Histoire : La princesse (Épisode 04)

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Auteur
Histoire


Histoire ajoutée le 11/10/2022
Épisode ajouté le 03/02/2023
Mise-à-jour le 03/02/2023

Chapitre 4

Bonjour à tous! Voilà enfin la suite tant attendue (je me lance des fleurs je sais) de l'histoire de la princesse Nyssa!

Initialement j'aurais voulu faire un long chapitre qui aurait mis fin à l'histoire, mais j'ai été pris dans les aléas de la vie et, ne voulant pas vous offrir un travail bâclé,  j'ai mis du temps à sortir cette suite. Alors pour me faire pardonner et faciliter l'attente j'ai décidé de couper ce long chapitre en deux et de vous publier la première partie. La suite et fin de l'histoire arrivera d'ici quelques jours. Comme d'habitude vos retours seront appréciés! J'espère que ce chapitre vaudra les semaines d'attente.


Bonne lecture


Neotk





Naboris paraissait stupéfaite. Il était clair que malgré tout le respect qu’elle semblait avoir pour sa captive, elle s’attendait à une réponse différente.


- « Alors soit, nous ferons cela selon vos termes. Rappelez vous simplement que c’est vous qui l’avez voulu. Je ne voulais pas en arriver là. »


- « Je crois que ça ne vous déplaît pas non plus de me chatouiller. Vous savez à quel point je crains, vous y prenez plaisir. »


- « Je prends plaisir à obtenir des résultats. Et vous avez raison, c’est ma méthode spéciale préférée. Je ne vous en dirai pas plus; enchaîna-t-elle quand elle vit Nyssa ouvrir la bouche ; maintenant si vous le voulez bien. »


Elle ouvrit la porte de la cellule pour emmener Nyssa. Pendant un instant, l’idée d’engager le combat vint à l’esprit de la princesse, mais elle se ravisa rapidement. Ses chances de l’emporter sur son bourreau étaient presque nulles, tout comme celles de s’enfuir d’ici par la suite. Elle ne pouvait qu’accepter son sort. Naboris l’attrapa par le bras et la traîna dans la salle de torture. La princesse avait entendu que des modifications y avait été apportées plus tôt dans la journée, mais n’avait pas vu de quoi il s’agissait. La pièce, plus grande qu’une cellule normale, était à moitié occupée par une sorte de table en bois rectangulaire, dont les pieds avaient été fixés au sol dans des sortes de trous prévus à cet effet. La « table » en elle-même n’était clairement pas faite pour manger. Moins haute qu’une vraie table, elle était à hauteur d’assise, et on y voyait des sangles en cuir fixées d’un côté et une pièce de bois avec deux trous de l’autre.

Nyssa n’avait jamais vu, ni même imaginé une table comme celle-là, mais elle devinait assez facilement que les sangles étaient pour ses mains, le carcan de bois pour ses pieds.

D’un geste de la main, Naboris l’invita à s’allonger sur la table. La princesse s’exécuta et son bourreau ouvrit le carcan pour positionner les chevilles de sa captive à l’intérieur. Puis elle alla de l’autre côté pour placer les mains de Nyssa dans les sangles. Elle resserra les cuirs autour des poignets et actionna une manivelle sous la table que la princesse n’avait pas vu. Il s’agissait du même mécanisme que la veille, qui tira sur les cordes pour tendre le corps du supplicié. Elle était maintenant positionnée comme un Y, les pieds légèrement espacés. En cet instant la tension n’était pas si forte que ça, elle pouvait encore gigoter et rien ne lui faisait mal. En fait, ce n’était pas aussi désagréable que ce à quoi elle se serait attendue. Les sangles et le carcan avaient des sortes de rembourrages qui permettait de protéger les articulations, et malgré ce que son apparence pouvait suggérer la table ne faisait pas mal. Pour l’instant en tout cas.


- « Vous êtes prête ? » interrogea Naboris


Bien évidemment, Nyssa ne l’était pas le moins du monde, la perspective de se faire chatouiller de nouveau l’angoissait et elle n’avait plus aucun moyen de gagner du temps. Elle se contenta donc d’un simple silence, durant lequel elle rassembla son courage et sa détermination. La mort plutôt que de parler. Tel était son credo en cet instant.

De son côté, Naboris commençait à s’activer. Elle s’était éloignée pour organiser ses instruments sur la table présentoir qu’elle rapprocha, tout en s’assurant qu’elle restait hors de la vue de la princesse. Une fois la table placée derrière la tête de Nyssa, les outils étaient à portée de main pour Naboris, qui n’aurait pratiquement plus à bouger à partir de cet instant. Elle s’installa sur son tabouret, d’où elle dominait sa captive même en étant assise.


- « Bien, il est temps de commencer maintenant. »


Sans plus attendre elle commença ce qui devait être le dernier supplice sans aucun outil, juste avec ses ongles longs. Elle les fit courir doucement sur le côté du corps de la princesse qui se tortillait déjà sous ces assauts. Cependant elle retenait encore son rire, ce qui ne plaisait pas beaucoup à son bourreau qui accéléra la cadence en variant d’endroits, passant rapidement des côtés du ventre aux aisselles, puis aux contours du nombril. Bien que laissant éclater quelques rires ponctuels, Nyssa était étonnamment résistante. Elle se reprenait 5 à 10 secondes après avoir craqué et parvenait à reprendre consistance. Au bout de quelques minutes son visage avait viré rouge écarlate, puisqu’elle s’empêchait ponctuellement de respirer pour contenir son rire. Ce qui fonctionnait plutôt bien dans l’ensemble : malgré quelques écarts la princesse faisait preuve d’une résistance impressionnante.


- « Il semblerait que les sessions précédentes vous aient fait développer une sorte de résistance. ; dit Naboris avec une pointe d’agacement en marquant une pause ; Je vais me charger de vous en débarrasser. »


La cheffe de la Ligue se leva de son tabouret et posa un pied sur la table de torture, puis grimpa dessus, enjamba la princesse et se positionna sur elle, un genou de chaque côté du bassin tandis qu’elle s’assit dessus. C’était la première fois qu’on s’asseyait de la sorte sur Nyssa et elle n’aimait pas du tout ça. C’était dégradant et, compte tenu de la raison pour laquelle on s’était assis de cette façon sur elle, très désagréable.

Naboris attaqua immédiatement avec une cadence rapide sur les côtés du ventre de sa captive, remontant et descendant en pinçant sans s’arrêter à un endroit particulier. La princesse dût instantanément retenir un éclat de rire et ne tarda pas à reprendre sa couleur rouge qu’elle avait un peu perdu durant les brèves secondes de répit qui lui avaient été accordées. Cependant, sa résistance fut de courte durée. Lorsque Naboris cessa les pincements pour passer aux caresses, les frissons qui parcoururent le corps de la princesse la déstabilisèrent, et lorsque ses deux aisselles furent grattouillées simultanément, elle craqua :


- « Pouahahahahaha nooooon pas les aisseeehehehehelles hahahaha »


- « Nous y voilà ! » dit Naboris visiblement satisfaite


Elle se concentra sur les aisselles alors que les rires emplissaient de nouveau la salle de torture. Cette fois le jeu et les taquineries avaient disparus de la stratégie de Naboris. Elle effectuait un interrogatoire déterminé et brutal, toujours assise sur sa captive, alternant entre les aisselles le ventre et les côtes de la princesse.

Cette dernière riait depuis maintenant une dizaine de minutes mais n’avait toujours pas supplié. On sentait également un changement dans son attitude et une plus grande résistance, née d’une détermination renforcée.


- « Bien, je remarque qu’il est temps de changer de tactique » dit Naboris en retirant ses mains du corps de sa suppliciée


Elle se coucha alors sur Nyssa et senti son souffle haletant dans son cou. La position en était presque sensuelle et la princesse ne comprit pas tout de suite que son bourreau attrapait simplement des outils sur la table située derrière elle. Lorsqu’elle se releva, elle avait une plume dans chaque main, dont une désagréablement familière. L’autre plume était de la même longueur mais d’une couleur différente.


- « Vous vous souvenez de cette plume ? Elle vous a donné beaucoup de mal hier… Et elle a hâte de recommencer. Elle a même amené sa sœur. »


- « Vous ne… pfff vous ne me ferez pas parler… pfff » répondit la princesse encore à bout de souffle.


- « C’est ce qu’on verra. »


C’est alors que les plumes entrèrent en contact avec la peau de Nyssa, caressant doucement ses aisselles d’abord, puis descendant sur les côtés de son torse avant d’arriver sur le ventre, où Naboris fit d’amples mouvements. Les chatouilles étant plus légères, la princesse contenait son rire sans faire d’écarts, mais cela était tout de même difficile. Au bout de quelques minutes ses joues étaient gonflées d’air et son teint rouge vif. Alors Naboris jugeât que c’était le bon moment pour exploiter le point faible du haut de ce corps : le nombril.

Elle lâcha rapidement la plume de sa main gauche pour la poser autour de sa cible et attaqua immédiatement. La princesse n’eut pas le temps de le voir venir. La pointe de la plume était plongée dans son nombril et tournoyait déjà quand elle se rendit compte de ce qui lui arrivait.


- « POUHAHAHA noooooon pas çaaaa hahahahahahaha nooohoooon »


On voyait sur le visage du bourreau qu’elle était satisfaite mais elle ne dit rien et continua ce traitement pendants quelques temps, avant de s’arrêter et de descendre de la table. La princesse reprenait doucement son souffle tandis que Naboris reposait les plumes sur la table des instruments. Très délicatement, elle longea la table en caressant le corps de Nyssa du bout des doigts, partant du haut des bras jusqu’au bas du ventre, avant d’arriver au niveau de ses pieds. Le frisson procuré par ce contact n’était rien comparé à celui provoqué par la peur de voir son bourreau s’arrêter devant ses pieds.


- « Vous savez ce qui va se passer maintenant. Il est encore temps de parler. »


Bien que l’offre puisse paraître tentante, Nyssa n’aurait reconsidéré sa position pour rien au monde. Plus aucun mot ne fut prononcé, et le doigt de Naboris entra en contact avec la plante de la princesse. Doucement, presque sensuellement, il caressa la plante du pied gauche de Nyssa, qui s’interdisait toute réaction. Ce contact taquin était tout aussi insupportable qu’un grattage compulsif, qui d’ailleurs ne tarda pas à venir. Les rires commencèrent à fuser dans la salle d’interrogatoire, et, bien qu’il n’y eut pas encore de suppliques, on pouvait sentir que la princesse ne passait pas un bon moment.

L’interrogatoire dura ainsi pendant une bonne quinzaine de minutes, jusqu’à ce qu’enfin :


- « Paaaaauhaaaause pitiéééééhééé une paaaauhaaause hahahahahaha s’il vouhous plaît ! Je vous en suuuppliiiihiiiie »


Naboris estima qu’il était temps de s’amuser un petit peu. Après tout, il n’était pas nécessaire de la briser complètement d’un seul coup pour qu’elle livre l’information. Elle pouvait gagner du terrain petit à petit, écraser sa volonté en la forçant à renoncer à ses principes, à son honneur de princesse.


- « Ooooh ma petite princesse veut une pause ? Il va falloir la mériter ! »


- « Pitiiiiééééé ouiiiihiiii »


A ce moment précis la tortionnaire grattait avec passion les deux plantes de sa victime, qui remuaient dans tous les sens. Si le carcan n’avait pas été parfaitement serré, la princesse aurait pu se blesser en se débattant si violemment.


- « Ma petite princesse serait-elle chatouilleuse ? Trop chatouilleuse peut-être ? »


- « Je le suuuuuiiiis ! hahahah horriblemenhenhent hahahahaha »


- « Vous faites beaucoup de bruit je n’entends rien. Il va falloir le dire plus fort. »


- « Ouhouhouhou pas lààààààhààà pas les pieeeheeeds hahahaha »


- « Allez-y princesse je vous écoute »


- « Je suuuuis une petiiihiiite princeeeheeese chatouilleuse hahahahaha ! Trèèèèès chaaaatouilleuheeeuse pitiééééhééé »


Naboris était très satisfaite de son petit jeu. Pouvoir émietter lentement la résistance de sa captive représentait un grand plaisir à ses yeux. Maintenant qu’elle en était là, il lui fallait passer à la vitesse supérieure. Elle arrêta ses assauts et tapa très fort des mains deux fois. Elle décala sa chaise pour laisser la place à un homme qui apportait une sorte de roue large d’une trentaine de centimètres qu’il fixa au sol. Des plumes y étaient fixées, c’était d’ailleurs tout ce que Nyssa pouvait voir de là où elle était. Naboris alla chercher celles qu’elle avait utilisées plus tôt sur le haut du corps de sa captive et les fixa à la roue.

Il y avait plusieurs types de plumes : certaines très larges et légères qui atteindraient les deux pieds en même temps, d’autres plus fines et rigides qui étaient fixées deux par deux, une pour chaque pied. En tout il y avait trois paires et deux seules, soit huit plumes destinées à tourmenter les plantes de la princesse.


- « Cette roue est conçue pour faire le travail à ma place ; expliqua alors Naboris ; je vais actionner cette manivelle qui enclenchera un mécanisme secret créé par la Ligue faisant tourner la roue pendant une heure entière. Je me dois de vous avertir sur deux points. Le premier c’est que si je quitte cette pièce, je n’y reviendrai sous aucun prétexte avant la fin de cette heure. Même si vous deviez hurler que vous parlerez au bout de 10 minutes. Le deuxième point est une mise en garde : il faut que vous sachiez que les contacts que vous trouverez supportables au début le seront beaucoup moins au bout de quelques temps, et absolument ignobles à partir d’une demie-heure. »


Il y eut un silence. Nyssa ne semblait rien trouver à répondre à cela. Elle reprenait encore son souffle et avec lui sa détermination de protéger les informations demandées. Alors son bourreau reprit la parole :


- « Maintenant il est l’heure pour vous de faire un choix votre Altesse. Soit vous me donnez ce que je veux, soit je remonte cette manivelle et nous re discuterons dans une heure. Qu’en pensez-vous ? »


- « Je pense que je vais m’offrir une heure de solitude. Vous n’obtiendrez rien de moi. »


« -Bien, c’est vous qui voyez princesse. »


Et sans plus de cérémonie, elle remonta la manivelle pendant une bonne minute avant de la relâcher. La roue se mit alors à tourner comme par magie, et les premières plumes s’abattirent sur les plantes de la princesse. La roue tournait suffisamment vite pour que le contact soit, appuyé mais pas assez pour qu’il passe trop vite : le rythme était parfait. Naboris tint parole et sortit sans ajouter un mot. La princesse était assaillie de frissons mais résistait. Jusqu’à ce qu’une demie-heure plus tard, comme cela avait été prédit, les premiers rires furent entendus remontant du cachot.