Histoire : Le train fantôme

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Auteur
Histoire


Histoire ajoutée le 26/06/2016
Épisode ajouté le 26/06/2016
Mise-à-jour le 03/07/2021

Le train fantôme
Bonjour ! Petite histoire que je débute, car il faut bien l'avouer, le dimanche, on s'ennuie... J'espère que ça vous fera passer le temps comme à moi !

Edit : La suite a été postée plus bas ! (et j'ai corrigé les fautes !)
Le train fantôme
Les fines secousses des roues en acier sur les rails faisaient onduler les longs cheveux blonds de Louise à intervalles réguliers. Assise dans le train, elle feuilletait distraitement un magazine racoleur dont elle n'avais pas grand chose à faire. La chaleur de l'été devenait de plus indisposante et elle était ravie d'avoir trouvé une place près de la fenêtre qui lui évitait de suffoquer sous le soleil de plomb qui passait au travers des vitres du TGV. Pour voyager, elle avait revêtu un short en jean qui laissait ses fines les jambes à l'air libre, ainsi qu'un débardeur blanc rayé de bleu, qu'elle mettait surtout car elle appréciait le contact du coton sur sa peau. Résolue à en finir avec cette chaleur insupportable, elle se dirigea vers le wagon des rafraichissements et acheta une bouteille d'eau fraiche.

Retournant à sa place, elle constata que les trois wagons qu'elle avait traversé étaient vides. Le trajet Berlin-Calais n'était pas le plus emprunté en plein mois de juillet. Traversant l'allée bordée de fauteuils bleu tachetés, elle remarqua qu'elle avait laissé ses ballerines à sa place et qu'elle déambulait pieds-nus sur le lino vernis. Le contact n'était pas désagréable : le bois, chauffé par le soleil, diffusait une chaleur douce qui irradiait ses fines plantes de pieds. Elle s'assit à sa place et dégusta l'eau froide comme si il s'agissait d'un met d'une rareté réservée au Reines.

Profitant de la place qui lui occurrait l'absence de voyageurs, elle se mit à l'aise en étendant ses jambes sur la banquette voisine et laissa son visage se faire caresser par les rayons solaires qui filtraient au travers du verre. Elle était vraiment belle. Même les autres filles devaient de reconnaître, ses traits étaient d'une finesse incroyable, de sa bouche pulpeuse sans maquillage jusqu'à l’arête parfaite de son nez qui remontait jusque à ses yeux de biche d'un vert si profond qu'il en était impossible de la regarder fixement sans perdre sa contenance.

Allongée ainsi dans le wagon vide, elle s'endormit rapidement dans un sommeil léger, enveloppée par la chaleur du wagon mal ventilé. Le lent flux d'air caressait ses pieds, alors que ses mains, jointes derrière sa tête afin qu'elle l'appuie avec confort contre la paroi du train, révélait des aisselles parfaites.


Cela faisait probablement une heure qu'elle était allongée là, immobile et silencieuse, dans un train inanimé, lorsqu'une caresse à peine perceptible effleura la plante de son pied droit. A demi consciente, elle entrouvrit les yeux et découvrit une jeune fille, probablement étudiante, qui la dévisageait. Elle était vêtue d'une veste en jean sans manches et d'une jupe blanche, descendant en bias, couvrant plus la jambe gauche que la droite. Ses cheveux noirs et lisses traduisaient de longues heures de préparation devant le miroir avant d'arriver à un résultat aussi parfait. Elle se tenait bien droite, un sac à dos en bandoulière. Louise lui demanda :
- Bonjour, je peux t'aider ?
- C'est assez délicat... Je ne sais pas trop comment demander ça... Pour commencer, je m’appelle Enora.
- Enchantée, moi c'est Louise, je t'écoute !
- Il n'y à personne ici, et mon portable n'a plus de batterie. J'aimerais bien passer le temps avec quelqu'un. Tu veux qu'on fasse connaissance ?
- Avec plaisir, je commence à trouver le temps long moi aussi...
Ravie, Enora s'assit dans le prolongement des jambes de Louise et dévisagea ces dernières avant de dire :
- Tu as de très belles jambes !

Louise rougit du compliment : Enora était un peu trop familière pour une fille rencontrée il y à seulement cinq minutes. En se mordillant la lèvre, elle répondit simplement dans un sourire confus :
- Merci, toi aussi !
- Tu n'as pas de chaussures ?
- Si ! Elles sont ici, mais j'adore me balader pieds nus.
- Comme je te comprends, la caresse du sol sur tes plantes, c'est génial, pas vrais ?
En guise de réponse, Louise rougit simplement un peu plus. Voyant qu'elle avait touché un point sensible, Enora, qui dévisageait de plus un plus les plantes de sa nouvelle amis, avança lentement un doigt vers elles. Louise ne bougea pas, hésitant entre la honte de rougir encore plus et le plaisir que lui procurait les chatouilles sur ses pieds. Elle détourna le regard de la main qui approchait encore et toujours et fixa Enora. Elle était tellement absorbé par les pieds de Louise qu'elle ne leva pas le regard.

Finalement, l'inévitable se produisit : l'ongle fin d'Enora entra en contact avec le haut de la plante du pied droit de Louise : celle-ci émit un petit cris étouffé, plus de surprise par la douceur avec laquelle le doigt d'Enora s'était posé sur la plante. Elle avait oublié à quel point elle était sensible. Enora leva finalement les yeux vers elle, dans une interrogation muette : pouvait-elle descendre son doigt ? En guise de réponse, Louise mordit sa lèvre encore plus fort et se contenta de rougir toujours plus. Dans un mouvement si lent qu'il était presque imperceptible vu de l’extérieur, Enora commença à descendre son ongle vers le talon. Louise résistait pour ne pas retirer son pied, secouée par des soubresauts incontrôlables, mais toujours aussi muets. Après quelques centimètres seulement, elle s'écria :
- Stop ! Mon Dieu j'avais oublié à quel point c'était dur de tenir. Je n'ose pas faire de bruit, des fois que d'autres gens nous entendent.
- J'ai vérifié les deux wagons qui nous entourent, ils sont totalement vides. Tu es prête ?
Louise acquiesça, résolue à ne pas abandonner si vite cette fois ci.
Ils aiment : Toi ?