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- Le secret de Lilou
- Épisode 08
Histoire ajoutée le
23/10/2025
Épisode ajouté le
29/04/2026
Mise-à-jour le
29/04/2026
La revanche de Julie ne tarda pas. Ses deux amies passaient une nouvelle fois la soirée chez elle.
- Bon, les filles, j’espère que vous êtes prêtes, parce que ce soir, c’est ma revanche, annonça Julie en se levant brusquement.
Clara et Anaïs échangèrent un regard surpris avant d’éclater de rire.
- Ta revanche ? Et qu’est-ce que tu vas faire, toute seule ? demanda Clara en croisant les bras.
Julie haussa les épaules, son sourire malicieux ne quittant pas ses lèvres.
- Oh, vous allez voir. D’abord, mettez-vous dos à dos, juste pour essayer un truc.
- Dos à dos ? répéta Anaïs, sceptique.
- Oui, faites-moi confiance, insista Julie, un éclat espiègle dans les yeux. Mais avant, mettez-vous en sous-vêtements.
Avec un soupir amusé, Clara et Anaïs obéirent et s’installèrent dos à dos, leurs épaules se touchant. Julie ne perdit pas de temps. Elle saisit une corde et commença à attacher leurs poignets ensemble, les immobilisant dans cette position.
- Eh, c’est quoi, ça ? protesta Anaïs en riant.
- Silence, la revanche est en marche, répliqua Julie avec un ton théâtral.
En quelques minutes, elle avait également noué leurs chevilles avec une autre corde, les maintenant assises sur le tapis, presque incapables de bouger. Mais Julie n’en avait pas fini. Elle tira doucement sur les liens, rapprochant les deux filles encore plus l’une de l’autre, si bien que leurs épaules et leurs bras se pressaient fermement.
- Voilà, parfait ! Vous êtes mes prisonnières, maintenant, déclara Julie en reculant pour admirer son travail.
- C’est serré, Julie, fit remarquer Clara, qui essayait vainement de bouger ses poignets.
- Eh bien, c’est le but, non ? rétorqua Julie avec un clin d’œil.
Elle s’installa devant elles, armée d’une plume et d’un sourire malicieux.
- Maintenant, on va voir laquelle de vous deux craque en premier.
Elle commença doucement, faisant glisser la plume le long du bras d’Anaïs, puis sous le menton de Clara, alternant entre les deux pour maintenir l’effet de surprise. Les filles éclatèrent de rire presque instantanément, leur proximité rendant la situation encore plus comique.
- Julie, arrête, c’est trop ! cria Anaïs en se tortillant autant que ses liens le lui permettaient.
- Pas question ! Vous m’avez bien eue la dernière fois. Maintenant, c’est mon tour de m’amuser, répondit Julie avec un rire triomphant.
Elle continua son "interrogatoire", testant différents endroits : le creux des genoux, les côtes, et même les pieds, provoquant des éclats de rire incontrôlables chez ses amies. À un moment, Clara, essoufflée, lança :
- D’accord, d’accord, tu as gagné !
Julie s’arrêta, un sourire satisfait sur le visage.
- Alors, vous avez appris la leçon ?
- Oui, répondit Anaïs, toujours en train de reprendre son souffle. Mais, attends un peu, Julie… On se venge à la prochaine soirée !
Julie, toujours pleine de malice, recula légèrement après avoir détaché ses deux amies. Elle les observa avec un sourire énigmatique pendant qu’elles reprenaient leur souffle, leurs joues encore rouges de leurs rires incessants.
- Bon, les filles, je pense que vous avez assez souffert pour ce soir, dit-elle d’une voix presque trop douce.
Anaïs et Clara échangèrent un regard soulagé.
- Merci, Julie, on commençait vraiment à en avoir marre, soupira Anaïs en massant ses poignets.
Mais alors qu’elles commençaient à se redresser, Julie les arrêta d’un geste vif.
- Attendez une seconde. J’ai changé d’avis. Je crois qu’on peut rendre ça encore plus drôle.
- Quoi ? s’exclama Clara, ses yeux s’écarquillant d’incrédulité.
Julie bondit presque sur elles. Avant qu’elles ne puissent protester, elle avait déjà commencé à attacher leurs poignets de nouveau.
- Non, Julie ! protesta Anaïs en riant malgré elle.
- Oh si, répondit Julie avec un clin d’œil, et cette fois, ça va être encore mieux. Faites-moi confiance.
Elle lia solidement leurs poignets dans le dos, puis leurs chevilles, avant de leur faire signe de se coucher sur le tapis. Julie arrangea leurs positions de façon à ce qu’elles soient allongées côte à côte, puis les poussa doucement pour qu’elles se retrouvent collées l’une à l’autre, face à face.
- Mais qu’est-ce que tu fais ? s’exclama Clara, qui se tortillait déjà pour essayer de se dégager.
- Vous allez voir. C’est un test de votre amitié, expliqua Julie d’un ton théâtral en nouant une corde autour de leurs torses pour les maintenir fermement l’une contre l’autre.
Les deux filles éclatèrent de rire, mais l’inconfort de leur position commençait à se faire sentir. Anaïs tenta de se reculer, mais Julie resserra les liens avec un sourire satisfait.
- Voilà, parfait. Maintenant, pour le grand final…
Avant qu’elles ne puissent poser plus de questions, Julie attrapa deux foulards et les noua délicatement sur leurs yeux, les plongeant dans l’obscurité totale.
- Julie, non, pas ça ! cria Clara en riant, mais sa voix était déjà étouffée par les éclats de rire d’Anaïs.
- Ah oui, j’oubliais quelque chose. Julie se pencha sur Clara et lui retira son soutien-gorge puis fit la même chose à Anaïs.
- Mais pourquoi tu fais ça Julie ? protesta Clara.
J’en ai eu envie. Bonne nuit, mesdemoiselles, déclara Julie en se levant et en éteignant la lumière de la pièce.
- Attends, tu ne vas pas nous laisser comme ça ? demanda Anaïs, mi-sérieuse, mi-amusée.
Julie s’arrêta près de la porte, jetant un dernier regard vers ses deux amies allongées sur le tapis, leurs respirations rapides encore rythmées par les rires.
- Bien sûr que si. Vous avez bien fait de me défier, mais maintenant, c’est à vous de payer les conséquences.
Et sur ces mots, elle quitta la pièce, laissant ses amies dans l’obscurité et le silence. Pendant quelques minutes, Clara et Anaïs continuèrent à gigoter, essayant vainement de défaire leurs liens, avant de finalement abandonner.
- On va la tuer demain, murmura Anaïs avec un petit rire.
- Oh oui, répondit Clara, mais pour l’instant… essayons de dormir.
Le reste de la nuit passa dans un calme relatif, entre les murmures et les promesses de revanche. Julie, dans sa chambre, savourait sa victoire, tout en se préparant mentalement à ce qui l’attendait lors de leur prochaine soirée.
L’obscurité emplissait la pièce, et seul le faible murmure du vent à travers la fenêtre entrouverte venait troubler le silence. Clara et Anaïs, toujours allongées l’une contre l’autre, sentaient leurs respirations se mêler dans cette proximité forcée. Le tapis moelleux sous elles n’était pas suffisant pour rendre leur position confortable, et leurs liens, bien qu’ajustés avec soin, limitaient chacun de leurs mouvements.
- Tu crois qu’elle va revenir ? murmura Anaïs à voix basse, comme si parler trop fort risquait d’attirer Julie.
Clara soupira.
- Honnêtement ? Je doute qu’elle soit capable de dormir avec tout ce qu’elle a dû rigoler. Elle est sûrement dans son lit, en train de savourer sa vengeance.
Elles échangèrent un rire nerveux, mais l’inconfort reprit vite le dessus. Le foulard noué autour de leurs torses les forçait à rester collées, poitrine nue contre poitrine nue, leurs bras ligotés derrière leur dos n’offrant aucune liberté. Anaïs tenta de bouger un peu pour trouver une meilleure position, mais cela ne fit que les rapprocher davantage, ce qui déclencha un petit éclat de rire incontrôlé chez Clara.
- Eh, arrête de bouger, c’est encore pire comme ça ! protesta Clara.
- Je n’essaie pas de te chatouiller, je te promets, répondit Anaïs, amusée malgré elle.
Les minutes passèrent, et peu à peu, le silence s’installa. Julie ne revenait toujours pas, et la pièce semblait plongée dans une étrange bulle de calme. Pourtant, ni Clara ni Anaïs ne parvenaient à trouver le sommeil.
- Tu crois qu’elle nous laissera vraiment comme ça jusqu’au matin ? demanda Clara.
Anaïs hésita avant de répondre.
- Honnêtement… oui. Elle veut vraiment marquer le coup.
Elles restèrent silencieuses un moment, écoutant le bruissement des feuilles dehors. Puis, Clara tenta une nouvelle fois de se dégager, tirant doucement sur ses poignets. Mais les nœuds étaient impeccablement faits, et chaque tentative ne faisait que resserrer les liens.
- On aurait dû se méfier d’elle, chuchota Clara.
- Oui, surtout après tout ce qu’on lui a fait la dernière fois, répondit Anaïs.
Un frisson parcourut Anaïs lorsque l’air froid de la nuit s’insinua dans la pièce. Avec leurs vêtements réduits à leurs sous-vêtements, elles ressentaient davantage la fraîcheur.
- Julie aurait pu au moins nous laisser une couverture, marmonna Anaïs.
- Ouais, ou nous détacher, répliqua Clara avec un petit rire.
Elles continuèrent à chuchoter de temps à autre, évoquant les souvenirs de leurs précédentes soirées pyjama, les blagues qu’elles avaient partagées, et les défis qu’elles avaient relevés ensemble. Parfois, elles éclataient de rire en imaginant leur revanche sur Julie.
Mais au fil des heures, la fatigue finit par les gagner. Leurs respirations se ralentirent, et un silence paisible s’installa enfin. L’une contre l’autre, elles parvinrent à trouver une sorte de réconfort malgré leurs liens. La chaleur de leurs corps compensait un peu la fraîcheur ambiante, et bien que la nuit fût loin d’être idéale, elles réussirent à s’endormir par intermittence, bercées par le calme de la pièce.
De son côté, Julie, bien installée dans son lit, ne dormait pas vraiment non plus. Elle songeait à ses amies dans le salon, imaginant leurs réactions lorsqu’elle viendrait les détacher au petit matin. Un sourire satisfait sur les lèvres, elle se promit que cette soirée resterait gravée dans leurs mémoires, tout comme dans la sienne.
Un rayon de lumière matinale filtra à travers les rideaux de la pièce, caressant doucement les visages d’Anaïs et Clara. La chaleur croissante de la journée se mêlait à l’air encore frais, provoquant un réveil lent et quelque peu inconfortable pour les deux filles.
Clara fut la première à ouvrir les yeux, ou plutôt à s’éveiller, puisque le bandeau noué sur son visage l’empêchait de voir quoi que ce soit. Elle émit un faible grognement, son cou endolori par la position inhabituelle qu’elle avait gardée toute la nuit.
- Anaïs… murmura-t-elle d’une voix rauque, tirant légèrement sur ses liens par réflexe.
Anaïs, encore engourdie, répondit par un léger mouvement et un soupir.
- Hmm… qu’est-ce qu’il y a ? murmura-t-elle à son tour, sa voix lourde de sommeil.
Les deux filles prirent conscience, petit à petit, de leur situation. Le bandeau sur leurs yeux, les liens qui enserraient toujours leurs poignets et leurs chevilles, et surtout, leur proximité forcée. La chaleur de la nuit passée si proches l’une de l’autre avait laissé leurs peaux légèrement moites, rendant la sensation encore plus désagréable.
- Elle ne nous a pas détachées, constata Clara en essayant de bouger sans succès.
- Évidemment qu’elle ne l’a pas fait, répondit Anaïs avec un soupir exaspéré. Julie doit encore dormir, la maligne…
Un silence s’installa pendant quelques secondes, juste interrompu par le bruit des oiseaux à l’extérieur. Les deux filles commencèrent à gigoter doucement, cherchant une position plus confortable.
- C’est pire que je pensais, dit Clara en se tortillant légèrement. J’ai les poignets en feu.
- Moi, c’est mes épaules. Je crois que je vais rester coincée comme ça toute la journée, plaisanta Anaïs, un rire nerveux dans la voix.
Le temps semblait s’étirer à l’infini. Chaque minute passait comme une éternité, leurs esprits s’occupant tant bien que mal entre frustration et impatience. Clara finit par marmonner :
- Elle va finir par venir, non ? Elle ne peut pas nous laisser comme ça toute la journée.
- Si, elle en est capable, répondit Anaïs avec un mélange d’amusement et de désespoir.
Les filles continuaient de parler par intermittence, oscillant entre des blagues sur leur situation et des plaintes sincères sur leur inconfort. De temps à autre, elles appelaient Julie à voix haute, espérant qu’elle les entendrait depuis sa chambre.
- Julie ! cria Clara à un moment, rompant le calme du matin. Si tu es réveillée, viens tout de suite !
Mais aucune réponse ne leur parvint, seulement le silence moqueur de la maison endormie.
- On va devoir attendre, soupira Anaïs.
Les minutes se transformèrent en une heure interminable. Le bandeau sur leurs yeux amplifiait leur frustration, chaque son dans la maison semblant être un faux espoir. Était-ce Julie qui descendait ? Une porte qui s’ouvrait ? Non, rien.
Pour passer le temps, elles se mirent à échanger des idées de revanche.
- La prochaine fois, c’est elle qu’on attachera. Et pas juste pour une nuit, plaisanta Clara. Une journée entière, au moins.
- Avec des défis en plus, ajouta Anaïs en riant doucement.
Elles éclatèrent de rire, malgré elles, imaginant les façons dont elles pourraient retourner la situation. Mais l’attente demeurait insoutenable.
Finalement, des bruits de pas se firent entendre dans le couloir. Les deux filles se figèrent, tendant l’oreille.
- Julie ? appela Anaïs.
La porte s’ouvrit enfin, et une silhouette familière entra dans la pièce. Julie, encore en pyjama et l’air parfaitement reposée, les observa avec un sourire espiègle.
- Alors, bien dormi, les filles ? demanda-t-elle avec une innocence feinte.
- Julie ! cria de nouveau Clara, entre colère et soulagement. Détache-nous tout de suite !
Julie rit doucement avant de s’asseoir sur une chaise près d’elles.
- Vous êtes adorables comme ça, franchement. J’hésite à vous libérer…
- Ne joue pas à ça, Julie, avertit Anaïs, sa voix menaçante malgré son rire nerveux.
Julie fit mine de réfléchir, prenant tout son temps pour les faire languir.
- Hmm… peut-être, mais seulement si vous me promettez d’être sages.
Les deux amies grognèrent, mais Julie finit par se pencher pour commencer à défaire leurs liens, lentement, toujours avec ce sourire satisfait sur son visage.
