dépassaient tous d’une tête au moins, bien qu’elle mesurait un bon mètre quatre-vingts. Elle commença à avoir peur.
« Tss, et c’est moi qui fais pas la fière ? T’es pas foutu de t’en prendre à moi sans ta bande de gorilles ? D’ailleurs, qu’est-ce que tu me veux ? »
Lança-t-elle d’une voix qui se voulait assurée.
Thomas ne répondit rien et se contenta de faire un léger signe de tête à Justin. Ce dernier la souleva et la jeta sans ménagement sur le lit. Thomas monta à califourchon sur elle et lui tint les bras au dessus de la tête.
« T’as sorti à tout le monde que je ‘’violais la moitié des filles que je baise ‘’, cita-t-il, puis, il se pencha et lui susurra à l’oreille : Ca te dirait de tester pour vérifier ton info ?
-T’es…T’es pas sérieux…Arrêta ça !!
-Oh mais si, le plus sérieux du monde », assura-t-il.
Elle ouvrit de grands yeux puis se débattit.
Avec une seule main, Thomas parvenait à la tenir sans effort. Elle remonta brusquement son genou pour frapper son entrejambe et il poussa une exclamation de douleur, la lâchant au même instant. Elle en profita, et très vite, attrapa son portable, appela Aaron tandis que les trois autres lui fonçaient dessus pour lui arracher le téléphone. Lorsqu’Aaron répondit au bout d’une sonnerie seulement, elle cria tant bien que mal, tenue de toutes parts par les trois brutes :
« Aaron !! au secours ! Thomas ! Vi… »
Elle n’en dit pas plus, Florian avait attrapé l’appareil et raccroché. Thomas quant à lui, s’était relevé, une expression furieuse sur le visage.
« Tenez-la. Toi, va à la porte. » Ordonna-t-il.
Elle sentit ses bras à nouveau retenus au dessus d’elle, par Adam, tandis que Florian s’assit sur ses jambes et que Justin gardait la porte. Thomas craqua ses doigts d’un air menaçant et approcha ses mains du débardeur de Camille.
« Arrêtez !!
- Assure-toi qu’elle la ferme, pas qu’en plus elle indique à l’autre tafiole où elle est. »
Adam garda une main sur les poignets de Camille, l’autre alla la bâillonner fermement. Tout se bousculait dans sa tête. Si seulement elle n’avait pas oublié son téléphone, si seulement elle n’avait pas tenu tête à Thomas, si seulement elle pouvait être bien au chaud dans son lit à se chamailler avec Aaron…Quelques larmes commencèrent à couler de ses yeux à ces pensées.
« Oh, elle a peur, pauv’ petite ! » Lança Florian d’un ton sarcastique et les trois autres éclatèrent de rire.
Camille s’efforça de lancer à Thomas le regard le plus noir dont elle était capable. Celui-ci, indifférent, remonta lentement son débardeur jusqu’au dessus de la poitrine. Elle tourna la tête et ferma les yeux. Il s’apprêtait à descendre son short lorsque de violents coups furent frappés à la porte. Ils tournèrent la tête. Thomas fit signe à Justin de s’occuper du visiteur et continua tranquillement sa basse besogne tandis qu’il ouvrait la porte.
Camille eut un cri étouffé par la main d’Adam et se débattit du mieux qu’elle pouvait quand soudain, un bruit de coup retentit. Thomas sourit mais à sa grande surprise, ce n’est pas Aaron mais Justin qui tomba à ses pieds, le nez en sang. Aaron, l’air menaçant, s’avança vers le lit en craquant ses phalanges. Camille eut un soupir de soulagement.
« Lâche-la, Adam. Tout de suite.
-Oooh, mais c’est que la tapette me donne des ordres ? Susurra Adam.
-La tapette n’est pas seule. Et la tapette va te défoncer ta sale gueule si tu ne t’exécute pas dans les deux secondes. Vous mettre à quatre sur une fille pour la violer…Vous me faites vomir.»
Thomas rit. C’est alors que Maxime fit irruption dans la chambre. Une expression furieuse recouvrait son visage. Il lança un regard entendu à Aaron, qui se jeta sur Thomas et la fit rouler par terre.
« Pfeuh ! T’amènes un toutou pour t’aider, en plus ?
-C’est le mec qui a besoin de trois autres connards pour violer une fille qui me dit ça ? »
Thomas ne répondit pas et Aaron lui assena un coup de poing. De son côté, Maxime se débarrassa, à l’aide de ses poings, de Florian et Adam et avant qu’ils ne se relèvent, prit Camille dans ses bras et partit de la pièce. Il courut vers la chambre d’Aaron et entra avant de la déposer sur le lit.
« Ca va ? Tu n’as rien ? » S’empressa-t-il de demander. Mais Camille, choquée, ne répondit pas et se remit à pleurer. Maxime la regarda et lui remit correctement son débardeur et son short avec douceur. Puis il s’assit près d’elle et la prit dans ses bras.
« T’inquiète, c’est fini. Aaron s’en occupe. Crois-moi, je pense qu’après ça ils n’auront plus envie de te faire quoi que ce soit. Allez, ne pleure plus.
-Merci…murmura-t-elle. Mais…comment t’as su que…je veux dire…j’ai appelé Aaron…
-Tu penses bien qu’il est venu me voir ! Il n’avait pas besoin d’aide pour leur régler leur compte mais il voulait s’assurer que quelqu’un s’occupe de toi. Mais tu sais, si j’avais pu, je serais resté avec lui pour fracasser ces… »
Il ne finit pas sa phrase et serra le poing. Soudain, Aaron entra. Ses poings étaient ensanglantés, sa lèvre inférieure, entaillée et sa joue portait l’empreinte d’un coup.
« Aaron !! s’écria Camille en portant la main à son visage.
-T’inquiète, je vais bien. »
Il alla dans la salle de bains laver ses mains et revint. Camille lui tendit un mouchoir en papier qu’il appliqua sur sa lèvre blessée pour stopper le saignement.
« Faudra quand même que tu m’explique comment tu fais pour t’attirer autant d’emmerdes ! Railla-t-il.
-Très drôle…comme si j’en avais envie.
-C’est pas le moment de la sermonner, intervint calmement Maxime.
-Aaron…avec ce que tu leur as mis dans la tronche, t’es dans la merde… s’inquiéta Camille.
-Haha ! Parce que tu crois franchement qu’ils iront se plaindre ?
-Quoi ?
-Tu sais, dit Maxime, s’ils vont se plaindre qu’Aaron les a frappés, ne t’en fais pas qu’on va rappliquer pour expliquer la raison de ces coups…Tu penses vraiment qu’il est dans leur intérêt qu’on découvre qu’ils ont commis une tentative de viol ?
-Non, c’est vrai. En tous cas…Merci. Je…Je ne sais pas quoi dire.
-Alors dis rien », lança Aaron.
Camille lui tira la langue. Maxime, ayant vu l’heure, prit congé en leur souhaitant une bonne nuit après avoir déposé un baiser sur la joue de Camille. Lorsqu’il eut fermé la porte, Aaron se tourna vers sa colocataire.
« T’es d’une prudence…Je t’avais dit de pas y aller.
-Qu’est-ce que tu insinues ? On dirait que tu savais ce qui allait se passer.
Répondit-elle sur un ton méfiant.
-En quelque sorte.
-Pardon ? Tu peux répéter ??
-Calme-toi ! Je veux dire par là que je me doutais que Thomas voudrait se venger…Je ne savais pas exactement quand ni comment. Pourquoi tu crois que je t’ai suggéré de pas sortir ?
-Tu pouvais pas me prévenir plus explicitement ?
-Et même si je l’avais fait. Tête de mule que tu es, tu y serais quand même allée, je me trompe ?
-…Pas vraiment.
-Bien. Tu vois donc qu’il n’y a aucune raison de t’énerver ainsi, continua-t-il calmement. Et même, si j’avais été derrière leur attaque, tu franchement crois que je leur aurais dit de te violer ? Et surtout que je serais venu les fracasser pour te sauver ?
-Bien sûr que non, mais…
-Alors l’affaire est close », coupa-t-il.
Il se tourna un instant, ouvrit un tiroir de sa table de chevet. Il y prit quelque chose mais Camille ne vit pas ce que c’était. Il referma le tiroir et se tourna vers elle, une main dans le dos.
« Cependant…
-Ouh là…tu me fais peur, dit Camille avec un sourire mal assuré.
-…Je t’avais bien dit de pas sortir, mais t’y es allée quand même. Alors comme je n’aime pas qu’on désobéisse, et accessoirement parce que je suis un connard sadique, n’est-ce pas –Je sais que tu le penses !- Eh bien…
»
Camille vit un bout de corde dépasser de derrière son dos mais elle avait déjà parfaitement compris ce qui l’attendait.
« Il me semble que j’ai compris. T’es prévisible en même temps…Alors là, j’ai deux choix. Soit je me barre en courant dans la salle de bains, soit je reste là bien sagement. J’avoue être tentée de partir mais, comme je sais pertinemment que tu arriveras à me rattraper et que je vais encore plus ramasser, je vais rester sur le lit à attendre gentiment d’être chatouillée par mon connard de colocataire. Ca te va ?
-Tu comprends vite. Je pensais pas qu’un mois te suffirait…dit-il avec un sourire narquois. Et tu vois, je savais bien que tu me considérais comme un connard, » souffla-t-il en entreprenant de lui lier les poignets au lit.
Mais Camille déplaçait ses poignets au dernier moment pour empêcher Aaron de les attacher.
« J’ai déjà dit que j’allais rester sagement, tu t’attendais quand même pas à ce que je me laisse attacher si facilement, quand même ? » expliqua-t-elle en retirant à nouveau son poignet.
Aaron soupira, lui bloqua fermement les mains avec la sienne et de l’autre, les relia à la tête de lit. Il ne prit pas la peine de faire de même pour ses chevilles. Il n’allait pas s’occuper de ses pieds ce soir-là. Il s’assit nonchalamment sur ses hanches et craqua ses doigts avec un sourire de gosse. Camille lui lança un regard de défi. Il commença à faire courir ses doigts sur son ventre et ses côtes, rapidement, sans ménagement. La réaction ne se fit pas attendre : elle riait et se tortillait pour échapper aux mains de son colocataire. Celui-ci (sans pour autant s’arrêter) leva les yeux vers la pendule. 21h30.
« C’est mon jour de bonté, dit-il. Si t’es sage, j’arrête vers 22h. T’as de la chance qu’il n’y ait pas trop de monde dans l’étage pour l’instant et que les chambres soient bien isolées…lui murmura-t-il à l’oreille. Sinon, j’aurais sûrement été obligé de te bâillonner et ça, ça m’aurait ennuyé. »
Maudissant intérieurement son bourreau qui continuait de la mettre au supplice, elle se débattait du mieux qu’elle pouvait pour tenter au moins d’atténuer cette sensation de démangeaison continue, tout en essayant de retenir au mieux ses rires. Cela lui apportait une sorte de satisfaction, celle de défier son bourreau qui n’attendait qu’une chose : qu’elle rie. Lorsqu’elle parvenait à se retenir, il la regardait avec un air moqueur.
« Retiens-toi si ça t’amuse, je sais bien que tu n’y arriveras pas longtemps si je fais ça », lançait-il en s’attaquant à ses côtes.
En effet, elle ne parvenait alors plus à contenir ses rires et le suppliait quelques rares fois d’arrêter. Enfin, elle aperçut la pendule qui lui indiquait qu’il ne restait que 3 mn à subir. Avec un effort quasi surhumain pour elle, elle réussit à ne plus laisser échapper un seul rire, seulement des gémissements. Aaron en parut impressionné et frustré à la fois. Aussi, lorsque, fidèle à sa promesse, il s’arrêta à 22h, il la regarda :
« Bravo, je dois avouer que tu m’as étonné sur la fin. Avoue quand même que c’était pas facile, mademoiselle je-te-défie-parce-que-je-suis-trop-une-rebelle ?
-C’est quoi ce surnom pourri ? J’aimerais bien t’y voir, d’ailleurs ! Ca ne saurait tarder, tu verras un jour…sourit-elle.
-J’attends de voir, » murmura Aaron, moqueur.
Il la détacha et retourna dans son lit. Elle se changea rapidement et une fois en pyjama, se glissa dans ses draps.
« Ne me sous-estime pas, Aaron. Moi aussi je risque d’être une connasse sadique avec toi, un jour…Un jour qui ne saurait tarder, crois-moi. » Pensa-t-elle avec un sourire. Elle éteignit la lumière et s’endormit en s’efforçant de ne plus penser aux événements de la soirée.
A suivre...
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