Histoire : Orphanage

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Histoire
  • Orphanage


Histoire ajoutée le 04/05/2008
Épisode ajouté le 04/05/2008
Mise-à-jour le 03/07/2021

  • Slash Avatar
    Slash - il y a 18 ans

    Oui on entend souvent ça :

    Le prix d'un baril est d'autant.

    Oui mais, l'essence, elle vaut combien elle ?
    (Soit je suis un génie, soit j'ai pas capté un truc ^^)

    Quoi qu'il en soit, j'essence que je fais du HS.

    Sorry :( , je vous laisse à vos études et à vos histoires...


  • SQUALL Avatar
    SQUALL - il y a 18 ans

    et allé...un jour qu'il est revenu et celui la fou déjà le bordel dans un topic des plus sérieux puisqu'il s'agit d'une des meilleurs histoire du moment. Bon retour Slash :D

    Quand aux deux écrivains, je suis moi même entrain de bosser pour ce satané oral, donc je comprend, et je suis impatient d'avoir votre suite.


  • Chevalier_de_la_plume Avatar
    Chevalier_de_la_plume - il y a 18 ans
    Voila le retour en force d'Orphanage ^^ Pour fêter ça et rattraper le retard, voici un chapitre fait pour marquer le coup ... Bonne lecture ! Chapitre 7 : Une petite aventure … « Maintenant que nous sommes tous là, entrons dans le vif du sujet : l’expédition de ce soir . » Mariko, assise en tailleur sur le lit de Tasunaki, faisait face au groupe rassemblé devant elle, assis sur son lit, par terre ou debout . Il y avait là Jean et Michaël, l’écoutant, l’un d’un air endormi, l’autre plein d’appréhension, Rémilia, qui paraissait parfaitement calme, Nina, frissonnant d’excitation et Tasunaki, parfaitement attentive . « Tout le monde ici connaît Mélodie, commença-t-elle, les autres acquiesçant . Mais qui ici la connaît vraiment ? » Tous se regardèrent en silence, sans que personne ne prononce la moindre parole . Mélodie était un fille étrange, et bien qu’elle soit récemment devenue membre du groupe, nul n’avait jamais réellement discuté avec elle . « Personne, justement . Son nom, son visage, sa douceur légendaire … ça, oui, nous connaissons, mais encore ? D’où vient-elle ? Qui sont ces amis « qu’elle a déjà » ? Pourquoi parle-t-elle toute seule ? C’est ça que nous allons sûrement apprendre aujourd’hui même . - Et comment va-t-on faire ça ? Demanda Michaël, légèrement sceptique . - On va s’infiltrer dans le bureau du directeur : il a les dossiers de tous les pensionnaires ! » Cette dernière phrase fit courir un vent glacial dans les rangs du groupe . Même Nina, la plus ardentes des supporters de Mariko, sentit son zèle flancher . « C’est trop risqué, ton truc, lança Jean . - Il a raison, c’est vraiment très dangereux si on rate … gémit Tasunaki . - Elle a raison, convint Rémilia, les balades nocturnes, oui, mais le bureau du directeur, c’est aller trop loin . Ce n’est pas qu’on déborde de respect pour lui, mais le jeu n’en vaut absolument pas la chandelle . - Ce n’est pas notre première excursion, on connaît le terrain : on ne se fera pas prendre, argumenta Nina . - Je pense que nous sommes majoritaires, dit Michaël en se relevant, c’est trop risqué, on ne te suit pas . » Mariko ne bougea pas, mais son expression se fit soudain boudeuse . Elle n’aimait pas qu’on discute ses décisions . Pourtant, tenter de passer en force ouvrirait un conflit au sein de groupe . Il n’y avait donc que deux solutions, et, sage, elle décida de tenter la première : plaider sa cause . « Vous n’êtes même pas tentés par une entrée dans le saint des saint de l’orphelinat ? Et puis, laissez allez votre curiosité, je suis sûre que Mélodie vous intrigue … Ce sera une consécration, un haut fait d’armes, un … - Guêpier … termina Jean . - Ecoute, Mariko, dit le leader en s’approchant du lit qu’occupait son amie, c’est trop risqué . Si on va dans le bureau du directeur, on n’aura qu’une voie pour s’échapper, ce qui rend impossible notre bon vieux plan B . » Décidant de jouer le tout pour le tout, l’otaku se redressa d’un bond, debout sur le lit de Tasunaki . Se penchant en avant, elle amena son visage à quelques centimètres de celui de son ami, et lança d’un ton doucereux : « Si vous trouvez vraiment que je vous fait courir trop de risques, je veux bien vous offrir une compensation … - De quel genre ? Demanda Michaël, sentant ses joues se teinter légèrement de rouge et sa détermination à refuser faiblir à vue d’œil . - Si nous nous faisons prendre, commença Mariko d’un ton solennel, en plus de toute punition que je recevrai à vos côtés, je m’engage à vous laisser m’attacher et me chatouiller pendant deux longues heures . » Cette déclaration jeta un blanc dans l’assemblée . Puis, lentement, les visages de la plupart des orphelins s’éclairèrent de larges sourires … « Voila qui peut-être intéressant … murmura Michaël, touché sur une corde sensible . - Très intéressant même … renchérit Jean . - Tss … tellement influençables … pesta Rémilia, bien que la tentation de mettre au supplice cette perverse de Mariko la tentai fortement . » Nina, et même Tasunaki, étaient enchantées par cette proposition . Malgré l’engouement que suscitait la possibilité de disposer entièrement du corps délicieusement chatouilleux de Mariko, le risque de se faire prendre demeurait grand . « Oh, eh puis … dit Michaël en haussant les épaules, on y va et on verra là-bas … » Rémilia resta silencieuse devant la tournure prise par les évènements . Soit leur entreprise réussissait, et elle aurait la joie immense de poser les yeux sur le dossier d’une fille qu’elle connaissait à peine et qui ne représentait rien à ses yeux, soit elle échouait, et elle se retrouverait sur le carcan . Mais pour son délit de fuite et la destruction du verrou du carcan qui était mise sur son dos, elle aurait droit à une peine allongée, voire même le haut du corps mis au supplice, ce qui ne lui était jamais arrivé avant . Elle répugnait à voir la plus petite parcelle de son anatomie dévoilée devant tous ces orphelins affamés de chatouilles qui ne le méritaient pas, et Jean qui viendrait profiter de ses pieds offerts … Non, cela ne valait pas la peine, et pourtant elle décida de rester silencieuse et de les accompagner quand même . Elle ne savait pas pourquoi, car aucune raison matérielle ou compréhensible ne la poussait dans ce sens, mais elle sentait qu’elle devait y aller . Un léger sifflement, un peu plus aigu que le vrombissement d’un moustique, se fit entendre juste derrière elle . Quand elle se retourna vivement pour découvrir l’origine du bruit, elle ne découvrit que la porte d’entrée de la chambre, tout à fait normale . Quand elle se retourna à nouveau vers Mariko et découvrit les regards interrogateurs posés sur elle, Rémilia réalisa que les autres n’avaient rien entendu . De toutes manières, ça ne devait être qu’un insecte … « Ah … ce n’est pas très grave . » Assise sur un petit banc de bois, ses jambes battant lentement l’air à un rythme régulier, les yeux dans le vague, Mélodie secoua lentement la tête de gauche à droite, comme pour peser le pour et le contre d’une idée . « Pourquoi ? » Lentement, ses traits doux d’une très mince expression … presque un sourire, légèrement amusé … Une rareté pour cette fille si placide … «  Si vous voulez … » « Quand je vous ai dit que ce serait sans risques, vous ne m’avez pas écouté … murmura Michaël avec assez de mauvaise foi pour cinq . » En effet, il n’y avait personne au premier étage, ce qui était assez exceptionnel . La phase la plus délicate consistait à rassembler le groupe . En effet, les six adolescents participant étant répartis en quatre chambres différentes, dispersées tout le long du couloir . Jean s’endormait souvent avant l’heure prescrite pour le rassemblement - il était exactement minuit et demie - et Michaël réveillait tout aussi souvent la totalité de la chambre en tentant de le sortir de sa torpeur ensommeillée . Heureusement, aujourd’hui avait été un jour faste : tout s’était passé comme prévu, et aucun surveillant n’était à porté d’yeux et ils s‘étaient tous réunis ssans encombres au bout du couloir, devant la chambre que partageaient Tasunaki et Mariko .Elle et Michaël se répartirent les deux lampes torches du groupe, habituellement conservées en chambre 14, et tous les yeux se posèrent sur le jeune leader, attendant son plan . « Nous allons au deuxième étage par la voie la plus rapide : l’escalier . A cette heure-ci, tout le monde dort, il n’y a ni pion ni prof debout, ça pourrait nous sembler merveilleux, mais … » Jean sourit en regardant son meilleur ami : il était souriant, fougueux, heureux dans son rôle de leader et stratège, c’était son élément . Tous préféraient le voir ainsi que mélancolique, ou défaitiste comme il était trop souvent . C’était d’ailleurs l’un des buts inconscients de leur groupe : pimenter leur vie morne, leur permettre d’oublier leurs malheurs d’orphelins, leur procurer la chaleur d’une famille … « … mais comme il n’y a que nous, chaque bruit peut nous être fatal . J’imposerai donc deux règles essentielles pour le bon déroulement de cette mission : premièrement, personne ne parle . Deuxièmement, vous savez comme la parquet craque là-haut … je veux tout le monde pieds nus … » Et comme tout le monde était tenu de ne pas dire un mot, personne ne se décida à protester … surtout quand les jeunes filles réalisèrent que les deux garçons étaient déjà pieds nus, Michaël ayant prévenu son meilleur ami avant de sortir de leur chambre, tant pour ne pas avoir à transporter leurs chaussures que pour avoir tout le loisir de regarder leurs compagnes d’aventure se déchausser … Promenant nonchalamment la lumière de sa lampe de poche au raz du sol, il put voir ses amies exécuter sa décision après un instant d’hésitation . Elles se penchèrent, puis les ballerines de Mariko, les sandales de Nina et de Tasunaki, les souliers enrubannés de Rémilia, puis ses fines chaussettes, tous furent retirés, laissant les quatre filles pieds nus … « C’est parti … » chuchota Michaël, ne laissant qu’un silence auquel il prit à présent part derrière lui . La première étape de leur périple fut de parcourir le couloir jusqu’à l’escalier central qui reliait par de longues volées de vieilles marches le rez-de-chaussée au second étage . Etant situé au premier, le groupe n’eut que la moiti é du trajet à effectuer, mais malgré cela, ce fut d’une difficulté que Michaël n’avait pas imaginé . Au rythme moyen de trois marches par minute, progressant en file indienne, Mariko ouvrant la marche et Jean la fermant, ils mirent prêt d’un quart d’heure à parvenir au second étage . C’était là que les joyeusetés commençaient . Le directeur était un homme étrange . Vieux d’une cinquantaine d’années, grand et mince, se tenant toujours doit comme un I, le crâne dégarni et doté d’une moustache soignée, en toutes cironstances revêtu de ses habits de travail, il était fort conservateur et rigide sur le règlement . Sans personne pour remettre en cause ses méthodes (c’est en effet facile de cacher un carcan dans une cave un jour d’inspection), il se comportait plus ou moins comme un souverain, et alors qu’à l’extérieur il semblait intègre et incorruptible, il était en réalité prompt à effectuer un nombre insensé d’entorses à son propre règlement pour peu que cela lui permette d’atteindra son but : son bon plaisir . Car il était de notoriété commune que cet aimable personnage était profondément pervers . Les jeunes filles ayant entre douze et vingt ans, et plus précisément leurs pieds, étaient à ses yeux de véritables merveilles . Après ça, nul question ne demeure pour connaître la raison pour laquelle il a instauré un règlement empli de punitions chatouilleuses pour les jeunes rebelles … Il vivait dans ce qui autrefois avait été plusieurs chambres destinées à des pensionnaires, mais que le manque d’effectif lui avait permis de s’approprier et d’en abattre les murs afin de se former un petit appartement dans lequel il était seul autorisé … Le bureau se situait relativement près de l’appartement . Le groupe avança soigneusement à la lumière des lampes, celles-ci venant parfois éclairer le délicieux spectacle des pieds des adolescentes évoluant sur le parquet lisse, passa devant les deux salles de classe, un grenier, une salle prétendument administrative n’étant en réalité qu’un fourre-tout à paperasse, puis un long espace sans salle . Enfin, ils aperçurent la chambre de Mademoiselle Félicy, dont aucun bruit ne s’échappait . Le groupe sentit son dos se hérisser quand le plancher craqua sous l’un des pieds de Nina, mais nul bruit ne se fit entendre . Leur professeur devait sûrement dormir profondément … Ils se remirent en marche, à quelques pas de leur but, le bureau du directeur … Christophe se réveilla en sursaut quand un bruit fracassant emplit le silence nocturne de sa chambre . « Mon dieu, c’était quoi … » murmura-t-il d’une voix lourde et ensommeillée . Comme du bois qui se fend sous l’effet d’un coup de marteau, il ne pouvait pas l’avoir rêvé . Il chercha à tâtons l’interrupteur de sa lampe de chevet, et l’alluma, éclairant sa petite chambre de surveillant situé au premier étage . « C’est quoi ce délire ? » Une feuille avait été clouée sur la porte, de l’intérieur . Or, la porte était fermée à clé, et il n’avait pas entendu le bruit qu’elle produisait quand on l’ouvrait . Et il n’y avait que lui dans la pièce … Intrigué, presque effrayé, il se leva et s’avança vers la feuille pour en lire les inscriptions . Ses yeux s’ouvrirent en grand en déchiffrant le texte . « On vous prévient que de (le mot « très » était rajouté en haut, accompagné d’une flèche) méchantes personnes veulent entré dans le bureau du dirlo(raturé) directeur . Ce serez bien de les en empai (raturé) empêché (raturé) empêcher . » « C’est quoi ce délire … répéta Christophe complètement abasourdi . » Il prit ensuite la plus intelligente décision : rameuter Bertrand et Luo et partir en expédition histoire de vérifier les dires de la lettre … « Heureusement que Marau m’a un peu instruit dans l’art du crochetage … se félicita Jean, en ouvrant un autre tiroir du bureau . » Le groupe était entré dans le lieu visé, venant à bout de la serrure, et se livrait à présent à l’archéologie dans les masses de papiers contenus dans le bureau ainsi que dans les deux armoires que contenait la large pièce décorée d’une épais tapis rouge . Insonorisée comme le reste des pièces du bâtiment, le bureau permettait aux jeunes de parler à nouveau . Entre deux trombinoscopes périmés (Nina avait déclaré que Rémilia était « trop mimi » quand elle avait six ans), des liasses de comtes rendus financiers, mêlant donations, coûts et salaires, le groupe cherchait désespérément les dossiers d’inscriptions, du moins ceux de l’année d’arrivée de Mélodie : 1997 . « Je crois que je l’ai … murmura Tasunaki, tenant entre les mains un classeur étiqueté : « Dossiers d’admissions : archives 1990-2000 . » » Elle posa sur le bureau et l’ouvrit, tandis que les autres se rassemblait auprès d’elle . Tasunaki se mit à tourner les pages, lisant à voix basse leur contenu : « 1991 : Arthur Sommier, 2 ans, adopté six moi après … elle tourna d’autres pages, découvrant des noms aussi inconnus les uns que les autres . 1992 : ah, là il y a Jean … et les jumeaux, Vlad et Lena … 1993 : aucun nouveau pensionnaire . 1994 … 1995 … 1996 … 1997 … Rémilia … et Mélodie … » Elle tira la feuille du classeur, et la tendit à Mariko, qui la lut à haute voix, Michaël éclairant la feuille de sa lampe : « Mélodie Ralmi : année de naissance : 1992 . Parents décédés lors d’un accident de voiture - jusque là, rien d’anormal - en 1993, confiée à un oncle . Placée dans un orphelinat suite à l’incarcération de l’oncle en 95 . Pour les raisons détaillées dans le rapport ci-joint, l’établissement demanda à la transférer ici, ce fut accepté . Depuis, aucun incident . La suite, ce ne sont que des listes de résultats scolaires . Tasunaki, tu as le « rapport ci-joint » sous la main ? - Oui … répondit-elle en sortant une seconde feuille du classeur . - Intéressant … La copie d’une lettre de la directrice d’un autre établissement . Cher monsieur Frachon -décidément, quel nom …- je vous prie de prendre en compte sérieusement la proposition que je vous ai faite dans ma dernière lettre, à savoir le transfert de la petite Mélodie dans votre établissement . Je sais que je n’ai pas pour moi les meilleures conditions, et il se pourrait que vous voyiez ça comme une tentative de me débarrasser d’elle - se débarrasser de Mélodie !? - . Sachez que ce n’est nullement mon intention, et que je ne fais ça que parce que je sais avec quelle discipline admirable vous tenez vos pensionnaires, tandis que je refuse de lever la main sur un enfant, quel que soit son âge - visiblement, elle n’est pas au courant pour le régime local … - . La situation devient réellement embarrassante : la plupart des plus jeunes orphelins fuient la petite, qui semble les effrayer au plus haut point . On ne compte plus les enfants en pleurs se plaignant que « Mélodie a dit qu’elle allait les tuer » ou autres menaces . Naturellement, j’ai essayé de recadrer la petite, mais soit elle me répondait avec une sincérité que je n’ose mettre en doute (si vous l’aviez vue, vous me comprendriez) qu’elle n’y était pour rien et qu’elle ne comprenait pas de quoi je lui parlais, soit elle fondait en larmes, visiblement effrayée par quelque chose qu’elle n’arrivait pas à formuler . Le climat devient de plus en plus malsain au fil des mois, et je pense qu’isoler Mélodie de ses camarades serait bon pour tout le monde . Je vous prie d’accepter mes remerciements par avance, etc … » Elle reposa la lettre, sous les yeux hagards du groupe . « Elle était vraiment comme ça, à cinq ans ? Demanda Michaël, abasourdi . - Je me souviens vaguement, répondit Jean, pensionnaire depuis sa toute enfance, qu’elle a toujours été telle que nous la connaissons : distante, mais gentille, silencieuse et rêveuse . Je suis aussi surpris que vous .
    - Alors c’est qu’il y avait là-bas quelque chose qui influait sur elle, tenta Mariko . - C’est probable . - Oui, il y a quelque chose … murmura Rémilia, absente . » Comme un frisson dans l’air, l’excitation d’un gamin à l’idée d’un mauvais coup, une impatience mal contenue, et un désir par avance de quelque chose qui va arriver … Ce n’étaient pas ses émotions mais elle les ressentait vaguement, de manière diffuse, c’était dans l’air … Quelque chose, quelque chose de proche, elle le devinait, sans vraiment le sentir … Elle seule, les autres non, il se rapprochait … Elle s’était entraînée, seule, de longs mois pour ça, sans rien entrevoir, mais cette fois, c’était différent . « Viens … viens à moi … » murmura-t-elle, dans un état second . Ils se rapprochaient, ils étaient deux, près l’un de l’autre, mais où ? Ce n’était pas dans l’espace qu’elle les sentait, mais dans ce plan de réalité … Les deux se séparaient, le premier continuait vers eux … Toujours plus proches, mais où ? « Désolé les gars, mais c’était pas très joli-joli ce que vous avez fait … » Une voix d’adolescent … troublée par les remous du monde … « Montre-toi ! Cria-t-elle . - Mais à qui tu parles ? Préviens avant de hurler … se plaignit Michaël . - La ferme ! Montre-toi ! » Des bruits de pas précipités se firent entendre dans le couloir, et tous se tournèrent vers la porte, parcourus d’un frisson paniqué . Le faisceau de l’une des lampes torches éclaira un instant le visage de Rémilia, et seul Jean le remarqua … Jamais, même dans ses pires instants de rage il ne l’avait vu ainsi, ses traits de poupée tirés en un rictus bestial, les yeux emplis d’une lueur de folie, le visage baigné de sueur … « Rémilia ? » murmura-t-il, ne comprenant pas la raison de son état . Mais elle ne l’écouta pas, concentré sur ce filet qui lui échappait lentement, cette piste, cette présence … « On m’entend ? » reprit la voix, d’un air abasourdi, de plus en plus faiblement … Et la porte s’ouvrit en grand, illuminant la pièce du faisceau des lampes de Bertrand, Luo et Christophe . « On ne bouge plus ! Lança Luo . - C’était vrai … murmura Christophe, troublé . - Voyons, énuméra Luo, Nous avons Mariko, Nina, Tasunaki ? C’est une sacrée surprise … et … oh, Rémilia, ça faisait un moment qu’on te cherchait … et Michaël, et Jean … - Jolie prise … commenta Bertrand . » Tous lâchèrent ce qu’ils avaient en main, à l’exception des lampes torches, s’adressant les uns les autres des sourires ou des haussements d’épaules . « On ne résiste pas, on n’a rien volé, rien cassé, déclara Mariko . - Je confirme, soutient mollement Jean . - Tant mieux pour vous . - Ce sera quoi notre punition ? Demanda Michaël, parfaitement calme . - Ce sont toujours les garçons qui demandent ça, allez savoir pourquoi, remarqua Bertrand . Voyons voir … escapade nocturne, intrusion chez le directeur, consultation de documents officiels - ne niez pas, vous en aviez dans les mains et tout est dérangé - une petite heure au carcan pour les filles, un bon coup de main au rangement des caves pour les garçons, quant à toi, Rémilia … en plus de ça, tu t’es enfuie et cachée alors qu’il te restait un quart d’heure de supplice à subir . On va arrondir le tout à deux heures… » Rémilia ne prononça pas un mot, étant en partie redevenue elle-même, quoiqu’elle évoquât plus un animal pris au piège qu’autre chose à cet instant . Elle décida finalement de renoncer à toute tentative de fuite pour l’instant, car elle était cernée . « Tu passeras la nuit solidement ligotée, dans ton lit, histoire qu’on soit sûrs de te retrouver là le lendemain … Demain, de quatorze heure à quinze heures, vous serez mises au carcan, pieds nus . Les garçons viendrons nous aider la semaine prochaine, rien ne presse … » Demain s’annonçait une journée faste … Sans un mot, tous retournèrent calmement à leurs chambres dans le calme . Mariko savait que dans les prochains jours, elle aurait à connaître deux fois un véritable enfer, mais la seule chose qu’elle regrettait … était de ne pas pouvoir suivre Rémilia dans sa chambre . En effet, une fois revenu au premier étage, celui dans lequel dormaient pratiquement tous les pensionnaires, les surveillants les laissèrent tous regagner leurs lits en leur faisant confiance pour ne pas fuir, sauf elle . Bertrand descendit avec elle jusqu’au rez-de-chaussée, prenant un jeu de cordes dans le matériel disposé aux alentours du poteau de torture, puis remonta avec elle à l’étage . Peut-être était-ce dû au trouble qu’avait suscité en elle ce contact avec cette chose étrange, mais elle ne tenta pas de s’enfuit, en dépit de ce qu’elle était promise à subir comme humiliation . Le jeune homme la ramena devant la porte de la chambre onze, et l’ouvrit lentement afin de ne pas réveiller les quinze autres jeunes filles occupant les lieux . Toujours pieds nus, pour le plus grand plaisir du surveillant, tenant ses souliers à la main, elle entra dans la pièce, plutôt spacieuse, et s’avança jusqu’à son propre lit, avant de se retourner vers lui, et de lui lancer un regard noir . « Allume ta lampe de chevet, lui dit-il . - Je vais réveiller toute la chambre . - Je crois que c’est déjà fait, allume-la . » En effet, dans l’obscurité de la salle, on distinguait dans les lits les reliefs que les jeunes filles assoupies formaient sous les couvertures, remuant légèrement, leurs sommeil troublés . Un chœur de gémissement de désapprobation se dégagea des lits quand Rémilia exécuta l’ordre de son aîné, éclairant d’une lumière orangée la salle . « Et maintenant ? Demanda-t-elle sèchement . - Maintenant, retire ta robe … ce ne serait pas pratique de dormir avec, non ? - Vous êtes un pervers … siffla Rémilia . - La prochaine fois, tu y réfléchiras avant de t’introduire dans des locaux officiels … » Rémilia, dont le teint était habituellement d’une pâleur placide, se vit rougir plus qu’elle ne l’aurait voulu . Elle détestait plus que tout de devoir se soumettre aux ordres de qui que ce soit, et que la moindre parcelle de sa peau soit dévoilée aux yeux de quelqu’un qu’elle n’avait pas choisi . Nul n’avait le droit de prendre de force les fruits sacrés qu’elle réservait à ses élus … Et pourtant, elle était forcée de se dévêtir devant lui, qui n’avait pas le moins du monde l’intention de détourner le regard, sous prétexte qu’elle aurait pu en profiter pour s’enfuir . Piégée, elle dut se soumettre à l’autorité du surveillant, qui ne pouvait s’empêcher de jubiler intérieurement … Sa main délicate vint défaire les liens de sa robe délavée, qu’elle laissa s’affaisser au sol, dévoilant ses sous-vêtements d’un noir d’encre . Son couvre-chef, à son tour, vint la quitter, elle se retrouva ainsi, presque nue devant un Bertrand s’efforçant de ne pas laisser apparaître sur son visage le moindre signe du ravissement qu’il éprouvait à cette vue . Son regard noir, ses joues teintées de rougeurs trahissant sa rage, sa honte, sa pudeur … Elle était délicieuse, tout simplement. Et son corps, faisant écho aux plus fous des rêves de perfection … Son visage de poupée, sa nuque gracile, ses épaules fines, sa divine poitrine, la pureté de son ventre, ses magnifiques jambes … et ses sublimes pieds, magnifiés par cette peau si pâle, douce, parfumée … Se baissant pour ramasser sa robe, offrant au passage une somptueuse vue plongeante sur le haut de sa poitrine, elle la plaça ensuite sur un cintre de la partie qui lui était réservée dans l’une des grandes armoires communes de la pièce, et s’empara d’une fine nuisette d’un rose pastel, légèrement transparente par endroits, mais hélas parfaitement opaque au niveau de la poitrine... Ravalant difficilement sa fierté bafouée, elle se retourna, de dos par rapport au surveillant, et retira son soutien-gorge, dévoilant entièrement son dos nu . Elle enfila ensuite sa nuisette, replia la couverture de son lit, et s’y allongea, les bras le long du corps, fixant résolument le plafond, pareille à un gisant de pierre . Bertrand s’avança vers elle, cordes à la main, et elle resta placide quand il s’empara délicatement de ses fines chevilles et les enserra d’une corde cruelle . Ses poignets, qu’il attacha dans son dos, subirent le même sort, laissant la silencieuse Rémilia parfaitement sans défenses, son ventre, ses côtes, et surtout ses pieds, à sa disposition … Pourtant, dans un déchirant effort de self-contrôle, Bertrand renonça à profiter plus qu’il ne l’avait déjà fait de la situation, et plaça avec douceur la couverture sur le corps de la coupable, ne laissant que sa tête émerger du chaud tissu de rigueur en ce début d’automne . Il éteignit ensuite la lumière, et partit, refermant doucement la porte derrière lui . Rémilia inspira profondément, soulagée que ce moment ait prit fin . Elle remua légèrement, mais sans grande surprise ses liens étaient faits de main de maître . Elle ferma les yeux, souhaitant s’endormir au plus vite, mais une petite voix vint troubler le silence de la pièce . « Hé, les filles, vous dormez ? » Un concert de réponses ensommeillées et indistinctes lui apprit que personne ne dormait dans la salle . « Dans ce cas il faut en profiter, elle est attachée … » Rémilia sentit son cœur rater un battement … Il n’y avait pas que les garçons à avoir une attirance envers les chatouilles, et parmi les filles, Mariko était loin d’être la seule … « Ne me touchez pas … » lança-t-elle d’une voix menaçante . Sa couverture fut relevée d’un grand coup . Dans le noir elle ne distinguait pas son bourreau, bien qu’elle entende que deux ou trois autres jeunes filles quittaient leurs lits et se dirigeaient vers le sien . Elle sentit ses pieds nus être saisis par l’instigatrice de la situation, et de fins doigts courir sur ses plantes offertes … « Guili-guili … » fit-elle d’un ton joueur . Rémilia tenta de résister, mais poussa un cri quand elle sentit une autre paire de mains s’introduire sous sa nuisette, et lui chatouiller les côtes . Ses rires emplirent la pièce : la nuit promettait d’être longue … Il n’y avait personne dans le réfectoire, à l’exception d’un petit groupe de sept personnes silencieuses . Il faisait pourtant jour, en ce banal samedi de période scolaire, mais tous avaient quitté les lieux après le déjeuner . Bien sûr, la plupart avaient dans l’intention de revenir bientôt, au vu de l’évènement alléchant qui allait avoir lieu en ce jour : la mise au supplice de quatre filles, dont trois grandes habituées du poteau de torture, ayant par ce moyen acquis une certaine notoriété au sein de l’orphelinat . Mariko inspira profondément, habitée par ce sentiment à la fois oppressant et délicieux, un habile mélange de crainte et d’excitation à l’idée de passer une heure à vivre un délectable enfer . A ses côtés, Nina semblait dans le même état qu’elle, réajustant nerveusement son débardeur turquoise, et Tasunaki était écarlate, mais immobile . Ce n’était pas le cas de Rémilia, fermement tenue par deux surveillants, qui tentait par à-coups de se libérer, poussant de petits cris de rage à l’idée de ce qui l’attendait . Luo s’approcha du redouté carcan collectif . C’était, à juste titre, un objet considéré comme une merveille par les pensionnaires fétichistes : il était rarement utilisé, et c’était presque à chaque fois une évènement fêté à sa juste valeur, au grand dam des victimes … Un tour de clé ouvrit le cadenas, puis la partie supérieure fut relevée jusqu’à former un angle droit avec celle du bas . Les trois demoiselles furent emplies d’une légitime appréhension, mais elles savaient qu’elles ne pourraient y échapper, après tout, elles l’avaient mérité … Mariko avait déjà plusieurs fois vécu l’expérience d’être chatouillée en compagnie d’autres victimes, c’était une sensation étrange . Il y avait de l’autre côté du carcan, celui des victimes, une atmosphère indescriptible, mêlant une certaine compassion, de la fraternité, un soutien moral, la peur d’être suppliciée à son tour … Parfois, un regard sadique se délectant de voir sa voisine livrée aux chatouilles … Et les bourreaux … Des marmots de sept ans adorant chatouiller leurs aînées aux surveillants s’autorisant un sympathique passe-temps, des amis profiteurs aux ennemis prenant leur revanche, tous profitaient de la vulnérabilité et de la sensibilité de leurs pieds offerts … On avait disposé quatre chaises afin que les victimes puissent s’asseoir . Volontaire, Nina s’assit sur la première, celle située le plus à gauche et plaça ses chevilles dans les demi-cercles . Rémilia tenta à nouveau de se libérer, mais son accès de sauvagerie fut bridé par les deux hommes, qui décidèrent de se débarrasser au plus vite de cette captive rebelle . On l’assit sur la troisième chaise, la seconde étant occupée par Tasunaki, qui avait décidé de combattre sa crainte en lui faisant face . Il fallut une coordination remarquable des surveillants pour la placer dans la position souhaitée . Tandis que Christophe et Bertrand la tenaient de leur mieux, Luo défit la fermeture du haut de la robe, située dans le dos, avant de dénuder le haut du corps de la rebelle, ne laissant qu’un soutien gorge rouge sombre pour masquer sa poitrine . N’étant plus habillée que par le bas de sa robe, le haut reposant misérablement sur ses genoux, Rémilia tenta de résister quand elle sentit ses bras être levés et plaqués contre le poteau de torture, avant d’être immobilisés par trois liens serrés … Rémilia était écarlate de fureur et de honte . On dénudait sans pitié le haut de son corps, elle se sentait bafouée, humiliée, elle tentait de se soustraire aux liens, mais ils étaient solides, laissant en évidence ses douces aisselles à la vue de tous … Quand Mariko prit place à ses côtés, Christophe tint les jambes de Rémilia, avant que Luo ne referme le carcan, et le cadenasse à nouveau . Elles étaient prises au piège … Ce fut Christophe qui se chargea de la délicieuse tâche de déchausser une à une les victimes . Il commença par Nina, qui se laissa faire, affichant un air stoïque . Ses sandales furent l’une après l’autre ouvertes, puis retirées, laissant apparaître ses plantes bronzées aux yeux de tous, ses petits pieds restant immobiles . La suivante fut la douce Tasunaki, elle aussi en sandales . Elle les portait habituellement, comme aujourd’hui, avec une robe légère, blanche comme son âme, laissant ses bras nus et ornée d’un léger décolleté . Elle rougit encore plus lorsqu’il dénuda ses petits pieds, dont les orteils se recroquevillèrent instinctivement, prouvant une fois de plus sa craquante timidité . Puis vint Rémilia, que tous comparaient à une rose : délicate, parfumée, mais dotée de nombreuses épines acérées … privée de ses épines, elle ne put rien faire quand le surveillant défit les rubans de l’un de ses souliers, laissant apparaître le tissu blanc de sa chaussette . « Non … » supplia-t-elle quand il défit le second . Puis, achevant d’humilier au plus au point la belle sauvageonne, il lui retira ses chaussettes, mettant ses pieds à nu . Toujours aussi doux, sensibles, battant faiblement l’air, pris de panique … Mais il les laissa, et se plaça devant Mariko, portant ses habituelles ballerines aux pieds . Elle le regarda d’un regard plein de défi et de sous-entendus, ses pieds immobiles le narguant, comme pour mettre en doute son audace à les déshabiller ainsi … Elle ne cilla pas quand il la déchaussa avec lenteur, mettant à nu ses plantes pures et divinement sensibles, ainsi que ses orteils, se pliant et se dépliant en rythme, dans une chorégraphie diablement tentante aux yeux du surveillant . Huit adorables pieds nus, inoffensifs, terriblement chatouilleux et à leur merci, quel spectacle magnifique … Des petits pieds bronzés de Nina aux adorables petons de Tasunaki, des pieds de Rémilia, qui élevait la pédicure au rang d’art à ceux, pâles et fiers, de Mariko, le choix était en lui-même déchirant … Mais ils n’auraient pas à choisir maintenant, car il était de coutume de les livrer aux pensionnaires, ce qui n’empêchaient pas les surveillants de revenir un peu plus tard dans la durée de la séance, et de s’accaparer les places libres … Tandis que Luo ouvrait la boîte infernale regorgeant d’instruments de torture adaptés à la situation, ses deux collègues se chargèrent de la tâche de lier les orteils des quatre coupables, afin qu’elles ne puissent soustraire leurs plantes sensibles à leur destin … Même Rémilia se laissa faire, consciente, prise d’un accès de lucidité, de la futilité de toute résistance à ce niveau . Leurs mains furent ensuite liées dans leur dos, et des bâillons disposés au sommet du contenu de la boîte, afin d’en pourvoir les victimes momentanément délaissées . « Eh bien … à tout à l’heure les filles ! Lança joyeusement Christophe . - A tout à l’heure ! Répondit joyeusement Mariko, détendue, tandis que les autres restaient muets . » Bientôt, il ne resta qu’elles dans le réfectoire désert, sans personne pour commencer la torture … sauf, peut-être … « Comme par hasard, c’est vous les premiers … marmonna Nina d’un ton de reproches . » En effet, le duo formé par Jean et Michaël, qui avait silencieusement assisté à la scène, sortit du coin de la salle dans lequel ils s’étaient installés pour se diriger vers le carcan . « Je n’aime pas les foules, répondit simplement Jean . - Il a raison, renchérit Michaël, ils ne vont pas se gêner pour raconter à tout le monde que quatre jolies demoiselles pieds nus sont au carcan … - C’est pas une raison ! Rétorqua vivement Nina. - S’il vous plaît … soyez gentils … balbutia Tasunaki, débordante d’appréhension . - Ne t’inquiète pas, nous le serons … répondit Michaël avec un large sourire sadique qui la fit frissonner . » Toutes savaient à quel point leurs amis pouvaient se montrer cruels quand ils avaient la possibilité de les torturer à loisir . Mais le carcan avait la propriété de dissiper tout lien d’amitié ou de pitié durant la durée du supplice : combien de fois Nina n’était-elle pas venue chatouiller Mariko quand elle était vulnérable ? Et combien de fois la situation inverse ne s’était-elle pas produite ? Ainsi, nulle plainte n’était légitime contre ces bourreaux qui avaient tout le droit, et même le devoir, de leur faire passer une heure infernale … Qu’il ne fallait pas laisser s’écouler, un réveil placé près du poteau sonnerait quand l’heure serait à leur libération … Mais toujours cette question : par qui commencer ? Toutes étaient diablement tentantes … Mais, finalement, ce fut sa victime favorite qu’il désigna : Mariko … Il l’adorait, tant pour son physique que son caractère, et quoi qu’ils se disputent relativement souvent, jamais aucun grand trouble n’était né entre eux en deux ans d’amitié . Belle, mignonne, vicieuse, chatouilleuse … il allait mettre à l’épreuve la fierté qu’elle affichait . S’installant sur un petit tabouret situé en face des pieds nus de sa victime désignée, il fut heureux de voir qu’elle lui souriait, les yeux emplis de défi … « Alors, Micha-kun … tu oses t’en prendre à une fille sans défenses ? - Bien sûr … »  Les plantes nues de Mariko lui faisaient profondément envie … Il avait hâte de la voir, riant, suppliant, ses petits pieds tentants de se soustraire aux chatouilles . Il avait pour coutume de commencer par ne se servir que de ses doigts, et d’agrémenter ensuite le jeu à l’aide d’instruments, mais cette fois-ci, là longue et fine plume grise qui gisait dans la boîte à malice disposée près du carcan, en compagnie d’autre plumes, semblait l’appeler d’une voix douce . Avec lenteur, il s’en empara, et prit soin de la montrer ostensiblement à Mariko, dont les petits yeux noirs firent un bref voyage entre l’instrument et ses pieds dénudés, sans pour autant rien perdre de son assurance . « Une plume … montre-moi ce que tu sais faire avec … » murmura-t-elle . Les orteils redressés ostensiblement, révélant fièrement leurs points faibles, invitant la plume à s’y glisser, elle attendait avec patience le début des hostilités . La plume duveteuse toucha sa peau soyeuse de l’un de ses pieds, avant d’entamer un lent et cruel mouvement de va-et-vient, avant de descendre en direction du creux et d’adopter un ballet composé de petits cercles sur sa peau sensible … Bien qu’elle essaya de résister, elle ne put s’empêcher son sourire de s’agrandir encore sous l’insupportable caresse de la plume . Elle sursauta légèrement quand une autre sensation s’y ajouta : cinq des doigts avides de Michaël grattant l’un de ses talons . Ses joues rougirent à vue d’œil alors que garder le silence devenait de plus en plus difficile pour elle, et elle fut sur le point de craquer lorsque les doux poils composant le duvet de la plume passèrent furtivement sur la base l’un de ses gros orteils … Abandonnant son terrai de jeu, sa main libre tira en arrière cinq adorables orteils en arrière, et chatouilla allègrement le trésor de sensibilité ainsi dévoilé du bout de la plume … Un peu plus loin sur le carcan, Nina jubilait de voir ainsi son aînée souffrir de l’effronterie de croire pouvoir rester silencieuse sous la plume . Quelques secondes de cet infernal traitement vinrent à bout de sa résistance, laissant échapper son rire doux et mélodieux … Mariko était extrêmement chatouilleuse, assurément plus que Viviane, Nina ou Tasunaki, et ses orteils formaient l’un de ses points les plus sensibles . Petits, d’un arrondi mignon, ils étaient délicieusement affriolants, et les soumettre au supplice de la plume ou les lécher longuement était une bénédiction aux yeux de tout bourreau amateur . Les passages de la plume sur ce petit mais terriblement sensible espace de peau blanche ne cessèrent en aucun cas sous prétexte que Mariko avait abandonné toute résistance, ils se firent même au contraire plus rapides qu’avant . Tirant sur les liens enserrant ses poignets, Mariko perdait sous les chatouilles une grande partie de son self-contrôle bien qu’elle adore ce traitement … Elle était d’ailleurs très reconnaissante envers ces cordes qui l’empêchaient de fuir cet éprouvant bonheur malgré elle . Sans crier gare, son bourreau abandonna la plume et plaça une main sous chacun de ses pieds nus, avant de laisser à ses doigts avides tout le loisir de titiller les plantes chatouilleuses de son amie, lui arrachant un petit cri de surprise suivi de son rire délicieusement addictif dont le volume grimpa en flèche, indiquant l’efficacité de cette attaque surprise … Ne laissant pas une seconde de répit à Mariko, Michaël s’attaqua aux creux de ses plantes, la chatouillant longuement en ce point qu’il savait très réceptif à ses attouchements … Pieds nus dès qu’elle le pouvait, exhibant sans vergogne ses beaux pieds entretenus avec soin aux yeux avides des jeunes garçons de l’orphelinat, chatouiller les petons de la belle otaku était une expérience s’avérant en toute occasion plaisante au plus haut point … Elle se livrait rarement volontairement aux chatouilles, cultivait le désir de ses admirateurs ce qui faisait d’elle une victime de choix quand l’inflexible loi de l’orphelinat la condamnait au carcan . Jean s’empara de deux bâillons, et réduisit au silence les dociles Nina et Tasunaki qui se laissèrent faire, avant de s’installer devant les somptueux pieds dénudés de Rémilia . « Je crois que tu te souviens de notre dernière discussion … - Tu n’es qu’un vautour , siffla-t-elle rageusement . - Un vautour avec beaucoup de plumes, oui … » Ses doigts se posèrent sur les plantes immobiles de Rémilia, et profitèrent de leur douceur infinie le temps d’une lente caresse . Déjà émoustillé par la vue qui s’offrait à lui, son envie de la chatouiller décupla au contact soyeux de cette peau si douce et fragile, sensible … Une lueur de peur brilla un instant dans les yeux de Rémilia, quand elle sentit que déjà son bourreau commençait la torture, car c’était le cas, Jean augmenta la force et le rythme de ses attouchements précis, chatouillant le creux de son pied gauche, le talon du droit, avant de changer de zone, avant qu’elle n’ait le temps de s’habituer ne serait-ce qu’un peu, et le choix était vaste, sans même compter les orteils … car eux étaient pour plus tard … Sa victime ne put s’empêcher de rire sous ses doigts experts, qui connaissaient chaque point faible et les exploitait sans pitié . Elle aurait cent fois préféré échanger son bourreau contre deux des filles l’ayant chatouillé la veille, mais c’était hélas impossible . Mise au supplice par les chatouilles appliqués avec une cruauté consommée sur ses plantes immaculées, Rémilia ne put s’empêcher de rire avec une telle frénésie incontrôlée qu’aucun mot qu’elle tentât de prononcer ne fut compréhensible qu’il s’agisse de reproches ou de suppliques … Ses tentatives de se libérer par la force ne firent que légèrement trembler le lourd carcan, et les cordes tinrent bon malgré son impressionnante détermination aveugle et enragée à se sortir de ce doux guêpier … qui durerait encore une heure et cinquante cinq minutes … Soudain, les chatouilles cessèrent, la laissant retomber sur elle-même, déjà essoufflée et transpirante … Son répit fut de courte durée, car Jean n’avait laissé ses merveilleux pieds que pour prendre une plume … l’un des instruments les plus adaptés pour ce qui est de chatouiller les orteils … Quelques pas derrière son dos, il entendit un bruyant soupir, suivi d’une voix au ton lassé : « Qu’est-ce que vous avez encore fait ? » Se retournant, il put admirer Viviane, fixant la scène avec un certain désespoir, se disant mentalement que ces filles étaient irrattrapables . Elle n’avait pas tort . Mariko, c’était normal, Nina également … Rémilia, à peine moins … et … « Oh, murmura-t-elle pour elle-même, cette chère Tasunaki … » Un sourire démoniaque apparut sur ses lèvres tandis qu’elle replaçait nerveusement ses lunettes sur son nez . Elle était rancunière, et, bien que relativement peu portée sur les chatouilles, quand il lui arrivait de prendre le rôle de bourreau, elle se montrait particulièrement sadique, n’hésitant pas à chatouiller aux larmes ses victimes entravées de cruels liens … Tasunaki, qui lui avait longuement chatouillé les pieds alors qu’elle sortait à peine d’une éprouvante séance, qui avait honteusement profité de sa faiblesse plutôt que de l’aider … à présent, c’étaient ses pieds à elle qui étaient nus, elle qui était attachée . Et, à ce que Vivi savait, sa cadette était plus chatouilleuse qu’elle, et il y avait dans la boîte plus qu’une plume … elle allait se régaler … Choisissant de lui laisser le bâillon qui la réduisait au silence, Vivi s’installa devant les pieds nus de sa victime, qui lui lança un regard désespéré et suppliant, qui ne fit qu’accroître son sourire et son désir de vengeance . Elle avait de forts jolis pieds, petits, aux plantes d’un rose trahissant une haute sensibilité . Echauffant ses longs doigts élégants en les pliants et les étirant en rythme, Viviane laissa à Tasunaki tout le loisir d’observer avec frayeur ses longs ongles entretenus avec soin . Puis, avec délice, elle posa un index sous les orteils recourbés de sa victime, et le laisser lentement descendre jusqu’au talon, savourant l’expression du visage de Tasunaki, et le vif frisson qui avaient parcouru son corps, preuves de sa grande sensibilité . La tension de la jeune filles aux cheveux bleus monta en flèche quand cinq doigts vengeurs vinrent se poser sur chacune de ses plantes dénudées . Elle aurait voulu la supplier, demander son pardon, mais le bâillon l’empêchait . Mais de toutes façons, le seul désir de Viviane était de la voir souffrir une atroce séance de chatouilles, de la faire regretter ses actes … Sans plus attendre, elle commença le supplice … Gratouillant avec sadisme la douce plante des pieds de Tasunaki, Vivi déclencha chez elle une violente vague de réactions aux insupportables attouchements . Tirant sur leurs liens, ses pieds autant que ses poignets tentèrent de se libérer, mais en vain … Le bourreau s’attarda sur les talons, sur lesquels ses longs ongles eurent un effet divin, avant de remonter vers les creux, rendant grâce à l’architecture adorable de ces deux merveilles mises à nu … Elle ressentit une joie intense en voyant Tasunaki mordre son bâillon quand elle chatouilla la peau pure de cette zone qui touchait si rarement le sol … Adorant les chaussettes, elle avait des pieds d’une douceur exceptionnelle, et tellement mignons que même Vivi, peu portée sur le sujet, se prit à rêver de les lécher … Continuant de les chatouiller sans merci, n’oubliant pas une parcelle de ce trésor de sensibilité, elle se délectait de la peau soyeuse de sa victime . Tasunaki était très souvent chatouillée dans le groupe, plus que quiconque . Mariko avait une certaine autorité, Rémilia une certaine sauvagerie, Mélodie avait quelque chose d’étrange qui dissuadait souvent les bourreaux, Nina courrait (très) vite … et il y avait Tasunaki . Belle comme un cœur, gentille, pleine de bonne volonté … elle était terriblement craquante, et proprement incapable d’en vouloir à quiconque profitait de sa sensibilité sans dépasser les limites de la bienséance . Souvent sans même l’attacher, car elle répondait souvent par l’affirmative quand ses amis sollicitaient son accord pour la chatouiller, elle leur confiait ses petits pieds enveloppés de chaussettes, lui servant un long moment de protection, avant la mise à nu de ses plantes chatouilleuses … Sans compter les fois où elle avait été prise par surprise, attachée à son lit et longuement torturée … Mariko aussi avait une ou deux fois été chatouillée contre son gré, dont une mémorable occasion où des heures durant, ses pieds avaient été le terrain de jeu des membres du groupe alors qu’elle était bâillonnée, et hogtied sur son lit, mais Tasunaki était une habituée de ce traitement, témoignant une grande affection à son égard, surtout quand elle se laissait faire … « Guili-guili … ça fait du bien, n’est-ce pas ? » demanda Vivi dans un élan de cruauté, n’obtenant que des rires étouffés par le bâillon en réponse . Cela faisait déjà plusieurs minutes que Vivina torturait allègrement la plante de ses pieds, ses ongles faisant merveille sur une surface aussi lisse et douce, faisant de la séance un cauchemar pour la petite Tasunaki …Les réactions de Tasunaki augmentaient en intensité alors qu’elle se rapprochait des orteils . Chatouiller les pieds de Tasunaki était un bonheur absolu … et supplicier ses petits orteils serait l’apothéose . Ils se recroquevillèrent le plus possible quand l’envahisseur vint en réclamer les zones les plus chatouilleuses, se cachant sous cette protection de fortune … Chatouillant ses petits rebelles protecteurs, Viviane en titilla les extrémités adorables, puis le dessus, moins chatouilleux mais néanmoins légèrement sensible . Cette douce torture ne fit pas céder la collégienne, qui endura avec courage cette assaut sur ses fortifications, avant que Vivi ne perde patience et n’en relève cinq, qu’elle maintint ainsi quelques secondes avant de demander à sa tendre victime : « Avant que je ne commence à les chatouiller … dis-moi si tu regrettes ce qui est arrivé en classe … » Il y eut un instant de flottement, avant que Tasunaki ne hoche la tête . « Bien … mais quoi qu’il en soit, je ne vais pas arrêter en si bon chemin ! » A ces mots, sa main libre fondit sur sa proie, et usa de tout son art . La base de ses orteils, nue et sans défenses, eut à subir les doux grattements qui firent passer Tasunaki dans une dimension infernale … Levant les yeux aux ciel, elle tenta de ne pas regarder ses pieds subir le martyr, mais elle le ressentait dans chaque parcelle de son esprit et quoi qu’elle fisse, elle ne put penser à quoi que ce soit d’autre et son regard se fixait invariablement sur cinq de ses orteils, tremblotant dans la main de Viviane tandis qu’elle chatouillait leur base avec sadisme . Encore une fois, elle fit durer le supplice de longues minutes, avant de finalement la relâcher … temporairement, bien sûr . « Tu sais, j’hésite quand au choix de l’instrument … la plume serait trop légère, le peigne trop … hmm … pas à mon goût … Non, je vais te réserver le meilleur … la brosse à dent électrique … » Lentement, elle s’approcha du visage de Tasunaki, et retira son bâillon, qu’elle posa sur les genoux de la coupable . « Je veux entendre ton rire, petite Tasunaki … - Pitié … répondit-elle faiblement . » Elle frémit quand le vrombissement de la machine infernale piochée dans l’arsenal se fit entendre, et commença à balbutier, prise de panique : « Je suis désolée, je sais pas ce qui m’a pris … pitié, non … excuse-moi …  - Je t’excuserai après une due pénitence chatouilleuse, murmura Vivi . » Le bout vrombissant fut apposé sur une rangée d’orteils relevés … Un cri de Tasunaki résonna dans la pièce alors qu‘elle bondissait sur place, suivit de son adorable rire, incontrôlé … Libérant les orteils, Vivi promena la brosse sur la plante de son pied droit, gratouillant le gauche de ses ongles cruels … Tasunaki riait et suppliait sans pouvoir parvenir à se contrôler, elle ne voulait que l’arrêt de cette torture … malheureusement, le réveil avouait toujours quarante-cinq minutes de supplice à subir ... Des pas se firent entendre sur les marches de l’escalier, signalant l’arrivée d’au moins cinq personnes . Seule condamnée à être épargnée par les chatouilles, malgré le délicieux spectacle de ses pieds nus enfermés dans le carcan, Nina put se concentrer sur cette arrivage, et compter quatre adolescents des deux sexes ayant entre douze et quinze ans, et … un sentiment mêlant joie et crainte donna naissance à un frisson le long de son échine … Mademoiselle Félicy … « Ala … quelle adorable brochette … » Tandis que le groupe l’entourant approuvaient ses dires et se dirigeait vers le carcan, elle scruta des yeux les victimes potentielles, avant de se décider : la petite Mariko serait sa proie … Voyant son professeur se diriger vers sa victime désignée, il eut une réaction inattendue : il lui laissa la place sans un mot, lançant un dernier regard à Mariko, et partant s’installer devant Nina, dont il ôta le bâillon . Félicy prit place devant une otaku haletant après l’épreuve qu’elle venait de subir, souriant néanmoins, bien qu’elle sache que Félicy était connue pour être une bourreau exceptionnel, peut-être la meilleure de l’orphelinat . « Bonjour, Marie ! Salua-t-elle d’une voix enjouée . - Bonjour, sensei … - Le bureau du directeur, il fallait oser … mais ça ne s’est pas passé comme prévu, si j’en crois le résultat … - Pas vraiment, non, répondit-elle joyeusement . » Le ton de la discussion était trop naturel pour l’être, il ne s’agissait que d’un prélude à ce que chacune attendait … Lentement, les douces mains de la jeune femme vinrent se poser sur les pieds nus de Mariko, et commencèrent à les masser avec un délicieux mélange de force et de douceur faisant pleinement ressentir à l’adolescente les délices du traitement . « Hmmm … fit-elle lentement, faisant part de son délice à sa professeur favorite . - Je devrais peut-être t’enseigner quelques petites choses sur la manière de se comporter … cette punition me semble trop douce pour toi … - Et que me feriez-vous ? Murmura la petite rebelle, provocatrice . - Je t’attacherai avec art, peut-être nue, dans une position éprouvante … mais pas moins que la séance en elle-même … un bâillon, quelques instruments, de longues heures … - Mademoiselle, répondit elle en se mordant la lèvre inférieure d’excitation, c’est quand vous voudrez … mais une chose me ferait encore plus plaisir … - Oh ? Et de quoi s’agit-il ? - De pouvoir vous faire la même chose juste après … - Ala, tu ne changeras jamais … mais voyons ce que je peux déjà faire à ces jolis pieds … dis-moi, Mariko, que préfères-tu ? La brosse ou la plume ? - Je dirais … la brosse … - De toutes manières c’est ce que j’aurais pris . - Mademoiselle, vous êtes une perverse … » Nina frissonna quand Michaël s’installa devant elle après lui avoir retiré le bâillon . Une plume à la main, son regard croisa un instant celui de la jeune lolita . Elle ne dit pas un mot, mais le fixa d’un air aussi provocateur qu’était capable de le faire son aînée aux cheveux argentés, tandis que ses orteils entravés se plièrent et se déplièrent en rythme sous les yeux avides de Michaël . Il le savait, la plume était son instrument de torture favori, autant pour la manier qu’en subir le passage sur ses plantes dénudées . Il avait pensé à elle … Duveteuse, guidée par une main experte, la plume caressa d’abord avec une lenteur doucereuse sa peau dorée, faisant légèrement frétiller ses orteils enfantins . Puis, son mouvement s’accéléra, se faisant une chorégraphie de passages et de petits cercles, tantôt lents, tantôts hâtifs, titillant avec joie chaque zone chatouilleuse à sa portée … et il y en avait tant … Nina ne résista même pas, se laissant aller à rire sous les chatouilles aux pieds, celles qu’elle craignait le plus hormis les attouchements visant ses aisselles, si douces et sensibles … Elle savourait la douce torture que lui infligeait Michaël, qu’elle considérait comme un grand frère . La pointe dure de l’objet caressa l’un de ses talons, adoptant le terriblement efficace mouvement en cercle … La faisant rire de plus belle, presque autant de joie que sous l’effet des chatouilles . Un cri de surprise échappa à ses lèvres quand la sensation de démangeaisons gagna son second pied, sans pour autant que le bourreau y soit pour quelque chose . Agenouillé près du tabouret, une jeune fille faisait glisser ses dix doigts sur la plante lisse de son pied jusque là épargné, tandis que la plume ne déméritait pas … « Pas … pas les deux pieds … supplia-t-elle entre deux mignons éclats de rire . - Oh mais si … répondit la nouvelle venue . » Dans un sursaut d’instinct d’auto-préservation, elle détourna le regard, en profitant pour voir ce qui arrivait aux autres suppliciées . Tasunaki riait aux larmes sous le supplice de la brosse à dent électrique, Mariko subissait sur la plante de ses pieds nus le passage d’une brosse aux poils drus, et enfin Rémilia … Nina en vint presque à apprécier son sort devant celui de la belle jeune fille . Jean maniait la plume avec dextérité, s’étant arrogé ses deux pieds, mais en plus trois autres jeunes s’en prenaient au haut de son corps . L’un suppliciait ses aisselles à l’aide d’une autre plume, le second jouait de ses doigts agiles sur ses côtes, et enfin la dernière, une jeune fille de son âge, sinon plus jeune, promenait consciencieusement un pinceau au niveau de son nombril exposé … La pauvre riait aux larmes, écarlates et épuisée, tentant frénétiquement d’échapper à cet enfer … Nina sentit un certain froid la gagner, de même qu’un glissement sur sa peau … Elle ne réalisa que trop tard qu’un adolescent s’était glissé près d’elle sans qu’elle le voie, et commençait à relever son mince débardeur . « Non … » parvint-elle à articuler malgré le supplice . Il l’ignora simplement et continua sa tâche, dépassant le nombril, dénudant une à une chacune de ses côtes fragiles, avant de s’arrêter juste sous les seins . La réserve de plumes du poteau de torture était vaste, et ce trouble-fête dépassant allègrement le cadre normal du supplice en avait une en main … Le gracieux objet, mu par une main avide et profiteuse, s’avança en direction de sa cible : le délicieux petit nombril de Nina, tellement chatouilleux … Elle laissa échapper un petit cri quand l’extrémité à la fois douce et cruelle et la plume pénétra cet adorable creux, si doux et sensible, avant de commencer à tourner lentement, emplissant la petite Nina d’un sentiment insupportable, tandis que sa main libre chatouillait son ventre sans vergogne, ne mettant pas longtemps à mettre à jour l’un de ses pires points faibles : une toute petite zone de peau située juste au dessus de son nombril . Nina crut défaillir quand, en parfaite synchronisation, Michaël et sa collègue bourreau relevèrent ses orteils, l’un usant de la plume, l’autre de ses doigts agiles pour mettre au supplice leur base, puis lui faire profiter de l’infernale sensation d’être chatouillée entre les orteils … Sous la torture, elle rit comme jamais, tentant frénétiquement de se dégager de ce purgatoire chatouilleux . A présent si légèrement vêtue, chatouillée aux pieds et au ventre, son visage enfantin parsemé de gouttes de sueur, suppliante … elle était à croquer … Elle supplia de manière plus ardente que jamais la jeune fille qui chatouillait l’un de ses pieds quand, conquise par tant de sensibilité chez une victime tellement mignonne, s’était emparée d’un pinceau-brosse aux poils drus et à le promener sur la plante chatouilleuse du pied nu dont elle s’était emparé . Glissant sur les courbes du talon, dessinant le relief de ce joli peton bronzé, emplissant la lolita de sensations atroces qui rendirent ses yeux humides de larmes alors qu’elle ne pouvait cesser de rire … Mariko elle-même suppliait ardemment ses bourreaux … car ils étaient à présent trois à profiter de sa vulnérabilité . Félicy avait abandonné la brosse, et faisant expérimenter à la belle otaku tout son talent en ce qui concernait l’art de chatouiller une paire de pieds nus, usant de ses longs ongles pour plonger Mariko dans un infernal tourbillon de caresses et grattements . Ce traitement d’experte appliqué sur des plantes aussi chatouilleuses représentait en soi une torture insoutenable, mais il était en plus augmenté encore par une paire de gais lurons outrepassant les règles … Elle aussi avait vu son débardeur relevé au même niveau que Nina, dévoilant un superbe ventre opalin et tellement vulnérable … L’un lui faisait subir le classique mais terriblement efficace supplice du pinceau, visant son nombril, l’autre lui chatouillait les côtes sans pitié … Félicy jouait avec ses petits pieds, parcourant tantôt ses plantes lisses, chatouillant chaque point faible avec attention, tantôt châtiant ses pauvres orteils tellement chatouilleux … Sa seule consolation était que sa position épargnait ses aisselles, divinement sensibles … Tasunaki était celle des quatre à être la plus chanceuse : sa robe s’arrêtant juste au-dessus du genou, nul n’osait ni la relever, ni faire glisser les bretelles de la robe le long de ses épaules, leur solitude indiquant qu’elle ne portait pas de soutien-gorge en dessous … Cependant, en plus de ses pieds, toujours aux mains de Vivi qui continuait à torturer la douce Tasunaki, deux jeunes filles espiègles récemment arrivées s’étaient glissées entre elle et ses deux voisines, chacune d’un côté, au niveau de ses jambes . L’une s’en prenait à l’intérieur des genoux de ses jambes tendues, l’autre n’avait pas de scrupules à laisser ses mains s’aventurer sous sa jupe, afin de lui chatouiller les cuisses . Toutes subissaient d’insupportables supplices, entourées de bourreaux exploitant leurs points faibles … Toutes suppliaient en vain leur clémence … Toutes n’espéraient qu’une chose : la libération . Deux anges descendirent les escaliers, annonciateurs de leur salut … « Dire qu’on comptait revenir après vingt minutes … - Ouais, fichu directeur avec ses fiches administratives perdues … » Christophe et Bertrand, l’air un peu déçus de n’arriver qu’à la fin, n’eurent même pas le temps d’atteindre le carcan que le réveil sonna, son appel étant suivi par tous . Tous les bourreaux cessèrent leur activité, laissant enfin respirer leurs victimes épuisées . Tandis que Michaël appuyait sur le réveil, le faisant taire, la moitié des bourreaux, non conscients de la suite du programme, ne tardèrent pas à retourner à leurs occupations en bavardant joyeusement après avoir reposé leurs instruments dans la boîte, sans même un regard pour les victimes . Seule Félicy, appelée hors de cette séance par une immense piles de copies à corriger posées sur son bureau, se décida dans un effort inhumain à partir contre son gré, saluant auparavant les quatre victimes . Jean, Michaël et Viviane restèrent, et aidèrent les bourreaux à détacher Tasunaki, Nina et Mariko, ainsi qu’à maintenir en place Rémilia qui tenta de profiter de l’ouverture du carcan pour s’échapper . Les deux surveillants auraient tant voulu chatouiller les plantes laiteuses de Mariko, titiller les orteils de Nina ou promener une plume sous les pieds de Tasunaki … Mais il restait Rémilia, qui était aussi vulnérable que tentante, et n’avait pas été épargnée lors de l’heure précédente au vu de son visage écarlate . « Au fait, se rappela soudainement Christophe, vous avez respecté la règle des trente minutes ? » Un silence gêné s’abattit sur l’assemblée . Emportés dans le feu de l’action ou peu scrupuleux, aucun n’avait eu l’idée d’appliquer cette règle accordant aux victimes une pause par demi-heure … « Bon, à la limite, c’est pas trop grave . On accorde une pause à Rémilia, et on enchaîne …  - Finalement, je ne participe pas, dit simplement Bertrand avant de repartir comme il était venu . » Nul ne comprit exactement sa réaction, qui était en fait en majeure partie du à la culpabilité qu’il avait d’avoir la veille outrageusement abusé de la situation dans la chambre . Il était plus doux que son ami et collègue Christophe, plus hésitant dans certains cas, surtout concernant les rapports entre lui et les pensionnaires féminines .
    Mais de toutes façons, cela donnait aux autres une place supplémentaire à se répartir … Ladite jeune fille, toujours aussi peu vêtue et vulnérable, frissonna à la simple idée de repasser une heure sous ce traitement, et tenta avec force de se libérer, sans résultats . Il ne restait que cinq bourreaux sur les lieux : Jean, Michaël, Christophe, Nina, Mariko et Viviane . Tasunaki avait vite fait de se rechausser et de retourner en lui sûr, tandis que les deux autres victimes libérées n’attendaient que de pouvoir goûter à leur part de la punition de Rémilia . Mariko avait remis ses ballerines, dissimulant ses précieux orteils et plantes, tandis que Nina était restée pieds nus, pour la plus grande joie des bourreaux dévorant des yeux ces petites merveilles autant que les plantes offertes de Rémilia . Un silence planait dans le réfectoire, entre Rémilia qui reprenait son souffle et ses bourreaux qui attendaient leur heure, murmurant à peine … Ils se partageaient les places, luttant pour obtenir les meilleures … Puis les cinq minutes arrivèrent à expiration, sonnant le glas du repos de Rémilia … Dans un geste parfaitement ordonné, chacun gagna la place qu’il s’était arrogé lors du débat ayant précédant la reprise des hostilités : Michaël et Christophe s’étaient chacun emparé d’un pied, Viviane avait accepté d’y renoncer en échange de son doux ventre, tandis que Jean se plaça au niveau des aisselles, laissant les côtes à Nina … Mariko resta en retrait, n’ayant pas participé à ces chatouilleuses enchères . Pourtant, tous savaient que cela ne s’expliquait que par le fait qu’elle ait un atout … Rémilia se sentit soudainement encerclée de toutes part, autant au niveau des pieds que du haut de son corps exposé . Ses bras maintenus droits contre le poteau de torture, elle ne pouvait rien faire pour se protéger des chatouilles … Nul ne vit d’objection à ce que leur jeune victime soit bâillonnée quand Jean, amateur de cette délicieuse pratique, plaça dans la bouche de Rémilia le bâillon « réglementaire » supposé être utilisé quand on ne la chatouillait pas .
    « C’est parti ! » annonça Christophe .
    Rémilia eut pour réflexe de mordre son bâillon quand tous ses bourreaux se déchaînèrent en chœur sur son corps bridé par les liens … Comme plongée dans une mer infernale mêlant démangeaisons et vives décharges électriques produites par le contact de tous ces doigts fureteurs, elle sentit que jamais elle ne pourrait tenir une heure sous ce régime . Nina lui titillait les côtes, glissant ses doigts espiègles dans les minces espaces de son ossature gracile, Jean, qui avait passé une heure entière à lui chatouiller les pieds, savourait à présent avec un sadisme que seul elle remarquait la peau douce de ses aisselles dénudées … Elle voulait crier, hurler de tous ses poumons, mais le mutisme auquel elle était réduite était en soit une torture, la forçant à se focaliser sur les chatouilles, qu’elle pouvait voir mais pas empêcher . C’était atroce, une véritable torture … Ses pieds, qu’elle soignait avec une attention exceptionnelle, leur prodiguant onguents et parfums de sa composition se voyaient mis entre les mains indignes de jeunes hommes uniquement avides de la voir souffrir de leurs chatouilles … Vivi se révélait être d’une habileté surprenante, ses mains posées sur le ventre nu de Rémilia s’attaquant aux côtés de celui-ci, de part et d’autre du nombril, chatouillant une large zone parsemée de points faibles . Il ne fallut pas longtemps aux sept compagnons de fortune pour se doter d’instruments divers . Jean les refusa, préférant continuer à ressentir sous ses doigts la douceur et la pureté de la peau de sa victime . Cependant, Viviane choisit la plume, imitée par Christophe et Mariko, tandis que Michaël s’armait d’une brosse qui avait peu avant servi à supplicier les pieds de Mariko . La belle otaku, à l’écart jusqu’alors, s’avança à pas feutrés jusqu’au haut du corps de Rémilia, qui ne la remarqua pas, se démenant dans ses liens comme une possédée, ses cris étouffés par le bâillon . Nina regarda avec attention ce qu’allait faire son aînée, sans pour autant libérer les côtes de la belle prisonnière une seule seconde, et eut un sourire vicieux en comprenant . La plume toucha la rageuse victime avec douceur, juste sous le cou, et entreprit de descendre, lentement, prenant son temps, ses poils noirs caressant sensuellement sa peau blanche, se rapprochant dangereusement de leur but … Un jour, Mariko avait dit à Rémilia qu’elle aurait un vif succès si elle se vêtait d’une robe comportant un décolleté plongeant … Car, et ceci rendait l’otaku légèrement jalouse, sa cadette d’un an possédait une superbe poitrine, parfaitement proportionnée, dont ne pouvait la plupart du temps que deviner les formes sous ses robes du temps passé . La voir en soutien-gorge était une rareté qu’il - et surtout elle, en bonne perverse - fallait fêter comme il se doit . Promettant une douceur infinie, le haut des seins de la douce Rémilia était à sa porté … La plume termina son voyage, s’arrêtant momentanément à l’orée de sa poitrine pâle et divinement sensible . S’y aventurant, la plume se fit caressante, furetant légèrement entre ses seins, avant de remonter et de glisser sur chaque parcelle de peau découverte, se gardant uniquement par égard pour la pudeur hargneuse de Rémilia de glisser sous le doux tissu de son soutien gorge . Soumise à ce traitement infernal, Rémilia voyait au fil des minutes se perdre sa fougue libératrice, son ardeur haineuse et enragée ployait lentement sous le joug des plumes … Michaël, s’étant armé d’une plume, releva cinq de ses orteils, parfaitement conscient de leur infinie sensibilité, et prit un malin plaisir à les torturer longuement, faisant glisser une plume sur leur base, titillant chacune de leurs jointures, effectuant un mouvement de scie entre ses orteils, chaque petit espace sensible était une perle qu’il fallait honorer à sa juste valeur … Entretenus avec un soin presque quotidiennement, ses petits pieds à la peau d’albâtre étaient en toutes circonstances aussi purs que doux, ne touchant presque jamais le sol, toujours protégés par ses chaussettes et ses souliers de princesse … ils étaient une œuvre d’art, un délice autant pour les yeux que pour la langue … et tellement chatouilleux … Rémilia n’en pouvait plus de cette torture des orteils, qu’elle avait déjà longuement subie quand Jean s’occupait seul de ses pieds nus . Elle ne supportait simplement pas que l’on y touche, et Michaël, bientôt imité par Christophe, ne s’en privaient pas, prenant un malin plaisir à la pousser à bout … Vivi lui chatouillait le nombril d’une plume, Jean continuait son doux labeur … Alternant longues caresses parcourant ses douces aisselles et de rapides chatouilles qui lui faisant franchir la limite de tout contrôle sur son corps, il faisait preuve d’un incontestable talent de bourreau, connaissant mieux que personne ses plus secrets points faibles … Minute après minute, son tourment se fit de plus en plus insupportable, ses yeux larmoyants tandis que son bâillon étouffait ses rires mêlés de sanglots … Elle était à bout, et le supplice continuait . Bien qu’elle ne puisse pas le voir, elle savait que le réveil avait depuis longtemps dépasser la demi-heure, et qu’ils « oubliaient » à nouveau de lui accorder la pause qui lui était promise, par pur sadisme . A ces pensées, son cœur se gonfla de haine envers ses bourreaux, souriants alors qu’ils la soumettait à un traitement insupportable … « Bon, dit Christophe, ça fait une demi-heure, on lui accorde une pause . - Ok . - Pas de problème . » Ce fut un soulagement infini pour Rémilia, un instant de paradis, de délivrance … Ses joues étaient écarlates, son cœur battait la chamade, ses beaux yeux humides de larmes, le bâillon sûrement déformé à jamais tant elle l’avait mordu, et ses côtes la faisaient souffrir, martyrisées par les doigts de fée de Nina et sollicitées par toutes les chatouilles qu’elle avait eu à endurer … Mais une ombre se dessinait : elle n’avait subi que la moitié … Il restait encore tant à endurer, tant de passages des plumes, tant de doigts avides, d’attouchements insupportables … « Je propose, commença Jean, pour terminer en apothéose cette longue séance, de proposer une épreuve à notre victime dans les dix dernières minutes … - Ce sera quoi ? Demanda Nina, curieuse . - Oh, tu verras … répondit Jean . - Je lui fais confiance, déclara Michaël . - Moi aussi, renchérit Mariko, les deux entraînant la majorité du groupe à soutenir la proposition . - Bon alors c’est décidé … dans trois minutes, nous reprenons … commenta Christophe avec entrain . » Si longues pour les bourreaux, si courtes pour Rémilia … mais elles finirent par arriver à leur fin, au grand dam de la suppliciée . Son châtiment reprit, aussi terrible qu’avant … Lui permettant de regagner son souffle, la pause lui avait été bénéfique, mais lui avait aussi ôté ce léger sentiment d’habitude quant aux chatouilles, lui faisant à nouveau ressentir dans toute leur horreur les sensuelles et vicieuses caresses dont on l’assaillait … Elle payait au centuple chaque seconde de sa fugue, son évasion permise par Jean, ses jours où elle s’était cachée aux yeux des surveillants, tout cela trouvait sa punition ici, sur le carcan, par les doigts et les plumes de ses bourreaux glissant sur sa peau pâle … De vifs coups de plume sur ses plantes laiteuses décorées de subtiles roseurs lui firent regretter de marcher si peu pieds nus … Car si ce comportement dissuadait les opportunistes s’attaquant aux plantes déjà dénudées, et la sauvagerie dont elle faisait preuve en cas de tentative repoussait les plus courageux, même ses amis les plus proches ne pouvant la chatouiller que rarement, en la prenant par surprise, il avait le défaut de la rendre incroyablement attirante une fois privée de toutes défenses . Tous profitaient de la chance de la voir sous le carcan, lui faisant allègrement regretter tous ces méfaits, voire quelques-uns qu’on lui imputait tandis les coupables, ni vues ni connues, venaient titiller les plantes de la coupable désignée . Chaque instant fut pour elle un supplice, tandis que Nina lui titillait les côtes avec toujours plus de cruauté enfantine, et son nombril était titillé à la plume par Vivi et que ses pieds étaient le terrain de jeux de deux avides bourreaux … Et ses seins, entre les mains de Mariko, qui à présent faisait courir ses doigts sur le dessus exposé de sa poitrine affriolante … Un sentiment ardent d’envie de vengeance naquit en elle . Mariko s’était désignée comme future victime, pour deux heures … Elle y serait, elle le lui ferait regretter, car même si Mariko aimait les chatouilles, elles les craignait au moins autant que Rémilia . Cette délicate poupée fut chatouillée sans merci pendant de longues minutes, la pliant à nouveau à l’envie de se libérer par la soumission plus que par la force … Tout en répugnant ses pensées indignes, elle se dit qu’elle aurait cent fois préféré lécher à genoux les pieds de Nina ou de Mariko que de continuer à endurer son traitement … et même, y prendre un certain plaisir … « Il ne reste que dix minutes … arrêtez tous, que l’épreuve commence ! Annonça Michaël, se tournant vers Jean . » Tous cessèrent pour la seconde fois, s’écartant avec attention pour laisser le champ libre à Jean . Le brun, sans grande motivation apparente, bien que ses yeux brillent d’une lueur inhabituelle, s’approcha du visage de Rémilia, et dénoua son bâillon . Essouflée, la première priorité de Rémilia fut de se procurer de grandes quantités d’air en inspirant par la bouche, avant finalement de demander : « Qu’est-ce … que vous allez me faire ? - Tu verras, Mili, tu verras … répondit Jean, détendu . » Le ton de Rémilia, bien que haché par sa respiration saccadée, était menaçant et obscur . Souriant devant cette amusante rébellion, Jean passa enfin à l’action . Sous les regard intenses des spectateurs - car une dizaine de gens étaient arrivés, en plus des bourreaux, mais se contentait de regarder la scène - il approcha ses mains des bretelles du soutien-gorge rouge sombre de Rémilia, et en défit les bretelles . Laissant la partie arrière retomber mollement, il tint du bout des doigts les extrémités de celles rattachées dont à l’agrafe mais aux bonnets couvrant ses seins, leur nudité ou la préservation de ce qui restait de l’honneur de Rémilia dépendant uniquement de lui . « Ouvre la bouche . » Rémilia resta inflexible et n’obéit pas à cet ordre . « Ouvre la bouche, répéta-t-il, ou bien je les lâche . » Forcée par ce chantage, Rémilia entrouvrit la bouche, et laissa Jean y placer les extrémités des bretelles . Elle réalisa l’enjeu de l’épreuve quand elle referma la bouche, empêchant que ses seins ne soient dévoilés aux regards avides de ses bourreaux et spectateurs . Ils allaient la chatouiller, et le moindre cri, le moindre éclat de rire signifiait la mise à nu de sa poitrine . Une épreuve de résistance … Elle se sentait incapable de garder la bouche close au travers de cet enfer, mais elle le devait, il n’y avait pas d’autre solution, abandonner n’était pas possible, céder était inconcevable … il ne restait qu’à endurer … Alors que Jean s’attendait à trouver parmi les bourreaux un minimum d’opposition, il ne rencontra que des regards émerveillés et admiratifs . Même Viviane, qui en temps normal aurait jugé ce traitement inhumain et aurait pris la défense de Rémilia, était prise depuis deux heures par une insidieuse envie de chatouiller toute jeune fille à proximité . Ce challenge profondément pervers répondait parfaitement aux démons sadiques sommeillant au plus profond d’eux … « C’est diablement vicieux, ça … j’adore … dit Mariko, visiblement ravie par la vue s’offrant à elle . - Et moi donc … répondit Michaël . » Préférant les gestes aux paroles, Nina s’empressa d’aller s’emparer d’une plume, et de titiller les aisselles de Rémilia, réservant sa main libre à celle qui ne subissait pas le passage de la plume . La suppliciée serra les dents sous cette brusque attaque chatouilleuse, qui se faisait de plus en plus intense, comme si mille insectes avaient pris les doux creux de ses aisselles pour cible … Jean s’assura d’avoir sous la main l’un de ses petons, tandis que Mariko s’empara du second . Tous d’eux, en parfait accord, laissèrent aller leurs côtes cruels, choisissant de démarrer en douceur pour finalement faire craquer Rémilia à la fin, lui laissant l’illusion de la réussite … Dix doigts glissant et grattant chaque plante immobile, chatouillant chaque parcelle de sa peau pure … Dans le même temps, le duo formé par Vivi et Michaël martyrisait avec plaisir le ventre de la pauvre Rémilia, leurs quatre mains, dont une armée d’un pinceau, parcourant ce doux terrain de jeu sans jamais empiéter sur le territoire les unes des autres … Et enfin, Christophe reprit l’œuvre qui avait été celle de Nina durant la première demi-heure, à savoir tout ce qui se faisait de plus doux en matière de chatouilles aux côtes, en vue de gagner peu à peu en intensité … Rémilia s’accrochait à sa chance de garder son honneur, sous la forme des deux doux morceaux de tissu qu’elle avait en bouche . Elles mordait avec férocité, comme un bâillon, se forçant à tenir bon sous l’infâme torture, à endurer ce supplice, à soutenir le martyr … Mais comment tenir bon quand un pinceau tourne lentement au sein de votre nombril ? Comment endurer avec vingt doigts vous chatouillant les pieds ? Comment soutenir les cruels attouchements appliqués à ses côtes et aisselles ? Rémilia était une fille forte, d’un caractère puissant, dominateur et hargneux dissimulé sous une apparente gentillesse mêlée de douceur candide . Elle griffait et mordait jusqu’au sang quiconque tentait de la soumettre par la force à un quelconque supplice, les quelques mâles à avoir jamais eu ses rares faveurs au cours de sa vie ne comptaient qu’en tant qu’instruments, bons à la servir, puis, avec l’âge, à lui lécher les pieds . Et pourtant, même elle et toute sa rage, toute sa résistance et sa volonté de fer, allaient céder devant les chatouilles, auxquelles nul ne pouvait résister … deux minutes seulement et elle savait que tout espoir était perdu … Elle allait craquer, tôt ou tard, rire, ouvrir la bouche, c’était son seul désir et sa pire hantise … « Non, se dit-elle, je vais résister … je vais résister … » Mais les plumes étaient si duveteuse, cruelles, les doigts si agiles, experts, le pinceau si touffu … Et sa peau, si fragile, si douce, sensible, inoffensive … Martyrisée, Rémilia tenait cependant bon, même quand des larmes se mirent à couler le long de ses joues blanches de poupée … Elle n’en pouvait plus mais elle endurait la torture, héroïque, déterminée … « Voyons un peu ces mignons orteils … fit Mariko avec un sourire hautement vicieux . » Non … pas ça, tout mais pas ça … pas les orteils … D’une main gracieuse, elle releva une adorable rangée d’orteils, imitée par Jean, puis, deux plumes vinrent les titiller amoureusement, lentement … c’était plus que le supportable, infiniment plus … « Je vais résister … » pensa Rémilia . Mais non, elle ne pouvait pas, pas endurer la torture des orteils . L’envie de rire, de hurler, emplissait tout son corps, sa bouche s’entrouvrit … Une des bretelles échappa à son emprise, retombant lentement … Rémilia sentit la honte l’envahir, pour avoir failli, autant que pour ce qui était dévoilé aux yeux de cette foule profiteuse et avide de sa peau nue … Elle se risqua à jeter un œil aux dégâts, et … fut soulagée . Car si la chute du morceau de tissu avait entraîné la mise à nu de quelques centimètres de peau blanche de l’un de ses seins, le bonnet s’était affaissé de sorte à toujours couvrir l’essentiel, ne tenant encore en place que par miracle … Mais la chute de l’autre dénuderait sa poitrine toute entière, et un mouvement trop vif achèverait de faire chuter la bretelle lui ayant échappé … Au moins avait elle eu le bon réflexe de ne pas crier en voyant la bretelle tomber, auquel cas la seconde l’aurait suivie . Mais il restait encore cinq minutes à tenir, et on continuait de lui titiller les orteils, les côtes … Par fair-play, ils avaient laissé en place le bonnet à moitié tombé, mais faisaient de leur mieux pour lui faire lâcher la seconde bretelle … Tout était bon pour la faire craquer : chaque point faible connu fut exploité, chaque bourreau y mit tout son art, motivé par la vision paradisiaque de la poitrine nue de Rémilia, qui, tel un graal les attendait en cas de réussite … Mariko rêvait déjà de pouvoir la chatouiller, puis d’en caresser et masser les courbes féminines, voire … de les lécher avec passion … Deux minutes de plus passèrent ainsi, portant la durée restante à quatre petites minutes … jean se devait d’être admiratif envers Rémilia, qu’il n’avait pas supposé capable de tenir si longtemps . Mais il allait la faire craquer … Il plongea la main dans la boîte, reconnaissant au toucher ce qu’il cherchait … Il répugnait d’habitude à l’utiliser, la jugeant si peu esthétique, si peu noble, ayant envers elle le même regard que les samurais du temps passé sur les armes à feu : les dédaignant, sans pouvoir renier leur efficacité … Mais cette fois, c’était un cas exceptionnelle, appelant des méthodes exceptionnelles … un vrombissement annonciateur se fit entendre … Rémilia le regarda avec panique, non, il n’allait pas utiliser ça … Ses doux orteils relevés ne pouvaient qu’attendre leur supplice … « Tu t’es bien défendue, Mili, mais à présent il va falloir abandonner … » pensa Jean L’extrémité tourbillonnante de la brosse à dent électrique entra en contact avec les orteils de Rémilia … les plus efficaces des instruments sur le saint des saints de la sensibilité … Ce fut comme une explosion pour Rémilia, une estocade fatale, un coup de grâce à sa vaine résistance … mais tous étaient étonnés … Car elle avait tenu bon . Le mince bout de bretelle encore dans sa bouche - car la moitié de la partie qu’elle avait originellement en bouche avait glissé entre ses lèvres au fil des minutes - était toujours fermement maintenu entre ses dents décidées à ne pas le laisser s’échapper ainsi … Et malgré le contact infernal qui obscurcissait son esprit, ne la faisant ressentir que et uniquement ce supplice, elle ne lâchait pas . Ce fut à peine une plainte étouffée qui sortit de ses lèvres closes quand Jean fit entrer l’engin en contact de l’espace entre les deux plus longs orteils du pied qu’il torturait à loisir . Si elle tenait même face à ça … il faudrait l’avoir à l’usure, mais ils n’avaient que trois minutes … il restait la plus vicieuse des armes en la possession du paresseux congénital … la torture psychologique … Souriant, l’air détendu, il confia la brosse électrique à Mariko, qui l’accueillit comme une sainte relique, et se leva, se rapprochant vers le visage de Rémilia, et s’assit sur un tabouret . « Alors, Mili, comment ça va ? - Hmmm … fit elle hargneusement entre ses lèvres closes . - Tu sais, murmura-t-il, je repense à ce que tu m’as dit la dernière fois, tentatrice … » Elle ne répondit pas, détournement lentement le regard, tout mouvement brusque pouvant lui coûter beaucoup . « Ose me dire à présent que tu ne crèves pas d’envie d’ouvrir la bouche … » Ce fut comme un poison sapant les défenses de Rémilia, tandis que ses larmes continuaient de couler lentement tandis qu’elle résistait, augmentant encore l’ardeur sadique de ses bourreaux ne désirant que la voir craquer . Il avait raison, elle en avait terriblement envie, tout ça était si insupportable … Elle avait beau se dire tout ce qu’elle pouvait, les mots de Jean revenaient dans sa tête, provocateurs, insidieux … Il se vengeait … il avait craqué et léché ses pieds, elle allait craquer et laisse sa poitrine être dénudée … non, elle tiendrait encore un peu, il ne restait que … elle ne savait pas, peut-être encore trois, ou deux, une ou quatre, voire une demie … Jean, ayant acquis la plume dont se servait Mariko, lui chatouillait à présent le haut des seins, prenant garde à ne pas influencer l’emplacement du tissu, mais faisant vicieusement glisser lentement le duvet sur sa poitrine sensible … C’était trop, Rémilia allait craquer … à présent, plus rien ne pouvait l’en empêcher, sa détermination partait en lambeaux sous les plumes, les doigts, la brosse mécanisée … c’était trop … beaucoup trop, elle alllait ouvrir la bouche, hurler, aussi fort qu’elle pouvait, de tout ses poumons, hurler une dernière fois et qu’importe l’avenir, ce qu’ils verraient, ce qu’ils toucheraient … Elle se donnait trois dernières secondes … Une … ses lèvres s’entrouvrirent … Deux … ce furent ses dents, dixième de millimètre par dixième de millimètre … Tr … La sonnerie stridente du réveil . S’y accrochant comme à sa vie, Rémilia mordit le bout de bretelle presque au point d le sectionner sous ses dents alors que le supplice cessait . « Bravo, Rémilia, c’était impressionnant, concéda Christophe . - Rooooh … c’est pas marrant … se plaignit Mariko . - Si tu veux, Mariko, on te le fera subir … proposa Michaël . - Pas question ! Je ne tiendrais pas deux minutes, plaisanta-t-elle . - Aucune de nous n’aurait tenu … sacrée Rémilia … commenta simplement Viviane, légèrement déçue . » Silencieux, accordant un léger sourire à Rémilia, Jean, dans geste presque … affectueux, prit avec délicatesse la bretelle tombée au combat, et la replaça correctement avec son autre moitié, avant d’ôter la seconde, gravement mordillée, de la bouche de Rémilia, et d’achever de remettre en état son soutien-gorge . Puis, sans un mot, sous le regard haineux de Rémilia, jean s’enfuit avec une hâte inhabituelle chez lui, loin, loin de la fureur de la douce victime mise à mal deux longues heures durant … qu’on commençait à peine à détacher … Loin de lui, de toute menace, elle se devait de reprendre son habituel caractère doux comme un agneau … Le carcan, relevé, ses mains détachées, elle s’empressa de remettre sa robe en place et de se rechausser tandis que la foule se dispersait, même Christophe repartant à son travail de surveillant . Ne restaient là que Vivi et trois des victimes, dans le silence le plus total . « Bon, les filles, du moins Nina, Rémilia et moi, nous sortons d’une rude épreuve, je préconise donc une bonne douche . Après, j'irai me reposer, demain sera une dure journée ... deux heures de paradis entre vos mains ... - A cette heure là, les douces communes sont pleines à craquer, commenta Vivi . - J’irai … après , expliqua Rémilia, prévoyant en réalité de gagner sa baignoire personnelle … - Ce sera sans moi, renchérit la porteuse de lunettes . - On trouvera bien une place, positiva Nina . - Oui, termina Mariko, au pire, nous n’aurons qu’à bien nous serrer … » Elle s’attira les regards croisés de Vivi et Rémilia . « J’ai dit quelque chose ? - Non … commença Viviane, juste une centième, millième, énième preuve … - Parfaitement … reprit Rémilia avec une touche de froideur . - Que quoi ? » Nina, Vivi et Rémilia eurent dans les yeux une même lueur, signifiant une chose, mais Mariko fut prise de court … Toutes trois s’attaquèrent simultanément à ses côtes et son ventre … « Que tu es une perverse ! » Vala ^^ 29 pages works, au moins dix heures de boulot (j'écris à une lenteur lympatique) mais que du bonheur ^^ Envoyez vos impressions, et à la semaine prochaine !

  • SQUALL Avatar
    SQUALL - il y a 18 ans
    énooooooooooooooooooooooooorme (comme dirait un homme de caoutchouc...) Par contre j'ai pas réussi à aller jusqu'au bout sans sauter quelques passages Le début et la fin sont énorme, surtout le début, j'ai adoré passé d'une victime à une autre, d'une histoire à une autre, et la fin m'a bien fait rire. Seul le petit passage Rémélia contre les autre, les premiere 30 minutes, m'ont pas suffisament accroché pour que je finisse, en meme temps apres une heure a lire des chatouilles... Enfn bref, c'était super, je le relierais surement, mais la je pense qu'a une chose : dodoooooooooooo

  • Slash Avatar
    Slash - il y a 18 ans

    Je refuse qu'un travail de cette importance et de cette qualité ne soit pas récompensé ! :ralala:
    Un commentaire construit ? Dac ! :hum2:

    Orthographe :

    Je n'ai repéré aucune faute (qui ne m'aie sauté aux yeux)... Etonnant quand on connaît la longueur des chapitres (Ó_Ò) Ca sent la relecture minutieuse à plein nez.

    Style :

    Egal à lui même... càd (génial)³...pour tous les deux...mais as-t-on vraiment besoin de le repréciser :p ?

    Scénario :

    Alors là bravo... Les personnages, les évènements c'est...génial !
    Bien ficellé, bien rodé, les perso sont travaillés.
    On sent qu'il y a eu un gros boulot derrière tout ça ! :moue:

    Vue générale :

    J'apprécie beaucoup cette histoire. Elle est sans conteste original et elle va sans doute nous réserver bien d'autres surprises... C'est avec plaisir que je la lis et que je la lirai encore !
    Je vous félicite... vraiment...

    Inconvénient :

    Il y a tellement de pages que la page( du forum) est lente à charger...
    :| Mais bon on prend son mal en patience...

    Avantages :

    Le téléphone est gratuit à partir de 17h :tourne: !

    ...

    Ben quoi ? Fallait bien que je casse tout à un moment donné...

    Je tiens à ma réputation moi ! Non mais ! :pascontent2:

    ;)


  • SQUALL Avatar
    SQUALL - il y a 18 ans
    Alors Tout d'abord j'adore Marau, je le trouve classe et je l'imagine bien, et maintenant Mélodie, qui me laissait sceptique au dépard. Ce trio est parfaitement adorable et j'ai hâte de les revoir. Jean me fait trop rire, j'adore ce personnage, et Rémélia est sympatique aussi, même si je ne suis pas vraiment envouté par ses charmes et reste un fidèle de Mariko et Nina. Les péripétie s'enchaîne et les petites histoires de l'orphelina me plaise beaucoup. Cette histoire est agréable à lire, tant par son nombre de personnage que par l'absence de véritable "méchant". Votre style à tous les deux est pratiquement parfait, j'adore la façon qu'à Al de créé scène et dialogue, et les descriptions de chevalier. En conclusion je suis un grand fan de votre histoire et attend chaque vendredi comme un gosse attend Noël. Enfin bref, bravo à vous deux, et cette partie m'a beaucoup plus.

  • chatouillesdu92 Avatar
    chatouillesdu92 - il y a 18 ans
    Je viens de finir le chapitre 5 (ça change pas vos vies mais comme ça je saurais ou j'en était en revenant des vancaanses...) Bon, pour tout le début, j'aime beaucoup votre histoire, en général, parce que vous écrivre extremement bien tous les deux. Quand à l'action, je l'aprécie de plus en plus. Quand à la partie de Al, le seul déafut que je pourrais lui donner est que le sénério est un peu surréaliste. Quand à celle de Chevalier, elle est très bien écrite, normal. Je n'ai pas été choquée sur l'age de Nina tout simplment car tu as du t'attendre à des reproches sur ce point et donc tu as tout fait opur "augmenter l'age" de la jeune fille, en la disant mature, dans les propos qu'elle tient, ce qui fait qu'on la voie plus agée de toute façon. Et mon personnage préféré, c'est Damien ^^ Pour le moment...oui je sais c'est le seul qui n'apparait pas vraiment...^^ Bonne chance pour la suite.

  • Chevalier_de_la_plume Avatar
    Chevalier_de_la_plume - il y a 18 ans
    Plop everybody ^^ Voila le chapitre que vous attendez tous avez impatience ... Chapitre neuf : Une juste compensation … « Ah, Rémi-chan, on t’attendait … - Désolée, je suis en retard, s’excusa la jeune fille avec un sourire gêné . » A nouveau vêtue de sa robe délavée, sa nuisette étant hors d’usage suite à la perte d’une bretelle, Rémilia ferma la porte derrière elle, coupant la chambre quatorze du reste du monde . Mariko ne put s’empêcher de lorgner allègrement sur les petits pieds désespérément nus de son amie, sa robe étant trop courte pour les dissimuler à ses yeux . Mariko était assise sur le lit de Tasunaki, sa tête reposant de côté sur ses genoux, lui donnant un air absolument mignon, tandis que, comme à leur habitude, les occupants de la pièce avaient pris place sur les lits ou à même le sol . Michaël, non loin d’elle, bien que parfaitement calme en apparence, bouillait d’impatience à l’idée de ce qui allait se produire d’ici seulement une poignée de minutes . Jetant un regard circulaire à la salle, croisant ceux de Tasunaki, Nina, Viviane et Rémilia, il se leva et, dans ce ton et ce style de chef de groupe qui était indissociable de son caractère, lança : « Maintenant que nous sommes tous là, sauf Jean qui n’a pas voulu venir, nous pouvons commencer ! - D’accord … fit Mariko, souriante . » Elle changea de position, détendant les jambes et se penchant légèrement en arrière, reposant sur ses bras . « Je rappelle pour Vivi qui n’était pas là, dit-elle, qu’avant notre expédition, j’avais promis que je me laisserais chatouiller durant deux heures en cas d’échec … » Tous la fixaient, les regards allant de l’intérêt à l’envie profonde . Ses pieds nus nonchalamment posés au sol, son visage angélique … elle était à la fois adorable et délicieusement tentante . Finalement, elle se leva d’un bond, et déclara : « Eh bien … allez-y . Faites-moi ce que vous voudrez, je me laisserai faire … Mais avant, une dernière chose, Micha-kun … - Hmm ? Fit le concerné . - La dernière fois, je t’avais promis d’être généreuse la prochaine fois … Je pense que le jour est venu de respecter aussi cette promesse-là . » Ses petits yeux noirs pétillèrent de malice alors qu’un sourire vicieux éclairait ses traits fins . « Profites-en bien … » murmura-t-elle . Michaël croisa son regard, qui déclencha en lui un irrépressible frisson qui s’empara de lui jusqu’aux tréfonds de son âme . Un frisson de suspense, d’envie, de désir … Il resta figé, regardant les doigts de fée de Mariko descendre le long de son propre corps, partant des seins jusqu’à la bordure de son débardeur noir . Là, toujours souriante, angélique démone, elle s’en empara … et commença à le faire remonter … Lentement, dans un silence absolu, parcelle après parcelle, inexorablement, le tissu noir faisait place à la peau blanche de Mariko . Son ventre fut dévêtu, pâle, orné d’un timide nombril, jusqu’à la frontière de ses côtes … Mais, non, elle ne s’arrêta pas là… Ses côtes, se mouvant régulièrement au rythme de sa respiration lente, furent découvertes … Puis, raffermissant son étreinte sur le vêtement, Mariko prit une inspiration, prise d’une ultime hésitation, qu’elle vainquit … Dans un geste gracieux et féminin, elle fit glisser ce fin débardeur noir le long de ses bras, le laissant choir sur le lit de Tasunaki … Debout, elle laissa ses bras détendus le long de son corps à présent si peu vêtu … Ses joues rosirent tandis qu’un timide sourire se dessinait sur ses lèvres douces . Elle ne bougea pas, ne dit rien, laissant simplement à ses amis, sa famille d’orpheline, admirer la beauté de ce qu’elle leur offrait … Michaël n’en croyaient pas ses yeux, se perdant dans cette vue … Ses cheveux argentés, légèrement ébouriffés, son visage innocent … Ses épaules, délicates, ses bras fins … ses seins … petits, ornés de timides mamelons d’un rose pâle et léger … Sa peau d’albâtre … ses jambes couvertes d’un jean sombre, et enfin, ses pieds … Simplement divine … Mariko pencha légèrement la tête sur le côté, rougissant un peu plus sous les regards admirateurs de l’assemblée … Puis, de sa voix douce, elle mêla ciel de contemplation et terre de plaisirs … « Alors … comment allez-vous m’attacher ? » Ce fut Viviane qui s’empara la première de la boîte noire située sous le lit de leur victime offerte, ne parvenant pas à cacher l’agitation qui la gagnait . Depuis cette séance avec Tasunaki, la veille, elle se sentait légèrement différente . C’était en vérité la première fois qu’elle s’était installée au poteau de torture dans le rôle de bourreau, afin de profiter des pieds nus d’une victime dûment punie … Elle ne pouvait se cacher qu’elle avait éprouvé un vif plaisir à torturer Tasunaki, à caresser et à chatouiller ses adorables petits pieds, à l’écouter la supplier … Comme la découverte d’une sensation qui était à sa portée … La beauté d’un pied féminin, le plaisir de chatouiller une victime attachée et sans défenses … Ce vif gain d’intérêt pour cette activité l’avait conduite à pénétrer la chambre quatorze un peu avant le début des hostilités - et à y être acceptée malgré sa non-appartenance officielle au groupe - pour participer à la séance de Mariko . Une fille aussi jolie et chatouilleuse se laissant faire … Vivi mourait d’envie de chatouiller ses adorables pieds nus, de titiller son nombril offert, de glisser une plume au creux de ses aisselles … Ouvrant la boîte à malice, elle en retira un jeu de cordes noires dont l’emploi était aisé à deviner … Mariko s’allongea sur son lit, attendant les liens qui ne manqueraient pas de venir entraver son corps fragile, réduire à néant ses défenses les plus déterminées, et offrir aux plumes et aux doigts chacun des points faibles dont son délicieux corps regorgeait… Michaël regarda avec plaisir Mariko écarter bras et jambes de sorte à former un X, n’attendant que les cordes pour venir entraver ses membres délicats . C’est avec une délicatesse égale que Michaël et Viviane se mirent en devoir de lier ses poignets et chevilles aux barreaux métalliques du lit, la longueur de corde et la force du nœud calculés de telle sorte qu’elle n’ait qu’une infime liberté de mouvement, quasiment inexistante . La victime tira légèrement sur ses liens, afin de les tester, avant d’approuver leur solidité d’un hochement de tête : elle n’aurait absolument aucune défense contre ses cinq bourreaux . Tasunaki, Rémilia, Vivi, Nina et Michaël se disposèrent autour du lit, entourant leur victime attachée, alors que l’unique garçon du groupe programmait la sonnerie du réveil de Tasunaki de sorte qu’il sonne à la fin du temps imparti . Puis, reprenant place près du lit, il donna le signal de départ qu’il avait tant attendu : « Mes amies, c’est parti ! » Mariko ne put réprimer un insidieux frisson qui s’empara de son échine en se voyant entourée de ces cinq bourreaux aux doigts avides de chatouiller son corps presque nu … Viviane et Rémilia s’agenouillèrent au sol, au niveau de ses pieds, tandis que Tasunaki prenait place au niveau de ses côtes, laissant Michaël et Nina se partager les douces aisselles de Mariko . Puis, soudainement, l’enfer se déchaîna … Rémilia et Viviane, toutes deux animées d’un même sadisme à l’idée de torturer cette vicieuse otaku, firent glisser leurs doigts de fée sur la peau douce des plantes de Mariko . Cette peau blanche rehaussée de pâles roseurs, ce toucher soyeux … cette adorable façon qu’avaient ses orteils de se recroqueviller tandis que leurs caresses vicieuses s’emparaient de leur victime … Mariko était incroyablement chatouilleuse, et surtout sous les pieds … A peine les doigts avaient effleuré son épiderme sensible qu’elle se tortillait déjà dans ses liens, cherchant un moyen quelconque - bien qu’elle le sache inexistant - de fuir cette situation . Son rire se fit entendre, féminin, tirant vers les aigus, avec un quelque chose d’à la fois envoûtant et attachant . Ses réactions ne purent qu’aller en crescendo quand Nina et Michaël s’attaquèrent à ses aisselles dénudées, chatouillant ces creux sans défense … Enfin, timide, hésitante mais gagnée par l’ambiance et la situation, Tasunaki laissa aller ses mains au niveau des côtes de sa meilleure amie, glissant ses doigts entre ses côtes, provoquant chez sa victime attachée de brefs sursauts agrémentés de petits cris … Mariko riait, n’en pouvant déjà plus après seulement quelques secondes de torture . Un doute lui traversa l’esprit quand elle vit Nina quitter son poste et Michaël sauter sur l’occasion pour s’arroger ses deux aisselles . La réponse à ses interrogations vint bien assez vite : la jeune fille prit place au niveau de son ventre offert, et commença à le chatouiller de ses doigts experts … Mariko était une victime de rêve . Quelle que soit la zone de sa délicieuse anatomie que l’on chatouillât, jamais le bourreau n’était déçu par une absence de réaction, tant elle était réceptive aux cruels attouchements qu’elle craignait et adorait à la fois . Amatrice de bondages, laissant souvent ses pieds nus à la portés de doigts avides, tentatrice, nul fétichiste ne restait froid devant elle . De même, elle ne pouvait rester de marbre sous les chatouilles … Vivi fut la première à se doter d’un instrument, qu’elle piocha au hasard dans la boîte regorgeant de merveilles . Elle eut la main heureuse, car c’est une sympathique brosse à dents bleue qu’elle en tira . Heureuse de sa nouvelle acquisition, elle ne se fit pas prier pour l’essayer sur la plante ô combien du pied qu’elle avait entre les mains . Bien que ses chevilles soient immobilisées, les pieds de Mariko avaient une relative liberté de mouvement, et s’en servaient à outrance pour tenter d’échapper le plus possible à leurs tortionnaires . Vivi tint fermement le rebelle par le dos, tirant ses orteils en arrière afin de priver l’otaku de ses dernières défenses sur ce pied, et usa avec délice de sa brosse sur la surface vierge et douce ainsi mise à sa merci . Le frottement des poils drus contre sa peau terriblement sensible emplit Mariko d’une infernale délectation, espérant à la fois sa fin et sa continuation . Rémilia n’était pas en reste, et contrairement à ce que pouvaient laisser penser son caractère doux et attentionné, elle faisait preuve d’un exceptionnel talent pour titiller un pied dénudé . Bien que moins chatouilleux que les siens, la belle jeune fille savait que les orteils de Mariko étaient d’une adorable sensibilité, aussi les releva-t-elle délicatement avec un frisson de plaisir . Ils ne résistèrent que peu, conscients pourtant de leur futur traitement, et Rémilia n’eut que peu de mal à les maintenir quant elle en titilla vicieusement la base. Deux autres instruments vinrent rejoindre la brosse de Viviane dans la noble entreprise de mettre Mariko au supplice . Le premier, une longue plume noire ayant fait maintes fois ses preuves sur les plantes douces de sensibles jeunes filles, vint promener son extrémité duveteuse au creux de l’une de ses aisselles, guidée par Michaël . Soumise à cette infernale sensation, la jeune fille aux cheveux argentés sentit son envie de rabattre ses bras le long de son corps devenir irrésistible, et sans les liens, elle n’aurait pas pu tenir en place la moindre seconde de plus . Hélas, elle dut continuer à endurer les lents passage de la plume … Le second, entre les mains de la jeune et pétillante Nina, fut un pinceau à l’usage ô combien prévisible, mais dont l’efficacité n’était plus à prouver … Mariko rejeta la tête en arrière, tendant son corps autant que le lui permettaient les cordes, en sentant cette petite merveille au creux de son nombril délicat . Michaël était aux anges, bercés des rires ininterrompus de cette sublime princesse s’offrant à eux … Où qu’il pose le regard, ses yeux étaient au paradis, caressant du regard les pieds nus de Mariko, son corps si peu vêtu, où bien les petons dénudés des quatre bourreaux féminins … Pourtant, mû par un instinct tout masculin, son regard ne pouvait s’empêcher de revenir régulièrement, à sa grande honte, sur les seins dénudés de Mariko . Rougissant à l’idée qu’une des filles le surprenne, il détournait aussitôt les yeux, mais quelques minutes suffisaient à attirer à nouveau son regard sur cette vue paradisiaque . Il brûlait d’envie de les chatouiller, certain que sa victime ne lui en voulait pas le moins du monde, mais ce qui le gênait était la présence de quatre jeunes filles à ses côtés . Même par l’intermédiaire d’une douce plume, qu’il touche ainsi à la poitrine d’une jeune fille devant un public de ses congénères le mettrait dans une situation fort peu commode … Il aurait souhaité être seul, auquel cas il aurait pu profiter de la générosité de Mariko à sa juste valeur … Son regard vagabondant une fois de plus, une vue séduisante leur apparut : les deux adorables petons de la douce Tasunaki . Elle portait un pull et un jean qui, au goût du jeune homme, mettait parfaitement en valeur ces trésors de sensibilité dont Marau leur offrait la vue en ce jour . Dans le groupe, tout le monde aimait Tasunaki : gentille, toujours prête à aider, mais également mignonne et adorablement chatouilleuse . Elle était absorbé par sa tâche de bourreau, ne se doutant pas de la lueur dans les yeux de Michaël, une lueur prédatrice … posant la plume sur le lit, laissant en paix les aisselles de Mariko, et se prépara … D’un bond, il prit la jeune fille par surprise, s’emparant de ses chevilles sans défenses. Poussant un petit cri, Tasunaki, perdit l’équilibre en tentant de se libérer de cette attaque soudaine, la faisant s’écrouler à moitié sur le lit . Ses cris s’amplifièrent quand elle sentit le glissement des doigts de Michaël sous ses pieds nus, attirant l’attention de Nina … La jeune fille, profiteuse, déserta également sa position pour venir glisser les mains sous le pull de Tasunaki, chatouillant ses côtes et son ventre à même sa peau douce . Se débattant du mieux qu’elle le pouvait, terrassée par les chatouilles, la timide jeune fille ne put se libérer des attentions de ses deux bourreaux, Nina esquivant adroitement les larges et maladroits mouvement de bras qu’elle tentait à l’aveugle pour se libérer de sa cadette, et Michaël tenant fermement ses chevilles . Ne laissant que Rémilia pour s’occuper d’un des petons de Mariko, Vivi se joignit aux joyeusetés, maintenant avec joie les bras de Tasunaki, la laissant totalement sans défenses . Sous les yeux noirs de Mariko, ne perdant pas une miette de la scène, Nina releva légèrement le pull de sa victime, laissant apparaître un nombril frileux, auquel un aimable pinceau vint tenir chaud … Le timide nombril de Tasunaki était incontestablement le plus chatouilleux de ceux des jeunes filles du groupe, et de ce fait le plus plaisant à titiller … Riant aux larmes, la victime martyrisée ne put que laisser échapper un intarissable flot de suppliques, ne faisant qu’accroître la détermination des bourreaux … Cependant, Michaël prit la jeune fille aux cheveux bleus en pitié, et se fit violence en libérant ses adorables petits pieds . Mais, il ne fit pas que soulager Tasunaki d’une infernale sensation, il prit son parti et se fit une joie de s’attaquer aux pieds de ses bourreaux, les plus proches étant ceux de Nina . Ne s’attendant pas à cette trahison, la jeune fille ne put rien faire quand ses chevilles furent à leur tour capturées, et ses petits pieds titillés . Elle tenta en vain de se retourner vers son aîné qui l’avait attaquer dans le dos, mais n’y parvint pas réellement, abandonnant de facto sa position de bourreau . Viviane libéra les bras de Tasunaki, décidée à revivre les plaisirs de la veille quand elle lui avait chatouillé les pieds … Elle n’avait pas songé une seconde que Tasunaki aurait l’idée de riposter une fois ses mains libérées … mais si … S’emparant des pieds de celle qui chatouillait les siens, la belle collégienne glissa ses doigts de fée sur leurs plantes sensibles, tandis que Nina suppliait Michaël de laisser ses pieds en liberté … Devant ce chaos général, Rémilia piocha une plume dans la boîte, et se jucha sur le lit, avant lentement vers le haut du corps de Mariko, un sourire vicieux sur les lèvres . Suscitant un frisson de celle-ci, ne sachant à quel point faible la plume serait destinée . Le regard soudainement brillant de Rémilia dépassa son nombril alors qu’elle se rapprochait toujours plus dangereusement de ses côtes . Mais non, ce ne furent pas elles, juste un peu plus haut … Mariko frissonna en sentant la plume se poser entre ses seins, sa surface duveteuse porteuses de promesses autant de délices que de supplices… Les regards de Mariko et Rémilia se croisèrent, toutes deux restèrent silencieuses, deux, trois, cinq longues secondes … Puis la plume se mut, lente, caressante . Frissonnant de plus belle, Mariko ferma les yeux pour ressentir pleinement chaque note de sensation, de cette torture qu’elle aimait tant, entre les mains de Rémilia … Glissant sur la peau blanche de sa poitrine féminine, relief timide de son torse gracile, la plume noire explora la peau blanche et sensible de sa victime offerte … Un léger, presque inaudible son échappa aux lèvres douces de Mariko, alors que la plume se faisait plus doucereuse dans ses mouvements, traçant de petits cercles se rapprochant insidieusement mais inexorablement de l’un de ses tétons… Rémilia souriait : les seins de Mariko étaient divinement sensibles, pour son grand plaisir … Et malgré le plaisir qu’elle prenait à réduire un rare élu en esclave dédié au léchage de ses superbes pieds, Rémilia ne dédaignait en aucun cas les charmes féminins … Mariko gémit quand la plume toucha à la timide, ô combien sensible, extrémité rose de l’un de ses seins, pour la plus grande joie de Rémilia . Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, Rémilia continua à exploiter ce point faible, le titillant amoureusement, sans lui laisser de répit, tandis que Mariko savourait la situation . Oubliant un instant la chambre, le reste du monde, la jeune fille aux traits de poupée laissa sa main libre glisser jusqu’au niveau de son second sein, le caressant … « Rémilia … je ne te connaissais pas comme ça … » lui glissa Vivi d’un ton taquin inhabituel chez elle . Rémilia sursauta, se tournant précipitamment vers sa camarade . Une main sur un sein de Mariko, l’autre tenant une plume titillant un point stratégique, l’air comblé de sa « victime » … Elle fut prise de court, ne sachant pas exactement que répondre à la porteuse de lunettes, abandonner oui ou non sa couverture de gentille fille . « Je … m’amusais simplement … glissa-t-elle d’une voix neutre . - Tu m’en veux si je prends ta place ? Demanda Vivi, rappelant furieusement mademoiselle Félicy à Rémilia . - Pas du tout … répondit-elle, heureuse de pouvoir couper court à cette sitation défavorable . » Elle abandonna sa place à Viviane, regagnant en paix les petons de sa victime . Ainsi, en public, jamais une séance ne pouvait être à son goût aussi plaisante qu’un face à face avec une victime impuissante, dominée par un bourreau cruel … Un jour, peut-être, si l’envie lui en venait, elle ferait de Mariko sa captive, et li ferait subir des supplices, plus, bien plus long que deux petites heures … Elle jeta un coup d’œil à la bataille de chatouilles se déroulant plus loin - ayant été délocalisée dans un coin de la chambre à mesure que chacun prenait au final son propre parti -, et put voir Michaël pris à parti par ses deux cadettes . Détournant le regard de cette vue inintéressante, elle se demanda un instant ce que faisait Jean en ce moment … avant de finalement remettre au supplice le doux petit pied qu’elle avait tantôt abandonné . Au sourire de Vivi, Mariko, gloussant sous l’effet des chatouilles de Rémilia, ne put s’empêcher de craindre le pire … comme si, quelque part au fond de l’esprit de sa sérieuse amie s’était réveillé un démon pervers … « Voyons si tu es chatouilleuses, ici … » murmura-t-elle tandis que ses doigts avides de chatouilles se rapprochaient, remuant lentement, de sa poitrine nue … Mariko laissa échapper un petit cri quand le contact se fit … ce n’étaient plus les caresses de Rémilia, mais réellement de cruelles, vicieuses chatouilles . Et, en effet, Mariko était très chatouilleuse sur cette zone … Tandis que ses deux petits seins étaient l’objets de chatouilles intensives de la part d’une Vivi aux anges, elle ne put s’empêcher de rire, ni, pour la première fois depuis le début de la séance, de supplier : « Pi… pitié Viviiiiii … pac ici, pas çaaaaa ! » La Vivi en question n’était pas prête de s’arrêter … Et même le retour des vétérans de la guerre civile des bourreaux, qui avaient convenu un accord de paix, ne la dérangea pas dans sa tâche . Tasunaki rougit plus que jamais devant ce spectacle, de même que Michaël qui ne put s’empêcher de ce sentir jaloux … Nina sourit, reprenant le pinceau qui lui était cher et en faisant usage avec expertise … Michaël, frustré de ne pas décemment pouvoir occuper en public la place de Vivi, remarqua néanmoins l’absence de bourreau sur un des pieds de Mariko . Un telle merveille devait être honorée comme il se doit … Le vrombissement de la seule et unique brosse à dents électrique de la boîte se fit entendre, noyé dans les rires de la belle suppliciée … Ils furent mêlés de cris quand le contact se fit entre le gracile pied nu de la jeune fille et l’extrémité de l’objet …
    Mariko n’en pouvait plus, ayant perdu toute notion du temps sous les chatouilles, ses yeux noirs brillant de larmes . Partagée entre le paradis et l’enfer, les chatouilles suppliciant son corps offert et bridé s’emparaient de chaque parcelle de son esprit, lai faisant passer dans un autre monde, si loin de tout … Toujours, du plus loin qu’elle se souvenait, elle avait toujours aimé cette sensation, et éprouvé du plaisir à la faire ressentir à une victime peu ou pas consentante … Des jeux innocents de sa tendre enfance, dans la maison de son riche père, avec amies et invitées, aux jeux de cordes et de suppliques qui avaient conquis son orpheline adolescence … Le supplice continuait, insupportable, ses bourreaux ignorant ses suppliques, chaque seconde de la torture que subissait son corps plus longue que la précédente . Ce fut rapide, comme si le lien la maintenant entre enfer et paradis se fut brisé, la laissant chuter dans les abîmes incendiaires, toute envie que le supplice continue se dissipa en quelques secondes, ne laissant guère place qu’à une frénésie lui ordonnant de s’enfuir de cette torture étouffante . Mais ses suppliques demeuraient les mêmes, nul ne les écouta, et elle ne désirait que la fin, de toute son âme … Le réveil sonna . Lentement, ce fut pour elle une félicité, un nirvana de paix alors que les bourreaux cessèrent leur activité, un à un … Elle ferma les yeux, les rouvrant peu après en sentant les cordes être déliés, libérant ses membres épuisés . Puis, dans un silence total, uniquement habité des sons diffus des instruments rangés à leur place, elle se leva, souriante . Elle fit quelques pas, puis s’étira longuement, savourant la fin de ce supplice éprouvant . Elle jeta un œil furtif au réveil, à l’heure qu’il affichait … heure qui n’était absolument pas du goût de Mariko … « Michaël ! Lança-t-elle avec une énergie retrouvée, explique-moi ça ! - Mais, c’est très explicable . - Pourquoi vous ne m’avez chatouillée que une heure et demie ? Une petite pause et j’y retourne, je suis résistante vous savez … - C’est justement parce que tu es très résistante, Mariko, que nous arrêtons si tôt … répondit Michaël avec un grand sourire . - Explique-moi … - La dernière demi-ehure se doit d’être plus éprouvante encore que els autres, c’est pourquoi elle aura lieu dans un autre endroit … » Le visage de Mariko resta un instant interrogatif, avant de passer en quelques d’un doute … à une crainte réelle … « Oh non ne me dit pas que … - Mais si … » Il n’y avait qu’un type de chatouilles que Mariko ne pouvait absolument pas supporter… Le passage de la langue d’une chèvre sous un de ses pieds nus …
    J'espère que vous l'avez aimé, malgré sa brièveté relative ^^ Les commentaires, c'est l'essence de la voiture dont parlait Slash un peu plus haut, et on a toujours besoin de faire le plein ... A la semaine prochaine, avec un chapitre qui devrait être mémorable ...

  • Slash Avatar
    Slash - il y a 18 ans

    12/07/08


    Commentaire construit de Slash




    Style :

    Sans savoir qui à écrit, on peut deviner sans peine qui en est l'auteur.
    Désolé de mettre le mot 'génial' mais il n'existe pas de mot supérieur pour le décrire.

    Orthographe :

    Je vais être un peu plus critique sur ce point.
    Cette fois-ci, malgré ma fatigue, j'ai relevé quelques fautes.
    Trois fois rien : une lettre oubliée, sans doute rester sur le bout des doigts, un verbe manquant...
    Bon c'est pas grave, ça m'arrive plus à moi qu'à vous.
    Pour remédier à ce problème, je te conseille chevalier de te relire une, deux heures plus tard à tête reposé
    Mais t'en fais pas, je ne t'en veux pas pour ça. J'en fais moi aussi, je peux comprendre. ;)


    Impressions générales

    Chic ! Un chapitre exclusivement composé de chatouilles. Les filles sont délicieuses. Je les aime toutes !
    J'adore trop la guerre civile ^^ qui a éclaté
    Les descriptions de chevalier sont sublimes.

    Scénario


    Pour la séance, c'était prévisible mais comme c'était sous-entendu dans les chapitres antérieurs, on s'y attendait un peu.
    La "guerre civile" a apporté le petit grain de sel qui a rendu cette séance unique. Belle idée.


    Voilà, je pense avoir tout dit... Ah si encore une chose,

    Continuez les gars, c'est une belle histoire. Je continue à vous soutenir et à vous lire avec beaucoup d'avidité.

    Sur ce, chez auditeur, je rend l'antenne et vous souhaite de passer une bonne nuit.


  • SQUALL Avatar
    SQUALL - il y a 18 ans
    Bon déjà, j'avais oublié de laissé un commentaire sur la partie de chevalier désolé Ensuit, la séance de Mariko était super, j'adore cette fille, et je commence à me faire à Vivi aussi, ça rivalité avec Tasunaki est sympa, Et puis Nina powa einh ^^ Pour la partie de Al, j'aime beaucoup Damien Vlade et ... zut comment elle s'appelle... Luna ? non, Lena, bref, j'aime bien ce trio et j'ai hâte d'en savoir plus, et puis, Lena me plait assez ^^ Enfin, pour Jean, qui est un personnage que j'aime beaucoup. Et bien je vais être franc, j'arrive pas à aimer Noe ( No ou Noé ? ), non pas parce qu'elle n'a qu'une jambe, ni qu'elle est borgne, mais parce que tu la décris maigre et rachitique, et rien que ça me donne la nausé, tout le reste je peux passé outre, elle peut être mignonne, mais j'arrive pas à dépassé ce dégout pour les sac d'os. En plus tout comme Jean, je n'aime pas qu'elle soit aussi grossiere, (entre parenthèse, la fin était ympa, leur dialogue aussi d'ailleurs) Tout cela mit bout à bout fait que je n'aime pas TROP ce personnage. Voilà. (après je vais me faire engueulé comme quoi pour moi ya que le physique qui compte... mais c'est pas ça, j'aime juste pas trop ce nouveau personnage. ( le mot rachitique quand même...il m'a assez marqué )

  • Chevalier_de_la_plume Avatar
    Chevalier_de_la_plume - il y a 18 ans
    Hello, I'm here to post the chapter I sould have ended yesterday, but I couldn't ... And je vais stop de parling anglish aussi ... Chapitre Onze : Goat Sweet Goat … « Jean, je sais à quel point tu dénigres l’effort, mais tout de même … prendre la peine de mettre un maillot serait un minimum … » C’est sur ces mots que Michaël accueillit son meilleur ami dégoulinant d’eau quand ils se croisèrent au niveau de la sortie de l’orphelinat . Jean, qui avait décidé de rentrer pour participer au supplice de Mariko, se joignit au groupe qui escortait la victime vers son lieu de supplice . C’est ainsi que se mit en route un cortège divers et varié : Mariko, ayant regagné son débardeur tandis que ses pieds blancs nageaient dans des baskets prêtées par Michaël, ledit Michaël ne cachant pas sa hâte de voir Mariko endurer le plus terrible supplice qui soit à ses yeux, Jean ruisselant mais heureux, Tasunaki, elle aussi dotée d’une paire de chaussures et de chaussettes prêtées, et enfin la petite Nina, dont les petits pieds étaient désespérément nus . « S’il vous plaît … - Non . - On pourrait inclure le trajet dans la demi-heure … - Non . - Ou réduire à une chèvre pour les deux pieds … - Non . » Mariko, mains liées dans le dos, tentait vainement d’alléger sa punition pour avoir fourré le groupe dans une mauvaise situation, mais en vain . Tasunaki la regardait timidement, avec un mince sourire amusé, alors que Nina - jeune fétichiste avérée - jubilait non loin . Le chemin, qui partait de l’orphelinat, prenait un vieux chemin pavé de pierre blanches, allait à l’opposé de la ville, en direction d’une petite colline . Au sommet de la colline se trouvait une petite exploitation agricole dont les corbeaux aux plumes délicates et les chèvres aux langues râpeuses s’attiraient la vénération des bourreaux de l’orphelinat . Mariko, pourtant rompue à toute technique de torture par les chatouilles, ayant enduré plumes, brosses, doigts agiles et longs ongles sur la plante sensible de ses pieds, craignait le supplice de la chèvre plus que tout au monde . C’était donc avec joie que la troupe l’emmenait au supplice . « Ayez pitié … tenta l’otaku, je préfèrerais encore retenter ma chance avec Demi-chan que ça . - Demi-chan ? Demanda Michaël, intrigué . - Tu sais, l’handicapée … j’avais essayé de la chatouiller il y a un moment … j’ai eu un nombre incroyable de bleus suite aux coups de béquilles … » Jean sourit intérieurement, tout en murmurant : « Demi-chan … c’est mignon … » L’ascension de la colline fut longue, d’autant plus qu’elle se fit dans un silence quasiment complet . Par moment, l’un ou l’autre se retournait pour admirer la vue que la hauteur, quoique faible, donnait sur la petite ville en contrebas . Le regard de Michaël passait lentement au rythme de ses pensées, des fleurs sur le bord du chemin au bleu pur du ciel . Nina, quoique pieds nus sur le pavé brûlant, ne semblait pas éprouver de véritable difficultés à y marcher, seule une faible irrégularité de son pas trahissant sa condition . Le chemin fut long, incroyablement long … Mais enfin ils arrivèrent . La ferme était petite, constituée d’un habitat central flanqué d’une étable et d’un garage faisant également office de grange . Un poulailler et une large parcelle de blé, d’un hectare environ, terminaient de donner le ton au lieu, fort pittoresque . Le fermier, Thomas de son prénom, était un homme petit et trapu, rude et solitaire, dépassant de peu la cinquantaine . Il était assis sur une chaise en bois, devant sa maison, dégustant un sandwich de sa fabrication, rappelant au groupe que l’heure approchait de midi et qu’ils n’avaient toujours rien mangé … Mais leur début de faim pouvait bien attendre une demi-heure, surtout aussi délicieuse . « Bonjour ! Lança Michaël en faisant un grand signe de la main . - Hmmm ? Fit l’agriculteur en relevant la tête . Oh, vous êtes de l’orphelinat, pas vrai? - Tout à fait, dit l’adolescent en s’approchant . - Et voulez vous amuser avec les chèvres, je devine … décidément j’vous comprendrai jamais … mais bon, tant que vous volez rien et blessez pas ces pauv’bêtes, moi, ça me va … allez-y . - Merci beaucoup ! » Revenant vers son groupe, le jeune homme leur annonça l’absence de complications, et tous se dirigèrent avec joie - sauf Mariko - vers le lieu béni . Pour l’atteindre, les jeuens gens firent le tour de la petite ferme, en direction de la porte de l’étable . Le bâtiment était minuscule, sa superficie n’étant augmentée que par un petit carré d’herbe adjacent fermé par une clôture de bois dans lequel se reposaient paisiblement une dizaine de chèvres . Entre ce carré et l’étable proprement dite, occupée par un cheval hors d’âge, se trouvait le lieu le plus attractif de la ferme . Une vieille table de bois était posée sur l’herbe, et, posé à ses côtés, reposait un seau d’acier aussi antique que bosselé, contenant un tube de sel à moitié vide et une large brosse . C’est pourtant là que se déroulaient d’atroces séances de torture … Mariko frémit en voyant ce décor annonciateur de la dernière partie de sa punition … Tasunaki portait, dans un petit sac à dos, une réserve de liens qui allait servir à l’attacher … voyant sa meilleure amie ôter le sac et commencer à l’ouvrir, elle sut qu’elle était dans l’impasse . Nina lui lançait un petit sourire vicieux, qui ne faisait que diminuer encore ses maigres réserves de courage face à la perspective du supplice de la chèvre … Elle le ferait payer à cette petite peste … « Mariko, nous n’attendons plus que toi … susurra Michaël tout en défaisant la corde qui lui liait les mains dans le dos . » Prenant son courage à deux mains, Mariko s’avança devant la table … Puis, lentement, pour gagner autant de temps que possible, elle défit les lacets des baskets trop grandes … puis retira les chaussettes noires prêtées pour l’occasion, révélant ses sublimes petits pieds aux couleurs nacrées … Tels des pieds de poupée … Les posant sur l’herbe séchée par le soleil, elle respira profondément, sentant angoisse et appréhension peser sur son cœur, obscurcissant le tendre plaisir de se mouvoir pieds nus … Puis, lentement, prit place sur la table . « Bon, organisons-nous … commença le leader . Jean ! - Mouais ? Fit ce dernier d’une voix presque ensommeillée . - Va chercher les chèvres . - Ok … - Tasunaki ! - Oui … - Tu t’occupes de l’eau salée . - D’accord . - Nina ! - Présente ! - Tu m’aides à attacher Mariko … - Yeah ! » Dans une fluidité témoignant de l’expérience du groupe, les adolescent exécutèrent chacun leur tâche aussi rapidement qu’avec attention . S’emparant des cordes portées par Tasunaki, Nina et Michaël lièrent ensemble les chevilles puis les poignets de leur captive . Se servant des pieds de la table comme support, ils attachèrent solidement leur victime en I, laissant ses pieds nus sans défenses face aux cruelles langues des chèvres . Ces chèvres, ramenées par Jean à une vitesse loin de battre le moindre record, toutes deux brunes et en bonne santé, furent sorties de l’enclos, suivant docilement l’adolescent . Usant d’un robinet dont le but initial était de remplir un abreuvoir, Tasunaki remplit le seau, avant d’y ajouter du sel, touillant la préparation d’une main consciencieuse . Voyant la scène prête pour la pièce qui allait s’y jouer, Michaël et Jean ne purent s’empêcher de sourire, plus légèrement pour le second . Mariko était résistante, et ce supplice lui conviendrait à merveille … En assistante consciencieuse, Nina plongea la brosse dans l’eau salée, et la promena longuement sous les pieds de Mariko, le soleil se reflétant sur le liquide, donnant une ffet brillant à ces deux merveilles . Mariko, extrêmement chatouilleuse, ne put s’empêcher de rire et de se tortiller tandis que Nina passait longuement la brosse sur chaque pied, en profitant pour torturer un peu plus les délicats pieds nus de son aînée . Une fois que ses deux pieds firent ruisselant d’eau salée, Jean et Michaël guidèrent chacun une chèvre devant ces merveilles, les arrêtant juste hors de portée d’une Mariko attachée, sentant son cœur battre la chamade dans sa poitrine face à l’imminence de la torture . « Pitié … supplia Mariko . - Il fallait y songer avant, jubila Michaël . - Et puis, ajouta Jean, ces chèvres adorent le sel, il serait cruel de les priver de cette occasion … » Une main posée sur l’échine d’une bête, chacun des deux adolescent finit de faire avancer sa chèvre jusque devant les pieds ruisselants de la suppliciée … Le nez juste devant ces merveilles de douceur, les chèvres furent informées par leur odorat développé de la présence de sel … et commencèrent à lécher … Mariko poussa un petit cri, immédiatement suivi de son rire musical quand les chèvres se mirent à se lancer dans une quête frénétique de ce sel qui exerçait sur elles un attrait tout-puissant … Tièdes et râpeuses, leurs langues rapides glissèrent frénétiquement sur la plante si douce de ses pieds nus, emplissant Mariko d’une insupportable sensation . Aucune plume au monde ne pouvait égaler cette torture … La délicieuse otaku était réellement adorable quand elle subissait un délicat supplice tel que celui-ci . Son rire aigu et mélodieux et ses suppliques implorantes étaient loin d’adoucir la volonté des bourreaux à la chatouiller, ne faisait qu’attiser leur appétit … Ses petits pieds, délicats et soigneusement entretenus, tellement tentants, tellement chatouilleux … ils exerçaient sur tous, et surtout sur Michaël un attrait particulier . Comme pour Rémilia, chaque occasion de lui faire vivre une infernale séance était prise avec joie, pour le plus grand bonheur de la jeune fille . Sauf quand il s’agissait de se faire lécher les pieds par ces doux animaux … « S’i … s’il vous plaît ! Par pitié faites-les partir ! » supplia-t-elle . Mais, hélas pour elle, les bourreaux restèrent de marbre devant ses suppliques, se délectant du spectacle … Ses pieds, aux courbes parfaites, à la pâleur fragile, aux si mignons orteils, remuant tant bien que mal pour échapper aux langues insatiables des chèvres … Leurs langues fureteuses avides du moindre grain de sel dissous dans l’eau qui recouvrait les pieds de la belle ne déméritaient pas, lapant à loisir ce don du ciel… Parfois, une goutte pure et salée demeurant entre deux orteils attiraient leur attention, au grand dam de la jeune fille, qui regrettait à présent amèrement d’avoir mis une séance en jeu en cas d’échec … Du talon aux orteils, la plante de ses pieds était suppliciée, soumise à une torture à laquelle, attachée, elle ne pouvait en aucun cas échapper … De temps à autre, afin de ne pas amoindrir la torture, Nina plongeait ses mains dans le seau, et en versait un peu au sommet des pieds dénudés de la jeune fille . Coulant en cascade, l’eau fraîche et regorgeant de sel ranimait l’appétit des chèvres, qui léchaient de plus belle cette manne, faisant jaillir les rires et suppliques de Mariko . La ferme, et en particulier ces chèvres exerçaient un attrait certain sur les orphelins, et avait au fil du temps été élevé au rang de lieu sacré par les fétichistes . Si, la plupart du temps, il s’agissait de faire connaître l’enfer à une jeune fille ayant perdu un pari ou écopé d’un gage, voire de faire expérimenter la sensation à une jeune curieuse, l’endroit revêtait plus rarement une autre fonction . En effet, quand il arrivait un contentieux ou une affaire mettant en cause une jeune fille, elle était parfois amenée ici et soumise à une longue et éprouvante séance de torture, afin de lui faire avouer sa culpabilité . Souvent, nombre d’entre elles avouaient tout en étant innocente, échangeant presque avec soulagement la table rustique contre le carcan du hall . Bien sûr, les surveillants, représentant la loi au sein de l’orphelinat, condamnaient ce traitement médiéval, mais il était si simple de faire en sorte qu’ils ne sachent pas … Michaël et Jean, l’un attentif et l’autre rêveur, regardaient avec plaisir le supplice de leur amie, leurs yeux passant de temps à autres de son visage écarlate à ses divins petons mis à mal par les chèvres, longeant par moment sur son corps lié . Sa position en I conjuguée à un débardeur tout juste à sa taille faisait qu’une petite partie de son ventre était dénudée, assez pour laisser l’œil vagabonder sur une petite moitié de nombril … et rêver d’ajouter encore un peu à sa torture … Après tout, le supplice de la chèvre réclamait des pauses, pour le bien-être des pieds de la victime, qui, sous le ménage de sel, d’eau et de langues râpeuses pouvaient finir purement et simplement écorchées à long terme . Pendant ce temps, ces aisselles et côtes deviendraient des cibles de choix … « Dites, les gars … fit Nina, hésitante . - Hmm ? Firent en cœur les deux amis . - Quand elle aura droit à une pause … je pourrais essayer ? - Essayer quoi ? Demanda Jean . - Les chèvres … » Michaël, qui n’avait rien contre la mise au supplice d’une si jeune et si craquante lolita, ne put empêcher son regard de descendre vers les pieds nus de Nina … et son visage de s’éclairer d’un grand sourire . « Mais bien sûr … assura-t-il . - The lolicon is here ! chantonna Jean . - Rooh, tout de suite les grands mots … » Et, tandis que les deux orphelins commençaient une joute verbale plus ou moins désabusée, la jeune fille aux cheveux blonds s’aventura près de du seau empli du doux et salé mélange, et alla en verser un petit peu sur les pieds de la suppliciée … Les suppliques de cette dernière ne firent qu’accroître la joie de la cruelle Nina . Jetant un œil à la montre entourant son fin poignet, elle estima avec joie que Mariko mériterait bientôt une pause dûment acquise … Il y avait non loin de là, à quelques mètres à peine, une vieille souche asséchée par le soleil . S’emparant d’un petit tabouret inoccupé à sa portée, Nina l’installa juste à côté de celle-ci . Comme prévu, elle vit les deux hommes du groupe écarter les animaux des petons torturés de Mariko, malgré leurs silencieuses protestations . Confiant les deux bêtes à Michaël, le dormeur, pour une fois on ne peut plus réveillé, remonta le débardeur de son amie jusqu’à dévoiler ses côtes, et, rejoint par une timide Tasunaki, fit jouer ses doigts sur les points sensibles ainsi mis à sa disposition … Pendant ce temps, armé du seau, d’une corde et de la brosse, Michaël se dirigea vers la victime volontaire . Nina trônait sur le tabouret, ses jambes terminées par de divins pieds dénudés royalement posées sur la souche, attendant leur supplice . Souriante, elle regarda sans un mot son aîné poser seau et brosse, et laissa ses fines chevilles être attachées ensemble par une corde de coton noir . Une fois son œuvre terminée, le jeune homme aux cheveux bruns jeta un œil à sa victime, puis dit d’un ton de désaccord : « Hmm, vraiment, Nina, il faut être respectueux envers ces nobles bêtes … regarde-moi dans quel état son tes pieds … » En effet, bien qu’aussi purs et délicats que d’habitude vu du dessus, les pieds nus de Nina prenaient un tout autre aspect une fois leurs plantes révélées à la vue … La longue marche sur la terre battue et le pavé brûlant avait noirci de poussière ces petites merveilles … « Un nettoyage s’impose, constata le bourreau . - D’accord . Mais, vas-y doucement … répondit la tendre Nina .  - Compte sur moi … » Prenant les pieds délicats de la jeune fille sur ses genoux, l’orphelin s’empara lentement de la brosse préalablement trempée dans l’eau salée … Et commença à en frotter énergiquement les plantes de sa petite victime … Prise par surprise, manquant de tomber au sol, Nina s’agrippa fermement aux bords de son tabouret, ne pouvant retenir de petits cris mêlées de son adorable rire . Terriblement chatouilleuse, ce nettoyage intensif avait sur elle un délicieux effet, lui faisant supplier Michaël tandis que celui-ci révélait à nouveau à ses yeux ravis les plantes pures et bronzées de sa jeune amie … Pris au jeu, il continua longuement à la chatouiller ainsi, la brosse allant et venant sous ses petits pieds à un rythme infernal, continuant même bien après les avoir débarrassé de toute impureté … Enfin, laissant une Nina essoufflée, il reposa la brosse . Prenant ses délicates chevilles, en main, il trempa lentement ses pieds nus dans le seau, les recouvrant intégralement de la précieuse eau salée … « Dis-toi que c’était l’échauffement, plaisanta-t-il devant l’air boudeur de Nina . - La suite est pire ? - Largement pire … » A ces mots, laissant une lolita anxieuse sur le tabouret, il laissa ses pieds reposer sur la souche plate - découpée à la tronçonneuse -, et partit chercher les chèvres, qui broutaient à présent quelques brin d’herbe sèche non loin de la table où état attachée Mariko, regrettant l’eau salée … Michaël allait leur faire plaisir … Il était pourtant rare que le jeune homme délaisse la possibilité de chatouiller Mariko pour une autre victime . Mais il fallait également savoir que Michaël était quelqu’un de lunatique, changeant parfois subitement d’humeur ou d’envie . Ce côté imprévisible, bien que parfois déroutant, contribuait à le démarquer de la plupart des gens, en bien ou en mal suivant la situation . Nina frissonna en voyant le museau des deux frêles quadrupèdes s’avancer vers ses petits pieds, comme hypnotisés par l’odeur du sel … Cessant de les guider en le tenant par le dos, Michaël vint s’emparer des villes liées de Nina, afin qu’elle ne les ôte pas au nez et à la barbe des chèvres … Les animaux commencèrent à lécher les pieds de la jeune fille … Elle ne résista pas, et rit immédiatement, envahie par l’infernale sensation de leurs langues sous ses pieds… Abandonnant brusquement toute raison, elle tenta de se dégager de cette situation, ne parvenant qu’à faire tomber au sol le tabouret qui la soutenait … Allongée dans l’herbe, les pieds posés et maintenus sur la souche, elle se retrouvait dans une situation plus délicate encore qu’avant … Et les chèvres continuaient à lui lécher les pieds … « Stop ! Arrête ! Je .. Ça y est, j’ai testé, j’ai vu ! C’est inhumain, pitié … - Nina, je ne te croyais plus courageuse … - Pitiéééééééééé ! » Prenant un malin plaisir à ignorer la supplique de Nina, Michaël maintint ses doux petons à portée des chèvres avides … En bons instruments de torture vivants, il remplir à merveille leur office, arrachant cris et suppliques à leur tendre victime qui regrettait amèrement sa curiosité . Les rires conjugués de Mariko et Nina, l’une ente les mains de deux bourreaux, l’autre de deux chèvres, formaient une délicieuse mélodie si douce à l’oreille … Il ne fallait en aucun cas la faire cesser … « S’il te plaît ! Je te laisserai me chatouiller les pieds ! Supplia Nina . - Même si c’est indirectement, je suis déjà en train de le faire . - Sous les bras aussi ! Je me mettrai en maillot de bain, si tu veux ! N’importe quoi mais libère-moi, par pitié ! - Hmm … désolé, mais les dures et immuables lois de la morale m’interdisent d’accepter cette demande … La situation actuelle est cependant une agréable compensation … » Bercé par les rires de Nina, Michaël maintint ses chevilles immobiles, afin de les supplicier de longues minutes … regarder ces petites merveilles dorées se faire lécher avec ardeur par les chèvres était un délicieux spectacle … Nina ne fut libérée qu’au bout de cinq longues et éprouvantes minutes de torture, écarlate et essoufflée, maudissant mille fois son impitoyable bourreau … Qui, le cœur léger, s’en retourna vers une Mariko attachée et vulnérable … Bientôt, il serait temps d’offrir aux chèvres un troisième round de léchage … Bientôt … J'espère que vous avez aimé ... si oui (ou non, ne soyons pas chauvins), je vous invite à poster un commentaire, c'est ça qui nous motive . Aucune chèvre n'a été blessée durant le tournage de ce chapitre ^^'

  • SQUALL Avatar
    SQUALL - il y a 18 ans
    mignon ^^ j'aime pas trop le truc avec les chèvres mais j'aime assez ce chapitre, il est...simpathique, pour faire simple, j'aime bien ce petit groupe d'amis, c'est super. Et puis... Demi-chan, même si c'est un humour un peu noir, ça m'a fait bien rire. Et Nina est adorable, comme d'habitude ^^

  • SQUALL Avatar
    SQUALL - il y a 18 ans
    alors, premiere chose, cette phrase est génial ^^ : Ma vie… n’est qu’une conglutinante succession éphémère de phénomènes insipides et métaphoriques sur le conditionnement malléable et prodigieusement aléatoire de la déliquescence humaine… Même si je ne suis pas^sûr d'en saisire le sens exact. Et puis le : il y a erreur sur l'activité proposé ma bien fait rire, en vérité, je me suis bien marré d'un bout à l'autre, et comme j'aime beaucoup Nina, c'est tout bon. Bref super chapitre. (Jean qui s'endort sous la table du réfectoire...magnifique ^^) Ah encore un chose, j'espère qu'on en saura plus sur Luo et les deux autres.

  • tickling-shower Avatar
    tickling-shower - il y a 18 ans

    Wahouuuuuu! :D
    j'adore cette histoire, vive chevalier et al :D


  • SQUALL Avatar
    SQUALL - il y a 18 ans
    Et bien pas de suite cette semaine ? Si j'ai pas mon Orphanage hebdomadaire je suis de mon humeur ! J'espère que la suite va arrivé ^^ je suis impatinet de la lire, bon courage à celui qui écris, chevalier je crois, oui c'est ça.

  • Chevalier_de_la_plume Avatar
    Chevalier_de_la_plume - il y a 18 ans
    Pas de panique, pas de panique ^^ Par manque de temps et d'inspiration, et n'ayant pas à donner le relai immédiatement, je déborde un peu, certes, mais dans le but de faire un chapitre de qualité plutôt qu'un travail bâclé . Je pense finir ce soir ou demain ...

  • Chevalier_de_la_plume Avatar
    Chevalier_de_la_plume - il y a 18 ans
    Ohay-Lucky ! Bon, ok, vu qu'il n'y a pas des masses d'otakus sur ce forum, je ne risque pas d'être compris par beaucoup de monde ^^ On la refait : Bien le bonjour, vous me voyez honoré de vous rencontrer, cher ami . Je ne doute guère que vous eûtes été impatients de poser vos yeux sur ce chapitre écrit de ma main . C'était mieux ? De toutes manières, voici le chapitre que vous avez tant attendu ! « Merci beaucoup, c’est exactement ce que je cherchais, remercia l’homme en jetant un dernier coup d’œil au confortable canapé exposé dans un coin du magasin . - Y’a pas d’quoi … marmonna-t-elle mollement . - Je téléphonerais demain pour régler la commande, d’accord ? - Si vous voulez … - Bien, sur ce, au revoir, et bonne journée . - A vous aussi … » L’homme, un sourire au lèvres, sortit gaiement du magasin, content de son futur achat, laissant le magasin d’ameublement totalement désert . Morgane soupira, lasse, et se dirigea mollement vers le comptoir, plus précisément vers le tabouret bancal placé derrière, avant de s’affaler mollement sur ce dernier . Soutenant sa tête à l’aide de sa poing fermé, elle ferma lentement les yeux, après avoir jeté un œil à l’heure affichée dans un coin de l’ordinateur du comptoir . Il était 16 heures . « J’en ai encore pour cinq ou six clampins comme ça … murmura-t-elle, dégoûtée par la perspective . » Le magasin était relativement grand pour une petite ville comme celle-ci, bien qu’une seule personne suffise amplement à le faire fonctionner . Doté d’un sol blanc, de murs blancs dotés de quelques tableaux modernes et immondes, la seule couleur du lieu venait des articles en vente . Ce canapé rouge au design arrondi, cette table beige assez vaste pour y faire asseoir douze personnes … Aucune chaleur humaine ne s’échappait de ce lieu moderne, fonctionnel . Ce n’était pas la chaleur d’une menuiserie, l’exposition du talent d’un ébéniste, non, c’était la froideur des produits faits à l’étrangers et vendus à quatre fois leur prix, celle de l’industrie, des normes et des chiffres d’affaires . Rassurant, pour un client, mais déprimant pour Morgane . Parfois, trois ou quatre personnes tout au plus occupaient les lieux en même temps, mais la plupart du temps, c’était un client à la fois . Il n’y avait personne pour l’instant, si ce n’était elle et le patron de la petite boutique de meuble située en plein centre de la petite ville locale . Elle avait atterri ici en même temps que son petit frère, et, faute d’argent et de moyens, n’avait pu trouver qu’un job minable dans les environs . Morgane soupira à nouveau . Vendre des meubles qu’elle ne pourrait jamais s’acheter à des gens trois fois plus heureux, riches et menant de belles vies était démoralisant au possible, sans compter l’ennui et la répétitivité de la chose . Elle exerçait déjà le métier depuis un an, et prenait chaque jour la décision de déposer sa démission . Sauf qu’elle ne l’avait jamais fait, faute d’autre possibilité de travail ou de temps pour en trouver une . Ses cheveux courts, mal coiffés, descendant à peine au-delà de sa nuque féminine, s’accordant de par leur couleur avec ses grands yeux profonds, d’un noir de jais . Elle était grande et musclée, étant une sportive confirmée . Ses bras à la peau très bronzée, que son débardeur noir laissait nus, témoignaient d’une certaine force, qui allait de pair avec cette impression de rudesse se dégageant d’elle . Elle portait, du reste, un jean bleu et des baskets blanches, et un bracelet au poignet, rien de très distinctif . Morgane semblait ainsi presque virile, dépourvue de cette douceur et cette délicatesse toutes féminines, mais ce n’était qu’à première vue . Son visage était beau, malgré ces lueurs tristes et lasses qui ternissaient son regard de jais . Son corps, bien qu’empreint de cet aspect farouche, presque agressif, était marqué d’une certaine finesse, trahissant par ses courbes tant par ses mouvements une certaine douceur dissimulée derrière sa vie monotone et étouffante . Elle regarda encore la montre : il était dix-sept heures cinq . Elle ferma les yeux, et se représenta la suite des évènements . Elle accueillerait quelques clients abrutis ne sachant pas ce qu’ils veulent, puis ce serait la fin de son temps journalier, et elle irait parler avec le patron . Son cœur se serra légèrement . Son minable petit appartement lui revenait trop cher, se faisant un fardeau de plus en plus lourd à mesure que le loyer augmentait . Son salaire était faible, et sa seule option était que ce dernier augmente… Tout était donc entre les mains du propriétaire du commerce . Bien que le métier soit abrutissant autant que misérablement payé, elle y était toujours après un an d’ennui ininterrompu . C’était au moins un petit morceau de soupçon de victoire… Une goutte dans cette vie étouffante … Peut-être prendrait-il cela en compte … Il ne vint à elle que deux uniques clients, un retraité en quête d’une table et une mère de famille qui fit l’acquisition d’une superbe étagère de cuisine . Elle meubla - c’était le cas de le dire - le reste des deux heures qu’elle passa derrière le bureau sans occupation aucune . Nulle amie à appeler avec son vieux portable, nulle famille … Si, une famille … Michaël, son petit frère, un crétin de dernier ordre, plus préoccupé à traîner avec un paresseux abruti et à draguer une fille facile que toute autre chose dans la vie, hormis bien sûr les demoiselles ayant les chevilles enfermées dans un carcan . « Orphelinat de merde … » murmura-t-elle au souvenir de cet endroit dans lequel elle avait passé plusieurs années . Elle avait été heureuse de quitter les lieux, « encouragée », pour ne pas dire forcée, de vivre d’elle-même dès sa majorité atteinte . Echapper à ce lieu de fous avec ses surveillants injustes, son directeur pervers, ses punitions … Un lieu ou la seule loi ou presque était celle d’une bande de tordus voulant voir les pieds de toute demoiselle aux alentours passés à la plume … Elle-même y avait été soumise plusieurs fois, et ce n’était pas son frère qui s’était abstenu d’ajouter à son supplice … Et elle avait passé par cette étape, puis par sa situation actuelle, par la seule insouciance de ses parents, qui s’étaient crus trop expérimentés pour pouvoir s’aventurer hors des pistes prédéfinies … Jamais on n’avait retrouvé leurs corps enfouis sous la neige d’une avalanche . Dix-huit heures sonna à l’église de la ville, à deux pas de la petite boutique . C’était la fin de son temps de travail réglementaire, et, l’horizon étant dépourvu de clients, elle ne mit pas longtemps à quitter son poste . D’ordinaire, elle rentrait chez elle sans un mot, mais aujourd’hui, elle devait avoir une discussion avec son employeur . Sortant les mains des poches, dans lesquelles elle avait la fâcheuse habitude de les ranger à la moindre occasion, la jeune femme se dirigea vers le fond du magasin, là où une porte ornée d’un écriteau « Privé » séparait la boutique elle-même de la salle où étaient entreposés les stocks . L’ouvrant en tournant lentement la poignée, Morgane pénétra dans un petit escalier menant à la réserve qui servait aussi de bureau au maître des lieux . Le petit escalier de béton froid menait à la vaste pièce en sous-sol, flanqué d’une pente douce et régulière . Cette dernière avait été installée ici pour faciliter le transport des meubles d’une pièce à l’autre . Ce système relativement peu pratique était en partie dû, selon le gérant, à l’architecture de l’ancien appartement au rez-de-chaussée duquel il avait installé son magasin . La raison pour laquelle il y demeurait en toute circonstances, laissant son employée faire tout le travail de vente tandis qu’il compulsait des livres de références et passait des commandes dans la solitude était toute autre . En effet, monsieur était agoraphobe . Si quelqu’un, par ennui, certainement, s’aventurait dans le curriculum vitae de cet individu, il n’y trouverait pas grand-chose . Jacques Pélliard, 38 ans, divorcé, sans enfant . Permis de conduite mutilé d’une poignée de points pour une infraction mineure ou deux, ancien membre d’un club de billard, adhérent d’un parti politique modéré . Médicalement parlant, hormis une légère agoraphobie, tenant plus de la gêne légère que de la frayeur véritable, une calvitie relativement précoce et une myopie certaine étaient ses seuls points remarquables . Morgane termina de descendre l’escalier . La réserve était, sans être aussi vaste que l’espace principal de la boutique, une vaste salle . De nombreux meubles y étaient entreposés, la plupart recouverts d’une couche protectrice de plastique transparent . Ici, quelques chaises, là-bas, une armoire noire à la forme cubique, dans un coin, un lit à une place … Et au centre de tout cela, un bureau, simple, de bois clair, croulant sous la masse qu’il soutenait . En effet, un ordinateur, un vieux modèle ronronnant, pesait de tout son poids, accompagné d’une fratrie d’épais volumes : trois catalogues dont deux épuisés, un recueil de normes européennes, des carnets de commandes, un agenda et plus de stylos qu’il n’en faut pour équiper une classe de lycéens . Derrière cet arsenal, le visage éclairé par la lueur blanche émanant de l’écran de l’ordinateur, trônant sur une haute chaise à roulettes, se trouvait le propriétaire . « D’accord … t’es au courant que ça va te coûter deux fois plus cher ? M’enfin bon, tu sais, moi, j’dit pas non, ça fait toujours du beurre sur les épinards ! Oui, oui, je prends en compte la réduction habituelle, vu que continues de m’envoyer tes vidéos . Hmm, je vois … Heureusement que je suis là . Comme d’hab, t’auras ta commande dans une semaine environ . Bye ! » L’homme raccrocha son téléphone portable et le posa au sommet d’une pile de feuilles mêlant reçus, comptes financiers et documents fiscaux . Bien que Morgane se tienne, droite et silencieuse, devant lui, tous deux étant séparés par le bureau surchargé, il resta un instant silencieux . Profitant de cet pause avant l’instant de vérité, Morgane posa ses yeux noirs sur son employeur . Il était de taille moyenne, vêtu d’une veste à carreaux et d’un pantalon de toile sombre . Il devait avoir été séduisant, fut un temps, mais hélas, la vie ne lui avait pas accordé longtemps cet état de grâce . Entièrement chauve, l’absence de cheveux laissait apparaître un crâne luisant et épais, surplombant de son front court une paire de petits yeux noirs dont la vue défaillante était corrigé par des lentilles . Du reste, son visage gardait un certain charme, hélas pour lui d’une pâleur livide suite à sa fréquentation assidue de salles sombres, et la marqué de manière peu élégante par un certain embonpoint . Non, définitivement, si cet homme avait été beau un jour, il ne l’était plus, à présent doté d’un physique banal et peu attirant . Enfin, après un long silence, il parla . « C’était Michel à l’appareil, tu sais, le dirlo de l’orphelinat . On est de vieux potes lui et moi . Quel veinard, ce vieux con … Un de ses charmants pensionnaires lui a cassé la serrure d’un carcan à coups de pieds, et il a du utiliser un vieux, de rechange, à la place durant un moment . Tu vois, il avait peur qu’en appelant un serrurier pour faire poser un autre cadenas la rumeur s’ébruite et tout le toutim … Alors il m’appelle pour que je lui commande un nouveau carcan, maintenant qu’il a les sous pour payer grâce aux fonds de l’Etat et autres . Comme ça, sur ses fiches, il aura pas un achat de pervers.com ou je ne sais quoi, mais de chez moi, et ça passe comme une lettre à la poste … » Morgane resta de marbre face à ce monologue . Pélliard avait un défaut monumental : il adorait parler . Pas au point de parler tout seul, mais il pouvait se lancer de longs discours plus ou moins soporifiques durant ce qui semblait être des heures sans s’en lasser . Parfois, cela le menait à mettre des gens au courants de choses dont ils n’avaient absolument pas besoin d’être informés . Par exemple, elle venait d’apprendre l’existence de ce deal, et même du rapport d’amitié unissant son patron et l’homme qu’elle haïssait le plus, le directeur de l’orphelinat . Cependant, tandis que le commerçant continuait de parler sans pause ni repos, une forme sombre attirait le regard de la jeune femme . Posé non loin du bureau, une forme de relativement petite taille comparé aux autres meubles, cubique, était posée au sol, enveloppée dans du plastique . La lumière blanche envoyée par la lampe du plafond se reflétait dessus de sorte que l’œil avait du mal à en percevoir le contenu, mais … Il y avait quelque chose, c’était sûr . Une forme qu’elle ne connaissait que trop bien, annonciatrice pour elle des pires tourments … De bois sombre, presque noir, avec deux imposants trous en guise d’yeux menaçants … Sous le plastique, un carcan … Un frisson de dégoût s’emparant d’elle, elle choisit de fuir en avant, et, rassemblant son courage, se lança . «  … et donc, tu vois, je me retrouve à commander des jolis trucs comme ça à des entreprises plus que louches, mais bon, le jeu en vaut la chandelle, par exemple … - Monsieur, je voudrais vous parler . - Hein ? Répondit l’homme, fauché en pleine course . » Le regard de Morgane était posé sur lui, le visage de son employée affichait un air décidé . L’homme la regarda un instant, plongeant ses yeux dans son regard, le soutenant sans rien dire, observant . Cette rude jeune fille, il fallait l’observer un moment pour le remarquer, mais … elle avait des yeux vraiment magnifiques … « Je suis venue vous demander une augmentation . » Elle n’y était pas allée par quatre chemins, comme à son habitude . Morgane était une fille directe, ne s’embarrassant pas d’introductions ou entrées en la matières . Le commerçant resta impassible un moment, avant de répondre à son employée . « Une augmentation ? Je peux savoir pourquoi ? - J’en ai besoin . - Ouais, moi j’ai besoin d’une Porsche et d’un palais privé avec piscine et femmes de chambre en minijupe … - Je vous parle d’un vrai besoin, mon loyer vient d’augmenter et … commença Morgane, avec une ardeur de moins en moins contenue . - Oh, dans ce cas, je suis plus compréhensif . » Le gérant pencha la tête sur le côté, pensif . « Prime d’ancienneté ? La maison fait pas ça . Prime du meilleur employé ? T’as une sacrée concurrence … - Vous n’avez pas forcément besoin d’une raison, tenta Morgane . - J’ai besoin d’argent, et j’en ai pas des masses . Hausse des matières premières, baisse du pouvoir d’achat des clients, c’est pas dur à comprendre, ma p’tite . - Ne m’appelez pas … - Sois pas aussi à cheval sur les principes, ma p’tite, coupa-t-il en insistant sur le dernier mot . - Je suis ici depuis un an . - Et ça fait un an que je te paie neuf cent balles au mois pour le boulot que tu fais ! Et je trouve ça bien assez, vu que tu passes ton temps à te tourner les pouces étant donné que presque personne ne vient dans cette boutique ! » Involontairement, prise de court par l’argument de son employeur, elle détourna le regard, qui vint se poser à nouveau sur le carcan . A côté de la forme sombre de la chose, il y avait une boîte … Une boîte de taille moyenne … Reprenant ses esprits, morgane dut faire face à la vérité : rien dans ses actes, sinon son besoin d’argent, ne suscitait une telle récompense . On ne lui devait rien . C’était elle qui demandait . « Monsieur, je vous en prie … » Chaque mot lui arrachait le cœur . Fière et solitaire, la rude demoiselle avait à ce jour survécu par elle-même, subvenant seule à ses besoins, faisant seule face à ses échecs, ne comptant que sur elle-même . Et aujourd’hui, ici, elle était là, à demander … à supplier … Son honneur sali, elle se sentait tellement misérable, pathétique … « Les yeux doux c’est pas ma tasse de thé . Y’a une boîte de strip-tease à deux pas, ton genre plaît à pas mal de gars, tu sais, je te retiens pas ici … » Serrant les poings de rage face à cette déclaration, dont la limite entre la plaisanterie et le sérieux était floue, elle lança un regard noir à son employeur . « Tu sais, ça marche encore moins … et si tu menaces de me tabasser, vas-y, je suis costaud, je saurais me débrouiller même si t’as fait trois ou quatre ans de boxe … - Six, corrigea sèchement Morgane, n’ayant aucune envie de recourir à la violence . - On est pas à ça près . » L’homme fit craquer ses phalanges, faisant cuire Morgane dans son jus . Ce simple pouvoir de décider du temps qu’il prendrait était une manière efficace et subtile de démontrer la situation . Il décidait . Elle était entre ses mains . Il avait le choix . Pas elle . « En fait, continua-t-il après près d’une minute de silence, en tapotant une pille de fiches de budget, je crois qu’il me reste un fond de quelque chose … de quoi t’augmenter d’une centaine d’euros au mois … » Morgane parvint à rester de marbre, tiraillée entre deux émotions contraires . La joie de voir une fin à son problème financier se profiler l’emplissait d’une réconfortante chaleur … Mais une part d’elle était sceptique . Pourquoi sortait-il cette possibilité de son chapeau à présent ? Il aurait pu le faire au début . Il y avait quelque chose dessous… « Mais le problème c’est que tu ne les mérite vraiment pas . - Je ferai en sorte que ce soit le cas . - Mais j’y compte bien … » Le sang de Morgane se glaça dans ses veines . Il allait lui faire une proposition, et elle sentait qu’elle allait être contre . Le regard de l’homme, son visage, la situation, tout… tout allait dans ce sens qu’elle voulait fuir … Il regarda en direction du carcan . « Tu sais, c’est pas ce carcan que je vais lui envoyer . T’étais là quand je le lui ai dit, ça prendra une semaine … Une semaine pour commander au fabricant, le faire livrer ici et trouver un moment pour le refiler à mon cher ami . Si je prends la camionnette, je lui apporte celui-là en une demi-heure, mais j’en ai pas l’intention … Pourquoi ? C’est tout simple : c’est mon carcan, celui-là . » Ce dont elle avait commencé à se douter quand elle avait appris l’amitié de son patron avec le directeur de l’orphelinat devint une certitude : il était l’un d’« eux » . « Eux », ces tordus qui mettaient dès que possible les pieds d’une jeune fille dans un carcan pour la chatouiller . Elle les haïssait … son frère, les mioches de l’orphelinat, les surveillants le directeur … Elle ne put réprimer un frisson en voyant le visage de son employeur . « Ce carcan est du même modèle que ce que j’envoie à l’orphelinat quand un abruti en casse un ou qu’un problème arrive . Y’a pas de normes sur la fabrication de carcans de torture … Pas de lois, ni de garanties … alors, c’est à nous de tester la qualité, régulièrement … Une séance d’une heure par semaine me semble suffisant, tu n’auras qu’à prendre l’augmentation comme un salaire pour ta prestation de testeuse … » Un sentiment de dégoût profond envahit Morgane à cette idée . Des chatouilles … elle avait prit jusqu’au mot en horreur depuis les innombrables supplices qu’elle avait subi entre les murs de l’orphelinat . Punitions justifiées ou non, tortures par pur sadisme, plumes, brosses, et même les langues râpeuses des chèvres … Cinq ans durant, elle avait résidé à l’orphelinat, subissant les fréquentes attentions des fétichistes … L’homme eut un large sourire, regardant à présent son employée avec des yeux brillant d’une perverse intensité, descendant depuis son torse, plus bas, toujours plus bas, jusqu’à ses pieds enveloppés de baskets blanches … Elle n’avait pas le choix, elle était toute à lui … Il ne manquait qu’une touche finale … « Si tu refuses, tu peux rentrer chez toi et revenir demain à l’heure habituelle, tout restera comme avant . » dit-il sur le ton de la conversation . Tout, oui, même ses problèmes financiers . Les deux solutions se présentant à elle étaient déchirantes . Morgane baissa les yeux, se sentant soudainement si faible, si vulnérable face à la situation qui faisait d’elle une esclave des désirs d’un homme sans morale … Non, elle n’avait pas le choix … « J’accepte … » murmura-t-elle, presque dans un sanglot . L’homme eut un sourire trahissant sa joie extrême à l’idée d’avoir, à sa totale merci, une si belle jeune fille … Le directeur lui avait parlé d’elle, lui affirmant, vidéos clandestines à l’appui, que la sensibilité de cette ex-pensionnaire dépassait largement la moyenne . C’était d’ailleurs une des raisons qui l’avaient poussé à engager cette jeune femme sans diplômes, de même que la perspective de se débarrasser de nombre de tâches fastidieuses . Il avait tout prévu . Tout . Il savait lire dans les yeux des gens leurs sentiments, leurs peurs et leurs désirs . Ce matin, il l’avait vue, avait deviné son besoin, sa faiblesse . Ce n’était pas par hasard qu’il avait installé ici, de manière ostensible, le carcan qui restait d’ordinaire dans un coin obscur de la cave, ni la boîte emplie de liens posée à ses côtés . Et enfin, à présent, il allait pouvoir goûter à cette délicieuse petite … Depuis un an, il en rêvait, de retirer à Morgane ses éternelles baskets, de voir ces pieds qui jamais n’avaient été découverts devant lui … « Prends le carcan, et installe le … là-bas … » ordonna-t-il d’une voix vicieuse, pointant négligemment du doigt une zone qu’il avait aménagé à l’avance . La mise en scène était parfaite, comme tout le reste . Le toit de la vaste cave était soutenu par un pilier compensant la faiblesse des fondations . Tout comme à l’orphelinat … Sadique, l’homme se plaisait à commencer la torture ainsi, replongeant sa victime dans ses tendres souvenirs de tortures passées . Un tabouret était placé contre l’édifice, n’attendant que sa victime . Morgane, sans un mot, la mort dans l’âme, défit lentement, affligée par la situation, le plastique recouvrant le carcan . Celui-ci était relativement léger, elle pouvait le porter seule . Soulevant la lourde et épaisse pièce de bois ornée de deux larges trous, la jeune femme la transporta, mètre par mettre, portant sa propre croix, jusqu’au lieu du supplice . Elle le posa dans un bruit sourd, se redressa, frissonna à la simple vue du tabouret, face au carcan … Pélliard ne perdait pas une miette de ce spectacle ravissant ses yeux pervers . Ses gestes emplis de contradiction, son visage affligé, mais l’inévitable était en marche … Elle était toute à lui … « Assieds-toi, je m’occupe du reste … » Elle, la rude et froide Morgane, s’exécuta docilement, sans un mot . Elle qui aurait résisté de tout son cœur en un autre cas était à présent pliée à la volonté sadique de son bourreau . Le monde est si beau à ceux qui savent en profiter … Avec une joie revigorante, emplissant son être d’une force nouvelle, l’homme se saisit de la boîte contenant ses précieuses cordes . Morgane trônait sur le tabouret de son supplice, la tête basse, abattue sans pouvoir combattre … Le bourreau ouvrit la boîte, en tira trois cordes, une après l’autre . C’était ainsi que les surveillants attachaient les bras des victimes au poteau, par trois cordes faisant le tour du pilier . Sentant rejaillir un soupçon de sa fierté bafouée, Morgane leva les bras, préférant s’offrir aux cordes que de le faire sur ordre de son tortionnaire . Il sourit : elle le défiait … elle aurait de quoi le regretter … Au niveau des poignets, sans trop serrer afin de laisser le sang circuler, puis au creux des coudes, et enfin entre ceux-ci et les épaules musclées de la jeune femme, les cordes vinrent entraver ses bras . L’homme frissonna : à présent, c’était le tour des pieds … Avec un plaisir infini, il ouvrit lentement le carcan, ne hâtant rien, savourant chaque seconde de cette attente, rendant le but plus savoureux encore … Morgane sentit une envie viscérale de se débattre, de la frapper de ses jambes libres, de ruer comme une bête, encore et encore jusqu’à la liberté … Mais non … Le poignard venimeux planté dans son cœur par cette soumission infâmante retourna dans la plaie quand elle se résigna … Elle se laissa faire … Son bourreau prit, lentement, sans brusquer ni forcer quoi que ce soit, une des jambes de sa docile victime . La seconde suivit, peu après, dans la même chorégraphie soignée, silencieuse . Avec délice, il repoussa légèrement le jean bleu sombre de sa jeune femme, dénudant ses chevilles . Puis, méticuleusement, savourant chaque seconde, chaque note de plaisir qu’il vivait, chaque degré d’angoisse dans le cœur de sa victime, il referma le carcan, emprisonnant les pieds de la demoiselle . Dans un tintement métallique, il ferma le cadenas à l’aide de la clé, gardée avec précaution dans sa poche . Enfin, il tira jusqu’à lui une chaise à haut dossier, et y prit place, s’apprêtant à débuter la plus délicieuse partie de ce moment … La mise à nu de ses pieds … Pris dans le carcan, à sa totale merci, ils étaient ses jouets à présent … Morgane, comme toujours portait de blanches et ordinaires baskets, ne laissant pas un centimètre de la surface de sa peau visible . C’était une habitude qu’elle avait prise, pour éviter d’enflammer les passions de ses camarades d’orphelinat, et qu’elle avait conservé . Elle eut le cœur soulevé de dégoût, quand, animé d’une passion pervertie, son bourreau fasciné commença à défaire les lacets de l’une d’elle . Puis, séparant la perle de son écrin, il dévoila un pied gracieux moulé dans une fine chaussette noire . Avec pour seule boussole la silhouette de ce pied féminin, l’homme se prit à en imaginer le toucher, le parfum, même … le goût … La seconde chaussure lui fut ôtée avec cérémonie, dévoilant une autre sombre couverture de tissu recouvrant un pied d’un appréciable 39 … Puis, enfin, il prit entre ses doigts fébriles l’extrémité d’une des chaussettes, et dénuda l’un de ses pieds … Avec légèreté, sans brutalité ni longue attente, simplement … De longs et fins pieds aux plantes douces, bien que raffermies par les habitudes de la jeune femme … En privé, chez elle, avec son chat pour seule compagnie, elle laissait toujours nus ses pieds … Ses orteils, aussi bronzés que ses plantes sensibles, se crispaient de crainte face à leur destin . Bientôt, le second pied fut nu à son tour, prêt à être mis au supplice … Sa montre, digitale, fut réglée, le chronomètre paré, dans le silence … lancé . Le bourreau approcha ses mains avides des superbes pieds de sa victime immobile . Ses doigts se posèrent sur ses plantes au toucher délicat, juste sous les orteils de chaque pied, et descendirent avec lenteur, dévalant la pente des pieds jusqu’à leurs creux, plus pâles que le reste des plantes . Morgane frémit, ne livrant pas un son sous ce traitement difficilement supportable pour elle, pas même quand il reprit sa descente, arrivant au niveau des talons … Une satisfaction intense parcourut le bourreau alors qu’il éloignait ses doigts des merveilles dénudées à sa portée, fasciné par cette situation qu’il avait tant attendue … Le supplice pouvait réellement commencer à présent … Il plaça d’abord ses doigts agiles au niveau de creux des plantes dénudées de sa captive, puis commença à les chatouiller … Ses doigts glissaient avec délice sous les pieds de la jeune femme, titillant, grattant parfois ses superbes pieds nus et vulnérables . Instinctivement, dès qu’ils furent soumis à de véritables attouchements destinés non pas à savourer la douceur de sa peau, mais à lui arracher rires et suppliques, elle commença à se débattre . Remuant dans ses liens, bras et jambes immobilisés, elle ne pouvait rien faire . Seuls ses pieds, mus par une volonté qui leur semblait propre, se débattaient avec rage pour échapper aux doigts vicieux et avides de leur bourreau . Visiblement plus expérimentés qu’elle ne s’y était attendue, son tortionnaire ne se laissa pas distraire par cette situation . Ses chevilles enfermées dans le carcan, les pieds de morgane n’avaient qu’une ridiculement faible amplitude de mouvement . Lui avait les mains libres … S’attaquant aux plantes des pieds de la jeune femme, titillant chaque parcelle de sa peau douce passant à sa portée, il ne faisait aucun doute qu’il finirait par gagner ce duel perdu d’avance pour Morgane … Elle n’avait pas pu résister à partir du moment ou il avait réellement commencer à la chatouiller . Terriblement sensibles, de simples chatouilles sous ses pieds nus représentaient pour elle un tourment infini … Son rire grave avait quelque chose de musical, d’entêtant, une musicalité unique, à la fois rude et délicat, tout comme elle … Ses orteils se crispaient sous les attouchements insupportables auxquels elle était soumise contre sa volonté … Cela devait cesser, elle n’en pouvait plus après quelque secondes de ce supplice … Cinq longues minutes se succédèrent avant qu’une pause vienne mettre fin à la torture, pour un temps seulement … Le gérant de la boutique plongea une main pressée dans la boîte contenant ses précieuses cordes, et en ressortit une fine cordelette, destinée à immobiliser les orteils de la belle … Docile, résignée, elle se laissa faire quand ses deux plus grands orteils furent attachés, interdisant toute fuite à ses pieds nus … Cette sensation d’immobilité devant cette insoutenable torture, elle allait la connaître à nouveau … Comme si tout son corps ne se limitait qu’à ses pieds suppliciés, un bourreau se délectant de ses rires et du toucher de sa peau … Encore une fois … L’homme reprit la torture, avec impatience, son envie de mettre la jeune femme au supplice aiguisée par la brève pause . Il avait des instruments, dans une autre boîte placée dans la salle obscure, mais il savait qu’il n’en userait pas, il voulait sentir le contact avec sa victime, totalement … Les prochaines fois, peut-être … Ayant les pieds de sa belle employée à sa merci, il pouvait à présent titiller chaque zone avec la précision qu’elle méritait, selon son bon plaisir … Il commença par les talons, sur lesquels il lança une vicieuse attaque, rapide, prenant par surprise sa belle victime . Avec dextérité, il fit glisser ses doigts sur cette zone, en caressant l’arrondi, jouant de ses ongles courts mais terriblement efficaces sur une si chatouilleuse victime . Traçant de petits cercles sur cette surface, il savoura chaque note de rire, chaque petit cri étouffé de la suppliciée, qui ne pouvait soutenir un tel traitement . Sans mettre fin à ses cruels mouvements circulaires, il remonta, vers l’un des points des points les plus sensibles de l’anatomie plantaire de la demoiselle : le creux de ses sublimes pieds … Elle poussa un petit cri, aigu, lorsqu’il s’y attaqua, usant à nouveau, comme il semblait y prendre goût, de ses ongles sur cette zone … Plus douce que toute autre zone de ses plantes bronzées, elle était également le plus grand point faible de la chatouilleuse Morgane … Une jeune femme, si forte, si froide, craquant si facilement une fois cette petite zone de peau titillée, quel délice … Longuement, plusieurs minutes durant, il s’attarda sur ce point si fragile, torturant à souhait sa victime . Déterminée, elle s’était résolue à ne livrer aucune supplique sous la torture, mais chaque seconde supplémentaire à sentir son corps envahit de cette atroce sensation lui donnait plus encore l’envie de parjurer cette décision … Elle riait aux larmes, poussant de temps à autres de petits cris, tentant de se soustraire à ses solides liens … Toujours plus avide de chatouiller sa victime, de lui faire connaître des tourments chatouilleux plus intenses encore, le bourreau remonta légèrement, chatouillant avec sadisme le haut de ses plantes, se rapprochant plus encore de son nouveau but : les orteils de la belle … Timides, ils se replièrent pour masquer leurs tendres points faibles, rendant ce trésor plus désirable encore aux yeux du tortionnaire . La fierté de Morgane lui interdit de traduire par la voix que hurlait son esprit : des milliers de suppliques implorantes … Il choisit le pied droit, et, sans rencontrer de résistance, il fit priva ce point faible de toute défense, relevant les courageux défenseurs de cette brèche sensible … Avec une délectation vicieuse, il glissa un doigt sur cette fine zone de peau douce, juste sous les orteils, un oasis de sensibilité … Morgane ne put retenir une plainte aigue sous cet attouchement, pourtant si léger . Il en fut ravi … Ses doigts gourmands du toucher de la peau et du son du rire de la jeune femme s’en donnèrent à cœur joie, suppliciant à loisir la base des orteils de Morgane . Elle eut, une fois de plus, mais aucun traitement efficace ne devait être épargné à cette belle victime, à subir le léger grattement des ongles de son bourreau … Ruant dans ses liens solides, soumise à cette insupportable sensation, elle laissa échapper des cris trahissant sa faiblesse devant cette torture … Il jouait, aux anges, s’essayant avec un entrain gourmand au jeu de trouver le point le plus sensible de cette fine bande de peau . Glissement, caresses, grattages et autres attouchements furent prodigués sur ces zones tendres du pied de Morgane, de longues minutes durant, lui faisant verser une larme arrachée par la torture … Ayant passé un long moment à l’orée des orteils de la jeuen femme, il décida de pénétrer en ce divin territoire … Longs et fins, alignés avec une régularité délicate, ils semblaient tellement adorables, prisonniers impuissants de ses attentions … Ils devaient être délicieux … Titillant les jointures, faisant reprendre de plus belle les rires de la belle Morgane, l’homme prit à malin plaisir à glisser ses doigts sur chaque orteil, plus petit au plus grand, savourant chaque note issue de la gorge de sa victime … Ce jeu l’amusa longtemps, mais, prince capricieux, il voulut plus encore : il glissa ses doigts agiles entre les orteils de la belle, et joua de ses ongles sur les espaces vierges de toute usure situés entre eux … Les cris de sa victime, traduisant milles suppliques qu’elle se refusait à livrer, firent frissonner son âme de plaisir … Il continua, seconde après seconde, de soumettre à cet insoutenable supplice sa belle employée, tirant un plaisir sadique du moindre son qu’elle produisait de l’empire qu’il avait sur elle … Enfin, laissant une victime haletante et épuisée par ce traitement infernal, il éloigna ses mains insatiables des superbes pieds de sa victime . Mais non, la séance n’était pas finie, loin de là . Car Morgane avait un corps doté de bien plus de points chatouilleux que ses pieds … Il serait criminel de passer à côté . Dans un désir toujours plus avide de rendre plus intense le supplice de sa jeune employée, il plongea une main dans la boîte, trouvant ce qu’il cherchait en quelques secondes : un bâillon … Un long foulard blanc noué en son centre afin de former une boule épaisse . Morgane frissonna, croisant le regard avide de son employeur pervers . Elle devait se soumettre à sa volonté … Sans un mot, elle entrouvrit les lèvres, y recevant le bâillon . Un nœud solide à l’arrière de son crâne fut réalisé, interdisant au tissu de chuter . Elle ne pourrait produire aucun son, une morsure sauvage sur la boule occupant sa bouche étant la seule manière à présent de canaliser cette sensation insupportable qu’étaient pour elle les chatouilles … Le pervers recula légèrement pour admirer son œuvre, s’en trouvant hautement satisfait . A présent, quelle cible viser ? Morgane était belle, et aucune des zones de son corps ne venait jurer sur ce tableau … Ses bras, longs et puissants, laissés nus par son débardeur, étaient un spectacle ravissant pour un œil aussi perverti qu’esthète … Suivant cette zone de son corps, en descendant depuis ses coudes entravés de liens, le regard se voyait caressé de la vue de ses sublimes aisselles, promettant douceur et pureté … Ses yeux de biche s’élargirent quand elle devine l’intention du bourreau, qui approcha ses mains de ces zones laissées à sa merci … Ici, plus que sous ces pieds, sa peau était divinement soyeuse, et toute aussi sensible… Des sons étouffés échappèrent du bâillon quand il caressa de ses doigts affamés ses aisselles délicates, puis commença à les chatouiller … Elle mordit de toute ses forces dans le bâillon sous l’envie de hurler, sous cette insupportable démangeaison qui s’emparait d’elle … Ses aisselles étaient un point faible des plus sensibles chez elle, et voir ses bras ainsi levés, sans défenses, livrés au supplice … Chaque seconde était plus infernale que la dernière, lui faisant regretter les chatouilles au pieds … Sadique, son bourreau remarqua à quel point elle était chatouilleuse ici, et décida d’y prolonger son séjour … Ses doigts grattant l’épiderme tendre de Morgane, la chatouillant avec un plaisir vicieux sous les bras, son ultime point faible … Il préférait les pieds, mais le simple plaisir de sentir se victime souffrir mille martyrs sous ses doigts conférait à ses aisselles un charme absolu … Il sentait à ses tentatives désespérées de s’échapper, à son visage, es yeux humides de larmes, qu’elle ne pouvait pas en supporter plus, que chaque seconde était un enfer plus dur encore, mais il continuait, tirant plus de joie à chaque instant … Parfois, il se plaisait à remonter légèrement, au niveau de ses bras, laissant une trop courte pause à Morgane, qui devait redécouvrir quelque secondes après la caresse des doigts de son tortionnaire sur ses points faibles … Il ne sen lassait, pas la chatouillant du bout de ses doigts habiles durant de longues minutes … une, puis deux, pis trois, il la tortura, vicieusement, se délectant des larmes coulant à présent sur ses joues … Dix longues minutes, en tout, il la chatouilla sous les bras, lui faisant connaître l’en fer le plus total … Enfin, laissant une Morgane aux joues humides, épuisée et incapable de la moindre résistance, il cessa … Pour un temps seulement … Il releva le débardeur, prenant soin de le placer sous les seins, et pas un centimètre plus haut . Morgane avait donné son accord sur une séance de chatouilles, il ne fallait pas lui donner la moindre raison de contester quoi que ce soit … Il aimait jouer dans les règles … cela le rendait inattaquable … ce faisant, il avait mis à nu le ventre plat et ferme de sa sportive et féminine victime … A sa manière de marcher, de parler, de s’habiller, tout portait à croire que Morgane était un garçon manqué, mais son parfum, sa peau douce, sa sensibilité, les formes de son corps … quoi de plus féminin ? Ce contraste entre force et beauté était enchanteur à ses yeux … Son nombril, petit puit de chair bronzée, était tout simplement adorable … La prochaine fois, il le titillerait avec une plume, puis un pinceau … Mais aujourd’hui, il ne s’était armé que de ses doigts … cela suffisait amplement … Il titilla avec sadisme ce délicat petit point faible, du bout d’un doigt en caressant les bords, avant de se glisser en son creux, et d’y tourner avec une lente délectation . De l’autre main, il chatouilla le ventre de Morgane, titillant chaque muscle, chaque zone, cherchant au visage de la demoiselle quels attouchements, sur quelles zones de cette plane étendue, procuraient le plus d’effet à sa captive forcée par le destin … Avec une joie non dissimulée, il cessa de lui chatouiller le ventre, brutalement, pour se diriger vers sa prochaine destination : ses côtes . Elles se débattit comme une fauve quand il les chatouilla, secouée de soubresauts sous les contacts insupportables … Titillant sa peau entre chacun de ces os fins, suppliciant cette zone nerveuse et réceptive, il la plongea en enfer … Ses pressions, relâchements, puis à nouveau, plus ou moins fort, modulant ses attouchements à sa guise, lui faisant vivre une torture véritable, il continua, de longues minutes . Les joues écarlates et trempées de larmes furent à nouveau abondamment irriguées de ses larmes à mesure qu’il continuait son œuvre, sa joie ne diminuant pas … Quand il s’écarta, après un supplice dont la longueur avait plus encore réduit l’endurance de Morgane, il regarda sa montre et sourit : il lui restait encore un quart d’heure . Comment meubler ces quinze longues minutes ? Une chose était certaine, il allait la faire souffrir … Et pour parvenir à ce délicieux objectif, il y avait un moyen efficace … Ses yeux s’ouvrirent en grand, de crainte, à la vue de la direction que prenaient ses mains avides . « Eh oui, murmura l’homme, ça va recommencer … » Sous les bras … Elle n’en pouvait plus d’être ainsi torturée, et il s’attaquait à son ultime point faible, encore une fois … Sans son bâillon, malgré se fierté, elle l’aurait supplié, imploré, tout fait pour empêcher le supplice de recommencer … Mais ses doigts titillèrent à nouveau la peau révélée par ses bras levés, la faisant plonger dans un insupportable enfer . Mais à présent, il savait … Il savait comment la chatouiller, il savait ce qui était le pire pour elle … Où, à quel rythme, avec quelle intensité la chatouiller, afin de la faire supplier, pleurer … Il savait la torturer … Ses doigts allaient, tantôt lentement, tantôt rapidement, supplicier les parties les plus sensibles de ses aisselles, sachant parfaitement ce qui était le plus dur à supporter pour elle, et abusant à outrance de ce savoir … Tandis que ses mains la chatouillaient, la suppliciaient, il gardait son regard fixé sur le visage de sa belle victime, se délectant de son expression … Son beau minois, sous la torture, se faisait d’une sensualité régalant son âme pervertie … Elle pleurait, hoquetait, toujours plus réceptive à son tourment à mesure que son endurance, mise à mal, s’affaissait, s’écroulait … Il continuant, prenant toujours plus de plaisir à la torturer … Sans lui laisser la moindre pause, il continuait, laissant ses doigts gratter sa peau douce, la caresser, la chatouillant avec délice … Elle n’en pouvait plus … Les attouchements prodigués à ses aisselles la mettaient à la torture, faisant céder tout ce qui lui restait de volonté . Elle pleurait à chaudes larmes, comme une enfant, c’était trop, insupportable, trop … Enfin, il cessa … Non pas par pitié, car bien que le temps imparti à la séance ne soit pas arrivé à sa fin, il avait une bonne raison de la faire . Il restait cinq minutes … Les yeux fermés, en larmes, Morgane laissa sa tête retomber sur le côté, comme morte … Mille fois sous ses doigts sadiques elle avait souhaité être sombrer dans l’inconscience… Mais, toujours éveillée, elle attendit le supplice qui serait le sien, priant tous les dieux de rapprocher du plus possible la fin de son humiliant tourment… Il se leva, quittant sa place sur le tabouret, et s’agenouilla … Devant lui, le carcan, ses pieds nus … Il approcha son visage de ces merveilles, tandis qu’un sentiment de dégoût naquit en Morgane, se muant en écoeurement quand elle sentit ses lèvres se poser au creux de son pied gauche, puis sa langue le lécher . Il était au paradis, s’accordant une ultime récompense, celle de lécher les pieds de sa victime . Ils étaient si beaux, si tentants, à sa portée, selon son envie … De petits coups de langues, puis de longs léchages, partant du talon pour venir caresser du bout de la langue les orteils … Pas une seule zone n’était oubliée, le bourreau en quête se supplices faisant de sa quête celle des saveurs, des douceurs … Ses pieds, leur goût au piquant d’une épice charnelle … Léchant, se délectant de ces superbes pieds nus, l’homme s’en donna à cœur joie, longuement … Du haut des plantes, avant de goûter au creux pâle, puis au talon, savourant chaque arôme, chaque différence note dans la texture, chaque détail … Dégustant ses pieds nus avec lenteur et ivresse, s’enivrant au goût entêtant de ses plantes fragiles et sensibles … Cette rude jeune fille aux pieds de rêve, sa victime, son jouet … A présent il pouvait l’attacher, il pouvait la torturer, il pouvait y goûter … Ce fut au tour des orteils, qu’il s’offrit avec une gourmande impatience . Il commença pas le plus petit du pied droit, le suçant avec plaisir, avant de l’abandonner, et de passer à son voisin à peine plus élancé … D’orteil en orteil, l’homme, débordant de son vice, prit en bouche, lécha, suça chaque orteil l’un après l’autre, jamais satisfait, continuant toujours sa quête … Morgane, se sentant souillée, voulait que ça s’arrête, mais les aiguilles étaient lentes à l’exaucer … Il lui léchait les orteils avec un appétit de chair fraîche, tel un cannibale se contentant de lécher … Morgane, à chaque coup de langue, sentait son cœur se soulever, manquant de défaillir en sentant la langue chaude et humide de son tortionnaire se glisser entre deux de ses orteils, avant de recommencer avec deux autres, puis encore, et encore … La montre sonna, la libérant . Ce n’était pas du soulagement, mais une douleur, son honneur, bafoué, lacéré, ruisselant de son sang qui l’envahit . Telle une folie, lui ordonnant de hurler, de hurler encore et encore tant qu’elle ne serait pas libre, détachée . C’était un besoin, elle devait s’enfuir, loin, loin, aussi loin que possible … Lui échapper, enlever à sa vue cette cave, ce magasin, cet homme, tout, partir … Il recula ses lèvres, défit les liens de ses bras sans un mot … Car aucune parole n’était nécessaire de sa part, il était le maître et elle l’esclave, dépendante de ses dons généreux … Il défit les liens de ses bras, ceux-ci tombant faiblement à ses côtés, semblant trop lourd pour ses épaules endolories … Puis, d’un tour de clé, le cadenas du carcan fut ouvert, la prison de bois ouverte, libérant ses chevilles . Elle était libre . Elle bondit, frénétique, bestiale, ramassa ses chaussures, ses chaussettes, manquant d’en oublier une, et, pieds nus, son fardeau à la main et courut, remontant les escaliers du plus vite qu’elle le put, quittant le magasin en courant, courant encore, du plus vite qu’elle le put, toujours plus loin … Pélliard, laissé en plan, souriant, dans son environnement, son lieu de torture, s’étira avec joie . A présent, chaque semaine, ce serait ainsi … Quelques minutes, quelques centaines de mètres, ses pieds nus écorchés par le pavé des trottoirs, le goudron des routes, chauffés par un soleil à peine déclinant … Au-dessus d’un cours d’eau, affluent d’un grand fleuve, un pont, deux trottoirs sales et noirs enserrant une vieille route au marquage illisible … Essoufflée, pliée en deux par l’effort, elle haletait, tenant à peine sur ses jambes … Au sol, ses chaussures, chaussettes, comme des cadavres, répandues au sol, ayant chuté de sa main épuisée . Devant elle, un lampadaire éteint, se découpant sur le soleil se faisant couchant . De tout son être, de toute son âme, tendus, soudainement redressés, partit, dans un hurlement, un coup de poing . « Enfoiré ! » Son poing heurta le métal dans bruit couvert par sa voix, la douleur de son poing n’apaisant pas celle de son âme . Un autre coup, puis un autre, du même poing, le même acier, les cris . « Pervers ! » « Salopard ! » « Enflure ! » Elle tomba à genoux, le poing toujours posé sur l’acier tiède, les épaules secouées de soubresauts . Elle pleurait . Humiliée, utilisée, violée dans sa fierté, son honneur … Ses larmes, chaudes et salées, roulaient sur ses joues, sans personne pour les sécher, elle était seule . Pourquoi ? Pourquoi ses parents étaient-ils morts ? Pourquoi son frère son abruti ? Pourquoi était-elle seule, sans personne pour la prendre dans ses bras ? Seule … personne autour d’elle, personne sur la chaussée, personne … A genoux, un poing sur le métal, en larmes, elle resta, longuement … Puis, de son poing rude, elle sécha ses larmes, et, peu à peu, se releva, vidée, de toute énergie, de tout, plus pâle, plus faible que jamais . Une fatigue s’empara de chacun de ses membres, résultat de son travail, son ennui, sa torture, sa honte, sa tristesse … Son appartement était à cinq minutes de marches, à peine . S’appuyant contre la rambarde du pont, elle rechaussa ses pieds nus, de leurs chaussettes, leurs chaussures, le contact étouffant les blessures légères de se plantes égratignées . Lentement, pas après pas, plus assez vivante et pas assez morte, l’âme emplie d’une chape de larmes au poids de plomb, elle avança, tourna à l’angle, marcha le long de l’allée déserte, menant à une, deux tours d’habitations, des cages à humains … Pour cinq minutes elle en prit vingt, traînant les pieds, mains dans les poches, regard bas, sombre . Pourtant, peu à peu, une force, lentement, lui revenait . Goutte après goutte, une eau tiède vint réchauffer son âme aux cendres glacées . A l’approche de son foyer, l’unique endroit ou elle se sentait un peu chez elle … Un peu … Elle entre dans la cage d’escalier de l’immeuble, passa l’ascenseur, prit les escaliers . Au premier étage, la première porte se présentant à la vue . Un petit appartement, minuscule, l’attendait derrière la porte . Sa chambre, une salle à manger, toutes deux exigües, plus une salle de douche et une cuisine, à peine plus que des placards . Son chat, une douce boule de poils noire, câline et affectueuse, répondant au nom de Neko … « chat », en japonais . C’était le seul mot de cette langue qu’elle connaisse, mais elle l’avait trouvé beau, touchant … De sa poche elle sortit la clé, ouvrit la porte, le cœur allégé par ces pensées, et entra . Son sang ne fit qu’un tour . La porte donnait sur le salon . Un tabouret, une télévision minuscule, un vieux canapé miteux reposant sur un moquette poussiéreuse . Le canapé avait été déplacé, tourné vers la porte d’entrée . Dessus étaient assis deux personne, une troisième étant debout à côté . « Vous êtes Morgane, n’est-ce pas ? » Le ton était courtois, distingué, la voix, d’un grave élégant, audible et articulée . Il était assis sur le canapé, en costume beige clair, rehaussé d’une cravate rouge . Un courant d’air fit claquer la porte derrière Morgane . D’instinct, elle se retourna pour l’ouvrir, mais un claquement métallique l’en empêcha, le verrou venait de se tourner . De lui-même . Décontenancée, elle se tourna à nouveau vers le trio, et son regard fut attiré vers la seconde personne assise . En chemise bleue, à longues manches, une jupe noire, de grand yeux rouges, écarquillés … Une jeune fille concentrée sur un point au-delà de l’espace réduit de l’appartement … Etait-ce son œuvre ? « Vlad . » dit simplement le jeune homme, se tournant vers la troisième personne . Grand, mince, menaçant, celui-ci hocha la tête avant de s’avancer vers Morgane d’un pas décidé . Sa silhouette massive, sa peau livide et ses vêtements noirs le rendaient menaçant, tout autant que l’expression de son visage . Pas après pas, il s’approchait, elle n’avait pas d’échappatoire . Plaçant ses bras dans une pose aguerrie par des années d’entraînement, elle se prépara à se battre . D’un pas rapide, elle bondit, fut sur lui . Il était plus grand, mais fut trop lent à réagir, l’uppercut heurta son menton de plein fouet, le faisant reculer . Le jeune homme assis, jambes croisées, dans une position détendue, siffla son geste de manière admirative . Elle tenta de frapper l’albinos au ventre, mais il para le coup, et la repoussa, son dos heurtant la porte . Le poing ganté de noir s’enfonça dans l’estomac de Morgane, la faisant plier en deux sous le coup . Un coup frappa sa nuque, et elle s’effondra, inconsciente . Vlad se retourna, sans un mot, vers Damien, qui applaudit lentement, tandis que Lena, à ses côtés, restait impassible, bien que son visage se soit détendu, revenant à une expression parfaitement neutre . « Je crois qu’elle sera fière de nous » dit-il de sa froid grave . Damien se leva lentement, et s’avança vers le corps inanimé de Morgane . Il y avait sur son visage quelque chose de sceptique provoqué par la phrase de Vlad . « Elle ? Tu continues donc à ne voir que ce que tu veux … Mais non, il est exigeant . La capturer était la minimum . Ce sont ses aveux qui sauront le rendre plus prompt à nous faire confiance . » Une petite forme noire venue de la chambre vint s’aventurer dans le salon . Neko, le chat noir … Il courut en direction de sa maîtresse, et, joyeux, lui lécha les joues . Inconsciente, elle ne bougea pas un muscle, face contre terre . « Morgane … murmura Damien, considérant d’un air absent le jeune femme au sol . Elle est plus belle que je ne m’y attendais … Etrangement, le fait que Marie flirte avec son frère me semble plus compréhensible … » Il soupira, avant de lancer un regard à Vlad . « Prépare de l’eau et de la nourriture, je veux que ce chat puisse accueillir comme il se doit sa maîtresse quand elle rentrera . Si nous avons jamais la bonté de la libérer … »

  • SQUALL Avatar
    SQUALL - il y a 18 ans
    sympa, le trio toujourd entouré de mistère, Damien et Vlad ont la classe, et Lena est très tentante à chatouiller, j'espere qu'il ne faudra pas attendre trop longtemps. Le gérant pervers et Morgane, bon, disons que ce "n'est pas ma tasse de thé" cela dit c'était une séance agréable à lire.

  • SQUALL Avatar
    SQUALL - il y a 17 ans
    Super, très drôle, Jean est décidément l'un de mes personnages préféré (mentalement parlant) l'histoire avance, de plus en plus de questions, faites attentions à ne pas ouvrire trop de chose à la fois on commence à s'y perdre un peu. mmmh ? Enfin bref, je suppose que toutes les réponses viendront.

  • lucia Avatar
    lucia - il y a 17 ans

    Ben? Y'a pas de suite? :perplexe2:


  • SQUALL Avatar
    SQUALL - il y a 17 ans
    Malheureusement chevalier et Al ont aparemment définitivement quitté le site. Nous n'auront jamais la suite de cette superbe histoire.

  • pierreanne Avatar
    pierreanne - il y a 17 ans
    oh snif j'ai vraiment adoré cette histoire de A a Z sa serait bien qu'ils fasse la suite ou que quelqu'un leur demande la réponse aux différentes énigmes de l'histoire et imagine la suite

  • komirtotickling Avatar
    komirtotickling - il y a 17 ans
    Je confirme ce qui a été dit précédemment, c'est vraiment dommage que les auteur de cette histoire ont quitté le forum. Par contre, par respect pour eux, il vaut mieux que personne continue cette histoire à moins que, par un petit miracle, Al et Chevalier décide de revenir. Mais bon, si quelqu'un se sent d'attaque pour nous fournir une histoire de ce genre.

  • SQUALL Avatar
    SQUALL - il y a 17 ans
    Mauvaise idée. Chevalier et Al sont partis, il va falloir vous y faire, mais surtout que prersonne ne touche à leur histoire, au moins par respect pour leur boulot, si vous voulez une histoire, écrivez en une vous même, n'écrivez rien sur celle ci. C'est un minimum !

  • komirtotickling Avatar
    komirtotickling - il y a 17 ans
    c'est exactement ce que j'ai dit. Ps: Squall est-ce qu'à également arrêter de faire des histoires?

  • ticklemaniac Avatar
    ticklemaniac - il y a 17 ans
    Oui lui aussi a définitivement quitter ce site! À cause de certaine personne qui fesait de très mauvais commentaire et qui critiquait les autres quand eux même n'étais pas mieu...

  • Crok Avatar
    Crok - il y a 13 ans

    C'est avec cette histoire que j'ai découvert ce forum, et aussi qu'une communauté existait, donc nostalgie, ou je ne sais quoi, ça reste mon histoire préférée du forum :) Et puis c'est super bien écrit je trouve, les personnages, les descriptions, je vous encourage à lire si ce n'est pas déjà fait :)


  • Kenshira Avatar
    Kenshira - il y a 13 ans

    Comment dire... Allez savoir, cette histoire trouve sa place aisément parmi mon top 3 des histoires fictives de ce forum....
    Un chef d'oeuvre qui aura suscité, j'en suis sur, nombre de questions de la part de tout autant de personne. C'est pourquoi je le remonte. Car le niveau de cette histoire le vaut bien. A toutes ces questions sans réponses. A la qualité de cette histoire. Aux auteurs, en hommage à ces derniers, qu'ils voient ça, si ils venaient à repasser, que ce soit demain ou dans dix ans. Des gens partent, d'autres viennent... Juste pour ça, j'aurais voulu être sur le forum à la période où cette histoire a été écrite.

    Chevalier, Al, si jamais vous repassez, merci pour cette histoire. :)


  • Chinow Avatar
    Chinow - il y a 12 ans

    Je me suis inscrite sur ce forum grâce à votre histoire. Elle est formidable, vraiment, et mérite une place de choix ici. Merci de l'avoir écrite, et sachez que si vous repassez par là, ce sera avec plaisir que je vous lirai. ;(


  • SQUALL Avatar
    SQUALL - il y a 12 ans
    C'est dommage qu'ils aient arrêtés, à l'époque très peu de personne s'intéressait à l'histoire ou laissait de petit commentaire, alors que c'était l'une des mieux écrites du site. Je ne pense pas qu'ils repasseront malheureusement... "Une Belle journée", "Orphanage" et "Commando Feather" trop des plus grandes fic du site, et il n'y aura jamais de fin, c'est assez rageant.

  • Gringo Avatar
    Gringo - il y a 1 an
    Géniale histoire, bravo