Histoire : Les flammes pourpres

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Auteur
Histoire


Histoire ajoutée le 15/04/2008
Épisode ajouté le 15/04/2008
Mise-à-jour le 03/07/2021

Les flammes pourpres

Ceci n'est pas une histoire comme les autres. Car elle se construira selon le bon vouloir de ses lecteurs. A chaque fin de chapitre sera donné plusieurs possibilité pour continuer l'histoire. Lorsque l'une de ses possibilité aura atteint le nombre de 3 voix (de personnes différentes bien sûr) je continuerais l'histoire de la façon choisie. Sur ce bonne lecture :


Chapitre 1 : Du jour à la nuit


Il faisait chaud. Délicieusement chaud. J’aimais cette chaleur quasi caniculaire d’été. C’est si bon de s’allongé sur l’herbe et dormir une bonne demi-heure sous ce soleil radieux. C’était le début de l’été. Un été précoce d’ailleurs. Le lycée prenait tout son charme lors de la fin d’année. Il y avait les examens, bien sûr, mais pour quelqu’un comme moi, ce n’était pas ce qui rendait le début de l’été moins agréable.
J’étais loin d’être un génie, mais je prenais la vie au jour le jour, et donc, tandis que tous les autres étaient déjà le nez dans leurs bouquins à suer à grosses goutte, moi j’étais là, à ne rien faire. Ou plutôt si. Je dois dire qu’à cet instant précis une petite chose délicieuse attira mon regard. Je repris cependant mes divagations très rapidement.
Il devait être 4 heure, ou quelque chose comme ça. Cela n’avait pas grande importance de toute façon. Je jeta un coup d’œil sur ma gauche, puis sur ma droite. Mes deux amis étaient là, toujours. Tous les trois étions devenu inséparable en un temps records, partageant les mêmes idéaux et les mêmes passions…
« Hormis une ! » Me rappela joyeusement une petite voix intérieure.
A ma droite, un garçon aux cheveux noir et court un peu plus grand que moi. Un jean, une veste d’une banalité effrayante et des converses all stars, l’archétype même du lycéen. Et pourtant, quelque chose, dans sa manière de regarder le ciel avec un sourire, comme ci tout ce qui l’entourait n’était qu’une vaste blague que lui seul comprenait, le rendait unique. Remarquant, je ne sais comment, à voir que je l’observais, il me lança un regard étrange. Ses pupilles brunes me fixèrent un moment puis reprirent leur contemplation initiale. Egon. C’était ainsi qu’il s’appelait. Ou tout du moins c’est ainsi que tout le monde le nommait. Je ne sais plus d’où cela lui était venu, et à vrai dire, ça n’avait pas d’importance. Il aimait ce nom, alors pourquoi l’appellerions-nous d’une autre façon ?
Je soupirai. Puis regardai vers ma droite. Une jolie jeune fille était allongée. Ses pupilles, que je savais bleu azuré, étaient fermés. Ses cheveux châtains étaient étalés sous sa tête et elle semblait dormir. Un petit nez pointu, des joues un tout petit peu ronde et coloré lui donnait un air vulnérable vraiment mignon. Oumy. C’était moi qui lui avais donné ce nom un jour. Elle l’avait aimé, et l’avais gardé. Elle portait un jean moulant ses belles jambes fines et un T-shirt vert pâle orné d’un énorme smiley noir. Ce qui retraçait parfaitement ça personnalité. Une fois, Egon avait lancé une plaisanterie douteuse quand à l’un de ses T-shirts…Il l’avait regretté…
Mon regard se déplaça machinalement vers les pieds de mon amie. Des baskets blanche et noir, toute simple, et pourtant qui relatait tellement de souvenir…dont un très douloureux. Je grimaçai. Oui…TRES douloureux. A m’entendre, on pourrait presque croire qu’elle nous tyrannisait…mais en fait c’était plutôt moi et Egon qui étions de véritables crétins.
Au fait, je ne me suis pas présenté. Je m’appelle…euh…non…disons plutôt, on m’appelle Vlad, de part la fusion de mon nom et de mon prénom. C’était peut être stupide, après tout, on a un prénom, c’est pas pour rien, mais bon, on est pas vraiment ce que l’on pourrait qualifier de normal, alors, une petite bizarrerie de plus ou de moins.
Je me levai et m’étirai. Depuis combien de temps étions nous allongés là ? Une heure ? Deux ? Je vous entends venir d’ici : quelle bande de fainéant ! Et bien oui, et alors ? Egon fut le premier à faire comme moi, puis Oumy daigna ouvrire ses paupières et se lever, elle aussi.
- Qu’est ce qu’on fait aujourd’hui, grogna Egon.
La question ne m’était pas vraiment destinée. On aurait dit qu’il parlait tout haut. Et ce fut, évidemment, Oumy qui répliqua :
- Comme d’habitude… Tu te fou dans la merde, et nous on vient t’aider.
Notant à peine le sarcasme, il répliqua avec un étrange calme :
- C’est pas moi qui me suis mi en tête de quitter le lycée en passant par les égouts.
- ça aurait très bien put marcher !
- En attendant c’est nous qui sommes allé te chercher !
- Pffff ! T’as bien fais au moins deux fois plus de trucs stupides que moi !
- Ah ?
- Oui, une fois tu as…
Je ne les écoutais plus. Ces deux là se discutait si souvent que je me demandais vraiment si ils finiraient pas par tomber amoureux. Mais en attendant qu’un tel événement arrive, il fallait bien trouver quelque chose pour tuer le temps. Hors j’avais le moyen idéal. Mais malheureusement, jamais encore je n’étais parvenu à arriver à mes fins. Oumy avait toujours eu la présence d’esprit de frapper où ça fait mal quand la situation devenait critique pour elle.
Et puis soudain, quelque chose se passa. Je ne compris pas immédiatement. Il fit soudain plus froid. Beaucoup plus froid. Une chute d’environ vingt degrés en quelques secondes. Et puis la lumière, qui disparu, lentement. Un vent glacé se mit à souffler durant un instant. Derrière moi, mes deux comparses c’étaient tus, et semblaient, comme moi, ne pas comprendre ce qui était entrain de se passer. Je levai les yeux et compris enfin
- Une éclipse…
C’était bien ça. Le soleil disparaissait. Lentement, cédant la place aux ténèbres. C’était étrange. Je n’en avais jamais vu d’aussi parfaite. Et puis un doute vint assaillir mon esprit qui se retrouva bientôt sous une tonne de questions : Pourquoi n’en avais-je absolument pas entendu parler ? Une éclipse pareille ne passait pas inaperçu.
- Eh, fit Egon, Qu’est ce que…
Je clignai des yeux, incapable de comprendre. La lune, ou tout du moins la chose, qui cachait le soleil était entrain de TOURNER. Autour d’elle, des nappes de gaz ou de je ne savais quoi d’autres s’étendaient de plus en plus d’un façon étrange.
- Les ténèbres s’emparent de la terre…, murmura Oumy avec une voix caverneuse.
Ça aurait pu être drôle, si je n’avais pas eu ce terrible nœud dans l’estomac. J’avais un très…très mauvais pressentiment. Et a en juger par la tête que faisait Egon à côté de moi, il devait le ressentir aussi.
Bientôt, tout ce qui avait été ensoleillé quelques minutes auparavant se retrouvant dans l’obscurité. On aurait dit que la nuit était brusquement tombée…en milieu d’après midi. Je ne parvenais pas à détacher mes yeux de ce spectacle ahurissant. Les flammes pourpres continuaient de s’étendre dans toutes les directions dans le ciel. Pire encore, j’avais la très nette impression qu’elle se dirigeait droit vers le sol. De quoi avais-je peur ? Je ne le savais pas encore, mais j’étais certain que nous le découvririons très rapidement.
Et puis je sentit avant de l’entendre. Quelque chose bougeait autour de nous. Non. Beaucoup de trucs bougeaient. Et je vis alors des…et bien…des ombres de créature que je n’avais vu, sortir du sol. Des formes humanoïdes, ce fut la première chose qui me frappa. La deuxième, ce fut que ces choses semblaient regarder où elles se trouvaient. Certaines même faisait quelques pas.
J’entendis un cri, puis deux, et se fut rapidement une cacophonie. Et je les vis, ces ombres, se mettre à courir dans tous les sens. Cherchant quelque chose. Et je réalisa avec horreur que ce qu’elles cherchaient, c’était une cible. Instinctivement, je me baissa, m’accroupis, disparaissant dans l’ombre. Oumy et Egon eurent le même réflexe. Mais ce dernier ne put s’empêcher de lâcher :
- Qu’est ce que c’est que ces putains de trucs ? !
Ni moi, ni Oumy, ne lui répondîmes. Mon esprit réfléchissait à toute vitesse, tenant de trouver une explication logique à tout ça. Il n’y en avait pas. Et cette lune étrange qui masquait le soleil, elle ne disparaissait pas, elle ne passait pas, elle restait là, à cacher notre astre bienfaiteur. Et ces choses étranges qui semblait en sortir, avec leur couleur mauve écœurante.
L’une de ses ombres passa non loin de nous. Semblant ne pas nous voir. Ce qui était ridicule étant donné que nous nous cachions nous même dans l’ombre. Mais je me repris rapidement, me répétant que la situation actuelle n’avait rien de logique. Je pus cependant un peu mieux voir à quoi nous avions à faire. Ces créature faisait ma taille, sois un bon mettre soixante dix, et même si l’obscurité m’empêchais de les voir distinctement, je remarquai leur yeux rouge et luisant. Ce n’était pas des ombres comme je l’avais cru au premier abord, quoique ces créatures puissent être, elles semblaient régire aux même lois physiques que nous, j’en vu certaines contournez arbres et bâtiments ou bien l’un de leur congénère.
- Qu’est ce qu’on fait ? Me susurra Oumy.
Il y avait dans sa voix, quelque chose qui me fendit le cœur. Affronter le danger était une chose, avoir peur aussi, mais voir sa propre peur se refléter dans celle des autres, il y avait de quoi perdre les pédales. Mais je refusais de me laisser paniquer maintenant. Rien n’avait jamais été bien fait en cédant à la panique. J’avais lu cette phrase quelques part, et d’un certain côté, elle me rassurait. Je souris. Mais ce sourire disparu la seconde même où j’entendis un effroyable cri.
- Que penses tu de survivre ? Lança ironiquement Egon, bien trop agressifs à mon goût.
Chacun avait sa manière de réagire face à la peur. Et après tout, c’était toujours mieux que de fondre en larme. Je remarqua tout de même que malgré notre situation que je pense pouvoir qualifier de désastreuse, Oumy s’empressa de faire taire l’autre avec une droite dans son épaule :
- Idiot !
Il marmonna quelques chose d’inintelligible, mais ne répliqua pas. Je lui en fut reconnaissant. Ce n’était pas le moment de se chicaner. Je voulais faire quelque chose, bouger, sortir de cette cachette improvisée, mais pour faire quoi ? Un rapide regard vers le ciel me fit dire qu’il n’y avait pas un instant à perde : la fumé violâtre recouvrait progressivement tout le ciel. Et je ne sais pourquoi, ces flammes étranges m’inquiétaient plus que nos nouveaux amis qui se baladaient en ce moment même un peu partout.
- Il faut qu’on bouge d’ici. Pour l’instant on ne s’est pas fait remarquer mais je doue de la sûreté de cet endroit.
J’acquiesçai d’un signe de tête que malgré l’obscurité, Egon dû remarqué car il enchaîna immédiatement :
- Mais il y a des bestioles bizarres un peu partout ici, et je ne pense pas que se faire voir sois l’idée la plus judicieuse.
- Donc nous sommes coincés…, acheva Oumy.
Il y eut un silence. Ils avaient raison. Je soupirai, incertain quant à la tactique à adopté. On ne pouvait pas rester ici, on ne pouvait pas partir, et ces deux solutions s’annulaient mutuellement l’une l’autre. Et pourtant il fallait bien faire quelque chose. Je me levai lentement et scrutai les alentours. Ce n’était peut être que le fruit de mon imagination, mais j’avais l’impression qu’il faisait de plus en plus sombre.
- Qu’est ce que tu fais Vlad ? Lança Oumy bien trop fort.
Je posa rapidement mon doigt sur mes lèvres, leur intimant le silence, et leur fit signe de me suivre. Ou ça ? Même moi je ne le savais pas. Mais les hurlements se faisait de plus en plus rare, et j’avais les tripes noués par la peur. Alors il fallait tenter quelque chose. Nous longeâmes la paroi du bâtiment contenant gymnase et salle de gym, restant le plus possible dans l’ombre. Je ne voyais personne. Ni l’une de ses créatures, ni une personne…humaine. Personne. Derrière moi j’entendis les dents d’Oumy claquer. Je fis volt face et enleva rapidement ma veste de cuire pour la lui passé. Finalement j’avais eu raison e l’emmener, la température avait vraiment chuté de façon incroyable.
Elle me remercia rapidement et l’enfila. Nous reprîmes alors notre progression silencieuse. Et ce n’est qu’à ce moment précis que je m’en rendit compte : il n’y avait plus un bruit. Plus rien du tout. Absolument rien. Je sentit une main se poser sur mon épaule. Egon l’avait remarqua lui aussi. Nous étions peut-être les derniers en vie, ou alors les derniers encore ici. Quoique ces hideuses créatures aient fait à tout le monde, il était claire que ce n’était pas un sort enviable.
Nous tournâmes au coin du bâtiment et observâmes un instant. Ils étaient encore là. Ces créatures continuaient de chercher inlassablement un survivant. Tout du moins c’est ce que je déduisis. Et maintenant que nous en étions là, je ne sut plus quoi faire.
- Et maintenant ? Fit Egon.
Il n’avait pas de reproche dans sa voix. Mais il avait appuyé ses syllabes pour que je comprenne que c’était urgent. Je ne dis rien. Pour changer… Et puis un hurlement perça le silence. Le hurlement d’une voix familière. Beaucoup trop familière.
- Oumy ! Fit Egon, mais je le retins par le bras.
Une créature venait de s’emparer d’elle. Et puis un nuage étrange noirâtre se forma autour de la créature et ça petite victime. Quoique que fut ce monstre, il ne nous avait pas vu, moi et Egon, ou alors ne se souciait que d’elle. Mon ami se dégagea de mon emprise et hurla :
- Faut faire quelque chose !
J’étais d’accord, mais je ne voyais pas quoi faire. Je le lui fit comprendre par un regard. Et il se passa quelque chose que je n’aurais jamais imaginé. Egon m’attrapa par le bras et m’attira à sa suite dans le nuage. Je sentit ma tête devenir lourde et j’eus l’impression de m’endormir. Je vis des étoiles défiler devant mes yeux à toute vitesse. Je ne comprenais pas. Je ne comprenais plus. Je crus alors que j’étais mort.
Mais ce n’étaient pas le cas. Mes yeux s’ouvrirent d’un seul coup. J’étais debout. Je chancelai et m’écroulai sur un sol dire et froid. J’avais mal aux yeux, à la tête, j’étais désorienté. Et ce hurlement, le cri d’Oumy qui ne voulait pas sortir de mes oreilles. Je le réentendais encore et encore. Et ce ne fut qu’alors que je me rendit compte que je l’entendais vraiment. J’ouvris les yeux…



A vous de choisire la suite maintenant : Comme je l’ai dit, la première suite qui obtiendra trois voix sera choisit.

Dans le prochain chapitre :

- Vlad et Egon sont prisonnier tandis que Oumy est torturé pour des motifs obscurs.
- Les deux amis arrivent à sortirent la jeune fille des griffes de son agresseur.
- Vlad se réveille seul, enfermé, il ne sais pas où se trouve ses deux amis.
- Vlad et Egon sont tous les deux mais sont enfermé, et ils ne savent pas où est Oumy.

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