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- Sous l'Enfer
- Épisode 01
Histoire ajoutée le
30/07/2010
Épisode ajouté le
30/07/2010
Mise-à-jour le
03/07/2021
En ce moment je sais je commence pas mal de chose, celle ci sera la dernière. A la vérité, je vais vous expliquer, ce que j'écris ici sont des ébauches, des idées que j'ai, et que j’aimerais développer pour voir ce que ça donne. Le scénario reste globalement le même par rapport à une l’histoire « normal » que j’avais l’idée d’écrire, et je rajoute des chatouille et de longue description pédestre pour coller avec ce forum, ainsi cela fait d'une pierre deux coups, je fais les essaie dont j'ai besoin, et vous prenez du bon temps. Voici cette nouvelle histoire, Sous l'Enfer, qui fonctionnera avec les mêmes principes que d'habitude, quatre choix à la fin de chaque partie et vos votes.
Si je poste cette histoire, c’est parce qu’ne ce moment, j’ai une sacré flemme de continuer un Monde en Or et un Grain de Sable, et comme je n’aime pas laisser la section sans de nouveaux truc à lire. Mais ça ne veux pas dire que j'arrête les deux autres, j'étais juste pas motivé aujourd'hui. Et puis ainsi, ça me fait du choix quand à ce que j’aurais envie d’écrire, car cette histoire n’aura rien à voir avec un Monde en Or et un Grain de Sable, plus sombre, avec sans doute plus de chatouille. Je pense. Très bien, à présent place à l’histoire. Que commence « Sous l’Enfer ».
Chapitre 0 : Ça recommence pour la première fois
Cette odeur épicée, symbole d’un plaisir oublié, il la reconnaissait. Comme il était bon de la sentir à nouveau après un long sommeil morne et ennuyeux ! Pas de rêve, pas de repos, juste un insondable rien qu’il fallait à tout prix comblé. Une véritable torture éternelle. Mais c’était son rôle. Il le jouait à la perfection. Il était la pièce maîtresse d’un projet qui le dépassait. Voué à obéir à des ordres qu’il ne pouvait comprendre.
Son nouveau lui avait prit le pas sur tout le reste depuis déjà bien longtemps. Il n’existait à présent plus rien qui le faisait se rebeller contre ce qu’il était devenu. Il n’était pas heureux, il n’était pas triste, il n’était rien, juste rien. Il ressentait le plaisir, la colère et la déception, mais c’était toujours éphémère, comme si sa capacité à réfléchir à long terme avait disparue.
Dans un râle guttural, il se leva. Son corps se reformait par les déchets du monde. Il n’avait pas de couleur, car on ne pouvait le voir que dans l’obscurité. Une forme aux contours glaireux venus des profondeurs abyssales de l’esprit tourmenté de Satan lui-même. Sa plus belle création, qui ne pouvait être qualifié par un nom mortel.
Une plainte déchirante perça ce qui semblait être une nuit éternelle sans lune ni étoile et dont le ciel semblait se mouvoir à sa volonté propre. Il était prêt. Tout allait recommencer. Encore. Et jamais rien ne changerait. C’était sa place dans cet univers, il ne s’en plaignait pas, ne regrettait rien. Certains passaient leur vie à le chercher ; lui, l’avait trouvé, et le servait. Serait-il ce que le commun des mortels appelle démon ? Ce n’était pas impossible. Quelle fierté !
Mais il était temps de se mettre au travail. Son titre n’était pas ce qu’il y avait de plus redoutable chez lui. Ses sens se réveillèrent. Il ne possédait plus le goût, ni l’ouïe, ni non plus l’odorat. Mais il ressentait les vibrations de l’air, la chaleur et l’humidité de l’atmosphère ambiante, la vie elle-même, il pouvait la détecter. Chaque être vivant était un véritable phare éblouissant. La vie l’attirait, comme un papillon de nuit devant une flamme. A ceci prêt qu’ici, c’était lui la force élémentaire brute et dangereuse.
Il en dénombra une trentaine qui apparaissait sur son territoire, son chez lui, son enfer. Les choses se répétaient une fois de plus. A moins que ce soit la première fois ? Impossible de se souvenir. Pourtant il savait exactement ce qu’il devait faire, comment le faire, et il éprouvait même un brin d’excitation et de familiarité. Alors ? Mais il y avait cette peur, comme un écolier lors de sa première journée à l’école. Mieux valait ne pas se poser ces questions.
Il les compta de nouveau. Dix. Vingt. Trente. C’était bien ça. Trente personnes, pas une de plus, pas une de moins. Il pouvait même différencier un jeune homme d’un vieillard. Plusieurs enfants, des adolescents, jeunes hommes, jeunes filles, des adultes, des personnes murs et des personnes âgés. C’était une machine parfaitement huilé. Pourquoi avait-il le sentiment que tout avait été soigneusement mis en place depuis bien longtemps ? Etait-ce le rôle de son existence ou bien son aboutissement ?
Une fois pour toute il chassa ces questions de son esprit, cela nuisait à sa concentration et sa vigilance. Bientôt, il allait devoir passer à l’action, lancer le compte à rebours mortel qui déciderait du destin de chacune des personnes qui foulait ce sol maudit. Le démon, il aimait ce qualifier ainsi, ressentit une excitation palpable le saisir et un frisson très humain le parcouru. Peut-être l’avait-il été un jour finalement ? Il ne se souvenait pas. Il était si différent à présent. Si fort, si…parfait. Le pouvoir était un curieux aphrodisiaque. Que de sensations ! Le corps électrisé et tremblotant, il se mit en marche vers sa mission, sa raison d’être ce qu’il était.
Il s’approcha pas après pas dans une obscurité quasi-total alors que pour lui voyait tout, chaque frémissement, chaque battement de cœur à quelques centaines de mètres de lui, là où ils étaient tous apparus. Ils ne se réveilleraient pas avant quelque temps. Le démon s’amusa à imaginer leur réaction, leur surprise, leur peur. Que de sentiment que lui ne connaissait pas…ou tout du moins qu’il ne ressentait pas. Mais toutes ces faiblesses n’auraient pu que le rapprocher de ces créatures qui en ce moment même étaient loin d’être en sécurité. C’était lui qui avait le pouvoir. Il savait qu’il pouvait tous les massacrer, là, ici, maintenant. Mais ce n’était pas ce que voulait ce que voulait celui qui avait fait de lui ce qu’il était. Il ne devait pas le décevoir.
Il s’approcha encore, de plus en plus prêt. Il savait qu’il y avait une limite à ne pas dépassé, mais elle n’existait pas encore. Le jeu n’avait pas tout à fait débuté. Quand ce serait le cas, il devrait se plier à de nombreuses règles, comme encré en lui. Finalement peut-être était-il plus proche de la machine infernale que de la créature de cauchemar violente et indépendante. Après tout, il n’avait pas de nom, ne se souvenait pas n’avoir jamais été nommé. Peut-être était-ce à lui de le faire ? Les différents noms de celui qui est le plus communément appelé Diable étaient les seuls qui repassaient insatiablement dans sa tête. Belzébuth, Satan, Lucifer… Aucun de ces noms ne lui correspondait comme il l’aurait voulu.
Ils étaient là, plus très loin devant lui. Il ne s’approcherait pas plus. Un risque trop élevé pour le simple plaisir de les voir de plus prêt. Quinze hommes et le même nombre de femmes. Tout était mathématique, comme pour une étude comportementale. Chaque personne avait sa place, son rôle. Ça allait devenir très intéressant. Mais il ne se leurrait pas, cette histoire ce finirait dans le sang, car c’était ça le but. Comme il était impatient de voire le résultat final de cette curieuse mise en scène.
Hagademnos. Cette fois, ce nom lui plaisait. Il le définissait en tant qu’entité singulière. Il n’était désormais plus un moyen. Cela lui suffisait amplement. Il ne rêvait pas de liberté, son rôle lui plaisait, il ne voulait qu’un nom, à hurler à l’oreille de ses victimes avant leur dernier souffle. C’était une sorte de reconnaissance dont il avait besoin. A partir de cet instant, il s’appelait Hagademnos.
Ces hommes et femmes semblaient si sereins alors qu’ils dormaient, les uns contre les autres, dans une clairière plongée dans une obscurité qui n’avait rien de naturel. Bientôt, ce serait la panique, puis…et bien…les choses suivraient leur cour. Rien n’était contrôlable avec des humains. Leur libre arbitre, leur conscience, leur permettait, ou les condamnait, à agir avec leur cœur et leur sentiment, que ce soit en bien ou en mal. Leur but change à chaque instant, ils étaient incontrôlables. Hagademnos se sentait si supérieur à eux qu’il s’en voulait presque de les manipuler ainsi. Car ce jeu auquel ils allaient bientôt s’adonner n’était qu’un moyen de prouver à quel point il est facile d’engendrer le chaos dans un groupe censé travailler ensemble.
Qu’il était impatient. La lutte des générations, des sexes, les rapports de forces, tout allait bientôt se mettre en place, et cet endroit, qui était à mille lieus du paradis, mériterait alors le titre d’enfer. Hagademnos se souvenait assez bien de son passage à la véritable demeure de celui qu’il servait à présent. Non, ils n’étaient pas en enfer. A la vérité, ils se trouvaient en dessous, dans le terrain de jeu de Satan lui-même. Et lui, le démon nommé récemment, avait le rôle d’arbitre du jeu pervers de son maître.
Hagademnos se retira. Bientôt ils se réveilleraient, il ne devait pas être là. Chaque visage était dorénavant gravé dans son esprit sombre et modifié. Remodeler pour jouer un rôle décisif. Il allait jouer, pour le bon plaisir de celui dont les yeux rougeoyant le fixaient intensément. Tout était à sa place, ne restait plus qu’à lancer le compte à rebours. Et lorsqu’il arriverait à son terme, ces trente personnes seraient mortes. Comme l’avait dit Sartre, l’Enfer c’est les autres.
Pour ce premier vote, vous choisirez le personnage dans lequel vous souhaitez atterrir
1 : Un jeune homme adolescent (âge lycée)
2 : Un homme adulte
3 : Une jeune fille (âge Fac)
4 : Une fillette (âge Collège)
