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- L'Épopée de Niphale [ Chapitre 344 ]
Histoire ajoutée le
06/04/2006
Épisode ajouté le
06/04/2006
Mise-à-jour le
03/07/2021
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Arth - il y a 14 ans
ouais continue
( désolé Satori c'était trop tentant en plus ça rapporte un com nn je déconne
)
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Mimura - il y a 14 ans
[color=#0000FF:3002km7l][u:3002km7l]Chapitre 95[/u:3002km7l] [b:3002km7l]Nouvelle recrue[/b:3002km7l][/color:3002km7l] Trisha, une fois son enregistrement en tans que guerrier des armées du Feu effectué, venait d'être présentée à ses hommes. Comme promis, elle avait immédiatement été promue Capitaine. Elle disposerait, rapidement, de quartiers personnels ainsi que, dés qu'elle le souhaiterait, d'une favorite à qui infliger tout ce qu'elle souhaiterait. Pour l'heure, il était temps d'instaurer le lien avec sa troupe. Lox l'avait mise en garde. Les démons n'ont jamais été du genre à accepter les ordres et à s'y contraindre. Si la personne qui leur donne n'est pas de la même race qu'eux, cela devient encore plus difficile. Mais, si cette dernière s'avère être, de surcroît, une jolie femme, alors seule une volontée de fer et un charisme magistral lui permettra d'envisager manœuvrer ses guerriers sans que, un jour, ces derniers ne se retournent contre elle. Trisha ne voyait, en ce problème, qu'un défi supplémentaire. Elle présentait en elle la capacité à mater ces êtres boursouflés. Ils étaient trois, répondant aux noms de : Adra, Draka et Stram. Ils portaient, tout les trois, l'armures fréquentes des soldats démons standards tels ceux qui les avaient accueillis. Leur corpulance était fortement identique, tout comme la teinte écarlate de leur corps. Seul quelques traits de leur visage différés. Adra louchait et plusieurs de ses dents, pointus comme celle des démons, étaient cassés. Draka avait de nombreuse entaille sur le visage, dont une qui lui partait d'au-dessus du sourcil gauche jusque sous l'œil. Ce même œil qui était absent, ne laissant, à son endroit, qu'un amat de chaire cicatrisée. Enfin, Stram, passiblement le plus coriace des trois, possédait un collier de barbe courte noir. Quand Trisha vint à eux, ils l'attendaient dans une section de la Géhenne, le centre d'entrainement pour les guerrier du Feu. L'endroit était grand mais l'architecture, sobre. La hauteur tout comme la superficie aurait permit d'y faire tenir une armée de taille moyenne. Le sol et les murs étaient en pierres rosées taillées grossiérements. Le plafond, du même matériaux, n'était pas complétement fermé, laissant un trou béant vers les nuages. La salle était, clairement, créée pour les besoin de l'entrainement : Aucune fioriture, aucun meuble. On pouvait s'y battre sans craindre de n'abimer quoi que ce soit. Seuls étaient présents, dans ces lieux, divers objets accrochés aux murs pour une utilisation en combat : Armes, boucliers, cordes, etc. Trisha, passant par le toît, fut déposée au centre de la pièce par une succube transporteuse. Elle se présenta face à ses trois démons dans ses habits habituels. Elle n'avait pas pris la peine d'enfiler quoi que ce soit de spécifique, ne serait-ce, même, qu'une armure. La succube commença à repartir, Trisha la retint, la sommant d'attendre. "Je suis votre Capitaine à partir d'aujourd'hui. Lança Trisha aux trois démons qui l'observait avec une envie somme toute dénuée de respect. Je sais parfaitement ce que vous pensez dés à présent aussi sachez ceci. Je suis extrémement chatouilleuse mais je suis aussi capable de vous désintégrer dans la seconde si vous venez à poser la main sur moi. Je vous conseille vivement, dés lors, d'écouter chacun de mes ordres et de les respecter. Dans le cas contraire, je n'hésiterais pas à vous tuer." Les paroles élocantes de la sorcière n'eurent pas l'effet escompté. Les trois démons l'observaient toujours avec ce même regard qui en disait long sur leurs intentions. Soupirant, Trisha fit disparaître ses chaussures, laissant apparaitre ses pieds nus et ses jolies orteils aux ongles bleus puis elle se retourna vers la succube et lui dit : "Toi ! Va chercher la corde là-haut et attache-moi avec." "Comment ? Lança la succube, mais, Capitaine, vous êtes sûr que ?..." "Fait ce que je te dit." Lachant un "Bien." comme si elle abandonnait, avec fatalisme, l'idée même que la sorcière puisse vivre un jour de plus, elle s'envola en direction d'une corde accrochée au mur et revint vers Trisha sous les yeux excités mais, pour le moins, étonnés des démons. N'opposant aucune résistance, Trisha présenta les mains dans son dos pour se les faire lier. La succube en fit de même pour ses bras autour de sa taille puis ses chevilles et ses cuisses. Elle avait beau être encore debout, elle était ficelée, pieds nus, s'offrant aux démons qui la voyait, désormais, comme une gigantesque sucrerie délicieuse. Même la succube qui l'avait attaché et, désormais, volait à quelques mètres de hauteur en recul pour éviter de se retrouver sous l'assault des démons, l'observait avec envie, se mordillant la lèvre inférieur en faisant passer ses propres pieds nus l'un sur l'autre comme pour ressentir les chatouilles que la sorcière allait certainement subir d'ici peu. "À présent je suis immobilisée, lança Trisha avec orgueil, je vous propose un marché. Si l'un d'entre vous parviens à me saisir d'ici les cinq minutes à venir, vous pourrez me chatouiller comme bon vous semble et je deviendrais votre suppliciée. Cependant, si vous n'y parvenez pas, vous devrez concentir à me servir en soldats dociles." "Marché conclus." conclu calmement Stram de sa voix grave et pesante. Les trois démons se jetèrent à l'assault de Trisha. Cette dernière se mit à reculer et se contorsionner avec agilité de façon à éviter leur allonge. Virevoltant au travers de leur corps pour ne jamais se retrouver encerclée ni trop prêt. Les démons avaient beaux être animés par leur pulsion, ils excellaient dans l'art de la course. Mettant la petite Sorcière en porte-à-faux à plusieurs reprises, la frollant de nombreuses fois. Bondissante telle un asticot surexcitée, elle fit face à Stram avant de forcer rapidement un glissement sur le côté pour le contourner et passer dans son dos. Sautant à nouveau, elle utilisa ses pieds pour le pousser par l'arrière et bénéficier d'un gain de vitesse, évitant, ainsi, les deux autres qui s'apprétaient à la prendre par les deux côtés. Alors qu'elle évitait une tentative d'empoignade d'Adra, la succube, profitant de son inatention, opéra une entrée fourbe dans le combat et lui poussa les jambes pour la faire tomber, dos contre terre, au sol. La situation de la sorcière était pour le moins précaire, son agilité ne lui permettait plus de se relever et ses magnifiques plantes étaient présentées comme un trophé à venir pour les trois combattants qui l'encerclaient. Utilisant son mana, elle provoqua un boomerang contre le sol qui la fit s'envoler dans les airs au moment où ils comptaient la saisir. Elle retomba sur ses jambes, droite, quelques mètres plus loin. "Le temps est écoulé messieurs." Dit-elle avec panache. "Le temps ne sera finit que lorsqu'on t'aura attrapé !" Lança Draka avec fureur. "Tiens donc ?" Trisha provoqua un ensemble de téléportation, chacune espacée d'à peine un dixième de seconde. Sur un espace aussi court, elle était capable de faire cela avec une utilisation très restreinte de mana. Elle donna l'impression, pendant quelques secondes, aux démons, qu'elle venait de se multiplier par trente aux quatre coins de la pièce. Terminant sa démonstration, elle réapparut au même endroit pour reprendre : "Vous pensez toujours en être capable ? Je n'ai pas utilisé ce tour dés le commencement car je voulais voir de quoi vous étiez capable mais si vous insistez, je peux vous faire courir toutes la journée." Les démons se regardèrent avec dépit puis, baissant la tête, ils mirent tous un genoux à terre et dirent : "Nous vous reconnaissons comme notre Capitaine." "Parfait. En ce cas, veuillez détacher votre Capitaine." Stram s'éxécuta. Son attitude avait changé, il se tenait droit, respectueux, ne laissant aucune place au doute concernant ses intentions. On sentait, à présent, qu'il était entiérement tourné vers la dévotion. Les cordes tombèrent aux pieds de Trisha qui en profita pour refaire apparaître ses bottes bleus. "Une dernière chose." Dit-elle avant de se téléporter face à la succube et lui envoyer, à bout portant, une boule aqueuse de sa propre taille qui fit exploser la pauvre créature en des milliers de fragments. Un mélange d'eau, de sang, de chaire et de tripes valsa sur les murs, le sol et le plafond de la pièce. "Comme je vous l'ai dit. Je n'hésite jamais à tuer." [color=#FF0000:3002km7l][u:3002km7l]Prochain Chapitre :[/u:3002km7l] [b:3002km7l]Terrain neutre[/b:3002km7l][/color:3002km7l]
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Mimura - il y a 14 ans
[color=#0000FF:hvud15za][u:hvud15za]Chapitre 96[/u:hvud15za] [b:hvud15za]Terrain neutre[/b:hvud15za][/color:hvud15za] Ils volaient, à présent, depuis prêt de trois quarts d'heure quand les deux personnes ailés et la petite elfe captive et muette virent poindre la frontière séparant la forêt de Terre et la zone neutre. Ils venaient de quitter les dernières grandes lianes de terre qui composaient la forêt et se raprochaient doucement d'un gigantesque grillage assemblé de multiples triangles imbriqués. En se rapprochant, Niphale put remarquer qu'il y avait, de la sorte, deux grilles superposées l'une sur l'autre à une distance d'un mètre entre les deux. Chacun des trigones qui les formaient étaient suffisament grands pour pouvoir passer au travers. Cependant, il fallait opérer un mouvement particulier pour cela. En effet, un triangle permettait de faire passer son corps mais sans avoir ses ailes déployés. De plus, les deux grilles n'étaient pas alignés ce qui obligeait, entre les deux, à effectuer une dérivation pour dépasser le second. Akroma y parvint sans le moindre accrocs. Elle aurait put utiliser son clignotement, à cet instant, pour y arriver sans problème. Cependant, c'était sans compter son envie de montrer aux deux autres son élégance gestuelle. Battant des ailes un bref instant pour se donner une force de poussé vers l'avant, elle les plaqua immédiatement et passa au travers de la première grille. Puis, cambrant son corps pour former une belle courbe jusqu'à pointer ses orteils, elle accomplit un déplacement parfait qui lui permit, sans même avoir à vérifier sa direction, de passer au-travers d'un triangle de la seconde grille. Kamhal fit preuve de bien moins de dextérité, d'autant encombré de sa compagne. Il fut obligé de faire passer ses ailes en premier pour qu'elles le retiennent aux coins d'un trigones de la première et lui permettent de passer. Pour la seconde, il alla jusqu'à utiliser sa main droite. Ressortant de la seconde en râlant, il lança, par dépit d'orgueil : "Bon sang ce que je peux détester cette frontière !" "Cette frontière est nécessaire, lui répondit Akroma, hautaine, c'est elle qui rend les attaques de troupes difficiles et empèche quiconque de s'enfuire rapidement. Cela maintient le droit dans ce lieu." "J'ai toujours trouvé cela ridicule. Pourquoi ne pas simplement poster des gardes ?" "Et des gardes sous les ordres de qui, petit Commandant ? La matière de ces grilles est impartials, c'est la raison de leur existence. Cesser de souiller leur nom sous prétexte que vous n'êtes pas suffisament agile pour les passer sans vous ridiculiser." Kamhal se tue bien qu'il continuait à s'énerver de cette idée, campé dans sa mauvaise foie. Quelques minutes et plusieurs battements d'ailes plus loin, des bâtiments de grandes tailles bien que largement inférieur à l'Hadès, se firent entrevoir. Des échoppes, des édifices, des pavillons de maisons, des places et des parcs. Bien qu'ils fussent tous posés sur des îles de pierre dont les bordures étaient détruite, ces derniers paraissaient beaucoup plus humain que l'Hadès. De ce fait, dans cette dimension, c'était, également, moins cohérent. "Nous avons rendez-vous au centre de la zone." Dit Akroma en commençant à monter à vitesse supérieur. Kamhal souhaitait la sommer de ralentir mais il n'en fit rien. Il se doutait bien de ce qu'elle lui répondrait : Un refus et une remarque assassine. Il se contenta d'augmenter la cadence, respirant bruiyamment et suant à grosse goûtes. Niphale le regarda et ne put s'empécher de sourire au-travers de son baillon. Sa fierté était chou. Finalement, leur guide freina son allure à une certaine hauteur, étendant ses ailes pour maintenir un vol stationnaire puis descendit doucement jusqu'à une échope à proximité. Cette dernière était de petite taille, à peine de la superficie des quartiers du Commandant. Mais elle comportait une grande terrasse de dalles noires sur laquelle trônaient des tables et des chaises neuves. Le toît était en briques rouges et l'intérieur était construit avec du bois lisse et vernie, un bel ouvrage en somme. La terrasse avait, apparemment, était l'objet de certaines rénovations puisque des extension du même marbre y était accrochées, sur les côtés, à de multiples endroits, offrants d'avantage de place. Malgré l'aspect très agréable de ce lieu, il n'y avait que peu de personne. À l'intérieur, contre le bar, un démon de petite taille semblait siroter un liquide rouge. Au boût de la terrasse, un homme habillé d'une aube grise grignotait le contenue d'une coupelle posée sur sa table. Descendant au niveau de la personne à l'aube grise, Akroma lui adressa la parole : "Creed, nous voici." Il retira sa capuche pour révéler un vieux visage ridé, aux cheveux gris et à la peau âbimée. Il les invita à s'assoire de sa voix enrouée. Le Commandant fit se poser sa captive sur le siège face à leur hôte avant de prendre celui à sa droite. Akroma se posa sur celui de gauche, en tailleur afin de ne pas avoir à poser ses pieds sensibles sur les dalles froides de la terrasse. "Retirez-lui son baillon, dit Creed, doucement, nous allons parler." [color=#FF0000:hvud15za][u:hvud15za]Prochain Chapitre :[/u:hvud15za] [b:hvud15za]Assemblée décisive[/b:hvud15za][/color:hvud15za]
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Mimura - il y a 14 ans
[color=#0000FF:1tdwcjx2][u:1tdwcjx2]Chapitre 97[/u:1tdwcjx2] [b:1tdwcjx2]Assemblée décisive[/b:1tdwcjx2][/color:1tdwcjx2] Le baillon à boule de métal qui entravait la voix de Niphale fut posé sur la table. L'elfe, recouvrant l'usage de sa bouche, ne dit rien. Elle se contenta de remuer sa machoire afin de soulager ses tensions musculaires. Elle commençait, surtout, à se rendre compte qu'ici, plus que dans tout autres plans, les protocoles et l'étiquette étaient importants. Mieux vallait qu'elle laisse le viel homme en face d'elle lui adresser ses premiers mots. Elle consentait à agir comme l'esclave ligotée qu'elle était. Tout du moins, pour le moment. Il ne disait rien, il l'observait en silence, scrutant son visage, ses traits, sa peau, ses yeux. Il semblait si concentré dans sa contemplation qu'il donnait presque l'impression de chercher à percevoir son âme. À sa droite, Akroma, en tailleur sur sa chaise, le dos droit, la regardait également. Contrairement à Creed, elle souriait avec fierté. Comme si, à cet instant, elle possédait le plus grand trésor de l'univers. Kamhal, singeant le plus grand nombre, se mit, pareillement, à observer l'elfe. Il avait posé un coude sur la table et regardait sa compagne tout en se grignotant compulsivement le pouce de nervosité, la tête légèrement penchée. Son regard paraissait exprimer l'incompréhension. Ce n'était pas qu'il doutait de la puissance de Niphale, mais il avait du mal à comprendre ce qui la rendait si... universelle. Centre de l'attention, objet d'admiration, aimant actuel de toutes les pupilles, Niphale se mit à rougir en baissant la tête et les yeux. Sous la table, elle appuya sur son pied droit avec le gauche. Elle ne savait où se mettre. Ce silence la pesait, elle voulait le briser mais sa conscience de soumise actuelle lui soufflait de se taire et d'attendre. Quelqu'un finirait bien par mettre fin à ce calvaire. Quelqu'un comprendrait qu'il serait temps de dire un mot. "Souhaitez-vous boire quelque chose ?" Lança, soudain, une serveuse qui venait d'arriver jusqu'à la table en silence, voletant au-dessus du sol. C'était une jolie succube à la peau rouge, les cheveux noirs et longs, une tenue légère et de petite ailes agiles. Son sourire, bien que hérissé de dents pointues, fut suffisament charmeur pour égayer la réunion immobile et pousser leur hôte à prononcer de véritables phrases : "Offrez à cette ange une liqueur de baies des flammes je vous pris." "Je vois que vous n'avez pas oublié." Lui fit-elle en midonnant tout en conservant son regard braqué sur l'elfe. "Donnez à ce soldat une bière du grand chaudron. Et pour vous, jeune elfe, que souhaitez-vous prendre." Niphale qui, jusqu'à présent, avait gardé la tête baissée, les oreilles descendus, les releva tout à coup, étonnée de la question. Elle ne s'attendait pas à ce qu'on lui permette de boire. Elle lacha avec stupeur : "Pardon ? comment ?" avant de se rendre compte du trop haut ton de sa voix et baisser la tête de honte en murmurant : "Merci mais... je ne sais pas ce qu'il y a et, de toutes façon, je n'ai pas l'usage de mes mains pour boire..." Akroma se mit à rire de bon cœur, Kamhal souriait également. Ce rôle allait à ravire à leur captive. "Si ce n'est que ça, dit Kamhal en s'approchant d'elle, je pense que nous pouvons te détacher. La loi sur les favorites n'a pas court dans la zone neutre." D'un geste d'aile, Akroma l'empécha d'atteindre les mains de Niphale : "Voyons ! Dit-elle en arborant un grand sourire satisfait, vous n'y pensez pas ? Nous ne devons courir aucun risque." Kamhal tourna la tête vers Creed, le sommant, de son regard, de donner son avis sur la question. Ce dernier, impassible, répondit : "Laissez-la ainsi. nous gagnerons du temps." La serveuse repartie. Creed s'accouda sur la table, le menton sur de dos de ses mains croisées, son visage de viel homme sage toujours impassible. "Pouvez-vous vous lever et reculer quelque peu mon enfant ?" Dit-il à Niphale. Cette dernière s'éxécuta. Se mettant debout, elle poussa, de son pied, sa chaise sur le côté et se recula. "Faites un tour sur vous même je vous pris." Sans chercher à comprendre d'avantage, l'elfe tourna lentement sur elle-même devant le regard admiratif des trois convives qui observaient la beauté naissante de cette jeune fille pieds nus. Il lui demanda de se rassoir, ce qu'elle fit avec l'aide de Kamhal pour lui redonner la chaise. "Vous êtes magnifique mon enfant. Dit-il, ce qui va rendre votre tâche d'autant plus difficile. Très franchement, lorsque le Maître m'a parlé d'une personne capable de changer l'ordre des choses en Infer, jamais je n'aurais cru que cela puisse-t-être une femme." Niphale ressentait un besoin irréprécible de contredire le viel homme, lui rapeller que c'était son groupe de femmes qui avaient vaincu Ixidor et traversées les différentes dimensions jusqu'ici. Qu'à chaque obstacle, il y avait toujours eu un homme pour les chatouiller. Mais sa conscience l'arrêta à nouveau, elle se contenta de baisser la tête en simulant sa soumission tandis que la serveuse revint déposer les boissons sur la table. "Un homme aurait eu bien plus de facilité. L'univers tourne autour d'eux. Ils ne sont jamais la proie des pulsions des autres. Ils n'ont nulles besoins de se justifier, ni de se défendre. Enfant, pour être arrivée aussi loin, vous devez avoir une force que nul mâle ne connaîtra jamais." Niphale releva la tête de stupeur tandis que, à sa gauche, baissant les yeux, observant la table devant elle tout en continuant à sourire, Akroma lachait un rire suivis d'un silencieux : "Je confirme." "Kamhal vous a-t-il indiqué les raisons de votre présence ici ?" Reprit Creed. "Oui." Répondit timidement l'elfe rougissante. "En ce cas je n'ai qu'un seul point à vous donner que Kamhal n'a pas déjà fait. Sachez qu'à partir de maintenant, votre destin va être parsemé d'une série de choix qu'il vous faudra faire. Certains seront difficiles à accepter mais si vous suivez votre cœur, vous atteindrez le but que nous attendons tous : le changement véritable. Nous ne pourrons que vous aiguillez sur ces choix mais jamais vous donner la bonne réponse, cela risquerais de détruire vore destin dans le cas contraire." Elle acquiessait. Akroma venait de perdre son sourire, elle observait, à présent, Creed avec intérêt comme si elle savait déjà tout ce qu'il disait mais qu'elle devait montrer l'importance de ces propos. "Votre premier choix, reprit-il, commence dés maintenant. Répondez-moi avec la plus grande franchise. Souhaitez-vous passer les années à venir, ici, en compagnie de Kamhal, ou souhaitez-vous poursuivre votre périple sans lui ?" [color=#FF0000:1tdwcjx2][u:1tdwcjx2]Prochain Chapitre :[/u:1tdwcjx2] [b:1tdwcjx2]Choix torturé[/b:1tdwcjx2][/color:1tdwcjx2]
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Mimura - il y a 14 ans
[color=#0000FF:3884cad7][u:3884cad7]Chapitre 98[/u:3884cad7] [b:3884cad7]Choix torturé[/b:3884cad7][/color:3884cad7] Niphale leva la tête. Elle regardait Creed avec stupéfaction, ne s'attendant en rien à une question de la sorte. Etait-ce supposé être un choix difficile ? Kamhal ou sa quête ? Bien entendu qu'elle comptait poursuivre son périple. Comment le viel eut il put penser un seul instant qu'elle puisse laisser, ainsi, mourir son peuple et les espoirs de tout un univers pour sa seule satisfaction. Elle avait, dans son regard, cette lueur brulante des personnes qui sentent qu'ils ne failliront jamais, qui connaissent l'importance de leurs actions et qui sont prêt à en accepter toutes les conséquences et les coûts. Et si, selon le viel homme, la perte de Kamhal était un des prix à payer pour sauver le monde, elle était prêt à l'accepter. Elle ne renoncerait pas à tout les sacrifices qu'elle avait cumulé, les horreurs qu'elle avait vue, pour finir sa vie dans les bras d'un homme. Même si elle savait qu'elle aimait cet homme. Même si elle se sentait comblée quand elle était dans ses bras. Même si sa présence avec elle, contre elle, en elle lui donnait le sentiment d'être plus qu'une héroïnes, plus qu'une guerrière, plus qu'une victime, mais une vraie femme. Même avec avec tout cela, elle resterait droite sur son chemin. Avec Kamhal, pour la première fois de sa vie, elle avait l'impression d'être désirée pour autre chose que ses pieds. Elle devenait un être attirant dans toute sa substance. Tout son corps, tout son esprit, toute son âme, toute son histoire, tout cela était ce qui plaisait à Kamhal et qui la rendait bien plus exceptionnelle à ses yeux qu'aux autres, y compris ce Maître fantômatique et ses prévisions fantasques. Mais elle avait tans donner d'elle. Des personnes s'étaient sacrifiées pour l'emmener jusqu'ici. Orihme, Phage, Ixidor et même ses trois compagnes désormais séparées d'elle. Elle ne pouvait faillir maintenant, elle ne le devait pas. Que de nombreux obstacles parraissaient aisés à côté de l'amour de son homme. Elle aurait préféré ne jamais le revoir, porter son deuil, conserver sa mémoire et continuer d'avancer. Que devais-t-elle faire à présent ? Etait-ce à elle d'assumer la décision de l'abandonner ? Comment pourrait-elle le supporter ? Impossible ! Jamais ! Qui était-il pour oser lui demander une telle chose ? Comment pouvait-il la mettre au pied de ce mur infecte ? Elle les détestait, il n'avait pas le droit ! Pas même du haut de leur tour d'ivoire, de ces prédiction minables d'aruspices de pacotilles ! Qu'ils aillent au diable ! De toutes façon, pourquoi être si catégorique ? Était-ce là une décision intelligente à prendre que celle d'abandoner un homme puissant capable de l'aider ? Elle pourrait très bien leur faire entendre raison. Ils finiraient bien par se rendre compte que Kamhal est utile pour sa quête. Et elle-même, son propre bonheur ? Après tout, si elle est épanouie, elle sera d'avantage enclin à se concentrer sur les situations. Ils ne peuvent pas abandonner cet homme comme ça. Ils ne le peuvent pas. Pourquoi le ferait-il ? Quelle injuste situation, tout semblait si terne tout à coup. Quel sens à tous cela ? À sa vie, à ses aventures, à l'univers... Elle ne voulait plus rien, plus personne. Juste se rouler en boule, fermer les yeux et prier pour que le monde s'écroule avant son réveil. Espérer que quelqu'un l'abatte pour abréger ses souffrances. Son cœur se déchirait dans sa poitrine, les mots se bousculaient dans sa tête formant un bouillonement émotionnel tonitruant. La galaxie tout entière s'affaissait. Elle était seule. Seule dans le vide. C'était trop, trop soudain, trop brutal, trop inconnue. Elle tourna les yeux vers celui sur qui toute la question se basée. Il la regardait en souriant avec mélancolie. Ce petit sourire qu'il avait, ce regard tendre, cela lui rendonna un peu d'énergie. Suffisament pour être prête à affronter le choix et ses répercutions. Elle se remit droite et, regardant Creed droit dans les yeux, le regard décidé, elle lui dit : "Je souhaite passer les années à venir, ici, en compagnie de Kamhal !" "Je vois, répondit Creed, alors c'est là votre décision, y avez-vous bien réfléchis ?" "J'y ai réfléchis, mais ma réflexion me pousse vers ma quête alors que mon cœur me pousse vers Kamhal. Vous m'avez demander de répondre avec mon cœur, c'est ainsi que je le fait." Le viel homme baissa la tête et les yeux en prenant une grande respiration, il semblait réfléchir intensément. Soudain, releva son visage, il présenta, pour la première fois, un sourire entendu et dit : "Vous avez choisis judicieusement. Vous avez fait le premier pas vers votre glorieux destin. Je peux, à présent, vous emmener auprès du Maître pour que vous prenniez conscience du chemin qu'il vous reste à parcourir." Elle le regardait, intriguée de cette réaction, et lui demanda : "Aurais-je vue le Maître si j'avais choisis de poursuivre ma quête sans Kamhal." "Non, lui répondit-il, si vous aviez fais le second choix, vous vous seriez écarté de votre destin et n'aurez plus était la porteuse du changement." Sur ces mots définitifs, il se leva et reprit : "Allons-y maintenant, la route est longue jusqu'aux Piliers de l'Air." [color=#FF0000:3884cad7][u:3884cad7]Prochain Chapitre :[/u:3884cad7] [b:3884cad7]La beautée dans l'ombre[/b:3884cad7][/color:3884cad7]
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Mimura - il y a 14 ans
[color=#0000FF:15cd3wd9][u:15cd3wd9]Chapitre 99[/u:15cd3wd9] [b:15cd3wd9]La beautée dans l'ombre[/b:15cd3wd9][/color:15cd3wd9] Elle ne tenait plus debout. Les deux démons qui l'escortaient la soutenaient brusquement sous les aiselles de leur poigne de fer. Tout son corps était inerte, ses bras balants, ses pieds nus trainant par intermittence leurs orteils sur le sol. Seul son visage tentait de maintenir un semblant d'activité. Au travers de ses cheveux blonds éparpillés, on distinguait ses yeux qui s'ouvraient faiblement et se refermaient. Laissant entrevoir, par moment, un vague regard vidé de sa substance, les yeux d'une personne n'ayant plus connu de repos depuis bien longtemps. Elle fut jetée dans sa geôle. Une maigre pièce d'à peine deux mètres sur deux, totalement vide, entourée de ses murs de pierres grises et froides avec, pour seule décoration, une grille d'évacution soudée sur le sol. Cette cage était dénuée de fenêtre. Sa seule lumière faiblarde provenait de la ridicule commissure de la porte de pierre qui laissait entrevoir la lueur du couloir. Peinant de toute sa volonté pour invoquer les minscules forces qui lui restait, elle poussa son corps hors du sol pour réussir à extraire son visage de la poussière et se poser, assise, dos contre le mur. C'était déjà la cinquième fois. Depuis son arrivée. La notion du temps avait commencé à lui échapper, heureusement, la torture semblait fortement ritualisée en ces lieux. Si ses impressions étaient correctes, elle était mise au supplice une demi-heure, puis attendait une demi-heure dans sa cellule avant que le cycle ne recommence. C'était ainsi qu'elle parvenait à se rendre compte qu'à peine cinq heures ne s'étaient écoulées. Pour elle, c'était comparable à une vie entière de souffrance. Lorsqu'elles étaient arrivées au Tartare, on a commencé par les enfermer dans des salles voisines. Les mêmes salles que celle dans laquelle elle se trouvait actuellement. peu après, des démons difformes aux muscles hypertrophiés, pareils à leur ravisseur, étaient entrés dans sa cellule pour lui arracher son armure, la mettant entièrement nue. Pour tout remplacement, on lui donna deux tissues blanchâtres en lambeaux qu'elle utilisa pour se cacher les seins et le sexe. Apparemment, Kiku eut l'autorisation de conserver ses vêtements. Peut-être parce que ces derniers ne la protégeaient en rien. Après ces débuts brutaux durant lesquels, pour la première fois de sa vie, elle avait dévoilé son intimité contre son grés, elle avait commencé à paniquer. Cherchant désespérément une issue dans ces cages sombres. Tatant chaque mur, le sol et le plafond, en quête de la plus petite goutte d'espoir. Mais rien n'apparut. Même la grille d'évacuation qu'on aurait pus arracher en utilisant une force collosalle ne menait qu'à un chemin que seul un rat aurait pus emprunter. Rien ne lui avait encore été infligé à ce moment là. Ce n'était que les préliminaires et, déjà, elle sombrait dans la folie. Elle se mettait à bouger la tête avec hystérie en répétant inlassablement : "Je ne suis pas ici. Je ne suis pas ici. Je ne suis pas ici." Par chance, Kiku, qui se trouvait toujours dans sa cellule voisine, profitant de la légère fente dans les portes, parvint à la résonner par des paroles rassurantes. Elle ne pouvait, décemment, lui dire que rien ne lui arriverait. Mais elle parvint à lui faire comprendre qu'il ne s'agissait là que de torture à subire en attendant une libération future. L'ange avait finit par faire face à son destin. Après avoir reçu la visite d'une étrange demoiselle aux oreilles de métal, à la peau rouge et aux petites ailes. La dame mystérieuse se contenta de l'inspectée puis la captive fut emmenée dans le lieu qu'elle craignait le plus pour sa première demi-heure. Bien que la durée restait la même, la procèdure changeait toujours. Sa première fois, elle s'en souviendra jusqu'à sa mort. Son bourreau, un homme musclé portant un masque cousu à même son visage, semblait vouloir jouer avec elle. Elle était pieds et poids liés, les mains dans son dos, ses plante à découvert, mais il n'avait pas tenu à l'attacher à un support spécifique. Ses ailes n'avaient pas étées entrâvées ce qui laissait un mince espoir à l'ange d'échapper à son supplice. Erreur grossière que de penser ceci. Cet homme était bien plus agile et rapide que les démons qui l'avait emmené en ces lieux. Il s'était amusé, tel un chat avec sa proie, à la suivre lentement pour l'acculer au coin des murs. Dés que l'instant de sa débacle se présentait, dés qu'elle tentait de le survoler pour s'enfuire à l'autre bout de la pièce, il lui saisissait les chevilles et passer ses doigts sous sa plante. À ce moment-là, mélant ce supplice insuportable à l'adrénaline que la frayeur lui insufflait, elle hurlait et tombait au sol, incapable de supporter un tel châtiment. À chaque fois qu'elle heurtait le sol, il lui lâchait les jambes et attendait de la voir se renvoler pour recommencer. Elle le comprenait à présent. Cette séance avait été comme un "Bienvenue". Une démonstration de son incapacité à s'échapper. La présentation comme quoi être un ange ne représentatait rien ici. Les séances qui suivèrent furent bien plus redoutable. Notamment la seconde. Comme pour marquer le change par rapport à la première, elle se retrouva saucisonnée, de la tête jusqu'aux orteils et à la cîmes des ailes, baillonées, les doigts de pieds tirés vers l'arrière, entiérement offerte posées sur une table, incapable de se mouvoir de quelques façons que ce soit. Son bourreau fut le même, mais la torture différa fortement. Cette fois, elle eut connaissance de la terreur des anges. De cette sensation insondable des chatouilles sous des pieds qui ne peuvent s'y soutrairent. Assise dans sa cellule, plongée dans la pénombre étouffante, la commissure de ses orteils lui apparut tel une ligne bosselée de lumière entourée du noir néantique. Elle passa sa main sous la plante de ce pied. C'était bien cela. Elle l'avait espéré et, pourtant, cela ne se passa pas selon son souhait. Elle s'imaginait qu'à un rythme aussi soutenu, ses petons auraient finit par s'habituer aux attouchements, à s'irriter, à réduire la terrible sensation qui la faisait tans hurler. Pourtant, le passage de ses propres doigts confirma ses craintes, il n'en était rien. Elle était aussi sensible qu'au premier jour, comme si ses pieds étaient encore vierges. Dans le couloir, elle entendie la porte de la cellule voisine s'ouvrir. Les gardiens étaient venus chercher Kiku pour sa demi-heure. [color=#FF0000:15cd3wd9][u:15cd3wd9]Prochain Chapitre :[/u:15cd3wd9] [b:15cd3wd9]Le désir dans le silence[/b:15cd3wd9][/color:15cd3wd9]
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Mimura - il y a 14 ans
[color=#0000FF:2si8nhne][u:2si8nhne]Chapitre 100[/u:2si8nhne] [b:2si8nhne]Le désir dans le silence[/b:2si8nhne][/color:2si8nhne] Elle fut extraite par la force de son court repos par les gardes qui la saisirent dans sa cellule. Contrairement à la plupart des autres prisonnières, Zæl la première, elle n'opposait aucune résitance, acceptant son sort de victime de chatouilles éternelles. La pièce dans laquelle on l'emmenait variait fréquemment. Sur les cinq fois qu'elle avait subis le supplice, jusqu'à présent, elle en avait vu trois différentes. Cependant, ces dernières se trouvaient à un emplacement proche les unes des autres au vue du chemin qu'elle parcourait pour s'y rendre. Durant ces longues traversés de couloirs exigues, il lui arrivait de croiser des gardes en rondes et, par moment, d'autres suppliciées que l'on emmenait ou ressortait de la torture. Il était facile de les distinguer. Celles que l'on emmenait se débattaient, criaient, gesticulaient en tentant de se soustraire à leurs gardiens. Certaines d'entre elles étaient tenues par quatre démons au lieu de deux. Un sur chaque main et un sur chaque pied, la maintenant au-dessus du sol tel un animal que l'on conduirait à l'abatoire. À l'inverse, lorsqu'elles en ressortaient, elles étaient livides, exsangue de toutes énergies, trainées au sol jusqu'à leur cellule, encore sous le choc de l'expérience passée. Leur état, comme leur réaction n'était pas ce qui faisait peur à la petite fille. Elle avait grandi dans une cave où nombre de jeunes nécromancières étaient emmenées de force aux exercices des chatouilles pour qu'elles apprennent à les supporter. Elle avait vue défiler maintes réactions : Celles qui criaient, celles qui pleuraient, celles qui devenaient violentes, celles qui tentaient de charmer, etc. Aucune n'y avait réchappé et les hurlement et les rires qui sortaient des salles de tortures avaient été comme une berceuse de son enfance. En réalité, ce qui l'effrayait, dans ce spectacle des suppliciées de l'Infer qu'elle croisait, c'était leur apparence. Beaucoup d'entre elles possédaient d'étranges difformités à des emplacements divers de leur corps. Certaines avaient un bras atrophiés, une épaule absurdement grosse, une partie du visage en lambeau, une des deux jambes presque squelettique, et nombreuses autres dégénérescences. Etait-ce là les déformations dont avaient parlé les démons ? Elle craignait de devenir comme ces pauvres créatures, elle aussi, de perdre la beauté de son corps d'adolescente. À un moment, elle avait pus observer, au détour d'un couloir, l'une d'elle, entiérement écorchée, la chaire à vif, écroulée au sol, dans l'une des pièces de torture. L'un des démons gardiens qui semblait s'en occuper avait dit à l'autre : "Celle-là n'est plus bonne à rien." Elle ne comprenait pas. À aucun moment elle n'avait vus de torture impliquant de recevoir d'autre supplice que les chatouilles. Pourquoi cette victime était-elle ainsi ? Pour sa part, quand elle a été emmenée pour subir sa première séance, ce fut dans une pièce semblable à sa cellule mais largement plus grande et éclairée. On lui avait menotté les poignets dans le dos à l'aide de cerceaux métalliques rétractables soudés l'un à l'autre mais ses chevilles étaient libres. Puis on lui avait posé un casque de fer sur la tête. Ce dernier, très bien fixé, avait une visière de métal devant les yeux, lui cachant toutes lumière, ainsi que des renforcement sur les côté qui, appliquaient sur ses oreilles, l'isolée de tous sons. Enfin, à l'avant du casque, un fil avec une boule de cuire qu'on lui avait introduit dans la bouche pour que, elle-même, reste silencieuse. Elle n'avait pas comprit, immédiatement, quel était le but de ce jeu. Elle avait commencé à marcher en titubant dans cette salle où elle ne voyait, ni n'entendait, quoi que ce soit. Par moment, une main venait lui caresser le visage ou le ventre, la faisant sursauter. Ce fut au bout de cinq minutes à chercher dans le néant qu'elle se sentit projeter au sol, maintenu et chatouillée. Avant d'être relachée et que le jeu reprenne. Elle décela, dans cette démarche, l'envie de son bourreau de la voir s'enfuire, chercher une sortie, pour mieux la capturer dans ce noir et lui imposer le supplice. Elle accepta de jouer le jeu. Elle ne voulait pas qu'ils sachent qu'elle prenait du plaisir à la torture. Quand un sadique aurait pu lui répondre "Non!" à sa demande de la chatouiller, il était préférable de hurler "Pitié ! Pas les pieds !" pour obtenir ce qu'elle voulait. Cette demi-heure là, elle s'était, ainsi, mise à courire au quatre coins de la pièce, frolant les murs pour ne pas rentrer dedans, hurlant des paroles incompréhensible au-travers de sa boule, mimant de s'effondrer, de pleurer et de ne pas supporter les moments où elle se faisait immobiliser pour subir le passage de diverses tiges sous sa plante sensible. Elle en était à son sixième passage sous la torture. Zæl avait commencé un peu avant elle. La fille entra dans une pièce de petite taille au centre de laquelle trônait un carcan pour l'assoire en croix, les jambes quelque peu écartées, un soulévement et un trou pour chaque pieds ainsi qu'une sangle pour ses mains et chacun de ses orteils. Elle reconnut la femme qui l'attendait à l'intérieur. C'était une succube, une très belle femme de grande taille, allongée. Elle avait la peau d'un rouge luisant, des yeux noirs intenses, les cheveux longs et bouclés de même couleur et un sourire charmant et sadique à la fois. Elle lui rapellait beaucoup Akroma. Elle portait toujours ce même bikini noir composé d'un mince tissue entourant sa taille pour cacher ses tétons et une juppe qui lui arrivait à peine au quart de la cuisse. Elle portait à chacune de ses jambes un tissue qui partait de la cheville pour s'arréter avant le genoux, flottant et formant un ourlet vers l'intérieur. Ce tissu laissant ressortir, au bout de sa jambe, ses pieds nus aux ongles noirs comme une invitation au supplice pour mieux l'infliger elle-même. Après sa première séance avec elle, la nécromancière était presque tombée amoureuse de cette femme. Après avoir été attachée au carcan, immobilisée, vulnérable, on posa le même casque que la premièer fois, forçant la belle victime à diriger ses sens vers le touché de de ses pieds. La succube commençait toujours par le même rituel. Elle lui léchait les pieds avant douceur, faisant passer sa longue langue aussi rapeuse que celle d'un chat dans le creux de ses petons et entre ses orteils. Utilisant, parfois, une de ses main pour lui gratter le pied épargné à l'aide de ses ongles noirs. Parfois, elle allait jusqu'à prendre l'un de ses orteils et le succer avec délicatesse. La suppliciée avait ressentait avec force le désir de son bourreau. Ce supplice était délectable. Tout son être vibrait au diapason de cette torture, les frissons balayaient son corps, le plaisir l'envahissait, elle était en Infer, mais au paradis. Quand elle fut remise dans sa cellule, elle était encore dans la béattitude de sa séance, le visage bouillant de désir. Une voix se fit entendre dans le couloir, celle de Zæl : "Alors ?" "Cens soixante huit." L'ange soupira avant de reprendre : "Nous en avons pour des années." "Arriveras-tu à tenir ?" "Je suis bien obligée." "As-tu remarqué ?" "Quoi donc ?" "Depuis notre arrivée, on ne nous as donné ni à manger, ni à boire." "Et alors ?" "Je n'ai ni faim, ni soif. Pourtant, avec tous ces moments à s'agiter, cela devrait être le cas. Qu'en est-il de toi ?" Zæl émit un silence languissant avant de constater : "Moi non plus." Dans les couloirs, on entendit un bruit métallique de pas se rapprocher d'elles. Quelqu'un venait. [color=#FF0000:2si8nhne][u:2si8nhne]Prochain Chapitre :[/u:2si8nhne] [b:2si8nhne]L'amour dans la lueur[/b:2si8nhne][/color:2si8nhne]
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Mimura - il y a 14 ans
Une question me taraude, suis-je encore lus ? Cela fait une semaine que je poursuis mes chapitres sans avoir de remarques. Je commence à me demander si vous vous y intéressez toujours. Je ne vous demande pas, à tous, de me faire un compte rendu de vos ressentie comme pourrais le faire Squall mais dites-vous qu'obtenir des réponses, même courtes, de votre part et motivant pour moi. Sans cela j'ai l'impression d'écrire dans le vide et c'est là un sentiment vraiment décourageant. [color=#0000FF:1iwnni69][u:1iwnni69]Chapitre 101[/u:1iwnni69] [b:1iwnni69]L'amour dans la lueur[/b:1iwnni69][/color:1iwnni69] L'Ange s'attendait, fébrile, à ce que sa porte s'ouvre bruyamment pour l'extirper de sa cellule et la mettre, à nouveau, entre les mains d'un sadique avide de chatouilles. Mais il n'en fut rien. Au lieu de cela, c'est la prison de Kiku qui eut de la visite. Apparaissant en contre-jour de par la lumière du couloir, une personne de taille moyenne se présentait à elle, suivit de deux démons. Elle ne portait pas d'ailes et était, au dire de ses traits fins et ses cheveux longs, légèrement bouclés, une femme. Kiku, ayant prit pour réflexe de simuler la peur, rempa au sol jusqu'au coin opposé et s'y blottit en tremblant. Elle savait parfaitement s'y prendre pour donner l'impression qu'elle était un petit être fragile. Tournant la tête vers les démons, la visiteuse les somma de lui donner une lanterne et de la laisser seule . Elle devait, certainement, être une personne importante au vue de la rapidité avec laquelle ils obéirent. On lui laissa une lampe de fer contenant une bougie puis les démons partirent. De dos à Kiku, tenant la lampe au bout de son bras le long de son corps, elle recula dans la pièce et ferma la porte. Prenant un morceau de tissu, qu'elle avait sur elle, à l'aide de sa main libre, elle boucha la fente de la porte, isolant totalement la cellule. Enfin, elle avança lentement vers Kiku qui poursuivait sa simulation et posa la lampe au centre de la pièce avant de s'assoire devant, révélant son visage à la prisonnière. Cette dernière souria, s'avançant dans la lumière, avant de dire : "Alors, cela a marché ?" "Oui. Lui répondit la visiteuse, et même au-delà de ce que j'espérais." "Tiens donc ?" "Ils m'ont directement intégré à un grade élevé et m'ont donné trois hommes à commander." "Tu as reçu des nouvelles de Niphale ?" "Non, pas pour le moment. Je suppose qu'elle n'a pas été emmenée ici ?" "Il laisse rarement l'occasion aux prisonnières de chercher dans les registres tu sais." Elle souria, son interlocutrice en fit de même. Elles se regardaient en silence, leur visages obscures irradiés d'une lumière orangée vascillante. Elles se dévoraient sans un mot, perdues qu'elles étaient dans leur regards respectifs. Depuis qu'elle était arrivée dans ces lieux, la petite nécromancière n'avait cessée de penser à elle. À chaque fois que quelqu'un venait lui titiller les orteils, c'était elle qu'elle sentait. Quand elle était prisonnière dans le noir, c'était elle qu'elle voyait. L'amour de sa vie, sa guerrière au cœur fragile : Trisha. Elle portait déjà, sur elle, les marques de son ascencions sociales. Ses habits étaient beaux, elle portait, à présent, une longue robe bleue et un chemisier assorti. Au bout de ses pieds, deux escarpins à talons de la même couleur. Brisant l'immobilité du moment, la sorcière posa la lampe sur le côté et s'approcha de Kiku, la saisissant dans le dos, elle avança son visage face à la nécromancière figée par le désir. Elle l'embrassa passionément tout en commençant à remonter sa main sous son haut, Kiku l'arrêta. "Mais, si on viens me chercher. Dit-elle, ils ne faudraient pas qu'il sache pour toi." "Voyons ma petite, lui répondit Trisha, joueuse, je suis une Capitaine, j'ai le droit de violer une prisonière si je le souhaite." Rentrant dans son jeu, Kiku bascula sa tête en arrière en murmurant : "Pitié belle soldat ! Ne me touchez pas ! Je ne peux pas vous résistez et vous profitez de mon corps !" "Il est trop tard, belle enfant, je vais vous faire mienne dés maintenant." "Vous êtes monstrueuse ! Pitié..." Kiku ne put dire autre chose. Sa compagne venait de glisser l'une de ses mains prêt de son sexe, elle se sentait vaciller. S'agripant à elle de toutes ses forces, elle brisa leur jeu pour lui susurrer simplement : "Trisha, je t'aime." Zæl fut ramenée dans sa cellule. Celle concomitante portait toujours son ouverture obstruée par le tissu. À l'intérieur, la flamme mourrante de la lanterne laissée entrevoir quatre jolis pieds nus entremélés qui se frottaient, tendrement, les uns aux autres. Dans l'obscurité, Kiku, reconnaissante, était blottie dans les bras de Trisha, buvant, goutte après goutte, le bonheur de cet instant. La sorcière lui caressait les cheveux, pensive. Soudain, elle mit fin au silence : "J'essaierai de te rendre visite aussi souvent que possible. Mais, en attendant, penses-tu pouvoir supporter la solitude ?" "Qu'est-ce que tu entends par 'solitude' ?" Lui répondit Kiku en soupirant, dans un demi sommeil. "Que Zæl ne soit plus là." "Tu es bien énigmatique. Mais pour répondre à ta question : Oui. Je pourrais supporter la sollitude. On ne me laisse pas la possibilité de m'ennuyer ici." "Je te dit cela dans la mesure où, en tans que soldat haut gradé, j'ai la possibilité de choisir, ce qu'ils appellent, une 'favorite'. C'est à dire quelqu'un qui restera avec moi et ne pourra être touchée par personne d'autres. Je pensais prendre Zæl, afin de lui éviter de futures innombrables tortures." "C'est gentil de ta part. Je pense que c'est une bonne idée..." Kiku ne put finir sa phrase. Arrassée par sa journée de chatouilles et le plaisir que lui avait donné Trisha, elle s'endormie, telle une enfant innocente dans un lieu perverti. Souriant avec tendresse, percevant, à la lueur moribonde de la flamme, les yeux clots de sa belle, elle lui déposa un baiser aimant sur le front et s'extraya avec douceur, la déposant au sol. Elle se rhabilla rapidement et saisie le tissue de la commissure de la porte, prête à partir. Derrière elle, une dernière remarque de la petite Kiku, à moitié endormie, la fit rire : "Ne chatouilles pas trop cette pauvre Zæl." [color=#FF0000:1iwnni69][u:1iwnni69]Prochain Chapitre :[/u:1iwnni69] [b:1iwnni69]Ascension[/b:1iwnni69][/color:1iwnni69]
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SQUALL - il y a 14 ans
Désolé Mimura, ces derniers jours j'étais vraiment pas dispo, et visiblement quand je suis plus la pour motiver à mettre des commentaires les autres sont saisis de faignantise ^^ bon alors, les quelques derniers chapitres. Il y a certain que j'ai aimé d'autre moins, ce dernier est vraiment tres tres reussis, les deux juste avant beaucoup moins, j'attendais un peu plus de...vie. C'était bien mais...pas parfait voila. Sinon il y a toujours certains moment que je trouve un peu "gros", mais je dois avoué que le chapitre ou Niphale réfléchis et à mesure qu'elle réfléchis, ses certitudes se transforme sans que l'on s'en rende compte, c'est pas mal, vraiment pas mal. Sinon, petite déception bien sur que Trisha ne prenne pas Kiku en favorite, évidément tes personnages sont attachants et ils ont traversés tellement de difficulté que l'on veut leur promettre le bonheur, mais c'est vrai que c'est bien plus logique pour l'histoire. Cependant le contraste entre Trisha qui écoute sa raison et Niphal qui écoute son coeur, se fait de plus en plus sentir. Je dois avouer que les personnages sont vraiment, vraiment charismatique, Trisha Kiku Kamhal et Akroma ne sont pas des accompagnateur, et tres franchement, Phage me manque. En ce qui concerne Zael je le donne en mille, c'est le personnage que j'apprécie le moins, je ne sais pas, je ne lui trouve rien de particulier a part un coté chouineuse particulierement horripilant. La seule chose interessante ça a été sa relation avec Akroma. Moi j'attend encore. Pour l'instant je la trouve assez plate. Ecrasé par les ombre massive de Niphale, notre Candide, courageuse, qui écoute son coeur et déterminé, Trisha, pragmatique, dominatrice, forte, fiere et jalouse et enfin Kiku, joueuse, jeune, maligne, manipulatrice, un tout petit peu egoiste parfois. Toutes des gros défauts et de grosses qualités, ça me plait. Zael... mmmmh, bref voila. Sinon j'aime beaucoup l'Infer, la partie de ton histoire sur parados m'avait un peu refroidis, trop de chatouille puis de scene sur des personnage un peu creux, et finalement le voyage jusqu'à l'infer ça a relancer le truc et alors là, retour de Kamhal, Trisha qui prend une importance enorme dans l'histoire, révélation, un monde interessent, nos heroines séparés. Tout ça fait que je suis vraiment vraiment dedans. voila !
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pierreanne - il y a 14 ans
Paeil désolé moi l’avait ma panne internet je viens de me lire une dizaine de chapitres d'un coup un pur bonheur mais je commence à me demander si cette histoire va pas finir dans la partie adulte ^^' sinon je rêve de devenir un soldat de l'infer j'adore tout ce monde son organisation son but son fonctionnement absolument tout me plaît sa serait un paradis d'y être engager ^^
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Mimura - il y a 14 ans
Merci Squall et Pierre-Anne

Squall, je vois ce que tu veut dire concernant Zæl ( æ → Alt + 145
). Elle parait plate surtout parce que l'histoire actuelle lui laisse très peu de champ d'expression par rapport à sa personnalité assez fragile 
Pour les passages que tu trouves un peu "gros", n'hésites pas à m'en dire plus là-dessus ( Quitte à me faire de l'analyse de texte, ça ne me dérange pas ^^ ). J'essaye de faire en sorte que mon histoire soit le mieux ficelée possible, cependant, j'évolue en écrivant donc je serais ravie d'améliorer ma plume aussi en fonction de tes points de vue.
Pierre-Anne, c'est vrai que je ne tiens pas à me censurer quand aux aspects sexuels de l'histoire qui sont, pour moi, incontournables. J'essaye, simplement, de ne pas dépasser le stade de l'érotisme qui est, de toutes façons, à mes yeux, largement préférable à la pornographie.
Maintenant, je laisse les modérateurs faire leur décision quand à cela
Bon, en tout cas, je suis de nouveau motivé, c'est bien ^^
Merci à vous.
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SQUALL - il y a 14 ans
L'érotisme est toléré, dotant plus que tu élipses parfaitement les moments plus intimes, il n'y a rien donc à repprocher. La scène du viole de Kiku en cauchemar demeurant le seul moment ou je me suis demandé s'il fallait que je te dise de l'alléger un peu. Mais finalement, je me suis dis que c'était un cauchemar, qu'il n'y avait pas de détail trop déplacé, donc ça passait. Pour ce que je trouve un peu gros, parfois, c'est simplement que les choses ont l'air d'être un peu trop théâtral, hollywoodienne, je te ferais la remarque su jamais il y a quelque chose de ce genre que je revois. Mais bon honnetement c'est tres bon hein, quelques probleme avec les souria, ria, on dit "elle rit, et elle sourit ^^" verbe sourir, par sourier ^^ Bonne continuation à toi, je continuerais à commenter ton récit et à te donner mon point de vu, pas de probleme.
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Mimura - il y a 14 ans
[color=#0000FF:19jydxlz][u:19jydxlz]Chapitre 102[/u:19jydxlz] [b:19jydxlz]Ascension[/b:19jydxlz][/color:19jydxlz] Les heures passaient, au rythme des battements d'ailes et de la respiration croissante de celui qui la tenait. Autour d'eux, le paysage semblait bouger tout en restant inexorablement le même. Un amât de nuages rosés qui laissaient entrevoire, par moment, de vagues formes evanescentes dans le lointain. Cela faisait un long moment qu'ils avaient dépassé la fontière de la zone neutre et, depuis, ils n'avaient cesser de monter. Si elle en croyait son sens de l'orientation, elle ressentait qu'ils se dirigeaient à l'opposée de la Forêt de Terre. Niphale se demandait ce qu'il pouvait bien se trouver dans ses hauteurs ? Il y aurait-il une autre structure invraisemblable à l'architecture colossale ? On lui avait remis son baillon. Akroma avait insisté pour que cela soit fait. Selon elle, c'était la meilleure façon de ne courir aucun risque. La petite elfe avait beau être naïve, elle se doutait bien que l'ange se délectait de la voir dans sa posture de soumise. C'était sa revanche, elle qui avait été tenue en laisse par Trisha durant toute la traversée de l'Eden. Mais Niphale s'en moquait. Elle était dans les bras de Kamhal, elle se sentait en sécurité, c'était tout ce qui comptait. Le fait d'être attachée lui rendait la tâche encore plus agréable. Elle n'avait qu'à se laisser porter, menée d'un point à un autre. Son esprit pouvait vaguabonder et ses yeux, s'émerveiller sur les paysages ou le visage de son porteur. Elle était la seule à être tenue. Bien que Creed s'avérait dépourvu d'ailes lors de leur rencontre, il utilisa un parchemin au moment de partir. Ce dernier lui apposa une paire de grandes ailes bouillonantes de mana blanc aux reflets jaunes. Akroma le pris comme prétexte pour vanter les mérites de ses ailes : "Impossible à imiter" selon ses propres dires. Au loin, un trait gris vertical apparut derrière le brouillard rose, comme une longue fente perdue au milieu du ciel. Poursuivant leur ascention et leur avancé, la rayure commença à grossir, rapidement suivis par l'arrivée de nouvelles à sa gauche et sa droite. À force d'approche, le premier trait à s'être révélé finit par briser la couche de nuage pour montrer sa nature. Il s'agissait d'un pilier de marbre blanc gigantesque composé d'un seul bloc qui disparaissait dans le brouillard par le bas comme par le haut. Les autres rayures qui sortirent, à leur tour, étaient toutes de même sorte. Niphale avait du mal à estimer les distances. Ces piliers étaients immenses et, pourtant, donnaient l'impression d'en être à proximité, comme si on avait pu les toucher. Certains de ces piliers interrompaient leur monté sur un chapiteau de marbre au style ionique. Certains de ces chapiteaux supportaient des bâtiments entiérement en marbre dont l'architecture mélait de plus petites colonnes, de hautes fenêtres et des intérieurs spacieux. Cependant, il ne semblait pas y avoir une grande activité concentrée autour de ces bâtisses. Quelques personnes, la plupart en toge ou en aube, se déplaçaient dans ces constructions, en sortaient ou y rentraient. Mais, elles n'étaient que peu nombreuse et bien moins actives et pressées que l'étaient ceux de l'Hadès. Ils venaient de pénétrer en plein cœur de la zone des Piliers de l'Air, dépassant certains d'entre eux, gardant toujours le cap sur le pilier central, plus grand que les autres, le premier à leur être apparu. Au-delà de la couche nuageuse dans les hauteurs, on voyait poindre une large forme arrondie plantée tout en haut de l'immense tige qu'il avait pris pour cible. Cependant, ils avaient beau avancer, cet immeuble ne se révélait pas, il restait caché par les nuages qui devenaient de plus en plus opaques. Ne se souciant guerre de ce problème de perception, ils poursuivirent leur ascension jusqu'à se retrouver dans un épais brouillard qui les aveuglait. Niphale commençait à redouter un quelconque piège. Mais le visage de Kamhal, à peine visible pour elle, qui restait impassible dans l'effort, la rassura. Tout d'un coup, ils s'extrayèrent de la couche du brouillard comme une renaissance d'eux-même, se retrouvant au-dessus d'un océan infinie de nuages en perpétuel mouvement qui bouillonaient tel des vagues. Au-dessus d'eux apparaissait le ciel véritable de l'Infer : une couche de feu et de flamme qui tournoyait et remuait inlassablement. Entre ces deux mers chaotiques était fixée l'étrange surface de paix où ils se trouvaient, un calme entre deux tempêtes. Plantées tel des îles d'une mer d'air, des bâtiments de marbre blanc se dressaient avec droiture, sur les toît d'un monde tordu. Face à eux, celui qui se posait fiérement sur la grande collone centrale. Il s'agissait d'un immense demi-cercle sur lequel se trouvait de grande dalles de marbres, des arbres et des jardinets. Enfin, plantés au milieu de cet hâvre de contemplation, un bâtiment paraissant ridiculement petit en comparaison de l'immensité de son support. "Voici les Champs-Élysées, annonça Creed. C'est ici que vous rencontrerez mon Maître et source de la prédiction du destin de Niphale." [color=#FF0000:19jydxlz][u:19jydxlz]Prochain Chapitre :[/u:19jydxlz] [b:19jydxlz]Assomption[/b:19jydxlz][/color:19jydxlz]
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pierreanne - il y a 14 ans
Grande description d'un grand vide lol j'arrive presque a voir se que tu vois y'a juste le détail des distances qui se confondent ou je suis largué. Hâte que l'histoire progresse ^^.
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Mimura - il y a 14 ans
le détail des distances qui se confondent ou je suis largué.
Tout comme Niphale à ce moment-là
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Mimura - il y a 14 ans
[color=#0000FF:ikkkcdma][u:ikkkcdma]Chapitre 103[/u:ikkkcdma] [b:ikkkcdma]Assomption[/b:ikkkcdma][/color:ikkkcdma] "Les Champs-Elysées, prononça Kamhal à voix basse, j'en ai déjà entendu parlé. Mais c'est la première fois que je l'approche autant. Il paraitrait que c'est le siège des plus grand sages de l'Infer. C'est un lieu sacré." À l'écoute du Commandant, Creed soupira et dit : "Nous allons descendre pour nous poser dans les jardins. Nous rentrerons, ensuite, dans le temple qui s'y trouve." Obéissant à la proposition, ils relachèrent la pression de leurs ailes et réduirent leur altitude. Sous eux, le plateau des Champs-Elysées grandissait au fur et à mesure de leur approche. Révélant sa taille majestueuse. Au loin, on aurait pu penser à une coupelle garnie de minuscules bonsaïs. Mais elles étaient en train de montrer la largeur incroyable de sa verdures, ses fleurs et ses arbres. Il y avait des chemins de marbres qui longeaient les parterres. Ils présentaient des banc et des statues d'anges tels qu'ils existaient au Parados. Atteignant, finalement, le sol. Kamhal repris son souffle après cet intense effort et en profita pour déposer Niphale, ébahie de ce spectacle et des odeurs qui s'en dégageait. On était loin du soupsons de souffre que l'air de l'Infer sentait. Dans ces lieux, l'ambiance était pure, comme en haut d'une montagne. Il y avait des senteurs de jasmin, de rose, de lavande, de péche et de fraise. Des notes de terre mouillée séchée par la caresse du soleil, de bois des forêt chaudes, d'herbe à la rosée du matin. Ces arômes se mélangeaient avec ravissement, imprégnant cet endroit d'une grande paix. Cette volontée de calme allait jusqu'à avoir fait de ce parc magnifique un lieu entièrement désert. Ormis les quatre invités, pas une âme ne daignait accorder sa présence en cette place paradisiaque. L'elfe s'en étonna et souhaita poser la question. Elle murmura une suite de mots incompréhensibles avant de se rapeller qu'elle portait, toujours , un baillon dans la bouche. "Vous pouvez lui enlever son baillon et ses liens, réagit Creed, il n'y a plus de risque à présent." Akroma protesta, pour la forme, préférant continuer à voir ce petit bout de femme en captivité. Cela n'empécha pas Kamhal d'obéïr au viel homme et de libérer sa douce des entraves. Elle en profita pour s'étirer, se mettant sur la pointe de ses orteils en poussant un long murmure comme après une sieste. Elle se souvint, alors, de ce qu'elle souhaitait demander au départ : "Pourquoi n'y a-t-il personne dans ce jardin ? Les sages n'aiment-ils donc pas travailler à l'extérieur ?" Creed ne lui répondis rien et l'ange tourna et baissa la tête en soupirant. L'elfe n'aurait pas sa réponse. Au lieu de cela, les deux guides se mirent en route sur les pavés des ruelles entre les cerisiers en fleurs, suivis, immédiatement, par Niphale et Kamhal. Le temple était loin, plus d'un kilomètre d'eux, mais ils avançaient rapidement. Apparamment, Akroma et Creed étaient las de ce paysage fantasque et ne souhaitaient autre chose que mener à bien leur mission. Même si, vue du ciel, le temple avait pu leur paraîre petit en comparaison du reste de cet acropôle, ils se rendaient, désormais, compte qu'il en était tout autrement. Malgré le fait qu'ils soient encore loin, ce dernier se dressaient, déjà, fiérement, prêt à les accueillir. Il était composé de trois parties. Une grande allée centrale et une de chaque côté, plus petites, de façon symétrique. Le toit de chaque partie était de forme triangulaire. De nombreuses et magistrales collones tenaient l'ensemble de l'édifice. Le toit, la base, les colonnes et les murs, tout sela était à la fois beau mais, également, sobre. Comme si l'architecture de l'ensemble se suffisait à elle-même, nulles dessins, gravures ou sculptures n'avaient étée ajoutées sur les éléments extérieurs de cette bâtisse qui iradiait, d'elle même, la perfection et la solennité. Il achevèrent leur longue marche, forte pénible pour la pauvre petite elfe qui, privée de chaussure, avait due user la plante de ses pieds sur du marbre froid. À présent, ils étaient en haut des grands escaliers du temple, face à une porte démesurément haute donnant sur une pièce peu longue bien qu'aussi élevée que la porte elle-même. Creed les invita à rentrer et les guida de pièces en pièces. Elles étaient toutes plus impressionantes les unes que les autres. Le sol présentait de nombreuses mosaïques aux tons orangés. Des collones portaient des torches de pierres. Il y avait des emphores peintes de rose et de noir, semblant dépeindre des scènes historiques de la dimension. Comme par une volonté de rendre chaleureux un lieu aussi imposant, des plantes étaient disposées, ainsi que des table, des chaises et même des canapés dont la forme et la texture, géométrique et lisse, les permettaient de se fondre à merveille dans une ambiance de marbre. Enfin, en très grand nombre, se trouvaient des bibliothèques, armoires et autres emplacements contenant des livres de toutes formes, tailles, couleurs et titres. La plupart semblaient anciens mais leur hétéroclycité gâgeait de leur force d'apprentissage. Cependant, à l'instar des jardins et malgré la volonté des décors de rendre ce lieu vivant, personne ne s'y trouvait. Le vent chaud des hauteurs de l'Infer diffusait une onde continue, provoquant son écho dans toutes la hauteurs des salles. Chaque pas qu'ils faisaient, chaussé ou non, chaque battement d'aile, chaque toux résonnait comme des miliers dans ce temple mortuaire. "Où sont tout les sages ?" Demanda Niphale dont la voix brisa les tympans de ses compagnons, rebondissant sur chaque mur. "Il n'y a plus de sage. Murmura Akroma, depuis bien longtemps. L'armée de l'Air n'est plus composée que d'aspirants cherchant à maintenir un semblant de philosphie dans ce monde. Seul notre Maître est encore là, dernier vestige de l'histoire de ces lieux." "Même moi, réenchérit Creed, ne suis-je qu'un étudiant. Il était un temps où l'Air comprenait de grand penseurs qui habitaient ces lieux. De véritable dieu du savoir. Ils ont tous disparus." "Que leur est-il arrivé ?" Questionna Niphale. "Corruption, Meurtre, Disparition, Emprisonnement, Politique. Choisissez votre fléau. Bienvenue en Infer." Leurs pas résonnaient dans les couloirs. Ces derniers s'étaient rétrécis à force de leur déplacement. Ils avaient pris de nombreux escaliers pour grimper plusieurs étages. À présent, ils avançaient dans un long corridor dont l'étonnante luminosité semblait provenir de la communication de la lumière entre chaque mur. Au bout du tunnel, ils atteignirent une double porte de boies d'olivier vernie. Passant le premier, Creed la poussa des deux mains, ouvrant sur une grande salle arrondie, haute et dont le plafond était en dôme. Face à eux, à l'autre bout de la pièce, de hautes fenètres recouvraient les murs, chacune espacée de ses voisines par une colonne blanche. Comme dans les autres pièces, il y avait des armoires, bibliothèques, chaises et un bureau. Tous étaient du même boie luisant et texturé que celui de la porte. Deux détails dissonaient du reste du temple. Un long tapis rouge se trouvait au sol, partant de sous le bureau pour se rendre jusqu'à la porte d'où ils arrivaient. Le second étaient qu'outre dans les bibliothèques et les armoires, les livres et les feuilles s'entassaient sur le bureau, les chaises et même au sol. Certains d'entre eux étaient ouverts ou portaient des marque-pages de tissu caractéristique. Face à la fenètre, admirant le paysage de la ligne d'horizon des nuages de l'Infer, leur tournant le dos, se trouvait un grand homme. Son armure était dorée, elle ressemblait fortement à celle d'Akroma en plus carré et plus riche mais le style s'y retrouvait. Avec son armure, il avait des chaussures d'un style, apparemment, quelque peu différent pour un œil averti. Il portait un casque comportant deux grandes cornes possédant, chacune, deux cassures à angle droit. Enfin, dans son dos, il endossait une paire d'aile. Très proches de celles d'un anges. Avec des plumes. Mais ces dernières étaient noires. Venant d'entendre leur entré, il se tourna pour leur faire face. Son casque, qui faisant la totalité de sa tête, ne laissait pas voir son visage. "Je vous présente la source de la prophéthie de Niphale. Mon Maître et celui d'Akroma. Dernier sage ancien de l'Infer. Général suprême des Piliers de l'Air : Lucifer." [color=#FF0000:ikkkcdma][u:ikkkcdma]Prochain Chapitre :[/u:ikkkcdma] [b:ikkkcdma]Sous les flots du temps[/b:ikkkcdma][/color:ikkkcdma]
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pierreanne - il y a 14 ans
Ils volent... Ils marchent... Oui je sais faut des passage descriptif mais j'ai jamais été patient alors 2 chapitre ou l'histoire n'avance pas d'un poil ^^'
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Mimura - il y a 14 ans
Dans la mesure où tu as un chapitre par jour, tu peux certainement dominer ton bouillonnement, non ?

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pierreanne - il y a 14 ans
C'est a dire qula rentrée arrive je me dis donc qu'il ne me reste plus que 6 chapitres a lire avant de retrouver mon internat ou je n'aurais sans doute pas internet et donc pas l'occasion de suivre les aventures de nos héroines à part le weekend ^^'. Le pire serait que l'action commence lundi lol
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Mimura - il y a 14 ans
Voit ça du côté positif.
À partir de la rentrée, chaque week-end, tu auras cinq nouveaux chapitres qui t'attendront
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Mimura - il y a 14 ans
Dans ce cas cela te forcera à me faire un long commentaire bien détaillé de tes ressentis

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Mimura - il y a 14 ans
[color=#0000FF:3osw104i][u:3osw104i]Chapitre 104[/u:3osw104i] [b:3osw104i]Sous les flots du temps[/b:3osw104i][/color:3osw104i] "Lucifer en personne ? S'exclama Kamhal. Je ne pensais pas que cette prédiction venait d'aussi haut." Le grand Général aux ailes noires s'approcha d'eux. Akroma était considérée comme une grande femme, elle dépassait, en taille, chacune des personnes qui étaient venus avec elle et, pourtant, Lucifer la surplombait. Son visage arrivait à peine à hauteur de son cou. "Bonjour, elfe. Lança leur hôte d'une voix puissante et solennelle. Je me réjouit de voir que tu es parvenue à surmonter tout les obstacles. La ligne de ton destin est restée inchangée, pour le moment. Tu fait preuve d'un courage exemplaire." Niphale était intimidée devant la stature de cet être imposant, ténébreux et important. Elle rougissait en osant à peine le regarder. Akroma l'observait du coin des yeux, s'amusant de sa timidité. Finalement, ce fut Kamhal qui prit les devant, en attendant que son amie se sente suffisamment en confiance pour parler : "Comme cela se fait-il qu'un des quatres gardiens de l'Infer soit la source de cette prophéthie ?" "Le titre de Gardien ne signifie que peu, lui répondit Lucifer, mon pouvoir n'est qu'information." "C'est pour cela que vous avez eu besoin de moi ? Il vous fallais une personne infiltrée dans l'armée de Terre ?" "Pas exactement. La prophéthie précise qu'il est nécessaire que Niphale soit au côté de l'amour de sa vie pour pouvoir mener son destin à bien. Je possède plusieurs autres personnes infiltrées dans les armés de l'Infer. C'est grace à celles que je possède dans l'Hadès que j'ai pus te faire obtenir ce poste de Commandant. Cela et les parchemins de magie que Creed t'a confié." "Effectivement. Ils n'ont guère chercher au-delà des apparences. Grâce à ces papiers, j'ai pus leur faire croire que je maniais la magie." "Cela fait longtemps que vous m'espionnez ?" Lança la petite elfe, tout d'un coup, levant les yeux vers Lucifer, le regard contrarié et du rouge au joue comme une petite enfant voulant se faire entendre. Akroma se mit à rire. Le Général la regarda et lui répondit : "Je ne vous espionnez pas. J'observais votre ligne de destin. J'utilise un sort de catégorie divine pour cela : 'L'œil universel'. Grâce à lui, je suis capable de percevoir un déroulement temporel rattaché à une personne. Chaque changement dans ce déroulement donne naissance à deux déroulements distincts menant, chacun, à une conclusion différente. Plus une personne possède un destin important, plus sa ligne de temps est complexe et ramifiée. Si l'on devait dessiner votre ligne de temps et ses déroulements distincts, Niphale, cela couvrirait deux fois la taille de l'Infer." "Depuis quand m'observez-vous ?" "Depuis bien avant votre naissance. J'ai perçu l'éclosion de votre ligne de temps qui ne semblait, au commencement, n'être qu'un destin banal sans la moindre ramification quand, à l'âge de vos quatorze ans, votre cheminement, s'est, tout à coup, transformé en un gigantesque labyrinthe." "À mes quatorze ans ? Pourquoi à cet âge-là ?" "Souvenez-vous, Niphale. Que vous est-il arrivé d'important un jour de votre quatorzième année ?" L'elfe se mit à réfléchir, faisant travailler sa mémoire, quand le déclic arriva. Elle se souvint, alors, de sa première torture par les liannes, du supplice des chatouilles qui avait faillit la tuer et, surtout, du don de cette pastille verte luminescente par les liannes qui avaient fait d'elle la femme la plus résistante aux chatouilles du monde. "Ce pouvoir donné par les liannes ? Lança-t-elle, est-ce cela qui a déclanché mon destin ?" "Je ne saurais vous le dire, je ne suis pas omniscient, mais je sais que tout a commencé avec cela. Ensuite, en observant l'avancé de votre futur, j'ai pus découvrir que vous changeriez de dimension afin d'arriver jusqu'ici et que vous pourriez être l'instigatrice d'une révolution." Une certaine nervosité commençait à transparaître de la petite elfe. Comme une note d'impatience. "Autant que vous me disiez immédiatement la marche à suivre. Lança t-elle, ayant totalement occulté sa timidité. Occupons-nous en. Je révolutionne votre monde, vous me donnez les gantelets et je rentre dans ma dimension pour poursuivre ma quête." "Cela ne sera pas aussi simple." "Bien sûr que non. Rien n'est jamais aussi simple, évidemment..." "L'aboutissement de votre destin devra s'effectuer durant un événement majeur de cette dimension : le Tournoi du Saqar. Un gigantesque affrontement entre de nombreux guerriers de l'Infer, tous lieux confondus. C'est à ce moment-là, seulement, que vous pourrez changer l'ordre en place." "Soit. Quand as-t'il lieu ?" "Le prochain Tournoi du Saqar aura lieu dans deux ans." [color=#FF0000:3osw104i][u:3osw104i]Prochain Chapitre :[/u:3osw104i] [b:3osw104i]Sur la rive du présent[/b:3osw104i][/color:3osw104i]
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pierreanne - il y a 14 ans
Ouah le coup de théâtre qu'est ce qu'on va foutre pendant 2 ans... Quelqu'un à une plume? lol Enfin l'histoire avance un peu ^^ enfin recule en fait vu qu'on parle surtout du passé ^^' aller le prochain chapitre je sens qu'il va enfin se passer quelque chose =d
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SQUALL - il y a 14 ans
Tu n'as pas encore compris pierre anne ? Mimura à tout ce que tu n'as pas, patience, monde bien construit, et personnage qui prennent du temps à se former, comme de veritable personne.
N'importe qui peut écrire une page de chatouille sur elf sensible des pieds et créer à côté une magicienne un peu bourreau sur les bord et une necromancienne qui aime les chatouilles. Tout cela n'a rien d'extraordinaire, et si l'histoire passait d'action en action, elle deviendrait comme l'une des tiennes, chaotiques, ininteressante et plate. Tu ne sens pas le relief qu'il y a derriere toute l'histoire ? Pourquoi à ton avis il y a tant de chapitre où les personnages ne font que marcher, pour battir un monde, pour battir leur personnalité. Tu me répondras, oui depuis le debut quand meme on commence à la connaitre leur personnalité, et on s'en fou de comment fonctionne l'Infer dans l'histoire. Mais c'est là ou tu te plantes.
Les personnages principaux de Mimura n'ont cessé d'évoluer, de changer, et leur relation avec, ce n'est pas 3 paires de pieds qui passe d'un monde un autre pour se faire chatouiller (d'ailleurs au tout début de l'histoire...c'était un petit peu ça, pas d'offense Mimura ^^ mais en relisant le passage de centaures, puis de son arrivé à la ville humaine, c'est tout de même un peu niais et bah de plafond comme tram scenaritiques, mais il fallait bien lancer l'histoire, j'en suis conscient, je tiens surtout à souligner le fait que si au début ton histoire, bien qu'écrite avec un certain cachet, n'en demeurait pas moins très banal, maintenant c'est vraiment VRAIMENT autre chose)
Des scènes d'actions et de chatouille placé sans la moindre retenu ne mène qu'à des histoire très moyenne, à parti si on s'appelle Al et que l'on a un talent incroyable pour toujours retomber sur ses pieds peu importe les conneries écrite.
Mimura à créer un monde qui fonctionne et il le complexifie à chaque nouveau chapitre. C'est à ça que serve ces moments où selon toi il ne se passe rien, et bien je peux te dire que ce sont des passages qui demande de sacrés idées. Ce qui fait une très bonne histoire, ce n'est pas quelques bonnes idées et une belles façons de raconter, faut créer quelque chose d'unique, et c'est ce que fait Mimura.
Alors moi je manifeste pour que le récit reste tel qu'il est, à alterner le style des chapitres. Trop de chatouille tue le fun en plus.
L'écriture de Mimura est loin d'être parfaite, j'aurais des chose à dire sur chacune de ses parties, cependant, niveau tram scenaristique, ça roxor du ponet comme on dit, non pas que l'histoire en elle même soit vraiment interessante (ça fait tres RPG, une heroine, qui recupere des reliques pour détruir truc) Mais on passe d'un environnement complexe et travaillé à un autre, on rencontre des protagonistes JAMAIS anodins. Tout semble REEL, on s'y croie, ça fonctionne.
Encore tres bon chapitre Mimura même si Niphale est assez agaçante, mais ça fait parti de son personnage, et rappelle sa jeunesse au lecteur. Quand aux deux ans...qu'en penser
Une fois de plus, on a envie de savoir.
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pierreanne - il y a 14 ans
j'ai pas dis que je voulait des chatouilles j'ai dis que je voulais qu'il se passe quelque chose d'accord il construit un monde mais le fonctionnement de l'infer m'interresse mais la on apprend absolument rien du tout sur son fonctionnement ni sur les personnage du moins c'est mon point de vue =/
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Mimura - il y a 14 ans
C'est assez amusant, Squall, en te lisant j'ai l'impression que pour chaque fleur que tu m'envoie, tu y ajoutes un poignard

Mais au moins, ce que tu dis de positifs prend tout son sens ^^
d'ailleurs au tout début de l'histoire...c'était un petit peu ça, pas d'offense Mimura ^^
Aucun soucis, je suis le premier à le revendiquer.
Au début, l'histoire était un prétexte pour les chatouilles. Maintenant, les chatouilles sont un prétexte pour l'histoire.
L'écriture de Mimura est loin d'être parfaite, j'aurais des chose à dire
Il faut les dire, sinon je ne pourrais pas les améliorer
Pierre-Anne, je comprend ton ébullition mais il va falloir que tu fasses preuve de patience. J'ai déjà en tête tout le cheminement et je pourrais facilement étendre vingts chapitres pour achever l'histoire mais elle perdrait, alors, toutes sa substance.
La question est donc la suivante, acceptes-tu d'attendre pour que l'avancé de l'histoire se fasse dans un cadre bien posé et détaillé ou préfères-tu que tout s'accélère et que les épisodes d'actions que tu attends tans te laisse un goût amer de déception ?

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pierreanne - il y a 14 ans
rohhh'aime bien quelques descriptions faut arrêter mais la franchement non il se passe trop rien pour moi ^^'
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Slash - il y a 14 ans
Pareil pour moi
Il n'y avait plus vraiment d'enjeu depuis quelques chapitres.
Il y manquait du suspense selon moi.
Ca serait bien que tu rajoutes quelques éléments de surprises : des conflits, des tensions, des nouveaux personnages, des ellipses à durées variables, des éléments perturbateurs qui menacent le confort des protagonistes etc...
Bref un peu d'intérêt
J'attends de voir la suite.
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Bibi - il y a 14 ans
Ca faisait longtemps que j'avais pas posté un com sur une histoire, et je sais même pas si j'en avais déjà mit sur la tienne. Mais en voyant les messages de Slash et Pierreanne le Bibi ne pouvait pas rester dans les méandres de l'oubli où il somnolait! Je suis toujours ton histoire depuis maintenant assez longtemps, même si je n'ai jamais prit vraiment le temps de la commenter. C'est sûrement la plus longue qui soit sur le site et j'apprécie vraiment ce que tu fais. Contrairement à Slash et Pierreanne j'apprécie les chapitres qui passent tranquillement. C'est vrai qu'il se passe pas grand chose, mais je pense que permettre de te poser un peu dans ton histoire et de mieux nous expliquer ton monde est vraiment positif. Je n'aurais qu'un conseil à te donner (si j'en ai le droit?
) c'est de faire exactement comme tu aimes, à ton rythme, l'histoire n'en sera que meilleure ^^
Personnellement même si il se passe pas grand chose je passe très régulièrement ne serait-ce que pour regarder la suite que tu nous a pondu, et pour cela, franchement, chapeau!
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Mimura - il y a 14 ans
Merci Bibi pour ton retour

Je tiens à te contredire : tu es bel et bien passé mettre un message sur ce topic une fois.
C'était à l'occasion du sondage que j'avais effectué, tu avais donné ton vote ^^
Slash et Pierre-Anne,
Dans la mesure où je sens que rien n'arrivera à vous convaincre de faire preuve de patience je vais vous fournir une raison pragmatique sur pourquoi il est inutile d'insister à ce sujet : J'ai plus de vingts chapitres d'avance.
Et, bien entendu, je ne compte pas les réécrire.
Par conséquent, inutile de me réclamer une quelconque accélération car si, par hasard, je le faisais, vous ne le constaterez que vingts jours plus tard
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pierreanne - il y a 14 ans
ais on râle pas enfin si mais on te dis pas de changer l'histoire elle est très bien avec se rythme seulement les 2 chapitre on vole on marche ne me plaisent pas c'est tout ^^' après le chapitre avec lucifer sa redevient intéressant c'est bon ^^
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Slash - il y a 14 ans
Ce ne sont que quelques chapitres de flottement (qui ne sont pas mauvais entendons nous bien là dessus) sur une centaine. Dans toutes les histoires, il faut bien des moments où on se repose.
J'espère juste que tu n'as pas fait trop trainer en longueur.
Maintenant, tout ça n'est que mon avis, rien d'alarmant.
J'attends de voir la suite.
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Mimura - il y a 14 ans
[color=#0000FF:13hfzpfu][u:13hfzpfu]Chapitre 105[/u:13hfzpfu] [b:13hfzpfu]Sur la rive du présent[/b:13hfzpfu][/color:13hfzpfu] "Êtes-vous devenu fou ?!" À l'entente d'une telle durée, Niphale venait de sortir de ses gonds. Accomplir un destin parallèle à sa quête originelle faisait partie de son lot quotidien depuis que son aventure avait commencé. Elle aurait accepté avec courage n'importe quel sacrifice. Mais deux ans de sa vie et de celle de son peuple pour une dimension qui n'était pas la sienne, c'était bien trop lui demander. "Les membres féminins de ma tribus auront toutes fait de mourir avant que ce maudit tournois ne commence !" Reprit-elle en criant face à un Lucifer monolithique et à côté d'un Kamhal fortement stressé par la façon dont sa compagne s'adressait à l'un des piliers de l'Infer. "Ne dit pas de sottises !" Lança Akroma avec dédain, bien décidée à couper net l'emportement de l'elfe. " Kamhal t'a forcément expliqué la différence de temporalité entre ici et ta dimension d'origine. Cela ne coûtera que deux jours pour ton peuple, ce n'est pas cher payé !". L'ange s'approcha d'elle, la regardant par au-dessus, un sourire de défi sur les lèvres. "À moins que ta race soit faible au point de pouvoir se faire décimer en si peu de temps. En ce cas, est-ce bien utile de la sauver ?" Sans aucune forme de sommation, entièrement animée par une soudaine rage, Niphale se jeta vers celle qui l'avait provoqué. Cette dernière la repoussa de sa main posé sur son visage en rigolant, fière de la réaction qu'elle venait de provoquer. Utilisant ses majestueuses ailes, Lucifer écarta les deux rivales. "Akroma ! Dit-il avec sévérité, cela suffit !" Cette dernière, soudain devenue calme et obéissante, fit un geste de la tête en s'excusant avant d'aller s'assoire sur un siège vacant un peu plus loin. "Niphale, reprit Lucifer, ce qu'elle a dit recèle une part de vérité, cela ne coûtera que deux jours à ton peuple. De plus, il est nécessaire que tu comprennes que le destin de ton peuple et celui de l'Infer sont entremélés par tes propres actions." "Qu'entendez-vous par là ?" Questionna Niphale, un brin d'énervement dans la voix, toujours en colère contre la teigne qui l'avait provoqué. "Pour sauver ton peuple, tu auras besoin de réunir les artefacts de Kaldra. Pour cela, il te manque, encore, les gantelets, les jambières et le haumes." "Soit." "Les gantelets sont ici. Mais ils sont conservés au Phlégéthon, le centre de développement de technologie avancée des Îles de l'Eau. Je n'ai aucun pouvoir sur ce secteur. si tu souhaites les récupérer, il nous faudra passer un accord avec eux. Ils souhaitent, tout autant que moi, rééquilibrer les pouvoirs en Infer. Si nous leur promettont de régler ce problème, nous pourrons marchander les gantelets." "Fort bien. Et après cela, vous me renverrez dans ma dimension avec mes amies ?" "Non. Car cela ne serait pas te rendre service." "Je vous demande pardon ?" "Comme je te l'ai indiqué, tu as besoin des artefacts de Kaldra pour accomplir ta destiné au-delà du fait d'aider l'Infer. Cette destiné qui permettra à ton peuple de ne pas s'etteindre. Si tu souhaites trouver les éléments qui te manque, il te faudra te rendre dans les autres dimensions premières." "Les autres...? Vous voulez dire qu'il y en a plus de trois ?" "Vous avez encore beaucoup à apprendre sur cet univers, elfe. Il existe sept dimensions premières. Les trois que vous connaissez : Parados, Eden et Infer. Et celles que vous ne connaissez pas encore : Etherium, Nihil, Myr et Oramana." Niphale commençait à se replier sur elle-même. Sa colère précédente laissait place à un grand désarroie. Elle se mit à dire doucement, dépitée, des larmes au bord des yeux, comme terrassée par l'immensité du chemin qui lui restait à parcourir : "C'est pas vrai... Plus j'avance et plus ma quête s'étire. L'univers n'a t-il, donc, personne d'autre sur qui se reposer ? Quand est-ce que tout cela finira ?" Kamhal la prit dans ses bras. Dans son coin, Akroma observait ce spectacle avec exaspération. "Votre destin est ainsi fait jeune aventurière. Reprit Lucifer. Je ne peux vous dire quand cela s'arrêtera. Mon observation de votre ligne de destin s'arrête une fois que vous quittez l'Infer. Cependant, je peux vous assurez qu'en nous aidant, vous réussirez à poursuivre votre route dans la bonne direction." "Très bien. Dit-elle en s'essuyant les quelques petites larmes qui avaient perlé sous ses paupières. Je conscent à vous aider. Cependant, en échange, je veux que vous me fournissiez des réponses claires sur vous, ce monde et la stratégie que vous comptez mettre en œuvre." "Il n'aurait pus en être autrement, chère demoiselle." [color=#FF0000:13hfzpfu][u:13hfzpfu]Prochain Chapitre :[/u:13hfzpfu] [b:13hfzpfu]Dans les profondeurs du passé[/b:13hfzpfu][/color:13hfzpfu]
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pierreanne - il y a 14 ans
Pourquoi je n'y ai pas penser tout de suite
Dés les premières lignes je me suis dis mais quel con y a le décalage temporel ^^'
Niphale devrait être contente, 2ans avec l'amour de sa vie
J’espère pour toi que tu ne prévoit pas de nous raconter les 2 ans avec autant de détail que le reste sinon je pense que tu mourra de vieillesse avant la fin de cette histoire ^^'.
Sur ce hâte de voir la suite =)
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Mimura - il y a 14 ans
[color=#0000FF:21c4levh][u:21c4levh]Chapitre 106[/u:21c4levh] [b:21c4levh]Dans les profondeurs du passé[/b:21c4levh][/color:21c4levh] "Que souhaitez-vous apprendre en premier jeune elfe ?" Dit Lucifer, décidé à jouer franc jeux avec son invitée. "Si vous souhaitez que je vous fasse confiance, commencez donc par me dire qui vous êtes réellement et quel est votre rôle concernant l'Infer. Vous n'êtes pas vraiment un démon, n'est-ce pas ?" "Sous votre apparence candide, vous faites preuve d'une grande perspicacité. Effectivement, je ne suis pas un démon. Bien que, si vous souhaitez réellement le savoir, il n'y a pas vraiment de démons, tout comme il n'y a de succubes." Il se retourna et se dirigea vers ses fenêtres, les mains dans son dos. Il observait le paysage derrière la visière de son casque, tout en poursuivant sa réponse : "Je suis l'un des trois archanges premiers. Vous avez certainement entraperçue mon frère, Mikaël, au Parados." "Vous avez été déchu ?" "Déchu ? Pour pouvoir déchoir il faut avoir quelque chose à retirer. Il se trouve simplement qu'un incident est arrivé et à semé la discorde entre Mikaël et moi. Depuis lors, il est resté au Parados et moi en Infer." "C'est étrange, la couleur de vos ailes donne l'impression d'une certaines... corruption." Plus la discution avançait, et plus Kamhal s'effondrait sur lui-même, à chaque intervention de Niphale. Il redoutait qu'à un moment, ou à un autre, elle finisse par mettre en colère l'entité divine et qu'ils soient tous pulvérisés. Pourtant, Lucifer répondait avec un calme limpide à chacune de ses questions, presque avec douceur, comme on répondrait à une enfant innocente. "La couleur de mes ailes est simplement leur couleur naturelle. Les anges qui peuplent Parados sont tous des descendants de Mikaël, de ce fait, ils ont tous des ailes blanches. Ce n'est pas pour autant que des ailes d'une couleur différente seraient une quelconque marque impie." "Êtes-vous au courant pour Parados ? Vous êtes supposé être le Général suprême en terme de renseignement. Vous devez certainement avoir des agents infiltrés là-bas ?" "Bien entendue." "Les 'tabous de Parados' doivent vous dire quelque chose alors ?" "J'ai ouïe dire de ces derniers. Je dois avouer qu'il m'ont beaucoup amusés. Je reconnais bien là les méthodes drastiques de mon frère. Quand le créateur nous a mis au monde, notre ainé a hérité de ses pouvoirs, j'ai hérité de ses connaissances et Mikaël à hérité de sa volonté. Cloisonner les esprits, mener son peuple dans un sens unique, c'est le propre de son esprit. Il est faible et ignorant, mais il sait diriger un monde." "Avez-vous les réponses à ces tabous ?" "En partie. Pour les deux premières questions sur les anges premiers, je vous ait déjà répondus il me semble. Si vous souhaitez plus de détails à ce sujet, nous en reparlerons le moment venus. Pour les deux questions sur les créateurs de l'Infer et de l'Eden, c'est très simple, il s'agit du Créateur lui-même. Mon père." "Qui est-il ?" "À cette question je ne peux répondre, malheureusement. Ce dernier a disparu de ma mémoire comme de celle de mes frères. Personne ne l'a jamais vue." Il fit une pause, soupirant, comme si le souvenir, ou plutôt, le manque de souvenir, de son père le remplissait de nostalgie. Puis, il reprit : "Enfin, si vous souhaitez savoir ce qui a provoqué la césure entre l'Infer et Parados, c'est tout simplement la soif de pouvoir de Mikaël. Durant plusieurs millénaires, ces deux dimensions se trouvaient encore en lien. À tel point que des projets étaient entrepris pour les jumeler. Le Tartare était l'un de ces projets. Mikaël se chargeait de gouverner le Parados, moi l'Infer." Il se retourna pour faire, à nouveau, face à Niphale qui, à présent, buvait chacune de ses paroles. Il poursuivit : "À cette époque, l'Infer n'étaient composés que de créatures sans intelligence. C'est pourquoi les anges de ma descendance sont venus la colloniser sous mon commandement. Comme vous devez vous en douter, chaque dimension première possède une utilité dans l'univers. Connaissez-vous l'utilité de Parados et d'Infer ?" "Le bien et le mal je suppose ?" "C'est ce que Parados laisse entendre. La vérité est autrement plus complexe. À l'état originel, Parados est supposée être la dimension neutre. Un monde dans lequel peuvent être envoyés n'importe quel être où il ne subira plus la pression de ses pulsions et où il sera nettoyé de sa folie et de ses vices." "N'est-ce pas là ce que l'on appelle le bien ?" "Non, chère Niphale, c'est ce qu'on appelle de la manipulation. Parados est, à l'état originel, une prison faites pour modeler les êtres suivant la volonté du créateur." "Pourtant, j'y suis allé, je ne me sent pas différente." "Combien de temps y êtes vous donc resté ? L'altération psychologique n'est pas à effets rapides, elles prennent plusieurs années et encore, si votre esprit n'est pas volontaire. Cela explique pourquoi Akroma n'a pas été nettoyée en étant restée enfermée au Tartare du Parados aussi longtemps." "Et l'Infer dans tout ça ?" "L'Infer est l'inverse. C'est l'aimant de toutes les pulsions de l'univers. Le monde qui filtre les instincts pour permettre aux autres de conserver une certaine objectivité. C'est la raison pour laquelle ce monde est autant en proie au chaos. Et cela explique, egalement, pourquoi les créatures qui vivent ici sont autant avides de chatouilles, ils sont perpétuellement balayés par les pulsions aspirés par ce monde." "Aspirés ? Alors cela signifie que ce n'est pas la source ?" "Laissez-moi deviner. Ceci viens de Mikaël n'est-ce pas ? Non, jeune enfant, il n'y a jamais eu de source à ceci, l'univers tout entier est la source de cette envie, de cette emprise sur les pieds des femmes. Nous n'en sommes, en ces lieux, que les receveurs privilégiés." "Et Mikaël dans tout ça, pourquoi as-t-il décidé de rompre le lien entre Parados et Infer ?" "Depuis sa naissance, Mikaël portait en lui la volonté de diriger l'univers. Notre ainé et moi-même étions là pour l'en émpécher et retenir sa soif de conquête. Lorsqu'il s'est rendus compte de la façon dont l'atmosphère de l'Infer agissait sur les anges qui s'y trouvaient, ce que cela faisait d'eux, il l'utilisa comme prétexte pour nous accuser de chercher à prendre le contrôle. Les mettres tous au supplice. Suivis par les anges de Parados, alimentés par la peur, ils détruisirent les ponts qui reliaient les deux mondes et Mikaël obtint ce qu'il voulait : le pouvoir total d'un monde." L'archange mis fin à son explication. L'elfe, qui venait de recevoir un flot ininterrompue d'information, faisait le point. On pouvait lire sur son visage la concentration qu'elle appliquait à visualiser les propos qu'on lui avait apportés. Cette expression apposé sur les traits enfantins de son visage créait un délicieux paradoxe. "Tu as oublié l'un des tabous, Lucifer." L'appostrophe venait de derrière. Akroma venait de briser le silence : "Le plus grand mystère, Pourquoi les anges sont-ils aussi sensibles des pieds ?" "Effectivement, j'ai omis ce dernier. Dit-il avec amusement. Je ne peux y répondre. Au même titre que mes souvenirs du Créateur, je ne dispose plus de cette connaissance. Je sais, simplement, que les archanges et, par conséquent, les anges, sont ses premiers enfants et qu'il a tenu à les créer ainsi pour raison que lui seul pourrait nous indiquer." "Notre Créateur est un sadique." Conclut Akroma avec fatalisme. [color=#FF0000:21c4levh][u:21c4levh]Prochain Chapitre :[/u:21c4levh] [b:21c4levh]Vers l'horizon du futur[/b:21c4levh][/color:21c4levh]
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pierreanne - il y a 14 ans
Ah j'adore les chapitres qui répondent à nos questions ^^. Je replonge dans des chapitres que j'ai lu il y a il me semble des décennies et tout prend un sens les rôles sont presque inversé le mal devient le bien le bien devient le mal pas mal de gens avait déjà vu quelque chose qui clochait avec ses anges et leurs soupçons se confirme on dirait ^^. Très bon chapitre en tout cas, on replonge enfin dans quelque chose

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Mimura - il y a 14 ans
[color=#0000FF:3025ap7x][u:3025ap7x]Chapitre 107[/u:3025ap7x] [b:3025ap7x]Vers l'horizon du futur[/b:3025ap7x][/color:3025ap7x] "Pourquoi ce tournois est-il aussi important ?" Demanda Niphale, avide de connaître la suite des événements qui marqueront son avenir. "Ce tournois en lui-même, lui répondis Lucifer, n'a pas pour but de provoquer la défaite d'une personne ou d'un groupe à proprement parlé. En vérité, si ce dernier est votre prochain point des chute, ce sera pour des fins politiques." "Il va falloir m'en dire d'avantage." "C'était bien mon intention. Comme nous vous l'avions indiqué à plusieurs reprises. Votre destin est de changer la balance des pouvoirs au sein de l'Infer. Balance, pour le moment, tombant du côté de la Terre. Les autres quarts à savoir l'Air, l'Eau et le Feu sont en désavantages et souhaitent un changement." "Si vous êtes trois contre un, pourquoi ne pas simplement vous allier contre lui ?" "Connaissez-vous la politique chére elfe ?" "Assez peu, je dois l'avouer." "À plusieurs reprises nous avons tenté de mettre en place un arrangement pour lier nos forces. Jamais nous n'avons réussis. Nos volontés sont par trop différentes. Le quart de l'Eau ne souhaitent que le développement technologique. Le quart de l'Air, le mien, n'est accés que sur le développement spirituel et le quart du Feu n'est lié qu'au développement physique, les combats et la guerre." "Et le quart de la Terre ? Quelle est son orientation ?" "Le développement de la possession. Ce n'est pas pour rien qu'ils sont ceux qui possèdent l'armée du contrôle du territoire de l'Infer ainsi que la priorité absolue sur les lieux des tortures. Leur but est uniquement d'accumuler le plus de domination. À la grande différence des trois autres quarts, la Terre est celui pour lequel son développement aide à obtenir le pouvoir." "Je pensais pourtant que la technologie ou la spiritualité serait plus important." "Vous êtes certainement plus sage qu'eux à ce titre. La technologie est une constante course vers l'avant durant laquelle on abandonne les anciennes créations pour de nouvelles. la spiritualité est une volonté d'ouvrir son esprit dans un but de paix intérieur, avant tout. Dans ces deux cas, on peut devenir plus fort. Mais là où le développement de la possession nous est supérieur, c'est qu'elle est exponentielle. Ils cumulent les savoir, les guerriers, les techniques. Ils n'inventent rien, ils achétent, volent ou marchandent mais le fait est qu'ils ne remplacent pas, ils ajoutent. Leur armée actuelle pourraient décimer un quart entier de l'Infer avec bien plus de rapidité que celle du Feu pourtant spécialisée dans la guerre." "En ce cas, en quoi ce tournoi peut nous aider ?" "Ce tournois est un moment durant lequel les guerriers des différents quarts viennent s'affronter dans le secteur du Feu pour prouver leur force et leur valeur. Il ne s'agit là que d'une fête purement symbolique. Ce que nous cherchons n'est pas simplement le fait de remporter le tournois, nous devons remporter le combat suprème." "Combat suprème ?" "À la fin du tournoi, le grand vainqueur peut choisir de se battre contre Satan en personne, organisateur du Tournoi et Général Suprème de l'armée du Feu. S'il le fait ainsi et s'il parvient à le vaincre, il pourra demander n'importe quoi à Satan, ce dernier s'engage à accomplir cette demande dans la mesure de ses pouvoirs." "Cela est-il déjà arrivé ? Je suppose que Satan est un être d'une grande puissance." "Il est l'être le plus puissant de l'Infer sur le plan unitaire. Cependant, il s'est déjà fait battre deux fois. Ce sont, d'ailleurs, ces deux victoires qui sont, en partie, la cause du déséquilibre vers la Terre. La première fois, ce fut Belial qui l'a vaincu. À l'époque, Satan était le général Suprème de la Terre et du Feu réunis. Il fut contraint de lui céder la Terre et Bélial devint le Général Suprème de ce secteur. La seconde fois, ce fut un de généraux de Bélial qui le vaincu. À ce moment-là, Satan dut signer un pacte où il acceptait de fournir, régulièrement, des guerriers et de former une partie des recrus de la Terre. Depuis ce moment, le quart de la Terre n'a cessé de croître sa puissance." "Dans ce cas, que pourrait-on bien demander à Satan ? De nous donner le quart du Feu ?" "Non, ce serait inutile, complexe et, surtout, très risqué, Bélial pourrait comprendre nos enjeux. En vérité, notre demande sera simplement d'avoir l'appuis inconditionnel de Satan. Nous lui formulerons cette demande en secret afin de ne pas dévoiler notre stratégie. Une fois que Satan sera de notre côté, convaincre les Îles de l'Eau sera bien plus facile et nous pourrons mettre au point un véritable plan d'attaque contre la Terre." "Ce plan a l'air d'être déjà fortement étudié. Pourquoi ne pas l'avoir tenté au préalable ?" "Êtes-vous naïve à ce point ? Cela fait plus de quarante millénaires que je forme mes hommes pour qu'ils essayent de battre Satan. Mais ils sont, avant tout, des sages et des érudits. Durant un combat, ils ont la facheuse tendance à se concentrer sur une stratégie plus qu'un mouvement. Aucun n'a réussis à remporter le tournois jusqu'à présent." "Tout ceci est assez effarant. Des guerriers formés par un archange permier ont faillis et moi je suis supposée réussir ?" "Vous aurez deux ans pour vous y préparer. Vous pourrez venir me consulter à tout moment pour comprendre les points et les faiblesses de vos ennemis, la maîtrise de la magie et les composants de notre univers." Niphale soupira, beaucoup d'informations, beaucoup de pression, beaucoup d'attente, deux ans était-il si long au final ? Depuis l'instant où elle avait frolé de ses pieds les terres du Parados, elle sentait que son voyage prenait un tournant quelque peu surréaaliste. Mais, cette fois-ci, la densité était d'un niveau au-delà même de toutes attentes. Cependant, au fond de son cœur luisait une lueur. Elle se souvenait de cette sensation. Elle l'avait déjà ressentit lorsqu'elle avait parlé, pour la première fois, d'Ixidor avec Phage. Ce sentiment, c'était l'exitation du défi que l'on propose. Elle était minuscule, dans un univers vaste, face à des géants. Quelqu'un venait de lui dire qu'elle pourrait vaincre. Elle commençait à avoir envie de le prouver. Prouver à ce monde, à ces hommes, à Akroma et Lucifer, à ses amies et son amour, à son peuple et sa destiné qu'elle était la femme la plus importante, toutes dimensions confondues. Et, qu'au-delà de la sensibilité de ses pieds, se cachaient une soif inébranlable de toujours les mettres les uns devant les autres. Elle vaincrait. Se remettant droite, regardant son hôte avec des yeux nouveaux, emprunt d'un courage examplaire, elle lança avec la plus grande des honnêtetés : "Je vous fait confiance Lucifer, je m'entrainerais, je vaincrais Satan et je lancerais cette révolution que vous attendez tans !" L'archange était sur le point de la féliciter de sa décision quand l'elfe l'interrompu, effrayant Kamhal et Creed, allant presque jusqu'à surprendre Akroma : "Cependant, sachez bien ceci : Si je suis capable de vaincre Satan, cela signifie que je pourrais être capable de vous vaincre également. Aussi je vous conseil de ne me tendre aucun piège ou je n'hésiterais pas à vous tuer, dusais-je mourrir moi-même par la suite !" Passé la terrible annonce de l'elfe, un pesant silence s'abattu dans les lieux, ne laissant filtrer que le murmure du vent qui s'infiltrait dans le palais. Au bout d'une dixaine de secondes, Lucifer poussa un soupir de soulagement et dit : "Je suis heureux de constater que votre innocence va en décroissant. Vous avez raison de douter, il vous faut douter de tout à présent. Vous êtes en Infer et plus ici qu'ailleurs, les êtres qui le peuplent sont sujet au mensonge et à la trahison. Je ne souhaite pas que vous me donniez votre confiance, je la gagnerais." À ces mots, Lucifer leur annonça avoir une audience auprès de ses disciples et pris congé, invitant Kamhal et sa compagne à rejoindre l'Hadès jusqu'à nouvel ordre. Ils s'éxécutèrent, raccompagnés par Creed tandis qu'Akroma se contenta de les saluer faiblement de la main, toujours assise sur son fauteuil. Au centre du Jardin, le couple s'apprétait à prendre son envol. Creed rapella à Kamhal d'entraver l'elfe. Cette dernière s'avérait être, toujours, sa favorite. Ligotée, elle était sur le point d'être baillonée. Le sage profitant des derniers instants avant que Niphale ne devienne muette. "Nous nous reverons sous peu, Niphale, dit Creed devenue bien plus chaleureux à présent, je vous remercie de votre écoute sincère." "Creed, lança-t-elle, êtes-vous capable de localiser des personnes prisonnières ?" "Bien entendue, après tout, le renseignement est le propre de l'Air." "J'aurais besoin de transmettre un message à une jeune nécromancière nommée Kiku et récemment arrivée en Infer." "Quel est le message ?" "Continue de compter." Creed accepta la mission. L'elfe fut baillonée et, portée par les bras du Commandant aux ailes de fer, elle partit dans l'océan de nuage en direction de la Terre, en direction de son destin. [color=#FF0000:3025ap7x][b:3025ap7x]Fin du Cycle d'Infer[/b:3025ap7x] [u:3025ap7x]Prochain Cycle :[/u:3025ap7x] [b:3025ap7x]La Préparation[/b:3025ap7x][/color:3025ap7x]
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SQUALL - il y a 14 ans
Je continue à suivre, et toujours aussi curieux de voir dans quelle direction tu vas lancer l'histoire, car je sens venir le changement, et ça peut completement louper. Mais je ne pense pas que tu puisses soudain rendre l'intrigue mauvaise, tu l'as prouvé. Après il n'y a pas grand chose à dire, les chapitres de dialogue ne peuvent pas etre ou bon ou mauvais, tu as un monde impeccablement travaillé, on aime ou on aime pas, il n'y a rien à critiquer. Mais content de voir que Niphal passe de Candide à Inconsciente, ce n'est pas un changement trop invraissemblable que l'on retrouve dans les mauvais films. Tu t'entoures de personnages secondaires, c'est un risque aussi, mais tu t'en sors bien pour les rendre interessent. Curieux de voir la suite maintenant que cette séquence mise au point est passé et que tu as dis te lancer dans une nouvelle perspective.
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pierreanne - il y a 14 ans
La se chapitre comble mon impatience et ma curiosité d'un seul coup je suis à fond dedans la réplique de Niphale m'a surpris autant que les autres non franchement la très bon chapitre =)
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Slash - il y a 14 ans
Intéressants.
Le background est bien en place et offre pas mal de perspectives pour la suite.
J'aime
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Mimura - il y a 14 ans
Chapitre 108 ( Hors-Série ) Initiation Le soleil était magnifique en cette douce matinée. Du haut des montagnes de Kurast, on pouvait voir sa partie supérieur illuminer la couche de nuage que la montagne perçait fiérement comme une volontée de fusion avec le ciel. Encore vaporeux de son récent réveil, l'astre du jour diffusait une clarté rosée qui épousait avec une beauté rare les roches rouges du paysage chaotique de ces lieux. Sortant de sa tante, Perle s'étira longuement. À quelques pas d'elle, au bord d'une descente abrupte, l'un des gardes la salua, geste qu'elle s'empressa de lui rendre avec enthousiasme. Finalement, elle fit quelque pas à l'extérieur, décidée à se dégourdire les jambes et débuter une nouvelle journée au service de son clan. Perle était une jeune shamane de dix-huit ans appartenant au clan barbare des "Os de Fer" depuis sa naissance. Sa mère faisait, elle-même, partie du clan, tout comme la mère de sa mère, et ainsi dessuite sur de nombreuses générations. Le clan des "Os de Fer" était un petit groupe composé seulement d'une trentaine de personnes. Mais ils étaint respectés et craints dans les montagnes car soudés et dotés d'une grande ancienneté. La petite Perle était d'une grande beauté. Très prisée dans son propre camp, elle recevait réguliérement des propositions d'accouplement de la par des membres de sa tribu. Elle les avait toujours décliné jusqu'à présent. Elle estimait ne pas encore être une femme. Elle Souhaitait, avant tout, parfaire ses compétences de shamane, manipulatrice de la magie rouge. Elle avait de grand yeux aux pupilles noires d'ébène. De petites lèvres d'un rouge rubie naturel et des cheveux orangés billants et lisses arrivant jusqu'à hauteur de son menton, comme une cascade de miel entourant un visage magnifique. Comme beaucoup de barbare dont l'ethnie subissait plus fortement la gravité à cause de l'altitude, elle était de petite taille ce qui renforçait son côté enfantin, associé à ses yeux communicatifs d'émotions. Elle portait un ensemble de vêtement de peaux et de laine cousue à l'aide de grand fil noir ainsi que des chaussure de même composant. Dans les hauteur où la chaleur était rare, ces vêtements étaient la norme pour les barbares et, notamment, les shamanes, moins sujet aux mouvements lors des combats. Cependant, de nature coquette, elle avait, elle même, cousue son ensemble de sorte qu'il épouse son corps avec d'avantage d'élégance. Ce n'était pas pour déplaire aux autres membres de sa tribue. Ce matin, la petite shamane avait décidé de cueillir quelques edelweises sur le flanc nord en vue de concocter quelques quelconques décoctions utiles à son clan. Elle en informa l'ancienne du groupe. Cette dernière lui conseilla la présence d'un guerrier à ses côtés mais elle déclina l'offre. Elle aimait se retrouver seul dans ces moments, faire corps avec la montagne, devenir une extension de sa magnificience et se perdre dans ses pensées. Ses pensées, cela faisait, à présent, plus d'une heure qu'elle était plongée en elles, cueillant les fleurs, une par une, disposées au bord du précipice. Sa concentration était telle qu'elle ne vit pas venir le barbare à sa droite. Elle fut hapée par le bras. Ses fleurs tombèrent dans le vide, en silence, alors qu'elle s'échouait au pied d'une personne d'un autre clan apparemment guère disposé à lui laisser la possibilité de s'enfuire. C'était la première fois qu'elle se faisait capturer. Elle était au courant de ce qui pouvait lui arriver, mais ce n'était que de la théorie. Dans la volonté du barbare de montrer la pratique à sa prisonnière, il la plaqua ventre contre terre en lui tenant les deux mains dans son dos. Elle eut à peine le temps de pousser un hurlement qui alla s'échouer contre les parois de la montagne avant qu'elle ne soit baillonée puis ligotée aux poignets et chevilles. L'homme semblait satisfé de sa prise. Il termina en lui voilant les yeux et la souleva pour l'emmener à son campement. Quand elle repris l'usage de la vue, Perle se trouvait au sol, sur une peau d'ours, à l'extérieur, entourée de nombreux barbares visiblement heureux de sa prèsence. Elle était toujours ligotée et redoutée, à présent, fortement la suite de la journée. Sans plus de procés, elle fut soulevée, à nouveau, par deux hommes qui l'emmenèrent jusqu'à un emplacement où se trouvait quatre grosse pierre disposées de sorte qu'elle formaient un rectangle. On lui délia les poignets pour lui attacher les bras le long du corps à l'aide de nombreux tours de cordes. Dans la même optique, on lui retira les liens des chevilles et lui lia les jambes pour empécher tout mouvement, y comprit ceux des genoux. Enfin, terminant cette préparation, ils la posèrent à l'emplacement. Elle avait ses épaules entre deux pierres et ses chevilles entre deux autres, lui astreignant tout mouvement. On lui retira son baillon. Elle ne dit rien. Elle savait parfaitement que rien ne pourrait empécher ce qui allait lui arriver. Elle allait être initiée à la torture des femmes de Kurast, et elle le serait avec le plus de dignité possible. Ainsi allongée, incapable de voir ses jambes, elle sentit ses chaussures en peau glisser le long de ses pieds pour finalement les découvrir. Laissant apparaître, sous le regard des barbares, deux petits pieds nus magnifiques, fins et vierges. Chaque barbare repartit et revint avec une plume. Ils en avaient, chacun, une différente. Certaines étaient très longues, d'autre larges, touffues ou courtes et dures. De multiples couleurs et états. Elle savait qu'elle allait sentir chacune d'elle sous ses pieds. Elle ignorait tout de la sensation des chatouilles, cela ne se pratiquait pas entre membre d'un même clan, pas même pour l'entrainement. C'était un tabou dont la réponse ne pouvait être donnée que par l'initiation auprès d'un clan adverse, cette même initiation qu'elle s'apprétait à recevoir. Un premier barbare s'avança et s'accoupie devant ses deux membres dénudés et vulnérables. Il avait une plume courte et dure. Elle retint sa respiration, prête à ressentir la caresse pour la première fois de sa vie. Une vague électrique et froide lui parcourue le corps, donnant la chaire de poule. Ballotée par cette sensation soudaine, elle ne put s'empécher de lancer un cris et crispa instinctivement ses orteils. L'homme venait de lui donner un premier court passage de sa plume. Elle comprenait, à présent, le terrible châtiment qu'elle ressentirait jusqu'au lendemain. Elle avait peur. Elle se sentait prise au piège d'une sentance terrible, inhumaine et implacable. Ses pieds recevaient les chatouilles pour la toutes premières fois et elle se rendait compte à quel point cela était insuportable. Elle hurlait, suppliait, pleurait. Ils riaient car cela ne s'arrêterait pas, le premier d'entre eux continuait son œuvre, déplaçant avec malice sa plume ferme sous sa plante sensible. Et cette sensation la rendait folle, à l'image de la partie nue de son corps qui remuait ses orteils avec hystérie. Les heures passèrent et les plumes s'enchainaient. Certaines étaient douces et lui offraient quelques instants de répis. Elle ressentait, dans ces moments-là, comme une brise de sensation légère sous la plante qui lui permettait de récupérer un peu de son énergie. Cependant, c'était, également, un bon moyen pour eux de rompre le rythme d'une torture constante et l'empécher, ainsi, de s'y habituer. Après ces plumes légères revenait d'autres bien plus cruelles. Longue ou courtes mais, surtout, drues. Capables de se faufiler entre ses orteils, d'insister avec force dans le creux, de passer et repasser sous ses petits doigts effarouchés. Depuis les dix heures que durait la torture, cela faisait un moment qu'elle avait cessé de supplier, de souhaiter qu'on la relâche. Elle se contentait de rire, de s'égosiller sous le supplice en espérant que le jour prochain apparaisse rapidement. Au loin, le soleil venait de franchir la ligne des nuages et poursuivait sa chute inéxorable. Les lumières des torches venaient d'être allumé, cela ne signifiait plus qu'une chose pour la prisonnière : C'était le tour de leur chef. Il se présenta à elle. C'était un barbare plus grand que les autres et fortement musclé. Il était bel homme bien qu'elle ne fut en état de le dire, ne pouvant l'observer de sa position. Il montra au reste de sa tribue sa plume personnel à la présence de laquelle les autres se mirent à pousser des cris rauques et bestiaux en cœur, comme pour lui donner de la force. C'était une magnifique plume, d'un mètre de long bien que peu large. Elle était rouge strillé de noir et, à sa base, sortaient de la même tibe d'autre petites plumes bleues qui s'en allaient sur les côtés. Le supplice du chef fut bien pire encore que ce que la pauvre petite Perle avait put recevoir pendant la journée. Malgré sa longueur, la plume du chef était incroyablement maniable et, surtout, elle lui rapait la peau de la plante de ses pieds comme aurait pu le faire la langue d'un chat. Ce barbare savait s'en servire. Il lui parcourait les recoins de ses petons à la recherches des zones qui lui provoquaient le plus de convulsion. Au bout d'une heure, il savait tout d'elle. Ses points sensibles, les emplacement qui permettraient d'obtenir un meilleur résultat. Dans le cas de Perle, la petite enfant en possédait quatre magnifique. L'un d'eux était au cœur du creux de son pied droit, le second sur le gros orteil du même pieds. Les deux autres se trouvait sur son second peton. Un entre les deux derniers orteils et un sur le côté extérieur. Positionnant sa plume entre les deux merveilles de sensibilités qui s'offraient à lui, il utilisa quatre des petites plumes bleus pour titiller chaque point sensible de la shamane en même temps. Elle devenait folle, des larmes incontrôlés sortaient de ses yeux, elle se faisait entiérement posséder les deux éléments qu'elle offrait malgré elle. Elle ne pouvait rien faire, ses liens étaient solides, les pierres ne bougeaient pas, la lune s'annonçait noire. Vers la fin de la nuit, alors qu'elle était sur le point de perdre connaissance tans le supplice était intense, ce dernier pris fin durant quelques secondes. Le chef vint la voir du côté de son visage et lui annonça qu'elle avait été très courageuse pour une jeune shamane ayant subit son initiation. Comme le voulait la tradition, il allait lui inscrire un message à l'attention de son clan sous la plante de ses pieds avant de la raporter. Mais, cette fois, contrairement aux conventions, ce message serait pour elle. Elle gloussa encore, quand elle sentit la tige de la plume trempée d'encre lui gratter les pieds. Le chef lui tenait les deux gros orteils pour limiter les ratures. Elle n'était pas en mesure de les empécher, elle-même, de bouger tans la sensation de chatouille lui provoquait d'incontrôlables spasmes. Le landemain, un des garde du clan de Perle, opérant sa ronde, la trouva ligotée et baillonée, pieds nus, dans le périmètre de leur camp. Elle fut ramenée à l'intérieur et, comme le voulait la tradition, avant de n'être détachée, le chef de son clan dut lire le message déposé sous ses pieds puis l'effacer à l'aide d'une brosse à poils dures, la poussant, une fois de plus, à hurler des rires compulsifs, étouffés par son baillon. Une fois libérée, harassée par cette expérience éprouvante, elle se rendit dans sa tante pour y dormir tout son soûl. Réveillée à la tombée de la nuit, elle alla rejoindre les autres, au coin du feu, qui l'accueillir en héroïnes. Elle venait de passer un cap difficile, ils l'admiraient pour ça. S'approchant du chef de son village, elle le questionna au sujet du message. Son ancien bourreau lui ayant indiqué qu'il était à l'intention de la suppliciée. Il acquiessa et lui souffla, à l'oreille, de quoi il en retournait : "Tu es une femme à présent." [color=#FF0000:1606zrmq][u:1606zrmq]Prochain Chapitre :[/u:1606zrmq] [b:1606zrmq]Poste d'observation[/b:1606zrmq][/color:1606zrmq]
