Histoire : Hymne des fous (Épisode 03)

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Histoire


Histoire ajoutée le 06/09/2019
Épisode ajouté le 29/06/2021
Mise-à-jour le 29/06/2021

Hymne des Fous Suite

Cette partie est la 8. Vous pouvez retrouver les premières dans les commentaires.




/!\ le retour du disclaimer vengeur /!\

Cette partie et les suivantes proposent un contenu qui peut vous
déranger : des propos injurieux ou vulgaires, de l’homophobie, de la
grossophobie, de non-respect du consentement, l’évocation du viol ou la
description de viols (même au niveau chatouille, sans consentement ça en reste
un), ainsi qu’un éloge peu glorieux de la femme et de l’homme. C’est une
fiction, les propos des personnages sont à prendre avec du recul et de
l’intelligence. L’acceptation des différences du corps et de la sexualité, du
consentement et de la place de la femme et de l’homme dans la société sont un
droit.

Ne lisez pas si cela vous met mal à l’aise.

 

 

Prescilla ferma les yeux aussi forts qu’elle le pouvait, à la fois
terrifiée et intriguée par le supplice prochain. Arthur gratterait sans la
moindre pitié ses plantes de pieds offertes. Le riche noble retira
définitivement ses bas, elle eut légèrement froid aux pieds et crispa les
orteils par réflexe.

- A… attendez ! Pourrait-on faire une petite pause ?! Je suis
à bout de forces.

- Je vais te faire perdre la tête, tu vas regretter de m’avoir attiré
vers toi…

Il glissa un ongle le long de la plante. Prescilla eut un mouvement de
recul viscéral et violent. Malgré sa libération précédente, le sexe d’Arthur
gonfla immédiatement. Il pencha la tête en arrière, sentit cette tension
désagréable et douloureuse dans son caleçon, soupira de bien-être. Enfin il se
sentait pleinement satisfait, encore il désirait une femme à en devenir fou. Il
allait la détruire… toute la soirée. Et les suivantes également, le défilé des
tourments qu’il souhaitait lui faire subir ne paraissait pas avoir de fin. Il
allait la ligoter sur le ventre, les jambes écartées, pour la chatouiller plus intimement,
jusqu’à ce que le désir la pousse aux limites de sa sensibilité. Il allait
glisser sa queue tendue entre ses seins et lui chatouiller les aisselles afin
que les mouvements de détresse de sa poitrine ne le massent jusqu’à l’éjaculat.
Il allait l’attacher sur le ventre, la chatouiller des heures durant du bout
des ongles pour voir combien de temps elle tiendrait en éveil. Il se mordit les
lèvres : il forcerait la grosse à chatouiller les petits pieds adorables
et sensibles de Chapkine pour la voir hurler de colère. Pour la première fois
depuis des mois, les idées lui brûlaient l’esprit.

Mais en premier ces belles plantes rebondies. Le noble alla chercher de
l’huile, une huile d’argan à l’odeur trop présente et enivrante, sa préférée.

- Que faites-vous ? paniqua Prescilla.

- Un léger massage… ne désiriez-vous pas un moment de répit ?

- Oh ! Quel homme galant vous faites ! Je vous ai
méjugé ! exagéra-t-elle.

Cette imbécile ignorait les vertus de l’huile ? L’envie d’Arthur
se décupla à l’idée d’être le premier à lui faire expérimenter cet onguent qui
décuplerait sa sensibilité. Le liquide visqueux coula entre ses orteils,
atteignit le talon. Arthur Cylander attrapa fermement le pied droit, appuya
avec les pouces sur la base des orteils, dans le creux de la plante, les roula
de haut en bas. La belle se détendit un peu, reprenant son souffle dévasté et
décontractant ses muscles. Ce doux traitement dura quelques minutes, Prescilla
ricanait parfois à cause du stress d’être en attente de la torture, de son côté
Arthur tremblait de désir, jusqu’au point où il râla de douleur.

Il se leva et s’approcha d’une petite table dont il connaissait le
contenu par cœur. Il passa ses doigts au-dessus des plumes duveteuses dont il
n’avait rien à faire et attrapa une brosse à cheveux. Elle allait disjoncter. Le
visage crispé par un sourire sadique qu’il n’arrivait pas à masquer, Arthur se
pencha, attrapa le gros orteil gauche pour le maintenir fermement et gratouilla
ce dernier succinctement.

La dame lâcha un cri unique et se contracta à nouveau.

- Doucement, hein ? rigola-t-elle.

- Bien sûr, sourit-il, carnassier en approchant la brosse de sa plante.

On toqua à la porte…

Un silence se fit. Arthur s’était figé, exaspéré.

Trois nouveaux coups, plus impatients, vinrent frapper la porte. Si ce
con de Chilpéric voulait s’en aller, qu’il aille bien se faire foutre.

- Dégagez ! s’agaça Arthur.

- Excusez-moi ! C’est Ellinor, veuillez m’ouvrir un instant s’il vous
plait, monsieur Cylander.

Arthur sourit de biais, conscient que quelque chose clochait, jamais le
patron de ce bordel ne s’était permis de l’interrompre.

- Mince, tout va bien ? interrogea Prescilla, trop épuisée pour
sentir la tension monter d’un coup dans la pièce.

- Ferme-là.

Le noble lâcha la brosse et se leva, les poings serrés. Il alla ouvrir
la porte. Ellinor Lancelot Morsang se tenait devant lui, calme, à des
kilomètres des explosions d’envies de son client. Le proxénète sourit, classe
et avec prestance comme d’ordinaire et il entra dans la pièce. Il se stoppa
sans aucune surprise lorsque le poing en nage d’Arthur frôla son visage pour
venir écraser le mur. Au craquement que fit le bois, le noble anglais n’y était
pas allé de main morte.

- Cassez-vous pauvre abruti… ordonna Arthur.

- Monsieur. Je comprends que le cours de la soirée vous sied.

Ellinor avait laissé la porte ouverte derrière lui. Il croisa les bras
et s’appuya contre le mur sur lequel l’agression du noble laisserait une marque
indélébile. Le patron affichait ostensiblement qu’il n’avait pas peur.

- La soirée me sied. Vous avez gagné : vous avez su vous
renouveler ce qui m’ennuyait. Je suis désennuyé et je suis… particulièrement
content de la tournure des évènements. Vous avez toutes mes félicitations,
c’est cela que vous voulez ?

 - Je suis heureux de vous savoir
satisfait. Cela me tenait particulièrement à cœur. Qu’on puisse remettre en
doute mon commerce et mes compétences m’a été difficilement supportable vous
l’imaginez, alors vous entendre rétablir les choses me soulage, d’un point de
vue personnel comme professionnel. Au-delà de tout point de vue financier,
votre bonheur est d’une réelle importance.

- Je vais vous frapper Ellinor. Vous n’imaginez pas à quel point je vais
vous faire fermer votre gueule d’ange. L’idée de vous abimer m’excite
actuellement à un niveau que vous n’êtes pas capable d’évaluer. Cassez-vous. Je
vous jure, dégagez…

Ellinor sourit en haussant les sourcils. Il affichait se moquer des
menaces de son interlocuteur. Arthur ne désirait pas le patron comme il
désirait son comptable, alors un dégoût violent se mélangea à sa colère. Il
devait se calmer, frapper Ellinor détruirait ses chances de chatouiller
Prescilla et Clarence.

- Je viens vous voir, car vous avez passé déjà une heure en la
magnifique compagnie de notre chère Prescilla. Il est temps de vous en aller.

- Vous me prenez pour un con ? Je ne suis pas venu dans vos locaux
depuis une semaine, est-ce assez pour vous pour oublier vos habitudes avec l’un
de vos principaux clients ? Je paierais le nombre d’heures qu’il faudra.

Arthur bouillonnait de colère, l’esprit perdu à cause de la pression
insupportable dans son pantalon.

- Vous ne comprenez pas Arthur. Évidemment que je ne peux pas oublier
vos préférences et vos habitudes qui sont primordiales pour moi comme pour
l’entièreté de nos équipes.

Chacun des mots d’Ellinor avait la morsure du poison, un poison trop
onctueux au point d’en donner envie de vomir.

- Toutefois. Je n’étais pas sûr que vous soyez satisfait. Dès lors
Prescilla, n’était disponible pour vous qu’une heure.

- Déjà ? Pouha, cela passe vite ! rajouta Prescilla.

Elle mentait bien, Arthur savait qu’elle mentait pour aider son patron.
Il ne pouvait pas en être autrement. Le noble ricana, il allait exploser, il
voulait les pieds de cette grosse connasse à en crever, Ellinor le tenait par
les couilles et il le savait très bien ce sale enculé. Mais le noble avait
l’argent et le pouvoir, de quoi gagner la partie peut-être. Rouge de colère, il
se pencha sur Ellinor.

Ce dernier sentait incroyablement bon, était particulièrement classe,
très beau et avec beaucoup de charme, parfois Arthur ne comprenait pas comment
il parvenait à désirer Clarence ou Chilperic qui ne possédaient pas le quart de
sa prestance. Mais même si Ellinor n’attisait pas ses envies comme d’autres,
l’idée délicieuse de le faire tomber de son piédestal par la force le
démangeait. Arthur leva la main et caressa la joue d’Ellinor, chatouillant du
bout des ongles le bord de son oreille. Le client vit un frisson parcourir son
interlocuteur, juste un petit frisson qui prouvait que si son oreille le
démangeait, il ne perdait pas le nord.

- Osez seulement me congédier… et vous allez me le payer.

Morsang sourit. Il leva les mains et referma la cravate de son client
autour du col, indiquant de façon métaphorique qu’il n’était plus le moment de
se dévergonder.

- Prescilla n’est plus disponible.

Arthur serra les poings.

- Par ailleurs, vous en conviendrez… elle est novice et la pousser dans
ses retranchements risquerait de la faire fuir… n’êtes-vous point
d’accord ?

Ellinor montra d’un petit mouvement Prescilla, malgré la pause et le
massage, elle respirait toujours avec difficulté, la peau couverte de sueur et
les pieds tremblotants. Arthur ferma les yeux, Ellinor voulait davantage de
pouvoir sur lui, mais il avait raison. Arthur se jura de lui faire regretter
amèrement ce moment. Il s’approcha de Prescilla et lui détacha les pieds, elle
crispa délicieusement les orteils ce qui le fit éjaculer dans son caleçon, sans
orgasme. Quel gâchis.

- Je vais chercher Chilpéric…

Il échangea un sourire poli avec ce connard d’Ellinor. En sortant,
Arthur tomba sur Clarence et Mayami qui, surpris, firent semblant de faire autre
chose. Peine perdue.

- Vous nous écoutiez ?

- Euh…

Arthur sentit sa colère se décupler. Il s’éloigna à la recherche de son
collègue, et ils l’entendirent hurler dans le couloir :

- CHILPERIC ?