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- La justicière !
Histoire ajoutée le
17/10/2014
Épisode ajouté le
17/10/2014
Mise-à-jour le
03/07/2021
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SweatyGirlySoles - il y a 10 ans
ah oui tien ^^ pareil que toi je me demande bien qui est ce chatouilleur
ou chatouilleuse puisque sally est sure que c'est une fille mais j'espère qu'on va vite le savoir ^^ ah l'occasion si le chatouilleur comme pense les autres c'est dégonfler ou a eu peur de la tournure que prenait les choses, peut être qui va aider cass et les autres à gagner le procès. enfin on verra ça j'ai hâte de lire la suite ^^
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Black Stingray - il y a 10 ans
Merci beaucoup tout le monde ! Je voudrais revenir sur quelques points techniques intéressants soulevés par trans:
quelqu'un qui devient un as du combat juste en regardant des vidéos... c'est pareil je trouve ça un peu osé. À mon avis, il aurait mieux valu insister plus sur son expérience à lutter contre les malfrats (en général c'est en faisant que ça rentre, et ça marche rarement du premier coup).
En fait, l'art martial qu'elle utilise à la fin du combat, le Keysi, est une technique peu répandue, avec peu d'instructeurs, donc beaucoup de gens l'apprennent par vidéo. Je sais, ça vaut ce que ça vaut, mais il s'agit d'une discipline assez directe, issue de la boxe et du combat de rue, il n'est donc pas improbable que quelqu'un comme Cass, qui a de l'expérience en boxe comme en combat de rue, puisse l'assimiler rapidement.
Pour les curieux : https://www.youtube.com/watch?v=jTa-xpWhbGg
Mais j'ai du mal à croire que Sally puisse se débrouiller aussi bien en combat après juste une petite après-midi d'initiation... même si tu ne verses pas dans la transformation magique, je trouve cela peut-être encore trop "fort de café".
Là je peux comprendre, après faut se souvenir que si Sally ne s'est jamais battue, elle est quand même sportive à la base, et les coups qu'elle utilise sont des techniques d'autodéfense assez basique... en plus d'avoir distrait les vigiles avec le brouillard et d'avoir eu beaucoup de chance, ce qu'elle reconnaît quand elle n'arrive pas à battre Blackie
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maL - il y a 10 ans
Merci pour la vidéo, ça permet de mieux se représenter la chose
. Je suis d'accords que les vidéo, ça restent un moyen intéressant de se former (je ne voudrais pas passer pour un vieux de la vieille ringard au possible) même si l'exercice reste important après pour maîtriser les savoirs.
(J'ai l'impression que Cass ne s'est formée que sur vidéo, d'où ma surprise et mon étonnement ; mais peut-être s'agit-il d'un simple problème de mémoire sélective).
Mais ça ne résout pas la question du chatouilleur/chatouilleuse. Moi je pense qu'il/elle vit sa vie normalement, comme si de rien n'était, en espérant qu'on l'oubliera.
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Hasana - il y a 10 ans
J'espère qu'il ou elle, va payer pour tout ce qu'il a fait. Voire même que le bourreau devienne victime...
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maL - il y a 10 ans
'Tention, y a Roxane qui s'énerve !
Si c'est pas un avertissement quand à la bonne orientation de la suite à donner, je ne m'y connais pas ! 
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SweatyGirlySoles - il y a 10 ans
mdr ^^ moi je me demande si ils vont se vanger de la chatouilleuse
chui sur que c une fille ^^ et si sa se trouve elle va se faire torturer a son tour ^^ on alors elle va les aider a gagner le procès ^^ je vois que ca
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Black Stingray - il y a 10 ans
[u:1ftnh9zv]Chapitre final : le flambeau[/u:1ftnh9zv] « Mademoiselle Cassidy, dit l’avocat des Lambert, reconnaissez-vous avoir frappé mon client à plusieurs reprises, et ce devant des dizaines de témoins, nécessitant l’hospitalisation prolongée qui explique son absence aujourd’hui ? Oui, répondit la jeune fille assise dans le box. Et pouvez-vous expliquer à cette cour les raisons d’un tel déchaînement de violence ? Légitime défense, répondit-elle platement. Pouvez-vous être un peu plus spécifique ? Thad a… il… m’a séquestrée et torturée. Selon votre témoignage, dans le sous-sol du club Hellfire, et au moyen de… chatouilles, c’est bien cela ? Oui. Des chatouilles ! Monsieur le juge, messieurs et mesdames les jurés, il semble qu’aujourd’hui de simples taquineries d’enfants justifieraient trois côtes cassées, une paroi nasale enfoncée, une mâchoire qui ne tient que grâce à du fil de fer, et un important traumatisme à l’oreille interne. Car voici l’état de mon client en ce moment-même ! Il ne s’agit pas que de ça ! s’écria-t-elle. Vous faites sans doute allusion à la supposée appartenance de mon client à ce… Klub, qui humilie et torture des jeunes filles ? Allégations tout-à-fait ridicules et parfaitement infondées. Je vous rappelle d’ailleurs que mon client a déjà porté plainte contre la justicière répondant au surnom de Blaze pour l’avoir agressé, ainsi que ses employés, et pour l’incendie de sa résidence. Et qu’il vous a formellement identifiée comme étant la justicière. Et il a des preuves ? ironisa-t-elle. Mademoiselle Cassidy, je vous rappelle que vous êtes sous serment : êtes-vous Blaze ? Non. Dans ce cas, pouvez-vous expliquer à cette cour la façon dont vous vous êtes retrouvée mêlée à cette affaire ? Il me semble que la très grande majorité de vos camarades de classe vous déteste, vous décrit comme une brute, tyrannique et violente, et aux très faibles résultats scolaires. Pourquoi avez-vous d’un seul coup décidé de prendre leur défense contre mon client ? » Elle hésita, mais seulement un très court instant. Elle avait déjà réfléchi à sa réponse : « J’ai… rencontré Blaze. Donc vous connaissez son identité ? Non, elle ne me l’a pas révélée. Mais… cette rencontre m’a remise sur le droit chemin. Elle m’a convaincue de mettre ma force et ma rage au service de quelque chose de positif. Elle a ce pouvoir, vous savez. » Elle fit une petite pause, le temps de jeter un petit coup d’œil à Sally, qui était assise au premier rang du public. La jeune fille portait une paire de grosses lunettes de soleil et des gants pour cacher les blessures qu’elle avait subies lors de sa courte aventure dans le costume de la justicière, et pour éviter toutes questions indiscrètes, elle avait raconté à tout le monde qu’il s’agissait d’une nouvelle tendance venue d’Europe. Ce qui faisait que la plupart des filles du lycée présentes au tribunal portaient également des gants et des lunettes. Cass la regarda, et lui sourit avant de continuer : « Blaze a souvent été considérée comme une brute, une racaille incontrôlable… un peu comme moi, sauf que elle, elle se faisait passer pour un héros pour justifier sa violence. Maintenant je sais que c’est pas le cas. Elle a un pouvoir… elle a le pouvoir d’inspirer les gens à devenir meilleurs. C’est un exemple, pour tout le monde, pour faire le bien. Elle m’a inspirée. Vous reconnaissez donc avoir, sous l’influence d’une hors-la-loi recherchée, frappé mon client jusqu’à occasionner les nombreuses blessures que j’ai évoquées. Quoi ? Non attendez, vous déformez… Pas d’autres questions pour le moment, ce sera tout. » Cass murmura un juron de frustration tandis que l’avocat regagnait son siège. C’était maintenant au tour de l’avocat de la défense de se lever. « Monsieur le juge, dit-il, mesdames et messieurs les jurés, pour commencer je pense qu’étant donné les dizaines de témoins oculaires qui ont vu ma cliente en compagnie de la justicière Blaze lors de cet incident au Hellfire, nous pouvons aisément conclure qu’elles sont bien deux personnes différentes, et que donc la plainte concernant l’incendie de la résidence des Lambert ainsi que l’agression de leurs employés ne lui est pas imputable. Pour en revenir à l’affaire qui nous préoccupe maintenant, j’aimerais que nous examinions ensemble la personnalité de ma cliente. L’accusation l’a très bien décrite comme une personne brutale, primaire, avec de faibles résultats académiques et une longue histoire de violence envers ses camarades de classe et d’insolence envers le corps enseignant. Cependant, nous ne devons pas nier les circonstances sociales et familiales : son père, pompier, est mort dans l’exercice de son devoir, un héros décoré à titre posthume. S’en sont suivies quelques années de calvaire avec un beau-père violent, puis une vie aux faibles moyens dans les Projects, avec sa mère qui travaille dur pour assurer leur survie. Dans de telles circonstances, n’importe quel adolescent aurait pu aisément basculer dans la drogue, l’alcool, le crime. Et qu’avons-nous là finalement ? Une jeune fille de dix-huit ans, athlète confirmée, Catholique pratiquante, qui soutient sa mère du mieux qu’elle peut, et qui n’a aucun historique en matière de drogues, de gangs ou quoi que ce soit. Alors s’il est vrai qu’elle a du mal à se faire des amis et que son tempérament colérique lui a joué des tours, pensez-vous réellement qu’elle corresponde à cette image de brute sans foi ni loi dépeinte par l’accusation ? Objection ! déclara l’avocat des Lambert. L’état de santé de mon client ne témoigne pas que d’un tempérament colérique, mais bien d’une réelle sociopathologie ! J’allais y venir, reprit l’avocat de Cass sans se démonter. Il est vrai que Monsieur Thad Lambert a souffert d’un nombre conséquent de blessures, cependant, un simple regard sur l’allure de ma cliente pourra vous confirmer sans le moindre doute que la légitime défense était totalement justifiée. » En effet, contrairement à Sally, Cass n’avait rien fait pour masquer son visage recouvert de bleus, ni le gros pansement à l’arcade fraîchement recousue, et encore moins ses poings recouverts de bandelettes comme des mains de boxeur.
« Concernant maintenant l’existence de ce Klub et l’appartenance de Monsieur Lambert à ce dernier, je vais devoir appeler d’autres témoins. J’appelle à la barre Mademoiselle Miranda Parker. » Et les témoins se succédèrent. Miranda, Deborah, Sally, toutes les filles victimes du Klub vinrent l’une après l’autre parler de leur expérience, de comment elles étaient sorties avec des garçons membres du comité d’excellence, dont Thad, et comment elles s’étaient retrouvées dans leurs jeux tordus. Celles qui avaient subi le supplice des chatouilles racontèrent leurs expériences, et affirmèrent que si les chatouilles paraissaient anodines, de manière répétée sur une victime attachée, elles pouvaient devenir une horrible torture. Toutes confirmèrent la version de Cass, affirmant qu’elles avaient bien vu la blonde et la justicière en même temps, et certaines ajoutèrent même que c’était de voir Cass étendre Thad qui leur avait enfin donné le courage de témoigner contre lui. L’ex-brute eut chaud au cœur en entendant cela. « Monsieur le juge, déclara nerveusement l’avocat des Lambert après cette succession accablante de témoignages, il est vrai que les épreuves vécues par ces jeunes filles étaient terribles, cependant toutes affirment que leurs bourreaux lors de ces… séances, étaient des sortes de… de moines encapuchonnés. Certes, on peut voir un lien entre leurs relations avec mon client et ses amis et les sévices qu’elles ont subis, mais aucune ne peut apporter la preuve formelle que se sont bien eux sous ces robes de moines ! Objection ! s’écria l’avocat de la défense. Nous avons les preuves que sous le club Hellfire se trouve une salle aménagée comme un donjon, avec un banc de musculation reconverti en chevalet de torture, avec les sangles de bon aloi ! Club qui, je vous le rappelle, appartient à Gregory Lambert ! Il s’agit de votre interprétation de l’objet qui se trouve n’être qu’un simple appareil de musculation ! Et la salle de torture médiévale entièrement aménagée que les pompiers ont retrouvée dans les ruines de la maison Lambert ? Un simple hobby de reconstitution historique peut-être ? Et pourquoi pas ? Ne soyez pas ridicule ! L’expertise des pompiers est formelle, l’incendie s’est déclaré à partir d’un brasero allumé dans cette pièce, ce qui concorde tout-à-fait avec les témoignages de Mesdemoiselles Kaczinski et Lomax ainsi que de Monsieur Brewser ici présents qui affirment avoir été séquestrés dans cette pièce par votre client ! Silence ! déclara le juge, à court de patience. Messieurs, je vous rappelle que nous sommes dans une cour de justice, et non dans une foire, alors reprenez-vous ! Maître Craughwell, poursuivit-il d’une voix plus posée en s’adressant à l’avocat de la défense, il est vrai que les éléments à charge contre Monsieur Lambert sont nombreux, cependant nous n’avons jusqu’à présent aucune preuve de l’existence même de ce Klub. Monsieur le juge, répondit l’intéressé, si vous me le permettez, j’aimerais appeler à la barre un nouveau témoin. J’appelle Monsieur Daren Wilkes ! » Un murmure d’étonnement se propagea dans la salle alors que le jeune homme se levait et remontait l’allée, à pas hésitant, avant de s’installer dans le box et de prêter serment, tenant la Bible qu’on lui tendait d’une main tremblante. « Monsieur Wilkes, commença l’avocat de la défense, pouvez-vous expliquer à cette cour vos relations avec Thad Lambert ? Eh bien, euh… j’ai intégré le comité d’excellence en première, c’est là que j’ai rencontré Thad. Il en est devenu le président, et on a fini par devenir amis. Et en dehors des études et de la promotion de l’excellence académique et sportive, ce comité avait-il d’autres activités ? Oui, on se retrouvait souvent le week-end au Hellfire, c’était un peu devenu notre QG. Le club appartient au père de Thad, donc on était un peu des VIP là-bas. Et que faisiez-vous lors de ces soirées au Hellfire ? On… on draguait des filles, ou alors on invitait des filles du lycée à se joindre à nous, on les attirait avec le côté VIP, le champagne et tout… Et ensuite ? Eh bien on avait un jeu… on les attirait dans un endroit secret, elles avaient les yeux bandés, elles savaient pas où elles allaient. Puis on mettait des robes de moines, on leur enlevait leurs bandeaux, et on leur faisait faire des jeux… des trucs un peu glauques. On appelait ça le Klub, c’était notre genre de société secrète… ça nous éclatait. Je vois… et qu’arrivait-il si, par hasard, une jeune fille ne trouvait pas vos jeux à son goût et souhaitait porter plainte contre vous ? Ben, déjà c’est pour ça qu’on portait les capuches, vous voyez. Et puis, celles qui étaient déterminées, on… on les en dissuadait. Et comment vous les en dissuadiez ? Au début, on leur faisait juste peur. On leur faisait rien, réellement… mais depuis quelques temps, depuis qu’on a embauché un type qu’on appelle le chatouilleur… enfin, c’est lui qui nous a filé l’idée du supplice des chatouilles pour être encore plus intimidants. Monsieur Wilkes, quels membres du comité d’excellence font partie de ce Klub ? Tous les terminales. Dont Monsieur Lambert ? Thad était même le bras droit du Grand Maître. Et savez-vous qui est le Grand Maître ? Oui. Son père. » Un brouhaha d’indignation s’empara de la salle, à tel point que le juge dut faire jouer de son marteau pour ramener le calme. L’avocat des Lambert se leva alors : « Monsieur Wilkes, dit-il, si je me souviens bien, vous avez-vous-même été violenté, il y a quelques temps, par la justicière Blaze ? Oui, elle a failli me casser la gueule. C’est même plus que ça, d’après votre témoignage, elle vous a menacé avec une batte de baseball ? Oui, c’est vrai. Dans ce cas, qu’est-ce qui nous prouve que ce n’est pas elle qui vous a poussé, par la menace, à faire ce témoignage aujourd’hui ? Nan, c’est pas elle. Eh bien, expliquez-vous. Pourquoi vouloir alors trahir vos amis ? Blaze m’a menacé parce qu’elle voulait des infos sur Miranda Parker. C’était la première victime du chatouilleur, et on sortait ensemble. C’est moi qui l’ai initiée au Klub. Après ma rencontre avec Blaze, je me suis mis à réfléchir. Je me suis rendu compte que ce Klub pouvait vraiment faire du mal aux gens. Et Thad a commencé à me faire peur, il devenait de plus en plus sadique. Miranda, je sais que t’es dans la salle, je t’ai aperçue. Écoute, je sais que ça, c’est pas assez pour me faire pardonner, je sais que tu me pardonneras peut-être jamais, et je comprendrai, mais au moins, j’aurai fait ce qu’il fallait. Ne croyez pas ce qu’on raconte sur Blaze, c’est elle le vrai héros de l’histoire. Thad est un monstre. » Le procès dura encore quelques jours, mais l’issue était déjà connue : après de tels témoignages, avec un tel soutien autour de Blaze, de Cass et des victimes, tout le monde savait que les Lambert étaient finis. Au final, Thad fut acquitté, dans l’indignation générale. Voyant que tout était foutu, son père était venu à la barre pour raconter que tout ce qui avait été dit sur eux, sur le Klub, sur les séances de torture, tout était son idée. Il avait été l’un des fondateurs du Klub, et avait forcé Thad à l’y suivre et à lui obéir au doigt et à l’œil, sous la menace d’être déshérité. Il avait tout pris pour lui pour sauver son fils, et fut condamné à dix ans de prison. Cass, quant à elle, fut acquittée sous les applaudissements, les jurés ayant conclu que dans son cas, la légitime défense était parfaitement justifiée. Les charges contre la justicière et le chatouilleur durent être abandonnées faute d’avoir découvert leurs identités. Quant à Blackie Harrington, il n’y avait pas assez d’éléments pour avérer sa complicité. Blaze ne réapparut pas dans les rues pendant tout ce temps-là, et pour cause, son alter ego mettait du temps à récupérer de toute cette aventure, mais elle jouissait désormais d’une popularité sans précédent. Jamais auparavant les gens n’avaient été si unanimes à la considérer comme le sauveur de la ville. Même la police, sous les encouragements d’un certain inspecteur Brewster, dut reconnaître qu’elle les avait bien aidés. Le lendemain du verdict, Cass sortit de sa chambre en fin d’après-midi, vêtue des bottes de moto de son costume, d’un jean bleu, d’une chemise à carreaux et d’une veste en cuir simple, sans la moindre décoration. Elle portait un sac de voyage et un duvet dans ses mains. Sa mère la regarda d’un air mélancolique. « Alors, dit-elle, c’est décidé ? Ouais, répondit la blonde sombrement. Tu veux pas attendre un peu ? Quelques jours ? Tout le monde est encore en train de fêter la fin de ce cauchemar, tu sais. Je sais, mais je peux pas me le permettre. C’est quelque chose que je dois faire. Pourquoi toi, ma chérie ? Personne d’autre ne peut le faire. Mais tu n’as pas à assumer cette responsabilité, personne ne te l’oblige. Tu as dix-huit ans, toute la vie devant toi, tu as enfin réussi à te faire des amis… Maman. Je sais que tu ne veux que le meilleur pour moi, et je regrette toutes les méchancetés que je t’ai dites, parce que je sais tu as toujours voulu bien faire. Et crois-moi, j’aimerais… j’adorerais juste profiter de mes amis, et tout… ce serait une belle vie. Mais il est là, quelque part. Je dois aller travailler. Très bien, si c’est vraiment ta décision… je voudrais juste que tu fasses une chose ce soir, que tu ailles voir ton amie Sally. Elle me l’a demandé, c’est important pour elle. Si c’est que ça, je veux bien. Et, Maman ? » Et d’un seul coup, elle la prit dans ses bras et l’embrassa. « Je t’aime, lui dit-elle tendrement. Moi aussi, mon ange. Reviens en un seul morceau, d’accord ? C’est promis. » La maison de Sally était entièrement silencieuse et plongée dans l’obscurité, vue de l’extérieur. Cass sentit monter l’inquiétude. C’était pas normal. Avec précaution, elle ouvrit la porte d’entrée, prête à se battre si nécessaire. Elle tâtonna sur le mur près de l’entrée jusqu’à trouver l’interrupteur, qu’elle alluma… et elle sursauta comme une dingue lorsqu’elle se trouva face à une quinzaine d’ados qui s’écrièrent tous « SURPRISE ! » en la voyant. La frayeur laissa place au rire lorsqu’elle vit dans quel traquenard elle était tombée. Sally avait invité Mademoiselle Kaczinski, ainsi que tous ses copains du lycée. Tous détestaient Cass, avant, mais la plupart des filles avaient eu affaire au Klub. Le salon avait été bien dégagé pour faire une piste de danse, et la musique ne tarda pas à arriver. Et sur la table, une profusion de chips, de pizzas, de boissons, et au milieu, un gros gâteau, le genre gâteau d’anniversaire, sauf que l’inscription dessus en glaçage disait simplement : Merci. Elle n’en revenait pas. Une fête ! En son honneur ! Passé ce moment de surprise intense, elle sentit arriver une angoisse plus diffuse quand elle se rendit compte que n’ayant pas d’amis, elle n’avait pas l’habitude de ce genre de fête et était même assez mal à l’aise au milieu de tout ce monde. Heureusement, ses deux seuls amis et sa prof préférée étaient là pour l’aider à se détendre, et à un moment, elle alla chiper une part de pizza quand Lucy vint l’aborder. « Salut, dit-elle en souriant. J’espère que t’aimes notre petite fête. J’adore… même si, je t’avoue que je suis pas très à l’aise. J’ai foutu la merde avec à peu près tout le monde ici avant, et les voir tout à coup devenir super sympa avec moi, ça fait bizarre. Je comprends que ça doit faire drôle, mais ce que t’as fait… Cass, c’était tellement génial ! Je crois qu’on peut plus t’en vouloir de quoi que ce soit. Tu te rends pas compte, on t’en doit toutes une ici. Tu nous as sauvées d’un horrible cauchemar. Quoi, toi aussi ? Ouais… j’ai pas eu droit aux chatouilles, mais j’ai connu leurs jeux tordus… et la peur… et, je voulais aussi te dire, j’ai pas été cool avec toi, je disais pas mal de saloperies sur toi… je suis désolée. Lucy, en seconde je t’ai enfermée dans un casier des vestiaires des garçons après l’entraînement de foot. Entre autres. C’est à moi d’être désolée.
Alors, c’est vrai que t’as changé ? Grâce à Blaze ? Ouais. Tu sais, pour moi t’es aussi courageuse qu’elle. Merci. Alors, amies ? » demanda-t-elle en lui tendant la main. « Amies, » dit-elle en la serrant. Puis elles se regardèrent sans rien dire, et finirent par glousser ensemble comme deux vieilles copines. Plus tard dans la soirée, Cass sortit prendre l’air, et Sally et Billy la rejoignirent vite. « Hé Cass, dit la jeune fille, tu sais, je me demandais… Thad, il connaît ta véritable identité, non ? Ma petite cascade, ça l’a pas trompé ? Sûrement, ouais… mais t’as entendu la dernière ? Dès qu’il sort de l’hôpital, son père l’envoie dans un pensionnat en Suisse. Pour l’éloigner de la disgrâce familiale… on dira ce qu’on veut sur le vieux Lambert, on dirait qu’il aime vraiment son fils. Mais t’as pas peur qu’il se venge quand même, d’une façon ou d’une autre ? Nan… vu ce que je lui ai mis dans les dents, je crois que le message est passé, et qu’on en entendra plus parler. Alors, qu’est qui va se passer maintenant ? » Pour toute réponse, la blonde s’éloigna encore un peu de la maison, jusqu’à atteindre le bord de la route sur lequel était garé une magnifique Harley flambant neuve, au moteur chromé et à la peinture noir à flammes sur le réservoir et les garde-boues. Elle l’enfourcha. « Waouh ! s’exclama Billy, elle dégage ta nouvelle bécane ! Tu l’as eue où ? Hé mais attends, la forme de la fourche me dit quelque chose… c’est la bécane à Blackie ? Ouaip ! J’ai eu comme une envie de finir le boulot il y a quelques jours, alors je suis allée à sa péniche. Il m’a pas attendue avant de disparaître l’autre con, et il a dû faire ça vite parce qu’il a tout laissé derrière lui. Sûrement reparti chez son père… enfin, du coup j’ai récupéré trois bouteilles de bourbon, douze paquets de clopes, et sa moto. J’ai un pote mécano, il m’a aidé à la rafistoler. On a refait tout le moteur, viré la rouille, repeinte, abaissé le guidon, et on l’a mise à mes couleurs, on a bien bossé, hein ? Ouais, carrément ! répondit Sally, avant d’ajouter, inquiète, en voyant son sac sanglé sur le siège arrière : Hé mais attends, tu prévois de partir en voyage ? Ouais, je pars ce soir. Tu sais, dans toute cette affaire, y en a un qui est passé entre les mailles du filet. Le chatouilleur, il a totalement disparu, et il a plus refait parler de lui. On sait toujours rien sur lui. Ou elle. Exact, si ça se trouve c’est une gonzesse, on a même pas confirmé ça. Je suis à peu près sûre qu’il ou elle a quitté la ville. Tu comptes la retrouver ? Mais comment tu vas t’y prendre ? On a absolument rien appris sur elle. Ou lui. Mais j’ai mes sources. Dans les milieux criminels, il y a quelques légendes, tu vois. L’une d’elle parle d’un informateur, un type qui peut te rencarder sur absolument tout, il a des connaissances incroyables et ses infos valent de l’or. On le connaît que par un nom de code : Black Stingray. Si quelqu’un peut m’aider à retrouver notre chatouilleur, c’est ce mec. Et comment tu vas le rencontrer, ce Black Stingray ? J’ai des contacts chez les Bandidos, ils ont un petit chapitre local par ici. En ce moment ils sont à une concentr’ dans San Bernardino County, les grands chefs seront là, eux ils pourront me rencarder. San Bernardino ? En Californie ? Mais c’est vachement loin ! Tu seras partie combien de temps ? Le temps qu’il faudra. Mais tu peux pas partir comme ça ! Et ton diplôme ? Et nous, alors ? On sait très bien que je ne l’aurai pas, mon diplôme, de toute façon. Et vous, bah, vous vous en sortirez bien sans moins, non ? Et Blaze ? Que va devenir la ville sans son super-héros ? Sally, tu t’es jamais battue de ta vie, et pourtant tu t’es faite passer pour moi pour affronter des videurs ultra-violents et me libérer. Je te l’ai jamais dit, mais il en fallait une sacrée paire pour faire ça, et j’admire ça. Tant qu’il y aura des gens comme toi par ici, cette ville ira bien. Et… je voudrais aussi te remercier pour cette fête. C’était super, ça m’a vraiment fait chaud au cœur. Alors, moi aussi je t’ai fait un petit cadeau. J’y pense depuis quelques temps et, j’espère que ça te plaira. Je suppose que tu peux deviner où je l’ai mis, la clé est toujours au même endroit. Bon, je vais y aller avant de me mettre à chialer comme une lopette. » Elle sortit une clope de son paquet, l’alluma, tira une bouffée, toussa, et la jeta par terre. « Faut vraiment que j’arrête de fumer ces saloperies… allez, tchao les copains. Je vous aime, vous savez. Bonne chance ! » Et elle démarra en trombe et disparut à l’angle de la rue. Sally soupira profondément. « Tu vas bien ? demanda Billy. Je sais que tu l’aimais beaucoup… Nan t’inquiète, je suis pas triste. C’est ça qu’est bizarre d’ailleurs, je sais qu’elle va me manquer, pourtant je suis pas triste… je me sens bizarre en fait, comme si je sentais qu’on tournait une page, que quelque chose allait arriver… enfin, je sais pas… on retourne à l’intérieur ? » Le lendemain, après les cours, les deux jeunes se rendirent seuls au centre commercial abandonné, dans les Projects. Cass avait dit que la clé était toujours au même endroit, c’était assez explicite comme indice : le cadeau était dans la Blazecave. Quel cadeau, par contre, Sally ne le savait absolument pas, et la curiosité était devenue un véritable supplice. Fébrilement, ils déverrouillèrent l’ancienne armurerie, levèrent le rideau de fer, allumèrent les néons. Tout était exactement en place, les armes sur les présentoirs, la Honda 600 garée au centre, même le costume de la justicière, complet avec masque et perruque, était sur son mannequin, debout au fond de la pièce, les observant de ses yeux en plastique. Il y avait même la clé laissée sur le contact de la moto. Perplexe, Sally commença à fouiller, à la recherche de son cadeau. Pourquoi était-elle partie à l’aventure en laissant tout en plan comme ça ? Sans rien emporter ? Ça n’avait pas de sens… Elle trouva finalement la seule chose de différente depuis sa dernière visite, sur l’établi de la moto : une pile de bouquins et de DVD posés en vrac, qu’elle commença à examiner. Des DVD de kickboxing, d’autres sur la méthode Keysi, il y en avait même un sur les techniques de corps-à-corps de la police. Et des livres, des manuels de karaté, il y avait même [i:1ftnh9zv]Le Tao du Jeet Kune Do[/i:1ftnh9zv] de Bruce Lee. Sa perplexité ne fit qu’empirer. C’était ça, son cadeau ? Mais pourquoi est-ce qu’elle lui offrait tout ça ? « Sally ? demanda son ami, derrière elle. Une petite question, Cass a des pieds beaucoup plus grands que les tiens, hein ? Euh, oui, pourquoi cette question ? Tu chausses du combien ? Du 38. Mais pourquoi cette question ? » Il était agenouillé près du costume, à l’observer, lorsqu’il se tourna vers elle avec un visage livide, et dit d’une voix blanche : « Viens voir… » Inquiète, elle s’agenouilla auprès de lui, et regarda le costume. Les bottes. C’était pas le même modèle de bottes qu’avant. Elle sentit son cœur battre la chamade, elle commençait à comprendre. Alors elle avança une main tremblante, saisit l’une des bottes, et la soulever pour regarder la taille sous la semelle. C’était du 38.
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Hasana - il y a 10 ans
Génial !!!!
*reprend son sérieux*
Hum hum, alors, déjà je suis contente que ça se termine bien. Ensuite, j’espère qu'il y aura un petit chapitre sur le chatouilleur
j'aimerai bien savoir qui s'est !
J'ai trouvé la fin excellente, c'est une bonne idée de faire que Sally devienne Blaze, même si je suis triste que ça se termine, c'est une bonne fin.
Tu es très doué Black, j'espère que tu reviendras nous écrire des histoires aussi superbes que celle-là !
J'ai eu un moment de frayeur quand les deux avocats se disputaient, mais j'avoue que tu as très bien arrangé ça
En tout cas, merci pour cette histoire ! Elle fait partie de mes préférée.
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Black Stingray - il y a 10 ans
Merci Roxy (tiens ça fait longtemps que je t'avais pas appelée comme ça
)
Alors en fait le truc avec le chatouilleur, c'est que c'est une accroche pour une suite... j'ai des idées pour écrire encore plein d'histoires sur la justicière, bon il faudra le temps d'écrire tout ça entre mon taf et le roman que j'ai commencé à écrire en parallèle, mais les idées, les plans sont déjà là !
En bonus, voici la musique du générique de fin ! Ce morceau est superbe, non seulement la musique correspond bien avec Cass qui part à moto sur l'autoroute vers la Californie, mais en plus les paroles correspondent exactement à ce qu'elle peut ressentir à ce moment-là:
https://www.youtube.com/watch?v=ozjs2d_ ... Uj&index=6
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Hasana - il y a 10 ans
Super ! J'ai hâte de lire ta suite !!!
continue comme ça c'est du bon boulot !
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TickTom Tickling - il y a 10 ans
PUTAIN!!!!! Alors ça c'est un putain de bon chapitre de fin!!! J'ai hâte de voir si il y'aura une suite ou une "nouvelle saison" de la justicière. Est-ce que Sally va prendre la relève et être digne de la confiance de Cass? Cass arrivera t-elle à mener à bien sa nouvelle quête? Ou bien on aura pas de réponse et que l'auteur va passer du stylo bille à la pinte de bibine? Mdr En tout cas BS, après avoir placé la barre très haute, ton public attend ce qui va sortir de ton stylo et de ton pupitre.
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SweatyGirlySoles - il y a 10 ans
superbe chapitre vraiment géniale comme d'hab j'ai adorer cette fin mais un peu décu de pas savoir qui est le chatouilleur ^^ j'espere sincerement que tu fera ( LA JUSTICIERE 2 ) comme tu a dis
en tout cas continue comme ca t'es le meilleur black tu as un don pour ecrire des histoires ^^
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funjub - il y a 10 ans
Très beau boulot, Black. Si tu (et ceux les autres qui veulent, au cas où), j'ai compilé un Epub (livre électronique) de ton oeuvre :
https://frama.link/La_Justiciere_EPUB
(le lien est valide pour quelques jours, je réuploaderais si ça intéresse du monde).
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SweatyGirlySoles - il y a 10 ans
super idée par contre c marquer que je doit telecharger et c pas mon ordi c celui de mon pere donc malheureusement je pourai pas voir ca

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Coco - il y a 10 ans
J'ai enfin trouvé le temps de lire les derniers chapitres ... Et j'ai kiffé ! ^^
J'aime beaucoup comment est amené la fin de l'histoire
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maL - il y a 10 ans
Je vais sans doute détonner dans ce concert de louanges, mais cette fin... Comment dire ? Bon je suis le premier à les rater et là je n'irai pas jusque là pour la qualifier. Mais j'ai du mal à m'en satisfaire.
Que l'histoire se continue avec le/la chatouilleur/euse et sa traque pourquoi pas.
J'attends de voir ce que ça va donner. Mais que Sally deviennent la justicière, là j'y crois moins, beaucoup moins. C'est trop fantastique pour moi, mon esprit carthésien s'y refuse résolument. 
Sinon dans l'ensemble c'est bien raconté, avec du réalisme dans les combats, du suspens dans et entre les épisodes. Le seul bémol serait peut-être l'histoire entre Billy et Sally qui n'est plus exploitée depuis qu'ils se sont déclarés leur flamme... c'est vrai que ça participait à l’intrigue et apportait une touche moins dramatique, presqu'humoristique.
Peut-être eût-il été heureux de reculer encore le moment du baiser, qui aurait sonner comme une conclusion à l'épisode, même si c'eût paru éculé (je connait d'autres subjonctifs passés, rassurez-vous).
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Sweety - il y a 10 ans
J'ai enfin pris le temps de lire ce chapitre final...
Bravo Black !!!
J'ai beaucoup aimé cette histoire! Tu le savais déjà mais je tenais à le dire une dernière fois ^^
Moi aussi je reste un peu sur ma faim concernant le chatouilleur donc j'espère en effet qu'il y aura une suite à ce sujet
Encore bravo et merci pour ces belles parenthèses de lecture.
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Black Stingray - il y a 10 ans
Merci beaucoup tout le monde, et merci trans pour ton retour, c'est intéressant:
Je vais sans doute détonner dans ce concert de louanges, mais cette fin... Comment dire ? Bon je suis le premier à les rater et là je n'irai pas jusque là pour la qualifier. Mais j'ai du mal à m'en satisfaire.
Que l'histoire se continue avec le/la chatouilleur/euse et sa traque pourquoi pas.
J'attends de voir ce que ça va donner. Mais que Sally deviennent la justicière, là j'y crois moins, beaucoup moins. C'est trop fantastique pour moi, mon esprit carthésien s'y refuse résolument.
Je me doutais bien qu'il y aurait au moins une personne que ça ferait tiquer, ça. En fait cette fin était prévue dès le début de l'histoire, et on peut voir des signes avant-coureurs, comme la fascination qu'a Sally pour le costume, ou la façon dont elle idolâtre Blaze avant de découvrir sa véritable identité. En fait, Cass a vu que Sally était une grande idéaliste qui considérait Blaze comme un héros sans reproches, et elle a compris qu'elle ne pourrait jamais atteindre cet idéal elle-même, à inspirer les gens et donner de l'espoir, car sa première motivation pour créer ce personnage était de canaliser sa rage. A la fin de l'histoire, elle arrive à sortir de sa coquille et à être acceptée par les autres, elle n'a plus besoin de son costume, mais elle se sent le devoir de finir ce qu'elle a commencé et part donc à la poursuite du chatouilleur. En passant le flambeau à Sally, elle offre à la ville une justicière optimiste, capable d'inspirer les gens. Bien sûr, physiquement Sally n'est pas du tout au même niveau, l'idée c'est qu'elle va devoir s'entraîner dur et bien en chier pour avoir le niveau et continuer de faire vivre Blaze.
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Black Stingray - il y a 10 ans
Bonsoir mes fans ! (non non, je prends pas du tout la grosse tête
)
Je me suis senti créatif à cette heure tardive et j'ai commencé à écrire ce qui pourrait être une prochaine histoire, en changeant de style d'écriture et en passant à la première personne. Voici donc une petite preview d'une histoire qui s'intitulera Blaze Zero, j'aimerais savoir ce que vous en pensez:
Putain j’ai mal au crâne… je sais pas ce que j’ai, mais ça me tape tellement la gueule que j’ai l’impression que la tuyauterie va exploser là-dedans. J’ai tellement mal que j’arrive pas à ouvrir les yeux. J’essaye de rouler sur le côté pour me soulager, et là c’est une douleur vive, comme si on m’avait enfoncé un fer à souder dans les côtes. Je grogne, et ça me réveille complètement. Oh, et puis en plus cette putain de couverture me gratte ! Mais c’est pas ma couverture ? Où est-ce que je suis, là ?
Malgré ma tête lourde comme une boule de bowling, je me force à ouvrir les yeux, et je me retrouve complètement perdue quand je me rends compte que je sais pas du tout où je suis. Une espèce de petit studio miteux, éclairé par une pauvre ampoule qui a l’air d’être sur le point de claquer d’une seconde à l’autre. Il y a plein de vaisselle sale dans l’évier, la vieille tapisserie dégueulasse part en lambeaux, et le lit est en fait un clic-clac dont les ressorts craquent à chaque mouvement, avec une vieille couverture qui gratte. Mais chez qui j’ai débarqué ?
J’essaye de me redresser sur mes coudes, et de nouveau une douleur intense me transperce le bide, je peux pas me retenir de grogner, je serre les dents, ça passe. À côté du lit il y a une chaise sur laquelle je vois ma tenue de combat, un bomber noir en faux cuir et une cagoule. Ouais, je sais, ça fait prolo comme tenue de combat, mais je fais avec ce que j’ai. Et sur le dossier de la chaise il y a une veste en jean sans manches, comme les vestes à patchs des métalleux de la vieille école. Il y a même un petit drapeau Sudiste cousu au niveau de la poitrine. Je sais pas chez qui j’ai débarqué ni comment, mais j’adore Pantera, si je suis tombée chez un métalleux on va bien s’entendre. Curieuse, je tends le bras pour saisir la veste et la tourne pour voir ce qu’il y a au dos, et d’un seul coup, je m’arrête de respirer. Ouais, il y a bien des patchs, mais pas ceux auxquels je m’attendais : l’écusson central est grand et représente une sorte de caricature de Mexicain en sombrero armé d’un pistolet et d’un sabre. Et autour, d’autres patchs portent les mentions :
BANDIDOS MC – CALIFORNIA
Et merde. Ça c’est pas bon… j’ai pas le temps de me demander dans quelle merde je me suis fourrée que je sursaute en entendant la porte d’entrée s’ouvrir, ce qui me vaut une autre sensation de coup de poignard dans le bide. Le type qui vient d’entrer est grand et baraqué, mais c’est aussi un vieux gras du bide, portant une grosse barbe rousse et un bandana orné de têtes de mort autour des cheveux. Par contre, son blouson claque sévère, un véritable Perfecto, avec des motifs de flammes jaunes et rouges sur les bras et les épaules. Je peux pas m’empêcher de le regarder avec envie, trop la classe ce blouson !
_ Alors, t’es réveillée petite ? demande-t-il en me faisant un sourire et en posant le sac en papier brun qu’il portait sur le lit et en enlevant son blouson avant de s’asseoir sur un tabouret près de moi. Comment tu te sens ?
Je vois ses énormes bras couverts de tatouages qui dépassent de son t-shirt AC/DC et la grosse chevalière « 1% » qu’il porte à la main droite, et je me méfie. Aucun doute, la veste à patchs est à lui, ce qui veut dire que c’est pas le genre de mec très digne de confiance.
_ Vous êtes qui ? je demande en me redressant encore un peu, ce qui fait glisser la couverture et je me rends compte que j’ai les nichons à l’air !
_ Hé ! Je me mets à crier en rabattant la couverture sur moi, grimaçant en sentant un nouveau coup de poignard. Vous m’avez fait quoi, espèce de gros porc ? Je suis à poil !
_ Hé hé hé, du calme, du calme petite ! Fallait bien que je te déshabille pour pouvoir te rafistoler, c’est tout, j’ai rien fait d’autre !
_ Me quoi ?
Confuse, je me décide enfin à regarder sous la couverture pour voir, sur mon ventre, là où j’ai mal, un gros pansement avec une tache brune au milieu indiquant que ça avait saigné en-dessous.
_ Il s’est passé quoi ? je demande.
_ Tu t’es prise un coup de couteau. Heureusement, c’était pas profond, ça a pas dû toucher un organe. Tu t’en souviens probablement pas parce que le gars qui t’a fait ça t’a aussi mis un sacré pain dans la gueule. Je passais par-là, j’ai entendu du bruit dans une ruelle, quand je suis arrivé t’étais inconsciente contre une poubelle. Les mecs qui t’ont tabassée se sont barrés en courant. Du coup je t’ai ramenée ici, quand j’ai vu que ton blouson pissait le sang je t’ai déshabillée tout de suite. Et en fait j’ai pas hésité, parce que comme t’avais une cagoule, je croyais que…
Sa phrase s’arrête, il hésite, et me regarde l’air gêné avant de finir :
_ Que t’étais un mec.
_ Ouais, je dis, c’est le but. Comme ça les mecs savent pas ce qui leur tombe dessus… ouais, je sais, là c’est moi qui me suis fait tabasser, mais d’habitude c’est l’inverse…
_ Alors dis-moi, tu dois avoir quoi, dix-sept, dix-huit ?
_ Dix-sept.
_ Tu pourrais être ma fille, si j’en avais une. Alors, qu’est-ce qu’une gamine de dix-sept ans fait à se balader la nuit dans les Projects, masquée, à chercher la bagarre avec les petites frappes du coin ? Des pulsions suicidaires ?
_ Insomnie. Quand j’arrive pas à dormir, je sors et je tape sur des gens. Ça détend.
Il laisse échapper un petit rire surpris, puis répond :
_ Ah ouais, t’es comme ça toi ?
_ Me juge pas, c’est pas comme si je faisais quelque chose de mal… je vise que les mecs bourrés qui emmerdent les filles, les voleurs à la tire, enfin tu vois, que les mecs qui l’ont cherché.
_ Du coup t’es quoi, un genre de justicière ?
_ Ouais, on peut dire ça comme ça, je dis en laissant échapper un petit rire à mon tour. Un genre de Batman prolo.
_ Et ça fait longtemps que ça dure ?
_ Ça va faire deux semaines.
_ Franchement je suis étonné que t’aies survécu autant de temps. Soit t’as vraiment de la chatte, soit t’es plus douée que t’en as l’air. Je te demanderais bien pourquoi tu joues à ce jeu-là, mais s’il y a bien une chose que j’ai apprise avec le temps, c’est que chacun a sa croix à porter, et c’est pas mes oignons. T’as faim ?
Il se penche pour choper le sac posé sur le lit et en sort une boîte de poulet KFC et un grand Coca. La vache, ouais j’ai faim ! J’accepte avec plaisir et je croque goulûment dans un blanc de poulet. Qu’est-ce que ça fait du bien !
_ Et toi, t’es MC ? je demande en pointant la veste à patchs du regard.
_ Ouais enfin, plus ou moins à la retraite. Je me suis posé on va dire, je me suis installé dans le coin pour ouvrir mon atelier de réparation moto.
_ Dans les Projects ? Drôle d’endroit pour ouvrir un garage…
_ C’est pas cher.
_ Moi qui croyais que tous les MC étaient des dealers ou des racketteurs…
_ Hé, faut pas croire tout ce que tu vois dans Sons of Anarchy, petite. Au fait, moi c’est Burton Douglas, mais tout le monde m’appelle Burt.
Il me tend la main en disant ça. J’hésite juste une seconde. Ouais, j’ai toujours entendu que les MC étaient des gens dangereux, des criminels… le genre de gens contre qui je devrais me battre. Mais lui, il m’a ramenée chez lui, et alors que j’étais inconsciente et qu’il aurait pu me faire ce qu’il voulait, il m’a juste rafistolée et même payé à bouffer. Il a l’air d’un gars bien. Alors je lui serre la main, et je lui réponds :
_ Moi c’est Danielle. Mais tout le monde m’appelle Cass.
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TickTom Tickling - il y a 10 ans
Tu devrais en avoir plus souvent des heures tardives créatives lol Tout simplement j'adore bien que ça ne soit pas vraiment ce que, comme beaucoup à mon avis, j'attendais. Je m'explique, beaucoup attendais des réponses aux questions qui se posaient après la fin de "la justicière" et malgré cette légère déception, je suis très satisfais de cette preview et donc j'attends la suite... Mais ça ne veut pas dire qu'on oublie nos question lol
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Black Stingray - il y a 10 ans
Oui je me doute bien que c'est pas les réponses que tu attendais

Mais j'ai trop d'idées d'un coup, je veux écrire une suite, mais je veux m'assurer qu'elle partira bien, alors j'ai commencé à réfléchir à une préquelle avant, et c'est comme ça que j'ai commencé celle-là
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Hasana - il y a 10 ans
Waouw !!!!!!! Alors si ta nouvelle histoire part comme ça, moi je signe tout de suite ! Je n'ai qu'une chose qui me vient : la suite !!! :-D
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Gringo - il y a 9 ans
J'en ai lu beaucoup des histoires ici, je crois que j'ai épluché toutes les fic. Celle-là est tout simplement exceptionnelle, magique, extraordinaire. Lu d'une traite, en une nuit! C'est elle qui m'a fait inscrire ici. Un grand bravo, c'est juste magique!
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Gringo - il y a 1 an
Cette histoire et mythique, tout simplement. Elle m'a fait inscrire ici juste par envie de partager. Un chef d'œuvre, bravo! Ca mériterait presque publication sur wattpad ou ailleurs!

