Histoire : Marina (Épisode 02)

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Histoire


Histoire ajoutée le 20/11/2025
Épisode ajouté le 24/11/2025
Mise-à-jour le 24/11/2025

Marina

Merci pour les premiers commentaires ! Pour vous encourager à en laisser d'autres, je n'attends pas jeudi pour vous proposer la suite, avec des chatouilles au programme cette fois !

Chapitre 2

Ils étaient trois en réalité, cagoulés et vêtus de noir, à attendre patiemment dans le dos de la prisonnière, savourant l’angoisse qui montait chez elle à mesure qu’elle constatait son immense vulnérabilité. L’heure était enfin venue. Ils allaient faire payer à cette petite arrogante ses stratégies vicieuses pour écarter ceux qui avaient le malheur de pouvoir la ralentir.

Le meneur était en réalité une meneuse. Elle laissa encore filer quelques secondes avant de s’avancer avec une lenteur calculée, entrant dans le champ de vision de Marina par sa gauche, pour venir se camper devant sa victime attachée. Elle était délicieuse dans cette position. Ses cheveux mouillés, son yeux bleus paniqué, ses joues sur lesquelles coulaient déjà des larmes, la peau luisante de son corps largement dénudé, où perçaient ça et là quelques grains de beauté élégants.

Ses complices immobiles observaient la scène dans le dos de la prisonnière. Ils avaient les yeux rivés sur les plantes de pieds exposées. La meneuse esquissa un sourire sous sa cagoule. Ils bouillaient d’impatience à l’idée de torturer ces merveilles, mais elle seule savait à quel point Marina détestait le traitement qu’ils s’apprêtaient à lui faire subir.

La captive avait rivé sur elle ses yeux larmoyants, comme si elle cherchait à transpercer la cagoule pour voir qui se cachait derrière. Sa ravisseuse décida de lui simplifier la tâche. D’un geste souple, elle se découvrit le visage, se délectant du changement qu’elle constatât dans le regard de sa victime.

« Eh oui Marina, tu m’as bien reconnue, lança-t-elle. Elsa, que tu as fait renvoyer en inventant des rumeurs de coucherie avec la direction alors que je nous croyais amies. »

Les yeux de Marina alternaient entre la peur, la surprise et la colère. Elle s’était attendue à tout, sauf à retrouver là son ancienne amie qu’elle avait sacrifiée pour faire avancer sa propre carrière. Elle tenta de parler, mais son bâillon annihila sa tentative.

« Tu n’as pas besoin de parler pour l’instant, coupa Elsa. Plus tard, tu devras me dire que tu regrettes, mais maintenant, c’est l’heure de la vengeance. Visiblement tu nous considérais assez proches pour me confier quelques-unes de tes faiblesses les plus intimes, et c’est précisément ce que nous allons utiliser. Ne t’inquiète pas, tu ressortiras d’ici indemne et nous ne toucherons pas à ton jardin secret. Tu seras peut-être juste un peu fatiguée… »

Tandis qu’Elsa laissait courir ces mots, Marina se cambra en sentant deux paires de mains commencer à masser ses pieds nus. Les deux complices avaient agi en parfaite synchronisation pour s’emparer des extrémités de la captive à l’instant même où la petite introduction de leur meneuse s’achevait. La respiration de Marina s'accéléra. Les mains habiles pétrissaient ses plantes de pieds, remontaient parfois vers la zone d'appui pour aller malaxer ses doigts de pieds. Elle grognait dans son bâillon, tandis que ses yeux bleus lançaient des éclairs bien inoffensifs vers son ancienne collègue.

« Tu ne te souviens pas ? De cette fois où tu m’as avoué que tu détestais qu’on te touche les pieds ? », lui lança sa ravisseuse avec un grand sourire. « C’est pourtant agréable, tu ne trouves pas ? Un peu trop agréable en fait... Peut-être que tu te rappelles ce que tu m’as confié d’autres ? Une autre petite faiblesse. Une toute petite faiblesse... »

Soudain les doigts sous les pieds de Marina se mirent à frétiller sur sa peau nue, gratouillant frénétiquement toute la surface laiteuse. La captive poussa un cri qui ne fut cette fois qu’à peine assourdi par le bâillon. Des chatouilles ! Ils allaient la chatouiller ! Marina sentit quelque chose céder en elle, sa dernière barrière mentale, et elle fut submergée par la panique en même temps que les premiers éclats de rire s’enfuyaient de sa gorge.

Elle était extrêmement chatouilleuse. C’était pour elle l’une des pires tortures que l’on pouvait lui infliger. Elle ne supportait pas le plus léger des contacts. Et ces doigts titillant la peau pure de ses plantes la rendaient déjà folle à lier. Marina se débattait autant qu’elle le pouvait dans ses liens. Ses pieds, animés d’une vie propre, tentaient de s’extraire aux affreuses démangeaisons qui submergeaient son cerveau, mais les liens enserrant ses orteils empêchaient tout mouvement de protection.

Les doigts de ses bourreaux étaient redoutables, alternant les attouchements frénétiques et les longs effleurements du bout des ongles. Il devait d’ailleurs y avoir une autre femme parmi ses tortionnaires, car Marina sentait de longs ongles gratouiller la peau nue du creux de son pied droit pour rendre la torture encore plus atroce. Lorsque ceux-ci descendirent pour s’attaquer à la base de ses doigts de pieds, la prisonnière eut l’impression qu’on la jetait du haut d’une falaise pour l’envoyer tout droit en enfer.

Elle avait presque oublié la présence d’Elsa et fut prise par surprise lorsqu’elle sentit un visage s’approcher du sien et lui susurrer à l’oreille, laissant les mots s’échapper tel un goutte-à-goutte terrifiant : « C’est horrible, non ? Je serais déjà complètement folle à ta place, alors je n’ose même pas imaginer ce que tu ressens, toi qui es si chatouilleuse… Ce n’est pourtant que le début. Je sais que tes pieds ne sont pas ton seul point faible. »

Marina cria. Du bout des ongles, Elsa avait commencé à lui chatouiller les aisselles. Rendu totalement vulnérable par sa position, elle ressentait avec une acuité décuplée chaque frôlement, chaque grattement sur l’épiderme ultra-sensible de ses dessous de bras.

Ses bourreaux la torturaient en parfaite coordination, s’acharnant sur deux de ses points les plus sensibles. Marina criait, hurlait, riait tout à la fois, perdant tout contrôle sous le supplice des chatouilles. Les secondes lui semblaient des heures. Les doigts sous ses pieds et ses aisselles semblaient se multiplier avec le temps. Puis, tout s’arrêtât.

La tête de Marina retomba sur sa poitrine, comme si l’on venait de débrancher une prise électrique. Ses cheveux collaient à son visage et sa peau luisait, non plus à cause de l’eau glacée, mais de la sueur. Pendant plusieurs secondes encore, elle eut l’impression que les chatouilles ne s’étaient pas arrêtées complètement.

Elle sentit une main attraper son menton et lui relever la tête. Elsa la regarda droit dans les yeux. Son regard exprimait à la fois une intense satisfaction et une colère glaciale.

« J’espère que tu as apprécié cette petite introduction, glissa-t-elle. Avant de continuer, je vais t’enlever ton bâillon. Tu peux crier si tu veux, cela ne servira à rien, nous sommes très loin de la surface, personne ne t’entendra. Je veux que tu me dises que tu regrettes. Réfléchis bien. Si tu réponds bien, il se pourrait que nous soyons plus gentils. »

Elsa dénoua le nœud du bâillon, qui tomba sur la pierre froide du sol. Revenu devant Marina, elle lança : « Alors ? »

La prisonnière mit plusieurs secondes à répliquer, baissant à nouveau la tête. Puis elle la releva, fixant son ancienne amie d’un regard qu’elle espérait le plus déterminé possible et répondit : « va te faire voir, sale p*te ! »

Elsa sourit : « C’est ce que j’espérais »