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- Le secret de Lilou
- Épisode 03
Histoire ajoutée le
23/10/2025
Épisode ajouté le
17/11/2025
Mise-à-jour le
17/11/2025
Le jeudi après-midi, nous avions natation au lycée. La séance touchait à sa fin, et tout le monde sortait lentement de l'eau pour se diriger vers les vestiaires. J'adorais nager, c'était l'un des rares moments où je me sentais légère et libre, loin des petites humiliations du quotidien. Mais le jour-là, ma bulle de séténité n'a pas duré. Je venais de me sécher rapidement et d'enfiler un sort et un tee-shirt, au-dessus d'une culotte et d'une brassière, quand trois filles de ma classe sont rentrées dans le vestiaire en rigolant. Julie, une grande blonde à l'air toujours moqueur, menait le groupe. Derrière elle, il y avait Clara, une brune énergique avec un sourire espiègle, et Anaïs, un peu plus discrète mais toujours prête à suivre le mouvement. Leur simple présence m'a mise sur mes gardes. Depuis quelques semaines, elles faisaient partie de celles qui trouvaient hilarant mon "problème" de chatouilles.
- Alors, Lilou, tu as bien nagé ? lança Julie d'une voix faussement innocente.
Je n'ai pas répondu, me contentant de ramasser les affaires. Mais déjà, je pouvais sentir leur regard sur moi. Julie s'est avancée, un sourire qui n'annonçait rien de bon sur le visage.
- Tu sais, on se demandait... T'es chatouilleuse partout ou juste à certains endroits ?
Mon cœur s'est mis à battre plus vite. Je savais où elles voulaient en venir.
- Laissez-moi tranquille, ai-je dit, essayant de paraître ferme.
Mais ma voix tremblait légèrement. Je m'en rendais compte et c'était encore pire. Clara et Anaïs se sont approchées à leur tour, m'encerclant comme des louves. Avant que je ne puisse réagir, elles avaient saisi mes bras, renversant mon sac que je n'avais pas eu le temps de refermer. Clara à gauche, Anaïs à droite. Elles étaient plus grandes que moi, plus fortes aussi, et malgré mes efforts pour me dégager, je ne pouvais pas bouger. Julie se tenait devant moi, ses doigts tendus comme des griffes.
- Allez, juste pour voir, prononça-t-elle en ricanant?
Elle a commencé. Ses doigts ont effleuré mes côtes, remonté vers mes aisselles, et je n'ai pas pu me retenir. Un éclat de rire incontrôlable a jailli de ma gorge, suivi de spasmes alors que je me débattais inutilement. Plus je riais, plus elles semblaient s'amuser. Anaïs et Clara riaient aussi, s'encourageant l'une l'autre à me tenir plus fermement.
- Elle est tellement sensible, c'est dingue ! s'exclama Clara, presque admirative.
- Sérieux, t'as pas de filtre, Lilou, ajouta Julie, continuant son "attaque" sans relâche.
Je me tortillais, essayant de me dégager, mais elles étaient trois contre moi. Et c'était encore pire quand leurs doigts passaient sous mon tee-shirt, explorant directement chaque parcelle de ma peau. Mon rire devenait presque douloureux, et mes jambes faiblissaient. Je n'étais plus qu'un jouet entre leurs mains, une source de divertissement pour ces filles qui trouvaient ça "juste drôle".
- Stop ! Arrêtez ; ai-je crié entre deux éclats de rire.
Mais ma voix était étouffée par mes spasmes, et elles ne prenaient pas mes supplications au sérieux. Après ce qui m'a semblé une éternité, elle ont finalement relâché leur emprise, probablement lassées. je me suis effondrée sur un banc, haletante, les joues brûlantes de honte. J'ai réajusté mon tee-shirt, réalisant qu'il avait été remonté jusqu'au bas de ma brassière, avant de constater qu'une partie de mon sac s'était renversée, notamment mon maillot encore trempé et un paquet de tampons. Elles riaient encore en s'éloignant, ramassant leurs propres affaires comme si de rien n'était.
- T'es vraiment unique, Lilou, lança Clara en guise de conclusion.
Je suis restée seule dans le vestiaire. Mes mains tremblaient alors que j'essayais de me calmer. Une vague de colère et de tristesse montait en moi. Ce n'était pas juste. Pourquoi moi ? Pourquoi fallait-il que je sois aussi vulnérable, aussi exposée ? Lorsque je suis enfin sortie, le reste de ma classe avait déjà quitté les lieux. Pauline, ma meilleure amie, était absente ce jour-là. Elle serait intervenue pour me défendre. Mais là, j'étais seule. Seule avec cette humiliation qui me collait à la peau. Je me suis alors promis de trouver un moyen de ne plus jamais leur donner cette satisfaction. Mais comment ? Je n'avais pas encore la réponse. Tout ce que je savais, c'est que je devais changer quelque chose, ou alors ce cauchemar recommencerait.
