Histoire : Marina (Épisode 03)

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Histoire


Histoire ajoutée le 20/11/2025
Épisode ajouté le 27/01/2026
Mise-à-jour le 27/01/2026

Marina

Chapitre 3

En voyant le regard de sa ravisseuse, Marina ne put empêcher un nouveau frisson de parcourir son corps. Elsa la fixait, amusée de voir sa belle détermination s’évanouir aussi vite qu’elle était apparue.

« Voilà deux ans que je travaille à cette vengeance, tu sais. Deux ans que je cherche comment te faire payer. Sans t’abimer bien sûr, je ne suis pas un monstre. Et puis j’ai repensé à cette discussion innocente, celle où tu m’as avoué que l’une de tes plus grandes terreurs était de te faire chatouiller sans pouvoir te défendre. Alors j’ai cherché des méthodes, des techniques, et j’ai découvert qu’il existait tout un arsenal capable d’infliger les pires chatouillements. »

En prononçant cette tirade, Elsa se déplaça lentement derrière Marina, qui tenta de la suivre du regard le plus longtemps possible. Arrivée dans le dos de la prisonnière, elle reprit : « Mais avant de passer à la suite, j’ai très envie de profiter moi-même de ces deux pieds si vulnérables ».

« Non ! Arrête ! », laissa échapper Marina.

Sa tortionnaire s’agenouilla derrière elle et fixa les pieds entièrement offerts de la captive. Une pointe de jalousie s’empara d’elle. Les plantes délicatement cambrées, la blancheur des doux creux, les orteils si bien alignés, cette pointure 38 ni trop grande ni trop petite… Marina aurait pu s’en vanter.

Elsa posa un index sur chaque talon, et fit descendre lentement ses doigts le long des deux pieds nus jusqu’à la base des orteils, laissant ses ongles caresser délicatement l’épiderme sensible. Marina frissonna, mais ne prononça pas un son. De la résistance ? Intéressant…

Elsa recommença la manœuvre, ajoutant de petits mouvements des premières phalanges pour gratouiller des points précis. Dans le creux des plantes, elle découvrir un point particulièrement sensible, qui provoqua un mouvement reflexe des deux pieds et arracha un couinement à la prisonnière.

Heureuse de sa trouvaille, elle y concentra le supplice, ajoutant ses autres doigts pour chatouiller irrésistiblement ce petit espace si vulnérable. Il ne fallut qu’une poignée de seconde pour voir Marina tirer sur ses liens. Ses couinements se firent de plus en plus rapprochés, de plus en plus sonore. Et puis, elle craqua.

« Hahahaha ! Arrête ! Aaaaah ! C’est horrihihihihible ! ça chatouuuuuille ! »

Elsa se délectait de ces suppliques, comme elle se délectait des tentatives des deux pieds nus pour échapper à la torture. Entravés, ils se contractaient et se détendaient pour éviter en vain le contact des doigts du bourreau. Les orteils libres dansaient un ballet affriolant. Trop affriolant.

« Voyons ces petits doigts de pieds », lança Elsa.

Du bout des ongles, elles se mit à chatouiller la base des orteils, déclenchant chez la prisonnière une nouvelle vague de cris et de rires incontrôlés. Marina ne parvenait plus à aligner deux pensées cohérentes. Elles savaient ses pieds extrêmement chatouilleux, mais elle n’avait imaginé que ses orteils soient aussi sensibles. Elle cria de plus belle quand Elsa s’acharna sur la base du deuxième orteil de son pied gauche, puis sur le petit orteil de son pied droit, avant de gratter un à un tous les petits interstices pour la mettre plus encore au supplice. Le temps semblait de nouveau s’être arrêté. Tout se résumait aux affreuses sensations.

Au milieu de l’enfer, elle perçut un bruit nouveau. Un bruit de moteur. Des larmes plein les yeux, elle tourna la tête et n’eut que le temps d’apercevoir une brosse à dent électrique fondre vers ses pieds. Quand l’embout vrombissant fut apposé à la base de ses orteils, elle poussa le hurlement le plus puissant depuis le début de son supplice, suivi d’un autre encore plus sonore quand l’objet s’insinua entre deux orteils.

Dans son dos, Elsa riait elle aussi, mais pour une autre raison. « Alors, ça chatouille ? », questionna-t-elle. La réponse fut noyée dans un ouragan de rires mêlés de sanglots.

L’engin vrombissant était la pire chose que Marina ait jamais connu. La petite tête ronde tournoyait sur ces petits espaces de peau blanche si peu habitués au contact. Les centaines de poils microscopiques excitaient les milliers de petites terminaisons nerveuses qui affleuraient sous la surface, à la base et entre chacun de ses orteils. Et elle ne pouvait rien faire pour empêcher l’affreuse torture de se poursuivre.

La prisonnière avait depuis longtemps perdu tout contrôle. Jamais elle n’aurait pu imaginer ressentir des chatouilles aussi intenses. Elle inondait malgré elle la pièce de rires, de cris et de suppliques inintelligibles : « Arrêt’hahahaha ! Noooooon ! Pitiéhéhéhéhéhéhé ! Iiiiiiiiiiihahahaha ! »

Quand Elsa cessa, Marina continua à gémir pendant de longues secondes. Sa poitrine se soulevait à un rythme effréné, trahissant sa difficulté à reprendre son souffle. Elsa réapparut devant elle, les mains dans le dos.

« Je te repose la question : est-ce que tu regrettes ? »

Marina, tête baissée, les cheveux en bataille, ne répondit pas.

« Je vois, nous allons devoir frapper plus fort, reprit Elsa. C’est bien, je rêvais d’essayer ces trucs. »

Ses deux mains sortirent de son dos. Elles tenaient deux demi-sphères hérissées sur leurs parties planes de petits picots de plastique. Celles-ci se mirent à tourner sur elles-mêmes, laissant échapper un petit bruit de moteur. « Je suis curieuse de voir ce que ces trucs vont faire à tes pieds pendant que je chatouille le haut de ton corps ».

« Non pitié ! », cria Marina, qui avait relevé la tête et fixait les deux instruments d’un regard affolé.

« Tu sais ce que je veux entendre », répliqua Elsa du tac au tac.

Elle lança les deux demi-sphères, de nouveau éteintes, à ses complices. Marina sentit presque immédiatement les picots, pour l’instant immobiles, être plaqués contre ses plantes de pieds. Elle frissonna à ce contact. Elle entendit un bruit de ruban adhésif. Quelques secondes plus tard, lorsqu’elle tourna la tête, les deux engins étaient collés à ses pieds, prêts à démarrer leur horrible besogne.

« Nous allons ajouter une petite difficulté », reprit Elsa. Les yeux de Marina revinrent vers elle et ne purent apercevoir qu’une large bande de tissus se rapprocher d’eux pour leur boucher la vue. La meneuse noua le bandeau derrière la tête de sa captive, au contact de ses cheveux trempés. Marina était désormais perdue dans le noir, incapable d’anticiper la suite de son supplice.